Cultiver l’optimisme: 10 bonnes raisons et 7 pistes

L'optimisme est un état d'esprit qui se cultive

 

L’optimisme est souvent relégué au rang de naïveté confondante, qui nous maintient dans un monde bleu layette (rose bonbon pour les filles?) où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Erreur: l’optimisme est un état d’esprit qui a de multiples bénéfices sur l’atteinte de nos objectifs.

 

L'optimisme est un état d'esprit qui se cultive

 

 

 

L’optimisme, c’est s’autoriser à envisager une tournure favorable… et agir dans ce sens

 

Il serait bien plus sûr et réfléchi de lui préférer un réalisme prétendument objectif. Par exemple, avec la crise, soyons lucides, c’est pas le moment de chercher à changer de boulot. Ce réalisme prudent est en réalité teinté de pessimisme et de convictions limitantes qui favorisent le découragement, l’à-quoi-bon et donc l’immobilisme, et les opportunités ratées.

 

A l’inverse, en fonctionnant comme une autorisation à envisager une tournure favorable des événements, l’optimisme  lucide (par opposition à une expectative béate, euphorique et inactive) libère de l’anxiété d’anticipation face à l’incertitude de l’avenir et encourage l’action.

 

Il permet de construire l’avenir avec moins d’angoisse et de freins, de ne pas ressasser les événements passés mais plutôt de prendre du recul et d’en tirer des leçons pour les mettre au service de notre avenir. Il s’agit donc simplement d’admettre:

 

  • Que oui, il est possible que les choses se passent comme nous le souhaitons. Surtout si nous agissons dans ce sens.
  • Que le passé et le présent, avec leurs événements et leurs circonstances ne sont pas l’avenir. Surtout si nous faisons en sorte des les événements malheureux ne se reproduisent pas.
  • Que nous sommes capables d’atteindre des objectifs, de résoudre des problèmes et de trouver des solutions. Surtout si nous nous y attachons par nos mises en action

 

 

Les bénéfices d’un état d’esprit optimiste

 

Les optimistes bénéficient ainsi grandement de leur perception de la vie et des événements. En vrac:

 

  1. Ils entretiennent une bonne estime d’eux-mêmes
  2. Ils vivent plus longtemps et en meilleure santé
  3. Ils sont plus satisfaits de leurs relations et de leur vie
  4. Ils réussissent davantage dans tous les domaines de leur vie
  5. Ils sont plus nombreux à s’estimer heureux
  6. Ils sont bien moins nombreux à être confrontés à la dépression
  7. Ils sont nettement moins stressés
  8. Ils sont naturellement plus sereins et confiants
  9. Ils sont plus actifs, plus enclins à entreprendre
  10. Ils sont plus sympas que les pisse-froid.

 

 

Auto coaching: 7 pistes pour cultiver l’optimisme

 

Les pessimistes ont l’égo surdimensionné: ils s’imaginent avoir suffisamment d’importance pour qu’une force supérieure (l’univers, Dieu ou la fée Carabosse) s’intéresse à eux au point de leur balancer une bonne dose de malchance. En réalité, d’après des recherches comme celles du psychologue Martin Seligman, chercheur à l’Université de Pennsylvanie, ils ont construit leur pessimisme à mesure qu’ils ont été confrontés à des expériences malheureuses: trahisons, échecs ou déceptions dont ils n’ont pas pu ou su tirer les leçons pour rebondir. Probablement parce qu’ils n’ont pas appris à le faire. La bonne nouvelle, toujours d’après Martin Seligman, c’est que le pessimisme se désapprend et que l’optimisme s’apprend.
  • Dans quelle mesure êtes-vous plutôt optimiste?
  • Pessimiste?
  • Dans quels domaines?
    D’où cela vient-il?

 

1- Cesser de ruminer le passé

Repérez vos pensées sur des événements passés malheureux. Quand vous ressassez, choisissez délibérément de penser à ce que vous pouvez faire pour qu’à l’avenir, les choses se passent comme vous le souhaitez. Pour aller plus loin, voir:

 

 

2- Reconnaître sa propre responsabilité dans les événements heureux

Les optimistes pensent qu’ils réussissent pour des raisons de l’ordre de la permanence, de leurs capacités (ex: parce que je suis un bosseur) et non grâce à des causes externes (parce que le jury a été sympa).

  • Quand un événement heureux se produit, comment réagissez-vous?
  • Quelle part de responsabilité vous accordez-vous?
  • De quelles qualités et talents permanents avez-vous fait preuve, et qui ont directement ou indirectement contribué à cet événement?
  • Voir aussi: Mécanismes de valorisation et dévalorisation

 

3- Se distancier des événements malheureux

Les optimistes voient les causes temporaires et/ou externes des événements négatifs. Ainsi, ils remettent en cause une stratégie, un état d’esprit, pas leur valeur personnelle (je me suis fait taper sur les doigts car contrairement à d’habitude, j’ai consacré trop peu de temps à ce rapport).

  • Quand un événement malheureux se produit, quelles sont les circonstances, états d’esprit, comportements temporaires qui y ont participé?
  • Que pouvez-vous mettre en œuvre pour créer des circonstances plus favorables, à l’avenir?
  • Voir aussi: la technique du pourquoi

 

remonter à la source du problème et trouver des solutions grâce au pourquoi

 

4- Exploiter ses talents

Nos talents naturels sont des ressources formidables et quasi immanquablement transférables. D’autre part, plus nous les utilisons, plus nous agissons avec plaisir et fluidité. Les optimistes savent qu’ils peuvent s’appuyer sur ces talents pour construire des stratégies, des solutions et affronter les situations:

 

Les talents naturels augmentent le sentiment d'être heureux au travail

 

5- Développer un regard positif sur le monde

Choisir de préférer les aspects positifs des personnes et des événements ne signifie pas choisir le déni de leurs défauts. Faites-en l’expérience:

  • Si vous focalisez sur les qualités des autres plutôt que leurs défauts, si vous préférez la bienveillance à la critique, comment vous sentez-vous?
  • Prenez le temps de voir, de regarder et d’admirer ce qui vous plaît, ce que vous aimez, autour de vous, chez les autres et dans les événements.
  • Voir aussi: Reconnaître la valeur des autres
  • Voir aussi: S’essayer à la biendisance

 

6- Remplacer les pensées négatives

Observez le discours silencieux que vous vous tenez à vous-même et identifiez les pensées résolument négatives et déresponsabilisées (version c’est la faute à pas de chance).
  • Que serait-il plus juste de penser?

Il ne s’agit pas de les remplacer par un discours positif du domaine de l’irréel, mais par un discours plus objectif, qui autorise le résultat favorable (en particulier au vu de ce que vous avez mis en œuvre)
Exemple: “Quand est-ce que je vais retrouver du travail?” à remplacer par “Je mène une recherche active”.

 

7- Se débarrasser des convictions limitantes

Les convictions limitantes sont des certitudes que nous développons en généralisant des expériences négatives,. Elles sont souvent à l’origine d’attitudes pessimistes.
Pour s’en débarrasser, commencez par lister les raisons pessimistes pour lesquelles vous évitez de prendre certaines initiatives.

  • Dans quelle mesure ces raisons sont-elles valides, prouvées?
  • Leur arrive-t-il de se révéler fausses? Que serait-il plus juste de penser à la place?
  • Voir aussi: Comment nous construisons nos convictions

 

 

 

 

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Aller plus loin

 

Pour construire, entretenir et développer un état d’esprit à la fois dynamique et serein,  propice à la réussite de vos objectifs professionnels, pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

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9 Comments

  • am94 dit :

    Bonjour, je viens de tomber sur votre site cherchant à procastination et c’est (hors mis catastrophique)… j’ai tout à refaire; je n’ai pas lu le “bilan d’imcompétences” mais le titre me fascine déjà… je garde en vue vos coordonnées. (marre de ce pb aigu de rétroaction qui est dans ma tête) même là si j’ai l’idée de vous appeler -constructif- une autre volonté négative vient ensuite pour tout empêcher! Je cherche justement à inverser le trajet. j’ai mon mail p-e que l

  • Nelly dit :

    Bonjour, j’ai eu une forme de procrastination particulière, à savoir que je ne me sentais efficace QUE lorsque je faisais les choses au dernier moment. J’étais tout à fait capable “d’embrayer” beaucoup plus tôt, mais, au dernier moment, cela ne me convenait pas et je reprenais tout en recommençant à 0. Cela n’a plus existé à partir du moment où j’ai réussi à gérer un problème d’hospitalisme (J’ai été hospitalisée en bulle stérile entre 18 et 24 mois). J’analyse cela comme une vérification du fait que j’étais toujours vivante et que je pouvais toujours m’en sortir même dans des conditions “extrêmes”

    • Sylvaine Pascual dit :

      Merci Nelly pour votre partage passionnant! Le lien que vous faites entre votre histoire personnelle et votre forme de procrastination est très intéressant, il y a fort à parier que de nombreux procrastinateurs pourraient trouver dans leur expérience de vie la source de leur procrastination. Et donc y remédier dans une démarche d’ordre psychologique, plutôt que de chercher à s’astreindre à une “discipline” recommandée par les non procrastinateurs et qui renforce encore davantage ce comportement.
      Une brise d’optimisme pour les procrastinateurs^^

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