Chronique d’une reconversion annoncée: des métiers en voie de disparition?

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Reconversion

 

 

 

Nous l’avons vu dans Chronique d’une reconversion annoncée, les évolutions du monde social et technologique vont entraîner une accélération sans précédent des mutations dans nos vies, en particulier professionnelles. Les prédictions vont bon train sur les métiers en voie de disparition, mais peut-on réellement s’y fier et décider d’une reconversion simplement sur la foi de la mort annoncée d’un métier?

 

 

 

Les métiers en voie de disparition sont-ils annonciateurs de reconversions obligatoires?

 

 

Des métiers en voie de disparition ?

 

Quels sont donc les métiers voués à disparaître, arbres morts de nos territoires professionnels ? C’est là que l’affaire se corse : les prévisions vont bon train, toutes sortes de projections se font, au gré de l’importance accordée par chacun aux avancées technologiques ou à divers critères. Au final, apparemment, les sources ont du mal à se mettre d’accord et les top 10 des jobs en voie de disparition divergent… parfois très largement. En voici quelques exemples:

 

Le site Astèrese prévoit la disparition de métiers tels que:

  • Chauffeur de taxi
  • Moniteur d’auto-école
  • Traducteur
  • Livreur
  • Caissier
  • Conducteur de métro ou de train
  • Magasinier
  • Bibliothécaire

RégionsJob rajoute:

  • Comptable
  • Assistant juridique
  • Contrôleurs aériens
  • Agents de voyages

Le site Humanoides quant à lui, prévoit que la robotique aura raison d’autres professions telles que :

  • Pharmacien
  • Astronaute
  • Agent de production
  • Pilote d’avion
  • Agent de sécurité
  • Trader

 

 

 Des projections peut-être peu fiables

 

Ces prévisions sont donc à prendre avec des pincettes : parfois contradictoires (Une étude prédit la mort du métier de comptable, l’autre son explosion), parfois conclusions hâtives, sont-elles crédibles ?

 

Il semble que les projections faites dans le passé concernant des métiers spécifiques se soient montrées d’une fiabilité assez relative comme l’affirme cette publication de l’Institute for the Future et comme le confirme cette étude.  L’accélération des changements et progrès technologiques pourrait donc les rendre encore plus faillibles.

 

 

 

L’art d’observer l’évolution des secteurs

 

Il est sans doute plus sûr de se pencher sur les grandes tendances des secteurs du marché, comme par exemple celles étudiées pour l’horizon 2022 par le groupe Prospective des métiers et qualifications de la DARES, qui prévoit un repli des métiers agricoles, par exemple.

 

Mais là aussi, pour tous ceux qui sont concernés soit par une reconversion annoncée, soit par un désir de changer de métier, les projections soulèvent d’autres questions : si le métier d’agriculteur est en voie de raréfaction, l’agriculture ne cessera pas pour autant d’exister. N’y aura-t-il pas de nouvelles opportunités dans l’ingéniérie agricole, la conception comme la production de nouvelles machines, de nouvelles techniques, destinées justement à pallier la raréfaction (ou sa responsable, d’ailleurs) des métiers de la terre ? Par extension, dans le cadre d’un désir de reconversion, il n’y a peut-être pas lieu d’éliminer d’emblée un secteur tel que l’agriculture si c’est celui qui vous fait vibrer. Il s’agit pprobablement d’y regarder tout simplement de plus près.

 

En d’autres termes, peut-être qu’il ne vaut mieux pas vendre la peau d’un secteur avant qu’il est été très officiellement enterré. Une branche cassée n’est pas toujours synonyme de la mort de l’arbre, un arbre tombé n’est pas annonciateur de la destruction de la forêt. Il vaut peut-être mieux observer les transformations des métiers que d’en prédire la disparition. Car celles-ci peuvent être génératrices d’opportunités inattendues, et métier rare ne veut pas dire métier impossible.

 

 

 

Les métiers automatisables : une disparition certaine ?

 

Les métiers automatisables sont ceux qui peuvent ou pourront, à plus ou moins long terme, être pris en charge par des robots. Jusqu’ici, ce sont principalement les tâches simples qui ont été mécanisées ou robotisées, dans l’agriculture et l’industrie par exemple. Mais aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les métiers peu qualifiés qui sont menacés par la révolution numérique, bien qu’ils restent les plus touchés.

 

Challenges cite une étude d’Oxford qui prévoirait le remplacement de 47% des emplois américains – donc potentiellement, des pays occidentaux –  par des robots. D’ici 20 ans ! Les métiers ainsi condamnés seraient essentiellement ceux  liés à des procédures répétitives ou à l’analyse de données, en particulier dans l’industrie, le commerce de détail, les transports. Seraient préservés les métiers créatifs, sociaux ou ceux nécessitant un savoir-faire manuel complexe (comme chirurgien).

 

 

metiers automatisables

 

Evidemment, là encore, ce type d’étude est à prendre avec mesure. Elle nous dit que des métiers comme boulanger ou boucher seraient en danger. Aux Etats-Unis, ou la nourriture est essentiellement utilitaire et où le goût des aliments n’est pas souvent une priorité, ça ne paraît pas surprenant. La France, où la nourriture reste une religion, où la baguette moulée a connu une grandeur et décadence rapide au profit d’un retour à des saveurs plus intéressantes, pourrait-elle être concernée ? Peut-être que des différences culturelles pourraient avoir un impact sur la résistance de certains métiers à l’automatisation.

 

 

 

Disparition des métiers ou dilution en compétences?

 

Les effets d’annonce sur les métiers sacrifiés sur l’autel de l’automatisation et du progrès, c’est donc spectaculaire, ça fait des beaux top 10, mais ce n’est peut-être pas très fiable, en particulier pour les métiers plus qualifiés. Bien plus intéressantes sont les conclusions de cette étude d’Ernest & Young, intitulée La révolution des métiers, qui estime que  tous les métiers vont subir des mutations fondamentales. Ce n’est donc pas tant la disparition programmée qu’il faut connaître, que la dilution de métiers qui se transforment en compétences. Ce qui serait a priori le cas des métiers de gestion de projet, de l’IT et des achats.

 

Ainsi, la reconversion annoncée, en particulier pour les métiers qualifiés et les professions intellectuelles pourrait venir non pas de la disparition du métier, mais de ses changements intrinsèques qui pourraient générer une perte de sens chez certains.

 

 

 

5 tendance annonciatrices de reconversion professionnelle

 

 

 

 

Changer de métier sur la foi de sa mort annoncée?

 

Au final, décider d’une reconversion sur une simple annonce de disparition dans un avenir relativement proche mais parfaitement incertain est peut-être un peu rapide. Beaucoup de métiers et de secteurs d’activités vont connaître des mutations sans précédent, sans pour autant devenir obsolètes du jour au lendemain.

 

Par exemple, de nombreuses projections parlent de la disparition du métier d’assistant et pourtant, l’explosion en cours du travail indépendant est peut-être porteuse d’opportunités pour les assistants freelances. Consultants, indépendants, professions libérales et TPE peuvent leur déléguer à temps parfois très partiel des tâches administratives qu’ils n’ont pas le temps ou l’envie de faire. Le métier d’assistant y trouvera peut-être une seconde naissance.

 

En particulier lorsqu’on aime son métier, s’il est annoncé comme proche de la désuétude, alors autant ne pas prendre des prévisions parfois aléatoires pour des vérités unvierselles. Elles pourraient se révéler vraies vessies professionnelles et fausses lanternes éclairant le chemin d’une reconversion pas si obligatoire que ça.

 

Inversement, elles sont certainement l’indicateur d’une nécessité de se pencher sur les tendance du secteur d’explorer en détails les recoins du marché, d’observer les tendances et les évolutions, de façon à anticiper, a minima, des compétences à développer pour rester compétitif et éventuellement selon l’urgence de la situation, anticiper la réflexion sur les chemins de traverse professionels qui mènent à la reconversion.

 

Ainsi le chauffeur de taxi n’est pas menacé de perdre son job au profit de voitures sans conducteur d’ici la semaine ou même l’année prochaine, mais plutôt d’ici 2020 à 2030, même si une Google car est déjà en phase de test. Il n’y a donc pas péril en la demeure, même s’il y aura, à terme, nécessité de se pencher sur le sujet. Ce temps-là peut être l’occasion de réchléchir en mode décontracté, puisque sans urgence, à un changement de métier vers une profession en accord avec ses aspirations.

 

Des métiers en mutation, c'est une monde professionnel qui se régénère

 

 

 

Rester en veille, observer les tendances et les mutations

 

Au final, les projections sur les métiers à la disparition soi-disant programmée nous en apprennent assez peu sur les reconversions inévitables à plus ou moins long terme, en particulier pour les métiers qualifiés et les professions intellectuelles.

 

Il s’agit donc probablement d’être en veille sur les tendances, d’observer les marchés et secteurs d’activité. Un marché en mutation est aussi un marché qui se régénère et chaque métier tombé en désuérude laisse la place à d’autres. Ces tendances sont mouvantes, élastiques, capricieuses. Elles s’amplifient à partir de tellement trois fois rien qu’au début, elles peuvent être indécelables aux yeux du commun des mortels. Embryons d’orientations nouvelles, repérées par une poignées de connaisseurs, elles peuvent autant se développer que mourir dans l’œuf. Elles connaissent aussi leurs grandeurs et décadence et les accélérations technologiques risquent de les rendre de plus en plus éphémères.

 

Au final, c’est peut-être beaucoup plus dans les métiers émergents et qui prennent de l’ampleur que les candidats à la reconversion pourront aller puiser de l’inspiration, nous y reviendrons la semaine prochaine;)

 

 

 

 

Voir aussi

 

Carrière: le désir de reconversion

Reconversion professionnelle: milieu de carrière et questionnements

Reconversion professionnelle: déterminer s’il est temps de changer de métier

Changer de métier: les reconversions trop raisonnées-raisonnables, sources d’échec

Reconversion professionnelle: vous avez demandé la Lune… ne quittez pas…

Reconversion professionnelle: Ithaque 1er influenceur sur le changement de métier

Reconversion professionnelle et leadership de soi

 

 

Aller plus loin

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Du triangle de Karpman à l’équilibre relationnel: la triplette prosociale

Sylvaine Pascual – Publié dans: Compétences relationnelles

 

 

Il semble que la toxicité des relations professionnelles soit directement proportionnelle aux difficultés rencontrées par l’ensemble des salariés, managers et collaborateurs dans un même bateau qui prend, en ces temps difficiles, une eau fangeuse un peu trop vite étiquetée « crise ». Parce que c’est un enjeu collaboratif de taille, voici une triplette prosociale pour rouler de concert vers un minimum d’élégance relationnelle.

 

 

Trois comportements oeuvrant de concert pour plus d'élégance relationnelle

 

 

 

Assainir les relations professionnelles, un enjeu collaboratif

 

Pris entre des assortiments glauques de marteaux et d’enclumes en tous genres, qui génèrent de nombreuses peurs, managers et collaborateurs ont vite recours aux rôles relationnels, refuge facile et ordinaire lorsque nous ne savons plus comment obtenir ce dont nous avons besoin. Nous sommes alors gouvernés par des craintes inébranlables qui ont vite fait de se transformer en croyances limitantes exprimées dans toute la palette trop-bon-trop-con:

 

  • Crainte de ne pas être entendu, écouté, reconnu, pris en compte.
  • Crainte d’être jugé, exploité, crainte qu’on profite de nous, qu’on nous marche sur les pieds, qu’on vienne empiéter sur nos plates-bandes.
  • Et donc: crainte de ne pas être traité comme nous en avons besoin.

La spirale des jeux psychologiques se met en branle et pollue toutes nos interactions, leur donnant des relents de cyanure relationnel, pas vraiment prosociaux ou collaboratifs.

 

Assainir les relations professionnelles et leur redonner un élan plus équilibré, plus réjouissant et moins perclus de jeux de pouvoir, pour obtenir la compréhension mutuelle, la confiance et la reconnaissance dont nous avons tant besoin et qui fait cruellement défaut dans le monde professionnel, est un enjeu de taille.

 

D’autant plus que si les discours vont bon train sur le sujet, quand il s’agit de passer aux actes, l’entreprise se met plus souvent qu’à son tour aux abonnés absents. C’est donc essentiellement au niveau individuel que les initiatives peuvent se prendre, histoire d’arrondir les angles coupants des relations inconfortables, sans attendre un miracle managérial qui reste du domaine de l’Arlésienne de la vie au travail: on en parle beaucoup, on ne le voit jamais…

 

 

 

 

Triangle de Karpman : des comportements ordinaires… qui finissent toxiques

 

Rappelons d’abord que les jeux psychologiques s’articulent autour des trois rôles relationnels, victime, sauveur et persécuteur, et qu’ils sont ordinaires, qu’ils ne sont en aucun cas le reflet d’une pathologie psychologique, en particulier le persécuteur dont la dénomination génère des associations malencontreuses avec le harcèlement et le désormais omniprésent pervers. Voir:

Nous jouons tous ces rôles inconsciemment, sans volonté de manipulation, avec une constance et une amplitude diverses, et chacun des trois participe de la dégradation progressive de nos relations.

 

Cependant, l’augmentation de leur fréquence due aux exigences de plus en plus absurdes du monde du travail finit par les rendre parfaitement toxiques, produits cancérigènes de nos interactions professionnelles. La piqure de rappel sur ces trois comportements victime, sauveur et persécuteur, c’est par ici :

 

 

Sortir des rôles relationnels : une question de courage

 

Repérer les rôles que nous jouons est déjà assez compliqué et une fois que c’est fait, en sortir demande un vrai courage : celui d’être à l’initiative de comportements prosociaux qui vont générer le changement, celui de prendre en main son propre environnement relationnel et d’y implémenter des alternatives, dont seules la personnalisation et l’expérimentation vont démontrer la puissance. Voir:

 

Chassez le naturel, il revient au galop? Pas forcément. Il est de façon générale bien plus facile de s’enfermer dans des jeux de pouvoir et d’ignorer leur inefficacité parce que nous les pratiquons avec constance depuis bien longtemps. Inversement, accepter d’expérimenter des attitudes plus arrondies aux angles, plus teintées d’élégance relationnelle, laisse souvent dubitatifs tous ceux qui craignent trop la relation pour oser s’essayer à d’autres fonctionnements. Et c’est bien dommage, car le courage nécessaire, c’est essentiellement celui du premier pas. Derrière, les résultats obtenus parlent suffisamment d’eux-mêmes pour renforcer la motivation à se comporter avec davantage de noblesse d’âme que de volonté de domination.

 

 

 

Un triangle pour arrondir les angles de la relation?

 

L’analyse transactionnelle, en la personne d’Acey Choy, a modélisé un autre triangle, réponse du berger bienveillant à la bergère des jeux psychologiques, qui propose de remplacer les rôles relationnels par trois comportements plus favorables à la relation. Cette vision m’a intéressée en ce qu’elle propose une piste de sortie du triangle de Karpman par des alternatives relationnelles fertiles:

 

  • La vulnérabilité
  • L’affirmation de soi
  • La bienveillance empathique

Cependant, je vous l’ai mise très librement à ma sauce, car la version originale me semble comporter des limites à dépasser.

 

Tout d’abord, dans la plus pure tradition du marketing nord-américain,  ces trois comportements ont été labellisés « triangle du gagnant ». Comment vous dire… Triple beurk, que voilà un terme qui nous inscrit dans la dichotomie pas du tout manichéenne du winner/loser. Laissons donc cette sémantique aux égos en manque – justement – de reconnaissance. Même la traduction courante “triangle gagnant” en français me fatigue, comme s’il fallait toujours chercher la victoire, donc le combat, y compris – et même surtout, contre nous-mêmes. Je vous propose une terminologie qui me paraît plus estime de soi, qui n’a pas besoin de se prendre pour un super-héros – super-héros qui, soit dit en passant, sont un peu trop souvent des victimes pleurnichardes devenues des sauveurs-persécuteurs de haut vol.

 

Mais je m’égare, mes agacements linguistiques et ma crispation chronique face au simplisme noir/blanc d’outre Atlantique, vous les connaissez déjà, chers lecteurs fidèles ;) Revenons donc à nos moutons relationnels et passons du triangle dramatique à un triangle déclencheur de relations plus mutuellement nourrissantes. Donc des liens solides, basés sur la confiance et le sentiment de sécurité morale.

 

Et puis non, finalement, ne restons pas dans un triangle qui, par définition, n’arrondit pas les angles de la relation. Je rétive un coup et je préfère une version plus adoucie, aux courbes plus amènes et moins tranchantes que les angles aigus d’un n-ième schéma géométrique. Laissons donc le triangle de Karpman s’effacer et laisser émerger une représentation de ces trois comportements plus légère et plus encourageante.

 

vulnérabilité, bienvailence, affirmation, triplette prosociale

 

 

D’autre part, l’auteur préconise d’adopter l’un des trois comportements en opposition au rôle que nous jouons le plus fréquemment: de remplacer le comportement victime par la vulnérabilité, le comportement saveur par la bienveillance empathique, le comportement persécuteur par l’affirmation de soi. Je ne suis pas d’accord avec cette opposition simple, qui me paraît insuffisante à réduire les jeux psychologiques. Il est plus pertinent et efficace de renforcer ces trois aptitudes conjointement et de les exprimer ensemble, parce qu’elles s’appuient et se soutiennent mutuellement, et que l’une sans l’autre donne un positionnement relationnel incomplet :

 

  • La vulnérabilité sans affirmation de soi reste de la jérémiade
  • L’affirmation de soi sans empathie bienveillante risque le pur égoïsme
  • L’empathie bienveillante sans affirmation de soi risque le comportement serpillière

Puisque cette façon d’être en relation a trois facettes qui ne sont pas des attitudes distinctes mais conjointes, qui se nourrissent mutuellement, appelons-la triplette, tiens. J’aime bien les triplettes! Elles proposent un socle à trois pieds sur lequel on peut joliment s’appuyer. On peut alors la représenter, en mode leadership de soi ludique, par ces trois comportements oeuvrant de concert et se diriger ainsi vers des océans de relations plus équilibrées :

 

 

triplette élégance relationnelle

 

.

 

 

 Une triplette prosociale pour plus d’élégance et d’équilibre relationnels

 

 

L’équilibre relationnel nait donc de la conjonction de ces trois aptitudes, qui génère un positionnement élégant, à la fois serein (qui n’a pas besoin de la ramener) et plein d’assuracnce et qui laisse une place de choix à l’autre dans la relation comme dans la communication.

 

 

1- La vulnérabilité

 

Elle est le pendant version estime de soi du rôle de victime. Elle consiste avant tout à reconnaître les situations qui génèrent une forme de souffrance, des émotions négatives et d’être en capacité de les partager. S’autoriser à montrer ses failles et ses fragilités requiert force morale et courage. C’est là le reflet d’une estime de soi solide, qui ne craint pas la relation et le regard de l’autre et qui inspire le respect.

 

La vulnérabilité n’a pas besoin de barytoner la Goualante du pauvre Jean pour se faire entendre, elle ne joue ni sur la pitié ni sur la culpabilisation, elle accepte pleinement ses émotions et ses ressentis et les exprime posément. Passée de disciple de Jérémie à sereinement vulnérable (en d’autres temres: être humain), l’ex-victime sera plus à même de se mettre à chercher des solutions pour sortir de la situation qui la gêne. Ce qui habituellement n’est pas son fort. Il s’agit donc de travailler:

 

  • L’estime de soi (qui accepte intrinsèquement la vulnérabilité),
  • La valorisation (dans le discours interne comme dans la communication)
  • La connaissance de soi et en particulier des talents naturels sur lesquels on peut s’appuyer
  • L’élaboration de solutions et des plans d’action
  • La bienveillance empathique (pour éviter de submerger l’interlocuteur pas des flots émotionnels excessifs)
  • L’affirmation de soi (pour poser des limites et faire des demandes claires, en particulier lorsqu’on a besoin d’aide)

 

2- La bienveillance empathique

 

Acey Choy utilise le terme caring, qui a souvent été traduit par « souci de l’autre », mais que j’ai choisi d’adapter en bienveillance empathique, qui me paraît plus clair. Le Sauveur a déjà beaucoup trop le sentiment de se “soucier de l’autre”.

 

La bienveillance empathique consiste donc à porter sur l’autre un regard sincèrement curieux de ses motivations et mécanismes, un regard compréhensif et engageant, tout en ne réfléchissant pas à sa place. Elle ne prend pas le problème en charge, elle lui offre un espace d’expression, une station service morale où en décortiquer le moteur en panne, sans infantilisation, sans démonstration d’expertise. Laissant le chevalier blanc derrière lui, l’ex-sauveur pourra alors se mettre à écouter son interlocuteur plutôt que de lui fournir illico presto la notice de sa solution 34bis, forcément la meilleure du monde de l’univers. Il inspirera confiance et loyauté: voilà quelqu’un sur qui on peut compter et qui ne se laisse pas envahir en même temps. Il s’adit donc de travailler:

 

 

3- L’affirmation de soi

 

Pendant d’un mode d’expression cassant, péremptoire, autoritaire, de l’imposition de ses points de vue, l’affirmation de soi est une façon d’exprimer ses opinions et ses besoins avec aisance et assurance, sans passer ses interlocuteurs au rotovateur de ses certitudes ou de ses exigences. Parce qu’elle ne cherche ni à dominer, ni à assujettir ou à contraindre, l’affirmation de soi révèle un positionnement plein d’une confiance convaincante et qui inspire le respect.

 

L’ancien persécuteur ainsi dépourvu de sa broyeuse à interlocuteur pourra alors laisser une place équitable à l’autre dans la relation, lui exprimer posément ses idées, écouter les siennes et laisser les solutions émerger. Il s’agit donc de travailler:

  • l’estime de soi qui diminue la peur de l’autre et le besoin de lui aboyer dessus pour se faire entendre.
  • La communication non violente, alternative ultra efficace à l’agressivité verbale.
  • La capacité à fixer des limites, à dire non, à faire des demandes élégantes (et nons pas des critiques brutales)
  • L’empathie bienveillante pour laisser une place équitable à l’autre dans les interactions.
  • La vulnérabilité pour accepter et partager avec amabilité ses propres difficultés.

 

 

Triplette + trépieds = tricycle!

 

Au final, on le voit bien, les trois sont intimement liés et se nourrissent mutuellement et l’un sans l’autre débouche sur une posture relationnelle incomplète et peu efficace. Les trois se travaillent et se renforcent, bien entendu, et c’est en les pratiquant qu’on peut prendre pleinement conscience de leurs bénéfices à la fois sur la relation et sur l’estime de soi.

 

Exit les rôles relationnels pesants et énergivores qu’on laissera alors derrière soi, et bienvenue à un trépieds comportemental qui nous permet d’oeuvrer pour des relations dénuées de jeux de pouvoir, donc plus équilibrées, plus élégantes et par conséquent plus efficaces et nourrissantes. Et pour représenter cette triplette dans un mode plus singulier, puisque ce sont trois aspects de nous-mêmes, je vous porpose un tricycle, enfant naturel de la triplette et du trépieds, qui a trois caractéristiques essentielles: l’assise solide (le tricycle est bien plus difficile à renverser), la possibilité de mouvement en avant, et la symbolique de l’apprentissage. Enfourchons donc gaillardement le tricycle de l’élégance relationnelle et expérimentons de nouvelles façons d’être en relation!

 

tricycle élégance relationnelle

 

 

 

Voir aussi

 

Compétences relationnelles

Vie professionnelle: des attitudes à réhabiliter

Relation à soi / aux autres: le cocktail indispensable

Ebook gratuit: le triangle de Karpman: sortir des rôles relationnels 

Protège tes fesses! 5(+) trucs pour assurer le bien-être relationnel

Triangle de Kaprman: quand Little Miss Sauveur tombe sur un o(ur)s

4 trucs infaillibles pour se pourrir les relations

L’égo, frein majeur à l’intelligence colaborative

 

 

 

 

 

 

Aller plus loin

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Chronique d’une reconversion professionnelle annoncée

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Reconversion

 

 

Entre évolution de société, veillissement de la population et avancées technologiques, le marché du travail est à l’aube d’une transformation sans précédent. Fragmentation des carrières, métiers en voie de disparition ou d’apparition, les bouleversement seront vecteurs de reconversion. Pour ceux qui exercent un métier voué à disparaître comme pour ceux qui songent à en changer, c’est l’occasion de jeter un coup d’œil à un marché en mutation.

 

 

5 tendance annonciatrices de reconversion professionnelle

 

A mesure que les tranformations du monde du travail s’accélèrent, les possibilités de reconversion, qu’elles soient subies ou volontaires, augmentent. Vieillissement de la population, évolutions de société et du rapport au travail, avancées technologiques, impactent autant l’organisation du travail que les formes d’emploi et les secteurs d’activité.

 

Ainsi, l’apparition du nomadisme et du télétravail sont les prémices des bouleversements du travail à venir, dans un futur si loin si proche qu’il vaut mieux garder un oeil dessus pour parvenir à l’anticiper et à gérer au mieux les birfurcations professionnelles qui risquent de s’imposer à nous dans les prochaines années. Je vous propose une exploration en quatre étapes de cette chronique d’une reconversion annoncée:

 

  1. 5 bonnes raisons de s’intéresser aux changements du monde du travail
  2. Exploration des métiers en voie de disparition
  3. Exlporation des métiers en voie d’apparition 
  4. Exploration des métiers qui résistent

Commençons donc par le premier volet et allons vois 5 tendances du marché du travail qui pourraient bien en mener plus d’un à changer de métier…

 

 

 

Reconversion annoncée métiers qui disparaissentDes métiers morts sans sépulture

 

Le poinçonneur des Lilas, qu’a-t-il donc fait quand l’obsolescence de sa fonction l’a dépourvu de son métier ? Evolution de société et avancées technologiques décident parfois bien malgré nous de la disparition de métiers devenus superflus. Les métiers qui naissent et meurent au gré des changements et du progrès, ce n’est pas nouveau : allumeurs de réverbères, opérateurs téléphoniques, apothicaires ont connu leur heure de gloire avant de tomber aux oubliettes des métiers d’autrefois.

 

Grandeur et décadence, nos métiers ont un cycle sur lequel il fait bon garder un œil, histoire de ne pas se retrouver le bec dans les eaux usées de l’évolution du travail, où nagent les métiers disparus, morts sans sépultures. Nous en parlerons la semaine prochaine.

 

 

 

Du cimetière à la pouponnière: des métiers naissentMétiers émergents : du cimetière à la pouponnière

 

Ca tombe bien : face à l’accélération des changements, nombre de spécialistes se penchent sur les métiers à l’obsolescence programmée, les métiers qui font de la résistance et les métiers émergents.  Car les transformations dans le travail, si elles remplissent les cimetières à boulot, sont aussi des pouponnières à nouveaux métiers dont la diversité et l’intérêt mérite toute notre attention.

 

Pour tous ceux concernés par cette chronique d’une reconversion annoncée, autant que pour ceux qui songent à un changement de métier, indépendamment de l’avenir de celui-ci, ces projections sont l’occasion:

 

  • d’explorer un marché en pleine mutation et d’élargir le champ des reconversions possibles
  • de découvrir des métiers auxquels ils n’auraient jamais pensé, de par leur nouveauté
  • de se pencher sur des secteurs d’activités en pleine croissance (il s’y exerce une grande diversité de métiers)
  • d’y trouver des voies potentielles de changement de métier à explorer, d’y rencontrer du sens, de la pertinence, du plaisir, de l’épanouissement professionnel. Bref, des pistes qui pourraient devenir une affaire de tripes.

 

 

fragmentation des carrières et multiplication des reconversionsReconversions multiples: une mosaïque de micro-carrières

 

Parmi les prévisions concernant nos vies professionnelles, la disparition des métiers n’est pas la seule raison qui motivera la reconversion professionnelle : nos carrières seront de plus en plus fragmentées et l’agence Sparks and Honey, comme bien d’autres travaux de prospective, prévoit que nos vies professionnelles à venir seront des portfolio de micro-carrières, signifiant la multiplication des mobilités et des changement de métiers.

 

Nos carrières seraient donc en passe de devenir des mosaïques de fonctions et de métiers, imposées ou non par les bouleversements de la société, le changement de métier deviendra bien plus courant et s’intéresser aux évolutions des secteurs et des métiers peut être un moyen de l’anticiper et de le préparer.

 

Pourtant, la mobilité externe est en baisse, au profit du maintien d’une sécurité qui, si elle favorise peu le plaisir au travail et la motivation, permet d’éviter le spectre sinistre du chômage et des incertitudes professionnelles et financières.  Comme le rapporte Le Panorama des mobilités professionnelles des cadres réalisé par l’Apec , les chiffres des mobilités sont assez faibles :

 

Mbolité des cadres et reconversion annoncée

 

Cette fragmentation pourrait donc se faire au détriment des cadres qui ne l’auront pas vu venir et ne feront qu’en subir l’apparition brutale, comme c’est déjà le cas pour les séniors dont l’employabilité diminue inexorablement.

 

 

 

Les reconversions volontaires par désir d'accomplissement et de sens vont augmenterL’accroissement du désir de réalisation de soi

 

Face à diverses tendances comme la perte de confiance, de sens, l’augmentation du mal-être au travail et l’explosion du burnout, la gestion de carrière d’individualise.

 

Chacun prend conscience de l’unicité de la définition de la réussite et y inclue ses propres aspirations, ses appétences et ses besoins spécifiques, soit pour échapper à la morosité ambiante et aller vers davantage de plaisir au travail et de réalisation de soi.   La définition de la réussite professionnelle tend donc à s’éloigner de plus en plus de l’obsolète plan de carrière avec projection à 5 ans, à 10 ans avec escalade programmée d’une échelle hiérarchique unique.

 

Ne négligeons donc surtout pas les raisons qui poussent à la reconversion volontaire, qui reste légèrement majoritaire (55% des reconversions)   Il est probable que dans les années à venir, entre quête de sens, besoin d’utilité et d’épanouissement professionnel, de plus en plus de travailleurs cesseront de se contenter de rêver à la reconversion (82% des salariés) et passeront à l’acte, a minima, de l’exploration de bifurcations professionnelles possibles. Selon Denis Pennel, auteur de Travailler pour soi, cela passera certainement par l’avènement de l’indépendance, comme il le rapporte dance cette interview pour Mode(s) d’emploi

 

 

 

Reconversion annoncée: de la fin du salariat à l'ère de l'indépendanceL’ère de l’indépendance?

 

Dans la grande corrida des bouleversements du monde du travail, le CDI, devenu bête noire des entreprises en quête de flexibilité et de souplesse (comprenez jetabilité des travailleurs) se prend depuis quelques temps des bordées de banderilles, reflet de la volonté de sa mise à mort au profit de l’activité indépendante et de la sous-traitance.

 

L’individualisation de la gestion de carrière et la perte d’employabilité, le développement des moyens de connexion et les nouvelles technologies, associés à ce désir croissant de “flexibilité” des entreprises, voilà trois axes qui poussent certains à considérer le salariat comme un “héritage de l’ancien régime, complètement obsolète” et à vendre le travail indépendant comme “modernité” (on arrête pas le progrès sémantique!) et “solution au chômage”. On nous prédit donc la fin du salariat et la croissance du travail indépendant, comme le rapporte cet article de la Tribune.

 

Cette tendance, objet de toutes les apologies du moment, est à observer car, qu’on soit pour ou contre, si elle se précise, elle pourrait devenir une réalité – subie ou appréciée – pour bon nombre d’entre nous qui nécessite d’être anticipée. Elle est d’ailleurs déjà le cas pour de nombreux quadras et quiquas à l’employabilité qui subissent une employabilité amoindrie par un traitement inepte des seniors et s’interrogent de plus en plus sur une installation à leur compte. L’on peut certainement en craindre les effets pervers, dont les entreprises se contrefichent, puisqu’ils ne les concernent pas directement :

 

  • La précarisation
  • Une baisse généralisée des revenus, en particulier des professions intermédiaires
  • La mercenarisation de la vie professionnelle
  • Le stress supplémentaire dans les cas d’indépendance non choisie

Même si cette tendance est une véritable opportunité pour tous ceux qui rêvent d’indépendance, elle signifiera une véritable reconversion pour les anciens salariés concernés, car si le cœur de métier reste le même, la fonction d’entrepreneur nécessite une posture professionnelle et relationnelle forte, ainsi que des compétences spécifiques (stratégiques, opérationnelles, commerciales, comptables etc) qui demandent à être anticipées pour être développées en amont de la création d’entreprise, à défaut de quoi, le risque est essentiellement la chronique d’une reconversion ratée annoncée.

 

 

 

Et si la reconversion professionnelle finissait par devenir une option de transition de carrière?Changer de métier: un nouveau départ à envisager

 

Tout cela n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle: selon ce sondage AFPA/IPSOS, pour 71% des gens qui ont changé de métier, la reconversion a représenté un nouveau départ, aux conséquences positives en termes

 

  • d’épanouissement professionnel
  • de conditions de travail
  • d’évolution de carrière
  • de rémunération
  • de conciliation vie professionnelle et vie privée.

Elle bénéfice de plus d’un nouveau regard, moins craintif, et pas seulement de la part des salariés eux-mêmes. Même si l’arrière-garde des professionnels de l’accompagnement des transitions de carrière reste frileuse, ils sont de plus en plus nombreux ceux qui s’équipent petit à petit d’outils bien plus pertinents que les obsolètes tests de personnalité et bilan de compétences, au profit de reconversions plus réjouissantes et durables.

 

 

 

Voir aussi  

 

 

Carrière: le désir de reconversion

Reconversion professionnelle: milieu de carrière et questionnements

Reconversion professionnelle: déterminer s’il est temps de changer de métier

Changer de métier: les reconversions trop raisonnées-raisonnables, sources d’échec

Reconversion professionnelle: vous avez demandé la Lune… ne quittez pas…

Reconversion professionnelle: Ithaque 1er influenceur sur le changement de métier

Reconversion professionnelle et leadership de soi

 

 

Aller plus loin

Vous voulez élaborer un projet, construire et entretenir une posture, un état d’esprit et un relationnel sereins et dynamiques à la fois, propices à la concrétisation de vos aspirations professionnelles? Pensez au coachingPour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Tous en short! Les hommes, la chaleur et le code vestimentaire au travail

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Regards croisés

 

 

Les températures élevées de la semaine dernière ont suscité ma sympathie envers les hommes qui, comdamnés à bosser en au mieux en pantalon, au pire en costume, transpirent sans mot dire dans la chaleur de l’été. Libérons les hommes de leurs carcans vestimentaires!

 

 

L'été, libérons les hommes de leurs carcans vestimentaires

 

 

 

Le bénard venu des tréfonds de l’histoire

 

Les films de science fiction ont en commun avec la vie de bureau la consternante non-évolution des tenues masculines. Quand ce ne sont pas des mondes post-apocalyptiques qui rendent la veste en cuir et le jean troué quasi incontournables, le costume est d’une constance de l’ordre de la mathématique. D’Elysium à la Défense, de Gattaca au CAC 40, même combat, le costard-cravatte.

 

Nous les femmes, sommes passées du corset-robe longue (de préférence large, lourde, à volants et j’en passe) à… à peu près tout ce qu’on veut. Les hommes, eux, se cognent à peu de chose près le même bénard depuis les tréfonds de l’histoire, et depuis plusieurs siècles, les voilà condamnés à jouer les pingouins endimanchés même par 31 degrés. Heureux les Romains en pantacourt et toge mi-cuisse, les Egyptiens en jupette, qui pouvaient respirer de la gambette et traverser l’été au frais!

 

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Laissons les hommes bosser en bermuda l’été!

 

Forte de ce constat, vendredi 18 juillet, par 35° à Paris, j’ai lancé un petit tweet car il me semble essentiel, à notre époque formidable où le bien-être est une préoccupation de tous les instants, d’affranchir les hommes du falzar obligatoire:

 

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Les réactions ne se sont pas fait attendre, parfois savoureuses!

 

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Cependant, bien entendu, la question s’est vite posée: le bermuda est-il une alternative?

 

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La question est évidemment pertinente, car le jugement du tribunal de la pelure à gagne-pain est sans appel : hors costume point de salut pour les jules au boulot. Les mâles professionnels responsables à responsabilités n’ont pas d’autre choix que de donner dans le paraître professionnel responable à responsabilités. Et ça, ça ne passe que par le costume. Sans exception! Rappelons d’ailleurs que la canicule de 2013 a eu son lot de victimes, y compris ceux qui, comme nous le rappelle ce billet de Mode(s) d’emploi, s’étaient estimé en droit d’aller travailler en bermuda.

 

Ajoutés à cela les diktats de la mode, dont le côté péremptoire et condescendant est d’autant plus infect que celle-ci innove peu et nous ressert régulièrement les mêmes oripeaux affublés de superlatifs enthousiastes, qui étaient tant décriés il y a quelques années. Les hommes n’y coupent pas: la chemise à manches courtes, “c’est non, non et non” nous explique l’un des Duce de la mode masculine. La police vestimentaire est probablement la plus détestable qui soit qui, dont le fais-pas-ci-fais-pas-ça est long comme un jour sans pain et qui, au moinde faux-pas, vous taille… un costume. La boucle est bouclée, impossible de sortir de cette spirale-là.

 

 

 

Conseils convenus en veux-tu en voilà

 

Comme donc, le monde professionnel ne sort pas de la triplette costard-limace-filoche, chaque année, la presse nous ressort le sujet “comment s’habiller au travail en été” avec à la clé des conseils aussi savoureux qu’un poulet de batterie en cuisson vapeur. Si l’on recevait un Euro à chaque fois qu’on lit sur le sujet “préférez les matières naturelles et légères”, on aurait de quoi remplir le trou de la sécu.

 

Messieurs les hommes auraient-ils du mouron à se faire, tant les interdits vestimentaires au travail semblent avoir la peau dure? Peut-être pas, il semblerait qu’au détour de l’été, l’on voit poindre des nouveautés. Déjà en 2013, cet article s’insurgeait contre l’hypocrisie et les excès des arguments avancés contre plus de décontraction en été, en plaidant qu’autre chose que le costume ne signifie pas nécessairement short informe et Birkenstock. Travailler autrement, c’est peut-être aussi travailler habillé autrement.

 

 

 

Des aternatives en vue?

 

Cadremploi s’y est mis quelques jours plus tard avec cet article publié le 21 juillet, qui présente des initiatives bermudas dans deux entreprises:

 

  • Le “Bermu Day d’Altran, qui aura lieu le 31 juillet et qui “marque symboliquement la traditionnelle coupure estivale et permet aux collaborateurs, au sein des locaux Altran, de venir travailler dans une tenue… de saison“.
  • La D8 beach party, qui s’est tenue le 26 juin, pendant laquelle les salariés de la chaîne D8 étaient invités à venir en tenue de plage et qui s’est finie par un barbecue.

Tout ça c’est très bien, mais ce sont des événements  à but convivial et ils sont organisés… indépendamment de la météo. Qui peut, en région parisienne et en juillet/août, être aussi automnale que caniculaire. Un coup dans l’eau, donc.

 

Beacuoup plus intéressant est le cas de Blablacar où, selon sa co-fondatrice Laure Wagner, “on peut venir habillé comme on veut, été comme hiver”. Donc ça existe et ça ne nuit pas à la performance professionnelle? Le paraître ne serait donc pas plus efficace que l’être? L’esprit start-up a encore une longeur d’avance, et l’entreprise libérée c’est peut-être aussi des salariés libérés d’exigences vestimentaires anté-ferroviaires, en particulier dans l’étuve de l’été.

 

Reste peut-être aussi aux créateurs de faire enfin preuve de créativité et de mettre au goût du jour des alternatives estivales pour que les hommes puissent éviter la liquette serpillière et se laisser respirer. Il y a d’autant plus urgence qu’avec le réchauffement de la panète annoncé, ils ne sont pas sortis de l’auberge;)

 

Quant à tous ceux que le mollet à poil(s) prend à rebrousse-poil, ils devraient peut-être se questioner sur leurs convictions, car au rayon surgelés du sexisme ordinaire, les hommes subissent une définition de l’élégance professionnelle prise dans les glaces d’antan, qui gagnerait sans doute à être revisitée.

 

 

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Allez les guerriers, tous en short, donc, libérons les mollets masculins de la chaleur estivale et souvenons-nous: les cadavres ne portent pas de costard ;)

 

 

 

 

Aller plus loin

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Vitamines mentales: 100 bonheurs minuscules à collectionner

Sylvaine Pascual – Publié dans Vitamines mentales / Talents et ressources

 

 

 

Au delà des désirs d’ailleurs et des rêves de grandeur, le sentiment d’être heureux s’entretient au quotidien, entre autres au travers des bonheurs minuscules que nous pouvons saisir au vol de nos journées. Bienheureux les collectionneurs de vitamines mentales!

 

 

 

Collectionner les bonheurs minuscules pour engranger les vitamines mentales

 

 

 

Le bonheur est aussi dans l’infiniment petit

 

Courrir après le bonheur est le meilleur moyen de ne pas réussir à l’attrapper. En particulier si nous pensons qu’il est fait de grands accomplissements, de possessions, de pouvoir, de statut, de reconnaissance. Ou si nous l’espérons immense et définitif. Le sentiment d’être heureux se cache dans l’infiniment petit. C’est une collection d’instants nourrissants, de bonheurs minuscules plutôt que de Bonheur avec un grand B.

 

En d’autres termes, le bonheur au quotidien n’est pas dans un 4×4, un statut professionnel ou des vacances sur une île paradisiaque. Nous produisons le sentiment d’être heureux au travers de notre capacité à collectionner les vitamines mentales, chaque jour.

 

Bien entendu, il ne s’agit nullement de se contenter de ces bonheurs minuscules, il s’agit de s’en abreuver. C’est une possibilité de creuser un puits d’énergie dans notre cour intérieure et de mettre ce carburant au service de nos aspirations, de nos relations.

 

 

 

Les vitamines mentales: nécessaires à l’équilibre psychologique

 

Dans la Tribune des petits plaisirs, publication du Syndicat national de la confiserie, le sociologue Jean-Claude Kaufman  explique l’importance des bonheurs minuscules dans une société devenue difficile pour notre équilibre psychologique :

 

“Chacun en convient, l’époque est grise et dure à vivre.

Car tel est le prix à payer de la liberté; la société

d’aujourd’hui est mentalement épuisante pour l’individu.

Car celui-ci, de plus en plus informé et maître de son

existence, est sommé de se prendre en charge et de se

questionner dans tous les domaines. Inlassablement,

nous réfléchissons, nous évaluons, nous choisissons,

choisissons et choisissons encore. Vivre est un combat

Régulièrement, des pauses sont donc nécessaires, des

petits repos, des respirations. C’est le deuxième

temps de l’existence, celui du réconfort, avant

de se lancer à nouveau dans la mêlée. Parfois une

simple détente des rythmes, voire un léger laisseraller

régressif. Traîner un peu sous la couette. Mais

parfois aussi une quête plus intense, où s’ajoutent des

plaisirs minuscules, une vibration de bien-être.

Enveloppements extérieurs et caressants (un bon bain

parfumé). Ou secrètes délicatesses intérieures. Les

bonbons et autres douceurs changent pour

quelques instants notre vision du monde. Car,

aussi microscopique soit-il, le plaisir devient alors premier

et envahit l’existence, le stress et la fatigue sont renvoyés

au loin.”

 

 

 

Bonheurs minuscules: abondance et gratuité

 

Ca tombe bien: les vitamines mentales, ces infimes particules de plaisir et de joie présentes partout autour de nous, sont des confiseries pour l’âme, les Smarties de l’esprit, le Haribo du cerveau, qui ne demandent qu’à être glanées en toute liberté.

 

Bonheurs minuscules: les smarties de l'âme

 

 

Ni quête de félicité perpétuelle, ni sacrifice sur l’autel des ambitions (le 4×4 ou le job idéal sont des objectifs comme les autres^^), les plaisirs minuscules n’ont pas de marque, symbole de coolitude ou de statut,  mais ils n’ont pas de prix non plus. Ils nous sortent du regard de l’autre et nous plongent au cœur de nos valeurs, de ce qui nous fait vibrer au diapason de nous-mêmes. Ils sont l’herbe verte déjà sous nos pieds.

 

Ils sont abondants, simples et ils façonnent une belle estime de soi. Ils entretiennent la bonne humeur, la joie de vivre qui donne une énergie inépuisable pour faire face aux aléas du quotidien et pour mener à bien nos projets. D’autre part, les bonheurs minuscules ont trois avantages sur toutes les autres formes de plaisir:

 

  • Ils prennent peu de temps
  • Ils sont entièrement gratuits
  • Ils ne dépendent que de nous

 

 

La clé des bonheurs minuscules : savourer en conscience

 

Courts moments d’insouciance, essentiellement liés au présent, ils sont à savourer en conscience, pour en tirer la substantifique moelle, car l’habitude amoindrit le plaisir : prendre quelques secondes pour en profiter, pour observer leurs effets sur nos têtes et notre corps : les sensations, les émotions, les vibrations, l’énergie qui circule, jouissive et jubilatoire ou tendre et douce.

 

Bref, ce sont des instants de joie et de plaisir vécus volontairement intensément. Ils redessinent alors les contours du quotidien en donnant à nos sens toute leur place : se mettre du plaisir plein les mirettes, plein les narines, plein les oreilles, plein la peau et réapprendre combien nos sens sont des capteurs d’éphémère, vecteurs de joie, de satisfaction qui produisent le sentiment d’être heureux.

 

 

Les bonheurs minuscules, livraison de vitamines mentales

 

 

 

100 bonheurs minuscules à consommer sans modération

 

Voici donc 100 exemples de bonheurs minuscules qui ne demandent qu’à être ramassés, multipliés, réintroduits dans leur milieu naturel: nous-mêmes.

 

  1. Ecouter le chant des oiseaux
  2. Sourire à un inconnu dans la rue
  3. Savourer ce que l’on a
  4. Humer l’air du matin ou l’air du soir
  5. Chanter sous la douche
  6. Se sourire à soi-même
  7. Sur nos trajets, repérer ce qui est beau, drôle, intéressant
  8. S’émerveiller d’une fleur, d’un rayon de soleil, des jeux d’enfants
  9. Manger lentement en savourant le goût des aliments
  10. Chercher le contact physique avec ceux que nous aimons
  11. S’encourager, se féliciter soi-même
  12. Faire un compliment, dire un mot gentil
  13. Ecouter le bruit du vent, des vagues
  14. Faire un trajet à pieds
  15. Exprimer, partager ses émerveillements, ses enthousiasmes, ses étonnements
  16. S’autoriser la gaité, l’optimisme
  17. Faire preuve de tendresse
  18. Humer le parfum d’une fleur
  19. Ralentir le pas et regarder autour de soi
  20. Sentir le soleil nous caresser la nuque
  21. Sortir deux minutes et prendre le temps de respirer
  22. Célébrer un accomplissement
  23. Regarder le visage d’un proche comme si c’était la première fois
  24. Faire plaisir, avoir une attention pour quelqu’un
  25. Accueillir un compliment comme un joli cadeau
  26. Se réjouir des qualités de ses proches
  27. Marcher pieds nus et ressentir le sol
  28. S’allonger dans l’herbe, dans le sable, sur un banc et contempler le ciel
  29. Faire une petite balade de nuit
  30. Faire l’amour
  31. Faire un pique nique
  32. Changer une habitude
  33. S’étirer comme un chat
  34. Prendre le petit déjeuner au lit
  35. Se coucher dans des draps propres
  36. Regarder la neige tomber
  37. Humer l’herbe fraîchement coupée
  38. Ecouter la nature
  39. Reconnaître ses qualités
  40. Feuilleter un vieil album photo
  41. Faire un câlin
  42. Sauter dans une flaque
  43. Rire
  44. Sentir l’odeur du café, du pain grillé le matin
  45. Sentir les premiers froids de l’automne
  46. Sentir les premières douceurs du printemps
  47. Ecouter la pluie tomber
  48. S’asseoir un instant au soleil
  49. Ramasser des coquillages, des champignons, des fleurs sauvages
  50. Regarder le soleil se coucher
  51. Regarder le soleil se lever
  52. Regarder la Lune se lever
  53. Regarder les étoiles
  54. Sentir le vent dans ses cheveux
  55. Ecouter le silence de la ville avant l’aurore
  56. Embrasser quelqu’un qu’on aime
  57. Donner un renseignement à quelqu’un dans la rue
  58. S’allonger dans l’herbe
  59. Chanter dans sa voiture
  60. Sentir l’odeur de terre après la pluie
  61. Regarder les rayons de soleil jouer avec notre environnement
  62. Laisser passer une personne âgée à la caisse du supermarché
  63. Tenir la porte à la personne derrière
  64. Sentir les vibrations de l’orage
  65. Savourer un travail terminé
  66. Flâner
  67. Regarder un avion dans le ciel et s’imaginer où il va
  68. Se réjouir de voir des gens heureux
  69. Faire preuve de gentillesse, de courtoisie, d’élégance relationnelle
  70. Faire quelque chose différemment
  71. Se rappeler ce que nous aimons chez les gens que nous aimons
  72. Savourer l’existence et la présence des gens que nous aimons
  73. Faire un détour par un endroit que l’on aime
  74. Encourager, féliciter quelqu’un
  75. Se réjouir des couleurs de l’automne
  76. Avoir un mot gentil pour le chauffeur du bus, le contrôleur, la caissière
  77. Se débarrasser de vieilleries inutiles
  78. Enlever ses chaussures en rentrant du boulot
  79. Ecouter sa chanson préférée
  80. Partager un parapluie
  81. Danser, même tout seul chez soi
  82. Faire un feu
  83. Contempler le feu
  84. Se rappeler ce que l’on aime dans notre vie
  85. Faire un bilan positif de la journée
  86. Se délecter du vendredi soir
  87. Contempler ce qui grandit: un arbre, un enfant, un projet
  88. Observer le chemin parcouru et s’en féliciter
  89. Se remémorer un bon souvenir commun
  90. Caresser son animal de compagnie
  91. Faire la planche
  92. Mettre une jolie table pour le dîner
  93. Tremper ses pieds dans une rivière
  94. Se délecter de la première gorgée de thé ou de café le matin
  95. Se glisser dans son lit
  96. Goûter la brise d’été
  97. Partager une émotion
  98. Redécouvrir la sensualité
  99. Ouvrir la fenêtre et respirer
  100. Faire une micro-sieste

 

 

Et vous, quels sont les bonheurs minuscules que vous aimez collectionner?

Lesquels pourrions-nous rajouter à cette liste?

Lesquels avez-vous envie de tester?

 

 

 

Voir aussi

 

Les instants cléments
Les moments de poésie
Cultiver lémerveillement au travail
A la rencontre de la beauté

Créativité, inspiration et moule safranée

Rôle des émotions: la joie

Bien-être: la vie est belle!

Coaching des 4 saisons: un an de vitamines mentales

Le principe du mimosa

 

 

 

 

Aller plus loin

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8 techniques simples pour prendre du recul pendant l’été

 

 

“Auprès de mon arbre, je vivais heureux”, dit la chanson et parfois, mieux vaut éviter de s’en éloigner. Mais quand l’arbre du quotidien finit par cacher des forêts de dossiers à traiter, difficile de ne pas céder à l’agacement, à l’inquiétude, à la fatigue, bref, au stress. Voici donc 10 pistes pour prendre du recul pendant l’été, réfléchir en toute quiétude et nous ressourcer abondamment.

 

 

Quelques pistes pour prendre du recul pendant l'été

 

 

 

Recul estival: s’éloigner de son arbre pour mieux le contempler

 

Prendre du recul, de la hauteur, de la distance, le temps de… quellle que soit la dimension spatio-temporelle dans laquelle nous inscrivons ces moments pendant lesquels nous parvenons à réfléchir moins englués dans nos obligations, nos émotions et nos aveuglements, ils sont souvent favorisés par l’accalmie cérébrale et la douceur de l’été.

 

Geneviève Desautels, coach Québécoise, propose de prendre du recul au travers de l’auto-coaching dans un billet dont la jolie métaphore sylvestre m’a donné envie de rajouter quelques graines de prise de recul estivale:

 

« En prenant une distance de votre arbre vous pouvez regarder la forêt. Vous pouvez même apercevoir au loin, une essence d’arbre que vous n’aviez jamais rencontré… ou reconnecter avec un arbre que vous avez délaissé mais qui vous manque profondément…»

 

s'éloigner de son arbre Auprès de notre arbre professionnel et de toutes ses ramifications, nous vivons plutôt tête dans le guidon. L’été, alors que l’activité ralentit et que nous nous emmenons vers des contrées plus paisibles, la douceur des jours nous pousse naturellement à faire trois pas en arrière. Nous voilà alors en mesure de contempler nos forêts de dossiers personnels et professionnels à traiter, de choisir d’y penser tranquillement ou au contraire de s’offrir une trève estivale de la matière grise, destinée simplement à nous ressourcer.

 

Nous avons d’ailleurs déjà évoqué que l’été est une saison de bilan et de réflexion, d’élaboration de projet plutôt que de suractivité et de mise en œuvre. C’est ainsi une période en or pour prendre un peu de distance avec le bouleau du boulot – pour ne pas finir en saule pleureur – et réfléchir en mode décontracté à un projet professionnel, parce que le cerveau détendu accepte d’ouvrir des accès parfois très grillagés à des idées audacieuses et courageuses. Voir:

 

S'éloigner de son arbre pour voir la forêt

Crédit photo: Percita at Flickr

 

 

 

8 pistes pour prendre du recul pendant l’été

 

Voici donc quelques pistes pour se détendre, décompresser et s’apaiser pendant l’été, histoire de pouvoir observer tous nos dossiers à traiter avec une distance émotionnelle bienfaisante et concocter des solutions à mettre en oeuvre à la rentrée ou tout simplement se ressourcer.

 

 

 

Le vice a ses vertus, donc la glandouille est pleine de bienfaits à réhabiliter1- Adopter la glandouille

Aaah, les bienfaits de la glandouille ! J’en suis une adepte inconditionnelle, parce que ce recul naturel a un effet immédiat sur la détente et la créativité à la fois. C’est en cessant de réfléchir qu’on se met à penser, en mode déconnecté.

 

S’autoriser la glandouille, c’est devenir les Robins des Bois de nous-mêmes : la bulle décomplexée et choisie, en forme d’instants volés et rendus à notre bien-être et à notre efficacité. Bien entendu, glander ne signifie pas glander sur Internet ;) Sacrément réjouissant, sacrément efficace.

 

 

Rêvasser permet de mieux réfléchir2- Réapprendre à rêvasser

Rêvasser… honnie des adultes sérieux et responsables qui pensent qu’hors concentration, point de salut, la rêverie a mauvaise presse. A tort. Considérée comme oiseuse et oisive, elle est en réalité une autre façon de penser, qui laisse le cerveau vagabonder à son gré plutôt en mode relâché. Et il est très doué pour ça, lui qui s’active alors à notre insu, et carbure à toute vibrure pour résoudre les problèmes complexes qui le triturent.

 

LE relâchement est le secret de la performance du muscle comme de la matière grise, aussi laissons nos cafetières mijoter à leur gré! Une mine d’or en termes de créativité, de résolution de problèmes et d’élaboration de projet.

 

 

zéro mental déplacer foyer de conscience3- Apprendre des techniques de méditation et calmer notre mental

Allongé(e) au bord de la plage ou de la piscine, en mode contemplatif au milieu de vieilles pierres ou après une jurnée de randonnée, quelles que soient vos vacances idéales, les moments tranquilles sont l’occasion d’exprérimenter et de tester des techniques de méditation que nous pourrons ensuite intégrer dans notre quotidien.

 

Avec un double bénéfice: nous protéger d’une société psychotoxique et renouer avec les richesses sereines de notre intériorité, espace d’équilibre et de créativité.

 

 

prendre du temps pour soi, écouter sa voix intérieure et appréhender le monde4- Prendre un moment pour soi

Entre les longues soirées d’été et le ralentissement au travail, la douceur estivale est idéale pour prendre le temps d’un moment pour soi, même court, un moment consacré à quelque chose qui nous tient vraiment à cœur :

 

  • Une activité de loisir
  • Une balade en solitaire
  • Du temps pour la bulle et la rêverie décomplexées
  • Réfléchir à une initiative personnelle dans le cadre du boulot
  • Préparer des ajustements pour la rentrée (une demande de télétravail, de formation etc.)

Bref, instaurer de petites plages de temps passé avec nous-mêmes, pour nous occuper de nous (parce que nous le valons bien!) pour redécouvrir que nous sommes, au fond, de bonne compagnie.

 

 

Profiter des vacances pour réapprendre à glandouiller, à revasser5- Déconnecter

Celui-là, c’est un peu la tarte à la crème de l’articulation des temps de vie mais soit, je vous la ressers avec du rab de Chantilly, parce que l’activité professionnelle qui ramollit en été est une opportunité d’expérimenter les phases de déconnexion en douceur : nous avons moins de craintes à ne pas être joignables lorsque l’entreprise tourne en mode escargot.

 

A tester par petites touches, pour reconnecter à petits pas avec le temps pour soi et redécouvrir que:

 

 

Prendre un instant pour admirer la poésie du monde6- Collectionner les instants sereins

Les vitamines mentales estivales sont légions, comme nous l’avions évoqué dans le coahing des 4 saisons. On s’y abreuve d’images d’ailleurs, de sensations ressourçantes, de convivialité, de moments radieux.

 

Parmi ces vitamines mentales, celles qui permettent de prendre du recul sont les plus paisibles, beaume de l’âme qui permettent d’adoucir les heurts et aléas du quotidien et laissent ainsi plus de place disponible dans nos têtes à ce qui compte vraiement.

 

 

 

 

Les bienfaits des instants contemplatifs7- S’essayer à l’auto-bienveillance

Que de temps nous passons à nous auto-flageller, à nous passer à la moulinette de nos jugements et de nos dévalorisations… Ca userait n’importe quelle estime de soi en béton pré-contraint cette affaire-là, nous n’oserions d’ailleurs jamais le faire avec les autres et pourtant, nous sommes d’une dureté déconcertante envers nous-mêmes.

 

La torpeur tranquille de l’été peut aussi être le moment de s’essayer à d’autres relations à nous-mêmes, empreintes d’un peu plus de tolérance, d’accueil et de gentillesse. Parce que c’est plus encourageant que les jugements, plus bénéfique à l’estime de soi, plus générateur d’une bonne humeur contagieuse.

 

 

estime de soi l'aigle en chacun de nous8- Fermer le bec et exprimer sa vraie nature

Entre inquiétudes relationnelles, brouhaha du monde et tapage visuel, nous sommes constamment sollicités d’une part et tentés de nous conformer d’autre part. Nous participons à la cacophonie du monde par nos bavardages stériles et nos pseudos vérités universelles.

 

Apprendre à nous museler le museau de temps à autres pour écouter ce qui se passe réellement en nous, ce et ceux qui nous entourent est une bonne manière de reconnecter à nous-mêmes et au monde avec apaisement, de regagner en sérénité et de favoriser des envols moins soumis aux injonctions externes et plus en harmonie avec nous-mêmes.

 

 

 

Voir aussi

 

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Quand l’héritage familial entrave la reconversion professionnelle

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Reconversion

 

 

Comme beaucoup d’autres sujets, la reconversion à ses tabous : considérée comme un acte avant tout professionnel, elle est souvent menée en suivant une mécanique opérationnelle bien orchestrée, à l’exclusion de ses dimensions plus psychologiques : on ne va quand même pas mélanger le pro et le perso, hein ? Parmi ces facettes très personnelles, l’héritage familial entraîne parfois des conflits de valeurs qui peuvent entraver le changement de métier… et qui ont donc besoin d’être traités.

 

 

Quand l'héritage familial génère des conflits de valeurs, il devient une entrave à la reconversion professionnelle

 

 

 

Reconversion : la ré-écriture d’une histoire personnelle et professionnelle

 

Effectivement, la reconversion est avant tout une décision professionnelle, seulement voilà : ses tenants et aboutissants s’inscrivent autant dans la vie personnelle que professionnelle. Ils y prennent leur source  tout comme ils y trouvent leurs implications et au final, les dissocier est le plus souvent une fausse bonne idée.  Car à remettre la dimension personnelle d’un désir de reconversion au fond d’un tiroir, le risque est surtout de fermer des portes, de construire un cadre qui n’est pas le nôtre et de ne pas nous y retrouver. De ne pas reconnaître dans l’identité professionnelle que nous élaborons la personne que nous sommes, mais plutôt le fruit de boussoles qui ne sont pas les nôtres et que nous vivons comme des carcans qui interdisent une véritable exploration des aspirations.

 

Parmi ces carcans, les croyances familiales peuvent générer de nombreux freins. Nous sommes tous les héritiers plus ou moins conscients et consentants à la fois :

 

  • De la relation que nos parents entretenaient vis-à-vis du travail, en termes de convictions, d’aspirations, de valeurs
  • De ce qu’ils ont voulu pour nous, qui est souvent lié à la sécurité ou au statut.

Et lorsque ce qui est important pour eux est en désaccord avec ce qui est important pour nous, le conflit de valeurs n’est pas loin. Il se joue à l’intérieur du candidat à la reconversion, sous forme de tiraillements fatigants qui vont se traiter d’une manière ou d’une autre, donc qu’il vaut mieux traiter consciemment pour éviter des réactions au détriment de l’identification d’une voie professionnelle réellement réjouissante et réalisable.

 

 

 

Désir de changer de métier et conflit de valeurs

 

Ce que nous faisons de cet héritage dépend de nous. Lorsqu’il ne correspond pas à nos propres valeurs et convictions, le conflit intérieur peut déclencher deux types de réactions :

 

  • La soumission :  nous pouvons alors mener nos carrières et nos transitions professionnelles en fonction des croyances de nos parents, quitte à taire les nôtres et à en tirer plus de frustration et d’amertume que de joie et de plaisir.
  • La rébellion : nous avons alors tendance à prendre des décisions professionnelles pour aller à l’encontre des convictions familiales, plutôt qu’en fonction de qui nous sommes réellement. C’est n’est donc pas une déclaration d’indépendance, riche de ses propres choix, c’est une réaction, au final toujours soumise aux croyances familiales.

Dans les deux cas et en l’absence de traitement des systèmes de convictions,  des stratégies d’échec se dessinent, qui vont davantage vers le renforcement des croyances que vers l’autonomie sereine, l’estime de soi et l’épanouissement professionnel.

 

 

 

Injonctions externes: la reconversion répond alors à une boussole casséeCroyances familiales, absence de traitement et stratégies d’échec

 

L’absence de traitement des entraves psychologiques à un changement de métier, issues de conflits de valeurs avec les croyances familiales sont responsables de beaucoup d’échecs. Ils agissent comme une boussole interne cassée, dont l’aiguille s’affolerait entre les injonctions externes et les aspirations personnelles et échouerait à indiquer une direction franche, avec un double résultat possible :

 

  • Un renoncement trop rapide, faute de pouvoir réconcilier les voix discordantes qui murmurent à nos oreilles trop d’injonctions paradoxales pour y reconnaître ses petits
  • Des choix de métiers en décalage avec nos aspirations. La baisse de motivation y sera directement proportionnelle, de même que l’illusion du plaisir qu’on va y trouver. La porte ouverte à l’échec de la reconversion.

D’autant plus lorsque la reconversion s’inscrit dans un désir d’aller vers une seconde partie de carrière plus cohérente avec ses aspirations, qui recherche le sens et le plaisir au travail. C’est souvent le catalyseur de la résurgence de toutes les croyances et craintes familiales, creuset de freins et d’interdits qui n’encouragent pas l’épanouissement professionnel. Comment identifier une voie de reconversion enthousiasmante et pleine de sens lorsqu’on a hérité de croyances du type « la seule chose qui compte, c’est d’avoir un salaire » ?

 

C’est un blocage incroyablement fréquent, parmi tous ceux qui aimeraient se reconvertir sans savoir dans quoi : le cerveau génère alors une zone aveugle sur toutes les pistes professionnelles qui pourraient aller à l’encontre de ces systèmes de convictions, et le candidat à la reconversion se retrouve à tourner en rond sans solution. Quelques exemples:

 

  • C’est le cas de Carolina, 46 ans, directrice commerciale d’une ETI, dont le père, tout en rigueur et discipline, lui a transmis que le plaisir est frivole et n’a de place que dans la vie personnelle.  L’image de sa mère, artiste et électron libre rentrée dans le rang d’une vie bourgeoise, renforce cette conviction qu’au final, il n’est pas légitime de croire que le boulot peut être agréable.  Elle rêve d’un métier qui s’articulerait entre sens, plaisir et rigueur et responsabilité, mais l’envisager l’angoisse parce qu’elle y voit une impossibilité. Difficile du coup de s’autoriser à explorer des pistes qui lui correspondent réellement, puisqu’elles sont illégitimes.

 

  • C’est aussi Hugues, 50 ans, X-Mines, cadre dirigeant dans l’industrie et photographe amateur de talent, taraudé depuis des années par l’envie d’un métier artistique, et qui se l’interdit parce que « ce n’est pas un vrai métier », au regard des carrières linéaires de sa famille, qui correspondent parfaitement aux canons d’une « réussite professionnelle » qui n’autorise pas la perte de statut.

 

  • C’est encore Pierre, 52 ans, ingénieur, qui a le sentiment d’avoir vu toute sa vie son père artisan « trimer », qui a été poussé à faire des études pour ne pas avoir à « trimer », qui à présent rêve d’un métier manuel sans se l’autoriser, par crainte de décevoir.

 

  • C’est aussi Géraldine, 38 ans, enseignante et fille de commerçants, que ses parents ont poussée vers la sécurité de l’emploi et la noblesse d’un métier intellectuel, qui rêve d’ouvrir épicerie fine et procrastine l’exploration de cette possibilité depuis deux ans, par crainte de se mettre en port-à-faux avec une famille si fière de son métier de professeur.

 

 

Dans tous ses cas-là, omettre le traitement de cet héritage familial est la porte ouverte aux stratégies d’échec :

 

  • Fermer inconsciemment la porte à toutes les voies professionnelles qui pourraient trop s’éloigner des croyances familiales
  • Une reconversion vers le métier qui tient à cœur, mais inconsciemment mal ficelée, qui va dans le mur et vient ainsi renforcer les croyances de départ
  • Une reconversion vers un métier raisonné-raisonnable, qui va dans le sens des croyances familiales plutôt que dans le sens de nos tripes, qui entretiendra aussi les croyances
  • Un renoncement emprunt d’amertume et de frustration, qui risque de générer de la rancoeur vis-à-vis des porteurs de croyances qui ont été à l’origine de la décision.

 

 

Traiter l’héritage et construire sa propre boussole

 

Au-delà du parcours professionnel, la reconversion s’inscrit ainsi dans une dimension biographique à prendre en compte. Bifurcation à enjeu, elle est une ré-écriture d’une histoire personnelle et d’une identité professionnelle et le chemin emprunté peut s’éloigner de celui que nos parents ont suivi, préconisé ou qu’ils trouvent rassurant.  Il s’agit donc de re-régler sa boussole interne pour qu’elle trouve sa propre rose des vents, en harmonie avec nous-mêmes.

 

 

Reconversion construire sa propre boussole

 

 

Questionner notre héritage familial, en termes de croyances et valeurs liées au travail ne signifie bien entendu pas aller régler nos comptes avec des parents qui, essentiellement, nous ont voulu du bien en fonction de leurs propres convictions et héritages. C’est

 

  • Faire du tri ente les convictions et les valeurs qui nous appartiennent et celles qui ne nous appartiennent pas.
  • Faire le deuil d’être l’enfant parfait qui répond à toutes les attentes de ses parents.
  • Accepter d’être autonome et construire son propre système de convictions indépendamment du regard, des croyances et des jugements des autres.

L’objectif étant une réconciliation interne entre un héritage qui est ce qu’il est et vaut ce qu’il vaut pour ceux qui se le sont approprié d’une part, et l’acceptation de sa boussole personnelle d’autre part. Des aspirations multiples et contradictoires n’empêchent pas l’entente familiale;)

 

Mais ce parcours-là n’est pas toujours simple. Questionner des croyances ancrées parfois depuis plusieurs générations, c’est bousculer des systèmes établis et ça demande pas mal de courage. Parce qu’il peut y avoir de nombreuses craintes à le faire,:

 

  • Ne plus être reconnu, aimé, respecté
  • Ne pas réussir à faire accepter son désir de reconversion
  • Etre jugé
  • Entrer dans des conflits
  • De prendre les mauvaises décisions (puisqu’elles vont à l’encontre de ce que pensent nos parents)

De façon générale, nous nous estimons autonomes et la découverte des freins liés à l’héritage familial est souvent une prise de conscience difficile, qui pousse d’ailleurs à l’omerta, de peur d’être jugés par d’autres qui pourraient voir ces freins comme une marque de faiblesse ou des relents de crise d’adolescence mal gérée.  Combien de fois ai-je entendu, de la part d’un client qui venait de faire ressortir une croyance héritée « comment peut-on en être encore là à 40/45/50 ans ? ». Si c’est un frein très courant, les candidats à la reconversion qui ont le courage de faire le point sur les héritages familiaux qui les entravent en sortent grandis :

 

  • Plus sûrs d’eux-mêmes, ils gagnent en estime d’eux et en autonomie de réflexion.
  • Plus sûrs de leurs choix de métier et plus en capacité de poser leur propre définition de la réussite.
  • Plus sereins dans leurs relations familiales : il s’agit bien d’accepter les systèmes de valeurs des uns et des autres et d’en susciter l’acceptation chez les autres.

 

Dans tout ce qui génère des conflits intérieurs et des tiraillements dans votre désir de reconversion :

 

Quelles sont les croyances qui vous sont propres ?

Quelles sont celles qui sont héritées ? De qui ?

De quoi avez-vous besoin pour les rendre à vos parents et laisser émerger les vôtres ?

 

 

Il s’agit d’un travail d’évaluation des croyances dans le présent pour construire d’autres systèmes de convictions plus en accord avec nous-mêmes, il ne s’agit en aucun cas d’un travail de guérison du passé, qui serait du domaine purement psy. Cependant, il arrive que les héritages trop ancrés ou trop complexes bénéficient grandement d’un traitement psy. C’est l’option qu’ont choisi Carolina et Hugues, en complément de leur exploration des champs possibles en coaching. Pierre et Géraldine, quant à eux, vivaient le poids de ces croyances comme moins écrasant et s’en sont libéré sans l’aide d’un psy. A chacun son chemin;)

 

 

 

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Livre blanc: Leadership et spiritualité dans les organisations

Sylvaine Pascual – Publié dans Les étagères d’Ithaque / Talents et ressources

 

 

En bonne place parmi les interdits auto-appliqués du monde du travail, la part de spiritualité dans nos vies professionnelles est un sujet particulièrement peu abordé. Délicat, intangible, prondément personnel, il peut être rejeté autant par pudeur que par crainte, rejet déguisé en rationnalité. Ce beau livre blanc collaboratif s’attache à observer quelques unes de ses facettes et de ses modes d’expressions dans le cadre d’un leadership qui oeuvre pour le bien commun. Du pur bonheur.

 

 

 

La palce de la spiritualité dans le leadership et le management pour contribuer au bien commun

 

 

 

La place de la spiritualité dans l’art de manager les hommes

 

Le management, parce qu’il s’inscrit avant tout dans la relation humaine, dépasse toujours les théories qui cherchent à le modéliser. Il se teinte de dimensions immatérielles foncièrement individuelles et la spiritualité est l’une d’entre elles. Ni nécessairement sentiment ni apparenance religieuse, cette spiritualité fait partie intégrante de notre existence professionnelle aux même titre que nos compétences techniques. Ce livre blanc l’aborde d’une bien jolie manière, teintée d’élégance relationnelle, d’humanisme, de souci de performance et d’intelligence collaborative.

 

Né de l’écriture collaborative de huit auteurs qui sont aussi formateurs, coachs, consultants, professeurs en management, et au travers des témoignages de quatre chefs d’entreprise,  ce livre blanc propose “d’approfondir la question de la place et du rôle de la spiritualité dans l’art et la manière de manager les hommes et les organisations”.

 

Joliment modeste dans ces intentions, il ne prétend pas à exposer des recettes ou des théories figées, il offre aux lecteurs  une diversité de perspectives sans jugement, des témoignages, des récits et des pistes d’actions qui sont autant de sources d’inspiration pour que chacun d’entre nous puisse réconcilier ses élans spirituels et sa vie professionnelle, afin de les mettre au service du bien commun.

 

“Sujet tabou en entreprise, il n’est pas rare que dans nos missions d’accompagnement la spiritualité transparaisse, ne serait-ce qu’en filigrane. Rien d’extraordinaire à cela. La dimension spirituelle fait partie intégrante de notre humanité. Chaque fois que nous nous posons la question : « Qu’est-ce que la vie nous appelle à faire ici et maintenant ? », dans tous ces moments où nous sommes en quête d’harmonie, de réunification avec nous-mêmes, les autres, la nature, l’univers (harmonie qui passe par la quête du sens, du beau, du bon et du bien au travers de notre être sensible), nous cherchons à nous relier à plus grand que nous, à mettre en oeuvre notre meilleur potentiel au service du bien commun.”

 

 

 

Spiritualité: une proposition de définintion

 

Pour éviter les confusions que le terme “spiritualité” pourraient générer, entendons-nous bien sur sa signification, qui pourrait se résumer à “la spiritualité commence là où l’homme se heurte aux limites de la rationalité”. Plutôt que d’établir une définition définitive, les auteurs livrent une vision à 16 mains de la spiritualité qui établit le champ de leur travail:

 

“La spiritualité est d’abord un chemin intérieur qui nous permet de nous détacher
de notre ego, de nous relier aux autres, à la nature et, de retrouver une unité et une paix intérieure, en nous connectant à notre Source profonde. C’est en cela qu’elle fait partie intégrante de l’être humain. Chacun de nous est à la recherche d’un sens à sa vie et de réponses à ses questions, c’est ce qui nous meut même si ne nous mettons pas le mot « spiritualité » dans ce mouvement. Si nous acceptons de vivre ouverts et disponibles à cette incertitude, nous pouvons contacter émerveillement et humilité.

 

(…) La spiritualité commence là où l’homme se heurte aux limites de la rationalité pour nourrir cette partie de lui-même qui transcende la matière. La Vie est mystère. C’est ce mystère que l’homme cherche à percer, mais il est avant tout invité à l’accueillir. Depuis la nuit des temps, la spiritualité s’exprime au travers de formes d’expression multiples (sagesses écrites et orales, religions instituées, pratiques méditatives, rituels…), autant de tentatives de l’homme pour affronter son angoisse existentielle, et entrer en contact avec ce qu’il ne peut ni voir, ni toucher, ni appréhender de façon concrète et rationnelle.”

 

 

 

Spiritualité et leadership

 

Il envisage le leadership comme “une façon d’être et d’agir” plutôt qu’un lien hiérarchique:

 

“Une posture naturelle pour celui qui agit dans son domaine d’influence et dans son environnement. C’est une qualité de présence à soi et aux autres qui change tout car elle suscite élan et engagement autour de soi.
Un leader est humble, « au service de » (…) et associe sa compréhension cognitive du monde avec son meilleur potentiel, un sens aigu du meilleur possible en émergence au service des autres et du bien commun : c’est selon nous le fondement de l’action juste.”

 

 

Au delà des témoignages et des angles abordés, tels que

 

  • Oser la spiritualité dans les organisations
  • Le servant leadership,
  • La recontre avec sa propre histoire (de l’être professionnel à l’être spirituel)
  • L’essence du leadership
  • etc.

Le livre propose aussi trois pistes concrètes, trois chemins pour explorer notre propre part de spiritualité et la façon dont nous pouvons la mettre au service du leadership et du bien commun, au travers d’explications claires et d’illustrations:

 

spiritualité exercice

 

Un leadership qui s’ouvre à la spiritualité, c’est un leadership humaniste qui va puiser au coeur de nous le dynamisme serein (ou la sérénité dynamique) des personnes en accord avec elles-mêmes.

 

Au final, un beau programme et une opportunité d’oser aborder les bienfaits d’explorer notre la part de spiritualité dans nos entreprises autant que dans nos projets professionnels pour un chemin initiatique cher à Ithaque: ce soi-même que l’on retrouve après bien des découvertes. A lire absolument.

 

 

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Zéro mental: escapade hors de nos têtes trop pleines

Sylvaine Pascual – Publié dans Les étagères d’Ithaque / Bien-être et estime de soi / Talents et ressources

 

 

Une escapade hors de nos têtes pleines des turbulences du monde, du bruit et de la fureur, des flux et reflux des pensées, des idées, des réflexions, observations et émotions, c’est des vacances pour le cerveau autant que pour l’âme. Voici 3 (+1) moyens d’y parvenir, issues du livre Zéro mental.

 

 

 

zéro mental : la méditation pour de belles escapades hors de nos têtes trop pleines

 

 

 

 

Taire son mental, le luxe, calme et volupté du cerveau

 

Lorsque les Editions Dangles m’ont proposé de me faire parvenir Zéro Mental, j’étais curieuse: tout un programme pour ceux qui, comme moi, ont la comprenette qui fait des heures sup, l’encéphale en sur-régime de jour comme de nuit. Pouvoir l’éteindre sur commande, voilà qui permet de prendre des vacances de soi-même et de s’emmener par la main explorer a priori des contrées bien paisibles et reposantes. Le “luxe, calme et volupté” des méninges hyperactives, ça donne envie.

 

D’autant que la valse incessante des idées si elle a de multples bénéfices, est potentiellement :

 

  • Agaçante: ça tourne dans tous les sens, et même si des idées constructives émèrgent, il n’est pas toujours simple d’y faire des tris pertinents
  • Inquiétante: souvent liée à une curiosité forte, à un goût pour la nouveauté et l’apprentissage, elle génère aussi fréquemment la peur de passer à coté de quelque chose et a, par conséquent, du mal à s’autoriser le mode veille.
  • Fatigante: avoir la turbine à idées qui fait les trois huit, ça use, en partivulier quand elle commence à tourner en rond sans trouver de véritable direction

En d’autres termes, déconnecter, c’est aussi parfois, tout simplement, débrancher de ses neurones pour s’emmener en escapade hors de nos têtes, dans un monde de perception pure, monde du non-jugement, de la non-analyse et inversement, lieu des émerveillements, des découvertes inattendues. Arrêter de penser, c’est aussi recommencer à voir, à ressentir, en toute liberté.

 

Et si un livre m’offre des techniques qui me permettent de le faire, je me jette dessus! Au premier abord, il est sans doute dommage que ce livre cherche davantage à démontrer qu’à montrer. Disons-le tout net, j’ai été surprise qu’un livre dont l’objectif est de m’aider à débrancher mon mental le sollicite autant et j’avoue m’être un poil perdue dans les méandres pas toujours très bitables des “équations du Zéro mental”.

 

Du coup, au même titre qu’un lecteur contemporain sautera sans culpabilité les chapitres cétologiques de Moby Dick, le lecteur dont l’objectif est de se mettre la calcombe au chômage technique gagnera à ignorer lesdites équations, voire à se rendre direct au chapitre 3 (La pratique), où se trouvent les techniques à expérimenter. Et à n’en retenir qu’une information en forme de raccourci hâtif, apparemment le mental, c’est le Mal.

 

 

 

Qu'il soit le mal ou l'enfer, le mental gagne à être débranché de temps à autres

 

 

 

Le Mental, c’est le Mal?

 

Frédéric Vincent, auteur du livre, désigne par mental “l’ensemble des pensée et images liées au passé, au futur où à l’interprétation du présent. Le mental constitue de ce fait notre monde personnel et subjectif.” Le plus souvent, il a une vie propre, c’est à dire qu’il tourne à l’insu de notre plein gré, comme disait l’autre, même si nous avons conscience de ses pensées. Voilà qui l’amène une question pertinente:

 

  • Est-ce vous qui pensez ou bien est-ce la pensée qui pense même si vous ne le voulez pas?

Le mental crée des films qu’il projette sur notre écran intérieur, générant au passage des émotions qui nous entraînent dans le passé, le futur ou l’analyse du présent. Bref, nous ressassons, nous ruminons, nos pensées tournent en rond, jusqu’à en oublier d’être présents au monde d’une part et de générer de véritables solutions à ce qui nous préoccupe d’autre part. Jusqu’à générer un brouhaha intérieur fait de peurs, de doutes, d’anxiété, de contradictions. Il génère des réactions comportementales et émotionnelles automatiques et systématiques. Sans cesse en mouvement, parfois en contradiction, les flux et reflux des pensées rendent difficile l’accession au calme intérieur, à la sérénité.

 

Et cela ne concerne pas que les cerveaux hyperactifs, c’est le cas pour la majorité d’entre nous: notre mental agit donc comme un filtre qui nous hypnotise, fascinante baleine blanche qui nous fait croire au Capitaine Achab qui sommeille en chacun de nous que nos perceptions sont le réel, des vérités universelles, l’absolu. Parfois jusqu’à en devenir des obsessions qui tournent en rond.

 

En d’autres termes, le mental, c’est notre Moby Dick personnel, qui crée vagues et tourbillons dans une mer intérieure qui pourrait être d’huile. Et ce cachalot blanc capte toute notre attention, au point de ne plus être en mesure de voir les scélérates qu’il déclenche et qui pourraient faire chavirer un fragile équilibre intérieur.

 

Le mental n’est donc pas vraiment le mal, mais l’excès de mental est une menace et il est sans doute parfois proche de l’enfer, autant lorsqu’il est fait des turbulences impétueuses d’idées proches de la surchauffe que quand il s’agit de désagréables ruminations angoissées, frustrées, irritées ou découragées. En diminuer la présence écrasante est un moyen, au final, de le mettre à sontre service et non pas d’être au sien.

 

 

 

 

Halte à la baleine, bienvenue Bartleby: les bienfaits d’un mental apaisé

 

Plutôt que d’y perdre une jambe ou un bras et à défaut d’y laisser notre peau, autant cesser de ramer après nos baleines, d’amarrer nos Pequod dans des ports tranquilles pour cesser d’accorder à notre mental toute notre attention. Et nous autoriser nous-mêmes à devenir, ne serait-ce que l’espace d’un instant chaque jour, des Bartleby simples observateurs du monde, refusant le traîtement des lettres mortes de nos interprétations et ruminations. Et générer de salutaires instants contemplatifs.

 

 

Les bienfaits des instants contemplatifs

 

 

D’autant que se débrancher le cigare a de multiples bienfaits:

 

  • Prendre de la hauteur, élargir le champ en minimisant les jugements hâtifs et les interprétations
  • Débarrasser notre disque dur interne de toutes les traces superflues de ses navigations, celles qui le ralentissent et l’alourdissent
  • Diminuer certaines émotions encombrantes : déclenchées par l’analyse, le jugement et l’interprétation des situations
  • Accéder à davantage de calme, d’apaisement intérieur
  • Canaliser la pensée: pour les cerveaux hyperactifs, il sont aussi un moyen de calmer la frénésie de la pensée et de la canaliser ensuite, au profit d’une réflexion plus sereine.

 

 

 

3(+1) exercices pour débrancher son mental

 

J’ai toujours été adepte de tout ce qui favorise les états contemplatifs, histoire de se débrancher le ciboulot de temps à autres. Nous avons déjà évoqué:

 

Et les techniques proches de la méditation sont un autre moyen de se rapprocher de soi-même en calamnt nos turbulences intérieures. Les exercices proposés par Frédéric Vincent sont un mélange de méditation, d’hypnose, dans lequel on reconnaît aussi des éléments de PNL. Le livre en propose une cinquataine, à pratiquer de deux manières possibles:

  • Dans l’instant, pour un bien-être temporaire
  • Dans la régularité, dans le cadre d’un véritable travail méditatif.

Il peuvent être abordés en commençant par des phases courtes, pour s’y habituer en douceur, en particulier pour ceux qui ont du mal à s’autoriser d’arrêter de penser. J’en ai expérimenté plusieurs, je vous en partage trois que j’aime bien:

 

 

zero mental corps endormiLe corps endormi

 

Dans une position confortable, mais pas allongée, imaginez que votre corps est endormi “jusqu’au bout des doigts et qu’il pèse des tonnes et des tonnes”. et n’hésitez pas à y ajouter la suggestion “dors profondément”.

 

 

 

 

 

zéro mental déplacer le dialogue intérieurDéplacer le dialogue intérieur

 

Pour chacun d’entre nous, le dialogue intérieur se situe dans une partie précise du corps. Une fois que vous avez déterminé où il se situe chez vous, déplacez-le virtuellement à quelques mètres de votre tête. Vous pourrez ainsi vous dissocier de lui et le moduler: changez le rythme des mots, la taille des images, le son du dialogue. Vous pourrez ainsi reprendre l’ascendant sur lui.

 

 

zéro mental déplacer foyer de conscienceChanger de foyer de conscience

 

Imaginez que vous entrer dans autre chose que vous-même: dans un personnage réel ou fictif, dans un fleur, un arbre, une rivière, une montagne, le soleil etc. Prenez le temps de ressentir toutes les caractéristiques de cette expérience. Votre cerveau va en “en profiter pour aller chercher, enrichir, actualiser et modifier des forces et perceptions nouvelles”.

 

 

 

parefeu mentalBonus: le parefeu mental

 

J’ai eu la surprise amusante de trouver dans Zero mental,  sous le nom de Sniper, une technique très proche du parefeu mental, un poil plus exotique que les méthodes ci-dessus et qui m’avait été inspirée par Sean Whiteley, auteur de Memletics Accelerated Learning Manual, publié en 2003.

 

Il s’agit de trucider sans merci les pensées envahissantes et je recommande de la garder uniquement pour les pensées négatives, dévalorisantes , les ruminations: ça serait quand même dommage de bousiller consciencieusement ses bonnes idées;)

 

 

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Bien-être personnel, relationnel et professionnel: 8 ebooks gratuits

Sylvaine Pascual – Publié dans Les étagères d’Ithaque

 

 

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Voici 8 ebooks gratuits disponibles sur le blog d’Ithaque. Les 5 premiers ont été rédigés et réalisés par mes soins, les 3 suivants sont des ebooks collaboratifs auxquels j’ai contribué. Au service de vos odyssées professionnelles, ils abordent des thématiques variées allant de la reconversion professionnelle aux vitamines mentales, en passant par l’emploi, le stress ou la connaissance de soi, histoire d’évoluer vers davantage de bien-être personnel, relationnel et professionnel, les trois étant étroitement liés…

 

 

 

8 ebooks gratuits pour réussir vos odyssées professionnelles

 

 

 

Les guides d’auto-coaching d’Ithaque

 

Ces dossiers sont des guides d’auto coaching sur divers thèmes, qui pourront évoluer et s’étoffer au fur et à mesure des publications, aussi n’hésitez pas à venir les consulter régulièrement.

 

Les dossiers d’Ithaque reprennent certains articles publiés sur le blog d’Ithaque dans un ordre plus logique et construit que celui de leurs dates de parution, afin de vous offrir une vue plus claire  de la réflexion que vous pouvez mener et du travail qui peut être fait en coaching.

 

Rappelons que les questions posées sont des pistes de réflexion, car tout l’art du questionnement qui est l’essence du coaching consiste à rebondir sur les réponses faites. L’auto coaching a autant de bienfaits que de limites;)

 

Ces publications sont sous licence Creative commons

Paternité + Pas d’Utilisation Commerciale + Partage à l’Identique (BY NC SA): Le titulaire des droits autorise l’exploitation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui régit l’œuvre originale et contiennent la mention de l’auteur.

 

Ils sont uniquement consultables en ligne.

 

 

 

 

Reconversion professionnelle: le guide d’auto-coaching

 

Cet ebook a été lu par plus de 150 000 personnes et abondamment plébiscité. Il propose des pistes de réflexion en amont, pour s’assurer de monter un projet cohérent, ainsi que pour aborder la panification de projet, posant les bases de la façon d’aborder la reconversion professionnelle, version Ithaque: une odyssée! Il est l’origine du positionnement d’Ithaque sur la reconversion professionnelle, qui lui a valu de devenir premier influenceur en France sur le sujet, selon l’Essec.

 

 

 

 

 

Balade médiévale au pays de la prévention du stress

 

Le stress est beaucoup trop souvent considéré comme un ennemi à combattre, alors qu’il est l’indicateur des besoins à combler et des actions à mener pour le diminuer. Etant une réponse naturelle de l’organisme, ça n’est donc pas lui le problème, mais ce qui le déclenche. Plutôt que de s’acharner sur l’alarme, occupons-nous de l’incendie! Nous y gagnerons en plaisir au travail et en satisfaction!

Je me amusée à illustrer ce manifeste d’Ithaque sur la prévention du stress à l’aide d’une imagerie médiévale… pas toujours guerrière.

 

 

 

 

 

Les messages contraignants

 

Les messages contraignants sont des injonctions inconscientes héritées de notre enfance et de notre éducation, qui régissent nos comportements  et peuvent générer beaucoup de stress, limiter notre potentiel et entraver nos prises de décisions ou pourrir nos relations. Habituellement, lorsqu’on parle de ces drivers, il s’agit avant tout de s’en débarrasser. Je vous propose une alternative: plutôt que de lutter contre vous-mêmes et vos mécanismes, cet ebook a pour objectif de vous aider à les reconnaître, à en minimiser les effets pervers tout en en gardant les bénéfices.

 

 

 

 

 

 

Le triangle de Karpman: sortir des rôles relationnels

 

Nous nous retrouvons souvent enfermés dans des schémas relationnels qui sont la conséquence directe d’un triangle sinistre: qu’on appelle triangle de Karpman ou triangle dramatique. Nous sommes tous inscrits, chacun à notre manière, dans ce triangle persécuteur / sauveur / victime dont les conséquences pénibles impactent la qualité de nos relations. Cet ebook vous aidera à identifier ceux que vous jouez, ceux que jouent vos interlocuteurs, ainsi qu’à en sortir pour à construire et entretenir des relations plus saines, plus nourrissantes et satisfaisantes.

 

 

 

 

 

 

Coaching des 4 saisons

 

Nous sommes peu en phase avec l’enchaînement naturel des saisons. Pourtant, entre alternance de périodes propices à différents types d’actions et vitamines mentales que l’on peut récolter toute l’année, exploiter la saisonnalité de notre petite entreprise intérieure a bien des vertus. Voici comment mettre à profit le rythme naturel des saisons pour alterner la triplette réflexion, décision et mise en action, autant dans nos vies personnelles que professionnelles. L’objectif derrière tout cela étant d’aller vers davantage de bien-être, d’efficacité et de plaisir au quotidien, au travers de la fluidité dans la triplette en question.

 

 

 

 

 

Contributions externes de Sylvaine Pascual

 

Ces ebooks gratuits sont des publications collaboratives auxquelles Sylvaine Pascual a contribué.

 

 

 

 

L’emploi au féminin

 

Cet ouvrage collaboratif publié par le site Mode(s) d’emploi dresse un état des lieux de l’emploi des femmes. A l’heure des discours omniprésents sur la parité, de la déferlante de conseils et d’études sur les femmes au travail, l’éventualité de quotas, les discriminations salariales, il fait un point sur l’évolution de la vie professionnelle des femmes, entre idées reçues et réelles avancées. Au travers du regard d’experts des questions d’emploi, de journalistes, de professionnel(le)s, de créatrices d’entreprises et d’illustrateurs.

 

 

 

 

 

L’équilibre vie personnelle/vie professionnelle

 

J’avais été sollicitée par le blog du Modérateur pour rédiger un billet sur la reconversion en tant que moyen de mieux concilier vie personnelle et vie privée, dans le cadre du débat du mois de RégionsJob. Les conseils et points de vue d’experts, ainsi que les témoignages, ont été regroupé dans ce bel ebook intitulé A la recherche de l’équilibre entre vie pro et vie perso, qui n’hésite pas à explorer des pistes telles que la mobilité, le télétravail, ou l’expatriation au delà des nombreuses pistes de réflexion plus classiques pour parvenir à trouver votre propre équilibre.

Explorer la possibilité d'une reconversion professionnelle en interne lorsqu'on est seniorLa seconde partie de carrière

 

Publié par le site Nouvelle carrière sous la direction de Vincent Giolito, cet ebook envisage la gestion de la seconde partie de carrière avec optimisme et l’intention de bousculer le statu quo inquiétant en termes d’emploi des seniors. S’il s’adresse essentiellement aux seniors du secteur IT, ma contribution, qui concerne la possibilité de changer de métier en interne, est valable pour tout senior qui se questionne sur les bifurcations professionnelles possibles après 45 ans.

 

 

 

Voir aussi

 

Ithaque dans les médias

Ithaque 1er influenceur sur la reconversion professionnelle

Rencontres APEC Réseaux sociaux: 3 conseils d’utilisation pour les chercheurs d’emploi

Panel APEC 2012: 5 conseils aux chercheurs d’emploi

Emploi et recrutement, 5 blogueurs chez Expectra!

Rugby et management: principes ovales pour tourner rond

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous voulez construire et entretenir une posture, un état d’esprit et un relationnel sereins et dynamiques à la fois, propices à la concrétisation de vos aspirations professionnelles? Pensez au coachingPour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32