Twitter: entre virtuel et IRL

Sylvaine Pascual – Publié dans L’actualité d’Ithaque

 

 

 

Vous commencez à le savoir, je suis une adepte de Twitter qui, en plus d’être un réseau virtuel convivial, est une mine d’information et d’opportunités de rencontres IRL (In real life, dans la vraie vie). A l’occasion du 3ème #TwitpéroVersailles, j’ai été contactée par le Parisien qui voulait en savoir plus sur ces apéros Twitter. J’en profite pour revenir sur les motivations et avantages des rencontres IRL via le réseau virtuel.

 

 

Nous avons donc été une vingtaine à nous retrouver au Carnot, QG des #TwitpéroVersailles, le 21 janvier. L’apéro s’est prolongé en déjeuner qui, de discussion en papotage, nous a entraînés jusque vers 17h, la bonne heure pour se préparer… à d’autres apéros!

Merci infiniment à tous ceux qui nous ont rejoint, un clin d’oeil tout particulier @gienpawlicki @yoram_moyal @comrelais @Anjuna @Christianmkg @aureliedelaunay @CarpentierL @HugClaire @RousselSandrine @Frantztoussaint  et vivement le prochain!

 

La journaliste Hélène Haus s’est jointe à nous pour nous poser des questions sur nos motivations et les avantages de ce type de rencontres.

 

 

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Réseautage facile

 

Les réseaux sociaux sont un moyen facile de rentrer en relation avec toutes sortes de personnes: des contacts professionnels, des gens avec qui on partage un intérêt, une activité, une passion. C’est bien le sujet en commun qui fait que l’échange devient simple et naturel: on comment le post d’un autre, on lui transmet une information pertinente, on rebondit sur une chose qui a été dite et hop! Nous voilà en relation.

 

J’ai déjà évoqué ce les raisons pour lesquelles le réseautage sur Twitter est facile dans ce billet qui, s’il concernait les entrepreneurs, est tout aussi valable pour les salariés et chercheurs d’emploi. Alors, comme dirait Marie-Pierre Fleury : Réseaux sociaux professionnels : tous en expérimentation ! ..donc pas de quoi procrastiner!

 

 

 

L’IRL c’est bien aussi

 

L’autre avantage spécifique à Twitter est le pendant de son défaut: si la limitation des messages à 140 caractères nous apprend à être synthétiques, elle ne favorise pas le débat, l’échange d’idées et l’expression de la nuance. Du coup, la rencontre IRL devient le prolongement naturel des discussions qui s’engagent et se verraient bien de fond, animées ou à bâtons rompus.

 

Quant aux motivations de chacun, elles tiennent essentiellement du plaisir de rencontrer des personnes avec qui on a eu des échanges intéressants et plus si affinités (le plus pouvant être aussi bien professionnel qu’amical). Evidemment, il y a parfois un maladroit qui est venu voir s’il ne pouvait pas en profiter pour faire du business direct, et qui s’y balade la carte de visite en avant en espérant vous vendre sa soupe. Mais ça n’est pas grave, à côté de ça, on est ravis de croiser enfin des personnes avec qui on a échangé sur le réseau, et d’en rencontrer d’autres, le tout dans une ambiance bon enfant.

 

 

Deux types d’événements twitter

 

Les rencontres thématiques

Autour d’un sujet souvent professionnel  apéros entrepreneurs, Twunch CV, twunch management etc. L’objectif étant d’échanger sur un thème commun, qui peut même déboucher sur une production collaborative, lorsque les participants sont blogueurs, comme ça a été le cas pour le TwunchManagement qui s’est déroulé à Lyon en septembre.

Il peut aussi s’agir de rencontre autour de thèmes pas du tout professionnels. Ainsi, j’ai rencontré @jmarc avec qui j’ai organisé le #MeetFridayParisOuest (voir rencontres géographiques), lors d’un apéro Twitter des supporters de l’Usap, à la veille de la finale du TOP 14 en 2012.

 

Les rencontres géographiques

Celles-ci ont un but essentiellement convivial qui permettent de nouer des liens locaux entre twittos d’une même région ou d’une même ville. Ainsi le #MeetFridayParisOuest avait pour but de sortir un peu de Paris, et nous en sommes tellement sortis que nous avons eu le plaisir d’y rencontrer @lasourcehumaine venue tout droit… de Montréal (qui comme chacun sait se trouve à l’ouest, pas rapport à Paris)

Dans une ville comme Versailles, dans laquelle, sans doute plus qu’ailleurs, des communautés aux idées/préoccupations radicalement différentes vivent côte à côte sans nécessairement se croiser, ces #twitpéros sont aussi l’occasion d’aller à la rencontre de ces différences.

C’est bien entendu le cas des 3 #TwitpéroVersailles et du #Twitpicnic organisés de concert avec @RHAttitude, qui seront suivis par d’autres dans lesquels nous seront heureux de vous rencontrer!

 

 

J’aime particulièrement ces twipéros qui sont de jolis moments de convivialité et dont on repart avec de nouveaux potes qu’on sera content de revoir à un prochain IRL, et même parfois avec de nouveaux amis ou des partenaires professionnels. C’est bien dans la vraie vie que les liens se créent, se renforcent et de développent, en revanche, les moyens de la rencontre se multiplient, et c’est tant mieux!

 

 

Voir aussi

 

Formation Twitter

Ithaque, sérendipité et formation Twitter

Réseaux sociaux, cooptation et compétences relationnelles

Création d’entreprise et visibilité sur Internet

 


 

Aller plus loin

 

Vous êtes professionnel(le), salarié(e), entrepreneur ou chercheur d’emploi et voulez développer votre présence numérique via Twitter? Ithaque propose des accompagnements spécifiques, et en particulier la formation Twitter. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Appartenance et résilience collective

Sylvaine Pascual – Publié dans Regards croisés / Relations

 

 

 

Tout au long de l’histoire, l’être humain a traversé mais aussi initié des changements profonds… en groupe. La tribu, c’est quand même rassurant, car les épreuves, les changements inattendus ou non désirés sont plus faciles à traverser à plusieurs, le sentiment d’appartenance permettant une forte résilience collective.

 

 

 

Résilience

 

Cette très jolie animation parle de résilience: la capacité à rebondir face aux difficultés et au changement. Mais aux discours habituels sur ce qui renforce la résilience, elle ajoute une dimension relationnelle très pertinente: nous sommes plus à même d’être résilients lorsque nous affrontons le changement à plusieurs. Car le groupe est plus solide que l’individu isolé, et par là même, il peut être le moteur de changements bénéfiques.

 

(Cette vidéo a aussi pour objectif une promotion des projets locaux, dans le cadre du développement durable, de l’économie sociale et solidaire qui sont davantage de l’ordre des idées politiques et économiques de chacun, aussi je vous laisse seuls juges de cet aspect, et je me concentre sur la question de la résilience collective.)

 

 

 

 

Le changement, ensemble

 

Le collectif permet de gérer le changement ensemble, au lieu de le subir seul(e). Une communauté, si elle a des points communs, est aussi composée de personnes aux caractéristiques diverses qui sont unies par un sentiment d’appartenance fort. L’une des composantes de ce sentiment d’appartenance est le fait de savoir que cette communauté sera là en cas de coup dur. Le soutien moral, le sentiment d’être entouré, de pouvoir s’appuyer sur ses proches sont indissociables du bien-être et du sentiment de sécurité morale et sociale qui permet de s’adapter plus facilement au changement et de traverser les épreuves plus sereinement.

 

Le groupe génère aussi des liens internes entre ses membres, pour en faire une mosaïque cohérente de talents, de ressources, de compétences, de savoir-faire. Ceux-ci, exploités en commun, au service d’un objectif commun, se renforcent et se complètent mutuellement pour élaborer des idées et des stratégies soit pour l’adaptation au changement, soit pour initier des changements positifs et innover.

 

A son tour, cette mosaïque va générer des liens avec d’autres communautés, avec lesquelles elle va s’enrichir, se compléter et se renforcer. Ces groupes peuvent être de natures bien différentes: amis, famille, associations, quartiers, entreprises etc. De même que chaque être humain a besoin de vivre en interdépendance avec les autres, chaque groupe fait partie d’un tout plus grand que lui. A moins d’être un anachorète égyptien amateur de désert, le bien-être et la résilience, c’est aussi les autres, c’est chacun d’entre nous avec les autres.

 

Ainsi chacun d’entre nous a besoin d’appartenir a des groupes soudés autour d’objectifs commun dans lesquels il/elle se reconnaît et qui correspond à ses valeurs. Et il est de la responsabilité de chacun d’entre nous d’œuvrer à la cohésion de ces groupes, afin qu’ils soient en mesure de générer le changement positif ET de faire preuve de résilience en cas de coup dur, au lieu de céder au chacun pour soi.

 

 

 

Indispensable appartenance

 

Évidemment, sur le plan purement théorique, tout cela semble naturel et du domaine du bon sens…la résilience pour les nuls, en quelque sorte. Du moins jusqu’à ce que les égos s’en mêlent. La peur de l’autre et son pendant, l’intérêt personnel, quand ils s’expriment plus fort que les besoins collectifs, sont le sable qui bloquent les rouages du bon fonctionnement du groupe, au détriment du dit groupe, mais aussi, individuellement, du bien-être de chacun de ses membres.

 

Le désir d’épanouissement personnel, de réalisation de soi est souvent accusé de mettre à mal l’esprit d’équipe et la capacité à collaborer. Or ça n’est pas le cas (ou ne devrait pas l’être), car le bien-être personnel passe nécessairement par des relations saines et sereines, par la satisfaction des sentiments d’appartenance et de reconnaissance. L’obstacle réel est bien l’intérêt personnel magnifié au point de s’exprimer au détriment des autres et des communautés. La détermination à obtenir ce qu’on veut en dépit des valeurs communes et de l’éthique effrite les fondations du collectif et minimise sa capacité de résilience. Au premier coup dur, on se retrouve alors avec un groupe qui se nourrit d’un bouc-émissaire, ou qui voit ses membres se monter les uns contre les autres.

 

 

3 axes de construction de l’appartenance

 

Je retiens de cette vidéo 3 éléments qui participent du renforcement de la cohésion, qui autorisent le sentiment d’appartenance et permettent la résilience collective:

 

  • La confiance: La vidéo a choisi l’imagerie du surf, je prendrai pour ma part celle du rugby, qui m’est plus familière: la confiance mutuelle qui renforce le groupe est un mélange de définition précise des rôles et apports de chacun, d’engagement individuel au service du groupe, de respect mutuel, de gestion des égos et de l’erreur. Elle est centrale à l’esprit d’équipe.
  • L’apprentissage: par l’expérimentation et la pratique, plutôt que par l’excès de théorie (qui actuellement est la plaie du management). Remplacer la crainte de l’erreur (et donc la mise à l’index) par l’apprentissage: comment à en tirer les leçons, par la triplette évaluation/décision/action qui permet de sortir du sentiment d’échec. A la fois sur le plan individuel et collectif.

 

A l’arrivée, l’équilibre est évidemment délicat à trouver, fragile et fluctuant. Il est donc indispensable de l’évaluer et de le réajuster régulièrement. Tout ce travail de construction et d’entretien ne peut s’effectuer que conjointement au niveau individuel et collectif, ce qui signifie qu’il est à la fois long et complexe. Il est cependant un véritable investissement sur l’avenir et la cerise sur le gâteau, c’est qu’il débouche naturellement sur des relations qui permettent la gentillesse, formidable ressort relationnel qui nécessite de sacrées tripes à mettre en œuvre seul(e).

 

 

 

Voir aussi

 

Relation à soi/relation aux autres: le cocktail indispensable

Besoins affectifs: bien-être et dépendances

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Ebook gratuit: le triangle de Karpman; comment sortir des rôles relationnels

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A lire ailleurs

 

La confiance, principale valeur de l’entreprise?

A chaque organisation sa mosaïque de managers

La résilience collective

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Aller plus loin

 

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Enjeux de société: 3 paradoxes et une bonne nouvelle

Sylvaine Pascual – Publié dans Entreprendre / regards croisés

 

 

 

J’ai été invitée au colloque Quels dirigeants, quelles dirigeantes pour demain?, organisé par le groupe Grandes écoles au féminin (GEF), suite à une étude menée sur le sujet. Cette étude très riche a abordé le sujet sous plusieurs angles, que je vous propose de découvrir au fil de plusieurs articles. En commençant aujourd’hui par les trois paradoxes des enjeux de la société… et la bonne nouvelle qui en découle.

 

 

 Grandes écoles au féminin

 

Ce groupe très actif regroupe les associations de diplômés de 10 grandes écoles: Centrale Paris, ENA, Ecole des Ponts PariTech, ESCP Europe, ESSEC, HEC, IEP Paris, INSEAD, Mines ParisTech et Polytechnique.

Elle s’est donné pour mission d’être:

  • Un observatoire de l’évolution des parcours des femmes et des hommes diplômés de ses écoles et à ce titre a mené 5 études depuis 2003.
  • Un acteur qui fait bouger les lignes sur le front de la modernisation des entreprises et des administrations, en premier lieu sur le thème de la mixité du management et top management.
  • Un réseau de réflexion, de témoignages et de partage de bonnes pratiques avec les dirigeants ou responsables politiques, intellectuels. GEF organise régulièrement des petits déjeuners sur ces thématiques.

 

La 5ème étude menée par GEF en partenariat avec Sociovision Cofremca va au-delà de la modernisation des entreprises par la mixité. Elle a questionné 21 dirigeant(e)s et entrepreneurs ainsi que 4200 diplômé(e)s de ses écoles autour de trois axes:

  • Les enjeux pour les dirigeant(e)s de demain
  • La vision de l’accès au pouvoir et de son exercice (qualités et compétences requises etc.)
  • Les propositions d’actions concrètes pour avancer positivement dans cette voie.

L’objectif étant de comprendre pour mieux agir. Voici les résultats de cette étude concernant les enjeux de la société civile, vus par les diplômé(e)s de ces 10 grandes écoles. Ils s’expriment essentiellement en trois paradoxes qui sont le reflet d’une société tiraillée entre technologie et performance d’un côté, et besoins humains de l’autre.

 

 

 

Paradoxe 1: montée de l’autonomie, baisse de la prise de risque

 

65% des diplômés se sentent pleins de ressources et capables d’entreprendre de nombreuses choses, 53% aiment relever des défis. Pourtant seuls 16% sont prêts à prendre des risques, chiffre en chute libre depuis 97 où il était de 28%.

 

 

 

Ce paradoxe est peut-être le fruit d’une société de plus en plus inquiétante et incertaine, en particulier sur le plan économique et financier. Si le sentiment de compétence augmente, la prudence est de plus en plus de mise:  l’ambition oui, mais pas à n’importe quel prix.

 

Le statut de diplômé(e) d’un grande école étant un sésame efficace pour des emplois intéressants assortis de rémunérations confortables, l’envie d’entreprendre au sens de créer ou reprendre une entreprise peut être considérée comme une prise de risque inutile et indésirable. Ajouté à cela le fait que préserver sa vie personnelle devient un enjeu de plus en plus important, et même une priorité pour 81% des hommes et 69% des femmes interrogés, et on comprend aisément le manque de motivation à mettre sa situation en danger.

 

Le sentiment grandissant – à tort ou à raison – d’insécurité morale et financière, augmente l’ampleur des difficultés supplémentaires en cas d’échec: il apparaît plus difficile de rebondir. Le désir de challenge associé au sentiment de compétence ne se traduisant pas par la prise de risque, le besoin de lui trouver un moyen d’expression passe par un désir d’autonomie accru. Disposer d’autonomie dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies pour mener à bien un projet à l’intérieur d’une structure est, en soi, un défi à relever, mais qui reste dans un cadre relativement sécurisant.

 

Malheureusement, à une époque où n’importe quelle transition professionnelle peut ressembler à une prise de risque, on en arrive aussi à des situations absurdes dans lesquelles la crainte de la prise de risque est telle qu’elle génère une illusion de sécurité – le boulot actuel – dont la conséquence directe peut être l’aveuglement et la non prise an compte des signaux qui mènent droit au burnout sans même s’en rendre compte.

 

En revanche, Eloic Peyrache, directeur délégué d’HEC, note une augmentation très forte de l’intérêt pour entrepreneuriat au sein de son campus, qu’il lie à la montée de l’individualisme. Cet engouement des jeunes générations pour la création d’entreprise est peut-être aussi un indicateur fort de la perte de confiance en les institutions et entreprise (3ème paradoxe) qui pousse les jeunes générations à avoir davantage envie de travailler pour eux-mêmes, ce qui jusqu’à il y a peu, était peu ancré dans la culture des grandes écoles.

 

 

 

Paradoxe 2: Dictature de l’immédiat vs quête de sens

 

Les intervenants ont souligné combien le rapport au temps a changé ces dernières années et comment les nouvelles technologies nous ont propulsés dans ce qui est en passe de devenir une véritable dictature de l’instantané: pour 51% des diplômés, l’essentiel, quand on entreprend quelque chose, c’est d’obtenir des résultats rapides. Et dans le même temps, 78% aimeraient que la société ait un but commun auquel cela vaudrait la peine de se consacrer.

 

 

Ce paradoxe n’est sans doute qu’apparent, car l’excès d’immédiateté dépouille l’action de sens, comme par exemple le goût du travail bien fait, la satisfaction durable des résultats pérennes, bref, ce qui s’inscrit dans le temps à long terme. Du coup, il n’est peut-être pas si étonnant que ça de se retrouver en quête de sens ailleurs. Car l’obsolescence quasi immédiate de ce que nous obtenons ne permet pas de construire la satisfaction durable, et par la même une image positive de soi durable. Il devient obligatoire de remettre son métier sur l’ouvrage pour obtenir, encore et encore, des miettes de construction de soi qui, mises bout à bout, n’œuvrent jamais dans le sens d’un édifice solide.

 

En d’autres termes, une cathédrale, ça ne se construit pas en 5 minutes, et le sentiment à la fois de réalisation de soi, de sens, mais aussi d’utilité, de contribution, c’est à dire ce qui va au delà de nous-mêmes et nous inscrit dans un rôle significatif au sein de la société ne se bâtit pas dans l’éphémère et l’instantané. Le sens produit aussi l’engagement, suscite la motivation et le goût de l’effort, bref, les conditions nécessaires à la réalisation de projets qui ont un peu d’ampleur. Le but commun, quant à lui, favorise l’esprit d’équipe.

 

D’autre part, le seul profit ne suffit pas à nourrir cette quête de sens. Les participants au colloque ont insisté sur le fait que depuis les années 2000, la quête de sens s’est renforcée autour de l’idée qu’on n’a pas envie d’être responsable du mal-être de la planète.

Cependant, je pense que le sens de ce que nous faisons va plus loin que les enjeux d’environnement durable et s’exprime fortement au travers du sentiment d’utilité au sens large. C’est d’ailleurs un moteur très fréquent chez mes clients en reconversion, qui ont souvent le sentiment, même lorsqu’ils ont des postes à responsabilité, de n’être qu’un rouage au sein de la machine et de ne pas voir le résultat concret de leur action professionnelle.

Rappelons que le sens est un sentiment très personnel et que la question de sa propre contribution au monde qui nous entoure est cruciale dans la construction d’un projet professionnel cohérent.

 

Cet apparent paradoxe explique peut-être aussi pourquoi la prise de risque est en baisse: l’exigence de rapidité des résultats manque de sens et nécessite un engagement personnel en termes de temps et d’énergie que les diplômés d’aujourd’hui ont de moins en moins envie de fournir, car il correspond fréquemment au sacrifice d’une partie de sa vie personnelle. Sacrifice que 70%d’entre eux ne sont plus enclins à faire.

 

 

 

Paradoxe 3: Contestation des institutions vs demande d’autorité

 

Seuls 33% des diplômé(e)s estiment que les grandes entreprises servent les intérêts du public (35% pour le gouvernement et 20% pour les partis politiques) et à l’inverse, 65% pensent que dans une entreprise, il est normal que le patron décide et que tout le monde obéisse.

 

 

 

Ce paradoxe-là trouve sans doute une partie de son explication dans l’égo, et plus précisément dans le fait que de nombreux(ses) diplômé(e)s de grandes écoles ont des postes de management, avec des équipes à diriger, et qu’ils s’estiment en droit d’attendre le respect de leurs décisions. Car l’auto-objectivation est un art difficile, et l’on reconnait plus facilement les erreurs des autres que les siennes.

 

Cependant, ces chiffres marquent aussi un profond désaveu des institutions, une perte de confiance généralisée dans des entreprises et institutions incapables de garantir un minimum d’équité, de sens, ou de la prospérité qui entretiendrait l’espoir de lendemains meilleurs. Lendemains qui, au passage, rendraient la prise de risque moins inquiétante, puisque l’échec apparaitrait alors moins probable et moins définitif.

 

Ce désaveu des institutions marque peut-être aussi – et ce serait là la vraie bonne nouvelle -  le début du refus de participer à la déshumanisation des entreprises au profit du triomphe du tout-financier. Il se placerait ainsi dans la droite lignée du besoin de sens exposé plus haut, et de la détermination à ne plus agir à l’encontre de ses valeurs, autre révélation de l’étude que laquelle nous reviendrons.

 

D’autre part, sous la demande d’autorité se cache peut-être aussi le besoin de règles claires, équitables, connues de tous, celles qui font que chacun peut s’y reconnaître, reconnaître sont rôle et comprendre celui des autres – donc sait quand, comment et sur qui s’appuyer en cas de besoin.  Le tout constituant  des vitamines à sentiments d’appartenance et de reconnaissance, fondations indispensables de la collaboration et à l’engagement. Il s’agirait alors d’un équilibre entre marge de manœuvre personnelle dans un cadre clair.

 

 

 

Bonne nouvelle

 

Ainsi, ces paradoxes sont peut-être une bonne nouvelle. L’évolution de la société et des stratégies d’entreprises, après avoir exploré les itinéraires inhumains de la performance à tout prix, pourrait bien prendre un virage serré pour s’intéresser à des alternatives viables et compétitives mais plus porteuses de sens, plus respectueuses des besoins fondamentaux et des limites naturelles de l’être humain.

 

Il y a là, pour les dirigeants de demain, matière à réfléchir sur les enjeux à la fois collectifs et individuels dans le développement de leurs entreprises:

  • Développer des entreprises porteuses de sens, qui donnent le sentiment à leurs salariés de contribuer à l’amélioration de la vie et à la préservation de la planète, plutôt qu’à gonfler le portefeuille de ses actionnaires.
  • Donner à chacun accès aux outils nécessaires à l’identification des valeurs personnelles et de la définition, au niveau individuel, de ce qui fait sens, de façon à pourvoir construire des itinéraires professionnels cohérents. Ce qui passe bien entendu par l’exploration de soi, de ses aspirations et des ses besoins professionnels.

 

Et la suite des résultats de cette étude va dans ce sens, puisque le profil du dirigeant de demain est diamétralement opposé à celui du dirigeant d’aujourd’hui, comme nous le verront la prochaine fois.

 

 

 

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Réussir sa reconversion professionnelle

Sylvaine Pascual – Publié dans L’actualité d’Ithaque / Reconversion professionnelle

 

 

 

Jeudi 19 janvier, j’ai invitée par Nathalie Croisé à participer à son émission Paris d’avenir sur BFM business, sur le thème « réussir sa reconversion professionnelle. En voici le podcast, en attendant la vidéo!

 

 

Vincent Monfort, directeur Marketing de Cadremploi, Sylvie Cavelier, fondatrice de Coach and Cook, Bruno de Monte, directeur de l’École Grégoire Ferrandi et moi-même avons répondu aux questions de Nathalie Croisé sur comment réussir sa reconversion professionnelle.

 

Il ressort de l’émission un point essentiel: celui de la réflexion et amont et de la préparation du projet. Non seulement dans sa dimension opérationnelle, incontournable, mais aussi et surtout de la dimension personnelle, en termes de motivation, d’assurance, d’aspirations, de valeurs, de réponse à ses besoins professionnels etc. Cette prise de conscience de l’importance de la personne derrière le projet, si elle a été abondamment partagée lors de cette émission, reste anecdotique, voire inexistante quant à son traitement au sein de nombreux cabinets qui gèrent essentiellement la partie opérationnelle. A chaque candidat à la reconversion, donc, de réfléchir à la façon dont ils vont aborder cette partie essentielle de l’élaboration de leur projet.

 

Pour écouter l’émission: 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

 

 

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Attention à la Terre, plaisir d’apprendre et engagement durable

Sylvaine Pascual – Publié dans Intantanés

 

 

 

Troisième portrait de notre série de gens à la fois ordinaires et extraordinaires, engagés dans des projets qui ont du sens. Leurs motivations, l’imagination, la détermination dont ils sont capables pour les mener à bien sont de lumineux exemples des itinéraires que l’engagement peut nous permettre d’emprunter.  Nous avions été à la rencontre de Pierre Denier et de Jean-Marc Le Hunsec, je vous propose aujourd’hui de découvrir Michèle d’Attention à la Terre

 

 

 

La force de l’engagement

 

Loin d’être des super héros, ou de disposer de fonds permettant de réaliser des projets ambitieux plus facilement, nombre de gens réalisent et font vivre des projets formidables, tout en les conciliant avec une vie relativement classique, pour ne pas dire banale. Pour tous ceux qui ont des aspirations, tout en ne parvenant pas à oser, en se demandant si « c’est réaliste », ils sont un exemple du vaste champ des possibles, pour peu qu’on accepte de faire des choix, des ajustements, de prendre des décisions, de sauter des pas, de franchir des caps, bref, de s’engager. Explorer leurs motivations et leur engagement dans leur projet est un moyen de prendre conscience que chacun peut faire vivre ses aspirations, à son rythme et à sa manière.

 

C’est le cas de Michèle, institutrice et prof de gym de formation, qui a aussi travaillé dans les huiles essentielles et dans l’électronique. Créatrice et rédactrice du blog Attention à la Terre, qui a reçu le Golden Blog Award 2011 du meilleur blog environnement, elle est aussi engagée dans diverses activités d’animation de sites webs, de conseil et facilitation de l’Internet pour des particuliers.

 

Elle est aussi impliquée dans un vaste projet de transformation de sa maison en habitation passive, ainsi que dans des activités bénévoles.

Michèle est très active, avec humour et intelligence, dans l’information autour de l’environnement et de l’écologie depuis l’ouverture de son blog en 2006, ce qui montre que l’engagement, lui aussi, peut être durable…

 

 

 

 

Michèle, tu as créé Attention à la Terre fin 2006. Qu’est-ce qui t’a donné envie d’ouvrir un blog sur l’environnement?

 

J’ai été éduquée dans l’esprit « on ne peut pas gaspiller, les choses doivent durer », donc, c’est tout naturellement que j’applique cette « philosophie » aussi chez moi dans la vie de tous les jours, (par exemple, les enfants ont eu des langes en tissus (en 82-83) je fais le pain, nous entretenons un potager, etc.

 

Dès 2006, les projets de transformation de notre maison ont pris forme et mes recherches dans les domaines ont été stockées sur l’ordinateur. C’est aussi à cette époque que j’ai découvert Blogger, tout s’est ensuite à nouveau passé naturellement : j’ai pensé que d’autres personnes seraient peut-être également intéressées par ces infos, du coup « Attention à la Terre » est né : nom qui m’est venu tout seul, comme une évidence !

 

La formule lancée initialement sur blogspot a bien changé mais est toujours en ligne car plus de 660 articles l’illustrent : http://attentionalaterre.blogspot.com/

En mai 2011, la nouvelle version d’ Attention à la Terre, a été lancée en même temps que les préparatifs pour nos travaux, le temps me manque donc pour continuer les publications au même rythme.

 

 

 

Cet engagement environnemental, à quelles motivations, à quelles valeurs correspond-il?

Le mot RESPECT me vient automatiquement à l’esprit, il résume pour moi toutes les valeurs. Je dois continuellement « mordre sur ma chique »* et me dire que tout le monde ne pense pas comme moi et n’a pas forcément la même notion du mot respect.

 

Comment peut-on se respecter soi, si on ne respecte pas la planète ? (la nature, les plantes, les animaux et bien entendu les êtres humains).

 

La terre nous héberge depuis tant d’années, je n’imagine pas une seconde ne pas trier mes déchets, ou vider mes poubelles dans un fossé, ceux qui le font (dans nos sociétés où le tri est organisé) réalisent-ils qu’ils se polluent eux-mêmes ? …Pas sûr.

Les tribus indiennes avaient ce respect en eux, ils vivaient proches de la terre et ne connaissaient pas toutes nos maladies…

 

J’ai donc voulu par cet engagement concrétiser ma démarche et profiter de l’outil informatique pour faire passer quelques trucs ou astuces dans le domaine de la protection de l’environnement en général.

Mais, comme souvent, environnement rime avec barbant pour une certaine catégorie de personnes, j’essaye le plus possible que l’humour soit la sauce qui fera passer le merlan!

 

Pour tout cela, lorsque j’ai été « shortlistée » parmi les dix finalistes dans la catégorie Ecologie/Environnement aux Golden blog Awards en novembre 2011, puis que j’ai reçu le trophée lors de la finale à l’Hôtel de ville de Paris le 16 novembre, j’ai pris cela comme une belle récompense pour toutes ces années de vie et de travail pour le respect de la planète.

 

 

 

Tu as beaucoup d’activités en dehors de ton blog : d’autres sites Internet que tu gères et de l’aide informatique à des particuliers. Tout cela prend du temps, et pourtant tu parviens à concilier: comment parviens-tu à t’organiser?

 

Tout d’abord, un secret : je suis en permanence en proie à la procrastination sujet que tu connais bien ;o) sans rire, en prendre conscience aide vraiment à mieux organiser les journées, à définir les plages horaires qui fonctionnent et à concilier avec le reste.

J’ai aussi appris à mieux gérer mon temps et mes priorités, via Ithaque**, par exemple en ne laissant plus mes débutants m’imposer leurs horaires, au détriment de mon organisation.

 

Pour Internet, c’est plus compliqué par exemple pour le site de Pierre Perret, c’est important de faire passer une actualité avant tout le reste ! Cela demande alors beaucoup de réactivité et de disponibilité.

 

Pour Attention à la Terre et Tibet BD, j’ai fortement réduit les publications, car avec le projet de rendre notre maison passive en cours, mon organisation n’est pas encore au top, mais j’y travaille !!

 

Cela demande donc de passer du temps sur l’ordinateur, mais c’est vital de décrocher également et les marches et les balades à vélo que nous faisons, mon Robin des bois et moi, plusieurs fois par semaine dans la nature, nous oxygènent le cerveau et les muscles!

Cependant au final, j’ai le sentiment que je suis en permanence en train d’apprendre, et mon vrai moteur est que c’est tellement un plaisir pour moi d’apprendre que je ne vois souvent pas le temps passer!

 

 

Pour suivre Michèle sur Twitter: @luptidej

La page Facebook d’Attention à la Terre

 

 

 

* « Mordre sur sa chique » est une expression Wallone qui signifie « faire contre mauvaise fortune bon cœur »

** Merci Michèle pour la pub^^

 

 

 

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Produire vs induire le sentiment d’être heureux

Sylvaine Pascual – Publié dans Talents et ressources / Comprendre les émotions

 

 

 

Qui d’entre nous n’a pas siffloté un jour « il en faut peu pour être heureux » tout en rêvant à un avenir meilleur, fait de job de rêve, de relations harmonieuses, de revenus confortables, d’activités réjouissantes? Attendre Dame Fortune est une vraie fausse bonne idée, car le sentiment d’être heureux le plus puissant vient de l’intérieur et n’est soumis ni aux possessions, ni à l’environnement.

 

 

 

Producteur… de bonheur?

Ha voilà bien un sous-titre cucul la praline, aux relents mélangés de béatitude dalaï-lamesque* d’une part, et d’aspirations infantiles version je-veux-tout d’autre part. Au bonheur, préférons donc l’expression sentiment d’être heureux, qui a l’avantage de sous-entendre que c’est bien nous qui le produisons, ce qui est tout l’objet de ce billet.

 

Dans cette vidéo passionnante, Dan Gilbert, chercheur en psychologie à Harvard, montre cette fantastique faculté que nous avons de produire le sentiment d’être heureux, au lieu d’espérer le recevoir, en vrac, de Dame Fortune, du père Noël, ou encore de divinités en tous genres, de l’héritage de Mémé Huguette ou du bon vouloir du patron.  De plus, le sentiment de contentement lié à ces satisfactions induites par l’environnement est bien moindre que nous l’anticipons. Inversement, une sorte de système immunitaire psychologique nous aide à ne pas sombrer lorsque nous n’obtenons pas ce que nous voulons ou que nous traversons de véritables épreuves.

 

 

 

 

Anticipations erronées

En d’autres termes, nous sommes très mauvais quand il s’agit de déterminer ce qui va nous rendre heureux ou pas.

 

Lorsque nous l’imaginons, nous avons tendance à amplifier l’impact émotionnel d’un événement déterminé sur notre état d’esprit. Ainsi, si nous anticipons certains événements négatifs, ils nous paraissent bien plus catastrophiques qu’ils le seraient réellement. A l’inverse, lorsque nous imaginons des événements heureux, nous exagérons sans le savoir le sentiment de bonheur qu’il pourrait nous procurer. Pourquoi? Parce que nous pouvons produire le sentiment d’être heureux, il n’est pas seulement induit par notre environnement.

 

 

Sentiment induit vs sentiment produit

Cette croyance trop répandue que le sentiment d’être heureux est induit, c’est à dire qu’il nous vient de l’extérieur, contingenté par les circonstances, les personnes, les possessions, les événements etc. est problématique à plus d’un titre. Elle nous pousse à ignorer que nous sommes à l’origine de nos émotions, donc à négliger leurs messages.  Elle nous pousse à la passivité. Car s’il nous vient de l’extérieur, alors il est légitime de s’asseoir sur le bord de la route et d’attendre qu’il nous tombe dessus, plutôt que d’aller le dénicher par nous-mêmes.

 

En effet, nous croyons souvent que le sentiment d’être heureux vient lorsque nous obtenons ce que nous voulons. Et nous nous imaginons à tort que ce sentiment est plus fort que le sentiment produit, qui consiste, quant à lui, à fabriquer le sentiment d’être heureux en dépit de ce qui nous arrive.

 

Et selon Dan Gilbert, cela s’explique dans une société de consommation dont l’intégralité du système repose sur cette croyance. Si nous étions convaincus que nous pouvons produire un sentiment de satisfaction équivalent sans acheter cet indispensable écran plat, c’est toute l’économie qui pourrait dire « adieu veaux, vaches, cochons, profits », face aux armées de non-consommateurs dont le sentiment interne de satisfaction n’aurait pas besoin de compensation.

 

 

Modification de la perception

La recherche a montré que le sentiment produit est tout aussi satisfaisant et efficace que le sentiment induit, et qu’il peut aller jusqu’à la modification de la perception de l’événement. Ce n’est plus un petit arrangement avec la vérité, c’est un système d’entretien du bien-être qui change le regard que nous portons sur l’événement et le rend bien plus positif. En modifiant la perception de l’événement, notre cerveau nous permet de faire avec ce qui ne dépend pas de nous. Par exemple: qui n’a jamais entendu une personne dire, à propos d’un job ou d’une promotion qu’elle n’a pas eu « de toute façon, c’est mieux comme ça, je n’en voulais pas ».

 

 

Donnez-moi un cerveau

Nul besoin donc d’une manufacture de petits bonheurs en forme de chocolats ou de 4×4 rutilants pour parvenir à cela: il suffit d’avoir un cerveau. Il est doté d’une sorte de système immunitaire psychologique,une série de processus cognitifs inconscients qui lui permet de modifier notre perception du monde pour le rendre plus agréable.

 

Dan Gilbert nous donne l’exemple fascinant de Moreese Bickham, qui, à 78 ans, après 37 ans de prison pour un crime qu’il n’avait pas commis, a déclaré au moment de sa libération « Je n’ai aucun regret, ça a été une magnifique expérience ». Cet exemple (parmi d’autres dans la vidéo) démontre qu’il est possible d’avoir le sentiment d’être heureux malgré les circonstances. Moreese Bickham a probablement une tendance naturelle à exploiter cette capacité davantage que la moyenne.

 

L’autre bonne nouvelle, c’est que nous pouvons renforcer cette capacité en choisissant de produire des sentiments de joie, de satisfaction, de plaisir. Et développer ce talent ne vous transformera pas en optimiste niaiseux au sourire béat: au contraire, la conséquence est un renforcement de la résilience, indispensable pour traverser les divers aléas de la vie, et rebondir en cas d’échec.

 

En d’autres termes,si vous trouvez votre boulot acceptable, si votre éventuel syndrome du dimanche soir ne hurle pas à vos oreilles au point d’être au bord de la crise de nerfs, si le nombre d’abrutis qui vous entourent vous paraît à peu près normal, si les périodes de stress vous paraissent pénibles, mais gérables, si vous vous êtes simplement laissé(e) rattrapé(e) par la morosité ambiante et le manque de temps, tout va bien! La satisfaction, la joie, la gaité, bref, le sentiment d’être heureux sont à portée de main…

 

 

Halte à l’obligation d’être heureux

Attention cependant: cela n’est pas une réponse miracle au stress ou une façon de se soumettre à l’inacceptable. C’est un moyen de poser un regard plus satisfait sur une vie déjà acceptable, de renouer avec de l’enthousiasme et de la joie de vivre qui rendent plus dynamiques, plus enclins à agir.

 

Il ne s’agit pas non plus de rendre obligatoire le sentiment d’être heureux sous prétexte qu’il dépend de nous. Nous pouvons le renforcer dans des conditions de vies normales, nous ne pouvons pas l’exiger, ni dans ces situations normales, et encore moins dans l’épreuve. Nos réactions émotionnelles et nos façons de traiter certains événements dépendent de très nombreux éléments du domaine de l’histoire personnelle, et il n’y a pas d’échelle de validité et de légitimité des émotions, car nous ne les choisissons pas.

 

 

Produire le sentiment d’être heureux

Voici quelques pistes pour renforcer cet état d’esprit et apprendre à apprécier ce dont nous disposons, à construire ces réserves à Vitamines mentales dans un coin de nous-mêmes, à les remplir à chaque opportunité et à puiser dedans quand c’est nécessaire:

Dynamisme: faire le plein de vitamines mentales

Bien-être: fleuve paisible, rives fleuries

Éloge du plaisir

Plaisir et seuil de satisfaction

Saisir les opportunités
S’adapter aux événements extérieurs
Rôle des émotions: la joie
Le rire, remède universel
Les valeurs: l’énergie renouvelable de la motivation
Cultiver l’optimisme:10 bonnes raisons et 7 pistes

 

S’émerveiller

Apprécier ce que l’on a

A la rencontre de la beauté

Bien-être: fleuve paisible, rives fleuries

Regarder grandir

 

Dossiers complets:

Bien-être et estime de soi

Vitamines mentales

 

 

* Il vous plaît celui-là? ;)

 


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Initier le changement, pas à pas

Sylvie Bellard – Publié dans Trait d’union / Objectifs, décisions et solutions

 

 

 

La caverne de Platon

La peur du changement nous enchaîne à la caverne et nous pousse à la dérobade alors que le changement est le mouvement de la vie naturellement. Lorsqu’un changement, un obstacle vient à se présenter nous avons souvent tendance à résister au lieu d’être agile pour l’accompagner en prenant notre part de responsabilité et en respectant nos valeurs, nos besoins.

 

 

Si nous commencions par initier de petits changements dans notre quotidien ?

 

Ah oui mais ! Mais quoi ? Qu’est ce qui nous empêche d’aller vers ces nouveaux espaces pour bénéficier de ce qu’ils recèlent de beau, de simple, d’enrichissant pour nous, d’opportunités ?

 

L’inconnu ou plutôt la vision que nous en faisons au travers de nos grilles de lecture nous inquiète ; Il y a quelque chose d’hostile dans notre projection voire de malveillant, de dangereux. Alors que ce que nous connaissons, ce qui nous est familier nous rassure.

 

Je vous propose cet enchaînement, comme un trait d’union, sorte de mini processus d’auto-coaching à partir d’une sélection d’articles du blog d’Ithaque.

 

Comment initier le changement pour évoluer et vivre pleinement sa vie? Pas besoin de tout chambouler mais sortir de sa zone de confort pas à pas, bousculer ses habitudes au quotidien et peut être faire une lecture utile de nos émotions, de comprendre les bénéfices secondaires, alors que nous nous apprêtons à mettre le bout du nez en dehors de notre zone de confort.  Et puis persévérer au cas où le naturel reviendrait au galop et continuer d’expérimenter.
 


Aller plus loin

 

Vous voulez initier des changements, à votre rythme? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Reconversion professionnelle: Ithaque dans Paris d’avenir, sur BFM

Sylvaine Pascual – Publié dans L’actualité d’Ithaque

 

 

 

Jeudi 19 janvier, je suis invitée par Nathalie Croisé à participer à son émission Paris d’avenir sur BFM business, pour parler reconversion professionnelle.

 

 

L’émission Paris d’avenir a lieu du lundi au jeudi de 21h à 22h, et Nathalie Croisé y aborde des thématiques autour des entreprises innovantes d’Ile de France.

 

En compagnie du directeur de l’Ecole Grégoire Ferrandi de la CCIP qui propose principalement des formations à des personnes en cours de reconversion et de Sylvie Cavelier, fondatrice de Coach and Cook (société originale qui propose un accompagnement dans la conception et la fabrication de vos repas en vous proposant chaque semaine des plats de saison à cuisiner), nous évoquerons divers aspects liés au fait de changer de métier.

 

Rendez-vous donc jeudi 19 à 21h pour parler reconversion professionnelle! L’émission sera retransmise en direct sur BFM TV et radio. Vous pourrez écouter l’émission sur Internet ici.

Si vous préférez écouter l’émission à la radio, ou la regarder sur BFM TV, vous pouvez consulter la liste des fréquences ou canaux dans votre région ou votre ville ici

 

Vous pourrez réécouter le podcast ou voir la vidéo par la suite sur le site BFMbusiness.com, et bien sûr, rendez-vous dans quelques jours sur le blog d’Ithaque pour un compte-rendu;)

 

Pour écouter l’émission:

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

 

Créativité: la stratégie Walt Disney

Sylvaine Pascual – Publié dans Objectifs, décision et solutions

 

 

 

Voici une version d’un outil bien connu des coachs et des consultants pour encourager la créativité et favoriser l’élaboration de stratégies pour atteindre un objectif ou de solutions pour la résolution d’un problème: la stratégie Walt Disney.

 

 

Le rêveur, le réaliste et le critique en chacun de nous

 

Voilà un outil bien connu du coaching en général, et de la créativité en particulier. A tel point que la légende et la réalité se confondent, quant à l’origine de cette technique. C’est même assez joli de la voir directement attribuée à Walt Disney avec à la clé une garantie de réussite, parce que Disney, hein, c’est un empire, c’est le Steve Jobs du dessin animé, quoi.

 

En réalité, cette stratégie a été modélisée par Robert B. Dilts dans Strategies of Genius. L’idée de départ est simple: Dilts estimait que l’un des éléments majeurs du génie de Disney reposait sur sa capacité à explorer les choses de différents points de vue. Il en a tiré trois angles de perceptions essentiels: le rêveur, le réaliste et le critique.

 

Toujours selon lui, sans ces trois dimensions d’une même situation, point de salut:

  • Le rêveur sans réaliste ne peut pas concrétiser ses idées.
  • Le critique et le réaliste vont être peu créatifs et/ou innovant sans le rêveur.
  • Le critique et le rêveur dans le même bateau sans réaliste, ça donne des conflits sans fins.
  • Le rêveur et le réaliste peuvent accomplir des choses ensembles, mais sans atteindre le degré de qualité qu’ils auraient pu avoir avec un critique à bord.

Le problème étant que si ces trois traits de personnalité cohabitent en chacun de nous, avec des degrés et des modes d’expression divers, en fonction de notre histoire personnelle, les trois se livrent une guéguerre presque Karpmanienne pour savoir lequel aura le dessus sur les autres, au lieu de vivre en bonne intelligence, en synergie, comme un dit chez les consultants. En d’autres termes, il se joue entre les trois les mêmes jeux de pouvoir que nous jouons avec nos concitoyens.

 

Mais trêve de blablas, la littérature sur le sujet abonde suffisamment pour qu’il soit peu utile de réécrire toute la théorie. Voici un moyen de réconcilier nos trois traits de personnalité et passer une situation, un problème, une recherche de solution/stratégie à la moulinette de ces trois filtre – fichtre: une nouvelle triplette;)

 

 

 

Mini coaching: la stratégie Walt Disney

 

La version que je vous propose aujourd’hui est UNE version, il existe de nombreuses façons de la mettre en œuvre. D’autre part, c’est une version individuelle. Vous l’avez bien compris, elle est aussi utilisable en version équipe, pour éviter que les décisions collectives finissent en aller simple pour le paradoxe d’Abilène.

 

1- Rêvez votre objectif:

N’hésitez pas à fermer les yeux et laisser venir à vous toutes les images qui vous viennent à l’esprit lorsque vous pensez à l’accomplissement de votre projet, ou à la résolution de votre problème. Explorez-le sous toutes les coutures, y compris celles de vos sens. Ici, il ne s’agit ni de réalisme, ni de faisabilité, aussi autorisez-vous à explorer les solutions les plus fantaisistes…

  • Quel est l’objectif?
  • Quel est le but de ce projet?
  • En quoi est-ce qu’il vous motive?
  • Qu’est-ce qu’il vous apportera?
  • Quelles solutions ou stratégies, y compris les plus délirantes (genre baguette magique), vous viennent à l’esprit?
  • Retenez-en trois, dont une vraiment abracadabrante(sque)

 

2- L’œil du réaliste:

Pour chacune de ces trois solutions, y compris la solution farfelue posez-vous les questions suivantes, et répondez-y sans censure ou contrainte:

  • Que devez-vous faire pour la mettre en œuvre?
  • De quelles ressources avez-vous besoin?
  • De quelles personnes?
  • Pour faire quoi?
  • Quels obstacles risquez-vous de rencontrer?
  • Comment les contourner?

 

3- Le regard critique:

Soumettez chacune de ces trois solutions/stratégies à une observation rigoureuse, autant dans leur globalité que dans le détail:

  • Quels sont les avantages?
  • Quels sont les inconvénients, les coûts?
  • Quels éléments de dépendent pas de vous?
  • Qu’est-ce qui pourrait l’améliorer?

 

4- Définir la stratégie

Vous disposez à présent de différentes possibilités qui vont vous amener à élaborer une stratégie:

  • Quels sont les éléments à retenir?
  • Comment les combiner en une mosaïque cohérente, qui va vous donner une stratégie unique?

 

 

Étonnamment peut-être – mais au fond pas tant que ça – les stratégies ainsi concoctées conservent le plus souvent plusieurs éléments clé issus des solutions fantaisistes. Celles-ci sont souvent l’expression désinhibée des tripes, qui ont un accès privilégié à nos valeurs motrices et à nos talents naturels, sans la censure de la raison.

 

Du coup, il résulte souvent de cet exercice des stratégies ou solutions qui peuvent paraître surprenantes, d’un point de vue externe, mais se révèlent diablement efficaces, car elles correspondent à ce que nous savons faire naturellement.

 

 

 

Ressources externes et autres versions:

 

The Secret of Walt Disney’s Creativity

Le secret d’un innovateur: Walt Disney

Développer sa créativité avec la stratégie Disney

 

 

Voir aussi

 

Besoin d’un méchant changement?

Définir son objectif : un élément crucial du coaching
Objectifs: la part du rêve

La notion d’objectif SMART
Faire face aux objectifs ambitieux: la solution culinaire

Prise de décision: se méfier des amis qui nous veulent du bien

Les triplettes du coaching (2)

Résolution de problèmes: l’orientation solutions
Résolution de problème: anticiper au lieu de gémir
Résolution de problème: la technique du pourquoi
Solutions efficaces vs solutions adéquates et éthiques

Créativité: les 6 chapeaux de de Bono, version individuelle

 

Crédit photo

 

 


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Tops et flops 2011, tendances 2012, vus de la Twittosphère

Sylvaine Pascual – Publié dans L’actualité d’Ithaque

 

 

 

Invitée par Arnaud Pottier-Rossi, de l’agence Kalaapa, c’est avec grand plaisir que je me suis prêtée au jeu des questions-réponses dans le cadre de cette série de vidéos sur les tops et flops 2011, ainsi que les tendances 2012.

 

Et je n’étais pas toute seule!

Au contraire: en bonne compagnie, entourée d’une joyeuse bande hétéroclite de Twittos engagés et actifs sur des sujets très divers:

 

@Zerbi2000, @rnaud@Keeguon@MathieuFlex, @kikistan, @DamienDouani, @ElCherubin, @Soraya_Paris, @JorisRenaud, @LePiegeafilles@EdouardPetit, @Mamzelle_Cha, @Cath_Woman, @Les_Bridgets @Guillermo83, @MathieuPollet, @Eowenn, @IgorReteno, @Coupsdepub @ArnaudGaidon  @ParisComLight et moi @SylvainePascual.

 

 

Et pour vous:

  • C’est quoi le top de 2011?
  • Le plus grand flop de 2011?
  • La tendance pour 2012?
  • Votre bonne résolution online pour 2012?

 

Lecteurs fidèles, vous pouvez d’ores et déjà imaginer ma réponse à la question sur les bonnes résolutions ;)

 

 

Top 2011

Flops 2011

 

 

 

Les tendances 2012

 

 

 

Les bonnes résolutions online pour 2012

Voir aussi

 

Emploi, recrutement, 5 blogueurs chez Expectra!

Top des billets 2011

Boulot, bien-être, 7 ebooks gratuits

Rugby, développement personnel et évolution professionnelle

Ithaque dans les médias