Connaissance de soi: le questionnaire de Proust

Sylvaine Pascual – Publié dans: Connaissance de soi Compétences relationnelles

 

 

 

Se prêter au jeu du célèbre questionnaire de Proust, c’est l’occasion d’aller à la rencontre de ce soi-même dont nous savons parfois si peu de choses et aussi, éventuellement, de se dévoiler un peu à autrui. C’était en tout cas l’intention ce type de questionnaire, qui nous vient de  l’Angleterre du XIXème et qui permettait d’évoquer ses aspirations, ses valeurs, ses goûts.

 

 

connaissance de soi questionnaire proust

 

 

 

Des grands sentiments victoriens à la connaissance de soi

 

Découvert par Proust dans un “album de confidences” acheté pour Antoinette Faure, ce questionnaire vient d’un jeu anglais du milieu du XIXème, appelé “Confessions” et avait pour objectif de révéler des aspects de sa personnalité. En vogue outre-Manche, ce questionnaire était en réalité probablement représentatif du journal intime des héroïnes des Hauts de Hurlevent, d’Orgueil et préjugés, et autres perles du roman Victorien. En d’autres termes, le blog des romantiques tourmentées de l’époque. Assez éloigné de ma cup of tea, je dois dire: personnellement, les grands sentiments version soap opéra British, me font franchement tartir et je suis hermétique aux soeurs Brontë autant qu’à Thomas Hardy.

 

Mais je m’égare. car la question n’est pas là, il s’agit surtout de ce dispositif dont nous avons hérité et ce que nous pouvons en faire. Et  reconnaissons-le, la noblesse au bord du bore-out de la Perfide Albion nous a fourni ainsi un intéressant outil de connaissance de soi. Repris par Bernard Pivot dans Bouillon de culture ou James Lipton dans l’épatante émission Inside the Actor’s Studio il est un moyen de lever délicatement un coin de  voile sur les caractéristiques méconnues de célébrités et pourquoi pas, sur les nôtres.

 

 

 

Story-telling de soi

 

Potentiellement révélateur d’aspirations qui peuvent être aussi bien personnelles que professionnelles, il permet de se raconter à soi-même avant de se raconter aux autres. De retrouver le fil rouge d’une vie, d’y trouver des pistes de réflexion pour son évolution professionnelle et sa façon de mener sa carrière. Et même d’y trouver des bases d’un story-telling de soi si utile aujourd’hui dans nos vies professionnelles.

 

Je vous invite donc à vous prêter au jeu, for the hell of it, même si certaines questions peuvent paraître un brin obsolètes. Bien entendu, j’ai rajouté deux ou trois questions de mon cru, à la fin…

 

A faire donc seul(e), pour aller à la rencontre de soi-même, ou bien à plusieurs, histoire d’apprendre à mieux se connaître et  de renforcer les liens affectifs en révélant un peu de son jardin secret…

 

  • Ma vertu préférée
  • Le principal trait de mon caractère
  • La qualité que je préfère chez les hommes
  • La qualité que je préfère chez les femmes
  • Mon principal défaut
  • Ma principale qualité
  • Ce que j’apprécie le plus chez mes amis
  • Mon occupation préférée
  • Mon rêve de bonheur
  • Quel serait mon plus grand malheur ?
  • A part moi -même qui voudrais-je être ?
  • Où aimerais-je vivre ?
  • La couleur que je préfère
  • La fleur que j’aime
  • L’oiseau que je préfère
  • Mes auteurs favoris en prose
  • Mes poètes préférés
  • Mes héros dans la fiction
  • Mes héroïnes favorites dans la fiction
  • Mes compositeurs préférés
  • Mes peintres préférés
  • Mes héros dans la vie réelle
  • Mes héroïnes préférées dans la vie réelle
  • Mes héros dans l’histoire
  • Ma nourriture et boisson préférée
  • Ce que je déteste par-dessus tout
  • Le personnage historique que je n’aime pas
  • Les faits historiques que je méprise le plus
  • Le fait militaire que j’estime le plus
  • La réforme que j’estime le plus
  • Le don de la nature que je voudrais avoir
  • Comment j’aimerais mourir
  • L’état présent de mon esprit
  • La faute qui m’inspire le plus d’indulgence
  • Ma devise

 

Lisez à présent vos réponses, comme si c’était une autre personne qui les avait écrites.
Ses réponses: que dévoilent-elles de sa personnalité?
Quelles sont les caractéristiques principales qui en ressortent?
Que pensez-vous de cette personne?

De ce que ses réponses disent de sa vie professionnelle passée? Présente? A venir?

 

 

Ce billet est une mise à jour d’un article publié en 2009

 

 

Voir aussi:

 

Recherche d’emploi et réseaux sociaux: raconter son histoire

Connaissance de soi et traditions

Connaissance de soi: ce que nos lectures disent de nous

Accepter ce que l’on est… et s’appuyer dessus!

Nous sommes ce(ux) que nous honorons

Les dossiers d’Ithaque: Connaissance de soi

 

 

 

 

Aller plus loin

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Plaisir au travail: Réinventer son métier pour se libérer

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle

 

 

Où je vous propose de partir à la rencontre d’un boulanger qui réinvente complètement son métier, nous démontrant au passage que nous avons tous la possibilité d’adapter nos quotidiens professionnels à nous-mêmes et nous libérer d’une obligation à nous plier, bon an mal an, à ce que nous croyons être ses contraintes intrinsèques. Et retrouver ainsi du sens et du plaisir à nos métiers, ou de les créer!

 

 

 

réinventer son métier pour se libérer au lieu de crouler sous les contraintes

 

 

 

Itinéraire d’un professionnel heureux

 

Nous sommes tellement habitués à subir, tellement enfermés dans des croyances figées sur notre impuissance à changer notre monde, et en particulier notre monde professionnel,  tellement peu conscients de notre marge de manœuvre dans la construction de notre propre plaisir au travail que nous nous retrouvons tous déconfits

 

Pendant ce temps-là, des quidams tout à fait normaux, mais déterminés à agir pour leur propre bien-être et leur propre plaisir au travail, remettent à plat leur métier, leur fonction pour leur redonner du souffle, du sens, pour retrouver l’envie de se lever le matin voire même pour développer un amour du lundi plutôt inédit.

 

C’est le cas de ce boulanger au parcours fascinant. Littéralement tombé dans le pétrin quand il était petit, puisqu’il s’est rapidement retrouvé, selon ses propres termes, dans “le goulag de la boulange”, il abandonne à 24 ans un métier qui, exercé de façon ordinaire, ne lui convient pas du tout. UN métier de fou, où on ne voit pas le jour, ou l’on n’a pas de temps pour ses loisirs (ça vous rappelle votre job?). Il entreprends une reconversion en tant qu’assistant social, avant de revenir à la boulangerie, 7 ans plus tard. Le temps de réinventer un métier qui avait perdu son sens. Et ça a de la gueule.

 

 

 

 

 

 

Au cœur du pouvoir d’agir : distinguer les habitudes des impératifs

 

C’est donc, selon Daniel, le fait d’avoir été prisonnier d’un métier dépourvu de sens qui lui a permis de trouver la liberté, qui l’a convaincu qu’un métier n’est pas là pour nous emprisonner mais pour “sortir de cette vie horizontale où, la tête dans le guidon, on n’a plus le temps de comprendre le sens de ce qu’on fait”

 

C’est ainsi qu’il a décidé de rendre sa boulangerie conviviale et autogérée, de fonctionner par commandes pour éviter de perdre son temps de générer des déchets. Pour ne pas être à la fois au four et à la caisse, il joue sur la confiance et de “donner la caisse aux gens” les clients se rendent la monnaie eux-mêmes, ce qui divise sont temps de travail par deux. A noter aussi son environnement de travail, complètement cohérent avec son état d’esprit.

 

L'enquete métier étape incontournable pour se préparer au changement de métier

 

En d’autres termes, Daniel est un autodidacte du job crafting, à la fois architecte et jardinier de son propre plaisir, qui a compris la nécessité d’adapter son métier à ses besoins, faute de quoi il se condamnait lui-même à essuyer un quotidien professionnel fait de non sens et de déplaisir. Quitte à se ramasser tôt ou tard à la serpillière. Il a donc re-pétri la structure même d’un métier dont les variantes à la norme d’exercice sont peu fréquentes et l’a façonné jusqu’à l’exercer de manière complètement décalée, audacieuse, voire insolite. Il a ainsi pu reconquérir un plaisir au travail qui avait disparu de son quotidien professionnel trop soumis à des conventions contraignantes.

 

Il démontre au passage un aspect de nos vies professionnelles que nous avons tout intérêt à garder à l’esprit: les normes d’exercice attribuées à nos métiers sont, au final, plus des habitudes que des impératifs. Et que nous finissons par les confondre, de préférence sous le terme impératif, qui dédouane de toute tentative de faire à sa sauce. Peut-être pour nous protéger d’avoir des options qui demandent de devenir, littéralement, extra ordinaires et de se sentir à l’aise hors les murs des lignes directrices, standards et prescriptions de ceux-qui-savent, là où l’aventure pourrait nous entraîner vers des chemins plus enchanteurs et exaltants. Parce qu’on est quand même pas là pour rigoler, hein, et que Daniel le boulanger il aurait déjà du être bien content d’avoir un travail, comme dit l’oncle Alfred.

 

Et probablement que pour se libérer des carcans de nos vies professionnelles, il suffit d’oser. Voir aussi:

 

 

 

Réinventer son métier: travailler moins, travailler mieux

 

Ce faisant, Daniel le boulanger a inventé aussi des moyens de travailler moins, travailler mieux, de concilier sa vie professionnelle et sa vie privée, de faire de la place pour ses autres activités. Il est la preuve qu’à défaut d’être simple, façonner un job jusqu’à ce qu’il nous convienne est faisable et surtout… désirable. Pour plein de raisons:

 

  • Parce qu’il y a une vie après le boulot, même le boulot le plus sympa et en profiter pleinement est aussi une question de temps.
  • Parce que “réussir professionnellement” ne signifie pas toujours plus de responsabilités, plus d’argent etc. Voir: Job idéal: redéfinir la réussite
  • Parce que travailler moins c’est par définition travailler mieux: le cerveau et le corps reposés ont plus de cœur à l’ouvrage et d’efficacité.

 

 

 

 

Réinventer le métier… y compris en reconversion

 

Cette capacité à réinventer son métier – et pas forcément une seule fois –  est désirable aussi pour les gens qui ont changé de métier et veulent s’assurer un développement durable du plaisir au travail. Ceux qui mènent une reconversion professionnelle, qui créent une entreprise en croyant que parce que le métier leur plaît ils auront alors naturellement tout le sens et le plaisir au travail auquel ils aspirent se trompent et risquent surtout de retomber dans des schémas similaires à leur job précédent. Etre en mesure d’évaluer régulièrement ses besoins professionnels, leur degré de satisfaction et les ajustements à apporter au quotidien professionnel pour les combler est indispensable à tout professionnel qui veut s’assurer des lundis qui chantent.

 

Cet aspect de la reconversion fait partie intégrante des accompagnements d’Ithaque, justement parce que nous avons tous le droit d’être des Daniel le boulanger de nos métiers.

 

 

Voir aussi:

 

Retrouver du sens à nos métiers

Boulot idéal: le sens

Plaisir au travail: 3 solutions pour les cadres qui ont le blues

Bonheur au travail: que faire quand on n’est pas salarié d’une entreprise libérée ?

Reconversion professionnelle dans l’artisanat: une aubaine pour les cadres… et pour l’artisanat!

 

 

 

 

 

 

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Renoncer à un désir de reconversion professionnelle:

Sylvaine Pascual – Publié dans : Vie professionnelle / Reconversion

 

 

Dans beaucoup de discours sur le changement de métier, il semble qu’on parte du principe que dès lors qu’il y a désir de reconversion, il doit y avoir reconversion. A défaut de quoi le projet est alors à ranger dans les “reconversions ratées”. Pourtant, il y a un tas d’excellentes raisons de renoncer à un projet de reconversion, en son âme et conscience, qui ne sont pas du tout vécues comme des échecs ou des erreurs d’aiguillages mais plutôt comme des soulagements.

 

 

 

renoncer reconversion.2

 

 

 

 

Le renoncement: une option comme une autre, parfois un soulagement

 

Certaines idées de reconversion s’engagent sous de tels mauvais auspices que même à Beaune, on n’en voudrait pas. S’entêter dans un projet de changement de métier qui ne nous convient pas vraiment, quelle que soit la raison pour laquelle il ne convient pas, c’est s’assurer un aller simple pour un échec retentissant.

 

Paradoxalement, c’est le renoncement qui est perçu comme un échec, comme si un désir de reconversion devait absolument déboucher sur un changement de métier, comme si ne pas trouver la vie de reconversion idéale, c’était un loupé, un vilain raté, un bouillon professionnel. Peut-être que cette perception négative est liée aux connotations liées au verbe renoncer telles qu’abdiquer, capituler, jeter l’éponge. Auquel cas il serait peut-être nécessaire de trouver un autre mot! Cependant, renoncer à un projet  peut aussi signifier s’abstenir de faire une belle connerie et faire un choix plus approprié. Or, pour savoir si un projet est hasardeux pour nous ou pas, le seul moyen est encore de l’explorer. ET l’exploration n’est pas une prise de risque!

 

Le renoncement est donc une décision forte et courageuse, de ces décisions cruciales qui construisent l’individu et sa confiance en lui, autant que l’exploration de son projet, dont elle peut être le prolongement direct. Le renoncement en connaissance de cause est aussi, la plupart du temps, vécu comme un soulagement: une question essentielle a trouvé sa réponse et celle-ci permet de passer à autre chose sans regret.

 

 

 

 

Renoncement en connaissance de cause: l’indispensable exploration du projet

 

La réflexion individuelle et/ou accompagnée sur un désir de reconversion professionnelle se doit d’inclure cette option du renoncement en connaissance de cause. Parce que savoir où on va, c’est aussi savoir où on ne va pas, de quels itinéraires on se protège, quels itinéraires on choisit d’ignorer, à quels itinéraire on renonce.

 

Et pour renoncer en son âme et conscience, ou au contraire se lancer dans un projet, il n’y a pas d’autre moyen que de l’approfondir, l’examiner sous toutes ses coutures, le retourner dans tous les sens et en évaluer sa faisabilité, en fonction de la personne qui le porte. Car la faisabilité d’un projet n’a rien à voir avec la “réalité du marché” (demandez à Michel et Augustin), elle tient dans les ressources dont on dispose (motivation, compétences – surtout non techniques, les compétences techniques s’apprennent – compétences relationnelles, émotionnelles, talents naturels, ressources externes, réseau, ressources financières, temps disponible etc.). Voir: Reconversion professionnelle: sortir l’idée de son tiroir

 

Il est donc indispensable de mener une réflexion approfondie sur la triplette relationnelle avant toute prise de décision:

 

  • Relation à soi (ressources internes, confiance en soi et en ses décisions)
  • Relation aux autres (Posture relationnelle et communication)
  • Relation au travail (Besoins professionnels et sens du/au travail)

Assortie bien entendu d’une enquête métier soigneusement menée, pour déterminer l’adéquation entre le métier et l’image qu’on s’en fait.

 

Reconversion et enquête métier: les questions à poser pour un métier salarié

 

 

 

 

 

Encourager l’exploration du désir de reconversion, c’est accepter les renoncements possibles

 

La reconversion professionnelle n’échappe pas aux injonctions paradoxales tenaces dans le monde du travail. D’un côté, on nous serine avec la mort annoncée des carrières linéaires, on nous martèle l’importance de la mobilité et de l’autre, on nous explique encore et encore que la reconversion est “risquée” et l’une des rares options proposées aux salariés est l’inénarrable bilan de compétences, dont l’obsolescence garantit peu de réponses pertinentes et qui est trop orienté passé pour offrir des propositions enthousiasmantes. Ni dans un sens ni dans l’autre, d’ailleurs: il est bien trop limité pour réellement valider ou invalider une piste de reconversion, encore moins pour en identifier une. Il n’y a donc pas vraiment de quoi  rassurer le candidat à un changement de métier et l’encourager à y réfléchir.

 

D’autant que beaucoup trop souvent, la réflexion sur le projet et sa réalisation sont envisagées comme un tout, alors qu’elles sont deux étapes très distinctes et que la première n’augure pas nécessairement la seconde. A les mettre dans le même sac, on donne le sentiment que l’engagement dans la reconversion commence au moment où on se met à y réfléchir officiellement, en particulier lorsque le candidat au changement de métier se fait accompagner

 

C’est l’une des raisons pour lesquelles ils sont nombreux, ceux qui remettent un désir de reconversion dans leur poche avec leur mouchoir par dessus, au lieu de l’explorer avec plaisir et curiosité, sans préjuger des conclusions que l’on pourra en tirer. Pourtant, la décision de se lancer ou pas intervient – ou devrait intervenir –  beaucoup plus tard, c’est à dire quand le quoi/pourquoi/comment ont été minutieusement détaillés.

 

Les émotions, boussole et impulsion de la reconversion professionnelle

 

Il n’est possible d’encourager l’exploration du désir de reconversion, sans qu’elle soit perçue comme une prise de risque, que si l’on accepte la possibilité d’un renoncement, qu’on s’en donne l’autorisation, au cas où le changement de métier s’avèrerait plus inconfortable que bénéfique.  C’est d’ailleurs pour cela que je parle de mes clients comme “en exploration du désir de reconversion”, plutôt qu’en reconversion.

 

 

 

Autoriser toutes les issues possibles, à n’importe quel moment

 

Toutes les issues possibles à une réflexion sur un désir de reconversion sont à intégrer dans une réflexion sur une bifurcation professionnelle. C’est aussi la raison pour laquelle il est important de se méfier des promesses alléchantes, certes, mais parfaitement incertaines du type “trouvez le job de vos rêves”. Car parfois, le candidat à la reconversion ne le trouve pas et le boulot idéal – ou du moins ce qui s’en rapproche le plus – est à inventer dans son métier actuel.

 

Autoriser toutes les issues possibles à un désir de reconversion, y compris qu’il n’y en ait pas, c’est justement permettre à chacun de dissocier la réflexion de la mise en oeuvre et faciliter ainsi la première phase, la sortie du tiroir-à-idées-pour-plus-tard du désir de changement de métier et d’aller voir s’il correspond à une motivation forte, ou s’il cache d’autres besoins comme celui de repasser aux commandes de sa vie professionnelle actuelle.

 

Ce renoncement peut intervenir à tout moment de la réflexion. Dès lors qu’un point d’achoppement entre la piste de reconversion et les besoins du candidats au changement ne trouvent pas de solution et que le projet s’annonce plus boulet que lendemains qui chantent.

 

Parfois, le renoncement à un projet ouvre la voie d’un autre. Parfois, c’est la reconversion en elle-même qui devient une non-option. C’est le cas pour environ 30% de mes clients, qui renoncent sans regret à un changement de métier au profit:

 

  • D’une simple transition de carrière, vers un autre poste, une autre entreprise ou parfois un autre secteur.
  • D’un redéveloppement du plaisir au travail dans leur poste actuel au travers du job crafting. Voir: Devenir l’artisan de son propre plaisir au travail

 

 

Ceci est une introduction au vaste sujet du renoncement à la reconversion. Je vous propose deux autres aspects de la question, qui seront traitées dans deux autres billets, parce que non, la reconversion n’est pas une obligation, même lorsqu’on en a envie!

 

  • 5 bonnes raisons de renoncer à un changement de métier
  • Comment parler de son renoncement à changer de métier (à son entourage, à ces interlocuteurs professionnels)

 

 

 

 

Voir aussi

 

Ithaque, premier influenceur français sur la reconversion professionnelle

Déterminer s’il est temps de changer de métier

Changer de métier: les reconversions trop raisonnées-raisonnables, sources d’échec

Changer de métier, changer de vie!

Une reconversion zen et dynamique à la fois!

10 moyens infaillibles de rater sa reconversion professionnelle

Job idéal: une réalité à inventer?

 

Chronique d’un reconversion annoncée

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous avez désir de changer de métier et voulez l’explorer?  Contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Libérer l’efficacité professionnelle et la créativité en 7 points

Sylvaine Pascual – Publié dans: Talents et ressources 

 

 

 

Vous avez lu le premier principe de l’efficacité, c’est à dire le mode normand, et vous vous demandez s’il est temps de remettre la vôtre à plat en vous débarrassant du joug des lois et commandements? Vous tombez bien: au garde à vous organisationnel nul n’est tenu et  voici 6 pistes pour libérer efficacité et votre créativité et les redéployer en harmonie avec votre singularité, en mode électron libre.

 

 

 

 

Se libérer des lois et commandements de l'organisation pour gagner en efficacité

 

 

 

Devenir électron libre de l’efficacité

 

Libérer son énergie et sa créativité, c’est devenir un électron libre de l’organisation. C’est à dire, presque littéralement, un individu faiblement lié aux normes de la gestion du temps et prêt à créer son propre mouvement, voire à quitter complètement ces normes. Heureux les électrons libres, redevenus en capacité de faire circuler l’énergie créative de l’efficacité!

 

Ceux-là ont compris la nécessité de faire fi des organisations normées et d’expérimenter tout ce qui leur passe par la tête pour gérer leur temps à leur manière et gagner en performance fluide et naturelle plutôt qu’en auto-discipline auto-imposée à partir des pseudos vérités universelles issus des discours de ceux qui préfèrent laisser les autres penser à leur place.

 

Quand l’électron libre rentre dans son laboratoire, il expérimente à sa manière, en fonction de ses envies, de ses intuitions, de ce que lui disent ses tripes, tout en faisant fi des normes et des injonctions. Ainsi les grands créatifs sont souvent des électrons libres qui se lavent les mains de ce que pensent les gourous de l’organisation tout simplement parce que la créativité et l’inspiration sont des maîtresses exigeantes, qui pointent leur nez quand elles au gré de leurs envies. Bref, ce sont elles aussi des électrons libres et lorsqu’on met un électron libre en cage

 

Voici ce que ça donne, une organisation personnelle concoctée en fonction de ses propres plages d’efficacité:

 

 

construire efficacité personnelle

 

Evidemment, ce qui saute aux yeux, c’est l’absence de modélisation possible à partir de ces exemples. Et si l’on avait dit à Freud qu’il fallait qu’il adopte l’organisation de Flannery O’Connor en prétendant que c’était le modèle ultime de l’efficacité il aurait été bien enquiquiné.

 

Voici donc 7 points pour expérimenter une gestion du temps unique, fluide et agréable tout en étant génératrice d’efficacité et de motivation plutôt que de contrainte et de procrastination.

 

 

1- Pas de loi, pas de chocolat ?

 

Quelle que soit leur activité professionnelle, nos créatifs ont en commun, en termes de gestion du temps… de n’avoir rien en commun. Ou plutôt, d’avoir un seul point commun : ils ont élaboré une organisation totalement personnelle.  Parce qu’ils n’avaient ni Internet où chercher des recettes toutes faites, ni gourous américains pour leur dicter des comportements de winners, reflets d’idées reçues, ni horaires imposés par l’entreprise, ils se sont écoutés eux-mêmes et ont élaboré des emplois du temps ultra personnels, parfois très décalés des canons habituels. Heureux ces fêlés qui ont vu passer la lumière de la créativité dans les lézardes d’une organisation non normée !

 

Au même titre qu’où y’a de la chaîne, y’a pas de plaisir, où y’a de la loi, y’a pas de chocolat. C’est en évitant les dos and don’ts, commandements, lois, principes, matrices et axiomes qu’on s’octroie des chances de décrocher le chocolat. Autant fuir les techniques normatives et formatées et leur préférer la connaissance de soi, l’expérimentation et la  personnalisation, sans jugement et avec curiosité.

 

La première étape pour renouer avec une efficacité créative, fluide et génératrice de plaisir c’est donc de retirer de votre organisation quotidienne tout ce qui a pu vous être dicté par l’extérieur. Bye bye Pareto, Eisenhower et compagnie et bienvenue dans votre vraie vie.

 

Profiter des vacances pour réapprendre à glandouiller, à revasser

 

 

 

 2- Joue-la comme Beckham !

 

Que vous soyez une jeune fille Indienne à la poursuite de ses rêves ou un(e) fringant(e) quadra/quinqua qui aspire à travailler moins, travailler mieux, vous jouez sur un terrain assez similaire : celui où on bouscule les ordres établis ! Il s’agit donc d’adapter les règles à soi-même plutôt que de chercher à gommer les jolies rondeurs de ses propres spécificités pour rentrer dans le cadre bien formaté de l’efficacité-vinaigrette, au menu de nombre de brasseries à développement personnel/professionnel (et qui, lorsqu’on en abuse, finit par donner des aigreurs d’estomac).

 

Si pour la plupart d’entre nous les horaires de travail restent le classique des entreprises qui ne favorise pas l’expression de toute leur fantaisie personnelle, en matière d’efficacité et de créativité, nous pouvons répartir nos tâches et concocter une organisation personnelle à l’intérieur de ces plages d’une façon plus personnelle. Vous pouvez aussi négocier une part de télétravail dans laquelle expérimenter toutes sortes de possibilités.

 

Nous sommes de façon générale peu doués pour évaluer avec exactitude notre degré de satisfaction future, dans une situation donnée. Ce qui signifie que seule l’expérimentation va nous donner une idée réelle de cette satisfaction. Il est donc important de ne pas graver une décision dans le marbre et bien de s’attribuer des phases de test.

 

Je vous ai raconté il y a quelques semaines que j’allais marcher le matin pour favoriser l’inspiration. J’ai découvert au bout de quelques temps que jouer les péripatéticiennes matinales n’est pas en adéquation avec mes plages de créativité et d’efficacité. Dont acte, j’ai changé mon fusil d’épaule, je travaille de 7h à 15h quasi non stop jusqu’à 14h30 et je fais ma balade inspirationnelle l’après-midi, ce qui me permet de me remettre à œuvrer vers 18h. Pour résumer:

 

  1. Observez vos ressentis à différents moments de la journée, repérez vos plages d’efficacité et vos moments de relâchements, identifiez vos propres besoins en termes d’organisation
  2. Expérimentez ce qui vous semble pertinent, accordez-vous un temps d’évaluation adéquat et tirez des enseignements de cette expérience.

Adaptez si nécessaire jusqu’à satisfaction. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise organisation, il y en a une qui vous convient et plein qui ne vous conviennent pas. Ne vous laissez jamais persuader qu’un rythme est « le bon » sans l’avoir testé, ou qu’un rythme est “mauvais” parce qu’il ne correspond pas à ce qui a été dit chez marchanddebonheur.com. Voir aussi:

 

 

 

3- Eternal Sunshine of the Spotless Mind

 

Mis à part Voltaire, qui ressort de cette infographie en pape  des stakhanovistes, il semble que nos créatifs aient tous conservé des plages assez substantielles allouées aux loisirs, à l’exercice physique et au temps personnel. Bien que ces temps soient très différents chez les uns et les autres, ils ont tous conservé au moins deux sur les trois. Les expérimentations en termes d’organisation fonctionnent mieux lorsqu’elles ne sont pas  au détriment d’une activité essentielle à vos yeux, d’un loisir qui a de la valeur ou du sens, d’un temps de déconnexion professionnelle ressourçant. Que vous ayez macramé, piscine ou cheval le jeudi soir, si cette activité se situe pile sur une plage d’efficacité, ne la supprimez pas pour autant : trouvez-lui une autre place ou accordez-vous un soir de repos.

 

D’autre part, ces temps de cerveau en mode veille sont indispensables à la créativité. Lorsque nous ne sommes pas concentrés sur quelque chose en particulier, le cerveau se met en mode “réseau par défaut”, une forme d’activité intense qui serait liée “à la capacité de construire des simulations mentales basées sur des souvenirs autobiographiques, les expériences présentes, mais également sur des projections dans le futur.” indique cet article.

 

En d’autres termes, les temps de rêverie, de bulle décomplexée et d’activité physique qui ne sollicite pas la pensée, comme la marche, sont essentielles à la créativité, à l’efficacité et à la performance: le cerveau y travaille à sa manière, il résout pour nous des problèmes complexes, trouve des solutions efficaces. S’octroyer des temps pour peigner la girafe, contrairement à bien des idées reçues, c’est donc exploiter cette fabuleuse capacité du cerveau à réfléchir mieux que nous. C’est du temps de travail!

Le vice a ses vertus, donc la glandouille est pleine de bienfaits à réhabiliter

 

 

4- Good morning Vietnam ?

 

Il paraît que l’avenir appartient à ce qui se lèvent tôt. Ça ferait certainement se gondoler Picasso ou William Styron, qui étaient plus des oiseaux de nuit que des princes de l’aube. Là encore, les idées préconçues ont sacrément besoin d’être bousculées : nous sommes efficaces quand nous sommes efficaces et l’horaire de l’un n’est pas celui de l’autre. Dans l’imaginaire des uns et des autres, lève-tôt et couche-tard peuvent avoir une image positive ou négative, selon les croyances personnelles. Le lève-tôt peut être vu comme celui qui « se couche avec les poules » et le couche-tard qui dort jusqu’à midi le week end, comme un sacré feignant.

 

Rebellons-nous contre les jugements normatifs et contradictoires et allons voir du côté de nos fonctionnements personnels ce qui est bon pour nous, plutôt que ce qui est bon pour les ayatollahs de la réussite personnelle, la presse ou Mémé Huguette. La seule chose qui compte, c’est que vous ayez le sommeil dont vous avez besoin, quand vous en avez besoin.

 

Car le sommeil est indispensable à la performance et au bon fonctionnement de la matière grise, bien qu’il suscite lui aussi tout un tas de croyances comme l’auto-complaisant “j’ai besoin de très peu de sommeil” du jeune loup ou du vieux briscard aux yeux cernés. Là aussi, l’expérimentation est de mise:

  • Déterminez objectivement vos besoins de sommeil
  • Expérimentez en fonction diverses heures de lever/coucher jusqu’à trouver celle qui vous convient vraiment.

 

 

5- Toujours plus haut, plus vite, plus fort ?

 

Il fut une époque heureusement révolue où le principal moteur de gestion du temps était l’abrutissante chasse aux voleurs de temps. Il fallait trimer sans interruption, limiter les pauses, éviter de perdre un temps précieux en instants oisifs, bref ignorer tous les micro-instants décrits plus haut où le cerveau se met en veille, réfléchit tout seul et se ressource en même temps.

 

Il fallait aussi lutter contre nos vilaines habitudes en copiant les winners, lutter contre la procrastination, contre tous ses vilains défauts et ses « mauvaises habitudes », bref, lutter contre soi, mener une guéguerre douteuse autant que coûteuse contre nous-mêmes. Il fallait rentabiliser chaque seconde de la journée gagner du temps, faire plus vite, à coups de to-do lists, de discipline de fer, de rigueur et, au fond, de rigidité de l’ordre du post mortem.

 

La recherche de performance et de productivité ne signifie pas être en mesure d’en faire toujours plus et toujours mieux, elle signifie faire avec plus de facilité, de fluidité et de plaisir, car alors notre travail gagne aussi en qualité et nous laisse plus de temps pour mettre notre cerveau en veille et le laisser réfléchir par lui-même, ce qu’il fait bien mieux que nous.

 

Cessons donc de nous efforcer, de nous acharner, de nous escrimer, bref, de dépenser deux fois plus d’énergie alors que nous disposons déjà à l’intérieur de nous d’un tas de ressources insuffisamment explorées et exploitées, où nous pouvons dénicher des trésors d’efficacité et de créativité et surtout les développer dans le plaisir et la fluidité:

Nos réaction émotionnelles révèlent des talents naturels bien utiles

 

 

 6- Parlez-moi de moi, y’a que ça qui m’intéresse !

 

Sacrées émotions que nous trouvons si pénibles, si encombrantes et qui sont pourtant au cœur de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous faisons et nous parlent de nous bien plus que nous ne l’imaginons. Si nous passions un tout petit peu de temps à les écouter au lieu de vouloir jouer les émotionnellement intelligents et de chercher à « les maîtriser », elles nous révéleraient des messages passionnant sur notre bien-être, sur les moyens de minimiser le stress et d’améliorer nos vies professionnelles.

 

Elles sont ainsi d’excellents indicateurs dans nos expérimentations pour travailler moins, travailler mieux, et ce de deux manières:

 

  • Dans la prise de décision quant à l’organisation que vous allez expérimenter.
  • Dans l’évaluation suite à une phase de test.

Dès lors qu’elles s’énervent, s’inquiètent ou se découragent, la méthode mise en œuvre n’est pas pour vous ou nécessite des ajustements. Inversement, lorsqu’elles suscitent le plaisir nous sommes sur la bonne voie. Voir:

 

 

7- Les itérations nécessaires

 

Même avec l’organisation la plus lêchée et la plus organisée au monde, efficacité, créativité et concentration ne peuvent rester au même niveau très longtemps. De la même manière, il suffit d’un grain de sable, d’un micro changement dans une gestion du temps établie pour que l’efficacité s’envole comme un moineau effrayé. Ce qui implique, à l’intérieur de nos plages de travail, de mettre en place des itérations, autant dans l’organisation que dans son évaluation. Ce sera l’objet d’un prochain billet!

 

 

Réveillez donc l’électron libre qui sommeille en vous et dans la mesure du possible, modelez votre organisation et votre gestion du temps de façon à ce qu’elle soit optimale pour vous. Suivez votre chemin de petit bonhomme et laisser brailler le clairon qui sonne !

 

 

 

Voir aussi

 

Job crafting: devenir l’artisan de son propre plaisir au travail 

Bonheur au travail: que faire quand on n’est pas salarié d’une entreprise libérée?

10 trucs pour augmenter le plaisir au travail et moins procrastiner

Job idéal: les 7 ingrédients du plaisir au travail

 

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous voulez construire et entretenir  l’estime de vous et l’état d’esprit qui vous permettront de renouer avec le plaisir au travail et de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez construire un projet fort, pertinent et en harmonie avec vos aspirations et vos besoins? Vous voulez renforcer un état d’esprit et un relationnels forts pour le mener à bien? Pensez aucoaching. Pour tous renseignements,contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Fabriquer du changement… avec nos émotions!

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Compétences émotionnelles 

 

 

J’aime bien l’idée de fabriquer du changement. Elle implique qu’on peut le concevoir, le bricoler, le fignoler, l’adapter au lieu de le subir. L’événement la Fabrique du changement a lieu pour la seconde année, le 21 mai à Nantes, et a pour objectif de présenter et partager toutes sortes de techniques et pratiques destinées à transformer les organisations en leur donnant un souffle d’efficacité et de collaboration… en toute humanité. Je suis ravie d’y revenir pour animer deux ateliers  “Emotions, management et collaboration”

 

 

 

 

la fabrique du changement 2015

 

 

 

 

Un événement pour fabriquer du changement

fabrique-changementFrançois Badénès, instigateur et organisateur de cette journée en partenariat avec le collectif Les artisans du changement, explique:  “La Fabrique Du Changement est un évènement professionnel atypique centré sur les échanges entre professionnels et le partage d’expériences. ”

 

La Fabrique du changement promeut le partage d’expériences et l’expérimentation de leviers de performance sociale et économique : innovation participative, innovation sociale, RSE et bien être des salariés, usage des médias sociaux, innovation managériale, design thinking, entreprise collaborative.

 

Dédiée aux professionnels (Managers, Dirigeants, Fonctions RH, Communication, Démarches RSE, Innovation, Projets collaboratifs, Conduite du changement…) cette journée proposera “Des ateliers participatifs (hacking de projets, café du networking, yourte du bien-être, retours d’expériences d’innovation sociale et de démarches d’intelligence collective), des animations (pitch Academy, forum ouvert, booster de projet), des personnalités inspirantes (Patrick Viveret, Philosophe ; Anne-Sophie Novel, économiste) et … des surprises.”

 

Le programme complet, c’est par ici: la Fabrique du changement 2015

 

J’ai été enthousiasmée par l’événement 2014, où l’état d’esprit m’a rappelé celui des Scrumdays ou journées Agiles auxquels j’ai participé: résolument tourné vers la réflexion, l’expérimentation et les solutions concrètes présentées à un public profondément désireux de changements réels, qui replacent l’humain au cœur de l’entreprise, des changements bien éloignés du blabla managérial poussiéreux qu’on ne finit plus d’entendre et de lire. Et pour vous donner envie de venir en 2015, mes impressions de l’année dernière^^

 


Sylvaine Pascual par tvreze
 

 

La lecture émotionnelle au service du management et de la collaboration

 

Je suis quant à moi ravie de revenir participer à cette seconde édition. JJ’interviendrai dans le cadre d’un atelier interactif “Emotions, management et collaboration”, dont voici une courte présentation.

 

Le bien-être personnel et professionnel, l’efficacité collective et la collaboration passent avant tout par la relation à l’autre, aux autres, ces bipèdes aux comportements et aux modes de communication parfois étranges, parfois incompréhensibles, parfois aberrants, avec qui il y a 1001 façons de ne pas nous entendre, de ne pas nous comprendre, d’avoir du mal à collaborer et d’être difficiles à manager.

 

Peut-être que la véritable innovation dans les interactions professionnelles consisterait tout simplement à revenir à davantage de simplicité et d’authenticité, en se penchant sur l’origine de nos comportements et de notre communication, de notre motivation et de nos décisions: les émotions. Les réactions émotionnelles ont l’avantage d’être universelles, ce qui les rend bien plus simples à déchiffrer et à exploiter pour améliorer nos interactions que de devoir faire le tri entre X profils compliqués ou de s’efforcer de mettre en place une Xème théorie managériale plus compliquée qu’efficace.

 

 

emotions collaboration

 

 

Je vous proposerai donc de partir à la rencontre de nos émotions, en compagnie d’un taureau, d’un cheval, d’un opossum, d’un crocodile, bref, de tout un bestiaire de nos sentiments. Nous irons explorer leur rôle véritable, les aptitudes et penchants qu’elles nous confèrent pour comprendre qu’elles sont une mine d’or pour nos organisations et voir comment, concrètement et simplement, nous pouvons la mettre au service de notre bien-être personnel et relationnel, au bénéfice du management et de la collaboration.

 

 

 

 

 

Rencontreons-nous à la Fabrique du changement 2015!

 

 

Modalités pratiques:

 

  • Cet événement aura lieu le 21 mai 2015 à Nantes (SOLILAB, Pôle de coopération et d’innovation sociale, 8 rue St Domingue)
  • Pour en savoir plus et pour vous inscrire, c’est sur le site La Fabrique du changement.

 

 

En attendant: explorer la lecture émotionnelle

 

La lecture émotionnelle au service du bien-être

La lecture émotionnelle au service des relations

Job idéal & vitamines mentales: Florence et la lecture émotionnelle

Collaboration, conflit et lecture émotionnelle

Remparts coursives et échauguettes: les états de défense aux émotions

Efficacité professionnelle et émotions

Les talents naturels au coeur de nos émotions

 

 

 

Aller plus loin

Vous voulez construire et entretenir une posture, un état d’esprit et un relationnel sereins et dynamiques à la fois, propices à la concrétisation de vos aspirations professionnelles? Pensez au coachingPour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

Job idéal et évolution professionnelle

Sylvaine Pascual – Publié dans: L’actualité d’Ithaque

 

 

 

Le forfait job idéal et évolution professionnelle évolue ! Exclusivité d’Ithaque coaching, entièrement élaboré par nos soins en fonction d’une réflexion de fond sur le changement de métier qui a valu à Ithaque la place de 1er influenceur de France sur la reconversion professionnelle. Structuré et flexible à la fois, cet accompagnement est le seul à vous garantir une réflexion sur votre projet dans toutes ses dimensions, pour apporter des réponses concrètes et pertinentes à un désir de changement professionnel.

 

 


Le forfait job idéal et évolution professionnelle

 

 

 

 

Ithaque et la reconversion professionnelle

 

Depuis 2008, la reconversion professionnelle est au cœur de ma pratique, avec toujours en tête l’idée qu’une reconversion réussie, c’est une nouvelle vie professionnelle réjouissante, porteuse de sens génératrice de plaisir au travail. Ce sont les raisons pour lesquelles je me suis donné pour mission de vos apporter les moyens de réfléchir à un éventuel changement de métier dans toutes ses dimensions : humaines, relationnelles, émotionnelles et opérationnelles, pour que la bifurcation professionnelle vous prenne en compte dans votre globalité.

 

L’ingénierie de cet accompagnement m’enthousiasme et m’a motivée à ouvrir un laboratoire de la reconversion avec une collègue coach et psychothérapeute. Nous y élaborons et testons de nouvelles approches à la réflexion autour du changement de carrière. Ces expérimentations et une approche résolument individuée de la reconversion, qui ouvre le champ des possibles, partiellement partagées sur le blog d’Ithaque, m’ont valu la place de 1er influenceur français sur le sujet par cette étude de l’ESSEC. Ce qui m’a particulièrement réjouie, tant je suis convaincue de la nécessité de repenser les fondements des accompagnements traditionnels trop étriqués et tournés vers le passé.

 

Nous y élaborons des outils inédits qui viennent rendre nos accompagnements plus adaptatifs, plus performants en termes d’identification de projets pertinents et bien sûr toujours attentifs à l’humain et à son environnement. Nous concevons des outils :

 

  • Sur des thématiques insuffisamment abordées en reconversion : ainsi le « travail sur soi » dont la nécessité est mentionnée partout et qui pourtant se limite trop souvent à de vagues questions à quelques tests, survole la singularité de la personne, néglige ses mécanismes émotionnels et sa posture relationnelle. Nous avons mis en place tout un panel d’outils pour les inclure dans l’élaboration d’un projet professionnel.
  • En fonction de besoins émergents :par exemple, la redifinition de l’identité professionnelle après un burnout, sujet récent, nécessite d’aborder le projet professionnel dans une dynamique différente d’un désir de reconversion qui s’est ancré depuis longtemps.

Ceci nous permet de ne jamais figer notre accompagnement dans un modèle qui serait condamné à une obsolescence rapide, vu l’évolution fulgurante des besoins, des métiers, du marché du travail et des compétences en évolution constante.

 

 

 

Des programmes structurés et flexibles à la fois

 

Nos programmes s’ajustent et s’enrichissent à mesure que nous élaborons de nouveaux outils. Ils évoluent en permanence, tout en conservant les principes qui les sous-tendent depuis la création d’Ithaque

 

 

Pour construire des projets solides et réalisables en répondant aux besoins de chacun et assurer une réflexion globale et détaillée à la fois, et parce que chacun mérite une réflexion sans préjugés, individuée et ouverte sur l’avenir et le champ des possibles, notre programme Job idéal et évolution professionnelle s’articule autour de trois principes. Ils sont :

 

 

1- Structuré dans la démarche, pour vous assurer un projet élaboré dans toutes ses dimensions et qui prend appui sur les trois piliers du projet professionnel tel qu’Ithaque les conçoit, c’est-à-dire la triplette relationnelle du coaching :

  • La relation à soi: les talents naturels, les mécanismes de réussite, les moteurs personnels, l’estime de soi, la confiance en soi, les compétences émotionnelles, les systèmes de conviction, la capacité à prendre ses propres décisions.
  • La relation aux autres: le positionnement dans la relation, la communication, les compétences relationnelles, l’affirmation de soi, l’assurance, la force de conviction face à res interlocuteurs professionnels – recruteurs, clients, partenaires etc.
  • La relation au travail: les aspirations, les appétences, les besoins professionnels, la connaissance des marchés, la définition personnelle de la réussite, du sens, qui vont générer une motivation suffisante pour être porté par son projet, plutôt que l’inverse.

 

 2- Très flexibles dans la mise en œuvre de façon à vous offrir un travail sur mesure qui s’adapte à vos besoins : flexible dans la nature des thématiques abordées flexible dans le temps qui leur est consacré, cet accompagnement vous garantit une approche qui s’ajuste à vous : ainsi, par exemple, certains auront besoin de passer du temps à développer l’assurance et l’affirmation de soi pour garantir une posture relationnelle forte, d’autres beaucoup moins. Certains auront besoin d’un temps de réflexion long pour faire émerger des pistes, d’autres non.

 

3- Axés sur l’expérimentation: l’être humain n’est pas toujours doué pour évaluer ses ressentis futurs et donc l’ampleur réelle du plaisir au travail qu’il éprouvera au travers d’un changement donné. Nous avons conçu une méthode d’expérimentation systématique des sources de plaisir pour les valider ou les adapter jusqu’à obtenir satisfaction.

 

 les triplettes opérationnelle et reltionnelle du coaching

 

 

 

Job idéal et évolution professionnelle : un état d’esprit pour ceux qui veulent réfléchir en liberté

 

Les raisons de vouloir changer de métier, d’orientation professionnelle ou de job ne manquent pas:

 

  • Vous vous interrogez sur la pertinence d’une reconversion professionnelle ou d’un changement d’emploi?
  • Vous en avez assez d’un métier qui ne correspond plus à vos valeurs?
  • Vous avez envie de vous réaliser dans un métier enthousiasmant?
  • Vous vous questionnez sur votre avenir professionnel et/ou personnel, sans trop savoir où vous en êtes et vers où vous voulez aller?
  • Vous aspirez à mettre du sens dans votre vie professionnelle?

Cependant, la mise en œuvre s’avère parfois compliquée, par manque de définition d’un projet qui parle davantage aux tripes qu’à la tête. Car les médias, la société et l’Oncle Alfred, qui savent tous mieux que nous ce qui est bon pour nous, nous poussent vers des projets estampillés “réalistes” par leurs préjugés, et il est du coup assez fréquent de ne pas s’autoriser l’exploration d’un projet qui sort de ce cadre.

 

Pourtant, un projet moyennement enthousiasmant mais considéré comme réaliste par un consultant génère une motivation moyenne qui ne risque pas de déplacer des collines, et encore moins de mener la personne vers un véritable bien-être au travail qui s’appuie sur le plaisir, l’envie, le dynamisme. Les reconversions raisonnées-raisonnables sont largement sources d’échec. Une grande part des reconversions ratées s’expliquent par des projets menés sur des a priori – version “je me reconvertis dans l’IT parce que c’est un secteur porteur, mais au fond je voudrais être libraire” – qui manquent de sens.

 

Inversement, les projets construits à partir de ces véritables sources de motivation, donnent à ceux qui les mènent une énergie qui leur permet de franchir ou de surmonter bien des obstacles jusqu’à la réalisation du projet, avec à la clé un plaisir durable dans une vie professionnelle qui a du sens et est nourrissante autrement que par le seul porte-monnaie.

 

5 tendance annonciatrices de reconversion professionnelle

 

 

Cet accompagnement s’adresse à tous ceux qui veulent ouvrir le champ et explorer tous les possibles plutôt que de se voir dicter des itinéraires tous faits par des techniques datées comme les tests de personnalité. Il s’adresse à ceux qui ont conscience que la reconversion professionnelle est une épopée qui peut être réjouissante et fortifiante, qui nécessite d’être considérée dans toutes ses facettes, y compris relationnelles, motivationnelles et émotionnelles et qui veulent s’autoriser l’exploration de tous leurs désirs, y compris les plus farfelus, afin d’en tirer un projet professionnel cohérent et pertinent, réalisable plutôt que réaliste qui lui sera propre et qui tiendra réellement compte de ses besoins, de ses aspirations et des spécificités de sa situation.

 

 

 

 

Le forfait Job idéal et évolution professionnelle s’enrichit

 

Alternative plus personnelle, concrète et ludique au bilan de compétences, l’accompagnement Job idéal et évolution professionnelle permet d’analyser en profondeur ce qui fait votre identité professionnelle d’une part et vos sources de plaisir au travail d’autre part. Depuis 2015, ce coaching s’est enrichi d’un livret évolutif qui se construit à votre rythme et en fonction de vos besoins. Il contient :

 

  • Des fiches support: jusqu’à 120 pages d’exercices, de pistes de réflexion autonome et de supports pour les séances. Ces fiches couvrent toutes les dimensions personnelles, relationnelles, émotionnelles, opérationnelles d’un projet de reconversion.
  • Des états de lieux reprenant toutes ces dimensions pour mieux visualiser votre projet
  • Trois modules complémentaires : un module complet destiné à faire émerger des pistes de reconversion, un module d’évaluation des pistes identifiées ainsi qu’un module inédit d’auto-coaching du pilotage du projet, au-delà de l’accompagnement.
  • Des lectures complémentaires: environ 200 pages de lectures pour accompagner la réflexion, sur toutes les thématiques abordées.

Au-delà de la réflexion sur votre projet de reconversion professionnelle, ce coaching vous permettra aussi de maîtriser tous les aspects d’une transition de carrière et de pouvoir mener d’éventuelles bifurcations futures en toute autonomie.

 

Livret d'Ithaque un support unique pour la reconversion professionnelle

 

 

 

 

Exploration en liberté et autorisation de renoncement

 

Explorer un désir de reconversion ou de transition ne signifie pas que vous allez nécessairement vous lancer dedans. A chaque étape, en fonction de ce que vous découvrez et des décisions que vous prenez, vous pouvez être amené(e) à modifier le projet de départ. Nous ne préjugeons jamais de la suite du travail, que ce soit les pistes possibles ou l’éventuel renoncement. Le seul objectif est bien d’aller vers une vie professionnelle satisfaisante, pas de changer de métier à tout prix.

 

Au cas où vous décidez de renoncer à la reconversion, nous basculons automatiquement vers le forfait Job idéal et vitamines mentales, de façon à nous à construire le projet d’évolution (mobilité interne ou externe, job crafting) qui vous permettra de renouer avec le plaisir au travail et de redonner du sens à votre quotidien professionnel.

 

 

 

Le forfait comprend:

  • 1 séance préalable pour faire connaissance, explorer votre situation actuelle et fixer les objectifs.
  • 20 séances en face à face ou par téléphone
  • 1 séance de debriefing 3 à 6 mois après le bilan

 

Brochure:

 

       

Voir aussi

 

Job idéal: une réalité à inventer?

2 freins majeurs à l’évolution professionnelle

Job idéal: redéfinir la réussite

Déterminer s’il est temps de changer de boulot en 6 étapes

Transitions et projets professionnels: l’été pour y réfléchir

Carrière: la reconversion des seniors en interne

Projets professionnels et prise de risque

Reconversion professionnelle

 

 


Aller plus loin

 

Vous avez une envie de transition de carrière et voulez l’explorer? Vous êtes intéressé(e) par l’accompagnement Job idéal et voulez plus de renseignements?  Contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Mobilité professionnelle: confiance et pouvoir d’agir

Sylvaine Pascual et Pascale Denantes Parlier – Publié dans – Vie professionnelle

 

 

Suite à notre enquête sur les mobilités professionnelles vues par les salariés, il est apparu évident que le dialogue est rompu entre salariés et RH. Nous avons donc décidé de nous intéresser au biais par lesquels la relation entre les deux pourrait être restaurée, réenchantée, au bénéfice de toutes les parties… et en trois partie. Ce premier épisode, co-écrit avec Pascale Denantes Parlier, propose d’explorer les facteurs du pouvoir d’agir des salariés.

 

 

 

retrouver le pouvoir d'agir pour aider les mobilités

 

 

 

 Frilosité ambiante face à la mobilité

 

Travailler c’est non seulement subvenir à des besoins économiques mais c’est aussi agir pour créer de la valeur pour l’entreprise, pour les autres et pour se faire plaisir d’une façon ou d’une autre : en prenant des risques, en suivant les consignes, en déployant des trésors d’ingéniosité pour réussir malgré les contraintes . L’identité professionnelle se construit- quand le travail est source d’apprentissage  face  à des situations qui posent problèmes. C’est tout l’enjeu de la mobilité que de maintenir cette motivation à progresser par l’action et l’innovation.

 

 

Cependant, la période de ralentissement économique renforce une forme de frilosité des salariés face aux intentions de mobilité professionnelle, salariés qui restent captifs de leurs entreprises et de leurs postes. Ils n’osent plus s’aventurer ni même exprimer un désir d’ailleurs.

 

  • Comment parvenir à progresser dans une période de tension économique où le débat public met au premier plan les questions  d’emploi ?
  • Comment  maintenir cette envie de progresser par l’action et l’initiative, dans un environnement professionnel qui offre peu de repères stables,?
  • Comment peut-on ramifier dans les organisations une culture de la mobilité et du développement de l’employabilité dans un contexte de pénurie d’emplois ?
  • Qui sont  ces aventuriers des temps modernes qui prennent le risque de la mobilité, qu’elle soit interne ou externe, pour ne pas s’ennuyer ou pour continuer à progresser ou simplement apprendre ?

L’enquête  Ma Mobilité professionnelle et moi, réalisée par Nuances Conseil et Ithaque Coaching  entre juin et septembre 2014  répond partiellement à ces questions.

 

 

 

Mobilité : l’ingéniosité personnelle et clandestine

 

Elle lève le voile sur cette  forme de défi qui pousse les individus à agir de façon très individuelle pour « faire pousser des odyssées professionnelles ».

 

En entreprise, les salariés mobiles se débrouillent essentiellement par eux-mêmes pour progresser et changer de job et s’appuient sur une forme d’ingéniosité personnelle et parfois clandestine qui les pousse à agir discrètement plutôt que de mettre leur désir de mobilité sur la table des RH:

 

  • Activer des contacts
  • Trouver l’information confidentielle
  • Rencontrer les opérationnels qui exercent l’activité

Qualités entrepreneuriales et autonomie sont au cœur de ces démarches personnelles  où l’on tente d’aller plus loin face à soi-même.

 

D’une façon générale, plus les  individus sont à l’initiative de leur mobilité, plus ils en sont moteurs et plus la mobilité est source de plaisir : parfois sans carte et sans boussole  mais toujours avec l’envie d’entreprendre,  avec  des  contacts, des appuis et une information maximale sur ce qu’il faut savoir , ce qu’il faut montrer pour être crédible et légitime  sur un poste.

 

 

 

Les RH au cœur du pouvoir d’agir (ou de l’absence d’agir)

 

Or,  tout se passe comme si les DRH,  acteurs majeurs de l’emploi et de l’employabilité,  ignoraient cette envie d’aller plus loin,  de découvrir au final de progresser.

 

Les RH, s’appuient sur la loi et le dialogue social, pour créer des outils et des dispositifs finalement peu utilisés par les salariés qui s’en méfient ou les ignorent, comme si ces dispositifs pouvaient les desservir : solliciter un entretien avec son RH, c’est marquer une forme d’insatisfaction, demander une VAE ou tout autre forme d’accompagnement à la mobilité est considéré comme une prise de risque. Comme si les questions de mobilité, se réglaient ailleurs que sur le terrain des réglementations RH.

 

Et pourtant, en matière de mobilité professionnelle,  les DRH pourraient jouer  un rôle majeur comme aiguillon ou source d’inspiration pour augmenter le pouvoir d’initiative des salariés :,  en leur donnant des cartes à jouer.

 

Car c’est aussi dans les collectifs de travail et au contact des autres, que naissent les désirs de reconfigurer son poste, d’inter-agir différemment, d’acquérir  de nouvelles compétences bref d’entrer dans  projet et d’évolution professionnelle.  Les organisations syndicales pourraient s’emparer de ce nouvel enjeu pour sortir des logiques de postures idéologique et entrer dans  le dialogue sur la mobilité interne ou externe. Les dispositifs managériaux de co-développement ou d’analyse de pratiques sont à cet égard très instructifs tant ils développent les apprentissages sur soi-même et permettent à chacun de disposer de repères pour agir.

 

 

mobilité le collectif favorise le poyvoir d'agir

 

Ils pourraient ainsi reconstruire une confiance indispensable au dialogue et au pouvoir d’agir.

 

 

 

 

Le pouvoir d’agir : confiance en soi, confiance en l’autre

 

Changer d’emploi ou d’entreprise c’est redoubler d’énergie et de confiance en soi pour trouver la force de ne pas renoncer et arriver à bon port.

 

La connaissance de soi permet aux individus de se réapproprier le fil de leur cheminement professionnel. L’accompagnement par des professionnels de la mobilité aide à s’y retrouver et à favoriser le passage à l’action. Ce pouvoir d’agir, cher à Yves Clot,  est porté par une double confiance  : confiance en soi et confiance dans l’environnement professionnel. C’est bien dans cette boucle vertueuse que se construisent les opportunités professionnelles. Le candidat a confiance parce que l’environnement réagit à ses actions. Il défriche son chemin professionnel et  pose des balises d’informations de plus en plus précises.  Plus il interagit plus la voie s’éclaircit et plus le candidat gagne en confiance.

 

 

Le sens de la  mobilité professionnelle se révèle au-delà de l’introspection, dans l’action et la rencontre et un accompagnement professionnel  loyal* permet aussi d’éclairer les  embuches des  chemins  et d’étayer les choix réalisés. Et en trois mots : d’oser la mobilité.

 

 

 

Les deux piliers de la mobilité professionnelle

 

C’est donc bien au cœur de la confiance que se situe la capacité à évoluer dans les méandres de carrières de plus en plus morcelées et sinueuses. Cette confiance est le pivot sur lequel s’articulent les deux dimensions des transitions de carrières :

 

  • La connaissance de soi, qui permettra de faire des choix éclairés en fonctions de ses besoins et aspirations réels, plutôt que ceux calqués sur nous par la société
  • La capacité à agir, à aller chercher de l’information sur les secteurs d’activité, les postes etc bref, à mener une enquête méticuleuse, à faire jouer son réseau, à poser toutes sortes d’actions pour réaliser son désir de transition.

 

Confiance en soi, confiance en l'autre, les deux piliers des mobilités

 

Et cette confiance se construit autour de deux piliers sur lesquels vont venir s’appuyer la mise en œuvre des mobilités, les deux chaussures sans lesquelles il est impossible d’avancer et qui donnent confiance en son projet :

 

  1. La confiance en soi
  2. La confiance en l’autre (et donc aussi en l’entreprise)

Ce sera l’objet du second article de cette trilogie sur la mobilité

 

 

*Par loyal nous entendons : neutre, c’est-à-dire qui n’est pas  au service d’une entreprise qui cherche à se débarrasser d’un collaborateur, ou à expédier sa réorientation,  mais au service des aspirations et des besoins du salarié en question et donc au service d’un projet pertinent et réalisable et par ricochet des deux parties.

 

 

 

Voir aussi

 

Ithaque, 1er influenceur sur la reconversion professionnelle

Mobilité et employabilité vues par les salariés

Transitions professionnelles: la réflexion n’est pas une prise de risque

Carrière: la reconversion des seniors en interne

Seconde partie de carrière: exploration et orientation

 

 

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir d’évolution professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  Vous voulez construire et entretenir  l’estime de vous et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

 

 

Plaisir au travail: 3 solutions pour les cadres qui ont le blues

Sylvaine Pascual – Publié dans : Vie professionnelle

 

 

 

J’ai répondu aux questions de Gaëlle Picut pour le Monde sur le thème du blues des cadres, de plus en plus éprouvés par les conditions difficiles dans lesquelles ils doivent exercer non seulement leur métier, mais aussi leur fonction. Au delà du constat sinistre, voici trois pistes pour ceux qui veulent revenir aux commandes de leur vie professionnelle.

 

 

 

3 pistes pour remédier au blues des cadres

 

 

 

La dégradation des conditions de travail des cadres

 

Dans cet article en forme de sonnette d’alarme, Philippe Rodet, Philippe Zawieja, chercheur et auteur du livre Le Burnout (PUF), Denis Monneuse, auteur du livre Le silence des cadres (Vuibert) et moi-même nous accordons à dire que la situation des cadres et managers se dégrade à une vitesse inquiétante sans que les entreprises semblent s’en préoccuper outre mesure. Ce qui se traduit par une explosion des burnouts et une démotivation galopante. Sur la sellette, un management avide de performance et étonnamment négligeant de leurs besoins:

 

  • L’abandon à eux-mêmes: on leur demande de s’occuper du bien-être de leurs collaborateurs (ce pour quoi ils sont généralement peu formés) mais personne ne se préoccupe du leur.
  • Le marteau et l’enclume: ils doivent se montrer exigeants vis-à-vis de leurs collaborateurs, ce qui génère des tensions
  • La compensation financière et statutaire qui s’est réduite comme peau de chagrin
  • La perte de contrôle et de sens
  • Le manque de reconnaissance

 

malaise cadres solutions

 

 

 

Ne laissez pas votre entreprise vous zombifier!

 

Au delà du constat sinistre, quelles solutions pour les cadres à bout de souffle? Face au sentiment d’impuissance, nombre d’entre eux, nourris à la crainte de la “conjoncture” et à la frilosité face aux mobilités, préfèrent subir sans mot dire, au risque de finir exsangues. Pourtant, d’autres pistes s’offrent à ceux qui veulent revenir aux commandes de leur vie professionnelle.

 

Inversement, je le dis et je le répète: tant qu’il y aura des gens pour accepter des jobs pourris et des managements indignes, il y aura des entreprises pour leur en fournir. Aussi prendre en main une vie professionnelle délétère, à défaut d’être facile, est un acte fort et courageux, un acte de rébellion face à un management obsolète et mortifère. Voir:

 

 

3 pistes pour sortir du blues

 

Moi qui suis pourtant d’un naturel optimiste, je peine à imaginer que pour la majorité des entreprises, dans les quelques années à venir, l’engouement pour le bonheur au travail dépasse le stade du discours. Poult et Chronoflex feront sans doute des émules, l’agilité continuera à libérer des entreprises et des salariés, mais à un rythme certainement trop lent pour les cohortes de cadres et managers déjà au bord du gouffre.

 

Voici donc trois pistes pour reprendre leur vie professionnelle en main et prendre conscience de leur propre pouvoir d’agir, au bénéfice de leur estime d’eux-mêmes, de leur confiance en eux et de leur plaisir au travail:

 

 

1- Explorer toutes les sources de mal-être dès qu’elles apparaissent

 

Beaucoup trop de cadres et de managers finissent en burnout faute d’avoir perçu clairement les signes avant-coureurs de leur mal-être. Qu’ils soient bons petits soldats ou inquiets de leur mobilité, ils s’écoutent peu et espèrent que quelques jours de vacances leur donnera le recul dont ils ont besoin.

 

Le mal-être est pernicieux: il s’installe sans crier gare et se développe petit à petit, ce qui fait qu’on s’y habitue et que son accroissement passe presque inaperçu… jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

 

Parce que leur entreprise ne s’en préoccupera pas, et parce qu’ils n’ont qu’une seule bonne santé, il est essentiel que les cadres et managers soient plus à l’écoute d’eux-mêmes et accordent de l’attention à tout sentiment de mal-être qui s’installe, de façon à en traiter les déclencheurs le plus tôt possible, quand ils ont encore suffisamment d’énergie pour le faire.

 

L’évaluation régulière  de sa propre satisfaction professionnelle, de ce qui va bien comme de ce qui ne va pas, c’est déjà la moitié du chemin parcouru. L’autre consistera à agir pour revenir dans un bien-être a minima acceptable, par exemple au travers du job crafting. Voir:

 

 

2- Se mettre au job crafting

 

S’employer à mettre son job à sa main, à s’en réapproprier les conditions, à exercer la marge de manœuvre dont chaque salarié dispose, même s’il n’en a pas immédiatement conscience, pour redéfinir son plaisir au travail et le construire. Cela peut passer par de nombreux aspects du quotidien professionnel et des relations:

  • Renforcer la posture relationnelle et des alternatives managériales pour mieux interagir avec les collègues/collaborateurs
  • Renforcer la confiance et l’assurance pour oser implémenter des changements salutaires comme:
  • Négocier une part de télétravail, une autre répartition des tâches, une formation, des horaires plus flexibles, etc.
  • Apprendre à refuser: des tâches, une promotion etc.
  • Retrouver du sens à un métier qu’on aime encore
  • Se (re)donner du temps et de l’espace pour sa vie personnelle, ses proches, ses loisirs.
  • etc.

 

Devenir l'artisan de son propre plaisir au travail, bon pour l'efficacité et l'estime de soi

 

En apparence de l’ordre du bricolage, en réalité orfèvrerie du quotidien professionnel, le job crafting permet, par l’exploration de sa propre marge de manœuvre sur sa vie professionnelle, d’y remettre une bonne part de satisfaction. Et s’il n’est pas suffisant, il est une excellent indicateur qu’il est temps de changer soit d’entreprise, soit de métier. Voir:

 

 

3- La reconversion et/ou la création d’entreprise

 

La reconversion professionnelle et/ou la création d’entreprise sont une réponse de plus en plus fréquente à la perte de sens, quelle que soit l’origine de celle-ci. De plus en plus les cadres et managers fatigués osent sortir leur désir de bifurcation professionnelle des tiroirs où ils les avaient soigneusement remisés pour l’explorer et c’est tant mieux, pour beaucoup de raisons

 

  • La possibilité de retrouver du sens et du plaisir au travail dans un métier que l’on exercera avec plaisir et motivation.
  • La possibilité de mieux concilier vie personnelle et vie privée, si c’est le choix du candidat au changement de métier.
  • L’occasion de redéfinir la réussite en fonction de soi plutôt qu’en fonction des canons de la carrière parfaite.
  • L’opportunité de se redéfinir professionnellement dans une version plus réjouissante de soi, plus conforme à ce que nous voulons être, à ce que nous voulons faire, à ce à quoi nous voulons contribuer.

 

5 tendance annonciatrices de reconversion professionnelle

 

 

Dans les deux cas, reconversion ou création d’entreprise, il est évident que l’avenir professionnel ne sera pas exempt de hauts et de bas, de relations pourries, de moments de stress et d’aléas. Cependant, exercer un métier que l’on aime et qui a du sens génère une relation à la pression assez différente, de l’ordre du challenge plutôt que de l’enjeu, pour peu qu’on ait assimilé suffisamment de techniques de job crafting pour éviter de retomber dans des travers déjà rencontrés et lui conserver un maximum de satisfaction.

 

 

 

Voir aussi

 

(Re)trouver du sens à nos métier

Ithaque, 1er influenceur sur la reconversion professionnelle

Chroniques du plaisir au travail: halte à la morosité!

10 trucs pour augmenter le plaisir au travail et moins procrastiner

 

 

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez construire un projet fort, pertinent et en harmonie avec vos aspirations et vos besoins? Vous voulez renforcer un état d’esprit et un relationnels forts pour le mener à bien? Pensez aucoaching. Pour tous renseignements,contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Rupture douce, saison 3: l’agilité pour libérer l’entreprise

Sylvaine Pascual – Publié dans : Vie professionnelle / L’actualité d’Ithaque

 

 

 

En 2012, je vous avais parlé premier tome de Rupture douce, ouvrage collaboratif rédigé en mode agile auquel j’avais eu le plaisir de participer et qui proposait de multiples pistes pour manager et collaborer autrement, pour travailler ensemble et travailler mieux. Le petit dernier de cette réjouissante collection est né il y a quelques semaines, il est largement temps de vous le présenter!

 

 

 

Un livre collaboratif qui met l'agilité au service de la libération des entreprises

 

 

 

 

Libérer l’agilité ! (et les entreprises avec)

 

Pour cette troisième saison Laurent Sarrazin m’a encore une fois embarquée dans sa tribu des grenouilles agiles qui continue de s’étendre. Il m’a donné le grand plaisir de collaborer à un travail qui a du sens puisque son objectif affiché est d’inviter “de plus en plus largement tous les acteurs de l’entreprise à découvrir nos valeurs, nos principes et nos pratiques, afin de cultiver des organisations agiles, réussissant à concilier performance et développement du capital humain.”

 

Au travers de 40 contributions venues des 4 coins d’Agile (plus la mienne;), ce livre est “un vecteur de libération de l’agilité au sein de nos organisations, comme l’explique Laurent Sarrazin. En faisant un gros clin d’oeil au mouvement du « management libérateur» révélé par Isaac GETZ, préfacier de cette édition, le collectif réuni ici aspire à vous inviter à découvrir nos valeurs, nos principes et nos pratiques. Que vous soyez du monde des Décideurs, des RH, des Métiers, des Achats, etc. , nous, agilistes, les fameuses grenouilles agiles, sommes fiers de partager et rendre accessible nos savoirs (être & faire) afin de vous donner ENVIE de cultiver des organisations agiles. Ce livre vous fait vivre une série d’histoires authentiques de transition vers l’agilité. Vous repartirez avec de nombreux exemples concrets, accessibles aux acteurs des différentes fonctions de nos entreprises.”

 

Libérer l’entreprise et les salariés de l’emprise d’un management obsolète et peu scrupuleux du bien-être, c’est avant tout expérimenter de nouvelles pratiques que ce livre vous propose d’explorer au fil des témoignages de ceux qui ont fait faire un pas vers l’agilité à leur entreprise ainsi que ceux qui ont accompagné ces pas.

 

Comme les deux premières versions, ce livre a été élaboré en appliquant à sa rédaction les principes et pratiques qu’il promeut. Il a généré ainsi sa propre puissance créative et son efficacité opérationnelle et pour quelqu’un qui, comme moi, n’est pas issu du monde de l’agilité, être témoin de ces mises en pratiques est aussi fascinant que les résultats de leur application à nos entreprises.

 

A lire de toute urgence pour manager autrement, libérer votre organisation et vos collaborateurs et participer autant du bonheur en entreprise que de sa performance.

 

 

 

Rupture douce: libérer l’agilité!

 

Orchestré par Laurent SARRAZIN,

Préface d’Isaac GETZ (« Liberté et Compagnie »)

Dédicace de Laurence VAHNEE (« Happy RH »)

Postface Alexandre GERARD (Innov-On / Chronoflex)

Ilustrations par Nicolas GROS (Wild is the Game)

Contributions

  1. Ne ratez pas le mariage du (21e) siècle !, Laurent SARRAZIN
  2. J’ai croqué Laurent, Romain COUTURIER
  3. Ensemble, nous résisterons aux tempêtes, Fabrice AIMETTI
  4. Conversation avec des acheteurs, Eric BAUSSAND
  5. Le chacal et la girafe, Eric BEZANCON
  6. Émilie et Sébastien, un mariage, 300 wedding planners. Grégory ALEXANDRE, Arnaud GONZALES, Jean-Pierre BONNAFOUS
  7. Ensemble cultivons notre agilité, Stéphane CAUCHY
  8. Mener sa vie comme son projet d’entreprise, Gilles CHAREST
  9. Colibri, le détecteur d’agents du changement Yves CHARREIRE / Fabien BATAILLE
  10. Le Challenge PACMAN : Comment utiliser la méthode Agile pour dynamiser une équipe métier ?, Soline COURNIL, Anne de MORAIS
  11. L’interview de Marco le marqueur, premier rôle dans le sketch du serial-facilitateur-graphique, Romain COUTURIER
  12. Sou-rire agile, Thierry Gabriel CROS
  13. Savoir improviser pour devenir plus agile, Vincent DAVIET
  14. Libérez-vous, n’ayez pas peur de l’échec, Nicolas DEVERGE
  15. La « grande ruche » collaborative, Simon JAILLAIS
  16. Les histoires qui changent l’histoire, Oana JUNCU
  17. Kai-Surf ou ce que le sport m’a appris d’Agile…, Christophe KEROMEN
  18. L’invitation: clé d’une démarche de transformation, Christine KOEHLER
  19. Gymkhana, construire ensemble et autrement des idées citoyennes, Stéphane LANGLOIS & Claude AUBRY
  20. Intelligence collective et gouvernance participative : Pour allier bien-être et performance au travail, Isabelle Le BOUTEILLER Di FRANCESCO
  21. Collaboration laborieuse ou agilité coopérative ?, Bernadette LECERF-THOMAS
  22. Le Contrat de confiance, vous connaissez ? Michel LEJEUNE
  23. Méditation Orgasmique et Agilité, Aurélie LE GUILLOU
  24. La transformation agile, ce sont ceux qui l’ont vécue qui en parlent le mieux, Dorothée LE SEAC’H, Grégoire ROBIN, Pierrick THIBAULT
  25. Mon « coming out » Agile, Nicolas LOCHET
  26. Les vilains petits canards, Sylvain LOUBRADOU
  27. Cessez d’améliorer le passé : essayez le FeedForward, François MICHAS
  28. Osons la métamorphose, Axelle MILOCHEVITCH, Happycultrice
  29. Saut à l’élastique & transformations agile, Aurélien MORVANT
  30. Coaching-Dojo : l’art d’accompagner sans jouer à l’alchimiste de l’Humain, Aurélien MORVANT
  31. Management Hacking, Alexis NICOLAS
  32. Vitamines mentales: l’alambic à énergie ! Sylvaine PASCUAL
  33. Rompez les rangs avec les organisations vivantes, Pablo PERNOT
  34. Ouvrez les chakras avec la fleur de lotus, Yann POLES
  35. Second Life You®… pour une seconde vie Agile Jean-Yves REYNAUD
  36. Conversation sur un modèle de valeur, Myriam ROUX, Géry DERBIER
  37. À la découverte des Villages Agiles, Bertrand UHRIG
  38. Oser l’innovation Jugaad dans vos projets agiles, Fanny WALTER
  39. POSTFACE : Entendez-vous au loin ?, Alexandre GERARD
  40. Les p’tits mots de la fin (le pouvoir de l’invitation)
  41. Uses the ‘soft power’ of invitation, Mark Mc KERGOW

 

Relecteurs :

coordination  : Jean-Philippe Douet

équipe : Alfred Almendra, Guillaume Crassard, Pierre Fauvel, Alexandre Martinez, Carine Ramé, Arnaud Villenave

 

 

Pour en savoir plus:

Les bandes-annonces de chaque chapitre et les mini bios des contributeurs sont disponibles sur le site Rupture Douce

 

Pour commander le livre:

Rupture douce: libérer l’agilité!

Bonne lecture!

Reconversion professionnelle: gérer la baisse de revenus

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Reconversion

 

 

 

Changer de métier signifie le plus souvent une baisse de salaire qu’il vaut mieux anticiper pour éviter de se trouver fort dépourvu face à un hiver financier imprévu. Car à moins d’avoir un matelas suffisamment épais et moelleux sur lequel se reposer, le changement de niveau de vie qui accompagne au moins le début de la nouvelle vie demande à être anticipé. Cependant, si la littérature spécialisée reconversion parle de cette baisse de revenus en termes ultra négatifs, il ne s’agit pas tant d’un sacrifice que d’une simple réalité à prendre en compte.

 

 

 

Reconversion professionnelle: printemps du plaisir au travail, hiver financier?

 

 

 

Reconversion : printemps professionnel, hiver financier?

 

L’aspect financier de la reconversion se limite souvent au coût de la formation, qui n’est pourtant pas forcément la partie la plus compliquée à traiter. En revanche, la baisse de revenus, si elle est fréquemment mentionnée, est peu abordée sous l’angle

  • Comment l’anticiper?
  • Comment la traiter?

La plupart des cadres, à défaut d’avoir un revenu qui leur donne le sentiment d’être payés à leur juste valeur, ont un salaire qui entretient un certain niveau de vie. Un salaire qui finance des vacances, des loisirs et un mode de vie auxquels il peut être compliqué de renoncer. Entre habitudes familiales et culpabilité, l’idée d’une baisse de rémunération peut être à la fois un sacré frein et une réelle complication. Qu’il vaut mieux traiter en amont!

 

Et celle-ci, si son ampleur est variable, est quasi incontournable, du moins au début. Bien entendu, tout dépend de la nature de la reconversion: laisser un job de DSI pour devenir prof de maths signifiera une baisse substantielle, là où une évolution moins radicale permettra de faire valoir financièrement une expérience passée.

 

De même, si se mettre à son compte peut signifier des revenus très confortables à terme, les débuts ressemblent plus souvent à des vaches maigres qu’à de dodus cochons de lait, en particulier pour ceux qui s’installent en tant que consultants. Pour ceux qui se reconverstissent dans l’artisanat, certains métiers sont lucratifs, pour peu qu’on soit bosseur – on pense aux métiers du bâtiment, par exemple – là où l’artisanat d’art peut l’être moins.

 

 

 

Les besoins financiers réels et fantasmés

 

Il est fréquent, lorsqu’un nouveau client vient me voir, qu’il me déclare tout de go qu’il est hors de question que ses revenus baissent. Une reconversion, oui, mais pas à n’importe quel prix. J’ai appris à me taire sur le sujet et à attendre que le cheminement se fasse de lui-même plutôt que de l’expliquer en amont. Lorsque les mêmes clients connectent avec une piste de reconversion réellement pertinente, qui parle à leur tripes, celles-ci sont tellement motivées qu’elles fournissent une créativité épatante pour pallier à ces questions financières et parfois même à repenser leur mode de vie, si lesdits candidats à un changement de métier l’estiment pertinent.

 

Pour ce qui concerne le candidat à la reconversion et lui seul, la part de renoncement possible est souvent directement proportionnelle à la part de compensation du mal-être au travail et ses répercussions sur le mal-être tout court. On confond souvent besoin et désir et ce dernier, s’il peut être l’expression spécifique d’un besoin, peut aussi être un moyen de compenser l’insatisfaction. Ainsi l’exemple type du Porsche Cayenne acheté sous prétexte de “se faire plaisir”, en réalité pour en jeter plein la vue aux voisins et masquer le sentiment d’absence de reconnaissance et de sens*

 

Lorsque la satisfaction est forte, le besoin de dépenser (pour posséder ou pour faire) diminue souvent de façon assez spectaculaire. Ainsi le candidat à la reconversion, lorsqu’il aura connecté avec une voie professionnelle réjouissante, sera d’un coup prêt à renoncer à une part plus importante de ses revenus et ce sans sentiment de “sacrifice”.

 

Du coup, évidemment, l’évaluation des besoins financiers réels est rendue difficile par les besoins fantasmés et c’est la raison pour laquelle elle demande une attention toute particulière.

 

L’essentiel étant, comme toujours, d’avoir conscience en amont des conséquences réelles d’un changement de métier pour pouvoir élaborer des solutions ou au contraire, décider que cette reconversion-là demande trop d’efforts pour être réellement judicieuse. Pour éviter des déceptions amères, le tout est d’avoir mené une enquête terrain approfondie de façon à savoir à quoi vous pouvez vous attendre et prétendre en termes financiers et prendre la décision de vous lancer – ou pas –  en connaissance de cause.

 

  • Une baisse de revenus temporaire doit être acceptée et préparée.
  • Une baisse de revenus durable doit être choisie au profit de bénéfices majeurs dans le nouveau métier.

 

 

 

La valeur intangible d’un métier qui a du sens

 

Cette question de compensation trouve son corollaire direct dans la valeur du métier qui a du sens. Ce n’est pas une valeur monétaire et pourtant, elle vient directement compenser la perte de revenus. Ainsi ce cadre dans la finance devenu patron d’une entreprise de maçonnerie, interwievé par les Echos “Son train de vie ? « Sans commune mesure » avec le précédent mais, souligne-t-il, il « bâtit quelque chose avec des hommes qu’il respecte ».

 

On constate de façon générale que ceux qui ont un grand sentiment de satisfaction dans leur vie ont moins de besoins de consommation, éprouvent plus de plaisir dans leurs actes de consommation et se contentent plus facilement d’une vie plus simple.

 

 

Satisfaction professionnelle et désir de vie simple

 

 

De la même manière, opter pour un métier avec moins de responsabilités mais qui soulagera d’un stress devenu chronique a un coût, mais le retour en santé, voire le plaisir au travail du candidat à la reconversion concerné n’a peut-être pas de prix.

 

Idem pour des temps de transports moindres, une meilleure articulation des temps de vie, un environnement professionnel épatant etc. La satisfaction des besoins professionnels et le plaisir de travailler qui en découlent ont une valeur intangible qui pourra se traduire directement en termes financiers.

 

 

 

Evaluer ses besoins financiers

 

L’évaluation des besoins financiers est évidemment à mener en amont de la reconversion, elle fait partie intégrante d’une réflexion concrète sur le projet. Gérée en aval, au moment où la baisse de revenus vous saisit au porte-monnaie est plus difficile et plus générateur d’émotions négatives et potentiellement de déception et de regrets.

 

Le plancher

La première étape va donc consister à évaluer ses besoins financiers réels, le plancher en dessous duquel le candidat à la reconversion et sa famille vivront dans l’inconfort. Il s’agit donc de faire le calcul très précis des dépenses du foyer  et d’évaluer ce qui peut être revu à la baisse sans pour autant tomber dans une austérité qui, si elle doit durer un tant soit peu, risque de générer amertumes et rancoeurs. Il est donc nécessaire de garder une part de loisirs suffisantes pour qu’aucun membre du foyer n’ait le sentiment de payer cher votre changement de métier. Là où probablement personne n’en mourra si une année les vacances de ski passeront à la trappe, priver vos enfants d’un loisir qui les passionne peut être assez dur à avaler.

 

D’autre part, même pour le candidat à la reconversion, renoncer à l’intégralité des activités ou des plaisirs personnels qu’il aime est probablement une fausse bonne idée. Parce qu’elles sont un loisir nourrissant, elles participent de l’entretien du moral et de l’énergie tout au long du processus de reconversion, aussi mieux en conserver certaines, en fonction de vos besoins. Les plans d’austérité ont leurs limites, à vous de trouver où se logent les vôtres.

 

  • Renoncements inutiles: Sarah, 41 ans, enseignante en formation pour devenir psychologue, avait fini par demander une disponibilité – non rémunérée, donc – parce qu’elle ne parvenait plus à concilier formation et emploi à temps plein. Face aux exigences financières de ce choix difficile, elle s’était décidée à revoir son niveau de vie. Et avait conclu qu’il lui fallait renoncer à tout: les vacances, la salle de sport, les cours de peinture, et même son inscription au tir à l’arc, sa grande passion. Seulement voilà: l’abonnement en question lui coûtait 25€ par mois, ce n’était pas le poste de dépense qui la mettait sur la paille. En revanche, y renoncer était un crève-coeur… inutile.

 

La baisse acceptable

Dans un deuxième temps,il est important de déterminer la part de réduction de revenu acceptable, au regard des bénéfices de métier désiré, dont la valeur est intangible et ne peut être mesurée que par le candidat à la reconversion. Associée au revenu plancher, elle donne une fourchette qui peut facilement être confrontée aux réalités des pistes retenues comme des voies de reconversion possibles.

 

Chez mes clients, la quête de sens au travail, l’envie de se faire plaisir professionnellement, l’envie d’avoir envie sont tels que la baisse de revenu acceptable se situe entre 30 et 60% du salaire actuel, au moins les premières années. Car à terme bien entendu,beaucoup de métiers offrent des possibilités d’évolutions qui se traduisent par une augmentation des revenus. Là encore, à chacun de déterminer en son âme et conscience la marge acceptable et de l’inclure dans ses critères de décision autour de son projet professionnel.

 

 

Deux conclusions à tout cela:

  1. Gérer la baisse de revenus: La baisse de revenus n’est pas tant un obstacle infranchissable qu’une des nombreuses facettes de la reconversion à penser en amont, une dimension à traiter et à inclure dans sa réflexion
  2. Penser métier plutôt que revenus: Choisir un métier dans le prolongement du précédent uniquement pour conserver un revenu n’est probablement pas une bonne idée, surtout si l’insatisfaction est grande: de l’ordre des reconversions raisonnées-raisonnables, elle augmente ses propres chances d’échouer. Mieux vaut la garder comme solution parachute si la reconversion qui parle aux tripes s’avère vraiment incompatible avec les besoins financiers. Le renoncement en connaissance de cause vous évitera bien des regrets et des “et si…”

 

 

 

*Ceci est un simple exemple d’un désir destiné à compenser un mal-être. Tout un chacun à le droit de s’acheter un Porsche Cayenne s’il en a envie et tous les Porsche Cayenne ne sont pas des compensations^^

 

 

 

Voir aussi

 

Ithaque, 1er influenceur sur la reconversion professionnelle

Quand l’héritage familial entrave la reconversion

Reconversion professionnelle: milieu de carrière et questionnements

10 moyens infailllibles de rater sa reconversion professionnelle

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez construire un projet fort, pertinent et en harmonie avec vos aspirations et vos besoins? Vous voulez renforcer un état d’esprit et un relationnels forts pour le mener à bien? Pensez aucoaching. Pour tous renseignements,contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32