Cinéma et connaissance de soi

Sylvaine Pascual – Publié dans: Connaissance de soi

 

 

Une connaissance de soi solide est le socle sur lequel nous pouvons construire des projets professionnels qui accordent toute leur importance à nos aspirations et à nos valeurs, bref, un boulot qui a du sens. Il y a de multiples moyens d’aller à la rencontre de nous-mêmes, et le cinéma en est un ludique et sympa. Plan d’ensemble.

 

 

 

les films, les personnages que nous aimons ou détestons en disent long sur nous!

 

 

 

Rêves de héros… quel héros?

 

Qui ne s’est jamais rêvé(e) en Indiana Jones ou Ellen Ripley, James Bond ou Scarlet O’Hara, bref, en un personnage de cinéma qui nous renvoie l’image de ce que nous aimerions être? Nos héros de cinéma préférés nous enthousiasment, nous inspirent, nous émeuvent pour ce qu’ils font, l’image qu’ils véhiculent, la façon dont ils vivent les destins exceptionnels ou ordinaires qui leur ont été attribués. Ils sont certainement une excellente manière d’en apprendre beaucoup sur nous-mêmes, nos goûts bien sûr, mais aussi nos valeurs, nos comportements, nos attentes, nos peurs etc.

 

On n’ose pas toujours dire qu’on se reconnaît un peu en Bridget Jones ou en Forrest Gump, on peut trouver un poil trop sentimentale sa tendresse pour Amélie Poulain, un brin trop wannabe son admiration pour Ethan Hunt, un pouillème trop auto-complaisant de s’identifier à Han Solo ou Oscar Schindler. Mais au fond, tout ça n’a aucune importance et nos émotions cinématographiques ne regardent que nous et ne se jugent pas.  Quels que soient les personnages de cinéma qui nous inspirent, ce sont les raisons pour lesquelles nous nous y attachons qui sont porteuses d’enseignements sur nos valeurs. Il y a dans ce qu’ils sont et ce qu’ils font des pistes de réflexion (probablement symboliques, si vous vous prenez pour Alice dans Resident Evil ou John McClane, hein, on est d’accord?) autant pour le développement d’aptitudes que pour l’orientation de nos vies.

 

Inversement, il y a des personnages que nous trouvons éminemment détestables, déplaisants, grotesques, invraisemblables, fatigants et le dégoût ou mégoût qu’ils nous inspirent a autant de choses à nous dire sur ce que nous sommes que les personnages que nous aimons.

 

De la même manière, les films, les scénarios, les techniques de narration ou les genres cinématographiques sont passionnants en ce qu’ils ne font jamais l’unanimité (Personne n’a encore réussi à m’expliquer en quoi Citizen Kane mérite que j’y ai perdu 2 heures^^) et ceux que nous apprécions ou que nous exécrons en disent bien plus long sur nous que sur le film en lui-même! Allons donc y regarder de plus près.

 

 

quels films aimez-vous?

 

 

 

Gros plan sur soi-même

 

Cinéma, dis-moi qui je suis! Voici donc une série de questions destinées à utiliser vos goûts cinématographiques pour approfondir un peu votre connaissance de vous-mêmes:

 

Quels types de films aimez-vous?
Quelles sont les caractéristiques de ces genres qui sont importants à vos yeux?

En quoi ces films vous inspirent? Qu’est-ce qu’ils vous renvoient? En quoi résonnent-ils en vous?

Quels sont les types de films qui vous indiffèrent? Que vous n’aimez pas?
Quelles sont les caractéristiques de ces films qui  justifient votre absence de goût pour ces genres?

Que vous renvoient-ils que vous n’aimez pas?

Qu’est-ce que ça vous dit sur vous, la personne que vous êtes? Vos valeurs, vos aspirations?

 

A quels types de personnages vous identifiez-vous facilement?
Si vous deviez être le héros d’un film, ce serait qui?
Quelles caractéristiques, traits de personnalité, qualités vous plaisent dans ce personnage?

Que fait ce personnage qui vous inspire?
Quels éléments dans ses expériences, son itinéraire sont importants à vos yeux?
Qu’a-t-il (elle) fait, vécu, appris d’important, selon vous?

Qu’est-ce que tout cela vous dit sur vous-même? vos valeurs, vos aspirations?

Sur ce qui a du sens à vos yeux, ce à quoi vous avez envie de contribuer?

Sur l’orientation à donner à votre vie professionnelle?

 

 

Et pour donner une touche hautement scientifique à cet exercice, je vous encourage à aller faire ce test rigolo: Quel héros de film êtes-vous, (ou quelle héroine de film êtes-vous) qui m’a estampillée Indiana Jones à 81% et Beatrix Kiddo à 79%, ce flatteur^^



Quels personnages de films vous inspirent?

 

 

 


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Les valeurs: l’énergie renouvelable de la motivation
Connaissance de soi et traditions

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Connaissance de soi: nos belles contradictions 

Connaissance de soi: le questionnaire de Proust

Connaissance de soi: unique et imparfait!

Connaissance de soi: exploiter l’effet miroir

 

 

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  Voulez construire et entretenir l’estime de vous, les relations et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Seconde partie de carrière: quelle orientation?

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / Reconversion

 

 

La seconde partie de carrière: temps difficiles obligent, elle inquiète plus qu’elle ne fait rêver. Pourtant, elle est l’occasion de réfléchir aux évolutions possibles, aux projets professionnels qui lui donneront une tournure solide réjouissante et durable. L’Apec organise une semaine de la seconde partie de carrière à laquelle je suis ravie de participer.

 

 

quelle orientation pour une seconde partie de carrière

 

 

 

Seconde partie de carrière, quelle orientation?

 

40% des cadres ont encore plus de 20 ans de carrière devant eux et nombreux sont ceux qui se retrouvent face aux questionnements que cette seconde partie de carrière suscite. Quête de sens, désir de reconversion et/ou d’entreprendre, recherche de piste pour reconstruire l’employabilité ou faciliter le retour à l’emploi, c’est une étape cruciale dans la vie d’un salarié. Quelle orientation donner à cette seconde partie de carrière? L’on peut dégager trois directions possibles:

 

1- Retrouver confiance

Arrivé à la quarantaine ou déjà quinqua, cette étape de la vie professionnelle peut être l’occasion de douter. Douter de la valeur de ses compétences, du sens de sa carrière, de sa faculté à retrouver un emploi dans un marché difficile et nécessite alors de faire un point sur soi pour se revaloriser et revaloriser ses atouts, d’abord à ses propres yeux, avant de pouvoir aller convaincre des recruteurs.

 

2- Explorer un désir de reconversion

Elle peut aussi être une opportunité de réfléchir à d’autres possibles, en particulier qui caressent l’idée alléchante d’une ré-orientation. Cette période est d’ailleurs de plus en plus souvent un tremplin vers de nouveaux horizons, par envie d’autre chose autant que pour compenser le sentiment d’employabilité en déclin dans le métier d’origine. Ce désir de reconversion peut aussi s’exprimer par l’entrepreneuriat ou par un changement de métier en interne.

 

3- Redynamiser une carrière

Elle peut aussi être l’heure des questionnements, non pas temps sur une bifurcation spectaculaire, mais sur un projet dans le prolongement de sa carrière sous d’autres conditions, dans d’autres cadres, d’autres structures, histoire de redonner du sens à un métier qu’on apprécie toujours, mais dont les tâches ou les conditions d’exercice ont évolué d’une façon pesante.

 

 

 

La semaine de la seconde partie de carrière

 

Seconde partie de carrièrel’Apec organise une semaine spéciale dédiée aux cadres expérimentés, sous un angle résolument optimiste pour leur permettre de faire de leur expérience un véritable atout au service de leurs aspirations professionnelles, plutôt que de subir l’arrivée dans la seconde partie de leur carrière avec le découragement et la résignation que la morosité ambiante semble imposer.

 

S’autoriser à explorer les possibles plutôt que fermer les pistes, voilà une alternative réjouissante, qui pousse au dynamisme, à l’ambition, à la concrétisation de projets de seconde partie de carrière. Cette semaine de la seconde partie de carrière s’articule autour de trois événements:

 

  • Un chat vidéo qui aura lieu lundi 24 novembre à 12h, animé par Thomas Baligand, avec Marie-Ange Laurier et moi-même. Vous pouvez d’ores et déjà nous poser toutes vos questions sur les thématiques que nous aborderons lors de ce chat:
    • Reprendre confiance en soi
    • Comment aborder un projet de reconversion ?
    • Les leviers de réussite pour évoluer dans son entreprise
    • Pourquoi et comment faire quand vous ne trouvez pas d’offres d’emploi qui vous correspondent ?
  • Les informels: rencontres avec des cadres expérimentés qui ont construit une seconde carriere lors d’afterworks Informels du 25 au 27 novembre : «Aller de l’avant, tout changer ? Comment faire de votre seconde partie de carrière une réussite ?» organisés par l’Apec et L’Express. Je serai présente à celui de Paris le 26 novembre.

Apec seconde partie de carrière

 

  • Le dossier sur le site de l’Apec, qui va s’enrichir tout au long de la semaine avec des témoignages, des conseils, des interviews (dont une de moi-même, sur le thème de la reconversion professionnelle bien entendu^^), des vidéos, des infographies.

 

Ce programme a été élaboré par un comité composé de cadres expérimentés et d’experts RH, plus moi-même. De gauche à droite: Serge Volkoff (chercheur), Anne Courtois, Sylvaine Pascual (coach), Isabelle Imbert, Didier Barrial du Breuil, Marie-Ange Laurier (consultante Apec).

 

Le comité de rédaction de la semaine spéciale "Seconde partie de carrière"

 

Cette semaine de la seconde partie de carrière donnera ultérieurement lieu à une série de billets sur le sujet, en particulier vue de l’angle du changement de métier, ici même sur le blog d’Ithaque. Rendez-vous donc tout au long de la semaine prochaine!

 

 

Voir aussi

 

Les atouts de ceux qui ont changé de métier

Reconversion professionnelle dans l’artisanat: une aubaine pour les cadres… et pour l’artisanat!

Ithaque, premier influenceur sur la reconversion professionnelle

Reconversion professionnelle: un passeport d’orientation

Reconversion professionnelle: vous avez demandé la Lune… ne quittez pas…

Reconversion professionnelle: déterminer s’il est temps de changer de métier

 

 

 

 

 

Aller plus loin

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Relations au travail: et la gentillesse bordel?!

Sylvaine Pascual – Publié dans Compétences relationnelles

 

 

C’est aujourd’hui la journée de la gentillesse, à l’initiative de Psychologies Magazine. L’occasion de revaloriser une faculté souvent considérée – à tort – comme une faiblesse, un danger, un comportement de bisounours naïf et irréaliste. Alors qu’elle est le pilier d’une élégance et d’un panache relationnels qui sont autant de preuves de courage et de force de caractère que générateurs de comportements positifs. De l’or en barre.

 

 

Et la gentillesse bordel! Un comportement à réhabiliter d'urgence au travail

 

 

Et la gentillesse bordel?!

 

Au jury Mines-Ponts, nous avons notre jargon de correcteurs d’anglais, et dans celui-ci il y a les YAM, les “y’en a marre”, les ras-le-bol de l’erreur grammaticale ou syntaxique tellement de base que le taupin moyen l’a étudié a minima 9 fois dans sa scolarité. Dans les discours managériaux, le YAM suprême à mes yeux est bien une définition de la gentillesse qui la transforme en comportement bébête de paillasson à collègues qui vous envoie direct dans le groupe des corniauds et cruchots du boulot. Car l’incorrection relationnelle écorche l’âme et les entrailles au même titre que l’incorrection grammaticale écorche l’oreille, avec des conséquences bien plus pernicieuse que la mocheté d’une phrase: méfiance mutuelle, agressivité, indifférence, baisse de l’estime de soi et de la confiance en soi, renforçant au passage tous les jeux de l’égo si néfastes à la collaboration.

 

Le terme gentillesse a été tellement mis à mal qu’on n’ose presque plus l’utiliser et ceux qui la prônent utilisent de plus en plus celui de bienveillance, moins connoté. Et c’est peut-être aussi bien, si celle-ci permet d’aborder le même concept sans association cucul-la-praline ou méprisante. Car bizarrement, l’être humain en général et le travailleur en particulier sont beaucoup plus sympathiques qu’on ne l’imagine et qu’eux-mêmes l’imaginent. Et aspirent à beaucoup plus de sympathie qu’on ne l’imagine. Alors qu’on l’appelle gentillesse ou bienveillance importe peu, la seule chose qui compte, c’est que chacun y trouve son compte.

 

Nous avons déjà abordé la gentillesse à plusieurs reprises, comme comportement à réhabiliter au travail et pas que, pour définir ce qu’est la vraie gentillesse, c’est à dire une forme de noblesse d’âme, par opposition au quémandage de miettes d’amour ou de reconnaissance, ou aux comportements amènes par pure manipulation.

 

 

 

La gentillesse : un bien nécessaire

 

Nous avons tous un besoin élémentaire et capital de gentillesse et de bienveillance qui fonctionne dans les deux sens: elles sont un bien nécessaire à notre équilibre psychologique, à nos liens sociaux, autant qu’à notre efficacité professionnelle et notre intelligence collaborative. Car la gentillesse est une alternative au chacun pour soi, à l’individualisme imbécile et à la dictature de l’intérêt personnel. Elle permet de conjuguer nos propres besoins avec ceux des autres et chacun en ressort plus heureux et plus complet, sans avoir sacrifié ni le bien personnel ni le bien commun. Distillons donc la gentillesse:

 

  • Pour gérer nos bévues et boulettes avec moins d’inquiétude, celles des autres avec moins de jugement.
  • Pour créer des vases communicants et nourrir l’estime de nous-mêmes et celle des autres.
  • Pour satisfaire nos besoins fondamentaux d’appartenance et de reconnaissance et ceux de notre entourage.
  • Pour nous sentir compris et acceptés, pour comprendre et accepter les autres.
  • Pour nous appuyer sur le soutien et les encouragements, pour apporter notre soutien et nos encouragements.
  • Pour trouver sa place et laisser la leur aux autres.
  • Pour être en mesure de s’entraider et renforcer l’esprit d’équipe.
  • Pour donner le meilleur de nous-mêmes par envie et motivation plutôt que la moitié du meilleur par contrainte.
  • Pour jouir d’une meilleure humeur et baigner dans celle des autres.
  • Pour produire des vitamines mentales sous forme de sirop relationnel plutôt que de bile.
  • Pour interagir et collaborer en confiance.

 

 

La gentillesse: preuve de force de caractère et de courage

 

Un leadership qui s’appuie sur une dominance dépourvue de bienveillance est un leadership pleutre car le recours aux comportements rouleau-compresseur sont un recours bien plus facile qu’une posture relationnelle élégante et pro-sociale, même s’il n’apporte pas les bénéfices escomptés. Il produit deux types de réactions et de relations nuisibles à la collaboration et au bien-être de toutes les parties:

  • Une meute de suiveurs apeurés qui cherchent juste à faire plaisir sans oser s’exprimer.
  • Une horde de résistants combatifs qui vont lutter contre cette expression excessive du pouvoir.

Inversement, un leadership qui s’appuie sur une gentillesse ancrée et affirmée, posture mélangée de bienveillance et d’assurance, laisse à l’autre la possibilité de trouver sa place et son mode d’expression.

 

L’absence de gentillesse naît de la peur de l’autre, de la peur de la relation, de la peur de ne pas obtenir ce que nous voulons, qui génèrent un ancrage épuisant dans la ronde Sauveur-Victime-Persécuteur des rôles relationnels, teintés de fausse bienveillance ou de vraie agressivité, de jérémiades et de manœuvres pénibles. J’ai peur de l’autre donc je l’écrase, et je me convaincs moi-même que je suis trop fort.

 

journee de la gentillesseOser être l’initiateur de la gentillesse dans un monde qui nous paraît parfois incivil, parfois violent, parfois indifférent, c’est avoir le courage et la force de caractère de cesser enfin de lutter pour enfin construire. Cesser de s’escrimer à survivre dans un environnement hostile et poser les fondations d’un cadre plus sain, plus épanouissant, plus favorable à la satisfaction de nos besoins et de ceux de nos contemporains. Et par ricochet, plus favorable à la confiance mutuelle et à la collaboration.

 

Ne rien faire, c’est rester dans un statu quo délétère dont on peut blâmer les autres (qui ne changent pas) à condition de s’en blâmer aussi soi-même (qui n’agit pas). Oser être l’initiateur de la gentillesse, c’est aller à l’encontre des idées reçues et tenter une troisième voie. C’est prendre le risque inimaginable de recevoir des comportements similaires. La gentillesse est en réalité une sacré force, probablement la plus balèze, la plus costaude, la plus constructive de toutes les compétences relationnelles; qui attire la gentillesse en retour, qui nourrit le plaisir, le sentiment de satisfaction, d’appartenance, de reconnaissance, les besoins affectifs, l’estime de soi, autant de celui qui la prodigue que de celui qui la reçoit.

 

 

 

 

Faire preuve de gentillesse

 

Bien entendu, il ne s’agit ni de courber une échine soumise, ni de tendre une autre joue. C’est simplement une posture claire et dénuée de brutalité relationnelle, le juste équilibre entre hérisson et paillasson: La gentillesse c’est:

 

 

Alors puisqu’il faut une journée pour réhabiliter la gentillesse, profitons-en pour faire un pas vers elle, en exprimant celle qui vibre en vous de la façon qui vous conviendra le mieux. Faisons donc preuve de gentillesse et de bienveillance, mamelles de la noblesse d’âme et du panache relationnel, posture élégante et affirmée, tout en laissant aux grincheux et aux poltrons leurs dictons!

 

 

Ressources externes

 

Psychologies – La bienveillance au travail

Le Nouvel observateur – Et la bienveillance, bordel! Trois micro-momments d’amour par jour

RH Info – Animation de la performance : combiner exigence et bienveillance

Philippe Rodet – La bienveillance attitude managériale

 

 

Voir aussi

 

Le leadership de soi, préalable au leadership tout court

Morale primate et relations humaines: faisons les singes!

Du triangle de Karpman à l’équilibre relationnel: la triplette prosociale

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Crédit photo: Nicolas Raymond

 

 

 

 

 

Aller plus loin

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Reconversion dans l’artisanat (2): 5 bénéfices majeurs pour les cadres

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / Reconversion

 

 

 

Nous avons vu dans une première partie que les cadres ont des atouts non négligeables pour réussir une reconversion dans l’artisanat. Mais ce n’est pas tout. Les métiers autant que le secteur sont une mine d’opportunités parfois insoupçonnées, à explorer en détails pour prendre conscience du large champ des possibles dans ce domaine, autant en termes de perspectives de carrières que de plaisir au travail.

 

 

la reconversion professionnelle dans l'artisanat offre de multiples possibilités

 

 

 

 Une reconversion dans l’artisanat? Des avantages qui méritent exploration

 

Lors du dixième anniversaire du partenariat entre la Société des meilleurs ouvriers de France et la Société Générale, j’ai eu l’occasion de rencontrer trois Meilleurs ouvriers de France qui ont des conseils éclairés à donner aux cadres qui s’interrogent sur un changement de métier possible vers l’artisanat:

 

  • Catherine Roland, Trésorière générale de la Société nationale des MOF, Présidente déléguée du Groupement de Paris de MOF et ancienne directrice de centre de formation.
  • Gérard Rapp, Président de la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France
  • Jean-François Girardin, vice-président de la Société nationale des MOF et Chef de cuisine au Ritz jusqu’en 2012

Ils nous ont montré combien les cadres ont des atouts pour réussir dans l’artisanat, voyons à présent les avantages que les cadres en question à faire ce choix, pour peu que l’envie les travaillent. Afin qu’ils s’autorisent une exploration minutieuse et approfondie, loin des idées reçues, avant de rejeter une piste au potentiel très vaste. Voici donc 5 bénéfices majeurs des métiers d’artisans pour les cadres en désir de changer de métier:

 

 

 

1- L’artisanat, un large champ de possibilités

 

Avec 3 millions d’actifs, 100 000 embauches par an et 300 000 départs en retraite à combler dans les 10 ans, l’artisanat est un secteur dynamique, malgré même si certaines branches, comme le bâtiment sont en perte de vitesse depuis 2012.

 

D’autre part, L’artisanat est un ensemble de secteurs d’activités et de métiers dont on peine à imaginer l’étendue. Catherine Roland explique que nous  avons souvent une connaissance très superficielle des métiers d’artisan. Ainsi le domaine de l’esthétique offre des possibles bien plus vastes que le cliché de l’institut Vénus beauté au coin de la rue.  Voilà un métier qui peut s’exercer dans les hôtels, les maisons de retraite, les hôpitaux, les prisons par exemple. Pour les candidats à une reconversion, il est donc essentiel de donner de la profondeur de champ à sa réflexion en allant examiner de près toutes les possibilités d’exercice d’un métier donné.

 

Car l’artisanat, c’est plus de 500 métiers  « des plus traditionnels (maçonnerie, menuiserie, boucherie…) aux plus modernes (micro-électronique, son et image, génie climatique…) y compris les services (mécanique, coiffure, confection…) et la création artistique (céramique, bijouterie, arts graphiques, décoration). » précise le portail de l’artisanat. De toiletteur canin à maître de chai, de berger à photographe, de taxidermiste à prothésiste, les métiers de l’artisanat offrent un très large panel de possibilités regroupées en 4 secteurs d’activité :

 

 

 

2- Des potentiels d’évolution de carrière très vastes

 

“Un artisan sur deux se met à son compte dans les 10 ans de sa formation”, précise Gérard Rapp,  mais si l’entrepreneuriat peut être une suite logique et naturelle pour beaucoup de cardes en reconversion, il n’est pas la seule possibilité. Pour ceux qui n’auraient pas la fibre entrepreneuriale, l’artisanat est un secteur générateur d’emploi et l’employabilité des artisans est assez largement supérieure à celle d’autres métiers.

 

  • Création d’entreprise : l’entrepreneuriat artisanal connaît dans l’ensemble moins d’échec que l’installation à son compte dans beaucoup d’autres métiers, avec un taux de pérennité à 3 ans des entreprises accompagnées par les CMA de 76%.
  • Reprise d’entreprise : 300 000 départs en retraite d’artisans dans les dix ans offrent autant d’opportunités de reprise d’entreprise. D’autant que ceux-ci peinent à trouver une relève: seules 5000 des 40 000 entreprises viables trouvent un repreneur chaque année.
  • Salariat : à l’entrepreneuriat, nul n’est contraint et pour ceux qui préfèrent le salariat, là aussi, les possibilités sont vastes et ne condamnent pas à un smic et une vie discrète au fond d’un atelier ou d’une boutique. Sortir du lot, démontrer un savoir-faire et une créativité débordante peuvent se faire sans être son propre patron, à l’instar de chefs ouvrant dans les restaurants prestigieux de grands hôtels.
  • Enseignement : Parmi les Meilleurs ouvriers de France en activité, 60% sont artisans, 30% sont salariés, 10% sont enseignants

Comme en témoignent les chiffres de la Chambre des métiers de l’artisanat (CMA), l’artisanat est un secteur porteur avec  plus de 1 000 000 d’entreprises pour un chiffre d’affaires de 300 milliards d’euros, qui pourtant peine à recruter. Il offre des places à prendre autant dans le salariat que l’entrepreneuriat.

 

 

La reconversion dans l'artisanat a beaucoup d'avantages

 

 

 

3- Des quotidiens professionnels potentiels à adapter

 

Les différentes possibilités d’exercer les métiers de l’artisanat ont un autre avantage majeur pour une reconversion : ils permettent de choisir et de construire précisément le quotidien professionnel désiré.

 

Ma petite entreprise…

Le pâtissier qui aime travailler seul dans son coin a la possibilité de vivre son métier en mode Ma petite entreprise sans pour autant se contenter d’un revenu équivalent au SMIC. Il peut choisir de s’installer à peu près où il veut et de mener une vie active localement et de s’en contenter parfaitement. C’est d’ailleurs le choix d’une majorité d’artisans. A l’obligation de devenir Gaston Lenôtre ou Christophe Michalak ou rien, nul n’est tenu !

 

… deviendra grande

Il peut aussi nourrir d’autres ambitions et d’autres aspirations : former des jeunes (ou des moins jeunes en reconversion) pour transmettre son savoir ou alors faire valoir son talent en participant à des concours (Meilleur ouvrier de France, Olympiades des métiers), œuvrer dans des restaurants prestigieux, développer sa marque, la franchiser, s’exporter etc.

 

Collaboration et partenariats

Et ne plus travailler seul : « la mutualisation des compétences est le seul moyen de se développer et de conquérir d’autres marchés, y compris à l’international » explique Gérard Rapp « il peut s’agir aussi bien de travailler avec des commerciaux ou des spécialistes en marketing que de fédérer des compétences pour offrir des prestations différentes, comme par exemple un plombier, un carreleur, un électricien, un peintre qui s’associent pour proposer une prise en charge globale d’un projet d’aménagement ». *

 

En d’autres termes, l’artisan a la possibilité d’adapter son métier à ses besoins et aspirations professionnels, de le vivre intégralement selon ses choix.  Il pourra choisir parmi un vaste panel de possibilités celles qui correspondent à l’idée qu’il se fait du plaisir au travail, de l’épanouissement, d’une vie professionnelle réussie.

 

 

 

4- L’artisanat fait rimer tradition avec innovation

 

Les métiers de l’artisanat sont intimement liés, dans l’imaginaire collectif, à des métiers du passé. On se représente beaucoup trop l’artisan figé dans un savoir-faire immuable qui s’exerce dans des ateliers sombres et poussiéreux. L’image d’Epinal de l’artisan est parfois loin de la réalité et ces métiers peinent à montrer leurs ancrages dans la modernité, en particulier avec l’arrivée des nouvelles technologies. Pourtant, les meilleurs ouvriers de France présents n’ont qu’un mot à la bouche : innovation.

 

Gérard Rapp insiste « à l’avenir, de plus en plus, les artisans qui réussiront seront ceux qui oseront innover et sortir du lot. Ceux qui se contentent de participer au bruit de fond, au banal, à l’ordinaire seront voués à disparaître. » On a parfois un peu tendance à imaginer l’artisanat comme des pratiques transmises de génération en génération, des gestes d’antan, la naphtaline du quotidien professionnel. Et en même temps, nous avons parfaitement conscience qu’on ne devient pas Jean-François Girardin en se contentant de reproduire le pot au feu de Mémé Huguette.

 

Ce n’est pas pour rien que le motto des MOF est « Etre à la recherche constante du progrès et de la perfection » : réflexion, créativité et innovation font partie du quotidien de l’artisan. Entre nouvelles technologies et progrès techniques, les métiers de l’artisanat ont tout autant un pied dans la tradition que dans l’innovation. Ils ne sont ni des métiers d’antan, ni des métiers d’avenir, mais des métiers en constante mutation.

 

 

 

Reconversion: Les métiers de l'artisanat font rimer tradition et innovation

 

 

 

5- D’un métier intellectuel à un métier manuel ? En finir avec le cliché

 

Beaucoup de cadres ou professions dites « intellectuelles » ou « supérieures » en réflexion sur un changement de métier en ont ras-la-cafetière d’avoir la turbine à penser qui fait des heures sup et ils espèrent un quotidien professionnel futur dans lequel ils pourront se mettre le cerveau aux abonnés absents. Ce n’est souvent qu’une réaction émotionnelle face à un ras-le-bol qui cherche à s’éviter le mal-être et dès qu’ils sont sortis de ces situations délétères, ils se rendent compte qu’en réalité, ils aiment bien faire fonctionner  leur comprenette.

 

Or le cliché voudrait qu’une reconversion dans l’artisanat soit essentiellement le passage d’un métier intellectuel à un métier manuel. C’est une vision bien étriquée qui remise un peu trop vite le côté cérébral de métiers qui nécessitent aussi des aptitudes à réfléchir, observer, analyser, concevoir etc.

 

Les métiers de l’artisanat peuvent donc être particulièrement délectables pour un cadre en reconversion, justement parce que ce sont des métiers en mouvement dont les savoir-faire évoluent sans cesse et qui laissent une place de choix à la réflexion, autant créative, en termes de conception et réalisation de produits, qu’opérationnelle, en termes par exemple de positionnement marketing, de pilotage et de développement d’entreprise. Ils ne sont donc pas purement des métiers manuels, mais génèrent des passerelles entre dimensions manuelles et intellectuelles qui peuvent être très enrichissantes.

 

 

 

Devenir artisan: une piste à explorer

 

A l’écoute des différents Meilleurs ouvriers de France présents, ce qui frappe, c’est le fossé incroyable entre les discours maussades, convenus et immobilistes sur le fait « qu’on ne peut pas entreprendre en France » et l’enthousiasme entrepreneurial de ces artisans, qui ont une véritable fierté de leur métier, une conscience réjouissante de leur savoir-faire et un désir profond de le transmettre.

 

Alors si vous avez un désir de reconversion et vous questionnez sur l’artisanat? Rappelez-vous que la réflexion n’est pas une prise de risque et sortez l’idée de son tiroir. Observez-la, étudiez-là sous toutes les coutures, allez explorer le secteur en menant une enquête métier, en rencontrant des artisans entrepreneurs, des directeurs de centre de formation, explorez tous les prolongements possibles, toutes les potentialités professionnelles de ces métiers avec en bonus trois bénéfices supplémentaires des reconversion dans l’artisanat :

 

  • Des métiers qui ont du sens: L’artisan vit un métier passion, est directement au service de l’autre et a des relations de proximité forte avec ses clients, facteurs d’intégration au tissu social et à la vie locale, de reconnaissance et d’appartenances multiples. Tout cela est fortement générateur de sens.
  • Des entreprises à taille humaine : les entreprises artisanales sont majoritairement des TPE et des petites PME où l’atmosphère et l’organisation n’ont rien à voir avec les grandes entreprises.
  • Des reconversions très encadrées: contrairement à beaucoup d’autres secteurs, entre centre de formation, maîtres d’apprentissage et chambres des métiers, le candidat à la reconversion dans un métier d’artisan est particulièrement encadré et rarement isolé.

 

Passion transformée en métier, rêve de gosse ou découverte tardive, la reconversion dans les métiers de l’artisanat offre donc un ensemble de bénéfices qui est sans doute la raison pour laquelle les cadres reconvertis se régalent et ne feraient marche arrière pour rien au monde, comme le montre, témoignages à l’appui, ce dossier de la CMA de tours: Reconvertis dans l’artisanat, les cadres s’éclatent!

 

 

 

*L’exemple que donne Gérard Rapp m’a fait sourire: c’est exactement la raison pour laquelle j’ai fait appel à la décoratrice Carole Ferreira-Cerca (que vous commencez à connaître) pour le réaménagement de mon intérieur: une prise en charge totale du projet et une gestion des corps de métiers qui me permettaient… de ne pas avoir à m’en occuper;)

 

 

Voir aussi

 

Ithaque, 1er influenceur de France en matière de reconversion professionnelle

La reconversion professionnelle dans l’artisanat, ITW dans le Monde des artisans

La reconversion des cadres dans l’artisanat 

Reconversion professionnelle: l’être humain derrière le projet

Un nouveau regard sur la reconversion professionnelle?

Reconversion professionnelle: milieu de carrière et questionnements

 

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  voulez construire et entretenir  l’estime de vous et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

10 aptitudes pour une vie professionnelle sereine et dynamique

Sylvaine Pascual – Publié dans Talents et ressources

 

 

 

Etant donné que les vies professionnelles sans aléas, sans difficultés, sans challenges à relever n’existe pas, autant nous outiller pour faire face du mieux possible à tout ce qui pourrait nous arriver. Pour relever tous les défis avec calme et dynamisme et ne pas finir au tapis, flapis et groggys. Voici 10 compétences, provisions à garder précieusement dans votre musette pour faire bonne route sur les chemins chaotiques de la vie professionnelle

 

 

 

aptitudes vie professionnelle sereine et dynamique

 

 

 

Le chemin est long et pénible quand on est mal équipé

 

 

L’autre jour, alors que je me baladais dans ce coin sablonneux de la forêt de Rambouillet que j’affectionne particulièrement, je croise un couple en tenue de ville. Monsieur, fringant, marche devant d’un pas assuré, ses chaussures casual chic lui tiennent bien le pied. Derrière, Madame, en ballerines, s’efforce de ne pas trébucher et s’arrête tous les trois pour vider le sable de ses chaussures. Et je peux vous dire qu’elle n’a pas l’air d’y prendre beaucoup de plaisir, à cette escapade automnale, elle qui passe devant moi en maugréant à voix basse que ce n’était pas l’idée qu’elle s’était faite d’une petite balade.

 

Qu’il s’agisse d’une question matérielle ou morale, c’est fou comme parfois nous sommes peu ou mal équipés pour faire face à ce qui nous attend au détour du chemin, qu’il s’agisse de situations inhabituelles ou difficiles ou . Nous voilà alors malhabiles, désarmés, impuissants à faire face sereinement aux circonstances qui s’imposent à nous. Parmi ces circonstances, les aléas de la vie professionnelles

 

  • Le cadre sup qui se retrouve brutalement au chômage après 20 d’une carrière brillante
  • Le nouveau poste qui exige des compétences au delà de ce que nous pensons avoir
  • Un incident relationnel qui tourne mal et vire au conflit ouvert
  • Un désir de reconversion ou de création d’entreprise qui semble d’un coup trop ambitieux ou incertain
  • De façon générale, tous ces événements de la vie professionnelle, négatifs ou positifs qui nous laissent désemparés, en limite de compétence, inquiets etc.

Le fait d’être mal outillés pour y faire face augmente les émotions négatives et génère un stress dont on se passerait bien, car il nous bouffe une énergie qui serait pourtant bien précieuse, si nous pouvions la concentrer sur les solutions et stratégies pour franchir l’obstacle ou atteindre l’objectif, plutôt que sur la rumination agacée, angoissée ou découragée de la situation.

 

 

 

 

10 aptitudes pour faire face à toutes les situations

 

Petites épreuves ou grands défis, déconvenues ou ambitions, si nous devons aller au charbon de temps à autres, mieux vaut avoir une pelle qu’un briquet. Le problème, c’est que nous ne pouvons pas tout avoir et tout savoir et tout maîtriser, nous ne pouvons pas savoir à l’avance quand nous auront besoin d’une pelle et quand nous auront besoin d’un briquet. Nous ne pouvons pas être matériellement toujours prêts.

 

En revanche, nous pouvons être moralement prêts. Voici les 10 aptitudes qui favorisent l’envie d’entreprendre toutes sortes de projets qui nous tiennent à cœur, la prise de recul sur les événements, le tout avec un dynamisme serein propice à accomplir de grandes choses sans stress. Ces 10 compétences vous permettront de vous sentir bien équipés, bien dans vos godasses, quoi que la vie vous réserve, au détour du chemin. Elles se construisent, se développent et s’entretiennent petit à petit, nourrissant le sentiment d’être en mesure de faire face. Tous ces éléments interagissent et se nourrissent les uns les autres.

 

 

1- Une estime de soi solide

Qui permet de remettre en cause les circonstances, les décisions, les stratégies, plutôt que de se dévaloriser. Car ce fonctionnement-là, au lieu d’entraver l’envie d’entreprendre, la développe. L’estime de soi s’articule autour de la valeur que nous nous accordons à nous-mêmes, entre autres au travers du regard bienveillant que nous portons sur nous-mêmes et de l’acceptation que nous avons de nous, en termes de limites, mais aussi des qualités, talents et compétences que nous nous reconnaissons. Elles peuvent être autant de ressources sur lesquelles nous appuyer en cas de difficulté à surmonter ou de projet à mener à bien.

 

2- Sortir de sa zone de confort

Sortir régulièrement de sa zone de confort permet d’avoir davantage l’habitude d’être confronté(e) à l’inattendu, de développer de la flexibilité et de l’adaptabilité et d’exploiter consciemment ses talents et ressources et de les mettre au service de nos objectifs. C’est une source d’apprentissage et d’expérimentation inépuisable!

 

La raison l'emporte souvent à tort sur les tripes: écoutons nos tripes pour renforcer la confiance en soi!

 

 

3- Réveiller l’autodidacte qui sommeille en nous

Nous avons une capacité d’apprentissage par nous-mêmes bien plus vaste que ce que nous imaginons, en particulier lorsque les préjugés sur l’age s’en mêlent. Faire preuve de curiosité pour apprendre des tas de choses, y compris ces talents inutiles qui peuvent se révéler particulièrement précieux dans des situations incongrues ou nouvelles. Plus nous nous sentons compétents (dans tous les domaines, qu’il s’agisse de savoir ou de savoir-faire), plus nous avons confiance en nous.

 

4- Développer sa créativité

La créativité n’est pas réservée aux métiers artistiques ou aux publicitaires! Elle est aussi une capacité à imaginer et élaborer des solutions pertinentes et efficaces. C’est une alliée précieuse face à toutes les situations inattendues qui peuvent nous tomber dessus sans crier gare.

 

5- Agir en fonction de vos valeurs

Elles sont les fondations sûres pour l’estime de soi et le meilleur moyen de trouver de la motivation et de l’enthousiasme à entreprendre, à concrétiser vos ambitions. Elles sont aussi un moyen de reconnecter avec une façon d’agir fluide, naturelle et efficace (à défaut d’être simple), car elles correspondent à des mécanismes de réussite et des talents naturels récurrents dans tout ce que nous entreprenons.

 

6- Comprendre les émotions

Face aux circonstances difficiles, c’est toute la valse des émotions qui peut nous paralyser ou nous enfermer dans un stress qui ne fait pas avancer le schmilblick. Connaître le rôle des émotions, ses propres mécanismes émotionnels et les messages qu’ils transmettent, afin de pouvoir s’occuper des besoins qui en sont à l’origine, c’est savoir lire son tableau de bord interne et pouvoir prévenir les pannes qui immobilisent.

 

7- Développer un état d’esprit positif

Je le répète comme la vieille radoteuse que je m’autorise parfois à être: un état d’esprit positif, ce n’est pas une injonction de pensée positive, dont l’efficacité laisse à désirer. C’est savoir être optimiste – c’est à dire se donner le droit de croire à des résultats positifs aux stratégies que nous mettons en oeuvre – et engranger les vitamines mentales pour déborder d’une énergie que vous pourrez mettre au service de vos objectifs. Cet état d’esprit positif sera très utile pour affronter les difficultés sereinement, avec moins de stress.

 

8- Entretenir des relations saines et solides

Les relations difficiles freinent nos projets et sont elles-mêmes à l’origine de bien des contrariétés et des complications relationnelles. Inversement, des relations satisfaisantes et fiables sur lesquelles s’appuyer en cas de besoin, qui participent de la satisfaction des besoins d’appartenance et de reconnaissance, sont un support solide.

 

9- Développer le leadership de soi

Le leadership de soi permet d’accorder toutes les voix dissonantes à l’intérieur de nous-mêmes, celles de nos besoins, de la raison, des envies, des craintes etc. Les faire chanter en chœur plutôt qu’à contre-cœur favorise une assurance sereine, une aisance ancrée dans la connaissance de nous-mêmes et de ce qui a du sens pour nous. Car la connaissance de soi va de pair avec la connaissance de ce qui est bon pour nous, en termes d’objectifs à fixer, de méthodes à implémenter, d’actions à mener et de décisions à prendre et de résilience.

 

 

 

10- Se libérer des idées reçues 

Les idées reçues et recettes toutes faites inefficaces pullulent et sont autant de routes barrées et de voies sans issue.  Choisir ses convictions avec soin plutôt que de subir celles des autres, se libérer des préjugés et des généralisations abusives pour laisser s’exprimer cette personne unique qui cesse alors de craindre le jugement des autres et sommes en mesure d’expérimenter en toute liberté nos propres solutions et stratégies, en mode sans échec:

 

 

 

Mini coaching: développer vos 10 aptitudes

 

Il n’y a pas de recette miracle pour développer ces compétences, cependant il y a mille chemins qui mènent au degré de satisfaction qui serait le vôtre, des tas d’outils et de techniques disponibles pour vous aider. A vous de déterminer lesquels vous conviennent et répondent à vos besoins.

 

Les questions suivantes vous aideront à déterminer les aptitudes à développer en priorité, celles qui peuvent attendre, celles dont vous êtes satisfait(e)s et celles dont vous vous fichez complètement. Pour chacune de ces aptitudes:

 

Sur une échelle de 1 à 10, où vous évaluez-vous?

A combien voulez-vous arriver?

Qu’est-ce que ça vous apportera?

Fixez-vous des objectifs SMART et passez en mode solutions:

Quelle est la première étape? Et la seconde?

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  voulez construire et entretenir  l’estime de vous et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

 

Reconversion professionnelle dans l’artisanat: une aubaine pour les cadres… et pour l’artisanat!

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / Reconversion

 

 

 

Au Hit-parade des bifurcations et chemins de traverse professionnels, l’artisanat arrive en bonne position, à juste titre ! Une fois qu’ils se sont suffisamment frottés à la vie professionnelle et à ses cahots et complications, nombreux sont les cadres qui mettent de côté les préjugés parentaux qui poussent plus souvent à devenir médecin, ingénieur ou avocat que plombier ou coiffeur et se décident à explorer les territoires inattendus d’un secteur dynamique et plein d’opportunités.

 

 

 

Artisanant et reconversion, une aubaine pour les deux!

 

 

 

Quand les cadres sortent du cadre : la reconversion dans l’artisanat, un filon

 

La semaine dernière, la Société des meilleurs ouvriers de France et la Société générale fêtaient les dix ans de leur partenariat dont l’objectif est de “favoriser le développement de l’entrepreneuriat artisanal, aider les artisans à aller chercher de la croissance et exporter leur savoir-faire “made in France” comme l’a précisé Laurent Goutard, Directeur de la Banque de détail. La conférence s’est tenue dans le cadre prestigieux de l’hôtel Bristol ou œuvrent 4 Meilleurs Ouvriers de France (dont nous avons eu le plaisir précieux et jubilatoire de déguster les réalisations) :

 

  • Eric Frechon, Chef des cuisines, 3 étoiles au Michelin, MOF 1993
  • Maxime Hoerth, Chef barman, MOF 2011
  • Frédéric Kaiser, Directeur du restaurant Epicure, MOF 2011
  • Franck Leroy, Second de cuisine, MOF 2000

L’occasion d’aller à la rencontre d’un monde des artisans que nous regardons probablement un peu trop par le petit bout de la lorgnette, car les frileuses reconversions raisonnées-raisonnables n’aiment pas beaucoup le grand écart entre les compétences professionnelles existantes et celles à acquérir, et la démarche de type bilan de compétences peine à ouvrir le champ des possibles au delà des compétences déjà existantes. Pourtant, en dépit de beaucoup d’idées reçues, l’artisanat est un filon insoupçonné pour ceux qui cherchent à changer de métier: il est très accessible aux cadres et offre de véritables perspective en termes d’évolution de carrière (comme en témoignent les MOF ci-dessus). Je vous propose donc d’explorer cette option de reconversion en trois billets:

 

  1. Les atouts des cadres qui se reconvertissent dans l’artisanat (ci-dessous)
  2. Les bénéfices pour les cadres d’une reconversion dans l’artisanat
  3. Comment se reconvertir dans l’artisanat

 

 

La reconversion dans l'artisanat, une aubaine

 

 

 

Une aubaine pour les cadres, une aubaine pour l’artisanat

 

Secteur dynamique, possibilités vastes, métiers porteurs de sens, l’artisanat est une mine d’or a portée de main, qui ne demande qu’à être explorée, en particulier pour les cadres qui veulent sortir du cadre et changer de métier hors de leur domaine de compétences, histoire de s’offrir un véritable changement de vie. D’autant que si le secteur est une aubaine pour eux, ils sont aussi une aubaine pour le secteur:

 

  • Les cadres réussissent dans l’artisanat : « En 2010, 56 % des artisans étaient d’anciens cadres, selon l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat. » précise 20 Minutes. Voilà un chiffre éloquent sur l’accessibilité de ces métiers aux cadres ainsi que sur leurs chances de réussite.
  • Autonomie et sens: « L’artisanat propose une autonomie et un sens au travail que beaucoup de carrières dans les grands groupes ne garantissent plus. » affirme Alain Griset, président de l’Assemblée permanente des Chambres de métiers et de l’artisanat.
  • Cadres reconvertis : une aubaine pour l’artisanat : L’arrivée des cadres dans les métiers de l’artisanat est une aubaine pour des entreprises, en particulier celles qui n’ont pas su s’adapter aux évolutions technologiques : « «Grâce à leurs compétences en gestion, en informatique, en commerce international et à leur aisance relationnelle, les cadres supérieurs sont de vrais atouts pour nos métiers», se réjouit Pierre Chevalier, président de la Sema.

 

 

Les atouts des cadres qui se reconverstissent dans l'artisanat

 

 

 

Les atouts des cadres en reconversion dans l’artisanat

 

Beaucoup de métiers rendent par nature la reconversion difficile, entre autres en termes d’âge et c’est souvent l’idée qu’on se fait des métiers de l’artisanat : devenir arpette à 45 ans, entouré de mômes de 16, ça a un charme limité. Néanmoins l’image que renvoie l’autre côté de la barrière, c’est-à-dire ceux qui accueillent, forment et mentorent ces futurs artisans est bien éloigné des a priori. Etaient présents à cette conférence trois Meilleurs Ouvriers de France qui ont volontiers partager leurs conseils et leur vision de la reconversion dans les métiers de l’artisanat:

 

  • Catherine Roland, Trésorière générale de la Société nationale des MOF, Présidente déléguée du Groupement de Paris de MOF et ancienne directrice de centre de formation.
  • Gérard Rapp, Président de la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France
  • Jean-François Girardin, vice-président de la Société nationale des MOF et Chef de cuisine au Ritz jusqu’en 2012

Les trois expliquent avoir vu passer beaucoup d’anciens cadres de tous âges, candidats à la reconversion professionnelle vers des métiers de l’artisanat. Ils les ont accompagnés avec beaucoup de plaisir, parce qu’ils accordent tous à ceux qui changent de métier des atouts spécifiques et un investissement personnel sans faille. Gérard Rapp précise « l’écoute des artisans est très forte pour ceux qui s’intéressent à leurs métiers dans un but de reconversion. Ils ont une grande valeur ajoutée qui augmente leurs chances de réussite dans l’artisanat. » En voici les contours:

 

 

L’âge est un atout pour la reconversion dans l’artisanat !

Voilà bien un élément qui vient bousculer des préjugés, car dans la plupart des métiers salariés, l’âge est considéré comme un obstacle. Même s’il manque d’expérience, pour un cadre reconverti dans l‘artisanat l’âge est un atout: « L’artisanat, ce sont des métiers d’experts et l’âge est un gage de crédibilité non négligeable. » affirme Catherine Roland, dont la doyenne des élèves esthéticiennes avait 58 ans, preuve qu’il n’y a pas d’âge pour se reconvertir ;)

 

L’aptitude à gérer une entreprise 

Pour Jean-François Girardin, “Le niveau d’instruction renforce les chances de réussite. Ceux qui ont fait des études supérieures et se reconvertissent dans l’artisanat ont plus de facilités à comprendre la gestion d’entreprise que les jeunes qui arrivent souvent dans ces métiers par échec scolaire et ont parfois des difficultés à écrire. Ils ont davantage de chances de franchir le cap de la création et d’y réussir.”

 

La capacité d’apprentissage

les cadres étant souvent habitués dans leur vie professionnelle précédente à l’actualisation des compétences et à la formation sur le tas à mesure de leurs changements de poste ont une grande capacité d’apprentissage, démultipliée lorsque le sujet les intéresse. Pour nos trois interlocuteurs ils sont des apprenants zélés et passionnés, qui peuvent facilement sortir du lot.

 

L’esprit d’équipe et la capacité à mutualiser les compétences

Gérard Rapp explique qu’ils sont aptes à développer des entreprises florissantes, y compris à l’international, à mener des projets innovants et porteurs qui s’appuient sur la mutualisation des compétences, parce qu’ils ont, le plus souvent, expérimenté ces dimensions dans leur vie professionnelle précédente.

 

Les compétences relationnelles

les cadres ont l’habitude d’interagir avec de nombreux interlocuteurs professionnels : collaborateurs, clients, partenaires etc. et les compétences relationnelles développées dans leur première partie de carrière sont, là aussi, une ressource avantageuse par rapport aux jeunes. “Ils savent s’exprimer et ont plus de facilité avec leurs clients ou les banquiers” souligne Jean-François Girardin.

 

 

Reconversion vers l'artisanat: une mine de possibilités

 

 

Nous verrons la semaine prochaine à quel point un désir de reconversion dans un métier d’artisan peut être une sacrée bonne idée pour un cadre, en allant un peu plus à la rencontre de ce secteur porteur, de ses avantages spécifiques, des possibilités insoupçonnées qu’il offre en matière de de perspectives de carrière et de quotidien professionnel.

 

 

 

Voir aussi

 

Ithaque, 1er influenceur de France en matière de reconversion professionnelle

La reconversion professionnelle dans l’artisanat, ITW dans le Monde des artisans

La reconversion des cadres dans l’artisanat 

Reconversion professionnelle: l’être humain derrière le projet

Un nouveau regard sur la reconversion professionnelle?

Reconversion professionnelle: milieu de carrière et questionnements

 

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  voulez construire et entretenir  l’estime de vous et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

 

Job crafting(2): construire son plaisir au travail en quatre étapes

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

 

Même si l’intérêt des entreprises pour le plaisir au travail s’accentue, même si elles sont de plus en plus nombreuses à mettre en place des mesures allant dans ce sens, pour le travailleur lambda, quel que soit son niveau dans la hiérarchie, ce n’est pas le sentiment de nager dans les eaux limpides et azuréennes du bonheur qui prime. Vie au boulot, voyage dans le marigot? Allez, hardis petits, laissons les marécages, les cloaques et construisons des sources, des fontaines!

 

 

Construire les sources de son propre plaisir au travail

 

 

 

Salariés, entrepreneurs: déni de plaisir et cafetière trop pleine

 

De façon générale, les salariés se sentent pris dans un étau d’exigences, de contraintes, de rigidité, d’incompréhensions, de relations pourries, d’ambiance délétère, d’ennui ou de stress, d’aspirations remises au placard. Un joli tableau qui donne bien plus d’aigreurs d’estomac que d’envie de croire qu’il est possible de se faire plaisir au travail ou de sentiment qu’au delà des discours marque employeur, la hiérarchie s’intéresse réellement à eux.

 

De même pour les entrepreneurs, convaincus que les contraintes qu’ils s’imposent sont inhérentes à leur métier et qu’ils n’ont pas tellement le loisir de faire autrement. Et qui, bon an mal an, bossent sans relâche et sous la pression constante, un oeil sur un chiffre d’affaire parfois en dents de scie, l’autre sur une clientèle pas toujours simple à satisfaire et aucun sur eux-mêmes. Ils sont bien loin le plaisir, la motivation et l’ivresse qui les ont poussé à la création…

 

Ce voile pudique tiré sur le champ des possibles, au nom d’un réalisme fataliste (qui pare de raisonné-raisonnable un pessimisme immobiliste), gonflé aux discours moroses et nourri à la résignation cultive avec soin le déni de plaisir: il  bride l’imagination, muselle toute velléité de changement sans même en évaluer la faisabilité, met à mort l’électron libre en chacun de nous (et après, on voudrait qu’on soit créatifs^^). On est pas là pour rigoler, L’oncle Alfred le répète depuis toujours, il avait raison, le vieux bougre, et voilà que nous en faisons la triste expérience. L’auto-avortement du plaisir au travail est une sorte de réponse automatique d’absence du bureau d’une cafetière trop pleine qui ne sait plus ou donner du goulot.

 

 

 

Plaisir au travail: le courage de l’exploration avant les conclusions!

 

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’aucun d’entre nous n’est condamné à un job au mieux incolore et inodore, au pire à un quotidien professionnel asphyxiant et annonciateur d’aller simple vers le burnout: le plaisir au travail peut se redécouvrir et se réimplanter pas à pas, pour peu qu’on s’autorise un peu d’estomac: l’intrépide optimiste qui avance ira toujours plus loin que les cassandres apathiques.

 

Il y a mille bonnes raisons de se mettre au job crafting et de partir à la conquête de son propre plaisir au travail, nous en avions vu quelques unes dans le billet Job crafting, devenir l’artisan de son plaisir au travailGardons en tête que c’est avant tout jubilatoire et bon pour l’estime de soi autant que pour la performance. Une fontaine de jouvence pour nos âmes fatiguées par des boulots déshumanisés!

 

Et souvent pas si compliqué à mettre en oeuvre, le plaisir au travail se conçoit en architecte, se façonne en maçon, se sculpte en artiste. Dépasser les idées reçues et accepter d’aller explorer le vaste territoire des possibles en dépit des pisse-froids, demande plus de courage que la mise en oeuvre des changements. La transformation en oeuvre d’art devient assez naturelle lorsqu’on a identifié les outils nécessaires, les pistes potentielles. Partons donc à la découverte de cette marge de manœuvre et des moyens concrets d’activer des changements réjouissants.

 

 

 

outils du job crafting plaisir au travail

 

 

 

 

Réalisme fataliste et attentes passives vs marge de manoeuvre

 

La morosité vis-à-vis du quotidien professionnel génère des croyances nées des interprétations des situations ou des comportements des uns et des autres qui nous ancre dans l’attente passive d’un miracle dont on se doute qu’il n’aura pas lieu.

 

  • Abdel, ingénieur commercial : « Jamais mon boss n’acceptera de me donner un peu plus d’opérationnel et un peu moins d’administratif. Depuis le temps, il sait parfaitement que je préfère l’opérationnel et ne m’en a jamais confié davantage. »  Et Abdel n’a jamais été voir son chef pour lui faire part clairement et simplement de se préférence et y ajouter une demande directe. Sa certitude que son chef sait est une interprétation. Il est donc possible que son chef soit un abruti, mais il est tout autant possible qu’il n’ait pas conscience de la situation et donc aucune raison de la changer.
  • Sophie, webmaster  : Je dois me montrer ultra réactive et répondre aux demandes des clients dans les plus brefs délais pour les fidéliser et leur prouver mon professionnalisme. Résultat, sous les injonctions pas toujours aimables de ses clients, Sophie se retrouve à bosser le soir et le week-end. Croyant les satisfaire, elle leur envoie surtout le message qu’elle est corvéable à merci, petit soldat répondant au doigt et à l’œil à toutes leurs exigences. Elle y perd en plaisir, ils y perdent en respect pour elle… et deviendront de plus en plus exigeants.

Dans ces deux cas, la marge de manœuvre, bien que masquée par des convictions erronées, est assez considérable. En vertu du principe que la meilleure façon de ne rien obtenir est de ne rien demander, si Abdel reste dans le silence, la situation ne changera pas. Il n’y a à peu près qu’en se décidant à parler de son mal-être et de ses envies à son chef qu’il a des chances d’être entendu.

 

Quant à Sophie, en continuant à se positionner comme corvéable à merci, c’est comme ça qu’elle sera traitée. Si elle définit les plages horaires précises auxquelles elle est joignable et s’y tient, si elle apprend à éteindre son téléphone ou à ne pas y répondre en dehors de ces plages, ses clients apprendront à la joindre quand elle est disponible et seront bien moins tentés de l’appeler à 23h le vendredi soir, parce qu’ils viennent d’avoir une idée forcément brillante sur laquelle ils exigent qu’elle planche d’ici lundi 9h (pour un projet qui verra le jour dans 6 mois).

 

 

 

Tous des jobs crafters !

 

Comme le soulignent les études sur le job crafting, quels que soient la position hiérarchique, le statut, la fonction ou la nature de notre emploi (salarié ou entrepreneur) nous sommes tous en mesure d’apporter des adaptations significatives en termes de plaisir au travail, de motivation et d’efficacité génératrice de satisfaction, pour peu que nous en ayons l’envie. J’ai eu l’occasion de travailler avec des profils très variés et tous ont gagné, parfois de façon considérable, en bien-être, en contentement, en sentiment d’être heureux dans leur travail:

 

  • Le directeur marketing d’une banque, la directrice commerciale d’une SSII, le DRH d’une ETI, deux PDG de PME
  • Des ingénieurs, chefs de projet, managers, ingénieurs commerciaux
  • Une assistante sociale, un technicien
  • Une musicienne, un ingénieur du son, une enseignante, un formateur
  • Des hauts fonctionnaires, un chef de service hospitalier, un chirurgien
  • Un avocat d’affaires, un analyste financier
  • Des freelances et professions libérales (une décoratrice, un infographiste, un informaticien, une infirmière, des consultants, un ergothérapeute etc.)

En d’autres termes, nous avons tous la possibilité d’être des job crafters, au bénéfice d’un quotidien professionnel agréable.

 

Rappelons à toutes fins utiles qu’il n’y a pas de vérité universelle, secret magique du plaisir au travail, les besoins sont individuels et toutes les pistes d’amélioration doivent être personnalisées. Les injonctions classiques du type  “faire en sorte d’avoir une tâche sympa par jour” ou “ayez des objectifs” ou encore “soyez toujours en apprentissage” sont certainement pleines de bonnes intentions, mais si elles tombent à côté de vos sources d’insatisfaction, vous ne risquez pas de gagner en plaisir au travail. L’identification des points d’amélioration part donc de la façon dont vous percevez votre quotidien professionnel, pas de généralisations abusives par nature.

 

Bref, façonnez votre plaisir au travail, sculptez-le, agencez-le jusqu’à obtenir la source de votre motivation, de votre performance, de votre engagement et votre satisfaction. Quelle que soit la nature de ce plaisir, margelle de fontaine de village ou bassin d’Apollon, surtout: savourez le résultats obtenus;)

 

 

job crafting admirer résultat

 

 

 

 

Mini coaching : devenir l’artisan de son plaisir au travail

 

Quelle que soit la nature de vos points d’insatisfaction, vous y avez droit, ils vous appartiennent et les jugements n’engagent que ceux qui les tiennent. Bref, ne laissez personne vous dictez ce que vous devriez ressentir ou améliorer. Evaluez votre satisfaction/insatisfaction sans censure et travaillez les points qui sont importants pour vous, indépendamment de ce que pourraient penser ou dire qui que ce soit. En d’autres termes, vous n’êtes pas obligé(e) de devenir extraverti si vous ne l’êtes pas ou encore vous avez tout à fait le droit de développer une caractéristique comme la débrouillardise ou le sens de l’observation si vous en avez envie.

 

 

Etape 1 – Evaluez votre plaisir au travail et les pistes d’évolution

Evaluez votre degré de satisfaction, sur un échelle de 1 à 10 dans tous les domaines de votre quotidien professionnel. Ces domaines correspondent à ceux que nous avions détaillés dans la série de billets Boulot idéal, une réalité à inventer

  1. Environnement  et organisation de travail
  2. Rémunération
  3. Tâches et comportements
  4. Capacités et compétences
  5. Talents et stratégies
  6. Relations et communication
  7. Reconnaissance et épanouissement
  8. Valeurs et convictions
  9. Sens

Quelles sont les actions à mener pour passer au chiffre supérieur? Et au chiffre supérieur? Jusqu’à arriver à 8?

 

Priorisez en fonctions de vos critères: Vous ne pourrez pas tout faire en même temps, courir tous les lapins de la futaie c’est pas si futé, c’est même le meilleur moyen de les voir tous s’échapper. Choisissez donc les domaines à travailler et les actions à mener comme vous l’estimez utile:

  • Les domaines évalués entre 0 et 4 sont générateurs d’agacement, d’inquiétude, de découragement, de stress. Ils ont donc besoin d’être traités rapidement et en profondeur, mais pas à pas (Rome ne s’est pas fait en un jour, toussa…)
  • Les domaines évaluées entre 5 et 7 suscitent des insatisfactions plus légères, mais peuvent aussi être de bons terrains d’entraînement, car potentiellement plus faciles à traiter.

il ne s’agira peut-être pas de commencer par ce qui va le moins bien, peut-être préférerez-vous y aller à petit pas en commençant par ce qui vous paraît simple ou par ce qui vous apportera des résultats rapidement.

 

 

Etape 2 – Appuyez-vous sur vos ressources internes

Autant dans votre personnalité que dans vos compétences techniques et talents naturels, vous disposez déjà d’un bagage important en termes de ressources internes qui vous permettra de renforcer votre estime de vous et l’assurance nécessaire pour mettre en œuvre les actions indispensables à votre sentiment de plaisir au travail. Pour vous aider:

D’autre part, vos valeurs sont aussi des ressources: plus vous travaillerez en harmonie avec elles, plus les mises en action seront fluides:

 

Etape 3: Passez en mode solutions et stratégies

Vous êtes à présent en pleine possession de l’assurance nécessaire pour construire votre plaisir au travail. Il est temps de réfléchir aux solutions à mettre en place. Vous pouvez ainsi faire des demandes assez classiques comme d’autres responsabilités, une augmentation, une promotion. Mais vous pouvez aussi inventer d’autres organisations, des méthodes de travail très personnelles qui s’appuient sur vos talents naturels, modifier vos relations pour pouvoir enfin sortir certains collègues du bocal à con dans lequel ils trempent depuis bien trop longtemps, demander une journée de télétravail, etc.

Quelles actions avez-vous besoin de mener pour gagner en plaisir dans le domaine que vous avez choisi?

Quelles compétences nécessitent ces actions?

 

Améliorer ce qui n’est pas encore satisfaisant demande parfois le développement ou le renforcement de compétences spécifiques (si vous les maîtrisiez déjà, vous feriez déjà autrement). Par exemple, Les noeuds des relations difficiles ne se dénouent pas souvent d’un coup de baguette magique et necessitent, la plupart du temps, de s’y prendre autrement. Ce qui ne s’invente pas!

Quelles compétences avez-vous besoin de renforcer pour avancer vers vos objectifs?

 

Quelques pistes:

 

Etape 4 – Mise en action et évaluation

Vous avez identifié les pistes d’amélioration, capitalisé sur vos ressources internes et déterminé les actions à mener. Il ne reste plus qu’à établir un plan d’action progressif pour développer les compétences nécessaires puis agir directement. N’oubliez pas d’intégrer dans votre plan de route les phases de tests puis d’évaluation de vos solutions.

 

En d’autres termes, transformez les actons à mener en objectifs SMART puis passez à la phase triplette du coaching pour en évaluer les bénéfices et/ou les ajustements nécessaires.

 

 

Quatre exemples de job crafting

 

Dans le billet introductif, nous avions vu deux exemples détaillés de job crafting:

Je pourrais vous rajouter :

Et plus simplement, voici quatre exemples de points spécifiques d’augmentation du plaisir au travail qui donnent des idées sur ce qui peut être fait grâce au job crafting:

 

 

Job crafting et délégation

Marie-Jo, qui travaille à la direction commerciale de son entreprise, en avait ras-la-calcombe de l’administratif qu’elle considère fastidieux. Il ne lui était pas venu à l’esprit que peut-être, dans son équipe, certains avaient plus de goût qu’elle pour la paperasse, elle pensait au contraire les décharger en la faisant elle-même. Après avoir  fait le tour de son équipe, elle s’est rendu compte que deux de ses collaborateurs étaient bien contents à l’idée de passer un peu moins de temps sur le terrain et que l’admin ne leur faisait pas peur.  Une nouvelle répartition des tâches plus tard, ce sont trois personnes qui ont gagné en satisfaction.

 

 

Job crafting et environnement de travail

Sébastien détestait l’aménagement du bureau qu’il partageait avec deux collègues, il le trouvait désagréable et peu pratique. Les relations avec ses deux collègues n’étant pas particulièrement proches – Sébastien est plutôt introverti et plein de croyances sur la distance nécessaire à conserver au boulot – il était persuadé de devoir continuer comme ça et en prendre son parti. Finalement, il s’est lancé et leur a proposé de repenser ensemble cet espace. A sa grande surprise, ses deux collègues ont accepté avec enthousiasme et la discussion a fait l’objet d’un déjeuner qui a permis à Sébastien de voir ses collègues sous un autre jour, de se montrer sous un autre jour et les trois ont gagné en confiance mutuelle. Ils ont conçu leur nouvel aménagement à partir de critères communs et en sont ravis.

 

 

Job crafting et développement de compétences

Bien entendu, nous avons travaillé avec Abdel pour qu’il aille faire part à son chef de ses aspirations. Il s’est avéré que son chef n’était pas tout à fait convaincu de ses capacités opérationnelles et ils ont mis ensemble en place un système de mentoring, associé à une courte formation pour renforcer les compétences d’Abdel et lui permettra d’aller vers des tâches qui lui plaisent davantage.

 

 

Job crafting et positionnement relationnel

Sophie a eu besoin de renforcer la confiance en elle et des capacités d’affirmation pour être en mesure d’habituer ses clients à son rythme plutôt que de subir leurs exigences. Elle a construit un positionnement relationnel authentique, affirmé et serein qui plaît beaucoup à ses nouveaux clients et lui donnent le sentiment qu’ils ont du respect pour elle.

 

 

Vous avez à présent les outils en main pour faire de votre plaisir au travail une oeuvre d’art. Faites-vous plaisir!

 

 

fontaine de jouvence du plaisir au travail

Crédit photo: Eric Pouhier

 

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Aller plus loin

Voulez construire et entretenir  l’estime de vous et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels et de retrouver du plaisir au travail? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual 01 39 54 77 32

 

Entrepreneurs, créez des locaux à l’image de l’ADN de votre entreprise

Sylvaine Pascual et Carole Ferreira-Cerca – Publié dans: Création d’entreprise

 

 

Lors d’une création d’entreprise, il est essentiel d’en déterminer l’ADN – les valeurs, les motivations, le sens qu’elle a, la mission qu’elle se donne – de façon à le refléter dans sa communication. Et un aspect trop souvent négligé, c’est comment l’entreprise exprime cet ADN dans son environnement de travail, ses locaux et en transmette la substantifique moelle à ses clients… dès le premier coup d’oeil, au travers d’un aménagement cohérent à l’identité forte.

 

 

bureaux Think Garden à Milan

Les bureaux de Think Garden à Milan

 

 

 

Le conventionnel m’a tuer…

 

Il y a quelques semaines, un cabinet de coachs/consultants qui m’avait semblé plutôt innovant sur son site m’invite à venir les rencontrer, pour discuter d’une proposition qu’ils veulent me faire. J’arrive dans des locaux dépouillés, aux murs taupe, aux étagères beiges, aux bureaux beiges, aux fauteuils beiges, aux coussins prune. Le tout très corporate, très feutré, très conventionnel. Rien qui détonne. Et ce cabinet s’étonne de n’avoir que des clients voulant du tout-venant? Et voudrait réussir à vendre des produits qui se démarquent un peu?

 

les locaux ordinaires tuent votre entreprise

 

 

Au final, dans le manque de cohérence entre ses produits, ses visuels colorés d’une part et ses locaux convenus d’autre part, ce sont les locaux convenus qui l’emportent et ce cabinet vend petitement ce qu’il n’a plus envie de faire à des clients qui ne lui correspondent pas. Lorsque je m’étonne de cette différence, j’ai pour réponse “ça plaît aux clients, ça les rassure”. Tout est dit! Montre-moi tes locaux, je te dirais tout sur ton entreprise! Y compris ses stratégies d’échec!

 

Carole FERREIRA CERCACette expérience démontre la nécessité de cohérence dans toutes les dimensions de l’entreprise pour assurer sa viabilité d’une part et garantir une clientèle qui lui correspond d’autre part, m’a poussée à demander à Carole Ferreira-Cerca de venir parler aménagement des locaux à tous ceux qui songent à la création d’entreprise. Aujourd’hui, le désir de reconversion s’inscrit de plus en plus dans l’entrepreneuriat et tous les gages de réussite sont à prendre en compte, y compris celui qui consiste à donner de la personnalité à son entreprise au travers de l’atmosphère que ses locaux dégagent.

 

Carole Ferreira-Cerca, en plus d’être co-fondatrice de la Centrifugeuse, aménage (entre autres) des espaces de travail pour des  Nous avons rédigé ce billet à quatre mains à l’attention des entrepreneurs qui ont envie de sortir des poncifs de l’architecture d’intérieur et d’espace de travail et de donner à leurs locaux une identité forte, révélatrice de l’ADN de l’entreprise.

 

 

 

L’ADN d’une entreprise, ce n’est pas le beige suédois!

 

Ca y est ! Vous êtes prêts à emménager vos nouveaux locaux et votre équipe (même si vous êtes 2 c’est une équipe…) est sur les starting blocks. Vous n’avez pas eu le temps de vous occuper de l’ameublement de votre bureau. C’était le cadet de vos soucis, vous aviez fort à faire à peaufiner votre stratégie commerciale, votre site internet, vos plaquettes, vos tarifs etc… Et maintenant, il vous faut bien de quoi les asseoir quand ils viennent vous voir, ces futurs clients!

 

Je vous vois déjà harnaché(e) à votre caddie suédois cherchant l’objet utile ultime ou bien tapotant frénétiquement sur votre laptop en quête du bureau 1er prix (merci Bureau Vallée) qui est loin d’être clinquant mais fait globalement son office. Ces deux réflexes sont invariablement ex-aequo dans l’acte de sabotage: vous allez habiller vos locaux en fonction de ce que vous allez trouver le moins moche, et c’est cette image-là que vos bureaux vont donner à vos clients.

 

A ce moment de ma réflexion j’ai envie de vous dire… Tout ça pour ça ??! vous vous êtes cassé le trognon à construire des outils de communication créatifs, une offre dynamique et innovante, des supports originaux, un site web qui en jette  et vous comptez accueillir vos futurs clients dans  votre bureau plaqué hêtre, les asseoir sur une chaise en vilain lainage bleu devant un paysage d’étagères Billy ?!?

 

Mais où est cette société vivante, pleine d’idées et de créativité ? Que transmet-elle ? Quelle image véhicule t-elle ? Quelle cohérence propose t-elle avec vos produits, vos idées, le sens que vous donnez à votre entreprise?

 

L’image et l’atmosphère d’une entreprise se construisent aussi au sein de son lieu de vie/de travail. Vous comme vos collaborateurs, comment vous sentir bien, comment être dynamique et créatif dans cet espace ordinaire et tristement fonctionnel? En parallèle, que transmettez-vous via ce lieu de travail ? Votre dynamisme, votre inventivité, vos valeurs, bref, l’âme de votre entreprise, de son dirigeant etc… sont-ils reflétés dans l’aménagement de vos locaux?

 

 

l'aménagement d'une entreprise doit refléter son ADN, son identité, ses valeurs, sa personnalité

Parliament Design: un exemple de locaux qui ont su créer une identité forte et un espace convivial et collaboratif, avec un esprit largement récup.

 

 

 

Le budget a bon dos

 

Et là je vous sens prêt à brandir derechef la carte BUDGET! Investissement marketing, com, salaires etc… tu comprends le mobilier de bureau toussa… c’était vraiment pas une priorité. Ok gotcha.

 

J’aimerai vous dire : allouer un budget pour du mobilier médiocre et une atmosphère terne, ne pas s’y sentir bien, ne pas y trouver ou démontrer d’adéquation avec l’ADN de votre entreprise pour finalement le remplacer deux ans plus tard car il est cassé ou à mal vieilli, est-ce un bon calcul ?

 

D’autre part, créer un environnement de travail agréable et accueillant ne veut pas forcément dire se ruer chez Starck ou de vouloir rivaliser avec Google. Je parle d’agencement intelligent et collaboratif, de couleurs propices aux idées, de décor révélateur, d’ambiance en harmonie avec les valeurs de l’entreprise. Un lieu inspirant autant pour vous, vos collaborateurs et vos clients. Je parle de deux éléments primordiaux : confort et identité.

 

 

 

 

Une identité forte pour se distinguer de la concurrence

 

L’accord entre l’aménagement des locaux et l’ADN de l’entreprise est aussi une façon de se positionner, gage de différenciation entre vous et vos concurrents. Le soin que vous portez à l’énergie de votre espace de travail représente aussi la personnalité de la boîte et de ses acteurs. C’est un révélateur de l’audace et de la vitalité que vous distillez dans votre travail et de sa qualité.

 

Inversement, tomber dans le piège soit de la négligence de cette dimension, soit des lieux communs de l’aménagement de l’espace de travail est une garantie de banalité, d’insignifiance qui pousse plus à sombrer dans l’anonymat qu’à sortir du lot. On pense par exemple:

 

  • Aux entreprises dans le domaine du bien-être qui dégoulinent de beige neutre, de galets zen, de bambou et de posters représentants des nanas en position du lotus. Ces galets-là finissent par nous rester sur l’estomac.
  • Aux consultants qui, pour faire professionnels chics, font dans le bois clair, le verre, le fauteuil noir. Le sans âme.
  • Aux entreprises qui ont omis de donner un peu de jus à leurs locaux et où l’on circule entre moquette bouclette marron chiné, cloisons en plastique grisâtre et bureaux en mélaminé. On a autant envie d’y revenir que d’aller passer un dimanche de novembre chez belle-maman.

Ambiance start-up ultra moderne ou boutique vintage, décor indus-écolo ou complétement inétiquetable, lâchez la bride de votre imagination et osez exposer l’âme de votre entreprise!

 

 

 

Trois exemples d’aménagement d’entreprise à forte personnalité

 

Voici quatre réalisations de Carole Ferreira-Cerca pour des entreprises de taille et de nature différentes. Un seul point commun: la volonté d’une personnalisation dans un but d’adéquation entre l’âme de l’entreprise et ses salariés et/ou ses clients.

 

 

1- Un open space coloré pour un cabinet de notaires

Ce cabinet de notaire en pleine expansion voulait un espace dynamique, chaleureux et vivant pour ses employés et était prêt à s’éloigner radicalement du cliché d’un univers feutré et peu révolutionnaire.

 

design chaleureux pour cabinet de noraite

 

 

2- Un espace de travail green attitude

Une société spécialisée dans le conseil en gestion des déchets m’a demandé de lui proposer un bureau efficace et pratique, dans un esprit contemporain, éclectique fait de produits bruts et de simplicité, d’authenticité (projet en cours).

 

  • Le bureau : un décor épuré avec un bureau sur tréteaux (Leroy Merlin), une chaise chinée chez Emmaüs, une petite lampe de bureau déco (Lightonline), des étagères aux lanières de cuir (récup et bricolage) et du menu accessoire de chez Muji.

authenticité et produits bruts pour cette société de conseil en gestion des déchets

 

  • L’espace rangement et rendez-vous 

Fauteuils (La Redoute), Décor (Metamorphouse boutique), buffet métallique (Venteunique), lampadaires néon (Conforama), tapis (Saint Maclou) et déco (vases + objets flottants non identifiés ;)

un espace réception éclectique et esprit récup

 

 

 

3- High tech et milieu médical: décalage et souffle organique

Une entreprise de 10 personnes spécialisée dans le domaine du numérique médical m’a demandé d’organiser, meubler et donner une ligne directrice de décoration à l’open space d’environ 50m2. L’objectif en termes d’ambiance est de prendre le contre-pied des atmosphères aseptisées de laboratoires et d’aller vers quelque chose qui montre la connexion à l’humain dans sa dimension biologique, dans un univers high tech.

 

J’ai dessiné et fait réaliser des postes de travail en binôme baptisés Bones (vous aurez compris le clin d’œil), proposé un sol en Vynil tressé Bolon, intégré des panneaux acoustiques discrets au plafond. En mural, un revêtement vinyl blanc et déco de Texdecor est utilisé pour une partie murale (il est  également capable de servir de support de projection) et en déco  une création lumineuse avec diverses radiographies (oh re-clin d’œil !) et un plan du corps humain façon Subway New yorkais. Au final, un mélange original au souffle organique (projet en cours).

 

un open space alliant le high tech et la connexion à l'humain biologique et médical

 

 

 

La personnalisation des locaux: un acte entrepreneurial

 

La personnalisation devient une action qui vous distingue et qui décide un client ou un partenaire à vous choisir plutôt que le voisin. Faire ressortir cette identité, cette valeur ajoutée dans votre accueil et vos bureaux est  une véritable action d’entrepreneur.

 

Si vous constatez un fossé, une tranchée, (un canyon ?) entre l’essence de votre boîte et son univers prenez le temps d’y réfléchir, pensez qu’une bonne impression et des collaborateurs herueux dans leur bureau c’est une étape supplémentaire vers le succès. Sortez votre boîte du banal et du convenu, laissez-là devenir extra-ordinaire!

 

 

 

Voir aussi

 

8 trucs infaillibles pour tuer son entreprise

Création d’entreprise, les pièges à éviter

Entreprendre: les dix clés de la réussite

Entreprendre en couple

Création d’entreprise et visibilité sur Internet

Reconversion professionnelle et enquête métier: les questions à poser à un entrepreneur

 

 

 

Aller plus loin

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Acceptation de soi: Etes-vous un être humain?

Sylvaine Pascual – Publié dans: Connaissance de soi / Bien-être et estime de soi

 

 

 

L’acceptation de soi est le socle sur lequel repose la confiance en soi, l’estime de soi, une relation à soi-même apaisée et réjouissante, comme nous parvenons parfois à en avoir avec ceux qui nous sont les plus proches. Réconcilions-nous à nous-mêmes!

 

 

 

accetper ses manquements et travers pour construire l'estime de soi

 

 

 

Que celui qui ne se reproche jamais ses petits travers plus souvent qu’à son tour et en des termes qui feraient passer les noms d’oiseaux pour un poème d’amour se lève!. Il aura droit à un dessert lacté ainsi qu’à un mausolée à la gloire de sa virtuosité de Mozart de l’estime de soi.

 

Pour le reste du commun des mortels, l’acceptation de soi inconditionnelle et bienveillante est un liard plus difficile et cette brève intervention de Ze Franck dans une conférence TED est une invitation futée et tendre à porter un regard plus indulgent sur soi-même:

 

 

 

 

En voici une retranscription:

 
“Ceci est un test humain, un test pour voir si vous êtes un humain. Veuillez lever la main si quelque chose s’applique à vous. D’accord ? Oui ? Alors commençons:

  • Avez-vous déjà mangé une crotte de nez alors que vous n’étiez plus un enfant depuis longtemps ? (Rires) Bien, pas de problème.
  • Avez-vous déjà émis un petit bruit bizarre quand vous vous souveniez d’une chose embarrassante ?
  • (…)
  • Avez-vous déjà fini un sms par un point en signe d’agression ? Bon. Point.
  • Avez-vous déjà ri ou souri quand quelqu’un vous a dit un truc merdique et ensuite passé le reste de la journée à vous demander pourquoi vous avez eu cette réaction-là ? (Rires) Oui.
  • Avez-vous déjà apparemment perdu votre billet d’avion un millier de fois entre l’enregistrement et la porte d’embarquement ? Oui.
  • Avez-vous déjà enfilé un pantalon et bien plus tard vous êtes rendu compte qu’il y avait une chaussette perdue scotchée contre votre cuisse ? (Rires) Bon.
  • Avez-vous déjà tenté de deviner le mot de passe de quelqu’un tellement de fois que vous avez bloqué son compte ? Mmm.
  • Avez-vous déjà eu l’impression persistante qu’un jour on s’apercevra que vous êtes un imposteur ? Oui, pas de problème.
  • Avez-vous déjà espéré qu’il y avait une compétence que vous n’aviez pas encore découverte pour laquelle vous étiez naturellement génial ? Mmm.
  • Avez-vous déjà cassé quelque chose dans la vraie vie, et ensuite vous vous êtes retrouvé à chercher un bouton « Annuler » dans la vraie vie ?
  • (…)
  • Vous êtes vous déjà émerveillé du fait qu’une personne que vous trouviez si quelconque puisse d’un coup devenir si belle ?
  • Avez-vous déjà fixé votre téléphone du regard en souriant comme un idiot tout en envoyant un sms à quelqu’un ? Avez-vous déjà ensuite envoyé à cette personne la phrase « je regarde fixement le téléphoneen souriant comme un idiot » ?
  • Avez-vous déjà été tenté, et ensuite cédé à la tentation, de regarder dans le téléphone de quelqu’un ?
  • Avez-vous déjà eu une conversation avec vous-même et ensuite, vous vous êtes rendu compte que vous étiez un connard avec vous-même ? (Rires)
  • Votre téléphone est-il déjà tombé à court de batterie en plein milieu d’une dispute et avez eu l’impression que le téléphone était en train de rompre avec vous deux ?
  • Avez-vous déjà pensé que travailler sur un problème entre vous était futile parce que ça devrait être plus facile que ça, ou es-ce sensé se passer naturellement ? Vous êtes vous déjà rendu compte qu’à la longue, très peu de choses se passent naturellement ?
  • Vous êtes vous déjà réveillé béat et soudain avoir été submergé par l’affreux souvenir que quelqu’un vous a quitté ?
  • Avez-vous déjà perdu la capacité d’imagier un avenir sans cette personne qui n’était plus dans votre vie ? Avez-vous déjà regardé en arrière sur cet évènement avec le sourire triste d’automne en prenant conscience que l’avenir se produira quoi qu’il en soit ?

Félicitations. Vous avez terminé le test. Vous êtes tous humains.”

 

 

Et vous, quels sont les petits défauts, les mini manquements, les micro indélicatesses, qui vous rendent, contrairement à ce que vous croyez, si charmants, désarmants, attendrissants, si profondément humains?

 

Quels sont les moments de grâces, les instants de grandeur, de sensibilité, les qualités qui vous rendent si beaux et si profondément humains?

 

 

Nous passons bien trop de temps en conflit latent avec nous-mêmes, juges et bourreaux de nos petites défaillances sans conséquence. Réconciliez-vous à vous-mêmes, faites preuve d’une auto-bienveillance chaleureuse à votre propre égard, souriez avec indulgence de vos fragilités, elles vous définissent autant que vos talents tout en vous rendant profondément humains parce que faillibles, imparfaits et inestimables.

 

Et lorsqu’on cherche les synonymes d’humains, on trouve: accessible, altruiste, bienfaisant, bienveillant, charitable, clément, compatissant, compréhensif, délicat, empathique, généreux, indulgent, sensible, social, tendre, terrestre, tolérant etc…

Bref, lorsqu’on redevient un être humain, capable d’humanité envers soi-même, on redevient aussi un être humain capable d’humanité envers les autres. La bonne nouvelle que voilà;)

 

 

Crédit photo: Trevor Henry

 

 

Voir aussi

 

De la dévalorisation au regard bienveillant

Mécanismes de valorisation et dévalorisation

Estime de soi: redécouvrir ses talents

Reconnaître ses accomplissements

Connaissance de soi: les valeurs morales

3 clés pour renforcer la confiance en soi

Se parler à soi-même comme on aimerait qu’on nous parle

Etat d’esprit positif: modifier un discours intérieur

10 bonnes raisons de se moquer du regard des autres

 

 

 

 

Aller plus loin

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Média sociaux, cooptation et compétences relationnelles

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

 

 

Si le recrutement ne se virtualise pas tant que ça, la cooptation a de beaux jours devant elle et les média sociaux sont un moyen formidable de développer son réseau professionnel et de se faire recommander.  A condition d’en connaître les codes et de comprendre qu’il s’agit avant tout de tisser des liens. Il devient de plus en plus indispensable de développer ses compétences relationnelles.

 

 

la cooptation via les réseaux sociaux necessite de bonnes compétences relationnelles

 

 

La cooptation se virtualise

 

Toutes les études en témoignent, le recrutement via les réseaux sociaux peine à sortir de l’anecdotique et même s’ils modifient et enrichissent les vecteurs de la recherche d’emploi, ils ne l’ont sûrement pas révolutionnée.

 

En revanche, les médias sociaux méritent une attention toute particulière en recherche d’emploi. Car la cooptation prend de l’ampleur et s’étend au virtuel. Comme en témoigne cette étude de l’Apec: 39% des entreprises l’utilisent. La recommandation devient d’ailleurs cruciale à mesure que le salarié avance dans sa carrière :

 

la part des candidats connus ou recommandés parmi les candidats recrutés croît avec l’âge de ces derniers. Ainsi, près de la moitié des candidats âgés de plus de 50 ans et recrutés en 2011 étaient connus de l’entreprise et/ou recommandés par une personne extérieure”

 

D’autre part, comme le souligne ce billet de TalentPlug, la cooptation par le réseau donne accès au “marché caché”, ce marché de l’emploi qui ne fait pas toujours l’objet d’annonces largement diffusées sur les sites emploi. Appréciée des entreprises, la cooptation coûte moins cher qu’un recrutement classique et semble garantir de meilleures adéquations entre candidat et employeur, comme le résume cette infographie:

 

 

les bénéfices de la cooptation

 

 

Le développement de son réseau professionnel et la cooptation sont des moyens particulièrement intéressants pour tous ceux dont la situation n’aide pas l’employabilité:

 

  • Les personnes aux parcours atypiques
  • Les personnes en seconde partie de carrière et les seniors
  • Les personnes qui ont mené une reconversion professionnelle et sont de retour à l’emploi

Parce que le réseau se virtualise, les liens noués sur les réseaux sociaux (et pas uniquement les réseaux professionnels comme LinkedIn ou Viadeo) deviennent autant de sources d’opportunités et de cooptation. Et cela a quatre conséquences à prendre en compte:

 

  • L’écart se creuse entre les candidats connectés et peu connectés
  • L’écart se creuse entre ceux qui savent réseauter sur Internet et ceux qui réseautent “à la papa”
  • Les réseaux sociaux sont une mine d’or pour tous ceux qui estiment avoir un réseau professionnel limité et veulent le développer.

Parce que le développement d’un réseau sur les médias sociaux n’a pas grand chose à voir avec celui qui se fait dans la vraie vie,  les compétences relationnelles deviennent indispensables pour les chercheurs d’emploi qui voudraient mettre toutes les chances de leur côté.

 

 

 

Cooptation virtuelle et compétences relationnelles

 

Le fait que la cooptation se déplace de l’IRL (la vraie vie) au virtuel est certainement une bonne nouvelle, car, pour peu qu’on soigne ses compétences relationnelles, il est beaucoup plus facile de se construire un réseau professionnel via Internet que dans la vraie vie, en particulier parce qu’on a la possibilité de venir y nouer des liens simplement, en parlant métier, et non pas se mettre dans l’inconfortable position du demandeur, ou de faire du push de cartes de visites dans des “soirées réseau” ou ceux qui se connaissent parlent entre eux et où l’on peine parfois à entrer en conversation.

 

La leçon à en retirer, c’est principalement de redonner aux médias sociaux leur véritable rôle, que la traduction version calque – et erronée –  des adeptes du Globish rend un peu confus: ce ne sont pas des plateformes sociales, ce sont des plateformes relationnelles. Mais attention, s’il est essentiel d’y faire du relationnel, il s’agit bien de relationnel au sens noble du terme. C’est à dire être là pour y développer autre chose que des accointances vagues et utilitaires, mais bien pour entrer en relation et s’intéresser aux gens AVANT d’espérer qu’ils s’intéressent à vous en retour. Et ces liens se font autour d’un sentiment d’appréciation mutuel, d’affinités qui vont favoriser le partage d’opportunités.

 

Il s’agit donc de s’exposer au travers non seulement de son expertise et de ses compétences métiers, mais aussi au travers de sa personnalité et de sa façon d’être en relation, pour une raison très simple: on coopte une personne qu’on connaît, dont on reconnaît les mérites professionnels, bien entendu, mais aussi et surtout une personne qu’on apprécie.

 

Ceux qu’on mésestime ou dont on ignore la véritable personnalité parce qu’ils restent en retrait derrière leurs compétences professionnelles, personne ne prend le risque de les recommander, parce que c’est toute la crédibilité du coopteur qui est en jeu. Ainsi dans cet article, le site Guichets-RH traite des recommandations sur des réseaux comme LinkedIn:

 

Témoigner publiquement en faveur d’autrui est un acte très impliquant, l’auteur du témoignage s’engage personnellement dans ses propos. On ne recommande pas n’importe qui !”

 

 

 

D’une pierre trois coups!

 

Il y a une autre bonne nouvelle à la virtualisation de la cooptation. Le fait que le travail relationnel devienne incontournable est tout bénéfice pour le chercheur d’emploi, car les compétences relationnelles représentent une part non négligeables des compétences informelles (soft skills) qui sont en passe de devenir le point d’orgue de l’employabilité.

D’autre part, les compétences relationnelles ne sont pas des recettes figées et formatées qu’on peut trouver dans un livre. Elles passent par un renforcement de la connaissance de soi, de la confiance en soi, et ont deux conséquences directes:

 

  • Le développement de l’assurance, cruciale dans les entretiens d’embauche.
  • La construction d’une posture relationnelle forte, qui facilite l’intégration, favorise le bien-être dans son nouveau poste et la collaboration.

Les réseaux sociaux deviennent alors un terrain d’entraînement de choix pour tester notre façon d’être en relation en fonction de ce qu’elle suscite comme comportements en retour. Et d’en tirer des enseignements sur les points à renforcer pour créer un réseau solide, générateur à son tour de confiance en soi. Celle-ci permettra une authenticité sereine et évitera les erreurs relationnelles liées soit au triangle de Karpman, dans lequel nous sommes tous inscrits, soit à la méconnaissance des codes et qui sont légions sur les média sociaux, comme par exemple:

 

  • Le relationnel poudre aux yeux: version je-te-pommade-par-ci-je-te-pommade-par-là inscrit dans le cadre d’une fausse gentillesse qui navigue entre individualisme patenté qui soigne son intérêt personnel et manipulation pure et simple. Et cela finit immanquablement par se faire remarquer.
  • La victime qui crie famine: la recherche d’emploi est une période particulièrement difficile et en même temps, s’étaler en jérémiades quémandeuses ou se plaindre en rond avec d’autres malheureux ne donne pas envie de vous aider.
  • Les maladresses: les messages maladroits du type “vous voulez bien transmettre mon profil à votre carnet d’adresse” ou encore les demandes directes d’opportunités faites aux DRH présents sur les réseaux

Construire cette posture virtuelle favorable au tissage de relations professionnelles nouvelles solides et génératrices d’opportunités se fait au travers:

 

Du renforcement de la relation à soi et de la relation aux autres:

De stratégies d’exposition professionnelles:

 

Et l’on acquiert au passage une posture pleine d’une assurance qui ne la ramène pas, proche d’un charisme qui donne envie aux professionnels avec qui nous tissons de véritables liens de nous coopter. La boucle est bouclée!

 

 

 

Voir aussi

 

Triangle de Karpman et recherche d’emploi

Réseaux sociaux: conseils pour les chercheurs d’emploi

3 astuces relationnelles pour bien commencer sur les réseaux sociaux

Recherche d’emploi: reconstruire la confiance et l’estime de soi

Le non guide de la rechercher d’emploi sur Internet: les réseaux sociaux

Twitter, entre virtuel et IRL

 

 

 

Aller plus loin

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