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Angoisse, inquiétude, agacement, frustration, insatisfaction, anxiété, exaspération, dégoût, etc. Parce que  ces expériences émotionnelles négatives entraînent des réactions physques et mentales pénibles qui nous laissent ultra tendus, elles se retrouvent fourrées en vrac derrière l'étiquette "stress".


distinction entre stress et emotionsStress ou émotion?

Quelle importance? C'est notre équilibre et notre bien-être qui sont en jeu. A mettre un mot générique sur toutes nos émotions, nous finissons par être complètement déconnectés de ce qui se passe à l'intérieur de nous, de nos réactions face aux événements.
Nous passons ainsi à côté de nos plus fidèles alliées, ces émotions qui, pour peu qu'on les écoute, nous fournissent toutes les indications dont nous avons besoin pour vivre une vie plus sereine et... moins stressée.

Car le stress est la conséquence d'un trop plein d'émotions, pas les émotions en elles-mêmes. Celles-ci sont les messagers de notre cerveau qui, lui, sait très bien ce dont nous avons besoin pour nous sentir bien.


Une confusion contre-productive

A confondre les deux, nous nous éloignons totalement de ces messages. Vous savez combien j'affectionne les comparaisons idiotes saugrenues, aussi permettez-moi de vous en servir une toute chaude tout juste sortie du four.
C'est une peu comme si la médecine estampillait "problème de bide" toute ce qui se passe entre le diaphragme et les jambes. Plus aucune disctinction entre un ulcère, une hépatite, un colon irritable, une appendicite etc. Pas besoin d'observer les symptômes, de localiser la douleur etc., le diagnostic est ultra simple: vous avez un "problème de bide". Le traitement risque de manquer d'efficacité...

J'arrête tout de suite la métaphore médicale, vous avez compris où je veux en venir.  Le problème avec les émotions, c'est qu'à un moment dans l'histoire, des savants éclairés ont décidé qu'en tant que fonctions naturelles de l'organisme, elles étaient méprisables, et qu'on s'acharne depuis à tenter de les "contrôler", c'est à dire à les ressentir le moins possible, avec un succès somme toute très modéré. 
ces tentatives de contrôle sont à peu près aussi productives à long terme que de mettre un cache sur le voyant du tableau de bord qui s'allume, au lieu d'emmener la voiture au garage.


Les émotions derrière le stress

C'est comme ça que l'autre jour, une cliente m'explique qu'elle est "stressée" pendant les réunions. Elle a eu beaucoup de mal à mettre des mots dessus, à sortir des "je suis mal, quoi" et autres "tu vois ce que je veux dire".  Il se trouve qu'en fait, son excès d'assurance la rend un poil autoritaire et lui vaut la méfiance de ses collègues. Etre "stressé(e)" en réunion pourrait signifier vingt-cinq autres problématiques et chacune nécessiterait un travail différent. C'est l'exploration de l'émotion qui permet de déterminer le besoin à combler. Ce qui démontre l'importance d'éviter d'utiliser "stress" à toutes les sauces et d'être précis dans l'observation de son expérience émotionnelle.


Auto coaching: identifier les émotions derrière le stress

Lorsque l'expression "je suis stressé(e) vous vient à l'esprit, observez-vous.
Cette émotion qi vous submerge, c'est quoi, exactement?
Quels sont les sentiments qui lui sont associés?
Que se passe-t-il dans votre tête? Dans votre corps?
A quelle grande catégorie d'émotion se rattache-t-elle: tristesse, peur, colère?


Voir aussi
Les besoins à combler
Les émotions: amies fidèles ou ennemies incapacitantes?
Emotions et pseudo-émotions
Rôle des émotions: tristesse et manque affectif
Emotions: comprendre la colère

Les dossiers d'Ithaque: Comprendre les émotions
Les dossiers d'Ithaque: Stress, la coexistence pacifique


Pour apprendre à vivre en harmonie avec vos émotions

Ateliers individuels de développement personnel



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Entre la culture de la peur et le développement des technologies nous avons de moins en moins l'occasion de parler avec des inconnus: nous demandons de moins en moins notre chemin, l'heure etc. Et c'est sans doute dommage, car ces mini échanges à priori anodins participent à la satisfaction de nos besoins affectifs.


besoins affectifs converser avec des inconnus Hier, je m'arrête un moment dans le café où j'écris une bonne partie de mes articles. Tous les dimanches, j'y croise un couple de personne âgées, tous mignons, tous coquets. Nous échangeons chaque dimanche un sourire poli. Ce matin, je décide d'aller un pouillème plus loin et nous discuttons un moment. Ils sont charmants!
L'autre jour, c'est à l'arrêt de bus que j'engage la conversation avec le jeune femme qui attend. Expert comptable en pleine réflexion sur son évolution professionnelle, nous échangeons quelques mots sur son absence d'envie d'ouvrir son propre cabinet.
L'autre jour encore, au Starbucks de la Défense où j'attends un client, je discute netbooks avec mon jeune voisin de table.


Perte de temps ou instants précieux?

Evidemment, à une époque où chaque minute de nos journées d'enfer se doit d'être rentabilisée, discuter deux ou trois minutes avec de parfaits étrangers, sons objectif autre que d'échanger un instant, peut facilement considéré comme une vraie perte de temps.

Or, ces petites parenthèses sans grande importance, pour peu qu'on prenne le temps de s'y laisser aller un moment, sont des nourritures affectives au même titre qu'une conversation avec une personne proche, simplement en petite quantité à chaque fois. 
Ce sont aussi des nourritures à estime de soi: nous y laissons des petites traces de nous-mêmes qui sont comme autant de cailloux repères sur le chemin de la connaissance de nous: entre notre façon d'entrer en relation, ce que nous avons envie de partager, ce que nous cachons, l'image que nous voulons donner de nous-mêmes.
Et puis ça rend l'attente du bus vachement plus fun.


Nourritures affectives

Ces échanges participent à la satisfaction de nos besoins d'interaction, d'intégration et de reconnaissance. L'espace d'un instant, nous appartenons à la même sphère, si petite soit-elle, nous créons un groupe qui nous appartient et dans lequel nous nous reconnaissons mutuellement.
Bref, ce sont des nourritures, qui sont aux besoins affectifs de que le cookie aux pépites de chocolat de 10h ou les cacahuètes de l'apéro sont aux besoins alimentaires: un petit plaisir savoureux qui comble un petit creux ou ouvre l'appétit.

Car en discutant avec des inconnus, nous ouvrons aussi la porte à la possibilité que le lien se développe au delà de ce bref échange et débouche sur une relation, quelle qu'en soit la nature.

Moi qui ait tendance à être très facilement absorbée dans mes pensées, je me suis fixée cet objectif d'inclure davantage l'environnement dans lequel je me trouve en engageant la conversation avec de parfaits inconnus. C'est une ressource incroyable de micro moments de sourires, de partage purement gratuit puisque dans quelques secondes, cet inconnu(e) va retourner dans les rangs fournis des anonymes.

Et vous, vous arrive-t-il de converser avec des inconnus?
Qu'en retirez-vous?



Quelques astuces pour tirer le maximum d'une conversation engagée avec un(e) inconnu(e)

 - Ne pas attendre quelque chose de la conversation, y rentrer avec une simple curiosité pour la personne.
Considérer les autres comme potentiellement passionnants, sources d'aprentissage, dignes d'intérêt.

 - Engager la conversation avec toutes sortes de personnes, et pas seulement la jolie blonde/le beau mec qui ferait un chouette partenaire à siestes crapuleuses - ceci n'est pas un guide de drague pour wanabee séducteur version j'emballe-donc-je-suis, il s'agit de nourritures affectives. Le + si affinités est une possibilité, pas l'objectif.

 - Le bus qui n'arrive pas, le temps qu'il fait, un objet que possède la personne, une caractéristique, il y a des dizaines d'éléments parfois très anodin qui peuvent être utilisés pour entrer en conversation. Choisissez-en un sur lequel vous pourrez rebondir. J'ai abordé mon voisin de table au Starbucks en lui demandant comment il avait choisi son netbook.

 - Nous adorons parler de nous! Profitez-en, posez des questions, tout en évitant les questions impliquantes qui poussent à se dévoiler d'une façon potentiellement gênante, plutôt inappropriées dans ces circonstances.


Voir aussi:

u besoin de reconnaissance
Besoins affectifs: bien-être et dépendances
Répondre à son besoin d'appartenance sociale
10 trucs pour engager la conversation dans une soirée

Les dossiers d'Ithaque: Développer ses talents et ressources
Les dossiers d'Ithaque: Bien-être et estime de soi
Les dossiers d'Ithaque: Le plein de vitamines mentales

Coaching relationnel
Ateliers individuels de développement personnel




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Un léger malentendu sur Twitter qui montre l'importance de s'entendre sur le sens des mots, pour éviter bien des incompréhensions qui, dans des circonstances moins triviales, pourraient s'avérer dangereuses.

rates de la communication les incompréhensions sémantiqu

Incompréhension cinéphile


 Hier, sur Twitter, j'explique que "j'aurais trouvé le film Shutter Island agréable, sans la présence de Di Caprio". 
Plusieurs personnes avec qui je suis en contact ont vu le mot agréable et en ont eu une interprétation différente de la mienne. Du coup, ils ont estimé le terme peu approprié à un thriller qu'eux-mêmes avaient trouvé dérangeant.
Est-il possible qu'on trouve qu'un thriller dérangeant ne puisse pas être agréable? Certainement.
Est-il possible qu'on trouve agréable le moment passé devant un triller dérangeant ? Bien sûr.  A condition toutefois que ledit thriller soit bon!

j'ai joliment réussi à susciter des réactions bien différentes que celles que j'attendais: mes interlocuteurs ont focalisé sur le choix du terme et pas du tout sur mon déplaisir cinématographique. Tout simplement parce que nous n'avons pas donné le même sens à un mot. Un seul et unique mot. Un seul, tout petit et malheureux mot! Et pendant que je serais occupée à tenter -parfois vainement - d'expliquer ce que je voulais dire, la discussion sera bien éloi de celle que je voulais.
Toute la question, évidemment, tourne autour de comment je m'y suis prise pour arriver à ce résultat navrant.


Malentendus sémantiques et responsabilité partagée

L'incompréhension naît très vite lorsque le sens que nous mettons sur un mot diffère de celui de notre interlocuteur. Il n'y a pas de "bonne" ou de "mauvaise"  définition, à partir du moment où le sens que nous donnons à un mot fait partie de ses acceptions. Et encore, les définitions évoluent parfois de manière surprenante, comme celle du mot "blasé" dans la bouche des ados, par exemple.

Nous sommes ici coeur des incompréhensions sémantiques, qui sont aux ratés de la communication ce que les scorpions sont au délirium tremens: une composante redoutable .  En choisissant nos mots en fonction de leur effet et des connotations que nous y voyons, nous prenons le risque que le message reçu soit éloigné du message transmis.
Le message est interprété par le destinataire en fonction de ses propres filtres, connotations, associations d'idées etc.  Nous sommes donc co-responsables de nos malentendus lexicaux, et si je veux être sûre que tout le monde comprenne que je n'ai pas aimé Shutter Island, il est plus sûr de dire "je n'ai pas aimé Shutter Island".


Le piège des généralisations abusives et  d'un vocabulaire riche

Une évidence? Pas forcément. Notre égo gonflé à l'hélium a une fâcheuse tendance à généraliser notre propre expérience et perception  à l'humanité toute entière, et si nous estimons qu'agréable veut dire "divertissant", "qui me plaît" ou je ne sais quoi d'autre, nous nous imaginons, avec toute la force de notre arrogance auto centrée, que la galaxie entière met la même définition dessus. Bref, nous frôlons à tout instant la générlisation sémantique abusive: tel mot veut dire telle chose et rien d'autre. C'est évidemment comme ça que nous finissons par avoir des dialogues de sourds déguisés en conversations.

D'autre part la langue française a les défauts de ses qualités. Le fait que le français cherche à embellir son expression au moyen d'un vocabulaire riche favorise ce type d'incompréhension. Car au fond, mieux nous parlons, plus nous cherchons à être subtils, plus le décodage de nos messages est compliqué.

Et les conséquences de ces malentendus lexicaux peuvent être désastreuses, comme en témoigne la consternante expérience d'un client avec qui j'ai travaillé en coaching relationnel. Lors de son entretien annuel, son N+1 lui explique qu'il doit être "moins transparent". Voilà mon client convaincu que ses émotions se voient trop et qui se renferme sur lui-même, alors que son chef voulait qu'il s'affirme davantage et qu'on le voit davantage.

Ces incompréhensions peuvent donc générer bien des impasses, des incohénrences, des frustrations, des antagonismes, des conflits latents ou des guerres ouvertes. Alors si les politiques s'appuient dessus pour nous manipuler, entre gens de bonne compagnie, autant les prévenir!

Quant à moi rassurez-vous, ce petit malentendu m'a valu un échange de mails convivial et enrichissant avec une lettreuse passsionnée et douée d'un vrai brin de plume:)


Auto coaching: éviter l'incompréhension sémantique

Maintenant que nous avons disséqué mes mésaventures linguistiques sur Twitter, passons aux choses sérieuses et voyons comment contourner le piège du malentendu lexical.
Nous l'avons vu, nous sommes deux dans la relation de communication, aussi nous sommes co-responsables de ses réussites et de ses échecs. Cependant, nous ne pouvons agir que sur la partie qui nous revient.

Si vous êtes émetteur:
Qu'allez-vous dire?
Que voulez-vous dire exactement?
A présent, retirez toutes les fioritures linguistco intellectuelles qui rendent le message interprétable.
Et dites ça.


Si vous êtes le récepteur:
Vérifiez votre compréhension du message en posant des questions et en faisant préciser les termes:
Qu'entends-tu par ... ?
Quant tu dis... que veux-tu dire, précisément?
Donc, ce que tu attends de moi, c'est... ?

Bref, pratiquez l'écoute active.

Et enfin, afin d'éviter d'apauvrir votre expression de façon systématique au profit d'une compréhension optimale, je vous propose de distinguer deux cas: ceux dans lesquels il est indispensable que le message reçu soit identique au message transmis, sous peine de conséquences désastreuses, et les autres. Et de choisir votre façon de vous exprimer en fonction.

Et s'il vous arrive de sauter à peids joints dans l'incompréhension mutuelle, soyez bienveillants envers vous-mêmes: ça peut arriver à tout le monde, y compris à votre coach sur-entraînée;)


Voir aussi

Les ratés de la communication
Les ratés de la communications: les interprétations abusives
Tous manipulés, tous manipulateurs!
Les ratés de la communication: généralisations abusives
Petit gris et stratégies d'échec

Les dossiers d'Ithaque: Mieux communiquer


Apprendre à mieux communiquer:

Ateliers individuels de développement personnel
Coaching relationnel



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