Reconversion professionnelle: un bilan de compétences?

Sylvaine Pascual – publié dans Vie professionnelle

 

 

 

 

Le bilan de compétences est présenté partout comme une étape indispensable d’un changement de métier. Pourtant, entre outil trop tourné vers la passé et accompagnement insuffisant, il déçoit plus souvent qu’à son tour… en particulier les candidats à la reconversion professionnelle, qui n’y trouvent pas ce qu’ils sont venus chercher. Voici toutes les raisons de s’épargner le bilan de compétences dans le cadre d’une reconversion!

 

 

 


le bilan de compétences est rarement une réponse adaptée à un désir de reconversion

 

 

 

La question du bilan de compétences revenant souvent lors des interviews que je fais sur la reconversion professionnelle, je vous propose aujourd’hui une mise à jour d’un billet de 2011 sur les raisons pour lesquelles j’ai préféré élaborer une alternative plus appropriée dans le cadre d’un désir de reconversion.

 

 

 

Le bilan de compétences porte bien son nom

 

La quasi totalité des clients qui viennent me voir un fait un bilan de compétences, qui n’a pas débouché sur le reconversion espérée. Essentiellement parce qu’il leur a été fait des suggestions qui ne sortent surtout pas du cadre (il ne faudrait quand même pas prendre des risques, hein, ce serait pas sérieux).

 

Dans la presse et sur de nombreux sites, la première étape d’une reconversion est présentée comme simple, établie, gravée dans le marbre, incontournable, obligatoire, in-dis-pen-sable, c’est le bilan de compétences. Voilà qui est bien curieux, car comme l’indique son nom, tourné vers le passé, il fait un point sur un parcours effectué et en tire des pistes d’évolution dans son prolongement. Donc au mieux, il offre des possibilités de reconversion raisonnables parfois bien éloignées des désirs du candidat (Je pense à Ilona, comptable dans une grande entreprise, à qui on a conseillé l’analyse financière alors qu’elle voulait devenir couturière), logiquement peu motivantes et sources d’échec.

 

Il ouvre peu le champ et s’appuie sur des tests de personnalité qui donnent des résultats formatés peu soucieux de la singularité du candidat à un changement de métier. Il n’est pas l’exploration, l’identification et la vérification de la faisabilité des pistes, il porte bien son nom: il est un état des lieux. Du coup, forcément, il déçoit et fait perdre du temps, en particulier ceux qui ont envie de se tourner vers un métier aux antipodes de leurs compétences:

 

  • Si j’avais un Euro pour chaque fois où j’ai entendu un cadre me dire “lorsque j’ai parlé de mon désir de devenir pâtissier/restaurateur/chef de chantier à mon consultant en bilan de compétences, il a ouvert des yeux ronds et m’a conseillé de chercher quelque chose de plus raisonnable”, je pourrais prendre ma retraite.
  • Et si j’avais un Euro chaque fois que j’ai entendu un client me dire “j’ai fait un bilan de compétences, mais je n’en ai pas tiré de piste”, je pourrais prendre ladite retraite à Bora Bora!

 

 

 

Bilan de compétences: chemin parcouru et transition de carrière

 

Le bilan de compétences est utile quand le(la) client(e) cherche une évolution professionnelle à partir de compétences avérées, sans envie de repartir de zéro ou d’opérer un virage à 180°. Il peut alors être intéressant de faire un point précis sur son parcours et d’en tirer des conclusions sur les orientations possibles.  En même temps, dès lors qu’il s’agit d’un désir d’évolution dans le but de retrouver du plaisir au travail, il redevient insuffisant car il ne cerne pas les besoins professionnels spécifiques des candidats et ne met pas en place d’expérimentation des améliorations possibles.

 

Il est aussi tout à fait utile lorsque lorsque le salarié ressent le besoin et l’envie de se retrouver un peu avec lui-même, de faire un point sur le chemin professionnel parcouru, de cartographier ses compétences et ses goûts… bref, de faire un bilan!

 

 

 

 

Reconversion version virage à 180°: les limites du bilan

 

Voici quelques limites du bilan de compétences et les raisons pour lesquelles il n’est pas toujours adapté à un désir de reconversion:

 

Manque de profondeur de champ

En cas de recherche de reconversion éloignée du métier de départ, le bilan de compétences est beaucoup moins pertinent, voire nettement insuffisant. Il propose des pistes pré-formatées à partir de tests, le plus souvent trop proches du métier d’origine, au lieu d’encourager l’exploration, la curiosité, l’audace et la sérendipité. Ce manque de profondeur de champ fait souvent passer à côté de vraies pistes de reconversion sans les voir.

 

Il se prête en effet peu aux changements de métiers radicaux, car il s’intéresse insuffisamment aux domaines de besoins auxquels il est essentiel de répondre afin d’identifier une voie de reconversion qui a des chances de devenir réalité. C’est à dire une option qui parle suffisamment aux tripes pour aller y dénicher une motivation qui est ce mélange subtil de dynamisme et de sérénité propres à ceux qui savent où ils vont.

 

Ainsi, par exemple, le plus souvent, lorsque sont abordées les valeurs dans les bilans de compétences, il s’agit des valeurs morales, qui contraignent l’action et non pas des valeurs motrices qui l’encouragent et donnent des ailes. Autant il est important d’avoir une idée précise des principes moraux qui régissent nos vies, autant appuyer un désir de reconversion dessus, c’est prendre le risque de choisir un métier en fonction de convictions qui ne sont une source de motivation qu’en apparence.

 

 

Technique trop mono-dimensionnelle

D’autre part, le bilan passe souvent à côté d’une dimension personnelle pourtant non négligeable et qui peut être la clé de la réussite ou de l’échec d’un projet : les compétences informelles, la posture relationnelle, les freins, les croyances limitantes. Il déduit ainsi souvent des projets qui ne correspondent pas à la personne:

 

  • Louis, 52 ans, consultant à qui il a été recommandé de se mettre à son compte. Son relationnel maladroit, son côté péremptoire, un peu Monsieur-je-sais-tout n’a pas été identifié et il s’est révélé un frein majeur dans la relation avec ses clients. Après 18 mois sinistres pendant lesquels il n’a signé que deux petits contrats, Louis a fermé son entreprise.
  • Thierry, 39 ans, ingénieur commercial en rejet complet de son métier, à qui le bilan a recommandé de créer son entreprise, sans identifier un rapport stressé à la sécurité financière qui représente une barrière bien trop grande à l’entrepreneuriat. Faute de piste viable, il est resté au même poste. Trois ans, un burnout et un coaching plus tard, il a négocié une reconversion en interne et est en formation pour devenir contrôleur de gestion.

Traits de caractère validant ou invalidant

Il génère des équations hasardeuses autour des traits de personnalité: vous avez telle et telle qualité, vous êtes fait pour tel ou tel job! les traits de caractère deviennent des critères validant ou invalidants au lieu d’être des opportunités. Candidats à la reconversion, ne laissez jamais un algorithme décider à votre place du professionnel que vous pouvez être! Chercher par exemple si “vous avez les qualités pour être entrepreneur” est une fausse piste. La vraie question, c’est comment vous pouvez mettre vos qualités au service d’un projet entrepreneurial et comment vos traits de personnalité l’orientent.

 

Défaut d’accompagnement

Dans l’hypothèse improbable que le bilan de compétence permette l’identification de voies de reconversion qui font vraiment vibrer le candidat, il n’accompagne pas certaines dimension du projet qui peut alors rester à l’état foetal, une idée dans un tiroir, ou bien tourner vinaigre:

  • L’évaluation du projet, en termes de faisabilité réelle et de pertinence
  • Le développement de l’assurance et l’endurance nécessaires à sa réalisation.
  • L’identification des systèmes de croyances ancrées qui freinent ou entravent la reconversion, et leur ramollissement pour que le candidat parvienne à s’autoriser l’exploration des pistes qui le font réellement vibrer ou à se lancer dans son projet.
  • Les enquêtes métier
  • La mise en oeuvre, le plan de route

Le bilan de compétences peut alors être un premier pas vers davantage de connaissance de soi, guère plus, et il est assez rare d’en tirer autre chose que des solutions paravent, c’est à dire des métiers qui répondent à une partie des besoins mais qui occultent les autres et ne sont donc pas des pistes viables.

 

 

Le bilan de compétences est donc à réserver aux situations dans lesquelles on se questionne sur le champ des évolutions de carrière possible. Il permet de cartographier avec précision ses compétences, aptitudes et goûts professionnels, et constitue un premier pas vers le développement de la connaissance de soi. En revanche, il n’est pas une solution adaptée à l’identification d’une voie de reconversion solide, à la vérification de la cohérence du projet ou au développement des ressources internes (aptitudes, comportements) indispensables à sa réalisation.

 

 

 

La reconversion professionnelle selon Ithaque

 

Les limites du bilan de compétences sont la raison pour laquelle Ithaque ne propose pas de bilan de compétences et développe depuis 2008 des alternatives pour la reconversion professionnelle qui en dépassent largement le champ, en s’appuyant sur le coaching plutôt que sur des tests de personnalité et en prenant le désir de reconversion dans toutes ses dimensions professionnelles, personnelles, relationnelles et opérationnelles Ces accompagnements et la philosophie qui les sous-tend ont valu à Ithaque d’être déclaré premier influenceur de France sur la reconversion professionnelle par cette étude de l’ESSEC.

 

 

reconversion: élargir le champ

 

 

Cette alternative, plutôt que d’être un suivi figé, s’adapte aux besoins du candidat à la reconversion et s’articule autour de thématiques appropriées à sa situation, selon qu’il a déjà une idée de reconversion ou non, en fonction des freins, des croyances et des aspirations qui lui sont propres, de façon à lui fournir une expérience unique, reflet de sa singularité. Elle lui fournit aussi toutes les clés et outils nécessaires à ses transitions de carrière futures et à l’entretien de son plaisir au travail. Par le travail sur la relation à soi, aux autres et au travail, elle permet:

 

  • De déterminer s’il y a un désir réel de reconversion ou s’il cache d’autres besoins (comme exercer le même métier mais dans d’autres conditions)
  • De parvenir à une connaissance de soi profonde et solide (ressources, mécanismes de réussite, fonctionnements émotionnels, valeurs, besoins professionnels, compétences, motivations, aspirations etc) qui permet de cartographier vos sources de plaisir au travail.
  • De renforcer la posture relationnelle et la confiance en soi indispensables à la réalisation du projet et aux interactions avec les interlocuteurs professionnels (recruteurs, partenaires, clients, etc.)
  • De favoriser l’émergence de pistes de reconversion et d’apprendre à en vérifier la cohérence et la faisabilité.
  • De faire l’état des lieux des compétences (professionnelles et autres) avérées que vous souhaitez emmener avec vous dans votre projet.
  • De vérifier la cohérence du projet pour les personnes qui ont déjà une idée du métier dans lequel ils veulent se reconvertir.
  • De mettre les compétences, capacités, ressources internes  et qualités au service de leur projet, plutôt que de trouver un projet standard qui prétend leur correspondre ou de les utiliser comme critère validant/invalidant.
  • De renforcer l’assurance et la prise de décision autonome (c’est à dire en fonction de soi, indépendamment de son héritage familial et culturel, ou de convictions limitantes).
  • D’élaborer des plans d’action pour mener à bien le projet en restant flexible et adaptable.
  • De développer un véritable leadership de soi qui permet de gérer les transitions de carrière, les opportunités et aléas professionnels et d’entretenir le plaisir au travail.

Pour explorer l’état d’esprit dans lequel Ithaque mène son accompagnement en reconversion, voir le dossier Reconversion professionnelle

Pour plus de renseignements sur nos prestations voir la page Reconversion professionnelle

 

 

 

Voir aussi

 

Le boulot idéal: une réalité à inventer?

Reconversion professionnelle: voyage au bout de l’enfer ou formidable aventure?

Reconversion professionnelle: une affaire de tripes!

Reconversion professionnelle: la tentation de l’indépendance

Reconversion professionnelle et tests de personnalité

Carrière: le désir de reconversion

Reconversion professionnelle: l’être humain derrière le projet

Une reconversion professionnelle zen et dynamique à la fois!

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  Voulez construire et entretenir l’estime de vous, les relations et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

Vie pro, vie perso: comment passer un bon hiver

Sylvaine Pascual – Publié dans Trait d’union

 

 

 

L’hiver doit-il nécessairement être synonyme de fatigue et de morosité? En particulier en ces temps de pessimisme et de conjoncture sinistre? Pas forcément, c’est une saison à vitamines mentales comme les autres, pour peu qu’on prenne certaines mesures pour s’assurer que seul le temps sera pourri!

 

 

 

 

J’ai bien sûr un petit pincement au cœur lorsque les premières gelées me forcent à remiser les paniers à champignons à la cave: l’hiver est là et les balades sylvestres seront moins passionnantes pendant quelques semaines. Mais j’aime bien l’hiver, c’est pour moi la saison de la réflexion, du cinéma, de la lecture, du vin chaud et des petits pains d’épices en rentrant de promenade, la saison des clémentines et des oranges, des Mont d’or, des plats en sauce, la saison où je me mets au ralenti où  je joue à capter et savourer le moindre rayon de soleil, où j’espère la neige pour écouter son crissement sous mes pieds.

 

C’est aussi la saison où je m’étonne de la frénésie ambiante en décembre, de tous ceux qui, politiquement correct oblige, taisent leur envie de revenir à des fêtes plus simples, mais râlent contre l’obligation de ruée sur les magasins, la surabondance et les gueuletons dont on revient plus saturés que réjouis. Avant de céder à la morosité du début d’année, qui n’a rien d’un renouveau propice au changement et tout d’un grand recommencement.

 

La course contre la montre avant les ripailles et largesses de fin d’année est effrénée, avec au delà les lendemains de fêtes qui déchantent quand nivôse et pluviôse occulteront un peu vite les souvenirs de Noël… D’autant que les entretiens de fin d’année arrivent, que la lumière du printemps est bien loin et que la perspective d’un soir de Noël avec votre beau-frère vous réjouit autant qu’un dimanche chez belle-maman – aaah, damned, sera là elle aussi.

 

Pourtant, le blues hivernal et son lot de mélancolie maussade n’est pas une fatalité. L’hiver peut être une saison douce et chaleureuse, au rythme lent, pour peu qu’on s’en donne un peu les moyens.  Voici 7 pistes pour passer un hiver plus réjouissant:

 

 

 

1- Vitamines mentales hivernales et principe du mimosa

 

Les jours trop courts et le froid, l’agitation fatigante de la course aux cadeaux de Noël suivie de près par la valses des bonnes résolutions jamais tenues (et donc culpabilisantes), rien de tout cela ne nous condamne à la disette morale pendant les frimas, à l’attente du renouveau printanier. Tout comme les pensées et le mimosa fleurissent en pleine froidure, toutes sortes de vitamines mentales sont disponibles l’hiver, qui permettent d’engranger une énergie douce et réconfortante. Voir:

 

 

2- Ralentir et savourer ce que l’on a

Plutôt que de céder mollement à la sinistrose des jours tronqués, pour bien rentrer dans l’hiver, vous pouvez commencer par ralentir, peut-être en mettant au repos certains objectifs qui ne risquent pas de se réaliser en fin d’année, histoire de faire de la place pour des choses plus utiles, comme s’essayer aux vertus insoupçonnées de la rêverie ou aux bienfaits de la glandouille, céder à la flemme en mode hivernal: au coin du feu, lové(e) dans le canapé, alangui(e) sous un plaid. En profiter pour savourer les aspects positifs de vos vies: Apprécier ce que l’on a, prendre conscience de ce qui embellit vos vies. Quelques ressources complémentaires:

 

 

vitamines mentales hivernales

 

 

 

 3- Renouer avec la chaleur humaine

L’orgie de foie gras/cadeaux de Noël en mode fête consumériste ne sera jamais aussi nourrissante que le simple partage de chaleur humaine. Et la chaleur humaine, on en a bien besoin… en particulier en ces temps d’inquiétude où nous sommes poussés au repli sur soi et à la méfiance. Et encore plus quand la température baisse et que le manque de lumière nous déprime… Car l’équilibre psychologique et le sentiment de bien-être se construisent aussi dans notre rapport à l’autre, autant dans la vie personnelle que professionnelle. Quelques pistes pour se remettre du combustible dans la chaudière socio-affective:

 

 

4- Décembre: survivre aux fêtes de fin d’année

Les fêtes de fin d’années ne sont pas toujours une balade féérique dans une forêt enneigée. On en vient même à parer de “stress des fêtes” pour une période qui devrait être un simple partage de joie et d’affection. Je ne prends pas grand risque en pariant une boîte de chocolat contre un séjour aux sports d’hiver que peu d’entre vous, trois jours avant le lancement officiel de l’épuisant marathon de fin d’année, seront fins prêts. Ni physiquement, ni moralement! Alors voilà, sur un plateau assorti à la déco du sapin et pour que votre Père Noël ne soit pas une ordure:

 

 

comment survivre aux fêtes de fin d'année

 

 

 

5- Décembre- janvier : en finir avec les bonnes résolutions

Mais d’où est donc venue l’idée saugrenue (aussi sotte que grenue, comme disait Béru) des bonnes résolutions? Championnes de l’auto-obligation culpabilisante, elles vous plombent le mois de janvier avec autant d’application qu’un chasseur la palombe, en période migratoire. A peine récupéré de l’excès de dinde/chocolat, à peine échangés les cadeaux pourris, à peine revenus des sorties de l’Oncle Alfred qui a quand même bien plombé l’ambiance, bref, à peine remis de cette éprouvante fin d’année que les “bonnes résolutions” s’empressent de venir dénicher les deux microgrammes de vitamines mentales qui traînaient au fond de votre musette…

 

En bref, qu’elles soient personnelles ou professionnelles, les bonnes résolutions sont à mettre définitivement dans la corbeille aux fausses bonnes idées pour nous concentrer à la place sur les vitamines mentales d’hiver, à la place;)

Je suis tombée sur une étude qui confirme que janvier n’est pas du tout le moment de se lancer dans des projets. Voilà qui devrait vous convaincre une fois pour toutes:

 

 

6- Janvier-février: travail sur soi et réflexion professionnelle

Janvier a un goût de soufflé retombé, une fois les décorations de Noël qui réussissaient un temps soit peu à égayer décembre ont remisées à la cave. Et puisque que les jours ne s’allongent pas encore suffisamment pour redonner un peu de lumière à nos citrons flapis,  vous méritez mieux que des bonnes résolutions, avec leurs relents de magazine féminin, vous méritez un vrai projet, un qui vous tient à cœur. Mais attention, il s’agit d’y réfléchir tranquillement, au chaud, pas de se lancer tête baissée dans l’action.

 

Nous l’avons dit, l’hiver est plus propice à la réflexion qu’à la mise en action, et c’est un moment idéal pour entamer un rapprochement avec soi-même, qu’il soit personnel ou professionnel.

La relation à soi:  travailler la connaissance de soi, depuis les mécanismes émotionnels jusqu’aux sources de motivation, en passant par Les besoins à combler, ou la confiance en soi pour construire l’énergie et développer l’assurance nécessaire aux projets que nous mettrons en oeuvre au printemps.

Réflexion professionnelle: C’est aussi une bonne période pour réfléchir aux projets professionnels que vous mènerez dans quelques semaines et qui vous permettront de ne pas finir zombie de boulot.

Juste d’y réfléchir, d’étudier la pertinence ou la nature des changements à implémenter, d’évaluer la cohérence du projet, il sera temps de le mettre en oeuvre au printemps. Voir aussi:

 

 

7 piestes pour passer un bon hiver

 

 

7- Vacances d’hiver: déconnecter et profiter

Que vous partiez à Noël ou en février, les vacances d’hiver peuvent être très éprouvantes, car elles sont souvent soumises à un rythme bien plus effréné que les autres vacances de l’année, en particulier si vous allez au ski. Parce qu’elles sont donc potentiellement bien plus magistralement ratables que les congés d’été, voici deux billets à lire absolument avant de partir en vacances….

 

 

Je vous souhaite un Bon hiver!

 

 

Aller plus loin

 

Puisque l’hiver est le moment de la réflexion et du renforcement de la connaissance de soi, pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

 

 

 

 

The working dead : zombies de boulot et management biohasardeux

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

 

 

J’aime bien les films de zombies. Ils ont un parfum d’aventure bouffonne aux relents de moisi et cultivent l’humour au quatorzième degré avec un art consommé. Ca manque de légèreté ou de profondeur sans doute, mais c’est un sacré moyen de déconnecter. La métaphore du zombie de boulot, quant à elle, est peut-être un poil nauséabonde, mais sortons nos machettes, nos kalachnikov et notre culture Z: nous partons à la chasse au zombie qui sommeille en nous, histoire de résister au management biohasardeux!

 

 

 

 

Les zombies au travail en attendant le burnout

 

 

 

 

Début 2014, une étude de Technologia évaluait à 3 millions le nombre de salariés menacés d’épuisement professionnel et appelait à sa reconnaissance comme maladie professionnelle. Ajoutés à cela ceux qui sont déjà passé par la case burnout et l’alerte lancée par les médecins du travail sur leur multiplication, ça fait beaucoup de travailleurs menacés de zombification…

 

 

 

Quand le zombie de boulot menace le système!

 

Lorsque je suis tombée sur cette infographie, je me suis dit que la métaphore du zombie de boulot pouvait être un point de départ réjouissant pour évoquer le plaisir au travail et la prévention du burnout avec un peu de légèreté sanguinolente. En effet, on aurait pu imaginer le zombie de boulot en salarié décérébré par l’absurdité ambiante au travail et autant de pistes pour ne pas finir en mort-vivant traînant des pieds. Il n’en est rien. Ici, le zombie de boulot, c’est bien vous, c’est bien moi, mais pas pour cause d’aberration managériale: parce que vous et moi sommes (dé)composés de vices contagieux qui pourrissent la productivité de l’entreprise! Salauds de zombies!

 

  • Le zombie de boulot se reconnaît donc en ce qu’il est a à peu près tous les défauts qui font se dresser le poil du dos des RH – les mêmes défauts qui les poussent à faire 27 entretiens de recrutement avant de donner à l’heureux élu promu zombie du jour sa DPAE, le graal du bal des sanguignolents.
  • Il est un vilain bouffeur de cerveau disponible chez ces employés modèles et zélés qui voudraient tellement bien faire leur travail. Cette sale engeance menace le système en répandant le désengagement et la désorganisation, en mentant sur ses résultats ou pour couvrir ses erreurs, en passant outre les procédures etc.

Cette infographie ultra normative nous a prévenus: zombies, vous êtes priés d’être des moutons! De ces moutons qui vont à l’abattoir en se suivant gentiment les uns les autres! Et si vous vous prenez pour des moutons noirs, c’est toute la Nouvelle Zélande qui viendra vous faire sauter la carafe!

 

Ca, bien entendu, c’est le film de zombies vu du côté de l’entreprise. L’affligeant World War Z du capitalisme triomphant aura bien lieu: zombies en latence attention, vous serez fliqués, étiquetés, désinfectés, normalisés et si tout ça ne fonctionne pas, il reste la dernière option: virés.

 

 

le management biohasardeux et les zombies de travail

 

 

 

Tous zombies, la faute à qui?

 

Les vrais virus à zombies qui se cachent dans cette infographie, ce sont peut-être les sommations et les culpabilisations: on nage à contre-courant dans un zunami d’injonctions paradoxales gangrèneuses de cerveau!

 

  • Ne questionnez jamais une procédure – pardon, un process. Faites ce qu’on vous dit sinon vous êtes un affreux manipulateur qui s’octroie sans scrupules les ressources de l’équipe. Mais prenez des initiatives, c’est dit partout dans les manuels de l’employé modèle qui grimpe les échelons plus vite que son ombre.
  • Soyez transparents sur vos manquements, vos délais non tenus – pardon, vos deadlines. Même si l’entreprise ne tolère pas l’erreur, après tout, c’est elle qui vous paye, elle a le droit de tout savoir et vous celui de vous taire.
  • Ne négligez jamais une demande d’un supérieur, même si vous êtes submergé de travail: votre insupportable désinvolture a des conséquences dramatiques sur vos collègues et votre entreprise.
  • Aaaah, les vilains employés qui ne savent pas dirent non et acceptent toujours plus de tâches alors qu’ils bossent déjà comme des brutes! J’ignore comment vous pouvez vous y prendre pour concilier celui-là avec le précédent, mais débrouillez-vous, hein;)

En substance, et malgré deux ou trois poins où il est souligné que le salarié n’est souvent pas responsable de la situation, le message est clair: managers, surveillez de près vos collaborateurs, cette armée de damnés! A l’aube des zombies de boulot, vous ne voudriez quand même pas être le patient zéro responsable d’une gigantesque pandémie d’improductivité qui menacerait la survie de votre entreprise!

 

Les remèdes prescrits sont à l’avenant, arrière-garde management et RH de l’ordre de l’anté-ferroviaire, dont même les plus conservatrices de nos entreprises n’osent plus vanter les mérites, bien qu’elles continuent souvent à pratiquer:

 

  • le flicage tous azimuts en temps réel.
  • Le reporting à tous les étages.
  • Des règles strictes et strictement appliquées
  • Un environnement dénué de toute distraction

 

 

Le marché à viande du management biohasardeux

 

Rappelons que pour que la terreur zombie envahisse la planète, il y a en général en amont des expérimentations biohasardeuses malencontreuses par des savants sans scrupules ou inconscients. Les apprentis sorciers du management pourraient bien être de ceux-là, qui implémentent de la théorie en mode vérité universelle, contaminant au passage tous ceux qui ne répondent pas aux canons de la théorie en question.

 

Je pense par exemple à ces entreprises qui fixent des objectifs clairement inatteignables – pardon, ambitieux, à leurs employés, sous prétexte que c’est une source de motivation – ce qui reste à démontrer – mettant sous pression au passage tous ceux pour qui l’inatteignable n’a pas de sens en soi et qui sont bien plus prêts à se décarcasser à l’idée de dépasser des objectifs atteignables.

 

Et les théories motivationnelles et managériales appliquées avec force séminaires et formation, c’est le fameux remède cher aux séries de zombies que personne ne trouve jamais: ça ne marche pas, ça ne marche plus. Les solutions se trouvent bien davantage autour de l’expression individuelle des besoins généraux. De ce point de vue, cette autre infographie du même nom donne une vision plus intéressante du zombie de travail et comment le management peut y remédier, du moins en partie:

 

éviter de transformer vos collaborateurs en zombies!

 

Au final, ne sommes-nous pas tous à des degrés divers, menacés de devenir des zombies de boulot, des damnés et des morts, salariés imparfaits et critiquables, décérébrés par les injonctions contradictoires, l’excès de flicage, de process, de reporting (de globish et de franglish), le manque d’autonomie, la concurrence interne, les petits chefs, les missions impossibles, les environnements de travail bien laids, les relations dégradées, le culte de la performance, le manque de temps, de ressources, de reconnaissance, de soutien?

 

De même pour les entrepreneurs zombies, qui se sont laissés happer par toutes sortes de croyances et de contraintes, par l’impératif du toujours plus, le multi-casquette, la joignabilité obligatoire, le boulot le week-end, les exigences des clients, les angoisses comptables, les mauvais payeurs etc.

 

Ne sommes-nous pas tous un peu zombies, qui emmenons nos yeux cernés au boulot, par nécessité bien plus que par plaisir, Walking Dead ramollis du bulbe par l’incongruité de certaines situations professionnelles, clonés, désengagés et démotivés par la perte de sens au travail, présentéistes et condamnés à attendre le burnout qui nous transformera en morts-vivants de jour comme de nuit?

 

 

 

Halte à la zombification!

 

Bref, ces hordes de travailleurs qui, d’inquiétude en renoncement, ont oublié qu’ils avaient aussi le droit de se faire plaisir a boulot et qui finissent exsangues, « présent physiquement, mais psychiquement absent » comme le dit Sophie Peters dans cet article du monde, qui parle de “démission intérieure”. Disons-le tout net, le zombie de travail a droit à la dézombification, il mérite de se rebeller contre le système qui l’a contaminé, une rébellion discrète au service de son bien-être et par extension de l’entreprise.

 

Aussi brigade zombie levez-vous, il est temps de devenir des légendes et de ne pas laisser l’abîme des morts-vivants vous engloutir, car les vrais morts ne dansent pas et sous la surface putréfiée de nos masques de zombies de boulot se cachent des âmes qui ont besoin de repos!

 

 

Comment éviter de finir zombie au travail

 

 

Du coup, je vous propose une dézombification par étape, en mettant en place des mesures dignes de redonner chair à votre corps et sens à votre âme et en observant leurs effets:

 

  • 28h plus tard
  • 28 jours plus tard
  • 28 semaines plus tard

 

 

Dans quelle mesure êtes-vous démotivé, désengagé, découragé?

Qu’est-ce qui vous fait traîner des pieds pour aller au boulot?

Dans quelle mesure votre job a-t-il du sens – ou pas?

 

 

  • Et en bonus, j’ouvre un débat culturo-philosophique de la plus haute importance: Peut-on considérer les white-walkers comme des zombies?
  • Et celui ou celle qui parviendra à trouver toutes les références pas vraiment cachées dans ce texte de série Z gagne le droit de m’offrir une mousse^^

 

 

Ressources externes:

Zombie de travail – David Abiker

Les zombies du présentéisme – CQFD

7 Ways to Avoid Becoming an Office Zombie – salary.com

Le désengagement chez les employés: des zombies au travail – blogue travail santé vie

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  Voulez construire et entretenir l’estime de vous, les relations et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

Reconversion professionnelle: 4 principes mycologiques pour trouver sa voie

 

 

Où je vous invite à une cueillette aux champignons, parce qu’elle a bien des points communs avec l’identification d’une voie de reconversion.  A vos bottes et vos paniers : nous partons en exploration des sous-bois pour vous aider à changer de métier. Démonstration mycologique.

 

 

 

4 principes mycologiques pour identifier une voie de reconversion

 

 

Reconversion professionnelle et principe du champignon: arrêter de chercher ce que tout le monde cherche!

 

Quand on arpente régulièrement les sous-bois en quête mycologique, on remarque assez vite ce que les chercheurs de champignons ramassent et ce qu’ils délaissent. De ce point de vue, l’année 2014 a été particulièrement intéressante.

 

Elle ne pourra pas se targuer d’avoir été une année à cèpes. Du moins dans les forêts Yvelinoises, où le Bordeaux a joué à l’Arlésienne et s’est fait désirer tout l’automne. Cependant, les bois n’étaient pas totalement dépourvus de champignons et faute de grive on mange des merles, l’amateur aurait pu se rabattre sur les quantités de nonnettes, de lacaires améthystes, de coprins, de coulemelles, de pieds-rouges ou de pieds-bleus qui ont décoré les sous-bois. Et bien non. Par ignorance ou par crainte, il s’est contenté de bolets médiocres et a largement méprisé les alternatives savoureuses qui ont pourtant poussé à profusion.

 

Par méconnaissance sans doute, les ramasseurs de champignons n’ont pas profité de cette année bizarre pour élargir le champ de leurs connaissances et sont restés dans le doute, la méfiance. Comme me l’a expliqué cette chercheuse avec trois bolets orangés trop mûrs au fond de son panier :

 

  • Si c’est bleu ou ça bleuit, ça doit sûrement être toxique.
  • Si ça ressemble à une amanite, autant ne pas y toucher.
  • Si ça a un chapeau gluant, ça ne doit pas être très agréable.

Bref, le chercheur de champignon a peut-être trop tendance à rester sur ses préjugés. Il en va de même pour l’identification d’une voie de reconversion professionnelle : l’ignorance du vaste monde du travail le pousse à chercher ce que tout le monde cherche, à courir les sentiers battus, à cheminer à partir des idées préconçues. Et le fait ainsi passer à côté de tout un tas d’alternatives, de pistes intéressantes, de secteurs dynamiques, d’opportunités inattendues.

 

Voici donc quatre principes d’exploration mycologique pour élargir le champ et explorer des possibilités bien plus vastes et ainsi multiplier les chances de sérendipité, de découvertes jubilatoires, d’horizons nouveaux.

 

 

élargir le champ pour identifier une voie de reconversion

 

 

 

1- Curiosité et ouverture d’esprit.

 

Identifier une voie de reconversion: faire preuve de curiosité et explorer les secteursBien entendu, quand on a jamais ramassé de lépiote élevée, mieux vaut s’assurer qu’on est pas tombé sur sa cousine de Josserand, beaucoup plus wicked witch of the west, dans son genre.. Mais en même temps, souvenons-nous que si le pire n’est jamais sûr, le meilleur non plus ! Ce n’est pas parce qu’un champignon a des lamelles qu’on est obligés de le laisser de côté!

 

Au gré de vos explorations, un secteur, un métier, une piste vous titille, suscite en vous des émotions positives, de l’envie ? Plutôt que de remiser trop vite cette possibilité dans un tiroir à idées soigneusement fermé à clé pour cause de jugements hâtifs (infaisable, ridicule, trop long etc.), faite confiance à votre curiosité et aller y regarder de plus près, histoire de voir. Peut-être qu’il s’agit effectivement d’un champignon toxique, peut-être qu’il s’agit d’une coulemelle qui vous ravira le palais. Peut-être qu’il s’agit d’une idée parfaitement irréalisable, peut-être qu’il s’agit d’une idée en or à laquelle nous n’auriez jamais pensé. Mais dans tous les cas, vous aurez appris quelque chose sur ce qui est important pour vous dans la vie professionnelle, en termes de valeurs et d’aspirations.

 

Observez donc en quoi ce métier vous parle, ce qu’il vous renvoie en termes de sens au travail, d’intérêt, de contribution, de satisfaction possible. Car même s’il n’est pas une piste (en effet, pilote de chasse, c’est peu accessible aux quinquas presbytes), tous les métiers qui trouvent un écho au fond de vous vous en apprendront sur vos motivations et vos valeurs. Ils sont donc, a minima, un outil de connaissance de soi. Voir:

 

 

2- S’appuyer sur les connaisseurs

 

s'adresser aux connaisseursComme pour les coulemelles, avant de se jeter sur un pied-rouge, mieux vaut s’assurer qu’on est pas tombé sur un bolet satan. De même, avant de décider qu’un métier est une voie de reconversion, autant vérifier qu’elle est pertinente, comestible, voire même savoureuse. Et pour cela, rien de tel que de se tourner vers les connaisseurs.

 

Et c’est peut-être là qu’il convient le plus de se méfier: le champignon est sans doute moins dangereux que le connaisseur auto-proclamé! Or nous vivons une époque formidable où les superlatifs roulent à l’ordinaire et il suffit de donner un coup de pied dans un réverbère pour se rendre compte que les experts sont devenus les généraux d’hier.

 

Disons-le tout net: les connaisseurs d’un secteur ne sont ni les consultants en outplacement, ni les intervenants d’un cabinet de recrutement, ni les coachs. Le monde du travail est bien trop étendu pour qu’une seule personne puisse être spécialiste de tous les secteurs et de tous les métiers. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils soulèvent plus souvent qu’à leur tour un sourcil réprobateur lorsqu’un cadre leur fait part d’une envie de se reconvertir dans la menuiserie ou s’empressent d’affirmer que tel ou tel secteur est en perdition et vous donnent du “mauvaise pioche, essaie encore” en veux-tu en voilà, jusqu’à vous convaincre que si vous êtes un ramasseur de cèpes, restez-le, il y a trop grand danger à explorer une reconversion dans le coprin chevelu (ce capricieux qui noircit trop vite).

 

Dès lors qu’un secteur attise votre curiosité, mieux vaut s’adresser à Dieu qu’à ses wannabe saints et aller à la rencontre de ceux qui y exercent, qui le vivent au quotidien: les professionnels, les fédérations et associations actives sur le domaine, les études spécifiques, les formateurs. Avec discernement toujours, en fonction de l’intérêt que la personne a à vous peindre un tableau  paradisiaque (ou au contraire dramatisé) du métier. Je pense entre autres aux formateurs, en particulier lorsque l’offre de formation est essentiellement privée. (Un exemple: peu nombreuses sont les écoles de coaching qui expliquent en amont à ceux qui s’intéressent à ce métier que seuls 2% des coachs n’ont aucune autre activité et 50% réalisent moins de 10 contrats par an**. Ce n’est pas un critère définitif, mais il est bon d’être au courant pour le prendre en compte)

 

Et de la même manière qu’il vaut mieux apprendre à reconnaître les champignons sur les sites mycologiques, qui offrent des descriptions plus détaillées et plus d’images que la publication « Reconnaître les champignons » annuelle sur un site généraliste, préférez les sites spécialisés à la presse, dont les articles ont souvent un format trop court pour offrir des renseignements suffisamment approfondis. Ainsi par exemple on parle beaucoup actuellement des métiers voués à disparaître, mais dans beaucoup de cas, les métiers ne vont pas tant tomber aux oubliettes qu’évoluer et se transformer en particulier au gré des progrès technologiques. Aussi avant de vendre la peau d’un boulot, autant aller y regarder de près. Voir:

 

 

3- L’inévitable passage à la casserole

 

4 principes mycologiques pour identifier une voie de reconversionRamasser des Pieds-bleus parce que vous êtes tombés sur un rond de sorcières au détour du bois ne signifie pas obligatoirement qu’on va les apprécier : à chacun sons palais et les champignons seront bien mangés. Il est donc inévitable de les goûter afin de décider si on continue à les cueillir ou si on leur préfère définitivement une alternative au goût moins douçâtre. De la même manière, ce n’est pas parce qu’un métier a attiré votre attention qu’il va vous convenir. Dès lors qu’il vous intéresse et pourrait être une piste de reconversion, il est temps de le faire passer à la casserole de vos besoins professionnels en menant une enquête métier solide pour voir si effectivement il est un mets de choix ou s’il risque de vous laisser un goût amer dans la bouche.

 

Si ratisser large permet de plus belles récoltes et offre des opportunités sérendipitesques*, c’est la confrontation à la réalité du métier qui vous permettra de valider ou d’invalider cette possibilité de changer de métier. Il va donc s’agir de conjuguer connaissance de soi (de ses besoins professionnels, aspirations, valeurs, sources de motivation, talents naturels etc.) et connaissance du métier avant de prendre une décision dans un sens ou un autre: déterminer si ce métier fera bien de votre reconversion une affaire de tripes ou si vous préférez y renoncer. Cette étape est sans doute la plus longue, car Rome ne s’est pas connue elle-même en un jour. C’est un travaille qui demande du temps, ne serait-ce que pour prendre une décision éclairée plutôt qu’hâtive.

 

 

4- Je vous en fait une omelette, un velouté ou vous les préférez en persillade?

 

adapter son métier à soiLes champignons peuvent se préparer de bien des façons et les amateurs les cuisinent selon leurs envies personnelles. Encore une fois, c’est pareil lorsque vous avez déniché la girolle professionnelle, le graal du boulot: il vaut mieux l’accommoder à vos goûts, vos aspirations et vos besoins que de laisser “la réalité du marché” (qui n’engage que ceux qui la décrivent) vous imposer une façon de vivre votre métier bien formatée.

 

Des rigides de la cuisine mycologique m’expliquaient récemment que le cèpe “ça se fait à la poêle et que c’est un crime de béotien ignorant que de le manger en omelette ou de tout autre manière”. C’est un point de vue, mais il se trouve que, personnellement j’aime bien en faire des mini tartelettes poireau-cèpes qui connaissent à chaque fois un sacré succès. Autrement dit, libre à eux de passer à côté de solutions tout aussi fameuses, mais ce n’est pas une obligation.

 

Il y a mille manières d’exercer un métier, autant en termes de méthodes que d’environnement de travail, de tâches, d’organisation quotidienne etc. Par exemple, non, un entrepreneur n’est pas obligé d’être joignable à chaque seconde des heures ouvrées, il peut répartir son travail différemment si ça lui permet de gagner en efficacité. Je rabâche et je serine en toute décontraction: le job idéal ne se trouve pas sous les sabots d’un bourrin compatissant, il est une réalité à inventer, à construire, à façonner et à entretenir. Faute de quoi, le métier qui vous faisait tant rêver risque de rapidement tourner à la contrainte et la routine. Voir:

 

 

 

* Il m’a plu de l’inventer, celui-là^^

** Source: Baromètre de la pratique du coaching en France – Société française de coaching

 

Crédit photo: Borch3kawkiAnnabelFil22plm

 

 

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  Voulez construire et entretenir l’estime de vous, les relations et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Cinéma et connaissance de soi

Sylvaine Pascual – Publié dans: Connaissance de soi

 

 

Une connaissance de soi solide est le socle sur lequel nous pouvons construire des projets professionnels qui accordent toute leur importance à nos aspirations et à nos valeurs, bref, un boulot qui a du sens. Il y a de multiples moyens d’aller à la rencontre de nous-mêmes, et le cinéma en est un ludique et sympa. Plan d’ensemble.

 

 

 

les films, les personnages que nous aimons ou détestons en disent long sur nous!

 

 

 

Rêves de héros… quel héros?

 

Qui ne s’est jamais rêvé(e) en Indiana Jones ou Ellen Ripley, James Bond ou Scarlet O’Hara, bref, en un personnage de cinéma qui nous renvoie l’image de ce que nous aimerions être? Nos héros de cinéma préférés nous enthousiasment, nous inspirent, nous émeuvent pour ce qu’ils font, l’image qu’ils véhiculent, la façon dont ils vivent les destins exceptionnels ou ordinaires qui leur ont été attribués. Ils sont certainement une excellente manière d’en apprendre beaucoup sur nous-mêmes, nos goûts bien sûr, mais aussi nos valeurs, nos comportements, nos attentes, nos peurs etc.

 

On n’ose pas toujours dire qu’on se reconnaît un peu en Bridget Jones ou en Forrest Gump, on peut trouver un poil trop sentimentale sa tendresse pour Amélie Poulain, un brin trop wannabe son admiration pour Ethan Hunt, un pouillème trop auto-complaisant de s’identifier à Han Solo ou Oscar Schindler. Mais au fond, tout ça n’a aucune importance et nos émotions cinématographiques ne regardent que nous et ne se jugent pas.  Quels que soient les personnages de cinéma qui nous inspirent, ce sont les raisons pour lesquelles nous nous y attachons qui sont porteuses d’enseignements sur nos valeurs. Il y a dans ce qu’ils sont et ce qu’ils font des pistes de réflexion (probablement symboliques, si vous vous prenez pour Alice dans Resident Evil ou John McClane, hein, on est d’accord?) autant pour le développement d’aptitudes que pour l’orientation de nos vies.

 

Inversement, il y a des personnages que nous trouvons éminemment détestables, déplaisants, grotesques, invraisemblables, fatigants et le dégoût ou mégoût qu’ils nous inspirent a autant de choses à nous dire sur ce que nous sommes que les personnages que nous aimons.

 

De la même manière, les films, les scénarios, les techniques de narration ou les genres cinématographiques sont passionnants en ce qu’ils ne font jamais l’unanimité (Personne n’a encore réussi à m’expliquer en quoi Citizen Kane mérite que j’y ai perdu 2 heures^^) et ceux que nous apprécions ou que nous exécrons en disent bien plus long sur nous que sur le film en lui-même! Allons donc y regarder de plus près.

 

 

quels films aimez-vous?

 

 

 

Gros plan sur soi-même

 

Cinéma, dis-moi qui je suis! Voici donc une série de questions destinées à utiliser vos goûts cinématographiques pour approfondir un peu votre connaissance de vous-mêmes:

 

Quels types de films aimez-vous?
Quelles sont les caractéristiques de ces genres qui sont importants à vos yeux?

En quoi ces films vous inspirent? Qu’est-ce qu’ils vous renvoient? En quoi résonnent-ils en vous?

Quels sont les types de films qui vous indiffèrent? Que vous n’aimez pas?
Quelles sont les caractéristiques de ces films qui  justifient votre absence de goût pour ces genres?

Que vous renvoient-ils que vous n’aimez pas?

Qu’est-ce que ça vous dit sur vous, la personne que vous êtes? Vos valeurs, vos aspirations?

 

A quels types de personnages vous identifiez-vous facilement?
Si vous deviez être le héros d’un film, ce serait qui?
Quelles caractéristiques, traits de personnalité, qualités vous plaisent dans ce personnage?

Que fait ce personnage qui vous inspire?
Quels éléments dans ses expériences, son itinéraire sont importants à vos yeux?
Qu’a-t-il (elle) fait, vécu, appris d’important, selon vous?

Qu’est-ce que tout cela vous dit sur vous-même? vos valeurs, vos aspirations?

Sur ce qui a du sens à vos yeux, ce à quoi vous avez envie de contribuer?

Sur l’orientation à donner à votre vie professionnelle?

 

 

Et pour donner une touche hautement scientifique à cet exercice, je vous encourage à aller faire ce test rigolo: Quel héros de film êtes-vous, (ou quelle héroine de film êtes-vous) qui m’a estampillée Indiana Jones à 81% et Beatrix Kiddo à 79%, ce flatteur^^



Quels personnages de films vous inspirent?

 

 

 


Voir aussi



Les valeurs: l’énergie renouvelable de la motivation
Connaissance de soi et traditions

Connaissance de soi: ce que nos lectures disent de nous
Connaissance de soi: nos belles contradictions 

Connaissance de soi: le questionnaire de Proust

Connaissance de soi: unique et imparfait!

Connaissance de soi: exploiter l’effet miroir

 

 

 

 

 

 

Aller plus loin

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Seconde partie de carrière: quelle orientation?

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / Reconversion

 

 

La seconde partie de carrière: temps difficiles obligent, elle inquiète plus qu’elle ne fait rêver. Pourtant, elle est l’occasion de réfléchir aux évolutions possibles, aux projets professionnels qui lui donneront une tournure solide réjouissante et durable. L’Apec organise une semaine de la seconde partie de carrière à laquelle je suis ravie de participer.

 

 

quelle orientation pour une seconde partie de carrière

 

 

 

Seconde partie de carrière, quelle orientation?

 

40% des cadres ont encore plus de 20 ans de carrière devant eux et nombreux sont ceux qui se retrouvent face aux questionnements que cette seconde partie de carrière suscite. Quête de sens, désir de reconversion et/ou d’entreprendre, recherche de piste pour reconstruire l’employabilité ou faciliter le retour à l’emploi, c’est une étape cruciale dans la vie d’un salarié. Quelle orientation donner à cette seconde partie de carrière? L’on peut dégager trois directions possibles:

 

1- Retrouver confiance

Arrivé à la quarantaine ou déjà quinqua, cette étape de la vie professionnelle peut être l’occasion de douter. Douter de la valeur de ses compétences, du sens de sa carrière, de sa faculté à retrouver un emploi dans un marché difficile et nécessite alors de faire un point sur soi pour se revaloriser et revaloriser ses atouts, d’abord à ses propres yeux, avant de pouvoir aller convaincre des recruteurs.

 

2- Explorer un désir de reconversion

Elle peut aussi être une opportunité de réfléchir à d’autres possibles, en particulier qui caressent l’idée alléchante d’une ré-orientation. Cette période est d’ailleurs de plus en plus souvent un tremplin vers de nouveaux horizons, par envie d’autre chose autant que pour compenser le sentiment d’employabilité en déclin dans le métier d’origine. Ce désir de reconversion peut aussi s’exprimer par l’entrepreneuriat ou par un changement de métier en interne.

 

3- Redynamiser une carrière

Elle peut aussi être l’heure des questionnements, non pas temps sur une bifurcation spectaculaire, mais sur un projet dans le prolongement de sa carrière sous d’autres conditions, dans d’autres cadres, d’autres structures, histoire de redonner du sens à un métier qu’on apprécie toujours, mais dont les tâches ou les conditions d’exercice ont évolué d’une façon pesante.

 

 

 

La semaine de la seconde partie de carrière

 

Seconde partie de carrièrel’Apec organise une semaine spéciale dédiée aux cadres expérimentés, sous un angle résolument optimiste pour leur permettre de faire de leur expérience un véritable atout au service de leurs aspirations professionnelles, plutôt que de subir l’arrivée dans la seconde partie de leur carrière avec le découragement et la résignation que la morosité ambiante semble imposer.

 

S’autoriser à explorer les possibles plutôt que fermer les pistes, voilà une alternative réjouissante, qui pousse au dynamisme, à l’ambition, à la concrétisation de projets de seconde partie de carrière. Cette semaine de la seconde partie de carrière s’articule autour de trois événements:

 

  • Un chat vidéo qui aura lieu lundi 24 novembre à 12h, animé par Thomas Baligand, avec Marie-Ange Laurier et moi-même. Vous pouvez d’ores et déjà nous poser toutes vos questions sur les thématiques que nous aborderons lors de ce chat:
    • Reprendre confiance en soi
    • Comment aborder un projet de reconversion ?
    • Les leviers de réussite pour évoluer dans son entreprise
    • Pourquoi et comment faire quand vous ne trouvez pas d’offres d’emploi qui vous correspondent ?
  • Les informels: rencontres avec des cadres expérimentés qui ont construit une seconde carriere lors d’afterworks Informels du 25 au 27 novembre : «Aller de l’avant, tout changer ? Comment faire de votre seconde partie de carrière une réussite ?» organisés par l’Apec et L’Express. Je serai présente à celui de Paris le 26 novembre.

Apec seconde partie de carrière

 

  • Le dossier sur le site de l’Apec, qui va s’enrichir tout au long de la semaine avec des témoignages, des conseils, des interviews (dont une de moi-même, sur le thème de la reconversion professionnelle bien entendu^^), des vidéos, des infographies.

 

Ce programme a été élaboré par un comité composé de cadres expérimentés et d’experts RH, plus moi-même. De gauche à droite: Serge Volkoff (chercheur), Anne Courtois, Sylvaine Pascual (coach), Isabelle Imbert, Didier Barrial du Breuil, Marie-Ange Laurier (consultante Apec).

 

Le comité de rédaction de la semaine spéciale "Seconde partie de carrière"

 

Cette semaine de la seconde partie de carrière donnera ultérieurement lieu à une série de billets sur le sujet, en particulier vue de l’angle du changement de métier, ici même sur le blog d’Ithaque. Rendez-vous donc tout au long de la semaine prochaine!

 

 

Voir aussi

 

Les atouts de ceux qui ont changé de métier

Reconversion professionnelle dans l’artisanat: une aubaine pour les cadres… et pour l’artisanat!

Ithaque, premier influenceur sur la reconversion professionnelle

Reconversion professionnelle: un passeport d’orientation

Reconversion professionnelle: vous avez demandé la Lune… ne quittez pas…

Reconversion professionnelle: déterminer s’il est temps de changer de métier

 

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  voulez construire et entretenir  l’estime de vous et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Relations au travail: et la gentillesse bordel?!

Sylvaine Pascual – Publié dans Compétences relationnelles

 

 

C’est aujourd’hui la journée de la gentillesse, à l’initiative de Psychologies Magazine. L’occasion de revaloriser une faculté souvent considérée – à tort – comme une faiblesse, un danger, un comportement de bisounours naïf et irréaliste. Alors qu’elle est le pilier d’une élégance et d’un panache relationnels qui sont autant de preuves de courage et de force de caractère que générateurs de comportements positifs. De l’or en barre.

 

 

Et la gentillesse bordel! Un comportement à réhabiliter d'urgence au travail

 

 

Et la gentillesse bordel?!

 

Au jury Mines-Ponts, nous avons notre jargon de correcteurs d’anglais, et dans celui-ci il y a les YAM, les “y’en a marre”, les ras-le-bol de l’erreur grammaticale ou syntaxique tellement de base que le taupin moyen l’a étudié a minima 9 fois dans sa scolarité. Dans les discours managériaux, le YAM suprême à mes yeux est bien une définition de la gentillesse qui la transforme en comportement bébête de paillasson à collègues qui vous envoie direct dans le groupe des corniauds et cruchots du boulot. Car l’incorrection relationnelle écorche l’âme et les entrailles au même titre que l’incorrection grammaticale écorche l’oreille, avec des conséquences bien plus pernicieuse que la mocheté d’une phrase: méfiance mutuelle, agressivité, indifférence, baisse de l’estime de soi et de la confiance en soi, renforçant au passage tous les jeux de l’égo si néfastes à la collaboration.

 

Le terme gentillesse a été tellement mis à mal qu’on n’ose presque plus l’utiliser et ceux qui la prônent utilisent de plus en plus celui de bienveillance, moins connoté. Et c’est peut-être aussi bien, si celle-ci permet d’aborder le même concept sans association cucul-la-praline ou méprisante. Car bizarrement, l’être humain en général et le travailleur en particulier sont beaucoup plus sympathiques qu’on ne l’imagine et qu’eux-mêmes l’imaginent. Et aspirent à beaucoup plus de sympathie qu’on ne l’imagine. Alors qu’on l’appelle gentillesse ou bienveillance importe peu, la seule chose qui compte, c’est que chacun y trouve son compte.

 

Nous avons déjà abordé la gentillesse à plusieurs reprises, comme comportement à réhabiliter au travail et pas que, pour définir ce qu’est la vraie gentillesse, c’est à dire une forme de noblesse d’âme, par opposition au quémandage de miettes d’amour ou de reconnaissance, ou aux comportements amènes par pure manipulation.

 

 

 

La gentillesse : un bien nécessaire

 

Nous avons tous un besoin élémentaire et capital de gentillesse et de bienveillance qui fonctionne dans les deux sens: elles sont un bien nécessaire à notre équilibre psychologique, à nos liens sociaux, autant qu’à notre efficacité professionnelle et notre intelligence collaborative. Car la gentillesse est une alternative au chacun pour soi, à l’individualisme imbécile et à la dictature de l’intérêt personnel. Elle permet de conjuguer nos propres besoins avec ceux des autres et chacun en ressort plus heureux et plus complet, sans avoir sacrifié ni le bien personnel ni le bien commun. Distillons donc la gentillesse:

 

  • Pour gérer nos bévues et boulettes avec moins d’inquiétude, celles des autres avec moins de jugement.
  • Pour créer des vases communicants et nourrir l’estime de nous-mêmes et celle des autres.
  • Pour satisfaire nos besoins fondamentaux d’appartenance et de reconnaissance et ceux de notre entourage.
  • Pour nous sentir compris et acceptés, pour comprendre et accepter les autres.
  • Pour nous appuyer sur le soutien et les encouragements, pour apporter notre soutien et nos encouragements.
  • Pour trouver sa place et laisser la leur aux autres.
  • Pour être en mesure de s’entraider et renforcer l’esprit d’équipe.
  • Pour donner le meilleur de nous-mêmes par envie et motivation plutôt que la moitié du meilleur par contrainte.
  • Pour jouir d’une meilleure humeur et baigner dans celle des autres.
  • Pour produire des vitamines mentales sous forme de sirop relationnel plutôt que de bile.
  • Pour interagir et collaborer en confiance.

 

 

La gentillesse: preuve de force de caractère et de courage

 

Un leadership qui s’appuie sur une dominance dépourvue de bienveillance est un leadership pleutre car le recours aux comportements rouleau-compresseur sont un recours bien plus facile qu’une posture relationnelle élégante et pro-sociale, même s’il n’apporte pas les bénéfices escomptés. Il produit deux types de réactions et de relations nuisibles à la collaboration et au bien-être de toutes les parties:

  • Une meute de suiveurs apeurés qui cherchent juste à faire plaisir sans oser s’exprimer.
  • Une horde de résistants combatifs qui vont lutter contre cette expression excessive du pouvoir.

Inversement, un leadership qui s’appuie sur une gentillesse ancrée et affirmée, posture mélangée de bienveillance et d’assurance, laisse à l’autre la possibilité de trouver sa place et son mode d’expression.

 

L’absence de gentillesse naît de la peur de l’autre, de la peur de la relation, de la peur de ne pas obtenir ce que nous voulons, qui génèrent un ancrage épuisant dans la ronde Sauveur-Victime-Persécuteur des rôles relationnels, teintés de fausse bienveillance ou de vraie agressivité, de jérémiades et de manœuvres pénibles. J’ai peur de l’autre donc je l’écrase, et je me convaincs moi-même que je suis trop fort.

 

journee de la gentillesseOser être l’initiateur de la gentillesse dans un monde qui nous paraît parfois incivil, parfois violent, parfois indifférent, c’est avoir le courage et la force de caractère de cesser enfin de lutter pour enfin construire. Cesser de s’escrimer à survivre dans un environnement hostile et poser les fondations d’un cadre plus sain, plus épanouissant, plus favorable à la satisfaction de nos besoins et de ceux de nos contemporains. Et par ricochet, plus favorable à la confiance mutuelle et à la collaboration.

 

Ne rien faire, c’est rester dans un statu quo délétère dont on peut blâmer les autres (qui ne changent pas) à condition de s’en blâmer aussi soi-même (qui n’agit pas). Oser être l’initiateur de la gentillesse, c’est aller à l’encontre des idées reçues et tenter une troisième voie. C’est prendre le risque inimaginable de recevoir des comportements similaires. La gentillesse est en réalité une sacré force, probablement la plus balèze, la plus costaude, la plus constructive de toutes les compétences relationnelles; qui attire la gentillesse en retour, qui nourrit le plaisir, le sentiment de satisfaction, d’appartenance, de reconnaissance, les besoins affectifs, l’estime de soi, autant de celui qui la prodigue que de celui qui la reçoit.

 

 

 

 

Faire preuve de gentillesse

 

Bien entendu, il ne s’agit ni de courber une échine soumise, ni de tendre une autre joue. C’est simplement une posture claire et dénuée de brutalité relationnelle, le juste équilibre entre hérisson et paillasson: La gentillesse c’est:

 

 

Alors puisqu’il faut une journée pour réhabiliter la gentillesse, profitons-en pour faire un pas vers elle, en exprimant celle qui vibre en vous de la façon qui vous conviendra le mieux. Faisons donc preuve de gentillesse et de bienveillance, mamelles de la noblesse d’âme et du panache relationnel, posture élégante et affirmée, tout en laissant aux grincheux et aux poltrons leurs dictons!

 

 

Ressources externes

 

Psychologies – La bienveillance au travail

Le Nouvel observateur – Et la bienveillance, bordel! Trois micro-momments d’amour par jour

RH Info – Animation de la performance : combiner exigence et bienveillance

Philippe Rodet – La bienveillance attitude managériale

 

 

Voir aussi

 

Le leadership de soi, préalable au leadership tout court

Morale primate et relations humaines: faisons les singes!

Du triangle de Karpman à l’équilibre relationnel: la triplette prosociale

Quand la colère compromet la réussite de nos objectifs

Collaboration, conflit et lecture émotionnelle

4 trucs infaillibles pour se pourrir les relations

La lecture émotionnelle au service des relations

 

 

Crédit photo: Nicolas Raymond

 

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  Voulez construire et entretenir l’estime de vous, les relations et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

 

Reconversion dans l’artisanat (2): 5 bénéfices majeurs pour les cadres

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / Reconversion

 

 

 

Nous avons vu dans une première partie que les cadres ont des atouts non négligeables pour réussir une reconversion dans l’artisanat. Mais ce n’est pas tout. Les métiers autant que le secteur sont une mine d’opportunités parfois insoupçonnées, à explorer en détails pour prendre conscience du large champ des possibles dans ce domaine, autant en termes de perspectives de carrières que de plaisir au travail.

 

 

la reconversion professionnelle dans l'artisanat offre de multiples possibilités

 

 

 

 Une reconversion dans l’artisanat? Des avantages qui méritent exploration

 

Lors du dixième anniversaire du partenariat entre la Société des meilleurs ouvriers de France et la Société Générale, j’ai eu l’occasion de rencontrer trois Meilleurs ouvriers de France qui ont des conseils éclairés à donner aux cadres qui s’interrogent sur un changement de métier possible vers l’artisanat:

 

  • Catherine Roland, Trésorière générale de la Société nationale des MOF, Présidente déléguée du Groupement de Paris de MOF et ancienne directrice de centre de formation.
  • Gérard Rapp, Président de la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France
  • Jean-François Girardin, vice-président de la Société nationale des MOF et Chef de cuisine au Ritz jusqu’en 2012

Ils nous ont montré combien les cadres ont des atouts pour réussir dans l’artisanat, voyons à présent les avantages que les cadres en question à faire ce choix, pour peu que l’envie les travaillent. Afin qu’ils s’autorisent une exploration minutieuse et approfondie, loin des idées reçues, avant de rejeter une piste au potentiel très vaste. Voici donc 5 bénéfices majeurs des métiers d’artisans pour les cadres en désir de changer de métier:

 

 

 

1- L’artisanat, un large champ de possibilités

 

Avec 3 millions d’actifs, 100 000 embauches par an et 300 000 départs en retraite à combler dans les 10 ans, l’artisanat est un secteur dynamique, malgré même si certaines branches, comme le bâtiment sont en perte de vitesse depuis 2012.

 

D’autre part, L’artisanat est un ensemble de secteurs d’activités et de métiers dont on peine à imaginer l’étendue. Catherine Roland explique que nous  avons souvent une connaissance très superficielle des métiers d’artisan. Ainsi le domaine de l’esthétique offre des possibles bien plus vastes que le cliché de l’institut Vénus beauté au coin de la rue.  Voilà un métier qui peut s’exercer dans les hôtels, les maisons de retraite, les hôpitaux, les prisons par exemple. Pour les candidats à une reconversion, il est donc essentiel de donner de la profondeur de champ à sa réflexion en allant examiner de près toutes les possibilités d’exercice d’un métier donné.

 

Car l’artisanat, c’est plus de 500 métiers  « des plus traditionnels (maçonnerie, menuiserie, boucherie…) aux plus modernes (micro-électronique, son et image, génie climatique…) y compris les services (mécanique, coiffure, confection…) et la création artistique (céramique, bijouterie, arts graphiques, décoration). » précise le portail de l’artisanat. De toiletteur canin à maître de chai, de berger à photographe, de taxidermiste à prothésiste, les métiers de l’artisanat offrent un très large panel de possibilités regroupées en 4 secteurs d’activité :

 

 

 

2- Des potentiels d’évolution de carrière très vastes

 

“Un artisan sur deux se met à son compte dans les 10 ans de sa formation”, précise Gérard Rapp,  mais si l’entrepreneuriat peut être une suite logique et naturelle pour beaucoup de cardes en reconversion, il n’est pas la seule possibilité. Pour ceux qui n’auraient pas la fibre entrepreneuriale, l’artisanat est un secteur générateur d’emploi et l’employabilité des artisans est assez largement supérieure à celle d’autres métiers.

 

  • Création d’entreprise : l’entrepreneuriat artisanal connaît dans l’ensemble moins d’échec que l’installation à son compte dans beaucoup d’autres métiers, avec un taux de pérennité à 3 ans des entreprises accompagnées par les CMA de 76%.
  • Reprise d’entreprise : 300 000 départs en retraite d’artisans dans les dix ans offrent autant d’opportunités de reprise d’entreprise. D’autant que ceux-ci peinent à trouver une relève: seules 5000 des 40 000 entreprises viables trouvent un repreneur chaque année.
  • Salariat : à l’entrepreneuriat, nul n’est contraint et pour ceux qui préfèrent le salariat, là aussi, les possibilités sont vastes et ne condamnent pas à un smic et une vie discrète au fond d’un atelier ou d’une boutique. Sortir du lot, démontrer un savoir-faire et une créativité débordante peuvent se faire sans être son propre patron, à l’instar de chefs ouvrant dans les restaurants prestigieux de grands hôtels.
  • Enseignement : Parmi les Meilleurs ouvriers de France en activité, 60% sont artisans, 30% sont salariés, 10% sont enseignants

Comme en témoignent les chiffres de la Chambre des métiers de l’artisanat (CMA), l’artisanat est un secteur porteur avec  plus de 1 000 000 d’entreprises pour un chiffre d’affaires de 300 milliards d’euros, qui pourtant peine à recruter. Il offre des places à prendre autant dans le salariat que l’entrepreneuriat.

 

 

La reconversion dans l'artisanat a beaucoup d'avantages

 

 

 

3- Des quotidiens professionnels potentiels à adapter

 

Les différentes possibilités d’exercer les métiers de l’artisanat ont un autre avantage majeur pour une reconversion : ils permettent de choisir et de construire précisément le quotidien professionnel désiré.

 

Ma petite entreprise…

Le pâtissier qui aime travailler seul dans son coin a la possibilité de vivre son métier en mode Ma petite entreprise sans pour autant se contenter d’un revenu équivalent au SMIC. Il peut choisir de s’installer à peu près où il veut et de mener une vie active localement et de s’en contenter parfaitement. C’est d’ailleurs le choix d’une majorité d’artisans. A l’obligation de devenir Gaston Lenôtre ou Christophe Michalak ou rien, nul n’est tenu !

 

… deviendra grande

Il peut aussi nourrir d’autres ambitions et d’autres aspirations : former des jeunes (ou des moins jeunes en reconversion) pour transmettre son savoir ou alors faire valoir son talent en participant à des concours (Meilleur ouvrier de France, Olympiades des métiers), œuvrer dans des restaurants prestigieux, développer sa marque, la franchiser, s’exporter etc.

 

Collaboration et partenariats

Et ne plus travailler seul : « la mutualisation des compétences est le seul moyen de se développer et de conquérir d’autres marchés, y compris à l’international » explique Gérard Rapp « il peut s’agir aussi bien de travailler avec des commerciaux ou des spécialistes en marketing que de fédérer des compétences pour offrir des prestations différentes, comme par exemple un plombier, un carreleur, un électricien, un peintre qui s’associent pour proposer une prise en charge globale d’un projet d’aménagement ». *

 

En d’autres termes, l’artisan a la possibilité d’adapter son métier à ses besoins et aspirations professionnels, de le vivre intégralement selon ses choix.  Il pourra choisir parmi un vaste panel de possibilités celles qui correspondent à l’idée qu’il se fait du plaisir au travail, de l’épanouissement, d’une vie professionnelle réussie.

 

 

 

4- L’artisanat fait rimer tradition avec innovation

 

Les métiers de l’artisanat sont intimement liés, dans l’imaginaire collectif, à des métiers du passé. On se représente beaucoup trop l’artisan figé dans un savoir-faire immuable qui s’exerce dans des ateliers sombres et poussiéreux. L’image d’Epinal de l’artisan est parfois loin de la réalité et ces métiers peinent à montrer leurs ancrages dans la modernité, en particulier avec l’arrivée des nouvelles technologies. Pourtant, les meilleurs ouvriers de France présents n’ont qu’un mot à la bouche : innovation.

 

Gérard Rapp insiste « à l’avenir, de plus en plus, les artisans qui réussiront seront ceux qui oseront innover et sortir du lot. Ceux qui se contentent de participer au bruit de fond, au banal, à l’ordinaire seront voués à disparaître. » On a parfois un peu tendance à imaginer l’artisanat comme des pratiques transmises de génération en génération, des gestes d’antan, la naphtaline du quotidien professionnel. Et en même temps, nous avons parfaitement conscience qu’on ne devient pas Jean-François Girardin en se contentant de reproduire le pot au feu de Mémé Huguette.

 

Ce n’est pas pour rien que le motto des MOF est « Etre à la recherche constante du progrès et de la perfection » : réflexion, créativité et innovation font partie du quotidien de l’artisan. Entre nouvelles technologies et progrès techniques, les métiers de l’artisanat ont tout autant un pied dans la tradition que dans l’innovation. Ils ne sont ni des métiers d’antan, ni des métiers d’avenir, mais des métiers en constante mutation.

 

 

 

Reconversion: Les métiers de l'artisanat font rimer tradition et innovation

 

 

 

5- D’un métier intellectuel à un métier manuel ? En finir avec le cliché

 

Beaucoup de cadres ou professions dites « intellectuelles » ou « supérieures » en réflexion sur un changement de métier en ont ras-la-cafetière d’avoir la turbine à penser qui fait des heures sup et ils espèrent un quotidien professionnel futur dans lequel ils pourront se mettre le cerveau aux abonnés absents. Ce n’est souvent qu’une réaction émotionnelle face à un ras-le-bol qui cherche à s’éviter le mal-être et dès qu’ils sont sortis de ces situations délétères, ils se rendent compte qu’en réalité, ils aiment bien faire fonctionner  leur comprenette.

 

Or le cliché voudrait qu’une reconversion dans l’artisanat soit essentiellement le passage d’un métier intellectuel à un métier manuel. C’est une vision bien étriquée qui remise un peu trop vite le côté cérébral de métiers qui nécessitent aussi des aptitudes à réfléchir, observer, analyser, concevoir etc.

 

Les métiers de l’artisanat peuvent donc être particulièrement délectables pour un cadre en reconversion, justement parce que ce sont des métiers en mouvement dont les savoir-faire évoluent sans cesse et qui laissent une place de choix à la réflexion, autant créative, en termes de conception et réalisation de produits, qu’opérationnelle, en termes par exemple de positionnement marketing, de pilotage et de développement d’entreprise. Ils ne sont donc pas purement des métiers manuels, mais génèrent des passerelles entre dimensions manuelles et intellectuelles qui peuvent être très enrichissantes.

 

 

 

Devenir artisan: une piste à explorer

 

A l’écoute des différents Meilleurs ouvriers de France présents, ce qui frappe, c’est le fossé incroyable entre les discours maussades, convenus et immobilistes sur le fait « qu’on ne peut pas entreprendre en France » et l’enthousiasme entrepreneurial de ces artisans, qui ont une véritable fierté de leur métier, une conscience réjouissante de leur savoir-faire et un désir profond de le transmettre.

 

Alors si vous avez un désir de reconversion et vous questionnez sur l’artisanat? Rappelez-vous que la réflexion n’est pas une prise de risque et sortez l’idée de son tiroir. Observez-la, étudiez-là sous toutes les coutures, allez explorer le secteur en menant une enquête métier, en rencontrant des artisans entrepreneurs, des directeurs de centre de formation, explorez tous les prolongements possibles, toutes les potentialités professionnelles de ces métiers avec en bonus trois bénéfices supplémentaires des reconversion dans l’artisanat :

 

  • Des métiers qui ont du sens: L’artisan vit un métier passion, est directement au service de l’autre et a des relations de proximité forte avec ses clients, facteurs d’intégration au tissu social et à la vie locale, de reconnaissance et d’appartenances multiples. Tout cela est fortement générateur de sens.
  • Des entreprises à taille humaine : les entreprises artisanales sont majoritairement des TPE et des petites PME où l’atmosphère et l’organisation n’ont rien à voir avec les grandes entreprises.
  • Des reconversions très encadrées: contrairement à beaucoup d’autres secteurs, entre centre de formation, maîtres d’apprentissage et chambres des métiers, le candidat à la reconversion dans un métier d’artisan est particulièrement encadré et rarement isolé.

 

Passion transformée en métier, rêve de gosse ou découverte tardive, la reconversion dans les métiers de l’artisanat offre donc un ensemble de bénéfices qui est sans doute la raison pour laquelle les cadres reconvertis se régalent et ne feraient marche arrière pour rien au monde, comme le montre, témoignages à l’appui, ce dossier de la CMA de tours: Reconvertis dans l’artisanat, les cadres s’éclatent!

 

 

 

*L’exemple que donne Gérard Rapp m’a fait sourire: c’est exactement la raison pour laquelle j’ai fait appel à la décoratrice Carole Ferreira-Cerca (que vous commencez à connaître) pour le réaménagement de mon intérieur: une prise en charge totale du projet et une gestion des corps de métiers qui me permettaient… de ne pas avoir à m’en occuper;)

 

 

Voir aussi

 

Ithaque, 1er influenceur de France en matière de reconversion professionnelle

La reconversion professionnelle dans l’artisanat, ITW dans le Monde des artisans

La reconversion des cadres dans l’artisanat 

Reconversion professionnelle: l’être humain derrière le projet

Un nouveau regard sur la reconversion professionnelle?

Reconversion professionnelle: milieu de carrière et questionnements

 

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  voulez construire et entretenir  l’estime de vous et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

10 aptitudes pour une vie professionnelle sereine et dynamique

Sylvaine Pascual – Publié dans Talents et ressources

 

 

 

Etant donné que les vies professionnelles sans aléas, sans difficultés, sans challenges à relever n’existe pas, autant nous outiller pour faire face du mieux possible à tout ce qui pourrait nous arriver. Pour relever tous les défis avec calme et dynamisme et ne pas finir au tapis, flapis et groggys. Voici 10 compétences, provisions à garder précieusement dans votre musette pour faire bonne route sur les chemins chaotiques de la vie professionnelle

 

 

 

aptitudes vie professionnelle sereine et dynamique

 

 

 

Le chemin est long et pénible quand on est mal équipé

 

 

L’autre jour, alors que je me baladais dans ce coin sablonneux de la forêt de Rambouillet que j’affectionne particulièrement, je croise un couple en tenue de ville. Monsieur, fringant, marche devant d’un pas assuré, ses chaussures casual chic lui tiennent bien le pied. Derrière, Madame, en ballerines, s’efforce de ne pas trébucher et s’arrête tous les trois pour vider le sable de ses chaussures. Et je peux vous dire qu’elle n’a pas l’air d’y prendre beaucoup de plaisir, à cette escapade automnale, elle qui passe devant moi en maugréant à voix basse que ce n’était pas l’idée qu’elle s’était faite d’une petite balade.

 

Qu’il s’agisse d’une question matérielle ou morale, c’est fou comme parfois nous sommes peu ou mal équipés pour faire face à ce qui nous attend au détour du chemin, qu’il s’agisse de situations inhabituelles ou difficiles ou . Nous voilà alors malhabiles, désarmés, impuissants à faire face sereinement aux circonstances qui s’imposent à nous. Parmi ces circonstances, les aléas de la vie professionnelles

 

  • Le cadre sup qui se retrouve brutalement au chômage après 20 d’une carrière brillante
  • Le nouveau poste qui exige des compétences au delà de ce que nous pensons avoir
  • Un incident relationnel qui tourne mal et vire au conflit ouvert
  • Un désir de reconversion ou de création d’entreprise qui semble d’un coup trop ambitieux ou incertain
  • De façon générale, tous ces événements de la vie professionnelle, négatifs ou positifs qui nous laissent désemparés, en limite de compétence, inquiets etc.

Le fait d’être mal outillés pour y faire face augmente les émotions négatives et génère un stress dont on se passerait bien, car il nous bouffe une énergie qui serait pourtant bien précieuse, si nous pouvions la concentrer sur les solutions et stratégies pour franchir l’obstacle ou atteindre l’objectif, plutôt que sur la rumination agacée, angoissée ou découragée de la situation.

 

 

 

 

10 aptitudes pour faire face à toutes les situations

 

Petites épreuves ou grands défis, déconvenues ou ambitions, si nous devons aller au charbon de temps à autres, mieux vaut avoir une pelle qu’un briquet. Le problème, c’est que nous ne pouvons pas tout avoir et tout savoir et tout maîtriser, nous ne pouvons pas savoir à l’avance quand nous auront besoin d’une pelle et quand nous auront besoin d’un briquet. Nous ne pouvons pas être matériellement toujours prêts.

 

En revanche, nous pouvons être moralement prêts. Voici les 10 aptitudes qui favorisent l’envie d’entreprendre toutes sortes de projets qui nous tiennent à cœur, la prise de recul sur les événements, le tout avec un dynamisme serein propice à accomplir de grandes choses sans stress. Ces 10 compétences vous permettront de vous sentir bien équipés, bien dans vos godasses, quoi que la vie vous réserve, au détour du chemin. Elles se construisent, se développent et s’entretiennent petit à petit, nourrissant le sentiment d’être en mesure de faire face. Tous ces éléments interagissent et se nourrissent les uns les autres.

 

 

1- Une estime de soi solide

Qui permet de remettre en cause les circonstances, les décisions, les stratégies, plutôt que de se dévaloriser. Car ce fonctionnement-là, au lieu d’entraver l’envie d’entreprendre, la développe. L’estime de soi s’articule autour de la valeur que nous nous accordons à nous-mêmes, entre autres au travers du regard bienveillant que nous portons sur nous-mêmes et de l’acceptation que nous avons de nous, en termes de limites, mais aussi des qualités, talents et compétences que nous nous reconnaissons. Elles peuvent être autant de ressources sur lesquelles nous appuyer en cas de difficulté à surmonter ou de projet à mener à bien.

 

2- Sortir de sa zone de confort

Sortir régulièrement de sa zone de confort permet d’avoir davantage l’habitude d’être confronté(e) à l’inattendu, de développer de la flexibilité et de l’adaptabilité et d’exploiter consciemment ses talents et ressources et de les mettre au service de nos objectifs. C’est une source d’apprentissage et d’expérimentation inépuisable!

 

La raison l'emporte souvent à tort sur les tripes: écoutons nos tripes pour renforcer la confiance en soi!

 

 

3- Réveiller l’autodidacte qui sommeille en nous

Nous avons une capacité d’apprentissage par nous-mêmes bien plus vaste que ce que nous imaginons, en particulier lorsque les préjugés sur l’age s’en mêlent. Faire preuve de curiosité pour apprendre des tas de choses, y compris ces talents inutiles qui peuvent se révéler particulièrement précieux dans des situations incongrues ou nouvelles. Plus nous nous sentons compétents (dans tous les domaines, qu’il s’agisse de savoir ou de savoir-faire), plus nous avons confiance en nous.

 

4- Développer sa créativité

La créativité n’est pas réservée aux métiers artistiques ou aux publicitaires! Elle est aussi une capacité à imaginer et élaborer des solutions pertinentes et efficaces. C’est une alliée précieuse face à toutes les situations inattendues qui peuvent nous tomber dessus sans crier gare.

 

5- Agir en fonction de vos valeurs

Elles sont les fondations sûres pour l’estime de soi et le meilleur moyen de trouver de la motivation et de l’enthousiasme à entreprendre, à concrétiser vos ambitions. Elles sont aussi un moyen de reconnecter avec une façon d’agir fluide, naturelle et efficace (à défaut d’être simple), car elles correspondent à des mécanismes de réussite et des talents naturels récurrents dans tout ce que nous entreprenons.

 

6- Comprendre les émotions

Face aux circonstances difficiles, c’est toute la valse des émotions qui peut nous paralyser ou nous enfermer dans un stress qui ne fait pas avancer le schmilblick. Connaître le rôle des émotions, ses propres mécanismes émotionnels et les messages qu’ils transmettent, afin de pouvoir s’occuper des besoins qui en sont à l’origine, c’est savoir lire son tableau de bord interne et pouvoir prévenir les pannes qui immobilisent.

 

7- Développer un état d’esprit positif

Je le répète comme la vieille radoteuse que je m’autorise parfois à être: un état d’esprit positif, ce n’est pas une injonction de pensée positive, dont l’efficacité laisse à désirer. C’est savoir être optimiste – c’est à dire se donner le droit de croire à des résultats positifs aux stratégies que nous mettons en oeuvre – et engranger les vitamines mentales pour déborder d’une énergie que vous pourrez mettre au service de vos objectifs. Cet état d’esprit positif sera très utile pour affronter les difficultés sereinement, avec moins de stress.

 

8- Entretenir des relations saines et solides

Les relations difficiles freinent nos projets et sont elles-mêmes à l’origine de bien des contrariétés et des complications relationnelles. Inversement, des relations satisfaisantes et fiables sur lesquelles s’appuyer en cas de besoin, qui participent de la satisfaction des besoins d’appartenance et de reconnaissance, sont un support solide.

 

9- Développer le leadership de soi

Le leadership de soi permet d’accorder toutes les voix dissonantes à l’intérieur de nous-mêmes, celles de nos besoins, de la raison, des envies, des craintes etc. Les faire chanter en chœur plutôt qu’à contre-cœur favorise une assurance sereine, une aisance ancrée dans la connaissance de nous-mêmes et de ce qui a du sens pour nous. Car la connaissance de soi va de pair avec la connaissance de ce qui est bon pour nous, en termes d’objectifs à fixer, de méthodes à implémenter, d’actions à mener et de décisions à prendre et de résilience.

 

 

 

10- Se libérer des idées reçues 

Les idées reçues et recettes toutes faites inefficaces pullulent et sont autant de routes barrées et de voies sans issue.  Choisir ses convictions avec soin plutôt que de subir celles des autres, se libérer des préjugés et des généralisations abusives pour laisser s’exprimer cette personne unique qui cesse alors de craindre le jugement des autres et sommes en mesure d’expérimenter en toute liberté nos propres solutions et stratégies, en mode sans échec:

 

 

 

Mini coaching: développer vos 10 aptitudes

 

Il n’y a pas de recette miracle pour développer ces compétences, cependant il y a mille chemins qui mènent au degré de satisfaction qui serait le vôtre, des tas d’outils et de techniques disponibles pour vous aider. A vous de déterminer lesquels vous conviennent et répondent à vos besoins.

 

Les questions suivantes vous aideront à déterminer les aptitudes à développer en priorité, celles qui peuvent attendre, celles dont vous êtes satisfait(e)s et celles dont vous vous fichez complètement. Pour chacune de ces aptitudes:

 

Sur une échelle de 1 à 10, où vous évaluez-vous?

A combien voulez-vous arriver?

Qu’est-ce que ça vous apportera?

Fixez-vous des objectifs SMART et passez en mode solutions:

Quelle est la première étape? Et la seconde?

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  voulez construire et entretenir  l’estime de vous et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

 

Reconversion professionnelle dans l’artisanat: une aubaine pour les cadres… et pour l’artisanat!

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / Reconversion

 

 

 

Au Hit-parade des bifurcations et chemins de traverse professionnels, l’artisanat arrive en bonne position, à juste titre ! Une fois qu’ils se sont suffisamment frottés à la vie professionnelle et à ses cahots et complications, nombreux sont les cadres qui mettent de côté les préjugés parentaux qui poussent plus souvent à devenir médecin, ingénieur ou avocat que plombier ou coiffeur et se décident à explorer les territoires inattendus d’un secteur dynamique et plein d’opportunités.

 

 

 

Artisanant et reconversion, une aubaine pour les deux!

 

 

 

Quand les cadres sortent du cadre : la reconversion dans l’artisanat, un filon

 

La semaine dernière, la Société des meilleurs ouvriers de France et la Société générale fêtaient les dix ans de leur partenariat dont l’objectif est de “favoriser le développement de l’entrepreneuriat artisanal, aider les artisans à aller chercher de la croissance et exporter leur savoir-faire “made in France” comme l’a précisé Laurent Goutard, Directeur de la Banque de détail. La conférence s’est tenue dans le cadre prestigieux de l’hôtel Bristol ou œuvrent 4 Meilleurs Ouvriers de France (dont nous avons eu le plaisir précieux et jubilatoire de déguster les réalisations) :

 

  • Eric Frechon, Chef des cuisines, 3 étoiles au Michelin, MOF 1993
  • Maxime Hoerth, Chef barman, MOF 2011
  • Frédéric Kaiser, Directeur du restaurant Epicure, MOF 2011
  • Franck Leroy, Second de cuisine, MOF 2000

L’occasion d’aller à la rencontre d’un monde des artisans que nous regardons probablement un peu trop par le petit bout de la lorgnette, car les frileuses reconversions raisonnées-raisonnables n’aiment pas beaucoup le grand écart entre les compétences professionnelles existantes et celles à acquérir, et la démarche de type bilan de compétences peine à ouvrir le champ des possibles au delà des compétences déjà existantes. Pourtant, en dépit de beaucoup d’idées reçues, l’artisanat est un filon insoupçonné pour ceux qui cherchent à changer de métier: il est très accessible aux cadres et offre de véritables perspective en termes d’évolution de carrière (comme en témoignent les MOF ci-dessus). Je vous propose donc d’explorer cette option de reconversion en trois billets:

 

  1. Les atouts des cadres qui se reconvertissent dans l’artisanat (ci-dessous)
  2. Les bénéfices pour les cadres d’une reconversion dans l’artisanat
  3. Comment se reconvertir dans l’artisanat

 

 

La reconversion dans l'artisanat, une aubaine

 

 

 

Une aubaine pour les cadres, une aubaine pour l’artisanat

 

Secteur dynamique, possibilités vastes, métiers porteurs de sens, l’artisanat est une mine d’or a portée de main, qui ne demande qu’à être explorée, en particulier pour les cadres qui veulent sortir du cadre et changer de métier hors de leur domaine de compétences, histoire de s’offrir un véritable changement de vie. D’autant que si le secteur est une aubaine pour eux, ils sont aussi une aubaine pour le secteur:

 

  • Les cadres réussissent dans l’artisanat : « En 2010, 56 % des artisans étaient d’anciens cadres, selon l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat. » précise 20 Minutes. Voilà un chiffre éloquent sur l’accessibilité de ces métiers aux cadres ainsi que sur leurs chances de réussite.
  • Autonomie et sens: « L’artisanat propose une autonomie et un sens au travail que beaucoup de carrières dans les grands groupes ne garantissent plus. » affirme Alain Griset, président de l’Assemblée permanente des Chambres de métiers et de l’artisanat.
  • Cadres reconvertis : une aubaine pour l’artisanat : L’arrivée des cadres dans les métiers de l’artisanat est une aubaine pour des entreprises, en particulier celles qui n’ont pas su s’adapter aux évolutions technologiques : « «Grâce à leurs compétences en gestion, en informatique, en commerce international et à leur aisance relationnelle, les cadres supérieurs sont de vrais atouts pour nos métiers», se réjouit Pierre Chevalier, président de la Sema.

 

 

Les atouts des cadres qui se reconverstissent dans l'artisanat

 

 

 

Les atouts des cadres en reconversion dans l’artisanat

 

Beaucoup de métiers rendent par nature la reconversion difficile, entre autres en termes d’âge et c’est souvent l’idée qu’on se fait des métiers de l’artisanat : devenir arpette à 45 ans, entouré de mômes de 16, ça a un charme limité. Néanmoins l’image que renvoie l’autre côté de la barrière, c’est-à-dire ceux qui accueillent, forment et mentorent ces futurs artisans est bien éloigné des a priori. Etaient présents à cette conférence trois Meilleurs Ouvriers de France qui ont volontiers partager leurs conseils et leur vision de la reconversion dans les métiers de l’artisanat:

 

  • Catherine Roland, Trésorière générale de la Société nationale des MOF, Présidente déléguée du Groupement de Paris de MOF et ancienne directrice de centre de formation.
  • Gérard Rapp, Président de la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France
  • Jean-François Girardin, vice-président de la Société nationale des MOF et Chef de cuisine au Ritz jusqu’en 2012

Les trois expliquent avoir vu passer beaucoup d’anciens cadres de tous âges, candidats à la reconversion professionnelle vers des métiers de l’artisanat. Ils les ont accompagnés avec beaucoup de plaisir, parce qu’ils accordent tous à ceux qui changent de métier des atouts spécifiques et un investissement personnel sans faille. Gérard Rapp précise « l’écoute des artisans est très forte pour ceux qui s’intéressent à leurs métiers dans un but de reconversion. Ils ont une grande valeur ajoutée qui augmente leurs chances de réussite dans l’artisanat. » En voici les contours:

 

 

L’âge est un atout pour la reconversion dans l’artisanat !

Voilà bien un élément qui vient bousculer des préjugés, car dans la plupart des métiers salariés, l’âge est considéré comme un obstacle. Même s’il manque d’expérience, pour un cadre reconverti dans l‘artisanat l’âge est un atout: « L’artisanat, ce sont des métiers d’experts et l’âge est un gage de crédibilité non négligeable. » affirme Catherine Roland, dont la doyenne des élèves esthéticiennes avait 58 ans, preuve qu’il n’y a pas d’âge pour se reconvertir ;)

 

L’aptitude à gérer une entreprise 

Pour Jean-François Girardin, “Le niveau d’instruction renforce les chances de réussite. Ceux qui ont fait des études supérieures et se reconvertissent dans l’artisanat ont plus de facilités à comprendre la gestion d’entreprise que les jeunes qui arrivent souvent dans ces métiers par échec scolaire et ont parfois des difficultés à écrire. Ils ont davantage de chances de franchir le cap de la création et d’y réussir.”

 

La capacité d’apprentissage

les cadres étant souvent habitués dans leur vie professionnelle précédente à l’actualisation des compétences et à la formation sur le tas à mesure de leurs changements de poste ont une grande capacité d’apprentissage, démultipliée lorsque le sujet les intéresse. Pour nos trois interlocuteurs ils sont des apprenants zélés et passionnés, qui peuvent facilement sortir du lot.

 

L’esprit d’équipe et la capacité à mutualiser les compétences

Gérard Rapp explique qu’ils sont aptes à développer des entreprises florissantes, y compris à l’international, à mener des projets innovants et porteurs qui s’appuient sur la mutualisation des compétences, parce qu’ils ont, le plus souvent, expérimenté ces dimensions dans leur vie professionnelle précédente.

 

Les compétences relationnelles

les cadres ont l’habitude d’interagir avec de nombreux interlocuteurs professionnels : collaborateurs, clients, partenaires etc. et les compétences relationnelles développées dans leur première partie de carrière sont, là aussi, une ressource avantageuse par rapport aux jeunes. “Ils savent s’exprimer et ont plus de facilité avec leurs clients ou les banquiers” souligne Jean-François Girardin.

 

 

Reconversion vers l'artisanat: une mine de possibilités

 

 

Nous verrons la semaine prochaine à quel point un désir de reconversion dans un métier d’artisan peut être une sacrée bonne idée pour un cadre, en allant un peu plus à la rencontre de ce secteur porteur, de ses avantages spécifiques, des possibilités insoupçonnées qu’il offre en matière de de perspectives de carrière et de quotidien professionnel.

 

 

 

Voir aussi

 

Ithaque, 1er influenceur de France en matière de reconversion professionnelle

La reconversion professionnelle dans l’artisanat, ITW dans le Monde des artisans

La reconversion des cadres dans l’artisanat 

Reconversion professionnelle: l’être humain derrière le projet

Un nouveau regard sur la reconversion professionnelle?

Reconversion professionnelle: milieu de carrière et questionnements

 

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion professionnelle et voulez en explorer la pertinence et la faisabilité?  voulez construire et entretenir  l’estime de vous et l’état d’esprit qui vous permettront de mener à bien vos projets professionnels? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32