Tous en short! Les hommes, la chaleur et le code vestimentaire au travail

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Regards croisés

 

 

Les températures élevées de la semaine dernière ont suscité ma sympathie envers les hommes qui, comdamnés à bosser en au mieux en pantalon, au pire en costume, transpirent sans mot dire dans la chaleur de l’été. Libérons les hommes de leurs carcans vestimentaires!

 

 

L'été, libérons les hommes de leurs carcans vestimentaires

 

 

 

Le bénard venu des tréfonds de l’histoire

 

Les films de science fiction ont en commun avec la vie de bureau la consternante non-évolution des tenues masculines. Quand ce ne sont pas des mondes post-apocalyptiques qui rendent la veste en cuir et le jean troué quasi incontournables, le costume est d’une constance de l’ordre de la mathématique. D’Elysium à la Défense, de Gattaca au CAC 40, même combat, le costard-cravatte.

 

Nous les femmes, sommes passées du corset-robe longue (de préférence large, lourde, à volants et j’en passe) à… à peu près tout ce qu’on veut. Les hommes, eux, se cognent à peu de chose près le même bénard depuis les tréfonds de l’histoire, et depuis plusieurs siècles, les voilà condamnés à jouer les pingouins endimanchés même par 31 degrés. Heureux les Romains en pantacourt et toge mi-cuisse, les Egyptiens en jupette, qui pouvaient respirer de la gambette et traverser l’été au frais!

 

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Laissons les hommes bosser en bermuda l’été!

 

Forte de ce constat, vendredi 18 juillet, par 35° à Paris, j’ai lancé un petit tweet car il me semble essentiel, à notre époque formidable où le bien-être est une préoccupation de tous les instants, d’affranchir les hommes du falzar obligatoire:

 

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Les réactions ne se sont pas fait attendre, parfois savoureuses!

 

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Cependant, bien entendu, la question s’est vite posée: le bermuda est-il une alternative?

 

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La question est évidemment pertinente, car le jugement du tribunal de la pelure à gagne-pain est sans appel : hors costume point de salut pour les jules au boulot. Les mâles professionnels responsables à responsabilités n’ont pas d’autre choix que de donner dans le paraître professionnel responable à responsabilités. Et ça, ça ne passe que par le costume. Sans exception! Rappelons d’ailleurs que la canicule de 2013 a eu son lot de victimes, y compris ceux qui, comme nous le rappelle ce billet de Mode(s) d’emploi, s’étaient estimé en droit d’aller travailler en bermuda.

 

Ajoutés à cela les diktats de la mode, dont le côté péremptoire et condescendant est d’autant plus infect que celle-ci innove peu et nous ressert régulièrement les mêmes oripeaux affublés de superlatifs enthousiastes, qui étaient tant décriés il y a quelques années. Les hommes n’y coupent pas: la chemise à manches courtes, “c’est non, non et non” nous explique l’un des Duce de la mode masculine. La police vestimentaire est probablement la plus détestable qui soit qui, dont le fais-pas-ci-fais-pas-ça est long comme un jour sans pain et qui, au moinde faux-pas, vous taille… un costume. La boucle est bouclée, impossible de sortir de cette spirale-là.

 

 

 

Conseils convenus en veux-tu en voilà

 

Comme donc, le monde professionnel ne sort pas de la triplette costard-limace-filoche, chaque année, la presse nous ressort le sujet “comment s’habiller au travail en été” avec à la clé des conseils aussi savoureux qu’un poulet de batterie en cuisson vapeur. Si l’on recevait un Euro à chaque fois qu’on lit sur le sujet “préférez les matières naturelles et légères”, on aurait de quoi remplir le trou de la sécu.

 

Messieurs les hommes auraient-ils du mouron à se faire, tant les interdits vestimentaires au travail semblent avoir la peau dure? Peut-être pas, il semblerait qu’au détour de l’été, l’on voit poindre des nouveautés. Déjà en 2013, cet article s’insurgeait contre l’hypocrisie et les excès des arguments avancés contre plus de décontraction en été, en plaidant qu’autre chose que le costume ne signifie pas nécessairement short informe et Birkenstock. Travailler autrement, c’est peut-être aussi travailler habillé autrement.

 

 

 

Des aternatives en vue?

 

Cadremploi s’y est mis quelques jours plus tard avec cet article publié le 21 juillet, qui présente des initiatives bermudas dans deux entreprises:

 

  • Le “Bermu Day d’Altran, qui aura lieu le 31 juillet et qui “marque symboliquement la traditionnelle coupure estivale et permet aux collaborateurs, au sein des locaux Altran, de venir travailler dans une tenue… de saison“.
  • La D8 beach party, qui s’est tenue le 26 juin, pendant laquelle les salariés de la chaîne D8 étaient invités à venir en tenue de plage et qui s’est finie par un barbecue.

Tout ça c’est très bien, mais ce sont des événements  à but convivial et ils sont organisés… indépendamment de la météo. Qui peut, en région parisienne et en juillet/août, être aussi automnale que caniculaire. Un coup dans l’eau, donc.

 

Beacuoup plus intéressant est le cas de Blablacar où, selon sa co-fondatrice Laure Wagner, “on peut venir habillé comme on veut, été comme hiver”. Donc ça existe et ça ne nuit pas à la performance professionnelle? Le paraître ne serait donc pas plus efficace que l’être? L’esprit start-up a encore une longeur d’avance, et l’entreprise libérée c’est peut-être aussi des salariés libérés d’exigences vestimentaires anté-ferroviaires, en particulier dans l’étuve de l’été.

 

Reste peut-être aussi aux créateurs de faire enfin preuve de créativité et de mettre au goût du jour des alternatives estivales pour que les hommes puissent éviter la liquette serpillière et se laisser respirer. Il y a d’autant plus urgence qu’avec le réchauffement de la panète annoncé, ils ne sont pas sortis de l’auberge;)

 

Quant à tous ceux que le mollet à poil(s) prend à rebrousse-poil, ils devraient peut-être se questioner sur leurs convictions, car au rayon surgelés du sexisme ordinaire, les hommes subissent une définition de l’élégance professionnelle prise dans les glaces d’antan, qui gagnerait sans doute à être revisitée.

 

 

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Allez les guerriers, tous en short, donc, libérons les mollets masculins de la chaleur estivale et souvenons-nous: les cadavres ne portent pas de costard ;)

 

 

 

 

Aller plus loin

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Vitamines mentales: 100 bonheurs minuscules à collectionner

Sylvaine Pascual – Publié dans Vitamines mentales / Talents et ressources

 

 

 

Au delà des désirs d’ailleurs et des rêves de grandeur, le sentiment d’être heureux s’entretient au quotidien, entre autres au travers des bonheurs minuscules que nous pouvons saisir au vol de nos journées. Bienheureux les collectionneurs de vitamines mentales!

 

 

 

Collectionner les bonheurs minuscules pour engranger les vitamines mentales

 

 

 

Le bonheur est aussi dans l’infiniment petit

 

Courrir après le bonheur est le meilleur moyen de ne pas réussir à l’attrapper. En particulier si nous pensons qu’il est fait de grands accomplissements, de possessions, de pouvoir, de statut, de reconnaissance. Ou si nous l’espérons immense et définitif. Le sentiment d’être heureux se cache dans l’infiniment petit. C’est une collection d’instants nourrissants, de bonheurs minuscules plutôt que de Bonheur avec un grand B.

 

En d’autres termes, le bonheur au quotidien n’est pas dans un 4×4, un statut professionnel ou des vacances sur une île paradisiaque. Nous produisons le sentiment d’être heureux au travers de notre capacité à collectionner les vitamines mentales, chaque jour.

 

Bien entendu, il ne s’agit nullement de se contenter de ces bonheurs minuscules, il s’agit de s’en abreuver. C’est une possibilité de creuser un puits d’énergie dans notre cour intérieure et de mettre ce carburant au service de nos aspirations, de nos relations.

 

 

 

Les vitamines mentales: nécessaires à l’équilibre psychologique

 

Dans la Tribune des petits plaisirs, publication du Syndicat national de la confiserie, le sociologue Jean-Claude Kaufman  explique l’importance des bonheurs minuscules dans une société devenue difficile pour notre équilibre psychologique :

 

“Chacun en convient, l’époque est grise et dure à vivre.

Car tel est le prix à payer de la liberté; la société

d’aujourd’hui est mentalement épuisante pour l’individu.

Car celui-ci, de plus en plus informé et maître de son

existence, est sommé de se prendre en charge et de se

questionner dans tous les domaines. Inlassablement,

nous réfléchissons, nous évaluons, nous choisissons,

choisissons et choisissons encore. Vivre est un combat

Régulièrement, des pauses sont donc nécessaires, des

petits repos, des respirations. C’est le deuxième

temps de l’existence, celui du réconfort, avant

de se lancer à nouveau dans la mêlée. Parfois une

simple détente des rythmes, voire un léger laisseraller

régressif. Traîner un peu sous la couette. Mais

parfois aussi une quête plus intense, où s’ajoutent des

plaisirs minuscules, une vibration de bien-être.

Enveloppements extérieurs et caressants (un bon bain

parfumé). Ou secrètes délicatesses intérieures. Les

bonbons et autres douceurs changent pour

quelques instants notre vision du monde. Car,

aussi microscopique soit-il, le plaisir devient alors premier

et envahit l’existence, le stress et la fatigue sont renvoyés

au loin.”

 

 

 

Bonheurs minuscules: abondance et gratuité

 

Ca tombe bien: les vitamines mentales, ces infimes particules de plaisir et de joie présentes partout autour de nous, sont des confiseries pour l’âme, les Smarties de l’esprit, le Haribo du cerveau, qui ne demandent qu’à être glanées en toute liberté.

 

Bonheurs minuscules: les smarties de l'âme

 

 

Ni quête de félicité perpétuelle, ni sacrifice sur l’autel des ambitions (le 4×4 ou le job idéal sont des objectifs comme les autres^^), les plaisirs minuscules n’ont pas de marque, symbole de coolitude ou de statut,  mais ils n’ont pas de prix non plus. Ils nous sortent du regard de l’autre et nous plongent au cœur de nos valeurs, de ce qui nous fait vibrer au diapason de nous-mêmes. Ils sont l’herbe verte déjà sous nos pieds.

 

Ils sont abondants, simples et ils façonnent une belle estime de soi. Ils entretiennent la bonne humeur, la joie de vivre qui donne une énergie inépuisable pour faire face aux aléas du quotidien et pour mener à bien nos projets. D’autre part, les bonheurs minuscules ont trois avantages sur toutes les autres formes de plaisir:

 

  • Ils prennent peu de temps
  • Ils sont entièrement gratuits
  • Ils ne dépendent que de nous

 

 

La clé des bonheurs minuscules : savourer en conscience

 

Courts moments d’insouciance, essentiellement liés au présent, ils sont à savourer en conscience, pour en tirer la substantifique moelle, car l’habitude amoindrit le plaisir : prendre quelques secondes pour en profiter, pour observer leurs effets sur nos têtes et notre corps : les sensations, les émotions, les vibrations, l’énergie qui circule, jouissive et jubilatoire ou tendre et douce.

 

Bref, ce sont des instants de joie et de plaisir vécus volontairement intensément. Ils redessinent alors les contours du quotidien en donnant à nos sens toute leur place : se mettre du plaisir plein les mirettes, plein les narines, plein les oreilles, plein la peau et réapprendre combien nos sens sont des capteurs d’éphémère, vecteurs de joie, de satisfaction qui produisent le sentiment d’être heureux.

 

 

Les bonheurs minuscules, livraison de vitamines mentales

 

 

 

100 bonheurs minuscules à consommer sans modération

 

Voici donc 100 exemples de bonheurs minuscules qui ne demandent qu’à être ramassés, multipliés, réintroduits dans leur milieu naturel: nous-mêmes.

 

  1. Ecouter le chant des oiseaux
  2. Sourire à un inconnu dans la rue
  3. Savourer ce que l’on a
  4. Humer l’air du matin ou l’air du soir
  5. Chanter sous la douche
  6. Se sourire à soi-même
  7. Sur nos trajets, repérer ce qui est beau, drôle, intéressant
  8. S’émerveiller d’une fleur, d’un rayon de soleil, des jeux d’enfants
  9. Manger lentement en savourant le goût des aliments
  10. Chercher le contact physique avec ceux que nous aimons
  11. S’encourager, se féliciter soi-même
  12. Faire un compliment, dire un mot gentil
  13. Ecouter le bruit du vent, des vagues
  14. Faire un trajet à pieds
  15. Exprimer, partager ses émerveillements, ses enthousiasmes, ses étonnements
  16. S’autoriser la gaité, l’optimisme
  17. Faire preuve de tendresse
  18. Humer le parfum d’une fleur
  19. Ralentir le pas et regarder autour de soi
  20. Sentir le soleil nous caresser la nuque
  21. Sortir deux minutes et prendre le temps de respirer
  22. Célébrer un accomplissement
  23. Regarder le visage d’un proche comme si c’était la première fois
  24. Faire plaisir, avoir une attention pour quelqu’un
  25. Accueillir un compliment comme un joli cadeau
  26. Se réjouir des qualités de ses proches
  27. Marcher pieds nus et ressentir le sol
  28. S’allonger dans l’herbe, dans le sable, sur un banc et contempler le ciel
  29. Faire une petite balade de nuit
  30. Faire l’amour
  31. Faire un pique nique
  32. Changer une habitude
  33. S’étirer comme un chat
  34. Prendre le petit déjeuner au lit
  35. Se coucher dans des draps propres
  36. Regarder la neige tomber
  37. Humer l’herbe fraîchement coupée
  38. Ecouter la nature
  39. Reconnaître ses qualités
  40. Feuilleter un vieil album photo
  41. Faire un câlin
  42. Sauter dans une flaque
  43. Rire
  44. Sentir l’odeur du café, du pain grillé le matin
  45. Sentir les premiers froids de l’automne
  46. Sentir les premières douceurs du printemps
  47. Ecouter la pluie tomber
  48. S’asseoir un instant au soleil
  49. Ramasser des coquillages, des champignons, des fleurs sauvages
  50. Regarder le soleil se coucher
  51. Regarder le soleil se lever
  52. Regarder la Lune se lever
  53. Regarder les étoiles
  54. Sentir le vent dans ses cheveux
  55. Ecouter le silence de la ville avant l’aurore
  56. Embrasser quelqu’un qu’on aime
  57. Donner un renseignement à quelqu’un dans la rue
  58. S’allonger dans l’herbe
  59. Chanter dans sa voiture
  60. Sentir l’odeur de terre après la pluie
  61. Regarder les rayons de soleil jouer avec notre environnement
  62. Laisser passer une personne âgée à la caisse du supermarché
  63. Tenir la porte à la personne derrière
  64. Sentir les vibrations de l’orage
  65. Savourer un travail terminé
  66. Flâner
  67. Regarder un avion dans le ciel et s’imaginer où il va
  68. Se réjouir de voir des gens heureux
  69. Faire preuve de gentillesse, de courtoisie, d’élégance relationnelle
  70. Faire quelque chose différemment
  71. Se rappeler ce que nous aimons chez les gens que nous aimons
  72. Savourer l’existence et la présence des gens que nous aimons
  73. Faire un détour par un endroit que l’on aime
  74. Encourager, féliciter quelqu’un
  75. Se réjouir des couleurs de l’automne
  76. Avoir un mot gentil pour le chauffeur du bus, le contrôleur, la caissière
  77. Se débarrasser de vieilleries inutiles
  78. Enlever ses chaussures en rentrant du boulot
  79. Ecouter sa chanson préférée
  80. Partager un parapluie
  81. Danser, même tout seul chez soi
  82. Faire un feu
  83. Contempler le feu
  84. Se rappeler ce que l’on aime dans notre vie
  85. Faire un bilan positif de la journée
  86. Se délecter du vendredi soir
  87. Contempler ce qui grandit: un arbre, un enfant, un projet
  88. Observer le chemin parcouru et s’en féliciter
  89. Se remémorer un bon souvenir commun
  90. Caresser son animal de compagnie
  91. Faire la planche
  92. Mettre une jolie table pour le dîner
  93. Tremper ses pieds dans une rivière
  94. Se délecter de la première gorgée de thé ou de café le matin
  95. Se glisser dans son lit
  96. Goûter la brise d’été
  97. Partager une émotion
  98. Redécouvrir la sensualité
  99. Ouvrir la fenêtre et respirer
  100. Faire une micro-sieste

 

 

Et vous, quels sont les bonheurs minuscules que vous aimez collectionner?

Lesquels pourrions-nous rajouter à cette liste?

Lesquels avez-vous envie de tester?

 

 

 

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8 techniques simples pour prendre du recul pendant l’été

 

 

“Auprès de mon arbre, je vivais heureux”, dit la chanson et parfois, mieux vaut éviter de s’en éloigner. Mais quand l’arbre du quotidien finit par cacher des forêts de dossiers à traiter, difficile de ne pas céder à l’agacement, à l’inquiétude, à la fatigue, bref, au stress. Voici donc 10 pistes pour prendre du recul pendant l’été, réfléchir en toute quiétude et nous ressourcer abondamment.

 

 

Quelques pistes pour prendre du recul pendant l'été

 

 

 

Recul estival: s’éloigner de son arbre pour mieux le contempler

 

Prendre du recul, de la hauteur, de la distance, le temps de… quellle que soit la dimension spatio-temporelle dans laquelle nous inscrivons ces moments pendant lesquels nous parvenons à réfléchir moins englués dans nos obligations, nos émotions et nos aveuglements, ils sont souvent favorisés par l’accalmie cérébrale et la douceur de l’été.

 

Geneviève Desautels, coach Québécoise, propose de prendre du recul au travers de l’auto-coaching dans un billet dont la jolie métaphore sylvestre m’a donné envie de rajouter quelques graines de prise de recul estivale:

 

« En prenant une distance de votre arbre vous pouvez regarder la forêt. Vous pouvez même apercevoir au loin, une essence d’arbre que vous n’aviez jamais rencontré… ou reconnecter avec un arbre que vous avez délaissé mais qui vous manque profondément…»

 

s'éloigner de son arbre Auprès de notre arbre professionnel et de toutes ses ramifications, nous vivons plutôt tête dans le guidon. L’été, alors que l’activité ralentit et que nous nous emmenons vers des contrées plus paisibles, la douceur des jours nous pousse naturellement à faire trois pas en arrière. Nous voilà alors en mesure de contempler nos forêts de dossiers personnels et professionnels à traiter, de choisir d’y penser tranquillement ou au contraire de s’offrir une trève estivale de la matière grise, destinée simplement à nous ressourcer.

 

Nous avons d’ailleurs déjà évoqué que l’été est une saison de bilan et de réflexion, d’élaboration de projet plutôt que de suractivité et de mise en œuvre. C’est ainsi une période en or pour prendre un peu de distance avec le bouleau du boulot – pour ne pas finir en saule pleureur – et réfléchir en mode décontracté à un projet professionnel, parce que le cerveau détendu accepte d’ouvrir des accès parfois très grillagés à des idées audacieuses et courageuses. Voir:

 

S'éloigner de son arbre pour voir la forêt

Crédit photo: Percita at Flickr

 

 

 

8 pistes pour prendre du recul pendant l’été

 

Voici donc quelques pistes pour se détendre, décompresser et s’apaiser pendant l’été, histoire de pouvoir observer tous nos dossiers à traiter avec une distance émotionnelle bienfaisante et concocter des solutions à mettre en oeuvre à la rentrée ou tout simplement se ressourcer.

 

 

 

Le vice a ses vertus, donc la glandouille est pleine de bienfaits à réhabiliter1- Adopter la glandouille

Aaah, les bienfaits de la glandouille ! J’en suis une adepte inconditionnelle, parce que ce recul naturel a un effet immédiat sur la détente et la créativité à la fois. C’est en cessant de réfléchir qu’on se met à penser, en mode déconnecté.

 

S’autoriser la glandouille, c’est devenir les Robins des Bois de nous-mêmes : la bulle décomplexée et choisie, en forme d’instants volés et rendus à notre bien-être et à notre efficacité. Bien entendu, glander ne signifie pas glander sur Internet ;) Sacrément réjouissant, sacrément efficace.

 

 

Rêvasser permet de mieux réfléchir2- Réapprendre à rêvasser

Rêvasser… honnie des adultes sérieux et responsables qui pensent qu’hors concentration, point de salut, la rêverie a mauvaise presse. A tort. Considérée comme oiseuse et oisive, elle est en réalité une autre façon de penser, qui laisse le cerveau vagabonder à son gré plutôt en mode relâché. Et il est très doué pour ça, lui qui s’active alors à notre insu, et carbure à toute vibrure pour résoudre les problèmes complexes qui le triturent.

 

LE relâchement est le secret de la performance du muscle comme de la matière grise, aussi laissons nos cafetières mijoter à leur gré! Une mine d’or en termes de créativité, de résolution de problèmes et d’élaboration de projet.

 

 

zéro mental déplacer foyer de conscience3- Apprendre des techniques de méditation et calmer notre mental

Allongé(e) au bord de la plage ou de la piscine, en mode contemplatif au milieu de vieilles pierres ou après une jurnée de randonnée, quelles que soient vos vacances idéales, les moments tranquilles sont l’occasion d’exprérimenter et de tester des techniques de méditation que nous pourrons ensuite intégrer dans notre quotidien.

 

Avec un double bénéfice: nous protéger d’une société psychotoxique et renouer avec les richesses sereines de notre intériorité, espace d’équilibre et de créativité.

 

 

prendre du temps pour soi, écouter sa voix intérieure et appréhender le monde4- Prendre un moment pour soi

Entre les longues soirées d’été et le ralentissement au travail, la douceur estivale est idéale pour prendre le temps d’un moment pour soi, même court, un moment consacré à quelque chose qui nous tient vraiment à cœur :

 

  • Une activité de loisir
  • Une balade en solitaire
  • Du temps pour la bulle et la rêverie décomplexées
  • Réfléchir à une initiative personnelle dans le cadre du boulot
  • Préparer des ajustements pour la rentrée (une demande de télétravail, de formation etc.)

Bref, instaurer de petites plages de temps passé avec nous-mêmes, pour nous occuper de nous (parce que nous le valons bien!) pour redécouvrir que nous sommes, au fond, de bonne compagnie.

 

 

Profiter des vacances pour réapprendre à glandouiller, à revasser5- Déconnecter

Celui-là, c’est un peu la tarte à la crème de l’articulation des temps de vie mais soit, je vous la ressers avec du rab de Chantilly, parce que l’activité professionnelle qui ramollit en été est une opportunité d’expérimenter les phases de déconnexion en douceur : nous avons moins de craintes à ne pas être joignables lorsque l’entreprise tourne en mode escargot.

 

A tester par petites touches, pour reconnecter à petits pas avec le temps pour soi et redécouvrir que:

 

 

Prendre un instant pour admirer la poésie du monde6- Collectionner les instants sereins

Les vitamines mentales estivales sont légions, comme nous l’avions évoqué dans le coahing des 4 saisons. On s’y abreuve d’images d’ailleurs, de sensations ressourçantes, de convivialité, de moments radieux.

 

Parmi ces vitamines mentales, celles qui permettent de prendre du recul sont les plus paisibles, beaume de l’âme qui permettent d’adoucir les heurts et aléas du quotidien et laissent ainsi plus de place disponible dans nos têtes à ce qui compte vraiement.

 

 

 

 

Les bienfaits des instants contemplatifs7- S’essayer à l’auto-bienveillance

Que de temps nous passons à nous auto-flageller, à nous passer à la moulinette de nos jugements et de nos dévalorisations… Ca userait n’importe quelle estime de soi en béton pré-contraint cette affaire-là, nous n’oserions d’ailleurs jamais le faire avec les autres et pourtant, nous sommes d’une dureté déconcertante envers nous-mêmes.

 

La torpeur tranquille de l’été peut aussi être le moment de s’essayer à d’autres relations à nous-mêmes, empreintes d’un peu plus de tolérance, d’accueil et de gentillesse. Parce que c’est plus encourageant que les jugements, plus bénéfique à l’estime de soi, plus générateur d’une bonne humeur contagieuse.

 

 

estime de soi l'aigle en chacun de nous8- Fermer le bec et exprimer sa vraie nature

Entre inquiétudes relationnelles, brouhaha du monde et tapage visuel, nous sommes constamment sollicités d’une part et tentés de nous conformer d’autre part. Nous participons à la cacophonie du monde par nos bavardages stériles et nos pseudos vérités universelles.

 

Apprendre à nous museler le museau de temps à autres pour écouter ce qui se passe réellement en nous, ce et ceux qui nous entourent est une bonne manière de reconnecter à nous-mêmes et au monde avec apaisement, de regagner en sérénité et de favoriser des envols moins soumis aux injonctions externes et plus en harmonie avec nous-mêmes.

 

 

 

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Quand l’héritage familial entrave la reconversion professionnelle

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Reconversion

 

 

Comme beaucoup d’autres sujets, la reconversion à ses tabous : considérée comme un acte avant tout professionnel, elle est souvent menée en suivant une mécanique opérationnelle bien orchestrée, à l’exclusion de ses dimensions plus psychologiques : on ne va quand même pas mélanger le pro et le perso, hein ? Parmi ces facettes très personnelles, l’héritage familial entraîne parfois des conflits de valeurs qui peuvent entraver le changement de métier… et qui ont donc besoin d’être traités.

 

 

Quand l'héritage familial génère des conflits de valeurs, il devient une entrave à la reconversion professionnelle

 

 

 

Reconversion : la ré-écriture d’une histoire personnelle et professionnelle

 

Effectivement, la reconversion est avant tout une décision professionnelle, seulement voilà : ses tenants et aboutissants s’inscrivent autant dans la vie personnelle que professionnelle. Ils y prennent leur source  tout comme ils y trouvent leurs implications et au final, les dissocier est le plus souvent une fausse bonne idée.  Car à remettre la dimension personnelle d’un désir de reconversion au fond d’un tiroir, le risque est surtout de fermer des portes, de construire un cadre qui n’est pas le nôtre et de ne pas nous y retrouver. De ne pas reconnaître dans l’identité professionnelle que nous élaborons la personne que nous sommes, mais plutôt le fruit de boussoles qui ne sont pas les nôtres et que nous vivons comme des carcans qui interdisent une véritable exploration des aspirations.

 

Parmi ces carcans, les croyances familiales peuvent générer de nombreux freins. Nous sommes tous les héritiers plus ou moins conscients et consentants à la fois :

 

  • De la relation que nos parents entretenaient vis-à-vis du travail, en termes de convictions, d’aspirations, de valeurs
  • De ce qu’ils ont voulu pour nous, qui est souvent lié à la sécurité ou au statut.

Et lorsque ce qui est important pour eux est en désaccord avec ce qui est important pour nous, le conflit de valeurs n’est pas loin. Il se joue à l’intérieur du candidat à la reconversion, sous forme de tiraillements fatigants qui vont se traiter d’une manière ou d’une autre, donc qu’il vaut mieux traiter consciemment pour éviter des réactions au détriment de l’identification d’une voie professionnelle réellement réjouissante et réalisable.

 

 

 

Désir de changer de métier et conflit de valeurs

 

Ce que nous faisons de cet héritage dépend de nous. Lorsqu’il ne correspond pas à nos propres valeurs et convictions, le conflit intérieur peut déclencher deux types de réactions :

 

  • La soumission :  nous pouvons alors mener nos carrières et nos transitions professionnelles en fonction des croyances de nos parents, quitte à taire les nôtres et à en tirer plus de frustration et d’amertume que de joie et de plaisir.
  • La rébellion : nous avons alors tendance à prendre des décisions professionnelles pour aller à l’encontre des convictions familiales, plutôt qu’en fonction de qui nous sommes réellement. C’est n’est donc pas une déclaration d’indépendance, riche de ses propres choix, c’est une réaction, au final toujours soumise aux croyances familiales.

Dans les deux cas et en l’absence de traitement des systèmes de convictions,  des stratégies d’échec se dessinent, qui vont davantage vers le renforcement des croyances que vers l’autonomie sereine, l’estime de soi et l’épanouissement professionnel.

 

 

 

Injonctions externes: la reconversion répond alors à une boussole casséeCroyances familiales, absence de traitement et stratégies d’échec

 

L’absence de traitement des entraves psychologiques à un changement de métier, issues de conflits de valeurs avec les croyances familiales sont responsables de beaucoup d’échecs. Ils agissent comme une boussole interne cassée, dont l’aiguille s’affolerait entre les injonctions externes et les aspirations personnelles et échouerait à indiquer une direction franche, avec un double résultat possible :

 

  • Un renoncement trop rapide, faute de pouvoir réconcilier les voix discordantes qui murmurent à nos oreilles trop d’injonctions paradoxales pour y reconnaître ses petits
  • Des choix de métiers en décalage avec nos aspirations. La baisse de motivation y sera directement proportionnelle, de même que l’illusion du plaisir qu’on va y trouver. La porte ouverte à l’échec de la reconversion.

D’autant plus lorsque la reconversion s’inscrit dans un désir d’aller vers une seconde partie de carrière plus cohérente avec ses aspirations, qui recherche le sens et le plaisir au travail. C’est souvent le catalyseur de la résurgence de toutes les croyances et craintes familiales, creuset de freins et d’interdits qui n’encouragent pas l’épanouissement professionnel. Comment identifier une voie de reconversion enthousiasmante et pleine de sens lorsqu’on a hérité de croyances du type « la seule chose qui compte, c’est d’avoir un salaire » ?

 

C’est un blocage incroyablement fréquent, parmi tous ceux qui aimeraient se reconvertir sans savoir dans quoi : le cerveau génère alors une zone aveugle sur toutes les pistes professionnelles qui pourraient aller à l’encontre de ces systèmes de convictions, et le candidat à la reconversion se retrouve à tourner en rond sans solution. Quelques exemples:

 

  • C’est le cas de Carolina, 46 ans, directrice commerciale d’une ETI, dont le père, tout en rigueur et discipline, lui a transmis que le plaisir est frivole et n’a de place que dans la vie personnelle.  L’image de sa mère, artiste et électron libre rentrée dans le rang d’une vie bourgeoise, renforce cette conviction qu’au final, il n’est pas légitime de croire que le boulot peut être agréable.  Elle rêve d’un métier qui s’articulerait entre sens, plaisir et rigueur et responsabilité, mais l’envisager l’angoisse parce qu’elle y voit une impossibilité. Difficile du coup de s’autoriser à explorer des pistes qui lui correspondent réellement, puisqu’elles sont illégitimes.

 

  • C’est aussi Hugues, 50 ans, X-Mines, cadre dirigeant dans l’industrie et photographe amateur de talent, taraudé depuis des années par l’envie d’un métier artistique, et qui se l’interdit parce que « ce n’est pas un vrai métier », au regard des carrières linéaires de sa famille, qui correspondent parfaitement aux canons d’une « réussite professionnelle » qui n’autorise pas la perte de statut.

 

  • C’est encore Pierre, 52 ans, ingénieur, qui a le sentiment d’avoir vu toute sa vie son père artisan « trimer », qui a été poussé à faire des études pour ne pas avoir à « trimer », qui à présent rêve d’un métier manuel sans se l’autoriser, par crainte de décevoir.

 

  • C’est aussi Géraldine, 38 ans, enseignante et fille de commerçants, que ses parents ont poussée vers la sécurité de l’emploi et la noblesse d’un métier intellectuel, qui rêve d’ouvrir épicerie fine et procrastine l’exploration de cette possibilité depuis deux ans, par crainte de se mettre en port-à-faux avec une famille si fière de son métier de professeur.

 

 

Dans tous ses cas-là, omettre le traitement de cet héritage familial est la porte ouverte aux stratégies d’échec :

 

  • Fermer inconsciemment la porte à toutes les voies professionnelles qui pourraient trop s’éloigner des croyances familiales
  • Une reconversion vers le métier qui tient à cœur, mais inconsciemment mal ficelée, qui va dans le mur et vient ainsi renforcer les croyances de départ
  • Une reconversion vers un métier raisonné-raisonnable, qui va dans le sens des croyances familiales plutôt que dans le sens de nos tripes, qui entretiendra aussi les croyances
  • Un renoncement emprunt d’amertume et de frustration, qui risque de générer de la rancoeur vis-à-vis des porteurs de croyances qui ont été à l’origine de la décision.

 

 

Traiter l’héritage et construire sa propre boussole

 

Au-delà du parcours professionnel, la reconversion s’inscrit ainsi dans une dimension biographique à prendre en compte. Bifurcation à enjeu, elle est une ré-écriture d’une histoire personnelle et d’une identité professionnelle et le chemin emprunté peut s’éloigner de celui que nos parents ont suivi, préconisé ou qu’ils trouvent rassurant.  Il s’agit donc de re-régler sa boussole interne pour qu’elle trouve sa propre rose des vents, en harmonie avec nous-mêmes.

 

 

Reconversion construire sa propre boussole

 

 

Questionner notre héritage familial, en termes de croyances et valeurs liées au travail ne signifie bien entendu pas aller régler nos comptes avec des parents qui, essentiellement, nous ont voulu du bien en fonction de leurs propres convictions et héritages. C’est

 

  • Faire du tri ente les convictions et les valeurs qui nous appartiennent et celles qui ne nous appartiennent pas.
  • Faire le deuil d’être l’enfant parfait qui répond à toutes les attentes de ses parents.
  • Accepter d’être autonome et construire son propre système de convictions indépendamment du regard, des croyances et des jugements des autres.

L’objectif étant une réconciliation interne entre un héritage qui est ce qu’il est et vaut ce qu’il vaut pour ceux qui se le sont approprié d’une part, et l’acceptation de sa boussole personnelle d’autre part. Des aspirations multiples et contradictoires n’empêchent pas l’entente familiale;)

 

Mais ce parcours-là n’est pas toujours simple. Questionner des croyances ancrées parfois depuis plusieurs générations, c’est bousculer des systèmes établis et ça demande pas mal de courage. Parce qu’il peut y avoir de nombreuses craintes à le faire,:

 

  • Ne plus être reconnu, aimé, respecté
  • Ne pas réussir à faire accepter son désir de reconversion
  • Etre jugé
  • Entrer dans des conflits
  • De prendre les mauvaises décisions (puisqu’elles vont à l’encontre de ce que pensent nos parents)

De façon générale, nous nous estimons autonomes et la découverte des freins liés à l’héritage familial est souvent une prise de conscience difficile, qui pousse d’ailleurs à l’omerta, de peur d’être jugés par d’autres qui pourraient voir ces freins comme une marque de faiblesse ou des relents de crise d’adolescence mal gérée.  Combien de fois ai-je entendu, de la part d’un client qui venait de faire ressortir une croyance héritée « comment peut-on en être encore là à 40/45/50 ans ? ». Si c’est un frein très courant, les candidats à la reconversion qui ont le courage de faire le point sur les héritages familiaux qui les entravent en sortent grandis :

 

  • Plus sûrs d’eux-mêmes, ils gagnent en estime d’eux et en autonomie de réflexion.
  • Plus sûrs de leurs choix de métier et plus en capacité de poser leur propre définition de la réussite.
  • Plus sereins dans leurs relations familiales : il s’agit bien d’accepter les systèmes de valeurs des uns et des autres et d’en susciter l’acceptation chez les autres.

 

Dans tout ce qui génère des conflits intérieurs et des tiraillements dans votre désir de reconversion :

 

Quelles sont les croyances qui vous sont propres ?

Quelles sont celles qui sont héritées ? De qui ?

De quoi avez-vous besoin pour les rendre à vos parents et laisser émerger les vôtres ?

 

 

Il s’agit d’un travail d’évaluation des croyances dans le présent pour construire d’autres systèmes de convictions plus en accord avec nous-mêmes, il ne s’agit en aucun cas d’un travail de guérison du passé, qui serait du domaine purement psy. Cependant, il arrive que les héritages trop ancrés ou trop complexes bénéficient grandement d’un traitement psy. C’est l’option qu’ont choisi Carolina et Hugues, en complément de leur exploration des champs possibles en coaching. Pierre et Géraldine, quant à eux, vivaient le poids de ces croyances comme moins écrasant et s’en sont libéré sans l’aide d’un psy. A chacun son chemin;)

 

 

 

Voir aussi

 

Emotions et culpabilisation

Reconversion professionnelle: une affaire de tripes!

La lecture émotionnelle au service de la reconversion professionnelle

Reconversion professionnelle: vous avez demandé la Lune… ne quittez pas…

Reconversion professionnelle: Ithaque 1er influenceur sur le changement de métier

Reconversion professionnelle et leadership de soi

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous voulez élaborer un projet, construire et entretenir une posture, un état d’esprit et un relationnel sereins et dynamiques à la fois, propices à la concrétisation de vos aspirations professionnelles? Pensez au coachingPour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Livre blanc: Leadership et spiritualité dans les organisations

Sylvaine Pascual – Publié dans Les étagères d’Ithaque / Talents et ressources

 

 

En bonne place parmi les interdits auto-appliqués du monde du travail, la part de spiritualité dans nos vies professionnelles est un sujet particulièrement peu abordé. Délicat, intangible, prondément personnel, il peut être rejeté autant par pudeur que par crainte, rejet déguisé en rationnalité. Ce beau livre blanc collaboratif s’attache à observer quelques unes de ses facettes et de ses modes d’expressions dans le cadre d’un leadership qui oeuvre pour le bien commun. Du pur bonheur.

 

 

 

La palce de la spiritualité dans le leadership et le management pour contribuer au bien commun

 

 

 

La place de la spiritualité dans l’art de manager les hommes

 

Le management, parce qu’il s’inscrit avant tout dans la relation humaine, dépasse toujours les théories qui cherchent à le modéliser. Il se teinte de dimensions immatérielles foncièrement individuelles et la spiritualité est l’une d’entre elles. Ni nécessairement sentiment ni apparenance religieuse, cette spiritualité fait partie intégrante de notre existence professionnelle aux même titre que nos compétences techniques. Ce livre blanc l’aborde d’une bien jolie manière, teintée d’élégance relationnelle, d’humanisme, de souci de performance et d’intelligence collaborative.

 

Né de l’écriture collaborative de huit auteurs qui sont aussi formateurs, coachs, consultants, professeurs en management, et au travers des témoignages de quatre chefs d’entreprise,  ce livre blanc propose “d’approfondir la question de la place et du rôle de la spiritualité dans l’art et la manière de manager les hommes et les organisations”.

 

Joliment modeste dans ces intentions, il ne prétend pas à exposer des recettes ou des théories figées, il offre aux lecteurs  une diversité de perspectives sans jugement, des témoignages, des récits et des pistes d’actions qui sont autant de sources d’inspiration pour que chacun d’entre nous puisse réconcilier ses élans spirituels et sa vie professionnelle, afin de les mettre au service du bien commun.

 

“Sujet tabou en entreprise, il n’est pas rare que dans nos missions d’accompagnement la spiritualité transparaisse, ne serait-ce qu’en filigrane. Rien d’extraordinaire à cela. La dimension spirituelle fait partie intégrante de notre humanité. Chaque fois que nous nous posons la question : « Qu’est-ce que la vie nous appelle à faire ici et maintenant ? », dans tous ces moments où nous sommes en quête d’harmonie, de réunification avec nous-mêmes, les autres, la nature, l’univers (harmonie qui passe par la quête du sens, du beau, du bon et du bien au travers de notre être sensible), nous cherchons à nous relier à plus grand que nous, à mettre en oeuvre notre meilleur potentiel au service du bien commun.”

 

 

 

Spiritualité: une proposition de définintion

 

Pour éviter les confusions que le terme “spiritualité” pourraient générer, entendons-nous bien sur sa signification, qui pourrait se résumer à “la spiritualité commence là où l’homme se heurte aux limites de la rationalité”. Plutôt que d’établir une définition définitive, les auteurs livrent une vision à 16 mains de la spiritualité qui établit le champ de leur travail:

 

“La spiritualité est d’abord un chemin intérieur qui nous permet de nous détacher
de notre ego, de nous relier aux autres, à la nature et, de retrouver une unité et une paix intérieure, en nous connectant à notre Source profonde. C’est en cela qu’elle fait partie intégrante de l’être humain. Chacun de nous est à la recherche d’un sens à sa vie et de réponses à ses questions, c’est ce qui nous meut même si ne nous mettons pas le mot « spiritualité » dans ce mouvement. Si nous acceptons de vivre ouverts et disponibles à cette incertitude, nous pouvons contacter émerveillement et humilité.

 

(…) La spiritualité commence là où l’homme se heurte aux limites de la rationalité pour nourrir cette partie de lui-même qui transcende la matière. La Vie est mystère. C’est ce mystère que l’homme cherche à percer, mais il est avant tout invité à l’accueillir. Depuis la nuit des temps, la spiritualité s’exprime au travers de formes d’expression multiples (sagesses écrites et orales, religions instituées, pratiques méditatives, rituels…), autant de tentatives de l’homme pour affronter son angoisse existentielle, et entrer en contact avec ce qu’il ne peut ni voir, ni toucher, ni appréhender de façon concrète et rationnelle.”

 

 

 

Spiritualité et leadership

 

Il envisage le leadership comme “une façon d’être et d’agir” plutôt qu’un lien hiérarchique:

 

“Une posture naturelle pour celui qui agit dans son domaine d’influence et dans son environnement. C’est une qualité de présence à soi et aux autres qui change tout car elle suscite élan et engagement autour de soi.
Un leader est humble, « au service de » (…) et associe sa compréhension cognitive du monde avec son meilleur potentiel, un sens aigu du meilleur possible en émergence au service des autres et du bien commun : c’est selon nous le fondement de l’action juste.”

 

 

Au delà des témoignages et des angles abordés, tels que

 

  • Oser la spiritualité dans les organisations
  • Le servant leadership,
  • La recontre avec sa propre histoire (de l’être professionnel à l’être spirituel)
  • L’essence du leadership
  • etc.

Le livre propose aussi trois pistes concrètes, trois chemins pour explorer notre propre part de spiritualité et la façon dont nous pouvons la mettre au service du leadership et du bien commun, au travers d’explications claires et d’illustrations:

 

spiritualité exercice

 

Un leadership qui s’ouvre à la spiritualité, c’est un leadership humaniste qui va puiser au coeur de nous le dynamisme serein (ou la sérénité dynamique) des personnes en accord avec elles-mêmes.

 

Au final, un beau programme et une opportunité d’oser aborder les bienfaits d’explorer notre la part de spiritualité dans nos entreprises autant que dans nos projets professionnels pour un chemin initiatique cher à Ithaque: ce soi-même que l’on retrouve après bien des découvertes. A lire absolument.

 

 

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Voir aussi

 

Cultiver l’émerveillement au travail

L’égo, frein majeur à l’intelligence collaborative

Collaboration: réconcilier les “aller vers” et les “éviter de”

Quand les cadres ne veulent plus manager

Les valeurs, énergie renouvelable de la motivation

Rugby et management: principes ovales pour que l’entreprise tourne rond

 

 

 

Aller plus loin

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Zéro mental: escapade hors de nos têtes trop pleines

Sylvaine Pascual – Publié dans Les étagères d’Ithaque / Bien-être et estime de soi / Talents et ressources

 

 

Une escapade hors de nos têtes pleines des turbulences du monde, du bruit et de la fureur, des flux et reflux des pensées, des idées, des réflexions, observations et émotions, c’est des vacances pour le cerveau autant que pour l’âme. Voici 3 (+1) moyens d’y parvenir, issues du livre Zéro mental.

 

 

 

zéro mental : la méditation pour de belles escapades hors de nos têtes trop pleines

 

 

 

 

Taire son mental, le luxe, calme et volupté du cerveau

 

Lorsque les Editions Dangles m’ont proposé de me faire parvenir Zéro Mental, j’étais curieuse: tout un programme pour ceux qui, comme moi, ont la comprenette qui fait des heures sup, l’encéphale en sur-régime de jour comme de nuit. Pouvoir l’éteindre sur commande, voilà qui permet de prendre des vacances de soi-même et de s’emmener par la main explorer a priori des contrées bien paisibles et reposantes. Le “luxe, calme et volupté” des méninges hyperactives, ça donne envie.

 

D’autant que la valse incessante des idées si elle a de multples bénéfices, est potentiellement :

 

  • Agaçante: ça tourne dans tous les sens, et même si des idées constructives émèrgent, il n’est pas toujours simple d’y faire des tris pertinents
  • Inquiétante: souvent liée à une curiosité forte, à un goût pour la nouveauté et l’apprentissage, elle génère aussi fréquemment la peur de passer à coté de quelque chose et a, par conséquent, du mal à s’autoriser le mode veille.
  • Fatigante: avoir la turbine à idées qui fait les trois huit, ça use, en partivulier quand elle commence à tourner en rond sans trouver de véritable direction

En d’autres termes, déconnecter, c’est aussi parfois, tout simplement, débrancher de ses neurones pour s’emmener en escapade hors de nos têtes, dans un monde de perception pure, monde du non-jugement, de la non-analyse et inversement, lieu des émerveillements, des découvertes inattendues. Arrêter de penser, c’est aussi recommencer à voir, à ressentir, en toute liberté.

 

Et si un livre m’offre des techniques qui me permettent de le faire, je me jette dessus! Au premier abord, il est sans doute dommage que ce livre cherche davantage à démontrer qu’à montrer. Disons-le tout net, j’ai été surprise qu’un livre dont l’objectif est de m’aider à débrancher mon mental le sollicite autant et j’avoue m’être un poil perdue dans les méandres pas toujours très bitables des “équations du Zéro mental”.

 

Du coup, au même titre qu’un lecteur contemporain sautera sans culpabilité les chapitres cétologiques de Moby Dick, le lecteur dont l’objectif est de se mettre la calcombe au chômage technique gagnera à ignorer lesdites équations, voire à se rendre direct au chapitre 3 (La pratique), où se trouvent les techniques à expérimenter. Et à n’en retenir qu’une information en forme de raccourci hâtif, apparemment le mental, c’est le Mal.

 

 

 

Qu'il soit le mal ou l'enfer, le mental gagne à être débranché de temps à autres

 

 

 

Le Mental, c’est le Mal?

 

Frédéric Vincent, auteur du livre, désigne par mental “l’ensemble des pensée et images liées au passé, au futur où à l’interprétation du présent. Le mental constitue de ce fait notre monde personnel et subjectif.” Le plus souvent, il a une vie propre, c’est à dire qu’il tourne à l’insu de notre plein gré, comme disait l’autre, même si nous avons conscience de ses pensées. Voilà qui l’amène une question pertinente:

 

  • Est-ce vous qui pensez ou bien est-ce la pensée qui pense même si vous ne le voulez pas?

Le mental crée des films qu’il projette sur notre écran intérieur, générant au passage des émotions qui nous entraînent dans le passé, le futur ou l’analyse du présent. Bref, nous ressassons, nous ruminons, nos pensées tournent en rond, jusqu’à en oublier d’être présents au monde d’une part et de générer de véritables solutions à ce qui nous préoccupe d’autre part. Jusqu’à générer un brouhaha intérieur fait de peurs, de doutes, d’anxiété, de contradictions. Il génère des réactions comportementales et émotionnelles automatiques et systématiques. Sans cesse en mouvement, parfois en contradiction, les flux et reflux des pensées rendent difficile l’accession au calme intérieur, à la sérénité.

 

Et cela ne concerne pas que les cerveaux hyperactifs, c’est le cas pour la majorité d’entre nous: notre mental agit donc comme un filtre qui nous hypnotise, fascinante baleine blanche qui nous fait croire au Capitaine Achab qui sommeille en chacun de nous que nos perceptions sont le réel, des vérités universelles, l’absolu. Parfois jusqu’à en devenir des obsessions qui tournent en rond.

 

En d’autres termes, le mental, c’est notre Moby Dick personnel, qui crée vagues et tourbillons dans une mer intérieure qui pourrait être d’huile. Et ce cachalot blanc capte toute notre attention, au point de ne plus être en mesure de voir les scélérates qu’il déclenche et qui pourraient faire chavirer un fragile équilibre intérieur.

 

Le mental n’est donc pas vraiment le mal, mais l’excès de mental est une menace et il est sans doute parfois proche de l’enfer, autant lorsqu’il est fait des turbulences impétueuses d’idées proches de la surchauffe que quand il s’agit de désagréables ruminations angoissées, frustrées, irritées ou découragées. En diminuer la présence écrasante est un moyen, au final, de le mettre à sontre service et non pas d’être au sien.

 

 

 

 

Halte à la baleine, bienvenue Bartleby: les bienfaits d’un mental apaisé

 

Plutôt que d’y perdre une jambe ou un bras et à défaut d’y laisser notre peau, autant cesser de ramer après nos baleines, d’amarrer nos Pequod dans des ports tranquilles pour cesser d’accorder à notre mental toute notre attention. Et nous autoriser nous-mêmes à devenir, ne serait-ce que l’espace d’un instant chaque jour, des Bartleby simples observateurs du monde, refusant le traîtement des lettres mortes de nos interprétations et ruminations. Et générer de salutaires instants contemplatifs.

 

 

Les bienfaits des instants contemplatifs

 

 

D’autant que se débrancher le cigare a de multiples bienfaits:

 

  • Prendre de la hauteur, élargir le champ en minimisant les jugements hâtifs et les interprétations
  • Débarrasser notre disque dur interne de toutes les traces superflues de ses navigations, celles qui le ralentissent et l’alourdissent
  • Diminuer certaines émotions encombrantes : déclenchées par l’analyse, le jugement et l’interprétation des situations
  • Accéder à davantage de calme, d’apaisement intérieur
  • Canaliser la pensée: pour les cerveaux hyperactifs, il sont aussi un moyen de calmer la frénésie de la pensée et de la canaliser ensuite, au profit d’une réflexion plus sereine.

 

 

 

3(+1) exercices pour débrancher son mental

 

J’ai toujours été adepte de tout ce qui favorise les états contemplatifs, histoire de se débrancher le ciboulot de temps à autres. Nous avons déjà évoqué:

 

Et les techniques proches de la méditation sont un autre moyen de se rapprocher de soi-même en calamnt nos turbulences intérieures. Les exercices proposés par Frédéric Vincent sont un mélange de méditation, d’hypnose, dans lequel on reconnaît aussi des éléments de PNL. Le livre en propose une cinquataine, à pratiquer de deux manières possibles:

  • Dans l’instant, pour un bien-être temporaire
  • Dans la régularité, dans le cadre d’un véritable travail méditatif.

Il peuvent être abordés en commençant par des phases courtes, pour s’y habituer en douceur, en particulier pour ceux qui ont du mal à s’autoriser d’arrêter de penser. J’en ai expérimenté plusieurs, je vous en partage trois que j’aime bien:

 

 

zero mental corps endormiLe corps endormi

 

Dans une position confortable, mais pas allongée, imaginez que votre corps est endormi “jusqu’au bout des doigts et qu’il pèse des tonnes et des tonnes”. et n’hésitez pas à y ajouter la suggestion “dors profondément”.

 

 

 

 

 

zéro mental déplacer le dialogue intérieurDéplacer le dialogue intérieur

 

Pour chacun d’entre nous, le dialogue intérieur se situe dans une partie précise du corps. Une fois que vous avez déterminé où il se situe chez vous, déplacez-le virtuellement à quelques mètres de votre tête. Vous pourrez ainsi vous dissocier de lui et le moduler: changez le rythme des mots, la taille des images, le son du dialogue. Vous pourrez ainsi reprendre l’ascendant sur lui.

 

 

zéro mental déplacer foyer de conscienceChanger de foyer de conscience

 

Imaginez que vous entrer dans autre chose que vous-même: dans un personnage réel ou fictif, dans un fleur, un arbre, une rivière, une montagne, le soleil etc. Prenez le temps de ressentir toutes les caractéristiques de cette expérience. Votre cerveau va en “en profiter pour aller chercher, enrichir, actualiser et modifier des forces et perceptions nouvelles”.

 

 

 

parefeu mentalBonus: le parefeu mental

 

J’ai eu la surprise amusante de trouver dans Zero mental,  sous le nom de Sniper, une technique très proche du parefeu mental, un poil plus exotique que les méthodes ci-dessus et qui m’avait été inspirée par Sean Whiteley, auteur de Memletics Accelerated Learning Manual, publié en 2003.

 

Il s’agit de trucider sans merci les pensées envahissantes et je recommande de la garder uniquement pour les pensées négatives, dévalorisantes , les ruminations: ça serait quand même dommage de bousiller consciencieusement ses bonnes idées;)

 

 

Voir aussi

 

Bien-être: les instants cléments

Un instant de poésie

Se protéger d’une société psychotoxique

Bien-être et projets professionnels: fleuve paisible, rives fleuries

Vitamines mentales: le bonheur est (aussi) dans le déconnecté

6 trucs pour se sentir plus heureux tout de suite

L’aigle en chacun de nous

A la recontre de la beauté

 

 

 

Aller plus loin

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Bien-être personnel, relationnel et professionnel: 8 ebooks gratuits

Sylvaine Pascual – Publié dans Les étagères d’Ithaque

 

 

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Voici 8 ebooks gratuits disponibles sur le blog d’Ithaque. Les 5 premiers ont été rédigés et réalisés par mes soins, les 3 suivants sont des ebooks collaboratifs auxquels j’ai contribué. Au service de vos odyssées professionnelles, ils abordent des thématiques variées allant de la reconversion professionnelle aux vitamines mentales, en passant par l’emploi, le stress ou la connaissance de soi, histoire d’évoluer vers davantage de bien-être personnel, relationnel et professionnel, les trois étant étroitement liés…

 

 

 

8 ebooks gratuits pour réussir vos odyssées professionnelles

 

 

 

Les guides d’auto-coaching d’Ithaque

 

Ces dossiers sont des guides d’auto coaching sur divers thèmes, qui pourront évoluer et s’étoffer au fur et à mesure des publications, aussi n’hésitez pas à venir les consulter régulièrement.

 

Les dossiers d’Ithaque reprennent certains articles publiés sur le blog d’Ithaque dans un ordre plus logique et construit que celui de leurs dates de parution, afin de vous offrir une vue plus claire  de la réflexion que vous pouvez mener et du travail qui peut être fait en coaching.

 

Rappelons que les questions posées sont des pistes de réflexion, car tout l’art du questionnement qui est l’essence du coaching consiste à rebondir sur les réponses faites. L’auto coaching a autant de bienfaits que de limites;)

 

Ces publications sont sous licence Creative commons

Paternité + Pas d’Utilisation Commerciale + Partage à l’Identique (BY NC SA): Le titulaire des droits autorise l’exploitation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui régit l’œuvre originale et contiennent la mention de l’auteur.

 

Ils sont uniquement consultables en ligne.

 

 

 

 

Reconversion professionnelle: le guide d’auto-coaching

 

Cet ebook a été lu par plus de 150 000 personnes et abondamment plébiscité. Il propose des pistes de réflexion en amont, pour s’assurer de monter un projet cohérent, ainsi que pour aborder la panification de projet, posant les bases de la façon d’aborder la reconversion professionnelle, version Ithaque: une odyssée! Il est l’origine du positionnement d’Ithaque sur la reconversion professionnelle, qui lui a valu de devenir premier influenceur en France sur le sujet, selon l’Essec.

 

 

 

 

 

Balade médiévale au pays de la prévention du stress

 

Le stress est beaucoup trop souvent considéré comme un ennemi à combattre, alors qu’il est l’indicateur des besoins à combler et des actions à mener pour le diminuer. Etant une réponse naturelle de l’organisme, ça n’est donc pas lui le problème, mais ce qui le déclenche. Plutôt que de s’acharner sur l’alarme, occupons-nous de l’incendie! Nous y gagnerons en plaisir au travail et en satisfaction!

Je me amusée à illustrer ce manifeste d’Ithaque sur la prévention du stress à l’aide d’une imagerie médiévale… pas toujours guerrière.

 

 

 

 

 

Les messages contraignants

 

Les messages contraignants sont des injonctions inconscientes héritées de notre enfance et de notre éducation, qui régissent nos comportements  et peuvent générer beaucoup de stress, limiter notre potentiel et entraver nos prises de décisions ou pourrir nos relations. Habituellement, lorsqu’on parle de ces drivers, il s’agit avant tout de s’en débarrasser. Je vous propose une alternative: plutôt que de lutter contre vous-mêmes et vos mécanismes, cet ebook a pour objectif de vous aider à les reconnaître, à en minimiser les effets pervers tout en en gardant les bénéfices.

 

 

 

 

 

 

Le triangle de Karpman: sortir des rôles relationnels

 

Nous nous retrouvons souvent enfermés dans des schémas relationnels qui sont la conséquence directe d’un triangle sinistre: qu’on appelle triangle de Karpman ou triangle dramatique. Nous sommes tous inscrits, chacun à notre manière, dans ce triangle persécuteur / sauveur / victime dont les conséquences pénibles impactent la qualité de nos relations. Cet ebook vous aidera à identifier ceux que vous jouez, ceux que jouent vos interlocuteurs, ainsi qu’à en sortir pour à construire et entretenir des relations plus saines, plus nourrissantes et satisfaisantes.

 

 

 

 

 

 

Coaching des 4 saisons

 

Nous sommes peu en phase avec l’enchaînement naturel des saisons. Pourtant, entre alternance de périodes propices à différents types d’actions et vitamines mentales que l’on peut récolter toute l’année, exploiter la saisonnalité de notre petite entreprise intérieure a bien des vertus. Voici comment mettre à profit le rythme naturel des saisons pour alterner la triplette réflexion, décision et mise en action, autant dans nos vies personnelles que professionnelles. L’objectif derrière tout cela étant d’aller vers davantage de bien-être, d’efficacité et de plaisir au quotidien, au travers de la fluidité dans la triplette en question.

 

 

 

 

 

Contributions externes de Sylvaine Pascual

 

Ces ebooks gratuits sont des publications collaboratives auxquelles Sylvaine Pascual a contribué.

 

 

 

 

L’emploi au féminin

 

Cet ouvrage collaboratif publié par le site Mode(s) d’emploi dresse un état des lieux de l’emploi des femmes. A l’heure des discours omniprésents sur la parité, de la déferlante de conseils et d’études sur les femmes au travail, l’éventualité de quotas, les discriminations salariales, il fait un point sur l’évolution de la vie professionnelle des femmes, entre idées reçues et réelles avancées. Au travers du regard d’experts des questions d’emploi, de journalistes, de professionnel(le)s, de créatrices d’entreprises et d’illustrateurs.

 

 

 

 

 

L’équilibre vie personnelle/vie professionnelle

 

J’avais été sollicitée par le blog du Modérateur pour rédiger un billet sur la reconversion en tant que moyen de mieux concilier vie personnelle et vie privée, dans le cadre du débat du mois de RégionsJob. Les conseils et points de vue d’experts, ainsi que les témoignages, ont été regroupé dans ce bel ebook intitulé A la recherche de l’équilibre entre vie pro et vie perso, qui n’hésite pas à explorer des pistes telles que la mobilité, le télétravail, ou l’expatriation au delà des nombreuses pistes de réflexion plus classiques pour parvenir à trouver votre propre équilibre.

Explorer la possibilité d'une reconversion professionnelle en interne lorsqu'on est seniorLa seconde partie de carrière

 

Publié par le site Nouvelle carrière sous la direction de Vincent Giolito, cet ebook envisage la gestion de la seconde partie de carrière avec optimisme et l’intention de bousculer le statu quo inquiétant en termes d’emploi des seniors. S’il s’adresse essentiellement aux seniors du secteur IT, ma contribution, qui concerne la possibilité de changer de métier en interne, est valable pour tout senior qui se questionne sur les bifurcations professionnelles possibles après 45 ans.

 

 

 

Voir aussi

 

Ithaque dans les médias

Ithaque 1er influenceur sur la reconversion professionnelle

Rencontres APEC Réseaux sociaux: 3 conseils d’utilisation pour les chercheurs d’emploi

Panel APEC 2012: 5 conseils aux chercheurs d’emploi

Emploi et recrutement, 5 blogueurs chez Expectra!

Rugby et management: principes ovales pour tourner rond

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous voulez construire et entretenir une posture, un état d’esprit et un relationnel sereins et dynamiques à la fois, propices à la concrétisation de vos aspirations professionnelles? Pensez au coachingPour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

Rugby et management: principes ovales pour tourner rond

Sylvaine Pascual – Publié dans L’actualité d’Ithaque / Vie professionnelle

 

 

J’ai été sollicitée par Expectra pour rédiger un billet sur les paralèlles entre le monde de l’entreprise et le rugby. Les valeurs du rugby ayant déjà fait l’objet de nombre d’écrits, penchons-nous plutôt sur les principes qui régissent la gestion des hommes de l’ovalie. Entre simplicité et bon sens, ils forgent des collectifs musclés, prêts à se frotter en cocotte à des objectifs compliqués, à gagner avec le lard et la manière, sans ramollir à la première distribution de châtaignes et marrons.

 

 

Management: créer les conditions de l'engagement

 

 

Des principes ovales pour que l’entreprise tourne plus rond

 

Pour sa newsletter de juin 2014, Expectra s’est intéressé au parallèle entre menagement et coaching sportif et m’a proposé de rédiger un billet sur les analogies entre le rugby et l’entreprise. Celles-ci ayant été particulièrement développées autour des valeurs de l’ovalie, j’ai choisi d’observer les principes de gestions des hommes qui permettent à ce sport de combat de créer les conditions de l’engagement tout en acceptant que parfois, la sauce ne prend pas. Aussi, plutôt que de s’acharner à chercher les recettes miracles du recrutement parfait et du management infaillible, le monde du rugby a peut-être quelques pistes à nous proposer…

 

Voici donc quelques principes ovales pour que l’entreprise tourne plus rond, et je profite de l’occasion pour compléter le propos en rajoutent quelques idées en vrac, que le format ne me permettait de développer.

 

 

 

Management à la sauce rugby

 

Un joueur est un joueur est un joueur, aurait-on tendance à penser ? Faux. Tout comme n’importe quel salarié, les conditions de son engagement et de son efficacité sont intimement liées à l’environnement dans lequel il évolue.

 

Et pour qu’une sauce prenne, il faut du liant. Huile ou farine, à chacun sa recette et dans l’arrière cuisine du rugby, le liant est essentiellement relationnel : il s’inscrit dans la manière dont les joueurs vont être en mesure de collaborer… ou pas. Faite de soutien, d’esprit d’équipe, d’engagement, cette tambouille relationelle ne s’improvise pas, elle s’élabore en fonction des personnalités des uns et des autres.

 

 

créer du lien pour favoriser l'engagement

 

 

Pourtant, n’importe quelle mayonnaise peut tourner et lorsque l’émulsion est rompue, elle perd en efficacité et accompagne beaucoup moins bien la viande froide. Chacun a ses trucs et astuces, mais la recette miracle n’existe pas. De même qu’on peut mener un cheval à la rivière, mais qu’on ne peut pas l’obliger à boire, on ne peut que créer les conditions de l’engagement et de la collaboration. Et c’est le rôle du management.

 

J’ai développé ces conditions de l’engagement dans l’article, aussi je résume. C’est un mélange

 

  • De plaisir et de sens, de raison d’être du groupe : Pour accepter de se prendre mornifles et tampons qui ne laissent pas que des bleus à l’âme, mieux vaut avoir une bonne raison.  Le sens est une rencontre entre les valeurs, le projet d’une équipe, et celles d’un joueur ou d’un salarié.
  • De lien et de soutien : Redonner à chacun un rôle précis et une idée claire des rôles des autres permet de ne pas être seul face à la prise de risque.
  • De parole : c’est un sport où l’on cause: échanges sur le terrain, causeries d’avant-match, débriefs individuels et collectifs sont nombreux. Parce que les non-dits et le manque de communcation tuent l’esprti d’équipe plus efficacement que la grippe espagnole.

Ces conditions sont indispensables à la cohésion et à la capacité à collaborer. Il convient donc, au rugby comme dans l’entreprise, de chercher avant tout à construire des équipes capables de travailler ensemble, en s’appuyant sur les complémentarités techniques et les compatibilités comportementales. Et probablement en réinternalisant le recrutement et en y associant beaucoup plus les managers, qui sont au coeur de la dynamique collaborative de leur équipe.

 

 

management: créer les conditions de l'engagement et faciliter la collaboration

 

 

 

Erreurs de casting et mobilité

 

Cependant les conditions de l’engagement et un recrutement axé sur la capacité à travailler ensemble ne garantissent pas la réussite absolue, totale et infaillible de l’intégration. L’humain est bien trop complexe pour que ce qui le concerne puisse être systématique et modélisable.

 

Ni les robots, ni les algorythmes ni la finesse psychologique des recruteurs ou des managers ne peut garantir l’absence d’erreur. Il serait bien plus intéressant de se pencher sur la gestion des erreurs de recrutement que sur leur suppression. Le recrutement des rugbymen se fait, au-delà de la qualité d’un joueur, sur sa capacité présumée à bien jouer avec les autres membres de l’équipe. Lorsque ça ne fonctionne pas, le rugby se fatigue peu à qualifier le joueur d’inemployable, ou à lui mettre des fautes graves sur le dos pour s’en débarrasser. Il sait que l’engagement et l’efficacité d’un joueur dépendent de son environnement et de son intégration.Il préfère favoriser la mobilité de joueurs qui peinent à trouver leur place et à exprimer leur talent.

 

Et pour cela il est sans doute urgent d’ explorer de nouvelles pistes de mobilité qui ne sont pas synonymes de précarité pour le salarié, mais plutôt des leviers, des tremplins, des moyens de rebondir, au bénéfice de tous. En voici quatre, inspirées de la mobilité en milieu rugbistique:

 

 

1- Le prêt de compétences 

Nicolas Durand, qui cirait le banc de son pourtant talentueux postère à Toulon, prêté en tant que joker médical à Perpignan : le prêt de compétences peut aussi être un moyen de permettre à un salarié dont la carrière stagne ou qui n’est pas bien dans son poste de rebondir ailleurs.

 

 

2- Une clause de sens 

Suite à la descente en Pro D2 de Perpignan, Guitoune, Lopez, Hook et d’autres ont fait jouer leur clause de rélégation pour rester dans les cieux plus bleus de l’élite : Remonter en top 14, nouvelle raison d’être de l’Usap, ne correspondait plus à leurs attentes. Une forme de rupture conventionnelle, certainement, mais peut-être qu’un contrat unilatéral comme le salariat pourrait devenir bilatéral, avec une clause de sens. Ce qui amènerait les entreprises à le cultiver d’une part, et permettrait aux salariés qui n’arrivent pas à se l’approprier de rebondir ailleurs d’autre part.

 

 

3- Mercato des salariés 

Puisque le rugby a repris ce vilain barbarisme footballistique, allons-y aussi.  En d’autres termes : lorsqu’un joueur peine à performer dans une équipe, d’autres équipes seront prêtes à le recruter. De même, il serait sans doute intéressant de tisser des liens, peut-être à niveau local, entre entreprises pour explorer les possibilités de recyclage d’un salarié dans une autre entreprise. Pour cela, il est essentiel de cesser le profilage, la réduction des salariés à des mots-clés correspondant à des compétences techniques ou des « savoir-être » et de développer une connaissance plus intime des mécanismes de motivation et d’efficacité de chacun, en fonction de son environnement.

 

 

4- Agent de carrière, agent de soi-même 

Les rugbymen professionnels ont des agents d’une part, et leurs performances sont visibles d’autre part. On ne peut que recommander aux salariés d’être les agents d’eux-mêmes, de travailler leur employabilité et leur la visibilité en permanence, y compris lorsqu’ils sont en poste et heureux dans leur travail : il suffit parfois d’un petit changement subi pour ne plus y trouver son compte. Les réseaux sociaux permettent cette visibilité, la démonstration de son expertise, l’expression de ses aspirations et appétences et facilite le repérage.

 

 

Et profitez-en pour savourer l’esprit rugby avec la BD Les rugbymen, aux Editions Bamboo

 

 

 

A lire ailleurs:

 

12 pratiques du sport qui peuvent inspirer les managers - L’Express

“Le rugby nous apprend à créer du lien” - Stratégies

Florilège de métaphores sportives – HR Stats

 

 

Voir aussi

 

Valeurs du rugby et développement personnel

Valeurs du rugby appliquées à la vraie vie: l’esprit d’équipe

Valeurs du rugby appliquées à la vraie vie: l’engagement

Valeurs du rugby & développement personnel: le respect

Le rugby au service de la conciliation vie professionnelle/vie privée des femmes

Vie professionnelle: rétrogradation et perte de statut

 

 

 

Aller plus loin

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Entrepreneurs: 5 pistes pour gérer la baisse d’activité estivale

Sylvaine Pascual – Publié dans L’actualité d’Ithaque / Création d’entreprise / Vie professionnelle

 

 

Quand le temps s’instale au beau fixe, la météo interne de l’entrepreneur peut passer au morose, car la baisse d’activité en été peut avoir des répercussions bien pénibles. Beaucoup d’entreprises sont soumises malgré elles à cette saisonnalité subie, qu’il vaut mieux anticiper pour ne pas se retrouver en patron fort dépourvu, déconvenu et courbatu, quand l’été fut venu.

 

 

 

entrepreneurs gérer la baisse d'activité en été

 

 

 

 

 

Ma petite entreprise ne connaît pas la crise (estivale)

La centrifugeuse club d'entrepreneurs au chesnay 78La baisse d’activité estivale a donc été l’objet d’une réunion de l’assocation Centrifugeuse. Et comme nous misons sur l’intelligence collective, cette séance a été l’occasion pour nous de partager inquiétudes et difficultés autant que solutions et stratégies, en nous appuyant sur les idées, trucs et astuces de ceux d’entre nous qui ont déjà trouvé des moyens d’y remédier. Développées, étoffées et enrichies, nous voilà avec tout un échantillon de possibilités pour passer un bon été.

 

Les sources d’inquiétude les plus fréquemment mentionnées :

 

  • Gérer son temps (quoi en faire, comment l’occuper au mieux malgré la baisse d’activité)
  • Gérer l’inquiétude de la baisse d’activité 
  • Gérer l’inquiétude et la culpabilité des vacances
  • Gérer les problèmes de trésorerie liés à la baisse d’activité

Au final, il en ressort que plutôt que de s’acharner à essayer de lutter contre une baisse d’activité généralisée, gérer ses inquiétudes estivales consiste à anticiper le ralentissement saisonnier et à planifier des occupations utiles à l’entreprise de façon à avoir des points de repères rassurants pour naviguer dans les eaux trop calmes de l’été.

 

 

 

 

entrepreneurs s'autoriser vacances1- S’autoriser des vacances décomplexées

Chefs d’entreprise, laissez s’exprimer le salarié en vous, lui qui a une conscience profonde et décomplexée  qu’à force de dur labeur, il a bien mérité ses jours de congés et à qui il ne viendrait pas à l’idée d’y renoncer. Cet article du Gang des entrepreneurs démontre avec brio l’utilité des vacances pour les chefs d’entreprise, de quoi déculpabiliser les plus accros d’entre nous. D’autant que dans tous les cas, des opportunités s’offrent à vous:

 

  • Vous partez en même temps que tout le monde : la baisse d’activité généralisée limite le chiffre d’affaire potentiel, donc inutile de culpabiliser, à quoi cela sert-il de faire acte de présence quand vos clients ne sont pas là ? Profitez-en plutôt pour vous reposer, vous ressourcer, recharger vos batteries et être frais et dispo à la rentrée. Apprenez à connaître votre clientèle et ses habitudes pour fixer vos dates de vacances (B to B ou B to C? Est-elle à pied d’oeuvre dès son retour le 15 août ou plutôt aux alentours du 15 septembre, une fois que les petits ont été inscrits au poney?)
  • Vous partez en décalé : vous êtes parmi les happy few qui peuvent répondre présent aux sollicitations improbables mais urgentes et prospecter les esseulés qui s’ennuient pendant l’été. Pour ceux qui utilisent les réseaux sociaux, c’est l’occasion de renforcer la visibilité, puisque ceux qui parlent des mêmes sujets se font aussi rares que le parisien dans les cafés de Denfert-Rochereau. C’est aussi une période idéale pour expérimenter d’autres façons de travailler, ou pour prendre un temps de réflexion difficile à s’autoriser le reste de l’année (voir plus bas).
  • Garder le contact. Dans tous les cas, les possibilités de connexion nous permettent de rester en contact avec nos clients, par exemple via les réseaux sociaux, de façon à nous rassurer nous-mêmes essentiellement, car le client qui a envie de travailler avec nous, dans la plupart des cas, est conciliant est prêt à attendre quelques jours. N’en faites donc pas trop, histoire de ne pas vous pourrir les vacances consciencieusement.

 

 

 

éntrepreneurs gérer trésorerie été2- Gérer la trésorerie

 

Les problèmes de trésorerie arrivent sans surprise en tête du hit-parade des inquiétudes estivales de l’entrepreneur. La baisse d’activté l’été peut générer un stress financier dont l’entrepreneur se passerait bien, en particulier s’il a décidé de savourer les belles journées d’été.

 

  • Tenir compte et planifier : intégrer l’idée de cette baisse de chiffre d’affaire l’été dans son prévisionnel et son activité, sans céder à l’illusion qui consiste à espérer que cet été, les clients seront plus nombreux. Cela signifie planifier son seuil de rentabilité mensuel sur 10 mois et non pas 12, de façon à ne pas être mis en situation délicate. En d’autres termes, on anticipe les périodes de baisse d’activité en faisant son chiffre d’affaire sur 10 mois, et les éventuels contrats d’été sont une cerise sur le gâteau. Et on met une partie de ses revenus de côté pour l’été. Il ne reste plus qu’à se la couler douce ;)
  • Relances avant juillet: faire un suivi de facturation et les relances nécessaires de façon à avoir encaissé toutes les factures de début d’année en juillet et ne pas avoir à courir après au moment où tout le monde est parti, alors que vos caisses sont vides.

 

 

 

entrepreneurs, profitez de l'été pour faire le bilan et élaborer de nouveaux projets3- L’été : le temps de la réflexion

 

En vertu du principe que toute médaille a son revers et réciproquement, La baisse d’activité, potentiellement, c’est du pain béni : une occasion rêvée, que l’entrepreneur épuisé peine à s’offrir à d’autres périodes de l’année, pour lever son nez fatigué de son guidon et s’octroyer un temps de réflexion pour le plus grand bénéfice des stratégies d’entreprise. L’été se prête particulièrement au bilan des moissons, puis à la réflexion et à l’élaboration des récoltes à semer pour l’année suivante. Alors prenons-en de la graine et profitons de l’été pour prendre du recul sur notre activité:

 

  • Le temps du bilan: c’est le moment de faire le bilan des actions menées depuis le début de l’année, sur tous les plans, aussi bien comptable que commercial qu’en termes de produits ou de relations clients. Faire le point sur tout ce qui fonctionne bien, qui est à maintenir. Sur tout ce qui fonctionne moins bien et les modifications à y apporter pour y remédier. Bref, réfléchir en mode triplette du coaching et en tirer ensuite des plans d’action à mettre en œuvre dès la rentrée. Qu’on va, du coup, attendre avec impatience ;)
  • Le temps de la capitalisation: prendre le temps de capitaliser sur tout ce qui fonctionne bien, les réussites, les accomplissements, autant individuels (en tant qu’entrepreneur) que de l’entreprise. Pour en tirer des leçons sur nos mécanismes de réussite, sur des stratégies gagnantes à transférer dans d’autres projets. Prendre la mesure de ce qui va bien renforce l’estime de soi, la confiance en soi et la capacité à faire des choix audacieux.
  • Le temps de l’élaboration de nouveaux produits. c’est aussi une excellente période pour faire sens de la mosaïque d’idées que nous avons collectées toutes au long de l’année pour élaborer de nouveaux produits ou de nouvelles prestations. Ainsi que la façon dont nous allons les promouvoir et la préparation de leur lancement, au calme et sans urgence. Ce qui permet de le faire de façon suivie et construite plutôt qu’hachée par les contraintes et sollicitations du reste de l’année.

Et pour tout cela, c’est peut-être aussi l’occasion de tester d’autres façons de réfléchir, en mode décontracté:

 

 

 

entrepreneur été s'occuper utilement4- S’occuper utilement

 

Potentiellement, nous négligeons tous un certain nombre de tâches, que nous considérons mineurs, en fonction de nos systèmes de valeurs/convictions, et l’été peut être le moment de rattraper le retard accumulé.

 

  • Trier, ranger, archiver : avouons-le nos entreprises ne ressemblent pas toujours à Nous pouvons choisir de mettre à profit l’accalmie estivale pour trier et archiver nos documents administratifs, et cet article des Echos propose un tableau récapitulatif des types de documents et de leur durée de conservation. Niveau fun et plaisir au travail, c’est probablement juste en dessous du niveau de l’amer, mais ça a son utilité ;)
  • Apprendre tranquillement à travailler sa visibilité numérique : pour les entrepreneurs qui n’ont pas encore mis un pied dans les réseaux sociaux, le calme de l’été est aussi propice à l’apprentissage au calme de la visibilité sur Internet et de l’identité numérique.
  • Réseauter décontracté : l’été, les rencontres réseau professionnel peuvent prendre une tournure plus conviviale, moins formelle, ce qui est propice à des liens qui se tissent davantage par affinités. On peut prendre le temps de déjeuner, de se retrouver à une terrasse de café et rompre ainsi, du moins en partie, la solitude de l’entrepreneur.

 

 

 

tiers lieux de travail5- Travailler autrement

 

La baisse d’activité est aussi un moment opportun pour tester d’autres façons de travailler, que l’entrepreneur zélé a du mal à s’autoriser le reste de l’année, considérant qu’il n’a pas de temps à perdre en expérimentations que ses croyances étiquètent hasardeuses.

 

De nombreuses tâches inhérentes à la fonction de chef d’entreprise n’ont pas nécessairement besoin d’être faites sagement assis à son bureau:

 

  • Rédaction de propales
  • Réponses à des appels d’offres
  • Facturation
  • Gestion des mails
  • Rédactionnel pour ceux qui animent un blog

Si le nomadisme et le télétravail ont le vent en poupe auprès des salariés, c’est parce qu’ils autorisent d’autres façons de travailler, inscrites dans un sentiment d’autonomie, de liberté, de plaisir qui sont à la fois facteurs de motivation et de performance. L’été est une occasion en or d’explorer des tiers-lieux de travail qui vous sortent de vos quatre murs, rompent avec la routine et offrent de nouveaux horizons, au-delà des quatre murs de notre bureau. On peut aussi céder aux sirènes d’une villégiature partielle : s’emmener travailler ailleurs et gérer son entreprise à distance.

 

D’autant qu’il y a des connexions wi-fi presque partout et nos smartphones autorisent le partage de connexion : autant d’outils pour le parfait petit entrepreneur nomade. Personnellement, j’ai mes coins de prédilection, en forêt, dans les bistrots du coin où dans le parc de Versailles et mes estives pyrénéennes.

 

 

Et vous, votre activité baisse-t-elle pendant l’été?

Comment la gérez-vous?

Partagez vos astuces, méthodes et façons de faire;)

 

 

Ressources externes: ce dossier des Echos intitulé Créateurs d’entreprise, comment gérer la période estivale?  “Pour un créateur, a fortiori celui qui vient de lancer une activité innovante, l’été est une période déroutante. Faut-il déconnecter ou pas ? Comment s’organiser ? Comment tirer parti de la baisse d’activité ? …. Des dirigeants de start-up témoignent.” 

 

 

L’été, pire période de l’année ou opportunité pour les créateurs?

 

 

Voir aussi

 

5 trucs infaillibles pour tuer son auto-entreprise

Promouvoir son entreprise via Twitter

Création d’entreprise, les pièges à éviter

Reconversion professionnelle: la tentation de l’indépendance

Entreprendre: les 10 clés de la réussite

Ebook gratuit: coaching des 4 saisons

 

 

 

Aller plus loin

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10 façons de cultiver l’émerveillement au travail

Sylvaine Pascual – Publié dans Vitamines mentales / Talents et ressources

 

 

Dernier volet de cette exploration de la place de l’émerveillement au travail, via sa définition et ses bénéfices, co-rédigée avec Isabelle Leclerc de Hauteclocque. Nous vous proposons aujourd’hui d’aller fureter du côté des moyens de s’émerveiller, de façon à nous transformer en cultivateurs de petits et grands bonheurs professionnels, pour bien davantage de plaisir au travail.

 

 

L'émerveillement est un état d'esprit: 10 façons de le cultiver

 

 

 

L’émerveillement : un état d’esprit

 

Concrètement, l’émerveillement est une expérience qui suscite d’abord un étonnement, puis des émotions positives plus ou moins intenses ainsi qu’un travail de la pensée. Michael Edwards parle d’un étonnement avec « un surcroît de sens » (De l’émerveillement, Fayard, 2013, p.94). L’émerveillement, dit-il aussi, est « une porte qui s’ouvre » (idem, p.186).

 

Qu’il porte sur des personnes, des phénomènes naturels ou des créations humaines, sur l’infiniment petit ou l’infiniment grand, l’émerveillement se produit face à un événement que l’on n’attendait pas précisément. D’une certaine manière il se rapproche ainsi de la sérendipité.

 

Pour percevoir cet événement, encore faut-il adopter un certain état d’esprit, faire le pari que quelque chose de beau, de nouveau, d’intéressant, d’intelligent, d’efficace peut survenir fortuitement dans le chaos, la routine, le connu. L’émerveillement, c’est laisser entrer l’extra-ordinaire dans le traintrain de notre quotidien professionnel. Encore faut-il le vouloir et c’est là que les choses se compliquent plus ou moins selon les personnes et les contextes professionnels : Cet état d’esprit suppose en particulier :

 

  1. De ne pas chercher à tout contrôler
  2. De ne pas vouloir tout prévoir, d’admettre l’inattendu, l’imprévu, se laisser suprendre
  3. D’être capable d’humilité (loin d’une mauvaise estime de soi, l’humilité consiste à avoir une perception juste de ses faiblesses mais aussi ses forces; c’est le contraire de l’orgueil).
  4. D’être présent à ce qui se passe, réellement attentif, à l’écoute (l’émerveillement peut être déclenché par des événements très fugaces : un sourire, un geste, un rayon de soleil, etc.).
  5. D’écouter ses émotions.
  6. D’accepter d’être changé (l’émerveillement peut être un bouleversement  et même moins intense il peut nous amener à agrandir, élargir, enrichir notre système de représentations)

On devine l’intérêt d’une telle attitude pour accompagner les changements, les transformations que vivent les personnes et les organisations: elle autorise le mouvement et l’idée qu’une nouveauté n’est pas nécessairement mauvaise ou menaçante, qu’il peut s’y cacher du beau, de l’utile, du profitable. L’état d’esprit que suppose l’émerveillement se rapproche d’ailleurs fortement de ce que l’on attend aussi aujourd’hui de leaders, d’un état d’esprit positif qui donne envie et qui emmène avec soi.

 

Soyons clairs: l’émerveillement ne consiste pas à nier la dureté du monde, dans une version ripolinée de la simpliste “pensée positive”. Il accorde justement à cause d’elle et de ses conséquences pénibles, beaucoup de valeur à la beauté et à tout ce qui suscite en nous des émotions positives, qui permettent de ré-équilibrer un peu notre état interne en lui évitant de se concentrer uniquement sur le négatif. L’émerveillement ne prétend pas répondre à tous les besoins et ne dispense pas de traiter les sources d’émotions négatives. Il nous fournit l’énergie nécessaire pour le faire en nous rendant sensible à la saveur, à l’esthétique des événements. C’est une fenêtre qui s’ouvre sur un jardin et probablement rien de plus mais en même temps, n’est-ce pas essentiel ?

 

 

 

Les jardiniers de l’émerveillement au travail

 

L’émerveillement, parce qu’il est l’une des premières capacités que nous perdons dans l’enfance, parce qu’il peut être malmené par les aléas de la vie, se cultive comme une plante délicate: avec soin.

 

Et cultiver l’émerveillement au travail, c’est mettre en valeur des talents, des comportements, des accomplissements, des événements, comme je jardinier met en valeur un sol. C’est un travail qui s’inscrit dans la durée et qui nécessite un certain nombre d’étapes : débroussailler, préparer, semer, arroser, récolter … Ce qui est certain, c’est qu’ «il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir » disait Henri Matisse.

 

émerveillement il y a des felurs partout pour qui veut les voir

 

 

Cultiver l’émerveillement au travail, c’est d’abord un choix tant l’entreprise semble l’ignorer. Le choix de semer des graines dans les environnements les plus improbables et de les regarder grandir. Le choix d’expérimenter en imaginant puis en constatant les effets positifs de l’émerveillement. En réalisant aussi que renoncer à l’émerveillement consiste parfois à se protéger mais également à se résoudre à l’ennui, à la perte de sens, au désenchantement. Cultiver l’émerveillement, l’air de rien, c’est aussi bien souvent transformer peu à peu la culture d’entreprise.

 

Mais la réussite du jardin tient avant tout aux choix du jardinier en termes de plantes et fleurs à semer, à mettre en terre, à nourrir et entretenir, et lui seul peu le faire. Si l’on peut faire des suggestions, en mode Truffaut de l’émerveillement au travail qui met à disposition tout un choix de végétaux, ce jardin est le vôtre: inventez-le au gré de votre inspiration et de vos propres sources d’émerveillement.

 

 

s'autoriser l'émerveillement, expérimenter1- Avoir envie d’expérimenter

L’émerveillement suppose une attitude qui n’est pas toujours la plus spontanée dans les organisations. Malgré tout, c’est un choix que l’on peut faire en prenant conscience de ses effets positifs. En réalisant aussi que renoncer à l’émerveillement consiste d’une à se résoudre à l’ennui, à la perte de sens, au désenchantement. A générer des zones d’ombre sur ce qui est source d’énergie positive. En acceptant que chaque fois que nous nous enthousiasmons d’une réussite professionnelle, d’un projet mené à bien, c’est une forme d’émerveillement. Et que ça fait du bien;)

Au delà, le désir de tester, d’expérimenter pour redécouvrir des petits plaisirs nourrissants peut se décliner en trois phases, évaluation/décision/action, et rebelotte. Voir:

 

le lexique de l'émerveillement2- Adopter un vocabulaire riche et varié

De même que le cultivateur choisit des outils appropriés à chaque tâche, le cultivateur d’émerveillement a besoin d’outils spécifiques. Comme toute émotion, l’émerveillement s’exprime par un vocabulaire adapté. Un lexique varié, reflet des nuances de l’émotion positive qui nous saisit permet d’élargir le champs de l’expérience, d’en mesurer la richesse et de la partager dans toutes ses tonalités.

 

Les mots que nous utilisons ont en effet un lien intime avec le regard que nous portons sur le monde : «Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde », dit L. Wittgenstein (Tractatus logico-philosophicus, 1922). Enrichir notre vocabulaire avec de nouveaux champs lexicaux nous permet ainsi de modifier notre rapport au monde. C’est aussi probablement la meilleure façon d’inviter en douceur les autres à développer cette attitude. J’ai été agréablement surpris par…, j’ai découvert avec beaucoup d’intérêt que…, j’ai eu une surprise agréable en …, j’ai ressenti une grande joie en voyant que … voici une liste* d’adjectifs qui permet d’appréhender ces nuances:

 

le vocabulaire riche et nuancé de l'émotion positive
Est-il nécessaire d’expliquer ce que ces émotions peuvent apporter comme énergie positive, comme source d’engagement dans un contexte professionnel souvent qualifié de stressant, démotivant ?

 

 

sdéconnecter pour s'émerveiller3- Débrancher momentanément téléphones, tablettes et écrans 

La capacité à s’émerveiller passe avant tout par l’aptitude à être dans le présent, de façon à pouvoir en saisir les aspects dignes d’émerveillement. Choisir de débrancher, le temps d’un rendez-vous, d’une réunion, d’un trajet, pour ouvrir grand ses yeux, ses oreilles, ses narines, permet de laisser une chance à l’émerveillement d’éclore. Difficile en effet d’être émerveillés lorsque nous ne sommes pas attentifs à ce qui se passe.

 

S’émerveiller permet ainsi de recréer du lien et de sortir, ne serait-ce que momentanément, de ce sentiment largement répandu d’accélération du temps, de tourbillon existentiel, afin de goûter la lenteur du monde et d’en savourer les détails que notre attention habituellement sur-sollicitée choisit d’ignorer. Voir:

 

s'émerveiller en bousculant ses habitudes4- Bousculer ses habitudes

Remettre de l’extra-ordinaire dans la routine, bousculer ses habitudes, sortir des sentiers battus sont autant de moyens de faire entrer l’émerveillement dans nos vies – personnelles comme professionnelles d’ailleurs – Cette recommandation fréquente pour développer la créativité se prête tout à fait à l’entrainement à l’émerveillement.

 

  • Changer de trajet pour se rendre au boulot, ou de moyen de transport
  • Tester une nouvelle méthode
  • Modifier son organisation

Tout ce qui peut ouvrir la porte à la nouveauté, au changement de perception est propice à la sérendipté… émerveillée. Voir:

 

s'émerveiller en regardant d'un oeil neuf5- Regarder d’un oeil neuf

Observer un itinéraire, un environnement, une façon de faire, une personne, un comportement comme si c’était la première fois. Peut-être en étant réellement attentif à ses sensations auditives, olfactives, visuelles, ….Y chercher des sources d’étonnement, de curiosité, d’émotion positive et se dire que « le voyage de la découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à voir les choses différemment » (Marcel Proust). Et noter ce qui est beau, étonnant, intéressant, amusant, inspirant (voir point 9).

 

C’est l’occasion par exemple de mieux comprendre certains comportements, en apparence incompréhensibles, de nos collègues, en les observant sans jugement, en les questionnant:

 

s'émerveiller des qualités des autres6- Rechercher les talents chez un collaborateur, un collègue, un patron

Le regard extérieur est souvent nécessaire pour mettre à jour les talents naturels : celui qui possède un talent l’exerce avec tant de facilité, d’aisance qu’il n’y voit rien d’extraordinaire. Chez un observateur, ce sont précisément cette aisance, cette facilité qui peuvent déclencher l’émerveillement.

 

Au quotidien, sur le terrain, au contact de ses équipes, le manager peut identifier chez ses collaborateurs des talents, des ressources insoupçonnées en les regardant faire, en écoutant, en questionnant sur les réussites en évoquant leurs accomplissements et les mécanismes de réussite qui les sous-tendent. Les collègues peuvent le faire entre eux, ou vis à vis de leur chef. Dans l’entreprise, ce processus permet d’envoyer des signes de reconnaissance forts. Celle-ci libère de l’énergie et nous ne sommes jamais aussi motivés et efficaces qu’au cœur de nos talents.

 

Contrairement aux compétences qui s’acquièrent, les talents sont là mais ils ont besoin d’être identifiés pour être cultivés et utilisés à bon escient. Il s’agit donc d’un enjeu important pour les entreprises car la reconnaissance d’un talent est un facteur d’engagement. Voir

 

chercher les bénéfices inattendus7- Chercher le bénéfice inattendu d’une situation apparemment négative

Un projet qui échoue, des problèmes relationnels, un contrôle administratif inattendu, un déménagement, une fusion, un PSE, etc. Les situations plus ou moins pénibles ne manquent pas au quotidien. S’entrainer à :

  • Considérer ces obstacles, ces difficultés, ces épreuves comme des tremplins, des sources d’apprentissage, des opportunités d’amélioration.
  • Repérer ce que ces situations difficiles nous obligent à mobiliser comme ressources nouvelles ou déjà existences, nous permettent d’apprendre sur nous, sur les autres, …

Tout cela favorise l’apprentissage, les progrès et la résilience. Fait de manière collective, c’est aussi un moyen de renforcer les liens (plutôt que d’augmenter la méfiance en pointant du doigt), de rebondir ensemble.

 

partager ce qui va bien8- S’autoriser à regarder et partager ce qui fonctionne bien.

Que ce soit dans un entretien annuel individuel, dans un projet d’équipe, dans la réponse à un appel d’offre, ou simplement dans le quotidien professionnel, nous avons tendance à nous concentrer sur ce qui ne va pas. Ce qui est normal, notre attention va vers les dossiers à traiter. Identifier d’abord ce qui est positif permet de valoriser les ressources présentes et d’engranger de l’énergie positive avant de s’attaquer aux problèmes à régler. Les entreprises cherchent souvent à remotiver les salariés mais si on commençait par éviter de démotiver, quelle économie d’énergie !

 

Il peut s’agir aussi bien de comportements, de personnes que de projets en cours, d’organisation, de méthodes, de compétences etc. Nous pouvons bien entendu le faire pour nous-mêmes et le partager, quitte à être à l’initiative de cet émerveillement pour redynamiser une ambiance morose:

 

 

un carnet d'émerveillement9- Le carnet d’émerveillement

Noter au fil des jours, dans un carnet d’émerveillement, les graines semées et les résultats observés, sans excès d’évaluation :« Ne juge pas la journée en fonction de la récolte du soir mais d’après les graines que tu as semées », disait Robert Louis Stevenson.

 

Collectivement, le carnet peut prendre d’autres formes: un manager peut aussi prendre l’habitude de demander à ses collaborateurs ce dont ils sont fiers dans leurs réalisations, d’intégrer dans une réunion d’équipe récurrente un partage sur quelques sujets d’émerveillement choisis , voire organiser un « wonder café » hors du cadre habituel de travail pour:

 

  • Partager les récoltes d’émerveillement des uns et des autres
  • Des uns envers les autres
  • Repérer les pistes à creuser
  • Identifier des idées à transformer en innovation

Il peut aussi s’agir de (re)développer l’humour, le rire, la bonne humeur en perdition dans la morosité ambiante – on rit environ 4 fois moins qu’il y a un demi-siècle, alors que se poiler a des vertus autant sur le bien-être personnel que sur la relation.

 

engranger les vitamines mentales10- Engranger les vitamines mentales

Particules de joie présentes tout autour de nous, les vitamines mentales sont de l’émerveillement concentré qui ne dit pas son nom. Elles sont facilement accessibles à qui décide d’ouvrir les yeux (les oreilles et les autres sens;) et de savourer pleinement les micro sources de plaisir qui nourrissent l’âme d’émotions positives, pour en tirer une énergie motrice qui sera utile dans toutes les situations.

 

Au travail, elles vont consister à s’entraîner à repérer tout ce qui – si infime soit l’élément – a un impact émotionnel positif sur nous, aussi bien dans les transports que dans l’environnement, les personnes, les projets, les événements, les méthodes de travail, l’organisation, la décoration etc. Mieux vaut trois micro éléments sympas, beaux ou intéressants que zéro;) Voir:

 

 

management et emerveillementEn bonus: une vision complémentaire de l’emerveillement 

En finissante de rédiger ce troisième billet, je suis tombée sur cette série de trois articles sur feu l’excellent blog Penser et non panser, ils sont un complément à notre propos du jour qui mérite le détour :

 

 

Et vous, que faites-vous pour cultiver l’émerveillement ?

Quelles graines pouvez-vous partager avec nous?

Qu’avez-vous envie d’expérimenter ?

 

*Source de cette liste – avec quelques ajouts personnels d’Isabelle – : M.B. Rosenberg, Les Mots sont des fenêtres, ou bien ce sont des murs

 

 

Voir aussi

 

A la rencontre de la beauté

Bien-être: fleuve paisible, rives fleuries

Regarder grandir

2,13€ de pur bonheur

Bien-être: un instant de poésie

Bien-être: la vie est belle!

 

Aller plus loin

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