Bocal à con, sérendipité et vitamines mentales

Sylvaine Pascual – Publié dans Compétences relationnelles / Vitamines mentales

 

 

 

Que faire quand, à force d’appliquer la lecture émotionnelle pour comprendre et combler ses besoins et de travailler ses compétences relationnelles, l’on en vient à avoir un bocal à con au chômage technique? Plutôt que de le jeter, et en remerciement de ses bons et loyaux services, trouvons-lui une autre utilité!

 

Un bocal à con qui se vide, c'est un bocal à vitamines qui se remplitLors du ScrumDay 2012, Laurent Sarrazin m’avait invitée à intervenir dans le cadre de sa conférence Sweet Rupture pour présenter les vertus du bocal à con. A cette occasion,  parce qu’il est un utilisateur assidu et un promoteur fervent de cet outil, je lui avait offert son propre bocal, histoire de donner corps à sa métaphore.

 

Et voilà qu’à l’occasion des journées Agile France, j’apprends que dans la petite entreprise interne de Laurent, son bocal à con a vu son métier disparaître, tant ses abrutis personnels se font rares et/ou ne nécessitent même plus de passage par ledit bocal. Il a donc du se faire à l’idée d’entreprendre une reconversion professionnelle plutôt que de se retrouver placardisé et le voilà qui a pris un virage à 180° pour devenir bocal… à vitamines mentales!

 

 

 

Vitamines mentales et sortie de bocal

 

Les vitamines mentales sont partie intégrante de la logistique au service du développement des compétences relationnelles nécessaires aux sorties de bocaux de nos enquiquineurs personnels, autant qu’à nos propres sorties des bocaux des autres.

Car tout cela demande des efforts, du dynamisme, de la confiance, de l’assurance, bref, beaucoup d’énergie, pour mener à bien les étapes nécessaires:

 

  • L’acceptation de ses propres erreurs relationnelles, limites, défauts et responsabilités.
  • Les expérimentations sous forme d’escapades hors zone de confort pas toujours fluides et faciles.
  • Le traitement des ratés potentiels, avec leur lot de déceptions, de découragement  possible, voire de décisions difficiles devenues incontournables.

Et en termes d’énergie, les vitamines mentales sont à la fois le repos du guerrier en croisade contre les relations pourries et sa subsistance. Et à mesure que nos bocaux se vident de leurs abrutis, ils se remplissent de vitamines…

 

 

 

Sérendipité et bocal à vitamines

 

C’est sans doute la conséquence inattendue mais somme toute logique – sérendipité, quand tu nous tiens! – du vide chronique dans nos bocaux débarrassés définitivement des abrutis non-désabrutissables, comme de ceux qui nous ont permis de nous entraîner au développement des compétences relationnelles.

 

Car moins d’abrutis dans notre entourage ne signifie pas qu’il est dépeuplé, mais plutôt:

 

  • Qu’on a appris à mieux s’entourer
  • Qu’on établit des relations plus satisfaisantes et moins génératrices de conflits
  • Qu’on porte sur les autres un regard plus bienveillant, plus accueillant
  • Pour résumer: qu’on peut se remplir l’âme, la reconnaissance et l’appartenance de façon bien plus savoureuse et nourrissante qu’auparavant. Bref, même les relations deviennent des vitamines mentales.

D’autre part les vitamines mentales ont une heureuse propension à la démultiplication: plus on en engrange, plus on en trouve, donc pour les stocker en cas de coup dur, autant disposer d’un nombre raisonnable de bocaux non encombrés de cons inutiles… car à l’arrivée, des bocaux pleins de vitamines, c’est plus joli et plus décoratif que des bocaux plein d’abrutis;)

 

 

 

Voir aussi

 

Voici donc quelques ressources pour, d’une part vous aider à vider vos bocaux à cons et d’autre part les remplir de vitamines mentales:

 

Relation à soi / aux autres: le cocktail indispensable

Ebook gratuit: triangle de Karpman: sortir des rôles relationnels

4 trucs infaillibles pour se pourrir les relations

Les ratés de la communication

Relations: le grand ménage de printemps

Compétences relationnelles: l’affirmation de soi

La lecture émotionnelle au service des relations

Définir ses limites

Le plein de vitamines mentales

Eloge du plaisir

Le rire, remède universel
Dire les jolies choses que l’on ressent
Un petit compliment, pour la route?
Réhabiliter la gentillesse
Répondre au besoin de reconnaissance
Répondre au besoin d’appartenance

 

Dossiers complets:

Compétences relationnelles

Vitamines mentales

 

 

 

 


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Ithaque, connaissance de soi et performance

Sylvaine Pascual – Publié dans: L’actualité d’Ithaque  /  Talents et ressources

 

 

 

Je viens de recevoir le livre Se connaître pour être plus performant, qui cite l’ebook Messages contraignants d’Ithaque. S’il cède aux sirènes médiatiques d’une époque soumise à l’obsession de la productivité et de la rentabilité, ce livre part d’un principe qui me convient: on est performant quand on se fait plaisir.    

Mieux se connaître pour être plus performant

« Aujourd’hui, nous vivons dans le culte de la performance. Nous nous devons d’être « au top » dans tous les domaines, dans notre travail, nos activités sociales et sportives et même dans notre vie familiale: on ne compte plus les unes de magazines sur comment être un bon père (une bonne mère), un collaborateur efficace (ou une collaboratrice), un manageur (ou une « manageuse ») parfait. »

 

Voici ce que dit, en préambule ce petit livre pratique qui surfe sans vergogne sur ce culte de la performance qui, disons-le tout net, est aux antipodes de mes préoccupations ou de ma façon de travailler avec mes clients. De façon générale, je ne suis pas adepte de la recherche de performance qui a l’art ont l’art de laisser au placard le bien-être de la personne, au profit d’une rentabilité parfois génératrice de stress sur le long terme.

 

Cependant cet ouvrage s’appuie sur l’idée que c’est la connaissance de soi, de ses goûts, penchants et mécanismes internes et plus généralement de ses propres sources de plaisir qui permet d’aller vers davantage d’efficacité, plutôt que sur des recettes toutes faites telles que les gourous du développement personnel version marketing facile voudraient nous faire passer pour les solutions ultimes.

 

Et là, comme vous l’imaginez, j’adhère davantage puisque le développement de la performance la conséquence logique est la mise en oeuvre de solutions concoctées en fonction de soi-même et de sa personnalité, solutions potentiellement déjà beaucoup efficaces que l’application copié-collé de celles d’autrui.

 

S’il n’échappe pas à certaines idées reçues, par exemple sur la gestion du temps et des priorités, qui reste de toute façon le terrain de prédilection de toutes les recettes de cuisine, Se connaître pour être plus performant à surtout l’énorme mérite de proposer un véritable fourmillement d’outils et d’exercice pratique destinés à approfondir la connaissance de soi, dont les bénéfices sont innombrables, tant sur le plan de l’estime de soi, de la confiance en soi que sur celui de la création de stratégies et solutions.

 

C’est dans le chapitre Développer un regard critique et bienveillant sur vos propres performances qu’il cite l’ebook Les messages contraignants. Rappelons que les messages contraignants sont des injonctions inconscientes héritées de notre enfance qui  régissent nos actions, parfois au détriment de l’expression de notre potentiel et de notre personnalité propre. Le livre reprend l’idéee qu’il ne s’agit pas d’éradiquer complètement un comportement qui nous a permis de nous construire et peut avoir des bénéfices, mais plutôt de ramollir les aspects négatifs de ces mêmes comportements.

 

 

 

 

 

Voir aussi

 

L’actualité d’Ithaque

Ithaque dans les médias

Boulot, bien-être: 7 ebooks gratuits

Procrastination, performance et sérendipité

Confiance en soi: la raison et les tripes

Connaissance de soi: belles contradictions

Redécouvrir nos talents

Mécanismes de valorisation et de dévalorisation de soi

Reconnaître ses accomplissements

 

Mieux se connaître pour être plus performant, Editions PUG

 

 

 


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Le rugby au service de la conciliation vie professionnelle/vie privée des femmes

Sylvaine Pascual – Publié dans L’actualité d’Ithaque / Vie professionnelle

 

 

 

Mardi 22 mai 2012, j’ai eu le grand plaisir de faire une conférence pour les femmes cadres de l’association Bouygt’elles, sur le thème de la conciliation vie professionnelle et vie privée. Et c’est dans le petit monde du ballon ovale qui m’est cher que je suis allée puiser l’inspiration… voici donc la transcription de cette conférence.

 

 

 

 

le rugby au service de la conciliation vie professionnelle et vie privéeLorsqu’on me demande d’aborder un sujet professionnel, je vais facilement chercher des comparaisons imagées et en particulier bucoliques ou alimentaires. Cependant je me suis dit que les métaphores cuisine ou petites fleurs, pour parler boulot à des femmes, c’était un poil cliché. Alors je suis allée puiser dans une source d’inspiration qui est liée à mes origines.

 

Ma famille est originaire d’un village à côté de Perpignan et chez nous, garçons ou filles, il y a un truc dans lequel on tombe tous quand on est petits, c’est le rugby. Et le rugby a pas mal de choses à nous apprendre sur la conciliation/séparation entre vie professionnelle et vie privée. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de vous faire une…

 

 

 

…conférence OVALE.

 

En 2011, j’ai eu le plaisir de participer aux Journées des ambassadeurs de rugby,  occasion de rencontrer des joueurs et de parler de l’indispensable coupure mentale entre vie professionnelle et vie privée.

 

  • Thibault Lacroix, centre à l’Aviron Bayonnais, estime que « déconnecter est indispensable pour éviter l’usure mentale ».
  • Fabien Barcella, pilier au Biarritz Olympique (et accessoirement de l’équipe de France)  pense qu’il est essentiel de « trouver des dérivatifs, savoir faire autre chose ».

 

Et si c’est valable pour le sport, c’est tout aussi valable pour nos vies professionnelles à nous.

Je me suis donc dit voilà le parallèle parfait, je vais faire de vous de vrais rugbymen. En même temps, je me suis dit que vous n’aviez probablement pas envie de vous mettre à soulever de la fonte pour ressembler à Fabien Barcella.

 

coupure mentale travail vie personnelle comme les rugbymen

 

En tant que  mec, il est très impressionnant, mais en tant que nana, il est pas terrible.

Mais rassurez-vous les femmes de rugby partagent ce bel état d’esprit, aussi je vais plutôt m’efforcer de vous transformer en Marie-Alice Yahé, demi de mêlée à Perpignan et capitaine du XV de France.

 

concilier vie pro et vie perso comme une rugbywoman

 

Et l’image n’est pas anodine, car au fond, chaque jour au boulot

  • Vous menez de véritables combats
  • Vous renversez des montages
  • Parfois vous gagnez, parfois vous perdez
  • Parfois vous remportez des victoires éclatantes
  • Parfois vous rentrez avec des bleus à l’âme

Bref, vous êtes déjà des femmes de rugby.

 

Je vous propose donc, en trois étapes, de mettre un peu plus d’ovalie dans votre vie pour mieux concilier/séparer vie professionnelle et vie privée. Pour forger un mental de rugbywoman et plutôt que de céder à l’image médiatique illusoire et culpabilisante de la superwoman ;)

 

 

 

Parler ballon

 

Il paraît assez illusoire de vouloir supprimer toute part de vie privée dans le travail. La question est certainement plus: quelle part de vie privée dans le travail? Pour y répondre, je me suis intéressée à ce qui se passe à la machine à café. Et les résultats sont édifiants. Au risque de faire une schématisation très exagérée, voici un résumé des différences entre les conversations des hommes et celles des femmes à la machine à café:

les hommes parlent de ce qui les intéressent, les femmes parlent de ce qui les préoccupe

 

Les hommes parlent ballon, les femmes parlent couches-culottes. En d’autres termes:

 

  • Les hommes parlent de rugby, de foot, de F1, de tennis,  et plus généralement, de leurs loisirs, de leurs centres d’intérêt.
  • Les femmes parlent du petit dernier qui ne fait toujours pas ses nuits, des problèmes dentaires du cadet, de la difficulté à trouver un studio pour Léa qui rentre en prépa en septembre, de l’impossibilité de trouver un plombier digne de ce nom.

Bref: les hommes parlent de ce qui les intéresse, les femmes de ce qui les préoccupe.

 

Il y a deux conséquences négatives pour les femmes:

  1. Pendant que les hommes parlent de ce qui les intéresse, ils se font plaisir et permettent à leur cerveau de faire un break. Pendant que les femmes parlent de leurs préoccupations, elles restent en mode résolution de problème et ne se détendent pas.
  2. Pendant que les hommes parlent de ce qui les intéresse, ils montrent au passage des traits de personnalité, leurs valeurs, leurs sources de motivation, ce qui suscite l’engagement chez eux, même indirectement (nous sommes bien d’accord, discuter du match de dimanche ne signifie pas l’avoir joué). Pendant que les femmes parlent de leurs préoccupations domestiques, elles ne montrent… pas grand chose. Elles se définissent en parfaites maîtresses de maison, ce qui n’a aucun impact sur leur image professionnelle. Elles passent ainsi à côté d’opportunités.
Un des mes clients qui commençait à s’ennuyer au boulot, parlait régulièrement de la façon dont il avait géré la visibilité sur Internet d’une association dans laquelle il était impliqué. Une personne de la com passant par là s’y est intéressée parce que l’entreprise était justement en train de réfléchir à un plan de communication sur Internet. Mon client est aujourd’hui community manager de son entreprise.

Si je prends mon propre exemple: pour les prestataires qui travaillent seuls comme moi, la machine à café, c’est les réseaux sociaux. Si j’y avais des conversations couche-culotte, même Blédina ne se serait pas intéressé à moi. Mais comme j’y partage ma passion pour le rugby, j’ai suscité l’intérêt de professionnels qui ont apprécié cet état d’esprit, ce qui a généré des opportunités comme l’invitation aux journées des ambassadeurs, qui a débouché sur des opportunités de business.

 

Alors bien entendu, il ne s’agit pas de dire aux femmes qu’il est temps de s’intéresser au rugby, au foot ou à la F1. En revanche, vous avez déjà certainement tout un tas de centres d’intérêts, associatifs, culturels, littéraires, cinématographiques et peut-être aussi sportifs, qui en disent long sur qui vous êtes, vos valeurs, vos sources de motivations. Et c’est bien de cela qu’il est temps de parler à la machine à café.

 

 

 

 

Passer le ballon

 

Tout cela, c’est facile à dire, mais comment s’y prendre quand on a la tête farcie de préoccupations domestiques? Car en effet, si les femmes on davantage de conversations  couche-culotte que les hommes, c’est aussi parce qu’elles prennent en charge 80% des tâches domestiques.

 

80%!

 

Je suis membre du jury Mines-Ponts et chaque année, pendant la commission de barème, nous faisons le point sur les fautes insupportables, celles sur des choses qu’on répète aux élèves depuis la sixième. Entre nous, nous appelons ça les YAM, les « y’en à marre« . Et bien ces 80%, c’est un peu le YAM du quotidien des femmes. Alors comment faire pour y mettre un terme?

 

Depuis le temps que ça dure, je crois qu’on peut conclure sans trop craindre de se tromper que ce n’est pas demain la veille que Dame Fortune, d’un coup de baguette magique, transformera nos conjoints et nos marmots en fées du logis. Dont acte. Retroussons donc nos manche pour agir en faveur de ce changement-là.

 

D’autant que tant que nous acceptons de prendre en charge ces 80%, nous transmettons à nos enfants un double message en contradiction avec ce que nous voulons vraiment.

 

  • Nous transmettons à nos garçons que quand ils seront grands, leurs femmes prendront en charge 80% des tâches, et que c’est normal.
  • Nous transmettons à nos filles que quand elles seront grandes, elles prendront en charge 80% des tâches, et que c’est normal.

 

Et pourtant… nos conjoints, chaque jour, vont au travail, où

  • Ils mènent des combats difficiles
  • Parfois ils gagnent, parfois ils perdent
  • Parfois ils renversent des montagnes
  • Parfois ils remportent des victoires éclatantes
  • Parfois ils y laissent des plumes et rentrent avec des bleus à l’âme

 

Brefs, ce sont de vrai rugbymen. Et ils ne seraient pas capables de faire les courses?

 

Et nos enfants: chaque jour ils vont à l’école et à l’école de la vie:

  • Ils apprennent toutes sortes de choses, parfois à la dure
  • Ils s’écorchent les genoux en tombant de vélo
  • Ils se frittent avec les copains
  • Parfois ils renversent des montagnes
  • Parfois ils rentrent avec des bleus à l’âme

 

Bref, ce sont de vrais mini rugbymen. Et ils seraient pas fichus de mettre la table?

 

Alors il est temps d’arrêter de jouer toute seule pendant que chéri-chéri et les enfants coupent les citrons sur le banc et de gérer la famille comme une équipe. C’est à dire dé-lé-guer. Et ça, vous savez le faire. Vous êtes toutes des cadres, vous gérez des équipes tous les jours avec talent, avec détermination, avec conviction, en vraies femmes de rugby.

Et vous ne me ferez jamais croire qu’au boulot vous prenez en charge 80% des tâches de votre équipe! Parfois le boulot de vos collaborateurs n’est pas parfait? C’est une source d’apprentissage, pas une raison suffisante de leur retirer  le dossier. Alors quand vos hommes ramènent de la lessive « fraîcheur océan » au lieu de « fraîcheur printanière », il temps d’admettre que ça n’est pas très grave!

 

Le rugby est un sport formidable: les petits, les gros, les grands costauds, il y a de la place pour tout le monde, chacun peut trouver sa place et contribuer à la réussite de l’équipe à sa façon. Alors la seule part de boulot que vous allez ramener à la maison, ce sont vos compétences managériales pour les mettre au service de la gestion de l’équipe familiale:

 

  • Répartir les rôles, en fonction de l’âge, des aptitudes et des goûts de chacun.
  • Faire en sorte que chacun connaisse l’importance de son rôle dans le bon fonctionnement de l’équipe familiale, pour donner envie de contribuer.
  • Mettre vos compétences relationnelles au service d’une gestion équitable et sereine, pour ne pas vous transformer en tyran ménager.

Et une fois que vous aurez atteint plus d’équilibre dans la répartition des tâches, vous aurez plus d’espace disponible dans vos agendas comme dans vos têtes pour ce qui vous intéresse, dont vous pourrez ensuite parler au travail.

 

 

 

 

Lâcher le ballon

 

Passons maintenant à l’autre coupure, celle qui consiste à ne pas ramener de travail à la maison, ni dans son attaché case – ou son Gucci, ni dans sa tête.

Je vous propose trois trucs très simples à mettre en œuvre pour vous permettre de véritablement déconnecter du travail de façon à éviter de ruminer ce que vous ne pouvez pas traiter là-maintenant-tout-de-suite et de réellement vous ressourcer.

 

 

1- Le bilan du match

Pour concilier vie pro et vie perso: faire le bilan de la journéeA la fin d’un match, on fait le bilan, ce qui a bien fonctionné, ce qu’il va falloir retravailler à l’entraînement. Appliqué au travail cela consiste tout simplement à prendre quelques minutes avant de quitter le boulot pour faire deux listes:

  • Celle de ce qui a été accompli dans la journée, l’avancement des dossiers etc. Ce qui procure de la satisfaction.
  • Celle des dossiers sur lesquels vous allez travailler le lendemain, les points précis qui ont besoin d’être avancés ou bouclés.

Et si un sujet en particulier vous préoccupe, si vous sentez que vous allez le ruminer toute la soirée, alors sortez votre agenda et prenez un rendez-vous avec vous-même, qui sera consacré à la réflexion sur ce sujet. Vous envoyez alors à votre cerveau le message que vous avez reçu 5 sur 5, celui qu’il vous a transmis, à savoir que ce sujet précis est perçu comme une menace. La fait de savoir que vous allez le traiter lui permet de s’apaiser: il a été entendu, pas besoin de continuer à faire sonner l’alarme.

 

 

2- Le passage par les vestiaires

concilier vie pro vie perso prendre un temps pour soi en sortant du boulotPendant la match, on a bien transpiré, et si le terrain était humide, on est  même potentiellement plein de boue. Se doucher, changer de vêtements, se passer de l’Algipan sur les muscles fatigués, tout ça est un incontournable pour littéralement se laver de la pression du match.

 

Appliqué à votre vie, cela peut signifier un moment pour vous, à votre retour à la maison, pendant lequel vous vous occupez de vous, sans être soumises aux sollicitations des enfants ou du conjoint. Il peut d’agir de prendre une douche, de se masser les pieds, tout ce que vous voulez du moment que vous vous occupez de vous.

 

 

3- La sortie du stade

concilier vie pro et vie perso à la sortie de stade on trouve des dérvatifs pour détourner son attentionA la sortie du stade, le match est terminé, le résultat est définitif, inutile de le rejouer 50 fois dans votre tête.

 

Alors pour éviter de ruminer des résultats insuffisamment satisfaisants jusqu’au prochain entraînement, rien de tel que de trouver des dérivatifs sous la forme de détournement d’attention. Un petit exercice simple pour cesser de penser au boulot consiste, sur le chemin du retour, à vous fixer un petit objectif. Par exemple:

 

  • Trouver 5 objets rouges
  • Repérer 5 personnes que vous trouvez super belles
  • Compter les boulangeries sur le trajet

Bref, n’importe quel petit défi qui va concentrer votre attention sur autre chose que le travail, et vous permettre ainsi une coupure nette.

 

Ce qui devrait vous permettre une vraie troisième mi-temps en famille, moment privilégié où on se retrouver pour rigoler et se faire plaisir ensemble, plutôt que de râler parce que les chambres ne sont pas rangées et que personne ne s’est occupé de changer la pile de la télécommande tout en étant préoccupée par le rapport Duschmoll que vous n’aurez jamais le temps de finir pour le 17.

 

 

 

Voir aussi

 

Valeurs du rugby et développement personnel

Valeurs du rugby & développement personnel: le respect

Valeurs du rugby appliquées à la vraie vie: l’esprit d’équipe

L’humilité et la reconnaissance au service du collectif

Valeurs du rugby appliquées à la vraie vie: l’engagement

Vie professionnelle: rétrogradation et perte de statut

Valeurs du rugby en entreprise, Ithaque et Cadremploi

Concilier vie professionnelle et vie privée

Changer de métier pour mieux concilier vie pro et vie perso?

Ebook gratuit: équilibre vie personnelle / vie professionnelle

L’invasion de la vie perso au boulot: ITW sur les limites à ne pas dépasser

 

 

 

 


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Bien-être: 10 trucs pour construire son petit monde d’abondance

Sylvaine Pascual – Publié dans: Bien-être et estime de soi / Vitamines mentales

 

 

 

Dans une conférence du TED2012, Peter Diamandis propose une vision optimiste de notre futur: un futur d’abondance. Si sa vision concerne essentiellement les progrès technologiques, elle m’a inspiré des pistes de réflexion pour construire son propre petit monde d’abondance, et ça n’est pas forcément ce que vous croyez!    

 

 

 

L'abondance morale construit le bien-être et le sentiment d'être heureuxCar à première vue, construire son propre petit monde d’abondance ressemble à un repli sur soi égoïste et individualiste, version « Ma corne d’abondance est à moi, rien qu’à moi, je ne la partage pas, les autres n’ont qu’à se sortir les doigts« .

 

Mais ça n’est pas du tout mon intention, car au contraire, créer de l’abondance – de biens, de reconnaissance, de temps, de compétences, de tout ce qu’on veut – c’est s’offrir la possibilité d’être heureux, mais aussi de partager et de participer, même à son modeste niveau, à la construction d’un monde plus heureux lui aussi, et donc plus apaisé…

 

 

 

Pessimisme programmé?

 

Peter Diamantis explique dans cette conférence que l’amygdale joue un rôle essentiel dans notre système émotionnel en triant les informations qu’elle reçoit en deux catégories:

 

  • Menace à notre survie ( = émotions négatives)
  • Non menace à notre survie ( = émotions positives)

Et bien entendu, ce sont celles qui correspondent à la première qui sont traitées en priorité, puisque tout ce que nous faisons poursuit un seul objectif: la survie. C’est l’amygdale qui va générer l’émotion appropriée à la situation.

 

Du coup, dans un monde où nous sommes en permanence confrontés à l’horreur, à la violence et aux difficultés de toutes sortes dans les médias, nous traitons en permanence des informations génératrices d’émotions négatives, qui augmentent notre pessimisme à l’égard du futur. Pourtant, selon Peter Diamantis, notre évolution et les progrès techniques et technologiques sont tels que nous n’avons aucune raison d’être pessimistes car ils nous permettrons de résoudre les grands problèmes actuels.

 

Le pessimisme vis à vis de l’avenir a vite fait de se transformer en déterminisme fataliste, qui est l’un des mignons préférés de la reine passivité. Car s’il n’y a pas d’issue positive en vue, alors transpirer sous l’effort n’a pas de sens, autant accepter son piètre lot, et courber l’échine en s’inventant des vérités universelles en forme de petits arrangements avec soi-même ‘de toute façon, ça sert à rien ».

 

Si Peter Diamantis a confiance dans notre capacité à construire collectivement un monde d’abondance pour tous au travers de la technologie, j’ai pour ma part confiance en la capacité de chacun d’entre nous de construire son propre petit monde d’abondance, au bénéfice autant de lui-même que de sa communauté et donc, plus largement à celui du monde. Mais cela nécessite certainement de redéfinir l’abondance.

 

 

 

L’abondance morale

 

L’abondance dont nous avons vraiment besoin, et qui m’intéresse ici c’est avant tout la profusion de toutes les nourritures de l’âme, tout ce qui nous procure un sentiment de bien-être moral. Et je ne parle pas de bien-être physique car certains d’ente nous n’ont guère la possibilité d’améliorer leur condition physique, et cela ne les empêche pas nécessairement de bénéficier d’une abondance de joie ou de plaisir de vivre.

 

Cette abondance morale n’exclut en rien l’abondance d’objets, d’aliments ou de technologie ou même d’argent: elle se contente de la modérer pour éviter l’accumulation d’inutile qui encombre nos placards et nos têtes sans autre avantage qu’un foisonnement de nourriture à égo et de poison à estime de soi. Cette modération n’est pas une obligation, elle est la conséquence naturelle de l’affluence de moyens de combler ces besoins. Elle est une sorte de sentiment de satiété qui intervient lorsque la quantité est suffisante.

 

A cette abondance morale correspond un plaisir de vivre qui nous rend sereins et dynamiques à la fois:

 

  • Capables de dépasser la peur (des autres, des lendemains qui déchantent, de la pluie, des échecs bref, de la vie)
  • Capables d’entreprendre ce que nous voulons vraiment, avec motivation et assurance.
  • Capables de distinguer ce qui mérite nos efforts de ce qui est superflu, de céder au vrai plaisir plutôt qu’aux sirènes de la consommation.
  • Capables d’être généreux de ce qu’on a plutôt que de thésauriser toujours plus.
Voici donc 10 pistes pour construire son petit monde d’abondance morale:

 

 

1- Engranger les vitamines mentales

Pour contrebalancer les maxidoses d’informations sinistres, et permettre à son amygdale de traiter des informations génératrices de plaisir, de joie, de jubilation, de satisfaction:

 

 

 

2- Déconnecter

Pour se protéger d’une société dont l’excès d’information négative est potentiellement toxique, tous les moyens de déconnexion sont bons:

 

 

 

3- Cultiver l’optimisme

Pour se donner à soi-même l’envie d’imaginer des issues positives à nos désirs d’entreprendre toutes sortes de choses, sur le plan personnel comme professionnel:

 

 

 

4- Faire le bilan de ses besoins

Disposer d’une corne d’abondance pleine de légumes verts quand on n’aime que la viande rôtie, c’est pas folichon. Alors autant faire le point sur vos besoins, en particulier ceux qui demandent à être comblés depuis longtemps sans avoir été tellement écoutés, tous planqués qu’ils sont derrière des désirs et envies compensatoires. Il en découle un sentiment de satisfaction profonde qui ressemble à l’abondance.

 

 

 

5- faire le bilan de ce qu’on a déjà

Nous avons tendance à focaliser sur les manques, puisque notre cerveau nous pousse à les combler. Cependant, nos vies sont déjà, dans la plupart des cas, de jolies collections de chouettes choses qui ne demandent qu’à être complétées, plutôt que des armoires désespérément vides. Il est donc utile de savoir ce qui embellit déjà nos vies, sans pour autant tomber dans la dictature du verre à moitié plein.

 

 

 

6- Fixer des objectifs pour combler les besoins

Identifier ses besoins est une étape cruciale, cependant la prise de conscience seule ne change pas notre monde. Le passage à l’action est indispensable et il commence par le fait de fixer des objectifs qui ressemblent à des objectifs, et non pas à des bonnes résolutions.

 

 

 

7- Faire le bilan des ressources internes

Nous avons déjà des ressources internes en abondance, que l’humilité judéo-chrétienne nous pousse souvent à ignorer au bénéfice de la dévalorisation. Reconnecter avec ces ressources internes pour pouvoir appuyer les actions à mener pour atteindre les objectifs sur du solide:

 

 

 

8- Etablir les plans d’action

Il n’y a pas de stratégie spécifique pour satisfaire tel ou tel besoin, car leur expression est personnelle, aussi vos solutions et vos plans d’action ne dépendent que de vous, en fonction des ressources dont vous disposez, et dont vous venez de faire la liste, et en fonction de votre personnalité, de votre imagination:

 

 

 

9- Partager ce que l’on a

Une fois que vous bénéficiez d’une profusion de ce dont vous aviez besoin, faire profiter autrui de ce dont vous disposez en abondance a de multiples bénéfices pour l’estime de soi et les relations, qui sont les deux richesses les plus essentielles à une vie bien remplie. C’est un premier pas vers un sentiment d’utilité sociale et relationnelle qui renforce le sentiment de plénitude et participe de l’abondance morale:

 

 

 

10- Contribuer

Contribuer, c’est sans doute l’étape ultime de l’abondance morale, qui permet d’oeuvrer au bénéfice d’une communauté, d’un projet qui nous dépasse largement. Générateur d’en sentiment d’utilité et de sens, le fait de contribuer à quelque chose de plus grand que nous, de plus grand que le bien-être personnel, est une façon de redistribuer l’abondance morale que nous avons nous-même créée. Comme une sorte de cercle vertueux à arrosage automatique. Bref, contribuez et la boucle est bouclée;)

 

 

 

 


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L’invasion de la vie perso au boulot: ITW sur les limites à ne pas dépasser

Sylvaine Pascual – Publié dans: L’actualité d’Ithaque  /  Vie professionnelle

 

 

 

Le magazine Assistante plus m’a contactée pour me poser des questions sur la multiplication des activités personnelles au boulot et les limites à ne pas dépasser. Questions intéressantes, en particulier pour les digital natives qui débarquent dans le monde du travail avec des habitudes pas toujours en harmonie avec les codes de l’entreprise…    

 

 

interview de sylvaine pascual sur le bon usage des activités personnelles au boulot« Les nouvelles technologies multiplient les tentations de s’évader sans quitter le bureau. Mais attention à garder le sens de la mesure avant d’utiliser les outils de l’entreprise pour des activités personnelles » dit la journaliste  Coralie Donas en introduction de l’article Facebook,Internet, téléphonie, les limites à ne pas dépasser, publié dans le numéro de mai/juin 2012 d’Assistante plus.

 

Et ce sens de la mesure est avant tout du domaine du bon sens. Il est impossible que la coupure entre vie professionnelle et vie privée soit totale, en revanche, au grand n’importe quoi nul n’est tenu, et les limites à fixer nécessitent simplement d’y mettre un peu de jugeote.

 

Ainsi par exemple,si les jeunes générations sont convaincues de pouvoir parfaitement jongler avec leurs connexions permanentes parce qu’elles sont tombées dedans quand elles étaient petites, il n’est pas certain que ce soit sans conséquence sur l’efficacité professionnelle comme sur le bien-être. Voici quatre points à retenir dans cet article consultable uniquement en version papier:

 

  • Se renseigner: connaître les usages propres à l’entreprise, ce qui est admis, ce qui ne l’est pas, pour éviter les impairs.
  • Eviter de mélanger les outils: pendant les pauses, un salarié peut faire ce qu’il veut, y compris surfer sur les réseaux sociaux ou faire ses courses en ligne. Autant le faire depuis son Smartphone plutôt que de son poste de travail, pour éviter les confusions et l’éventuel agacement de l’employeur.
  • Déconnecter: nous avons tous besoin laisser notre cerveau respirer de temps à autres et de lui offrir des moments pendant lesquels il peut se ressourcer. Soit au contact de « vraies » gens, soit pour prendre un moment pour soi, rêvasser etc… bref, mettre sa turbine à réflexion en mode veille pendant quelques instants.
  • Séparer vie pro et vie perso: distinguer ce qui fait partie de la vie personnelle et doit y rester (non, les règlements de comptes conjugaux ne sont pas à faire, même par téléphone, en plein open space) de ce qu’on peut s’autoriser à faire au travail. Inversement, apprendre à cesser d’être joignable 24/7 et donc corvéable à merci.

 

 

Voir aussi

 

Bien-être: dé-con-nec-ter

Butinage relationnel: maudit Smartphone!

Vie professionnelle: le repas de midi

Concilier vie pro/vie perso: interview dans l’Express

Ebook gratuit: équilibre vie personnelle / vie professionnelle

 

Ithaque dans les médias

 

 

 

 

 


Aller plus loin

 

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Déterminer s’il est temps de changer de boulot en 6 étapes

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

 

 

Les bonnes raisons de changer de job… voilà un sujet qui fait couler beaucoup d’encre et jouer beaucoup de claviers. Pourtant, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise raison de changer de boulot, il n’y a que des raisons d’y réfléchir, dès lors que l’idée s’en fait sentir, pour déterminer si c’est une vraie bonne idée. Et le mode d’emploi ne se limite pas à quelques « bonnes » ou « mauvaises » raisons…

 

 

 

5 étapes pour déterminer si c'est le moment de changer de boulotExplorer l’envie de changer de job avant tout

 

Des raisons estampillées « bonnes » de changer de job fleurissent sur Internet comme les géraniums en été: avec abondance et dans toute une variété de couleur.

 

Pourtant, passer des jugements de valeur sur des ressentis tels que « bonne » ou « mauvaise » raison, c’est céder à des certitudes qui appartiennent surtout à ceux qui les énoncent – bref, des idées reçues –  avec à la clé un double risque:

 

  • Prendre des décisions à la hâte, de céder à la pression sociale et aux idées reçues, parce que Gourouduboulot.com, champion de la réussite professionnelle, a dit que c’était une bonne raison. Et du coup risquer de lâcher la proie pour l’ombre.
  • Ne pas s’autoriser la réflexion, parce que Gourouduboulot.com, champion de la réussite professionnelle, a dit que c’était une mauvaise raison. Et du coup remiser son envie dans la carton à procrastination, au risque de céder à la démotivation, au découragement, voire au burnout.

 

Il n’y a pas de bonne ou mauvaise raison de changer de job, il n’y a que des envies à explorer pour déterminer si elles sont une bonne idée pour vous, en fonction de votre situation, de vos aspirations, de vos sources de plaisir et motivation au travail, de vos besoins et vos valeurs.

 

La liste des raisons qui donnent envie de changer de boulot est interminable, en voici quelques exemples, en vrac:

 

  • L’ennui, le manque de stimulation
  • Les petits arrangements avec l’éthique
  • Le sentiment de sous-exploiter son potentiel
  • Le manque d’épanouissement professionnel
  • L’absence de sens dans ce qu’on fait
  • L’ambiance détestable
  • L’absence de possibilités d’évolution, de perspective de carrière
  • Avoir fait le tour de son poste
  • L’excès de pression
  • La rémunération insuffisante
  • Des relations difficiles avec la hiérarchie
  • L’envie de nouveauté, d’évolution de carrière
  • Le manque de reconnaissance
  • L’incertitude quant à l’avenir de l’entreprise
  • etc.

 

 

Les tapis volants du changement de job

 

Si ces raisons peuvent être de bonnes raisons, elles ne sont pas suffisantes à elles seules pour changer de boulot bille en tête, au risque de se prendre les pieds dans le tapis des illusions. Car celui-là vole bas, et si la décision s’est appuyée sur des généralités estampillées « bonnes raisons », il ne tardera pas à vous montrer que le génie planqué dans votre lampe à huile (celle qui éclaire les méandres ténébreux de votre cerveau) s’était fait porter pâle le jour où vous avez pris cette décision.

 

Ce sont donc des bonnes raisons non pas automatiquement de changer de boulot, mais certainement de faire le point sur sa vie professionnelle, ses besoins et ses aspirations, afin de travailler son projet professionnel, dans sa boîte où ailleurs en fonction de lui. Car vouloir changer de boulot par exaspération ou par lassitude sans avoir construit un projet professionnel, c’est un peu comme s’imaginer qu’on va dégotter le palais des 1001 nuits juste parce qu’on en a marre de son 2 pièces cuisine: ça ne marche pas bien.

Deux exemples:

 

Les relations difficiles avec le boss.

Bien entendu, c’est de la faute du boss et uniquement du boss, qui danse tout seul la valse à trois temps des abrutis de haut vol. Attention, car il faut être deux pour avoir de mauvaises relations, et partir sans explorer votre propre part de responsabilité dans cette inimitié, c’est prendre le risque de reproduire le schéma relationnel. Alors aller voir ailleurs si les chefs sont plus verts, pourquoi pas, mais en prenant soin de travailler un peu son Karpman au passage. Et le boss actuel est peut-être un magnifique terrain d’entraînement.

 

Gagner plus

Vouloir gagner plus, voilà a priori une motivation aussi répandue que la grippe en hiver. Cependant, augmenter ses revenus signifie aussi souvent augmenter le temps de travail, les responsabilités, le stress et diminuer le temps familial ainsi que sa qualité. Tout cela à un coût qui n’est pas forcément automatiquement harmonieusement contrebalancé par un revenu supérieur. Potentiellement, chez certains, cela peut être générateur de plus d’illusions et de compensation que de plaisir.

 

 

 

Mini coaching: évaluer s’il est temps de changer de boulot

 

Chacune de ces raisons de réfléchir nécessite une évaluation minutieuse pour éviter la rencontre brutale entre vos jolis pieds et le tapis sus-mentionné:

 

  1. Faites le point en profondeur sur ce dont vous ne voulez plus et ce que vous voulez à la place, sur vos limites autant que sur vos envies et besoins professionnels en menant une réflexion sur le job idéal.
  2. Déterminez ce qui, concrètement et précisément, améliorerait la situation. En général, il s’agit au départ d’un sentiment vague de ras-le-bol et les pistes restent confuses, voire erronées quand les convictions limitantes s’en mêlent et il est nécessaire de détailler.
  3. Explorez les possibilités de mettre en œuvre ces changements dans le poste actuel ou l’entreprise actuelle. En d’autres termes, déterminer votre vraie marge de manœuvre, souvent bien plus étendue que ce qu’on imagine au premier abord. Si elle s’avère trop limitée, alors il est sans doute temps de changer de boulot et d’ignorer les étapes qui suivent.
  4. Mettez en œuvre les améliorations identifiées comme potentiellement faisables.
  5. Testez en appliquant une triplette du coaching, jusqu’à satisfaction ou au contraire jusqu’à ce que la nécessité de changer de job devienne une évidence.
  6. Décidez. Si vous êtes arrivé(e) à la conclusion qu’il est temps de changer de travail, alors l’étape suivante est la clarification du projet professionnel dans ses moindres détails, ce qui ne se limite pas du tout à vos compétences et « la réalité du marché », mais au contraire prend en compte qui vous êtes dans votre globalité. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

 

 

 

Voir aussi

 

Le boulot idéal: une réalité à inventer?

Quel travail voulez-vous?

En attendant le burnout

Job idéal: les 7 ingrédients du plaisir au travail

2 freins majeurs à l’évolution professionnelle

Job idéal: un dernier métier avant de mourir?

Efficacité professionnelle et émotions

Construire le bien-être au travail

Des solutions simples pour améliorer le quotidien au travail

Corvéable à merci: les limites de la flexibilité

(Re-)Donner du sens à sa vie professionnelle

 

Carrière

Reconversion professionnelle

Création d’entreprise

Quotidien professionnel

Procrastination: comment l’apprivoiser

 

 


Aller plus loin

 

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Guide de survie aux abrutis: histoires de persécution ordinaire

Sylvaine Pascual & Sylvie Bellard – Publié dans Relations  /  Connaissance de soi

 

 

 

Nous avons évoqué le harcèlement, qui est à distinguer du comportement persécuteur, au sens triangle de Karpman. Car si le terme persécuteur est souvent associé à des relations toxiques, le rôle relationnel, lui est complètement ordinaire, et nous y avons tous recours…  Partons donc à la rencontre de ce comportement si courant.

 

 

 

 

 distinguer un comportement persécuteur de harcèlementPersécuteur: un terme fort

 

Pour la plupart d’entre nous, le terme persécuteur est tellement fort que nous avons du mal à nous l’approprier où à le reconnaître en nous-mêmes. Il est fréquemment employé dans les situations de harcèlement et de manipulation perverse, aussi entendons-nous bien: nous parlons ici de comportement persécuteur au sens triangle relationnel élaboré par Stephen Karpman, psychologue américain qui a modélisé les rôles que nous jouons tous, dans nos interactions.

 

Le terme « persécuteur » est ici le pendant logique, sur le plan sémantique, à « sauveur » et « victime », les deux autres rôles relationnels, et il est aussi ordinaire, banal et néanmoins pénible, que les orties dans les prés du printemps à l’été.

 

S’il rend nos relations pénibles, le comportement persécuteur n’est pas pour autant le reflet d’une pathologie psychologique et il est tout à fait possible de travailler à cesser d’agir en persécuteur ou de subir un persécuteur en coaching, contrairement au harcèlement qui nécessite un passage par la case psy.

 

Toute la difficulté réside dans la distinction entre harcèlement et persécution. Car les comportements persécuteurs ne sont pas, en soi, du harcèlement. Ils génèrent des relations déséquilibrées, coûteuses en énergie, néfastes à l’estime de soi, certes. Mais ce n’est que lorsque leur ampleur et leur fréquence deviennent extrêmes qu’ils peuvent dégénérer en harcèlement.

 

 

 

Hermione Granger, exemple  type de persécuteur ordinaire

 

Nous avons déjà évoqué l’apprenti sorcière, exemple type du parfait petit persécuteur ordinaire, dans l’article Comportement persécuteur et recherche d’emploi. Pour mieux vous aider à comprendre ce que signifie ce rôle et les dégâts relationnels qu’il entraîne, Sylvie Bellard nous propose aujourd’hui une analyse d’un extrait du premier Harry Potter, la rencontre entre Hermione, Ron et Harry. Rencontre toute gentillette entre braves petits apprentis sorciers qui vont sauver le monde de pleins de vilains méchants? Sans doute. Mais c’est aussi un exemple flagrant de la façon dont se met en place la persécution au sein de relations parfaitement anodines. Je passe la bâton de parole à Sylvie:

 

 

 

Bas les masques : le rôle de persécuteur

 

Nous vous invitons à visionner cette scène du train extraite d’Harry Potter. A première vue il s’agit d’une scène bien innocente, qu’en dites-vous ?

 

 

A y regarder de plus près et au delà du rôle des acteurs, les personnages jouent chacun un autre rôle qui les définit. Nous voulons parler ici de rôle relationnel  tel que défini dans le triangle de Karpman. Nous vous proposons de nous intéresser dans cet article au rôle joué par Hermione dans sa relation avec Ron.

 

Repassez vous la scène si besoin notez le langage verbal et non verbal de la communication et remarquez comment chacun de ces éléments de la communication d’Hermione avec Ron impacte négativement la dynamique relationnelle entre ces 2 personnages. Alors toujours anodine cette scène ?

Pour aller plus loin, nous vous proposons quelques pistes de réflexion:

 

 

  • Les mots 

« Oh !  Tu fais de la magie voyons ça ! »

Des mots, des sous entendus,  pour déstabiliser, prendre l’ascendant, et pour enfoncer le clou « Moi je n’ai jeté que quelques sorts faciles bien sur mais ça a marché à chaque fois. », Hermione va le démontrer par l’exemple ; C’est un pas de plus dans la persécution : l’humiliation.

 

 

  • Le ton 

« Tu appelles ça jeter un sort, avoue que ce n’est pas une réussite ! »

De l’arrogance, pour rabaisser, dévaloriser l’autre en l’amenant à faire le constat d’échec par lui même.

Et nous vous invitons à réécouter le passage lorsqu’Hermione dit en s’adressant à Ron « Et toi tu es ? » notez comment le volume de sa voix diminue, zoomez sur le haut de son visage et voilà  le coup de grâce du persécuteur est donné  très naturellement, il marque une forme de mépris envers Ron pour mieux lui faire ressentir qu’il n’est pas grand chose.

 

 

  • La gestuelle 

Mouvement de tête,  sourire pincé,  yeux suspicieux, petite mou de négation envers Ron, mouvements des sourcils, air supérieur. Ce non verbal est une forme de dévalorisation de l’autre même pas subtile quand on y prend garde et qui vient soutenir et même renforcer le jeu de la relation entre le persécuteur et la victime.

 

In fine rien d’agressif, ni de violent dans cette relation mais un indéniable jeu de rôle pour mieux atteindre l’autre et se protéger de soi et de la relation.  La persécution n’a pas forcément un visage dur et ne se joue pas toujours dans des situations conflictuelles ; Elle a aussi un visage d’ange et fait mouche tout autant.

 

Dans notre quotidien à force de répétition de ces scènes anodines nous pouvons nous égarer. Alors prenons soin de nos relations.

 

 

 

Mini coaching: évaluer sa propre relation à la persécution

 

Hermione n’est pas un monstre et nous non plus! Chacun d’entre nous peut avoir recours à un comportement persécuteur pour obtenir de la reconnaissance (« je suis la plus forte de tous les mini-sorciers » qui veut dire « donc j’existe, donc je suis quelqu’un »). Lorsque nous jouons ce rôle, c’est que l’interlocuteur accepte de jouer celui de la victime ou du sauveur.

 

Inversement, ils nous arrive à tous de subir les petites persécutions d’égos fragiles en mal de reconnaissance, et cela signifie qu’alors c’est nous qui acceptons de jouer le rôle de victime ou de sauveur.

 

Identifier les rôles que nous jouons est un premier pas vers des relations plus sereines et apaisées, qui passeront par le développement de l’assertivité, de l’estime de soi et de l’affirmation de soi. Commençons par un rappel sur les comportements persécuteurs:

 

  • La tendance à tout savoir, à vouloir avoir toujours raison.
  • La tendance à vouloir avoir le dernier mot.
  • La tendance à vouloir imposer ses points de vue, à convaincre à tout prix.
  • La propension à juger, à diriger, à corriger la moindre erreur.
  • La volonté d’établir les règles.
  • Le recours à la colère, la critique, la dévalorisation, la culpabilisation pour obtenir ce qu’il veut.

 

A vous maintenant d’identifier ce qui se passe dans vos relations:

 

  • Dans quelle mesure vous arrive-t-il de jouer les persécuteurs?
  • Dans quels types de situations?
  • Avec quelles personnes?
  • Dans quelle mesure vous arrive-t-il de subir de comportements persécuteurs?
  • De la part de qui?
  • Dans quels types de situations?
  • Qu’est-ce que tout cela vous dit sur vous-même?
  • Sur vos besoins à combler?

 

 

 

 

Voir aussi

 

E-book gratuit triangle de Karpman.

4 trucs infaillibles pour se pourrir les relations

15 trucs infaillibles pour ne pas obtenir ce qu’on demande

Guide de survie aux abrutis

Guide de survie aux abrutis: le bocal à con

Compétences relationnelle: l’affirmation de soi

La demande assertive

Exprimer ses limites

 

Dossiers complets:

Mieux communiquer

Compétences relationnelles

 

 

 

 

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Vous voulez sortir des rôles relationnels pour construire et entretenir des relations plus sereines et apaisées? Pensez au coaching. Pour tous renseignements,  contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Trouver un job grâce aux réseaux sociaux: itw sur pourseformer.fr

Sylvaine Pascual – Publié dans: L’actualité d’Ithaque  /  Vie professionnelle

 

 

 

J’ai répondu aux questions de pourseformer.fr concernant les recommandations qu’on peut faire aux chercheurs d’emploi qui veulent trouver un boulot grâce aux réseaux sociaux…    

 

 

 

Trouver un job grâce aux réseaux sociaux, interview de Sylvaine Pascual sur pourseformer.com

 

Le sujet a fait courir beaucoup de doigts sur beaucoup de claviers ces derniers temps. Les réseaux sociaux seraient en passe de devenir indispensables à la recherche d’emploi.

 

Quoi qu’il en soit, s’ils ne sont certainement pas un solution miracle pour retrouver un job en deux temps trois clics, ils sont devenus un excellent moyen de développer son réseau professionnel, d’augmenter les chances d’être recommandé ou même coopté, de favoriser des rencontres professionnelles fructueuses.

 

Cet article publié dans le dossier « emploi, cooptation et réseaux professionnels » donne un panorama assez complet des bénéfices d’associer les réseaux sociaux à une recherche d’emploi traditionnelle:  5 conseils pour trouver un job grâce aux réseaux sociaux

 

Et comme un seul article ne peut couvrir tous les aspects techniques et relationnels de l’utilisation des réseaux sociaux dans la recherche d’emploi, il lui manque le mode d’emploi. Aussi je vous renvoie à plusieurs ressources sur le sujet:

 

Voir aussi

 

 

 

 

 

 


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Morale primate et relations humaines: faisons les singes!

Sylvaine Pascual – Publié dans: Relations aux autres

 

 

 

Voici une vidéo fascinante qui montre que certaines qualités relationnelles – réciprocité, empathie, équité, collaboration –  sont naturelles chez les animaux, et donc essentielles à leur fonctionnement… comme au nôtre. Pas du tout des valeurs morales bisounours obsolètes inventées par des amateurs de relations rose bonbon.    

 

 

 

 

empathie, collaboration, équité, réciprocitéUn primatologue au chevet des relations humaines

 

Pendant longtemps, l’éthologie s’est concentrée sur l’étude des relations de pouvoir et de la compétition au sein de groupes d’animaux. Et comme au fond, nous sommes de grands animaux, les conclusions étaient valables pour nous aussi: animaux et humains, même combat : le combat.

 

Nous serions profondément agressifs, compétitifs et assoiffés de pouvoir et de domination. Tout cela au bénéfice de l’intérêt personnel. Maudits pêcheurs que nous sommes, qui avons besoin de vertueux philosophes ou de vertueuses religions pour nous dicter de nobles comportements aux antipodes de notre vile nature!

 

Comme il l’explique dans cette conférence TED, le primatologue Frans de Waal a remis en question ces conclusions lorsqu’il s’est rendu compte que les chimpanzés se réconcilient systématiquement après une bagarre. Du coup, il ne s’agissait plus simplement de gagner ou de perdre, mais de préserver, au delà du conflit, une relation précieuse, révélatrice de besoins sociaux et affectifs qui priment sur la compétition. Et ses conclusions sont pleines d’enseignements pour les relations humaines…

 

 

 

Exit « l’homme est un loup pour l’homme ». Nous ne sommes ni fondamentalement mauvais, ni fondamentalement auto-centrés, ni fondamentalement animés par l’intérêt personnel. Du coup, Frans de Waal s’est intéressé aux piliers de la morale et s’est mis à étudier leur expression chez les animaux.

 

  • La réciprocité, associée au sentiment de justice et d’équité.
  • L’empathie, associée à la compassion, au souci du bien-être de l’autre.
Il se trouve que ces caractéristiques, qu’on pouvait croire réservées à l’Homme animal doué de raison, qui serait arrivé à ces conclusions morales par la pensée et en particulier la philosophie, sont courantes chez les primates qui font preuve des caractéristiques associées à la moralité.

 

 

  • La coopération. Comme les éléphants, Les chimpanzés sont capables de coopération. Y compris lorsqu’il n’y a pas de motivation version intérêt personnel. Dans ce cas, ils coopèrent parce qu’en vertu du principe de réciprocité, ils savent qu’il y aura naturellement renvoi d’ascenseur.
  • L’empathie. Les primates sont sujets à la réplication du bâillement, qui est liée à l’empathie.
  • La compassion, le souci du bien-être de l’autre. Les chimpanzés sont capables de comportements dits prosociaux, comme  par exemple consoler, réconforter ou préférer la récompense collective, plutôt que la récompense individuelle (inversement, lorsqu’il y a pression ou intimidation, le choix prosocial diminue)
  • L’équité et la justice. Les chimpanzés ont une véritable sens de l’équité et sont capables de protester lorsque celle-ci fait défaut.

 

 

 

Tous des bisounours?

 

Lorsqu’on parle de comportements relationnels à réhabiliter comme la  gentillesse, l’entraide et la coopération, l’empathie etc., en particulier dans le cadre professionnel, il y en a toujours un ou deux pour glousser « bisounours » au fond de la salle. Ces études montrent que c’est exactement l’inverse, et que ces comportements, s’ils existent chez les animaux, c’est qu’ils sont indispensables à la survie et non le fruit de la réflexion de cerveaux qui rêvent d’un monde rose bonbon. Il ne s’agit donc pas de promouvoir un monde sans conflit, mais un monde prosocial qui correspondrait à notre vraie nature… de grand singe.

 

En d’autres termes, nous sommes déconnectés de notre vraie nature, empreinte de collaboration, de réciprocité, d’équité et d’empathie, et il y a certainement beaucoup à dire sur les origines de cette situation, dont l’un des prolongements est sans doute notre société psychotoxique.

 

Cela signifie aussi que lorsque nous primates évoluons dans un environnement dépourvu de ces comportements, nous ne pouvons pas fonctionner très longtemps de façon saine et sereine, et tombons vite dans le frein majeur à la collaboration: l’égo. Nous avons fondamentalement besoin d’un environnement dans lequel chacun peut exprimer ces caractéristiques relationnelles naturelles.

 

Mais si nous avons besoin de quelque chose qui existe peu, c’est aussi parce que nous sommes tous coupables des environnements toxiques de nos entreprises :

 

  • Parce que nous nous indignons de l’inacceptable essentiellement dans les mots, peu dans les actes.
  • Parce que nous participons activement aux ambiances pourries pas l’absence d’affirmation de soi saine, à laquelle on préfère la paille dans l’oeil du voisin, la victimisation, le c’est-pas-moi-c’est-lui.

 

 

 

 

Mini coaching: mettre davantage de morale primate dans nos relations

 

Alors plutôt que d’attendre l’illusoire miracle managérial qui permettra de créer une atmosphère béate-zen dans laquelle nous serons – enfin – en mesure d’avoir tout un tas de comportements qui seraient juste de la confiture aux cochons autrement, il est sans doute temps de chercher à faire preuve de ce que nous attendons des autres. Bref: faisons les singes!

 

  • Que pouvez-vous faire pour développer vos capacités d’empathie, de réciprocité, d’empathie, de collaboration?
  • Que pouvez-vous faire pour en mettre davantage dans votre quotidien?

 

 

 

Voir aussi

 

La lecture émotionnelle au service des relations
Collaboration, conflits et lecture émotionnelle

Sentiment d’appartenance et résilience collective

L’égo, frein majeur à l’intelligence collaborative

Sortir d’un bocal à con en 10 étapes

Vie professionnelle: des attitudes à réhabiliter

11 comportements qui tuent au travail

Valeurs du rugby appliquées à la vraie vie: l’esprit d’équipe

Réhabiliter la gentillesse

Partager ce qu’on a

Valeurs du rugby appliquées à la vraie vie: le respect

Compétences relationnelles: politesse et amabilité

Entraide et coopération

 

 

 

 

 


Aller plus loin

 

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Guide de survie aux abrutis: le harcèlement moral

Sylvaine Pascual – Publié dans: Relations aux autres

 

 

 

Il arrive régulièrement que des clients viennent me voir pour développer leurs compétences relationnelles dans le cadre d’une situation conflictuelle ou difficile au travail. Parmi ceux-là, il arrive aussi régulièrement qu’il s’agisse de harcèlement moral, que le coaching ne peut pas traiter. Aussi je vous propose quelques pistes pour identifier la harcèlement moral et les personnes à qui s’adresser.    

 

 

ou mobbing. Comment identifier le harcèlement moral pour s'adresser aux bonnes personnes

 

 

Harcèlement, coach, psy et avocat

 

Dans les cas avérés de harcèlement moral, le coach ne peut vous aider

  • ni dans les démarches, qui sont du ressort de votre hiérarchie en cas de tentative de médiation, ou de votre avocat en cas de recours juridique. Voir les différentes démarches, compilées par Juritravail
  • ni dans l’indispensable travail sur soi. Le coach n’est pas formé pour traiter la souffrance ou le travail thérapeutique, aussi la reconstruction de soi se fera chez le psy. Voir la liste des consultations de Souffrance et travail:

Les seuls cas dans lesquels le coach peut être utile sont la prévention et le développement des compétences relationnelles après la reconstruction psychologique.

 

 

 

Compétences relationnelles et harcèlement moral

 

Je ne suis pas du tout convaincue que face à un harcèlement avéré le développement de l’affirmation de soi et des compétences relationnelles soit suffisant pour y mettre un terme. Il n’est utile que s’il s’agit simplement d’une situation de persécution au sens triangle de Karpman du terme.

 

En revanche, lorsqu’on a subi du harcèlement moral, APRES la phase de reconstruction psychologique chez le psy et avec l’aval de celui-ci, il est utile de développer l’affirmation sereine de soi au travers du développement des compétences relationnelles pour éviter d’y être confronté à nouveau dans une autre situation professionnelle.

 

De même, l’acquisition des compétences relationnelles diminue le risque de se trouver un jour victime de harcèlement. Attention cependant, il le diminue sans le supprimer, car l’affirmation de soi est efficace uniquement contre le harcèlement par des personnes à comportements non pervers.

 

 

 

Identifier le harcèlement moral

 

Le problème, c’est que sa banalisation nous pousse à voir du harcèlement partout, y compris là où il n’y a qu’un stress relationnel. La moindre maladresse et hop! Nous voilà hurlant au harcèlement. Une réprimande individuelle publique est une idiotie managériale, mais ça ne suffit pas à faire du boss en question un monstre de harcèlement moral qui mérite d’être cloué au pilori des relations pourries. Ca en fait tout au plus un imbécile à enfermer temporairement dans un bocal à con, le temps d’acquérir les compétences relationnelles nécessaires pour s’affirmer face à lui et lui faire les demandes nécessaires.

 

Selon le site Placedelamediation.com, « il faut subir certains « agissements » : actes anormaux, paroles blessantes, gestes déplacés. Ensuite, ces agissements doivent se répéter dans le temps. »

 

Alors quels agissements? Heinz Leymann, docteur en psychologie et professeur à l’université de Stockholm, a publié en 93 un ouvrage intiulé Mobbing dans lequel il a listé 45 comportements constitutifs de harcèlement répartis en 5 catégories. Ils représentent une base solide pour identifier une situation de harcèlement:

 

1- Empêcher la victime de s’exprimer

  •     Le supérieur hiérarchique refuse à la victime la possibilité de d’exprimer.
  •     La victime est constamment interrompue.
  •     Les collègues l’empêchent de s’exprimer.
  •     Les collègues hurlent, l’invectivent.
  •     Critiquer le travail de la victime.
  •     Critiquer sa vie privée.
  •     Terroriser la victime par des appels téléphoniques.
  •     La menacer verbalement.
  •     La menacer par écrit.
  •     Refuser le contact (éviter le contact visuel, gestes de rejet,…).
  •     Ignorer sa présence. par exemple en s’adressant exclusivement à des tiers.

2- Isoler la victime

  •     Ne plus lui parler.
  •     Ne plus se laisser adresser la parole par elle.
  •     Lui attribuer un poste de travail qui l’éloigne et l’isole de ses collègues.
  •     Interdire à ses collègues de lui adresser la parole.
  •     Nier la présence physique de la victime.

3- Déconsidérer la victime auprès de ses collègues

  •     Médire d’elle ou la calomnier.
  •     Lancer des rumeurs à son sujet.
  •     Se gausser d’elle, la ridiculiser.
  •     Prétendre qu’elle est une malade mentale.
  •     Tenter de la contraindre à un examen psychiatrique.
  •     Railler une infirmité.
  •     Imiter la démarche, la voix, les gestes de la victime pour mieux la ridiculiser.
  •     Attaquer ses convictions politiques ou ses croyances religieuses.
  •     Se gausser de sa vie privée.
  •     Se moquer de ses origines, de sa vie privée.
  •     La contraindre à un travail humiliant.
  •     Noter le travail de la victime inéquitabalaement et dans des termes malveillants.
  •     Mettre en question, contester les décisions de ses victimes.
  •     L’injuruer dans les termes obscènes et dégradants.
  •     Harceler sexuellement la victime (gestes et propos)

4- Discréditer la victime dans son travail

  •     Ne plus lui confier aucune tâche.
  •     La priver de toute occupation et veiller à ce qu’elle ne puisse en trouver aucune par elle-même.
  •     La contraindre à des tâches totalement inutiles et/ou absurdes.
  •     Lui donner sans cesse des tâches nouvelles.
  •     La charger de tâches très inférieures à ses compétences.
  •     Lui faire exécuter des travaux humiliants.
  •     Confier à la victime des tâches exigeants des qualifications très supérieures à ses compétences, de manière à la discréditer.

5- Compromettre la santé de la victime

  •     Contraindre la victime à des travaux dangereux ou nuisibles à la santé.
  •     La menacer de violences physiques.
  •     L’agresser physiquement, mais sans gravité, « à titre d’avertissement ».
  •     L’agresser physiquement, sans retenue.
  •     Occasionner volontairement des frais à la victime dans l’intention de lui nuire.
  •     Occasionner des dégâts au domicile de la victime ou à son poste detravail.
  •     Agresser sexuellement la victime.

 

 

Qui harcèle qui?

 

On a un peu trop tendance à associer le harcèlement moral au petit chef qui se nourrit de jeux de pouvoir. Cependant, tout le monde peut être concerné. Toujours selon Place de la médiation, le harcèlement peut être:

 

  • Descendant: le manager qui s’en prend à son collaborateur
  • Ascendant: le manager victime d’un ou plusieurs collaborateurs
  • Horizontal: le collaborateur victime d’un ou plusieurs collaborateurs
Ces trois cas sont également destructeurs. Si vous pensez être victime de harcèlement, il est indispensable de vous adresser à votre médecin du travail. Si le harcèlement est avéré, il devient alors important de prendre certaines mesures: 10 conseils pour réagir au harcèlement moral.

 

 

 

Ressources externes

 

Harcèlement moral: quête pour une définition

Qu’est-ce que le harcèlement moral?

 

 

 

 Voir aussi

 

Guide de survie aux abrutis

Guide de survie aux abrutis: le manipulateur

Guide se survie aux abrutis: 5 erreurs fatales avec un manipulateur

Vie professionnelle: 11 comportements qui tuent

Ebook gratuit: le triangle de Karpman

Tous manipulés, tous manipulateurs!

4 trucs infaillibles pour se pourrir les relations

 

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez développer vos compétences relationnelles pour vous affirmer sereinement dans le travail? Pensez au coaching. contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32