Garder le moral dans la tourmente

Sylvaine Pascual – Publié dans: Stress, la coexistence pacifique   /  Développer ses talents et ressources

 

 

 

Il y a des périodes pendant lesquelles, de croche-pattes en rouleau-compresseur, si l’on croyait au sort, on dirait qu’il s’acharne.Qu’ils soient personnels ou professionnels, quand les contretemps, désagréments, contrariétés, soucis, déboires, épreuves et catastrophes s’accumulent, nous nous sentons dépassés, désorientés, meurtris, fatigués, usés…

 

 


Toucher le fond… ou pas

 

Et comme nous avons bien conscience que le pire n’est jamais sûr, nous pouvons difficilement prédire à quel moment précis nous allons toucher le fond, finalement tant attendu, puisqu’il marquera le début de la remontée.

 

Pendant la durée incertaine de cette mauvaise passe, comment garder la tête hors de l’eau? Comment éviter de céder au découragement et au bourdon? Comment garder un tant soit peu le moral?*

 

 

Auto coaching: garder le moral dans les périodes difficiles**

 

 

Dans une période difficile, il est parfois peu évident de rester connecté(e) avec cet optimiste et cette énergie qui nous habitent quand tout va bien. Nos ressources mentales se consument alors dans nos déboires. Voici quelques idées pour préserver et alimenter vos batteries psychiques.

 

 

Identifier ses besoins

Au dela des problèmes qui nous préoccupent, quand l’avis de tempête pointe, nous avons certains besoins pour continuer à manoeuvrer le navire, qui peuvent être très variables d’une personne à une autre: aide, soutien, besoin de parler, d’être écouté(e), besoin de distance, de moments de solitude, de s’évader, de s’occuper etc.
De quoi avez-vous besoin pour vous sentir le mieux possible malgré les circonstances?
Comment allez-vous vous y prendre pour satisfaire ces besoins?

 

 

Eviter les gens/situations anxiogènes ou émotionnellement pesants

Inutile de charger le mulet. Si Tante Simone, ou le dernier scandale financier vous hérissent le poil, autant attendre une période plus sereine pour vous en encombrer le cerveau ou l’agenda.
Quelles sont les situations dans lesquelles vous ne vous sentez pas totalement à l’aise?
Quelles sont les personnes avec lesquelles vous ne vous sentez pas totalement à l’aise?
Dans quelle mesure pouvez-vous les éviter?
Comment vous y prendre pour le faire?

 

 

Multiplier les occasions de se faire plaisir

Tous les plaisirs sont à prendre en compte, même les plus petits. Attention cependant aux plaisirs compensatoires: leur préférer les plaisirs vrais. Et multiplier les occasions de rire, remède universel.
Quelles sont les personnes, situations ou activités qui vous procurent du plaisir?
Comment en augmenter la fréquence?

 

 

S’appuyer sur ses ressources internes
Nous minimisons souvent nos talents, alors surtout pendant les périodes difficiles. Elles sont pourtant l’occasion de révéler des ressources insoupçonnées.
Quelles sont vos qualités, capacités les plus flagrantes, celles qui vous définissent le plus?
 Comment les exploiter pour garder le moral pendant cette période?

 

 

S’appuyer sur ses ressources externes
Certaines personnes sont nos pierres précieuses:
Quelles sont les personnes dont la compagnie et ou le soutien vous sont bénéfiques dans les périodes compliquées?

Quelles sont les personnes susceptibles de vous apporter ce dont vous avez besoin?
Qu’allez-vous leur demander?

 

 

Accueillir les émotions
Dans ces périodes d’accumulation, à chaque nouvel événement, des émotions surgissent: tristesse, peur, colère nous envahissent et semblent compliquer encore les choses. Soyons clairs: plus nous luttons contre les émotions, plus leurs effets augementent, aussi accueillons-les et accetpons leur légitimité et leur utilité (voir Les émotions: amies fidèles ou ennemies incapacitantes?).
Quelle est cette émotion que je ressens? A quoi sert-elle?


 

 


Le bilan positif de la journée
Pour finir, un de mes exercices préférés: ludique et agréable, à l’efficacité étonnante, pour peu qu’on écarte vraiment tout événement négatif.
Chaque soir, avant de vous endormir, faites le bilan de tous les moments positifs de votre journée, si petits soient-ils. Prenez soin de laisser au placard tout détail négatif et de garder uniquement ce qui vous a apporté plaisir, joie, satisfaction.

 


*Mise en garde: un moral en berne de façon persistente et excessive ressemble à de la déprime. Parlez-en alors avec votre médecin.
**Mise en garde: ceci est un ensemble de techniques qui favorisent un meilleur moral pendant une période difficile. Si une solution miracle existe, capable de vous agrapher à la figure un sourire indéfectible et radieux quelles que soient les circonstances, elle est sans doute en vente sur e-bay ou chez GourouMaj.com

 

 

 

 

Articles relatifs et autres pistes à creuser

 

Les émotions: amies fidèles ou ennemies incapacitantes?
Rôle des émotions: la joie
Emotions: éloge du plaisir
Les besoins à combler

Les dossiers d’Ithaque: le plein de vitamines mentales
Les dossiers d’Ithaque: Comprendre les émotions
Les dossiers d’Ithaque: Développer ses talents et ressources

 

 

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5 Comments

  • etnik dit :

    un article qui m’intéresse au plus haut point, je connais parfois des chutes brutales du moral, les clowns cachent souvent des blessures et ça me fait du bien de lire tes conseils

  • MADmoiselle dit :

    Quand ça m’arrive ce genre de mauvaise passe, j’ai une méthode : au lieu de me concentrer sur tout ce qui va mal, je me concentre sur tout ce qui va bien, la moindre petite chose positive… et du coup, ce qui va mal disparaît petit à petit.
    Je crois que plus on pense à sa malchance, plus on lattire, ou du moins, plus on la remarque. Et l’inverse est vrai aussi : plus on pense aux choses positives, plus on les remarque…
    Il faut aider sa bonne étoile de temps en temps.
    Comme on dit : aide-toi et le ciel t’aidera 🙂

  • Gnouros dit :

    En somme, une grande partie de notre bonheur dépend du jugement que nous portons sur les choses : retenir le bien, écarter le mauvais. Très stoïcien/épicurien comme méthode.

    Cependant, à trop placer dans le jugement subjectif des personnes les conditions du bonheur, n’écarte-t-on pas très vite les causes objectives de ce malheur ? Et par conséquent, ne contribuons-nous pas à faire admettre comme allant de soi ces causes extérieures ? À quoi bon blâmer un ordre social injuste, la crise financière, ou que sais-je encore, si la clef du bonheur réside dans la Citadelle intérieure stoïcienne ou le Jardin épicurien ?

    J’entends bien tous ces conseils, mais ma crainte est qu’à trop les appliquer, on en oublie les causes réelles des problèmes, à trop se focaliser sur la seule perception de ceux-ci que l’on veut à tout prix transformer comme positive. C’est ce que j’avais essayé de défendre ici : Des remèdes contre la crise.

  • Gnouros dit :

    Je me doutais bien que tu ne tomberais pas dans le travers que j’ai trop tôt fait de dénoncer. Ces quelques précisions éclaircissent fort bien ce que tu exposais, qui est bien loin d’être un positive thinking (de) forcené 🙂

  • sylcuisine dit :

    Je retiens l’idée du bilan positif de la journée.
    Je suis ravie que la recette des bananes malgaches te plaise ;o)
    Bon mercredi
    A bientôt
    Sylvie

     

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