Plaisir au travail: des solutions simples pour améliorer le quotidien professionnel

30 moyens simples d'exploiter son pouvoir d'agir et regagner en plaisir au travail

 

En vertu sans doute du principe de l’emmerdement maximum, notre quotidien professionnel est souvent infesté d’enquiquinements divers qui nous hérissent le poil aussi facilement qu’un boucher  expérimenté découpe un chateaubriand dans le filet. Bye bye le plaisir au travail, l’accumulation de petits désagréments et de contrariétés majeures devient vite pénible et génératrice d’anxiété, de tensions et de stress. Nous pouvons remédier à certains avec un peu d’imagination et de volonté, grâce à la mise en place de  petits objectifs simples.

 

30 moyens simples d'exploiter son pouvoir d'agir et regagner en plaisir au travail

 

L’enfer, c’est l’environnement de travail

Au delà de notre activité professionnelle en elle-même, c’est souvent notre environnement au travail qui est à l’origine de nombre de ces contrariétés et d’une déperdition navrante du nourrissant plaisir au travail. D’abord le lieu, son organisation spatiale et temporelle, son organisation tout court, le matériel…

Ensuite: les autres. Entendons par là nos collègues, collaborateurs, supérieurs, clients: leurs attitudes, leurs agissements, leurs attentes, leurs exigences, leurs (absence de) performances. Nous nous retrouvons ainsi la tête pleine de pensées envahissantes, des fantasmes de prises de pouvoir agressives fortement consommateurs d’énergie et au fond peu constructifs. Ainsi, avez-vous jamais rêvé (cocher les cases correspondantes):

– De réparer votre ordinateur avec un démonte-pneu. Ca vous calmera les nerfs et en plus, ça fera pleurer le geek de l’informatique qui est déjà venu trois fois.

– D’envoyer paître la prochaine personne qui téléphonera,/déboulera dans votre bureau, et ce dans un langage digne de B.B.  (Berthe Bérurier).

– De troquer subrepticement votre 1,88m2 d’open space contre le bureau lumieux avec canapé, mini bar et poster des îles Fidji/lithographie de Klee de Dupont, cet abruti prétentieux et condescendant.

– De prendre des cours de kickboxing, histoire de développer un moyen percutant de faire comprendre à votre chef que vous en avez ras-la-casquette de bosser 74 heures par semaine sans contrepartie.

– De déjouer avec finesse les complots qui s’ourdissent sournoisement dans votre département et de les retourner contre les malfaisants, version “quand on emmerde l’empire, l’empire contre-attaque”.

– De torpiller Dupont-Durand, fraîchement embauché aux fusions et acquisitions et qui vous fait de l’ombre, malgré vos dix ans dans le département, rien que parce que c’est un X-Mines.

– De (faire) virer Durand avec pertes et fracas, histoire d’envoyer un message fort à ceux du service qui passent, comme lui,  leur journée sur Facebook.

– De profiter de la réunion de jeudi pour expliquer à votre chef de projet que vu son niveau de compétence, il est temps de se reconvertir en shampouineuse.

– De prier pour que toute l’informatique tombe en rideau pendant les vacances, pour ne pas avoir 451 mails à lire en rentrant, dont 228 blagues foireuses.

– De mettre les 873 dossiers éparpillés dans votre bureau devant la réception et d’y ficher le feu: comme ça, vous aurez de bonnes raisons de ne pas retrouver celui de Robinets & Co.

– De dévoiler la relation extra-conjugale de votre N+2 (ce phacochère endimanché) avec la gossip girl de la compta, ça lui apprendra à vous parler aimablement.

– De passer votre boss au moulin à légume. Comment pouvez-vous faire votre boulot, s’il ne vous donne que la moitié des infos?

– De (presque) tout ça à la fois.

 

Les petits objectifs qui améliorent la vie au travail

Ces pensées belliqueuses ont de multiples inconvénients: elles entretiennent la vision négative de l’environnement de travail, augmentent le stress, l’amertume et le taux de bile dans l’estomac et surtout, elles ne résolvent pas le problème. Il existe pourtant tout un tas de petites solutions pour amoindrir la cause au lieu de s’irriter de l’effet.

Plutôt que de réagir, réfléchissons aux moyens d’agir en amont pour éviter un minimum ces contrariétés. Il ne s’agit pas de prétendre atteindre une sérénité proche de la béatitude, mais de trouver des solutions simples et de fixer de petits objectifs qui vont avoir un impact direct sur votre quotidien professionnel. Exploiter son pourvoir d’agir au lieu de subir, au travers d’un petit peu de job crafting pour retrouver un brin supplémentaire de plaisir au travail. Voici quelques exemples:

  1. Mettre en place un système de limitation des interruptions.
  2. Trouver 3 moyens de vous organiser autrement et de libérer votre créativité et votre efficacité
  3. Rendre votre espace de travail plus attrayant.
  4. Trouver 5 minutes par jour pour ranger votre bureau.
  5. Accorder de l’attention aux petites choses qui mettent de bonne humeur au travail.
  6. Trouver 3 qualités chez chacun de vos collaborateurs/collègues directs (au lieu de focaliser sur leurs défauts).
  7. Reconnaître la valeur de vos collègues/collaborateurs.
  8. Trouver 3 moyens d’exprimer clairement vos attentes et/ou vos opinions.
  9. Trouver 3 moyens d’exprimer clairement vos demandes
  10. Trouver 2 façons de passer à la valorisation
  11. Trouver un moyen d’aller demander des précisions à votre chef quand c’est nécessaire.
  12. Trouver 3 moyens de juger moins
  13. Trouver 3 moyens de mieux communiquer avec vos collègues/collaborateurs/supérieurs.
  14. Refuser d’écouter ou de répandre les rumeurs, de médire.
  15. Pratiquer la biendisance à la place.
  16. Demander une formation.
  17. Eviter les comparaisons
  18. Vous émerveiller de temps en temps
  19. Mieux déconnecter après le boulot.
  20. Trouver 3 moyens de valoriser votre contribution auprès de votre chef.
  21. Prendre un jour de RTT par mois.
  22. Complimenter vos collègues/collaborateurs
  23. Trouver 2 moyens de satisfaire davantage votre besoin de reconnaissance
  24. Trouver 2 moyens de satisfaire davantage votre besoin d’appartenance
  25. Reconnaître dans les attitudes négatives les compliments déguisés
  26. D’organiser des réunions-promenades
  27. Mettre en place un moyen simple de renforcer l’estime de vous
  28. Produire plutôt qu’induire le sentiment d’être heureux
  29. Observer les comportements des autres pour en comprendre les motivations.
  30. Avoir recours au bocal à con.
  31. Etc…

 

Et quelques questions d’auto coaching:


Et vous, si vous vous mettez à réfléchir aux solutions possibles au lieu de focaliser sur les emmerdements dûs à l’environnement au travail, que se passe-t-il?
Si vous choisissiez trois petits objectifs à fixer, trois petites solutions à mettre en place pour améliorer votre vie professionnelle, ce serait quoi?
Qu’allez-vous faire?
Quand?


 

Aller plus loin

Vous voulez construire une posture relationnelle sereine et dynamique à la fois, pleine d’assurance et favorable autant au plaisir au travail qu’al la réalisation de vos aspirations professionnelles? Pensez au coaching.

 

 

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9 Comments

  • MADmoiselle dit :

    C’est vrai, même si on a un emploi qui nous plaît, on a toujours tendance à se plaindre, c’est marrant ! Que ce soit les collègues, les clients, les prestataires ou le matos, il y a toujours quelqu’un ou quelque chose qui ne va pas !

  • MADmoiselle dit :

    Oui, et je n’ai pas dis, les supérieurs, mais je n’en pense pas moins 🙂

    C’est vrai que ça soulage, après tout une journée de travail, de se lâcher un peu sur ce qui n’a pas été. Quand j’étais prof, et qu’il m’arrivait de dire ce qui n’allait pas, le soir rentrée à la maison, je me faisais rembarrer grave… Et ça n’a pas continué bien longtemps, ni d’un côté ni de l’autre !

  • Galate dit :

    Personnellement je ne suis embêtée par personne. Je suis archiviste et je travaille seule dans les caves ou les greniers des mairies où je travaille. Mon patron, un centre de gestion, ne me téléphone que rarement et généralement pour m’indiquer mon emploi du temps. Dans les mairies, comme ils ne connaissent pas mon travail, ils me laissent tranquille. L’essentiel est de faire un travail correct (au minimum) dans le temps imparti. Ce qui fait qu’en réalité je suis extrêmement libre et mon propre maître ce qui n’est pas désagréable. Finalement, le moins dans cette histoire serait les variations de températures que je trouve dans les locaux dans lesquels j’officie! (parfois 14°, 9°, 36° selon les saisons!)
    amicalement

  • MADmoiselle dit :

    Archiviste, c’est un des métiers que j’aimerais faire…

  • Galate dit :

    Et bien si tu veux devenir archiviste deux solutions :
    1) école des chartes
    2) maîtrise d’histoire et DESS en techniques d’archives et de documentation

  • pascaline dit :

    Bon alors qu’on se le dise une bonne fois pour toutes: je ne perds plus mon temps à trouver des qualités à des gens qui manifestement se montrent désagréables, ou incompétents ou aigris! Certains cumulent les 3 d’ailleurs! Je me tourne vers ceux qui m’intéressent et avec qui je peux parler boulot, ou discuter de toute autre chose pour éviter la sclérose du boulot et ceux qui peuvent ouvrir les yeux sur le monde autour d’eux même si le sujet ne les a pas effleurés pour l’instant, ils savent prêter une oreille attentive à la nouveauté et moi j’aime ça.Je soupçonne Zénobie de ne pas s’encombrer de relations stériles…me trompe-je?

  • Virginie Lardilleux dit :

    Merci pour tous ces objectifs qui peuvent aider à être plus relax au travail. Je met en favoris pour me faire des piqûres de rappel de temps en temps 🙂 Et dans le même genre j’ai trouvé cet article
    http://quandonsennuie.fr/occupations-activites-originales-a-faire/ameliorez-votre-quotidien/ ,mais c’est plus ciblé sur des objectifs de la vie de tous les jours, enfin les 2 se complètent plutôt bien 🙂

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