Sylvaine Pascual – Publié dans: Connaissance de soi / Entretenir des relations saines
| Certains comportements, certaines caractristiques ou activités des uns peuvent étonner les autres. Profitons-en! Ils sont l’occasion d’aller à la rencontre des autres comme de soi-même. |
Incompréhensible chasse aux champigons
Un merveilleux samedi d’automne, j’étais partie ramasser des cèpes avant de rejoindre quelques amis pour le week end. Autant ils étaient ravis de garnir leurs assiettes du roi des champignons, quelle aubaine, autant ils ont été surpris d’apprendre que je suis une chercheuse de champignons… qui n’en mange pas. Je n’aime ni le goût, ni la texture, j’en aime juste la chasse, alors je les donne à mes voisins, à mes amis, à ma famille, à tous ceux à qui je sais que ça fera plaisir.
Tout de suite, les questions fusent: comment peut-on passer du temps à ce genre d’activité pour ne pas en profiter ensuite? Bref, entre curiosité et incompréhension, c’est toute la question de ce qui nous motive à faire ce que nous faisons qui se pose. Et ça m’a inspiré deux observations.
1- Motivations impénétrables et compréhension mutuelle
Nous avons tous ne ce serait-ce qu’une façon de faire, une habitude, une acitvité, un plaisir qui peut être une source d’étonnement pour les autres et réciproquement, il nous arrive sans doute à tous d’être surpris par un comportoment chez les autres, voire le trouver complètement aberrant, et de nous demander ce qui peut bien les pousser à faire ça.
Ce que je trouve passionnant là-dedans, c’est de comprendre les motivations de chacun. Car si nous trouvons leurs comportements étranges, ce sont nos filtres qui s’expriment, pas les leurs. Explorer leurs motivations, c’est apprendre à mieux connaître ceux qui nous entourent, leurs modes de fonctionnement. C’est nous ouvrir à d’autres points de vue, d’autres perceptions et mieux nous les comprenons, plus nous les acceptons, ce qui contribue à la tolérance et mène à des relations plus apaisées. Car lorsque nous appréhendons mieux les motivations des autres, lorsque nous les acceptons davantage, le désir d’imposer notre point de vue diminue.
Aussi, plutôt que de nous empresser de juger les faits et gestes des autres, profitons-en pour leur poser des questions de façon à comprendre les mécanismes qui se jouent derrière ce qu’ils font, et ainsi nous rapprocher d’eux.
Mini coaching:
Evitons bien entendu d’analyser ou d’interpréter ce que font les autres, car les conclusions auxquelles nous parvenons correpondent à nos propres filtres, nos propres valeurs, pas celles de leurs auteurs.
Et vous, quels comportements, activités, caractéristiques ou façons de faire vous surprennent?
Dans quelle mesure essayez-vous d’en comprendre les mécanismes en posant des questions?
Et si vous vous mettez à poser des questions à leurs auteurs, que se passe-t-il?
2- Comportements surprenants et miroir de soi
Ce que nous faisons qui étonne les autres est aussi un bon moyen d’en savoir davantage sur nous-mêmes. Car nos motivations déconcertantes aux yeux des autres sont aussi la marque de notre uncité, de nos valeurs, de ce qui nous anime. De même, notre étonnement face aux motivations des autres est un révélateur de nos systèmes de coyances, de nos filtres et de nos perceptions.
Et arpenter les vastes champs de nos convictions, c’est aussi les questionner, évenutellement les ramollir, voire les modifier, ce qui siginfie évoluer, avancer.
Mini coaching:
Vos comportements, activités ou caractéristiques qui surprennent, qu’est-ce qui les motive?
Qu’est-ce que ça vous dit sur vous-même?
Et votre étonnement face aux comportements des autres, que vous dit-ilsur vous-même?
Et comme je suis fascinée par la découverte de ces motivaions, comme si elles étaient des cèpes planqués sous les feuilles qui ne demandent qu’à être repérés, je suis ravie de vous annoncer l’ouverture d’une nouvelle rubrique dans le blog d’Ithaque, constituée de portraits de personnes qui ont une façon de faire, une caractéristique, une activité parfois étonnante, toujours épatante, et qui viendront partager leurs motivations.
Voir aussi
Connaissance de soi: les valeurs morales
Comment nous entretenons nos convictions
Compétences relationnelles: les pièges de la lecture de pensée
10 bonnes raisons de se moquer du regard des autres
Compétences relationnelles (1): écouter sans juger
Certitudes: essayer avant d’acheter!
Ebook gratuit: le triangle de Karpman
Ebook gratuit: les messages contraignants
Aller plus loin
Vous voulez construire, développer et entretenir des relations à vous-même et aux autres saines et réjuissantes? Pensez audéveloppement personnel. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32
qaund j’ai un travail difficile à faire, je le fais au dernier moment… mais ce n’est pas de la procrastination ! C’est juste que mon logigiel interne fonctionne en caché pendant que je fais d’autres choses, c’est en gros une façon de réfléchir à la la façon de faire ce travail, et quand je m’y mets l’affaire est ‘torchée » en 1 h là ou dautres mettent beaucoup plus.
Ca rentre dans ta catégorie de façon de faire surprenante .? Moi ça ne me surpend plus, mais d’autres peut-être…
Réaction par rapport à l’article :
J’ai beaucoup aimé. Il y a quelque chose dont je suis certaine depuis très longtemps, c’est : on est riche de nos différences !
Je suis certaine qu’on a tous besoin de « ressembler », de se reconnaître dans les autres pour se conforter, se donner confiance, s’assurer se rassurer.
Mais une fois que nous sommes « ancrés », certain d’appartenir à un groupe, on ne peut s’enrichir qu’en allant en exploration. Explorer, c’est aller voir chez les autres ce qu’ils ont, ce qu’ils sont de différents, et d’en parler avec eux. La différence devient richesse quand on la considère avec respect et avec une curiosité « de scientifique », pour apprendre, pour comprendre.
ET je trouve que cet article correspond bien à cette certitude que je porte depuis longtemps. Ce que j’aime, c’est qu’il me permet de mieux comprendre ce qui me donne à penser que quelqu’un est différent, qu’une différence peut être « cachée ». Je m’explique : si vous rencontrez une personne dont la couleur de peau est différente, ou une personne handicapée, ou un quelqu’un qui a un don incroyable, on voit tout de suite sa différence. Mais je n’avais pas bien réalisé jusqu’à lire cet article que la différence peut êre moins voyante, c’est-à-dire logée dans des comportements qui nous étonne ; et alors, la recherche et la connaissance de la motivation de ces comportements permet l’enrichissement.
Merci Sylvaine
Réaction par rapport au commentaire :
Est-ce que la personne qui a écrit ce commentaire saurait expliquer davantage comment fonctionne ce « logiciel » interne ? Comment elle sait à quel moment elle peut se mettre au travail parce c’est maintenant que le « logiciel » a fini de traiter ses infos ? Ou est-ce que c’est aussi inconscient et inexpliquable que le fait que « la nuit porte conseil » ?
Personnellement, je procrastine « à mort ». Et quand un travail me rebute ou me fait peur, ma cervelle est capable de jouer à cache-cache avec tout ce qu’elle trouve sous le neurone pour me fournir les bonnes raisons de ne pas m’y coller. Pourtant, 8 fois sur 10, quand je m’y mets enfin, je m’aperçois que ce n’était pas si terrible et que je m’en sors bien. Alors, bien entendu, imbécile que je suis, je culpabilise en me disant que j’aurais dû m’y mettre plus tôt, que je me serais évité des angoissses, des remarques, des ennuis. Mais finalement, peut-être que j’ai aussi un logiciel interne qui tourne tout seul ; ce qui expliquerait que, quand je m’y « colle » c’est finalement relativement simple à faire.
C’est pourquoi ça m’interesserais d’avoir le point de vue de Valérie (je crois), sur la façon dont elle perçoit son travail « en sourdine ».
A bientôt j’espère