Répondre à son besoin d’appartenance sociale

 

L’homme est un animal grégaire. Passée cette banalité dont la platitude est sans doute comparable à celle d’un lac salé, ce qui est essentiel, c’est que cet instinct primitif existe toujours, sous la forme d’un besoin à combler: le besoin d’appartenance ou d’intégration sociale.

besoin appartenance

 

Le besoin d’appartenance

Ainsi nous ne serions pas débarrassés de l’instinct troupeau?
Pas vraiment. A moins d’être Siméon le Stylite, l’Homme a besoin de faire partie intégrante de groupes sociaux (famille, clubs, associations, mais aussi entreprise, commune, région, nation, religion etc.) avec lesquels il partage certaines caractéristiques (goûts, activités, idées, opinions, valeurs, convictions, statut social etc.), ce qui est un moyen à la fois de se reconnaître et d’être reconnu, d’accepter et de se sentir accepté.
Donc d’exister, par l’intermédiaire du regard de l’autre qui nous identifie comme un pair. Ce qui fait du besoin d’appartenance un besoin aussi fondamental (et complémentaire de) que le besoin d’amour, d’affection de reconnaissance et les deux se nourrissent mutuellement.

Ce sentiment d’appartenance participe de la dimension sociale de notre identité et reste en mouvement tout au long de notre vie, de nos affiliations, de nos passages d’un groupe à un autre, avec toutes les influences que celui-ci peut exercer (ou cesser d’exercer). Il est à la fois le reflet et l’expression de cette identité sociale et est nécessaire à l’équilibre psychologique. Dans une société qui pousse à l’individualisme et brouille les repères par l’accélération des changements, certains peuvent avoir du mal à combler leur besoin d’intégration sociale et vivent davantage de solitude qu’ils ne le souhaiteraient.

Inversement, lorsqu’il est comblé, ce besoin d’appartenance sociale participe à la satisfaction d’autres besoins: reconnaissance, amour et affection etc., ainsi qu’au renforcement de l’estime de soi.

 

Appartenance et plaisir au travail

Bien des appartenances peuvent s’appuyer sur des interactions pénibles et délétères. Ainsi, les familles ne sont pas toujours parfaites, mais la pression sociale nous pousse à en accepter les inimitiés sans s’éloigner du groupe. Cependant, pour que le sentiment d’appartenance se développe au travail, donc dans un groupe rarement choisi pour les valeurs qu’on partage avec lui, la qualité des relations est indispensable. Les jeux de pouvoir, les médisances peuvent renforcer des micro-appartenances émotionnellement négatives (par rancoeur, jalousie etc.), toutefois un véritable sentiment d’appartenance générateur d’énergie positive repose sur des relations agréables. Il se définit aussi en fonction de la nature de l’intérêt et des objectifs communs.

Le sentiment d’appartenance au travail est vecteur de plaisir au travail, de motivation, d’engagement, de sens, d’aptitude à la collaboration. Mal nourri, il peut aussi être indicateur q’il est temps de passer au job crafting ou de se mettre à réfléchir à des ailleurs professionnels plus verts. Voir:

Bref, soignons notre intégration sociale, et rappelons-nous que les besoins insuffisamment comblés sont à l’origine d’émotions négatives pénibles alors que les besoins comblés nous réconcilient avec nous-mêmes et génèrent bien-être et sentiment de satisfaction.

 

Auto coaching: répondre à son besoin d’appartenance

Si le besoin d’appartenance est universel, la façon dont il s’exprime pour chacun (en désirs) est individuelle et nécessite d’être déterminée avec précision pour s’inscrire dans les groupes qui nous importent d’une manière qui nous satisfait.

Comment se manifeste votre besoin d’appartenance sociale?
Quels sont les groupes dont vous faites partie?

Dans quelle mesure votre besoin d’intégration sociale est-il satisfait?
Quels sont les groupes dont vous aimeriez faire partie?
Qu’est-ce qui vous en empêche?
Que pouvez-vous mettre en place pour satisfaire pleinement votre besoin d’appartenance?

 

 

Articles relatifs

Bien-être: besoins fondamentaux vs besoins physiologiques
Emotions et pseudo-émotions
Les émotions: amies fidèles ou ennemies incapacitantes?
Bien-être: envies vs besoins
Besoins affectifs: l’effet loft
Besoins affectifs: bien-être et dépendances
Quand il fait bon être un mouton!
Répondre au besoin de reconnaissance

 

 

Aller plus loin

Vous voulez construire une état d’esprit et une posture dynamiques et sereins à la fois, favorables à la concrétisation de vos aspirations professionnelles? Ithaque vous accompagne. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual.

 

Publicité

8 Comments

  • etnik dit :

    Bonjour et merci , what else en effet , mais revenons à ton article, que dire, je suis cloué dans mon appartement(prison dorée) depuis plusieurs années, mes mais j’en ai peu, (tu sais mo état fait peur aux autres) , j’arrive à sortir mais l’expédition est de taille, je crois deux fois l’année dernière et une fois ce vendredi (programmée) et j’ai énormément de difficultés à m’y forcer, sachant tous les problèmes que ça m’impose et le pire, c’est le regard des autres, tu vois les clowns ont leur secret, parfois triste aussi, ceci dit pour une personne bien mobile ton article est toujours d’ne grande utilité, peut-être que mes délires humoristiques viennent de mon état mais je n’en suis pas certain

  • MADmoiselle dit :

    Je pense qu’Internet y fait beaucoup, pour cette intégration sociale… ou plutôt pour combler ce besoin. Outre les blogs–parce qu’on se créé un sorte de “communauté”, où des habitués viennent vous rendre visite, il y a les sites genre Copains d’avant, Facebook, surtout ce dernier, générant des tas de groupes (pour tout et n’importe quoi).

  • MADmoiselle dit :

    C’est vrai aujourd’hui on ne connaît pas ses voisins, mais on connaît des gens à l’autre bout de la France (voire de la Terre) sans les avoir vraiment jamais vus… Là est le paradoxe. Mais la Terre “rétrécit” de plus en plus, alors les groupes sont virtuels…

  • etnik dit :

    merci, oui c’est vrai Sylvaine, c’est ma façon à moi et merci du coup de pouce^

  • guylaine dit :

    Je travaille pour l’association canadienne pour la santé mentale de Chaudière-Appalaches au Québec, c’est un organisme de promotion pour la bonne santé mentale et cette année notre thème est le sentiement d’appartenance. J’aimerai savoir si vous pouvez nous autoriser à publier votre article« Répondre à son besoin d’appartenace sociale» dans notre bulletin trimestriel. Nous mentionnons toujours la source des articles que l’ont publi.

    Merci et pour mieux connaître notre organsime consulter notre site internet et plus particulièrement la section concerant la semaine nationale de la santé mentale.

     

  • Gertrude31 dit :

    trop mignon les zèbres

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *