Quand patience et endurance sont des vilains défauts

Patience et endurance sont des qualités indispensables à la concrétisation de nos objectifs. Sauf quand elles sont excessives!

 

Savoir attendre, être capable de patience et d’endurance face à l’adversité, tout ça, ce sont de belles qualités qui permettent d’attendre son heure sans trop de dégâts sur l’humeur. Et qui sont indispensables à la concrétisation de nos aspirations professionnelles. Sauf quand elles nous rendent passifs au point de ne pas changer ce qui peut l’être, pour gagner en plaisir au travail ou en efficacité.

Patience et endurance sont des qualités indispensables à la concrétisation de nos objectifs. Sauf quand elles sont excessives!

 

Belles qualités et vilains défauts

Patience et endurance sont des qualités fortement mises en valeurs et à juste titre: elles nous permettent le voyage au long cours que représentent certains nos objectifs à long terme, comme une reconversion professionnelle ou une création d’entreprise. Elles aident à traverser vents et marées sans trop de dommages sur notre état d’esprit et notre dynamisme, à savoir attendre son heure quand les circonstances l’exigent, à se dépasser tout en préservant un minimum de bien-être.

Cependant, ces qualités indispensables qui méritent d’être développées peuvent rapidement devenir l’ennemi du même bien-être, pour peu qu’on laisse certains systèmes de convictions nous pousser dans l’excès. Je pense évidemment à notre formidable héritage judéo-chrétien qui, limite, nous pousserait à croire que si on pouvait ramasser une croix qui traîne et se la trimballer, avec un stoïcisme grimaçant mais héroïque qui ride le front, ça serait une bonne idée. D’autant que cette souffrance exemplaire dont tout un chacun devrait prendre de la graine nous vaut une chouette attention, faite de pitié et d’admiration mêlée, le summum de la reconnaissance pour des égos malmenés qui se bercent gentiment d’illusion. C’est comme ça que le rôle de Victime du triangle de Karpman se retrouve à constituer une composante majeure des comportements relationnels.

En d’autres termes, de l’endurance à la solitude du coureur de fond, il n’y a qu’un pas que nous ferions bien de nous garder de franchir;)

 

 

Excès, victimisation et risque d’épuisement

A force de mettre ces qualités en valeurs, nous finissons par accepter de subir tout un tas de choses et nous y soumettre, du stress  aux comportements inadmissibles de nos abrutis personnels, un quotidien professionnel fastidieux, nos propres comportements problématiques et j’en passe.  Vous avez déjà compris où je veux en venir : nous finissons par accepter de subir tout un tas de situations sur lesquelles nous pouvons pourtant agir.  Il devient plus facile de souffrir –et éventuellement de se plaindre – de ces difficultés que de changer ce qui nous gêne. Or dans les cas cités ci-dessus, nous avons souvent une vraie marge de manœuvre : retrouver un peu de sens et de plaisir au travail est possible, ou modifier ses propres comportements, régler ce qui génère le stress, ou encore fixer des limites à nos contemporains fatigants.

Quand patience et endurance nous poussent à la passivité, elles deviennent des défautsEt trop souvent nous restons passifs, victimes de la situation problématique, avec tout un tas de bonnes excuses (Aaaah, la faute à « pas le temps »), dans une sorte de procrastination qui ne dit pas son nom et qui teste chaque jour les limites de notre capacité à souffrir pour rien.

Et il faut une sacré dose de patience et d’endurance pour accepter chaque jour une telle pénibilité, même si l’on croit dur comme fer qu’il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre, qu’un jour mon Prince viendra, avec sa baguette magique et me laissera sous le sapin un beau cadeau en forme de solution miracle. Le problème, c’est que cette dose-là a besoin de nourriture et qu’elle vampirise notre énergie, et ronge notre dynamisme et notre joie de vivre de l’intérieur.

Parfois jusqu’à l’épuisement.

 

 

 

Mini coaching : mettre la patience et l’endurance à son service

Le constat est simple: les situations modifiables que nous acceptons passivement alors qu’elles sont pénibles signifient tout simplement que nous n’avons pas encore assez souffert pour atteindre ce point de non retour qui nous fait dire stop, assez, n’en jetez plus, la coupe est pleine. Libre à chacun de choisir de souffrir encore un peu plus, ou de chercher à remédier à ce qui le dérange.

A chacun donc de faire ses propres choix : nourrir son stress avec patience et endurance, au risque d’en faire des défauts majeurs bousilleurs de bien-être, ou bien mettre ses belles qualités à son service pour changer ce qui nous déplaît et mettre en œuvre toutes sortes de solutions, jusqu’à trouver celle(s) qui permettront de se débarrasser du problème.

 

Quelles situations supportez-vous?
Parmi celles-là, quelles sont celles sur lesquelles vous pouvez agir ? (faites preuve d’honnêteté, nous avons beaucoup plus de marge de manœuvre que ce que nous bonnes excuses veulent bien nous laisser croire)
De quelles ressources avez-vous besoin pour agir ?
Quelles qualités ?
Quelles compétences à développer ?
Quelles personnes pourraient vous aider ? Comment ?

 

 

 

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