En attendant le burnout

repérer les signes avant coureur de burnout

 

Les ligues de vertu s’enflamment: se préoccuper de soi, c’est bien connu, c’est de l’égoïsme à l’état pur,  le summum de l’individualisme, le 100% pur porc de l’autolâtrie. S’il est exact que l’excès de nombrilisme est nuisible à bien des égards, nous prenons souvent plus soin des autres que de nous et pouvons ignorer nos propres besoins… jusqu’à l’épuisement professionnel.

repérer les signes avant coureur de burnout

 

Se préoccuper de soi?

Se préoccuper de soi, voilà un sujet qui génère des prises de positions un poil définitives qui sont davantage issues de la peur de l’excès que du bon sens.
Un peu comme la valorisation, qui déchaîne des torrents de discours scandalisés sur les dérives vaniteuses auxquelles, d’après les esprits chagrins, elle ne saurait échapper. Ou comme faire quelque chose pour se faire plaisir, qui suscite les commentaires désapprobateurs des champions du déni de soi, inquiets d’une liberté qui pourrait permettre au quidam concerné d’échapper à leur contrôle.

Pourtant, partons de la vraie vie. Dans les avions, en cas de dépressurisation, les normes de sécurité exigent que les adultes mettent un masque avant d’aider les enfants à mettre les leurs. Argh, la sécurité aérienne est donc un suppôt de Satan qui veut que l’on se préoccupe de soi avant de se préoccuper du plus faible!

La raison est évidemment du domaine du bon sens: pour mieux aider, mieux vaut être en pleine possession de ses moyens, sinon on risque de faire rapidement partie de ceux qui ont besoin d’aide. En voilà une révélation qui signifie, par extension que prendre soin de soi signifie être en capacité de mieux prendre soin des autres… Et notre bonne société judéo-chrétienne nous avait caché ça, qui porte aux nues le sacrifice et fustige la préoccupation personnelle…

Nous avons beau avoir conscience de l’explosion du nombre de burnouts, nous avons beau avoir des collègues, des proches qui ont eu beaucoup de mal à s’en remettre, nous avons beau avoir été les témoins des conséquences dramatiques, nous avons beau percevoir en nous-mêmes des signes qui ressemblent à une pente douce vers l’épuisement, rien n’y fait…

 

Oubli de soi… jusqu’au burnout

Elle a donc bien réussi son coup, notre culture: dans l’ensemble, nous ne prenons pas tellement soin de nous, et ces besoins que nous entendons piailler à nos oreilles, nous choisissons de ne pas trop les écouter. Ce mène tout droit au stress, sous bien des formes. Et nous parlons ici autant des besoins de repos, de détente, de glandouille, de plaisir, de déconnexion, que de ceux liés à un environnement professionnel acceptable, les besoins de reconnaissance, d’actualisation des compétences, d’accomplissement de soi , de vivre et travailler en adéquation avec ses valeurs, etc.

Un exemple: le présentéisme, qui consiste à aller bosser alors que nous ne sommes pas en état de le faire, coûte cher aux entreprises, mais surtout encore plus cher aux salariés qui, en repoussant toujours un peu plus leurs limites dans le plus mauvais sens du terme, risquent le burn-out, l’incapacité totale.

Profiter des vacances pour réapprendre à glandouiller, à revasser

 

Héros et fillettes

Le problème, c’est qu’il y a dans l’inconscient collectif une dichotomie d’origine primaire entre les dictons pleins de bons sens type “qui veut voyager loin ménage sa monture” et ce qu’on applique à soi-même. Faisons un parallèle avec les films, dans lesquelles ladite monture est présentée comme galopant pendant des heures, alors qu’en réalité, il est impossible de galoper plus de quelques minutes d’affilée, et quand on voyage au long cours à cheval, on marche essentiellement au pas. Seulement voilà: galoper à bride abattue sur des landes désertes, c’est plus héroïque, ça fait pas fillette. C’est plus classe, ça fait plus chef du troupeau.

Et c’est bien en cela que nous sommes primaires. Nous préférons donner l’image crinière au vent du fier-à-bras héroïque que l’image sereine du voyageur tranquille. C’est censé être plus valorisant d’être débordé tête dans le guidon (ça sent l’indispensable) que de travailler décontracté à un rythme humainement tenable au long cours (ça sent le tire-au-flanc).

Suivons la métaphore équine jusqu’au bout: si l’on pousse un cheval, il marchera jusqu’à la mort. C’est pas malin malin, mais c’est comme ça. Si la référence externe, en l’occurrence le regard des autres, la tentation du pouvoir ou le besoin de compenser une estime de soi fragile s’en mêlent, nous risquons surtout de finir non pas en héros, mais en canasson exsangue qui expire la tête dans la gadoue au bord du chemin. Et alors, nous ne serons clairement plus utiles à personne, et parfaitement incapables de prendre soin de qui que ce soi.

efficacité créativité 3

 

En attendant le burn-out

Comme le Godot de la pièce dont j’ai sans mollir plagié le titre, le changement porteur d’espoir ne viendra pas tout seul, alors que nous continuons à faire la danse du filet, soumis a des exigences qui dépassent ce que toute personne normalement constituée peut supporter.
A la place de Godot, c’est bien le burn-out qui va finir par débouler, deus ex machina sinistre qui clot bel et bien une page, certes, mais ouvre sur une épreuve terrible et pourtant évitable.

 

Repérer les signes

Ces dernières, années, le nombre de personnes qui viennent réfléchir à une reconversion suite à un burnout a explosé. Burnout qui concrètement leur fait perdre entre six mois et deux ans de leur vie, alors que les signes avant-coureurs de l’épuisement n’étaient pas totalement invisibles.
Car lorsque les signes pointent, vous pouvez prendre toutes les mesures que vous voulez pour “combattre” un stress qui n’est que le messager du problème: il est temps de réfléchir à des alternatives professionnelles qui vont vous éviter la case épuisement professionnel, avec toutes les conséquences qu’il implique.

Car c’est bien dommage que ce soit l’épuisement en lui-même qui soit le déclencheur de la transition professionnelle, avec ce qu’il coûte en temps d’incapacité, en perte d’estime de soi et de confiance, voire en dépression. Toute la difficulté réside dans le fait que le mal s’installe petit à petit, insidieusement, parfois sans qu’on s’en rende compte. Soyez à l’écoute de vous-même et de ce que votre entourage vous dit sur vous. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il se caractérise par « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ». Il n’y a pas de définition universellement acceptée du burnout et c’est l’une des raisons pour lesquelles il n’est toujours pas reconnu comme maladie professionnelle.

On constate cependant un moment d’effondrement, qui correspond à la signification de burn-out. Contrairement à ce que disent certaines publications qui parlent d’incendie intérieur qui fait rage, il s’agit plutôt d’une énergie qui se consume jusqu’à s’éteindre, faute de carburant. C’est le moment où l’incapacité de faire quoi que ce soit submerge la personne. Les victimes de burnout parlent de ce moment où ils se sont arrêté au bord de la route et on pleuré pendant deux heures, où ils n’ont pas pu se lever de leur lit, où ils se sont retrouvés comme paralysés devant leur ordinateur, la tête vide et dans l’incapacité de faire quoi que ce soit. Il existe de nombreuses ressources sur Internet qui pourront vous aider à identifier si vous présentez des signes avant-coureurs de burnout ou non, en voici à titre indicatif quelques-uns, tout en gardant à l’esprit que seul un médecin pourra vous dire ce qu’il en est.

 – Troubles du sommeil: difficultés à s’endormir, insomnies
 – Fatigue persistante, prédisposition à la maladie, addictions
 – Baisse d’efficacité, difficultés à se concentrer, troubles de la mémoire, manque d’entrain
 – Spirale négative: sentiment de culpabilité, on doute de ses compétences, dévalorisation, pessimisme, perte de confiance en soi
 – Changement de comportement, agressivité, sautes d’humeur, repli sur soi, isolement

Tous ces signes, qui ressemblent étrangement à une dépression, sont des indications claires que l’environnement professionnel, pour une raison ou pour une autre, devient toxique et qu’il est temps de s’en préoccuper. Et de se pencher sérieusement sur la marge de manœuvre pour retrouver du bien-être ou la possibilité d’une transition professionnelle, quelle qu’elle soit avant d’en arriver au burn-out. D’autant que réfléchir n’engage à rien, il n’y a pas de risque à mener une réflexion, alors qu’il y en a un sérieux à remettre l’affaire dans sa poche avec son mouchoir par dessus:

 

 

Aller plus loin

Vous voulez construire une vie professionnelle qui vous permettra de mieux articuler vos temps de vie ? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual 

 

 

Ressources externes:

Épuisement professionnel (burnout)

Dépression et burnout

 

Publicité

25 Comments

  • Rudolf Kiefer dit :

    Magnifique texte, très complet, cela devrait réveiller plus d’un. Pour pouvoir aider les autres, pour pouvoir être utile aux autres, pour être performant il faut être en forme chaque jour. Aller au travail en n’étant pas vraiment malade, mais en manquant de forme, c’est se priver de ressources, c’est un manque de productivité garantie. Alors créez vous un environnement de santé et de bien-être.

    • Sylvaine Pascual dit :

      Merci Rudlof! Et oui, c’est exactement ça, car l’efficacité passe essentiellement par le bien-être:)

    • Emilie dit :

      Merci!
      Merci pour cet article et merci à Rudolf pour le commentaire qui suit. Ça fait du bien!
      Je suis professeur des écoles et je crois que je vais faire le pas de changer de métier. Trop de stress, trop de mépris, de désillusions!
      D’aucun diront que je suis une trentenaire nombriliste en quête d’idéal, un produit de la génération Y qui ne sait que se plaindre et est sensible à la moindre difficulté.
      Peut être. Et alors? Qui mes choix vont-ils gêner? Peut-être les vieux loups de mer qui ont fièrement courbé l’échine toute leur carrière. Je ne veux pas devenir comme eux.

      • Sylvaine Pascual dit :

        Ce sont bien souvent ceux qui choisissent de subir (en disant “‘j’ai pas le choix”, of course;) qui critiquent les décisions des autres. Et qui vous diront ensuite que vous avez de la chance d’avoir un job que vous aimez;) L’avantage de votre génération, c’est justement que vous n’attendez pas le burnout pour décider d’une autre orientation à donner à votre carrière! Laissez donc les grincheux grincher et si vous avez envie de changer de métier, accordez-vous le droit de l’explorer!

  • Patrick dit :

    Bonjour

    Malheureusement j’ai connu le burn out à une époque où on commençait tout juste à en parler.

    Je n’ai pas su reconnaître les signes avant -coureurs,alors que je sentais que quelques chose n’allait plus. Je pensais que ça allait passer …
    Et bien non.Je suis tombé en plein dedans’.Et cela a duré de nombreux mois.
    Au début on ne sait pas ce qui arrive.On ne se reconnaît plus.On se pose un tas de questions .Notamment pourquoi moi?
    A l’époque (1986),c”était une maladie peu connue.Mon médecin m’a(mal) soigné comme s’il s’agissait d’une dépression. Avec tout ce qui va avec.
    C’est une thérapie cognitive comportementale et de l’acupuncture qui m’ont permis de m’en sortir.
    J’ai mis du temps à me reconstruire moralement,.Aujourd’hui je suis guéri..
    A la lecture de votre billet ,,je me suis en partie reconnu .
    Pendant plus de 15 ans,,j’ai toujours voulu donner l’image “du fier à bras héroique et malgré les recommandations de mes collaborateurs je n’ai jamais ménager ma monture.Je le regrette amèrement.

    Pour éviter ce genre de déconvenue,les conseils de Sylvaine sont judicieux.
    Il faut les suivre à la lettre.

    • Sylvaine Pascual dit :

      Merci Patrick pour ce témoignage, qui montre que chacun d’entre nous peut être concerné sans même s’en rendre compte et combien il est essentiel de questionner les changements qu’on ressent en soi. L’image du héros qui ne s’écoute pas nous est tellement renvoyée de toutes parts qu’on peut même en venir à culpabiliser de se sentir mal, alors que nous devrions tout simplement écouter ces messages internes et les prendre en compte dans nos décisions professionnelles…

      Bravo en tout cas d’en être sorti, et espérons que petit à petit, l’information fera suffisamment de chemin pour que des cas comme le vôtre arrivent de moins en moins.

  • Ethylotest dit :

    Merci pour cet article 🙂

  • Ethylotest dit :

    Grand merci pour ce billet .

  • cecile dit :

    Super article que j’ai transposé à mon problème perso et non pro, reste à savoir comment le résoudre !

    • Sylvaine Pascual dit :

      Effectivement, l’idée est transposable à d’autres situations, d’ailleurs l’épuisement n’est pas que professionnel. En fonction de la nature du problème, il y a près de 600 pages de ressources sur ce blog, j’espère que vous trouverez celles qui vous seront utiles^^

  • Hello Sylvaine,

    Comme d’habitude, tes billets se lisent avec facilité même sur des sujets complexes, c’est un régal à chaque fois. Tu le sais, je te l’ai déjà dit mais je me suis dit que j’allais te l’écrire!

    O combien tu as raison dans ce que tu écris ici! Et je retiens une chose en particulier qui est un de mes dadas que je tente de transmettre à mes élèves : la notion de plaisir dans ce que l’on fait. Elle est particulièrement importante quand on travaille avec des communautés online mais elle devrait l’être pour chacun d’entre nous. C’est vrai que tout le monde ne “choisit” pas vraiment son métier mais quand c’est le cas, on ne devrait jamais perdre de vue ce qui a été l’élément déclencheur et qui, s’il disparait, peut nous conduire au burn-out!

    Bises Sylvaine et à très vite!

    • Sylvaine Pascual dit :

      Salut Catherine
      Et merci d’avoir pris le temps de laisser un mot, j’en suis ravie^^
      Rendre le message facile à suivre sur des sujets complexes est une valeur importante à mes yeux, je n’aime pas que l’information soit accessible uniquement à une poignée d’élus, les affranchis de la sémantique jargonisante!

      Le plaisir devrait être au centre de nos préoccupations professionnelles, puisqu’il signifie la satisfaction de besoins fondamentaux (sens, contribution, appartenance, valeurs etc.) qui sont d’assez bons garde-fous anti burnout, quand on sait les écouter!

      A très vite en IRL!

  • Charly dit :

    De mon côté, j’ai fait un burn out après quelques mois après mon N+1, qui lui même a craqué quelques mois après mon N+2…
    Comme quoi, ça touche tout le monde !
    L’idée, c’est quand même de considérer le burn out comme un signal d’alarme que nous envoie notre corps. Il nous dit clairement: “Mon gars, c’est impossible de continuer comme ça, tu te détruis!” Et pour bien que l’on comprenne le message, il stoppe tout! Donc première chose: écoutons-le et changeons quelque chose !

    • Sylvaine Pascual dit :

      Effectivement, le burnout touche de plus en plus de monde à tous les niveaux de l’entreprise.
      L’idée est aussi et surtout d’en repérer les signes avant-coureurs avant de faire un burnout, de façon à s’éviter la lourdeur de la période qui le suit!

  • Aurélie dit :

    Un grand merci pour cet article, clair limpide et tellement plein de bon sens!
    Le passage sur la “sécurité aérienne est donc un suppôt de Satan” n’est pas seulement drôle, il est incroyablement juste, et me parle plus particulièrement à titre personnel que professionnel, même si je m’y retrouve aussi, expérience de burn-out oblige…D’ailleurs l’image du cheval exsangue me parle bien 🙂
    Pourtant aussi dure et rude fut cette expérience, elle m’a permis de prendre conscience de mes limites, tant physiques (je m’habillais en 34, dormais peu et mal) que psychologiques. Les signes étaient là, mon corps hurlait à la mort, et je l’ai fait taire, au nom de cette sacro-sainte idée du devoir, de la conscience professionnelle et de la culpabilité judéo-chétienne. Je ne recommande ce passage à personne. Pour autant, il fait partie de mon expérience de vie, et pas seulement professionnelle, et a contribué à faire de moi ce que je suis aujourd’hui: plus posée, plus indulgente avec moi-même et surtout, surtout, avec une capacité de recul qui permet de prendre les choses comme elles sont, et pas comme l’annonce systématique de la fin du monde 🙂
    Bref, j’ai adoré votre article. Merci!

    • Sylvaine Pascual dit :

      Merci infiniment Aurélie pour ce témoignage parfaitement exemplaire du chemin qui mène au burnout. Bravo dans avoir tiré des leçons qui vous ont permis d’aller vers du mieux-être que d’avoir, comme c’est malheureusement souvent le cas, cédé à la tentation du guidon et replongé tête baissée dans un peu plus de la même chose.
      Trop fréquemment aussi, une situation extrême comme le burnout s’avère nécessaire pour faire une véritable prise de conscience nos rythmes effrénés et l’incohérence entre ce que nous exigeons de nous-mêmes (et qu’on -les médias, les croyances collectives, la société et l’Oncle Alfred- nous pousse à exiger) et ce que notre corps comme notre esprit peuvent supporter. Et plus chacun d’entre nous sera en phase avec ses limites et ses émotions, plus le monde sera en capacité de se ré-humaniser, plutôt que d’envoyer des images de sa fin!

  • Thuring christine dit :

    Bonjour, je suis tombée sur votre site aujourd’hui.
    Je sors doucement de mon 2ème burn out , effectivement apres le 1er ( et 4 mois d’arrêt ) je me suis remise au travail comme si rien ne s’était passé…. J’avais retrouvé mon énergie et je n’ai rien remis en question: ni ma façon de fonctionner, ni ma manière d’organiser mon travail … Mon corps souffrait. Je prennais de + en + d’anxiolytiques et j’étais sous antidépresseurs. Je tenais le coup mais je n’étais plus moi même. Je me sentais nulle, je m’isolais, je n’arrivais plus a être efficace … Rien ne fonctionnait plus. J’ai fait k
    Un 2ème burn out et là mon corps m’a lâché j’ai été hospitalisée en psychiatrie. L’écriture a été ma thérapie et un an apres mon burn lût j’ai publié un livre qui témoigne de cette terrible épreuve qu’est le burn out je raconte mon expérience dans ” la tête en vrac” aux éditions Edilivre. Aujourd’hui je suis toujours en arrêt de travail cela fait 16mois …

    • Sylvaine Pascual dit :

      Merci Christine, votre témoignage est précieux, car il montre combien il est facile de ne rien voir venir d’une part, et de ne rien changer d’autre part: on va mieux, comme après une grippe (longues, certes;)) alors on reprend comme si de rien n’était, alors que le message est sans appel: même situation, même résultat.
      Je vous souhaite bonne récupération ainsi que plein de changements positifs qui vous permettront de retrouver du plaisir au travail et une façon de travailler qui vous convient totalement.

  • Cassandra dit :

    Ma mere a fait un burn out en mai 2014 tremblement , perte de contrôle de son corps elle n’arrivait même plus a dire une phrase cohérente elle a mis quelque moi a s’en remettre avant de reprendre le travail malheureusement cette année elle a rechuté… doit t-elle penser a une reconversion ?

    • Sylvaine Pascual dit :

      Bonjour Cassandra,
      Suite à un burnout, une réorientation professionnelle est une parmi plusieurs possibilités. Si votre mère en a vraiment assez de son métier et qu’elle a envie d’explorer d’autres métiers possibles, alors oui, autant y réfléchir. Si elle aime encore son métier, il est peut-être plus important pour elle de définir les conditions dans lesquelles elle est en mesure de l’exercer sereinement et de tenter de les obtenir dans son entreprise ou dans une autre.

  • Cathy dit :

    Merci pour vos écrits et pour tous ces témoignages.
    Des mots simples qui décrivent mon état actuel.
    Je vais changer de cap et commencer a prendre soin de moi…
    La vie est courte le bien être est primordial!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *