Stress: et si on arrêtait de lutter contre?

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Lutter contre une fonction naturelle de l’organisme qui nous prévient des dangers qui nous guettent est à peu près aussi efficace que de s’empêcher de dormir. Revoyons plutôt notre relation au stress, pour troquer des croisades quixotiques contre une écoute salutaire…

 

 

stress et si on arretait de lutter contre
La guerre du stress aura-t-elle lieu?

Affronter, combattre, vaincre, maîtriser, contrôler, lutter, partout la terminologie guerrière colle au stress comme un vieux chewing-gum à une godasse. Pas étonnant, ceci dit, vu que nous en avons fait un monstre destructeur, un ennemi invisible et sournois, unsalopard.
Et que fait-on contre un adversaire malfaisant? On se blinde, on s’arme, on contre-attaque, on lutte, parce que l’idée, c’est quand même de s’en défaire, hein, de s’en débarrasser et de vivre zen ad vitam

 

 

Demandons un cessez-le-feu!

Ce stress est une fonction naturelle, qui a donc une réelle utilité. Donc, lui faire la guerre, qu’elle soit éclair, d’usure ou de cent ans, c’est à peu près aussi efficace, utile et productif, en termes de bien-être, que de s’empêcher de pisser ou de dormir: illusoire et peine perdue!
En effet, le stress est un ensemble de réactions physiologiques et psychologiques a des événements externes perçus comme difficiles ou néfastes et auxquels il est nécessaire de s’adapter: c’est une fonction protectrice essentielle à notre survie.
Et c’est un employé aussi loyal et dévoué que les émotions: il revient toujours à son poste de travail, inlassablement, tant qu’il y a du boulot à faire. Et cet employé-là, pas moyen de le virer: c’est notre fonctionnaire à tous.

 

Le problème est bien que nous cherchons à nous en débarrasser, à lutter contre ses effets, au lieu de nous pencher sur ses déclencheurs.

 

Commençons donc par cesser de vouloir lutter contre l’indicateur de danger, car à nous acharner à le vaincre, nous cherchons en somme à démolir l’alarme incendie, alors qu’on devrait appeler les pompiers.

Asseyons-nous à la table des négociations!

On pourrait se représenter le stress comme un collectif, une association d’utilité publique qui mène des campagnes d’information (un brin pénibles, parfois, je vous l’accorde) destinées à nous faire prendre conscience d’une situation vécue comme dangereuse pour notre intégrité physique et morale. Encore une fois, le stress travaille donc POUR nous, pas contre nous!

Alors serrons-lui la paluche, faisons-lui l’accolade, asseyons-nous à la table des négociations et écoutons ce qu’il a à dire, le bougre. Car il a de fascinants messages à nous transmettre…

Signons un traité de paix!

L’objectif, c’est la coexistence pacifiqueapprivoiser ce stressvivre en bonne intelligence et exploiter son utilité pour améliorer notre vie, bref, en faire un allié plutôt qu’un ennemi. Pour ce faire, nous disposons de plusieurs méthodes:
En aval: s’outiller pour écouter le stress, s’occuper de ses causes et en minimiser ainsi les conséquences.

En amont: s’outiller pour en limiter les causes et en modifier sa perception (le stress perçu peut être très variable selon les personnes).
Comment vivre en bonne intelligence avec le stress?
C’est dans la seconde partie de cet article: 
Stress: la coexistence pacifique

 

Aller plus loin
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6 réflexions au sujet de « Stress: et si on arrêtait de lutter contre? »

  1. Oui, pas facile de devenir ami avec son stress…
    Mais c’est vrai qu’il permet parfois de tenir le coup, il nous déverse un flux d’adrénaline qui nus permet d’avance. C’est après coup que ça devient dur.
    Le stress comme la peur nous permet d’être plus concentré à un moment précis, d’être plus aux aguêts, plus pointu, plus performant pendant un court moment. S’il dure trop longtemps, l’effet n’est plus bénéfique par contre.

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