Les triplettes du coaching (2)

Sylvaine Pascual – Publié dans C’est quoi le coaching?

 

 

Nous avons vu la triplette relationnelle sur laquelle le coaching d’Ithaque repose, il est temps de nous pencher à présent sur la triplette opérationnelle. En d’autres termes, sur les rivages d’Ithaque, on travaille essentiellement sur les dimensions relationnelles du projet, mais comment? Au travers d’une méthode plutôt simple en trois points, qui a l’art de se reproduire et de se générer elle-même…

 

 

les triplettes opérationnelle et reltionnelle du coaching

 

 

La triplette opérationnelle

 

Le coaching s’articulant autour de questions/réponses, il est parfois difficile pour ceux qui ne l’ont pas expérimenté de se faire une idée précise de « comment ça marche ». En y regardant d’un peu plus près, on peut schématiser un modus operandi qui permet d’envisager un brin plus clairement son fonctionnement.

 

Et ce schéma est même tellement répétitif à tous les étages du coaching qu’il en deviendrait lassant, s’il n’était le garant d’une méthode qui s’adapte aux spécificités de la personne, au lieu d’exiger de la personne qu’elle se plie bon gré mal gré aux exigences de la technique. Il se découpe de façon quasi systématique en trois phases, quelles que soient les thématiques abordées ou les objectifs à atteindre.

 

Rappelons avant de commencer que le coaching est une technique très concrète, qui vise le changement par la mise en action, aussi bien dans le cadre d’objectifs tangibles comme une reconversion professionnelle que pour des objectifs plus impalpables comme gagner en confiance en soi.

 

 

1- Evaluation

 

La première phase est un état des lieux précis de la situation. Bilan en profondeur, pour en saisir les mécanismes, les tenants et les aboutissants, les problèmes qu’elle pose, ses bénéfices secondaires, les convictions qui la renforce, les besoins qu’elle révèle, les changements désirés et les bénéfices qu’ils apporteront et j’en passe. Cette phase d’évaluation est un moment d’introspection qui peut durer plus ou moins longtemps en fonction de la complexité de la situation, du degré de facilité du client à s’observer lui-même, de l’ampleur de l’objectif à atteindre.

 

Développer une faculté à évaluer une situation pour mieux la gérer et lui apporter des solutions ensuite est un élément essentiel de l’autonomisation propre au coaching: petit à petit, les clients parviennent à moins tourner en rond dans leur réflexion, à se confronter plus facilement à leurs convictions limitantes, à leurs besoins mal comblés et donc à moins laisser ceux-ci diriger une réflexion qui les dissimule. Ils parviennent aussi à avoir plus rapidement accès aux valeurs et compétences sur lesquelles s’appuyer pour réussir. Ils apprennent alors à porter une regard sur eux-mêmes à la fois bienveillant et sans aveuglement version petits-arrangements-avec-mon-égo.

 

 

2- Décision

 

Une fois l’état des lieux dressé, on passe à l’identification et au choix des options possibles, des solutions à mettre en oeuvre pour aller vers le changement désiré. Selon la nature des besoins et des valeurs du client, cette étape peut être très challengeante, avec des décisions fortes sur des mises en actions importantes, ou au contraire plutôt douce avec des choix d’options progressives qui vont le rapprocher petit à petit de son objectif.

 

Là encore, point d’imposition de solutions de la part du coach. Par son questionnement, il amène son client à prendre ses propres décisions, en adulte responsable et autonome. Ce que le coach transmet, ce sont des moyens de réfléchir pour arriver à une prise de décision à la fois sereine et déterminée. Bref: sans prise de tête et tergiversations à tendance ruminatoires.

 

 

3- Action

 

Cette troisième phase se déroule en deux temps. Tout d’abord, le client et son coach s’attachent à l’élaboration précise des plans d’actions à mener pour se rapprocher de l’objectif.

 

Ensuite vient la mise en oeuvre concrète de ces plans d’action, que le client mène seul. Rappelons qu’il n’y a qu’à la télé que le coach tient son client par la main lorsque celui-ci agit pour avancer vers son objectif. Ou dans le cadre d’autres techniques qui se sont appropriées le terme sans en prendre le cadre, les valeurs et la déontologie.

 

 

La triplette, rebelotte

 

On ne se contente évidemment pas de passer à l’action. Chaque solution ou option menée fait l’objet d’une nouvelle triplette dont l’objectif est d’en déterminer l’efficacité et de l’ajuster ou de l’abandonner si nécessaire. Cette triplette permet aussi d’acquérir une faculté à rebondir après un échec en en tirant des leçons sur les stratégies à mettre en oeuvre, ou bien à renforcer l’estime de soi en valorisant une réussite (je voie déjà les adeptes de l’humilité et les parangons de la modestie ouvrir des becs offusqués: valoriser une réussite ne veut pas dire se gonfler l’égo en ballon dirigeable, mais bien porter un regard objectif sur les stratégies et compétences mises en oeuvre lors d’une réussite, de façon à pouvoir la reproduire).

 

  1. Evaluation de la mise en action: dans quelle mesure elle fonctionne, pour quels résultats et quel degré de satisfaction, les ajustements possibles.
  2. Prise de décision sur la suite à lui donner.
  3. Plan d’action

 

 

Triplettes à gogo et mises en abyme

 

On arrête pas la triplette aussi facilement: elle se duplique d’elle-même, elle trouve à se loger à toutes les étapes du travail. Dans une sorte de mise en abyme, elle se retrouve à l’intérieur de la triplette générale exposée ci-dessus, pour la plupart des points à travailler.

 

Les freins à lever et besoins à combler

L’avancée du projet est ralentie par un frein, un obstacle, une incompétence, une croyance limitante, un besoin à combler ? Ceux-ci, identifiés lors de l’évaluation, font l’objet d’une nouvelle triplette :

 

  1. En évaluer la nature, les mécanismes etc.
  2. Prendre une décision quant à la solution adéquate pour lever le frein, combler le besoin etc.
  3. Planifier la mise en œuvre de cette solution.

 

Les options, solutions ou orientations possibles

Une fois les options, solutions ou orientations possibles identifiées, on repart dans une mini triplette pour chacune qui va consister à:

 

  1. Les évaluer en fonction de critères précis qui eux-même ont été passés à la moulinette d’une triplette: goûts, valeurs, aspirations, avantages et inconvénients, acceptable et inacceptable etc…
  2. Décider quelles options seront testées et lesquelles seront laissées de côté.
  3. Mettre en place un plan d’action pour chaque solution gardée.

 

 

J’espère aussi qu’à la lecture de cette triplette opérationnelle, il est clair que le coaching tel que je le pratique est l’inverse du conseil: par la clarification et l’exploration de lui-même, de ses perceptions, valeurs, besoins etc. le client est amené à trouver ses propres solutions, car elles seules prennent en compte sa spécificité.

 

Nous sommes donc loin du placage de solutions clés en main chères à toute une frange de consultants/conseillers qui utilisent aussi le mot coaching, au sens beaucoup plus “entraînement” du terme*, selon des techniques normées et normatives. Chez nous c’est la méthode qui s’adapte à l’humain, pas le contraire! Au même titre, les parenthèses développement personnel à l’intérieur d’un coaching, par exemple pour renforcer les compétences relationnelles, font l’objet d’une personnalisation et d’une expérimentation… en mode triplette;)

 

 

Ithaque met cette triplette au service de ses deux axes d’intervention:

 

 

 

 

 

 

Voir aussi

 

Le déroulement d’une séance de coaching

La durée d’une mission de coaching

Le coaching par téléphone: ça marche?

Le côté obscur du coaching…

Les triplettes du coaching (1)

Développement personnel: personnalisation et appropriation des outils

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez vous fire accompagner sur l’atteinte d’un objectif important à vos yeux? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

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2 réflexions au sujet de « Les triplettes du coaching (2) »

  1. J’ai testé les deux triplettes et je suis très satifait de l’efficacité de ce fonctionnement. J’en ai tiré des automatismes de réflexion qui me sont une aide précieuse dans ma vie professionnelle et per extension dans ma vie familiale. J’avais été attiré par l’état d’esprit qui émanait des articles, je n’ai pas été déçu et je suis reparti avec des bénéfices qui ont largement dépassé le cadre des objectifs que je m’étais fixés.   Je suis bien plus entreprenant et bien plus calme, je me sens à présent très “force tranquille”, si vous me pardonnez l’expression. Je recommande chaudement.

  2. Ping : Non guide de la recherche d’emploi sur Internet: l’identité numérique | eBooks Fr

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