Sylvaine Pascual – Publié dans: Comprendre les émotions
| Selon le dictionnaire de la langue française, les besoins sont « les exigences nécessaires à l’existence ». Si les besoins d’ordre physiologiques comme manger, respirer, dormir semblent une évidence, il existent d’autres formes de besoins, et de leur satisfaction dépend notre contentement, notre bien-être et notre évolution personnelle. |
La théorie des besoins selon Maslow
La théorie de la motivation et des besoins du psychologue Abraham Maslow montre que la façon dont nos besoins sont comblés -ou pas- est à l’origine de notre bien-être ou mal-être, de notre épanouissement et de notre accomplissement de nous-mêmes. On peut résumer les besoins théorisés par Abraham Maslow de la façon suivante:
- Besoins physiologiques: manger, boire dormir…
- Besoins de protection et de sécurité: abri, ressources, sécurité physique, santé…
- Besoins d’intégration sociale: aimer, ête aimé, avoir des amis, appartenir à un groupe…
- Besoins d’estime: respect de soi et de l’autre, se sentir respecté, reconnaissance, autonomie, avoir des opinions, pouvoir exprimer ses idées…
- Besoins d’accomplissement: apprendre, se former, créer, philosopher…

Combler ses besoins par soi-même
Jusqu’ici tout va bien, me direz-vous? Le problème, c’est que nous avons quelquefois une inclination genre pente glissante à attendre le passage du Père Noël, pour qu’il satisfasse nos besoins à notre place. Comme le passage en question se produit somme toute rarement, autant nous atteler à combler nos besoins par nous-mêmes, tant que faire ce peut.
D’autant plus que ces besoins, quand ils sont insuffisament comblés, génèrent des émotions négatives - peur, colère, tristesse – relativement désagréables dont on se passerait bien. Si ces émotions s’installent dans la durée, le trop-plein mène tout droit au stress.
A l’inverse, lorsque nous savons identifier les besoins insatisfaits et mettre en œuvre des plans d’action pour les combler, nous libérons dans notre esprit tout un espace pollué par la frustration et le stress de ces besoins négligés. Nous sommes alors plus sereins, et disposons de plus d’énergie à investir dans les projets qui nous tiennent à cœur, plutôt que de la gâcher dans des tentatives vaines de « contrôle » des émotions.
Auto coaching: identifier ses besoins insuffisamment comblés
- Sur une échelle de 1 à 10, où évaluez-vous votre degré de satisfaction dans chaque catégorie de besoins?
- Que pouvez-vous mettre en œuvre pour passer, par exemple, de 5 à 6?
Deux petits rappels, à toutes fins utiles:
-
Le degré de satisfaction de ces besoins ainsi que la (les) méthode(s) pour y parvenir ne sont ni universels, ni gravés dans le marbre: ils varient énormément d’une personne à l’autre, et vous seul(e) pouvez les déterminer.
-
Distinguons nos besoins réels de nos envies (qui ne sont pas à négliger non plus, je vous l’accorde, voir Éloge du plaisir): »J’ai besoin de manger » est différent de « j’ai envie de manger des fraises Tagada ». Le premier est un besoin physiologique, le second est le besoin de plaisir.
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Aller plus loin
Vous voulez apprendre à combler vos besoins personnels et professionnels pour allers vers une vie plus sereine de dynamique à la fois? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32 |
Quand j’ai envie (je sais, c’est différent du besoin…) d’un livre ou d’un CD, je me l’achète, j’attends pas le Père Noël
Mais si j’ai besoin de travailler, et qu’il n’y a pas de travail pour moi… il va falloir que je me remette en question et que je cherche dans une autre branche… Mais est-ce que je suis faite pour cette autre branche ? Est-ce que j’ai envie de cette autre branche ?
Comment fait-on si le besoin et l’envie sont incompatibles et que le besoin n’est pas au point d’être vital ?
Hello,
j’m bien l’idée de ton article..
J’avais, il y a qq années, pondu un petit texte la-dessus.
Les hommes et leurs envies…
Les besoins aont-ils identifiables (hormis les trucs vitaux..) ?
Comment voyons (si on y voit..) la frontière entre les superflus et le nécéssaire, voir de l’indispensable.
Est-ce nous qui sommes en attente de « besoins », parfois même sans nom.. ou bien est-ce le monde autour de nous qui nous donne cette impression d’avoir l’envie du besoin(s) et de ses possibles accès & bénéfices perso ou émancipés..?
ps. merci pour tes jolis mots (citation), hé hé, j’m bien communiquer par cita.., ça change un peu des comm pour poser juste 1 comm..
> Antoine de St Ex. disait ;
- j’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien, on n’entend rien, et cependant.. quelque chose rayonne en silence…
Amicalement
c’est pas mal comme méthode pour évaluer ses besoins..
clémentine
Je suis désolée, très désolée. Comment vais-je faire ? Je suis toujours insatisfaite…
bisous
clem
J’ai besoin d’avoir besoin d’être insatisfaite, sinon, je ne vivrai plus.
bonne soirée
clem
tu as vu les pages sur mon blog en haut à droite..
remarque ils me disaient que grâce à la convocation, je pouvais quitter l’I.A. et le LEP.. Ils ont eu raison, même s’ils disaient toujours qu’il ne fallait jamais dire à quelqu’un qu’ils avaient raison.. bien oui.. quoi.. lol
CS
Votre blog est absolument excellent, remarquable, clair et donne vraiment envie de vous choisir pour être accompagné. encore Bravo
bonsoir
si tu n’es pas trop loin de cernay la ville dans le 78 passe faire un tour au marché de noel j’y serais. Bisou à bientôt