Sylvaine Pascual – Publié dans: C’est quoi le coaching?

Le temps et rien d’autre…
Le coaching, c’est le CDD de l’accompagnement: il s’inscrit dans un temps limité, défini à l’avance. Cela s’explique plus facilement que la théorie de la relativité: il répond tout simplement à un besoin ponctuel.
Difficile de donner une idée autre que vague de la durée d’une mission: en règle générale, la moyenne se situe entre 3 et 6 mois.
Cette durée peut paraître courte et c’est bien logique: une relation de coaching beaucoup plus longue serait en contradiction avec l’esprit qui l’anime: l’autonomie du client. Le but du coach est tout simplement d’amener son client… à n’avoir plus besoin de son accompagnement. Pas très malin pour son porte-monnaie, me direz-vous? C’est que le coach a une éthique!

… Le tien, le mien…
La durée d’une mission, celle des séances et leur fréquence dépendent d’un certain nombre de facteurs, dont voici quelques exemples:
- Les disponibilités de chacun.
- L’ampleur de l’objectif par rapport à la situation actuelle du client.
- Une fréquence confortable pour laisser un temps adéquat aux mises en actions et expérimentations.
- Une fréquence suffisante pour assurer un vrai suivi.
Encore des moyennes:
- 6 à 12 séances pour la majorité des objectifs (pour ma part, jusqu’à 20 séances d’1h en reconversion professionnelle)
- 1 à 4 séances par mois
- 1 à 2 heures par séance
Le nombre de séances peut aussi dépendre de leur durée. Certains coachs proposent des séances d1/2h à 3 heures. Personnellement, je trouve la 1/2 heure trop courte pour un travail en profondeur, et 3 heures beaucoup trop long: le coaching est impliquant et maintenir l’énergie pendant tout ce temps me paraît difficile. Cependant, l’essentiel, c’est que le coach et le client se sentent à l’aise dans la durée qu’ils ont fixée.
… Celui qu’on veut nôtre
Par nature, le coach manque de penchant dictatorial. Du coup, la durée de la mission, celle des séances et leur fréquence sont décidées conjointement avec son client. Rappelons que le coach est (presque) complètement ignorant et parfois paresseux: il n’évalue pas le temps nécessaire à l’atteinte de l’objectif de son client, il estime que c’est à ce dernier de le faire.
Ce qu’il sait faire (et ça, il le fait avec enthousiasme), c’est amener son client à établir ses propres délais, ou à vérifier par lui-même si le temps qu’il se donne est réaliste, ainsi qu’à à le ré-évaluer si nécessaire.
Ceci dit, le coach peut (et doit) refuser une mission si le client ne le convainc pas du réalisme des échéances qu’il s’est fixées. En effet, sa motivation à accompagner qui que ce soit vers la non-réalisation de son objectif est en général très faible. Il a décidément de l’éthique, le bougre (ou la bougresse).
Voir aussi
Les triplettes du coaching (1)
Les triplettes du coaching (2)
C’est quoi, le coaching?
Le coach a-t-il des super pouvoirs?
Interview de Sylvaine Pascual sur le métier de coach
Comment choisir son coach: en finir avec les idées reçues
Le déroulement d’une séance de coaching
Le coaching par téléphone: ça marche?
Les dossiers d’Ithaque: C’est quoi le coaching?
Aller plus loin
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Je trouve que c’est bien de savoir ce qu’il se passe « de l’autre côté », côté coach
j’aime bien ça « à n’avoir plus besoin de son accompagnement. Pas très malin pour son porte-monaie, me direz-vous? C’est que le coach a une éthique! » j’ai pensé aux psychanalystes ?
20 ans – 30 ans ? Combien ça fait ? Et le résultat ?
bonne soirée
clem
Tiens, je ne savais pas. C’est vrai qu’une douzaine de séances, par rapport à la psy, ça paraît court. En même temps, il y a beaucoup de coaching en entreprise, et on imagine mal une entreprise financer une séance de 2 heures par semaine pendant 5 ans!
merci pour ces infos qui respectent le passager qui ne se sent plus manipulé par la conduite volontariste du coach. C’est important de savoir qu’on ne s’embarque pas pour un voyage sans fin, du genre la lumière est au bout d’un très très long tunnel, donnez moi la main, je vous conduis.
C’est plus dynamique comme trajet et on a l’impression de contrôler tout simplement parce que nous sommes le héros principal et que c’est à nous de trouver la bonne orientation.
Bon vent!