Combien de temps pour changer un comportement?

Sylvaine Pascual – Publié dans: Comprendre le coaching / Obectifs, décisions et solutions

 

 

Nos comportements nous apparaissent parfois un peu trop comme ci, un peu trop pas assez comme ça, bref, nous avons le sentiment qu’ils font obstacle à nos ambitions personnelles et professionnelles et leur cherchons des solutions simples et rapides. Ne cherchez plus: elles n’existent pas…

 

 

Les recettes miracles rapides n'existent pas, entre 3 et 6 mois sont nécessairesRêve toujours

 

De nombreuses personnes rêvent de modifier l’un de leur comportement d’un coup de baguette magique ou  en appliquant une recette miracle-qui-marche-en-5-minutes. Comme en témoignent trop souvent les publications y-a-qu’à-faut-qu’on d’une certaine presse friande de management facile, par exemple.  Le désir de changement est souvent associé à l’urgence de se débarrasser d’une caractéristique perçue comme pénible, méprisable, voire comme une tare rédhibitoire.

 

Elles se retrouvent alors demandeuses de solutions:

 

  • A appliquer sans effort
  • Aux effets immédiats
  • A l’efficacité garantie (il va quand même pas falloir en essayer trois, des techniques, tout de même)
  • Aux résultats spectaculaires, version je-me-sens-tout-autre-ce-matin

La révélation intergalactique du jour, venue tout droit du Grand livre des évidences qui ont besoin d’être répétées, c’est que ce n’est pas comme ça que ça marche, n’en déplaise à tous les marchands de bonheur. Mark Twain, qui n’en était pas à une sagesse près, disait “On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre, il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche”.

 

 

 

Un autre soi tout beau tout neuf, ça prend du temps

 

Evidemment, les attentes énormes liées à cette envie de faire éclore un autre soi tout neuf, tout beau et plein des qualités merveilleuses qui le transformeront en machine à réussir, en bête de performance ou en champion de la confiance en soi, sont à la hauteur de la déception qui accompagne l’absence d’efficacité de ces recettes toutes faites.

 

Car l’évolution personnelle passe par la construction d’autres modes de fonctionnement. Et tout ceux qui ont fait construire quelque chose le savent : c’est un processus long et qui n’est pas sans accrocs.

 

Il arrive ainsi que des clients potentiels m’expliquent:

 

  • Qu’ils veulent développer de la confiance en eux en trois semaines.
  • Qu’ils veulent cesser d’être une victime en trois semaines.
  • Qu’ils veulent un programme-express-miracle qui va les transformer en orateurs de choc pour leur oral de concours ou entretien d’embauche qui a lieu la semaine prochaine.

 

Et comme je n’ai pas de super-pouvoirs, je ne suis pas en mesure de répondre à ces demandes. Car modifier un comportement, le plus souvent ancré depuis longtemps, passe par un certain nombre d’étapes indispensables qui prennent un certain temps:

 

  • Déterminer la pertinence du changement de comportement (il arrive que l’acceptation de soi soit plus efficace)
  • Comprendre les mécanismes pour ramollir les croyances qui génèrent le comportement et lever les freins.
  • En identifier les bénéfices secondaires pour les obtenir autrement.
  • Développer l’image de soi et les compétences nécessaires à la mise en place du comportement désiré.
  • Tester diverses façons d’exprimer ce comportement désiré et en évaluer les résultats, jusqu’à satisfaction. Voir la triplette du coaching
  • Traiter les phases de doute, les périodes 3-pas-en-arrière, le naturel qui revient au galop.

 

 

 

Modifier un comportement: si long si court

 

La modification satisfaisante d’un comportement peut donc s’étaler sur un temps qui dépasse largement celui du coaching. Je travaille les changements comportementaux sur trois mois, en général, ce qui est le temps nécessaire à l’élaboration et à l’acquisition des outils personnels de ces changement ainsi qu’à leur appropriation pour une utilisation autonome. Rappelons que concocter des recettes personnelles est le plus souvent indispensable, il n’existe pas de solution ou d’outil universel.

 

Des améliorations significatives et enthousiasmantes commencent à intervenir pendant ces trois mois. Cette rapidité avec laquelle les premiers signes de changement se font sentir, avec toute la satisfaction qu’ils apportent, donnent parfois l’illusion de l’objectif atteint. Elles sont encore trop jeunes pour être durables et c’est la mise en œuvre des solutions personnelles sur le long terme qui va faire la différence. Les résultats commencent à s’ancrer dans les six mois et nécessitent parfois une application consciente beaucoup plus longue.

 

Entre trois et si mois, voilà un laps de temps qui peut paraître long, et qui pourtant est relativement court, par rapport aux nombres d’années qui ont vu le comportement s’ancrer, voire se renforcer. Quelques exemples d’objectifs comportementaux :

 

 

 

 

Voir aussi

 

Dossiers:

Objectifs, décisions et solutions
Relations
Communication

Bien-être et estime de soi

Développer ses talents et ressources
Vitamines mentales
Apprivoiser la procrastination

 

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez développer des comportements spécifiques et les mettre au service de vos ambitions? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32.

 

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14 Comments

  • Charly dit :

    C’est déjà génial si on peut changer de comportement en 3 à 6 mois ! Je trouve ça hyper rapide ! Bien sûr, il faut une volonté à toute épreuve je suppose…
    Cela me fait penser aux 2 livres de Laurent Gounelle, qui tente de mettre les principes du développement personnel à portée de tous : “L’homme qui voulait être heureux” et surtout “Dieu voyage toujours incognito”. Que pensez-vous des techniques abordées dans ces ouvrages ?

  • Gregorian dit :

    Il n’existe aucun remède miracle pour fixer un délai pour changer un comportement. Je dirais que “cela dépend du comportement” et surtout des autres ainsi qu’accessoirement de l’environnement. C’est bien connu que le coaching fait penser à un régime amaigrissant où seules comptent les bonnes intentions au départ. Ensuite, la perte même infime de poids opère l’illusion du changement jusqu’au point d’inertie ou plus rien ne se passera excepté la reprise de poids souvent à des niveaux jamais atteints.
    Ne jamais oublier une chose : le corps et l’esprit se vengent si il y a intrusion forcée!!!

    • Sylvaine Pascual dit :

      Effectivement, il n’existe aucun remède miracle, c’est bien ce que dit l’article. En revanche, la modification d’un comportement ne dépend sûrement pas des autres ou de l’environnement, elle dépend uniquement de soi et de ses propres capacités à le modifier.

      “C’est bien connu que le coaching…” et la suite, du domaine des vérités universelles auto-proclamées me donne des démangeaisons version déformation professionnelle: Ha bon? Qui le dit? C’est bien connu de qui? Qu’est-ce qui, précisément, justifie cette affirmation? etc.
      Quant à la comparaison avec les bonnes intentions de régime amaigrissant, il me semble que l’article y répond déjà, donc je vous y renvoie;))

  • Antoine dit :

    Vous saisissez là une des problématiques phares de l’activité de coach. Initier ou soutenir une prise de conscience, aider à forger les outils et à examiner la valeur du changement… Tout cela prend du temps, beaucoup de temps et d’efforts. Difficile d’expliquer cela face à l’urgence de certaines personnes, qui comme vous l’avez bien dit, demande la suppression de tel ou tel trait, de telle ou telle habitude, parfois ancrée depuis des années !

    • Sylvaine Pascual dit :

      Nous vivons dans une société tellement ancrée dans l’urgence et l’immédiateté! D’autre part, Internet étant une plateforme de rêve pour les marchands de miracles, les offres miraculeuses du type la confiance en soi en trois coups de cuillère à pot sont légions, et il devient effectivement difficile de faire comprendre le temps incompressible d’un changement de comportement. J’ai eu cette année un nombre de demandes surprenant de “préparation express” aux oraux de concours, qui a motivé la rédaction de ce billet. J’ai aussi de plus en plus de demandes professionnelles du même genre: être performant en entretien d’embauche, avoir confiance en soi dans la prise de parole etc en moins d’une semaine. Demandes émanant toutes de gens qui sont loin d’être des imbéciles ou des ignorants, ce qui montre que le problème est en train de prendre de l’ampleur.
      Il y a beaucoup de travail d’information à faire!

  • coach pour m’aider à maigrir dit :

    Pour moi ce site web est sérieusement réussi ! Votre post m’a instruit sur un bon nombre de chose sur la motivation à s’assumer.
    Sinceres Felicitations pour votre site web qui est un plaisir a decouvrir. Cordialement …

  • Claude dit :

    J’apprécie votre texte et je vous remercie de l’avoir écrit. Je voudrais apporter un point de vue supplémentaire. Avez-vous observé que les gens veulent changer le monde, mais si peu pensent à se changer eux-mêmes ? Serions-nous désappointé, si à la fin de notre vie, nous prenions conscience que nous sommes plus grand que ce que nous croyons ? Pourtant, un grand nombre de gens continuent à croire qu; ils n’ont pas besoin de changer, que ce sont les autres qui doivent évoluer pour arriver à leur niveau, alors comment fait-on pour grandir en demeurant statique ?

    Qu’est-ce que le changement et quels sont les défis qui pourraient vous apporter de la joie et de la fierté personnelle d’ici un tout petit mois ? En fait le changement est un résultat d’une nouvelle conscience concernant notre liberté de choisir. Et cette conscience est mesurable dans nos sentiments par une nouvelle expérience que nous avez choisi consciemment de faire en pensée, parole et action. Si nous répétons l’expérience connue, alors nous ne changeons pas, nous n’évoluons pas, peu importe notre niveau d’instruction, nos titres ou nos possessions !

    Est-ce que cela est sensé ?

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