Sylvaine Pascual – Publié dans Relation à soi
| En coaching, il est fréquent qu’on modifie sciemment un comportement, qu’on en introduise un nouveau, ou que certaines façons de faire évoluent à mesure que les croyances limitantes se ramollissent. Et mes clients me demandent souvent s’il n’y a pas des chances qu’à la première occasion, le naturel revienne au galop. |

Modification des comportements
Lorsqu’un comportement a des conséquences pénibles pour le client, plombe ses relations, bousille sa façon de communiquer, saligote sa façon de se percevoir, de percevoir les autres et le monde ou encore les événements de sa vie, l’idée est de le modifier. En prenant en compe les bénéfices secondaires, de façon à trouver des moyens de combler les besoins que le comportement tente de satisfaire, et en trouvant des solutions qui suppriment les efffets pervers.
Quels types de comportements modifie-t-on? Ceux associés aux rôles relationnels et au triangle de Karpman, par exemple. Ou des façons de communiquer, remplacées par des techniques non violentes. Ou encore toutes sortes d’attitudes associées à des convictions limitantes, qu’il est impossible de lister ici, tant nous sommes des sacrées machines à cracher des croyances.
Mais peut-on pour autant affirmer que le naturel ne reviendra pas au galop et que nous ne retomberons pas dans nos travers? La réponse que je propose n’a aucune valeur scientifique ou psychologique, elle repose intégralement sur l’observation et l’expérience.
Compétences conscientes et galopades occasionnelles
Si l’on prend l’exemple de la communication, lorsqu’on s’attache à transformer une communication mi-brutale mi-larmoyante de victime-persécuteur en une communication assertive, qui s’affirme sans bulldozer l’interlocuteur, il arrive évidemment qu’il y ait des ratés. Au début, on s’applique bien sûr, mais tant que la technique n’a pas encore atteint le stade de la compétence inconsciente, c’est à dire automatique, il y a des risques évidemment retomber dans ses travers habituels.
Car nous ne sommes que des êtres humains,nous ne pouvons guère être vigilants 24/24 pendant le temps nécessaire à construire cette compétence inconsciente.Il arrive donc que nous nous laissions entraînés par la situation et n’ayons pas le recul nécessaire pour mettre en place la compétence relationnelle ou la tehcnique de communication requise. Autant faire preuve de bienveillance envers nous-mêmes, Rome ne s’est pas faite en un jour, et éviter de hausser les épaules de découragement: modifier un comportement demande de l’entraînement.
Périodes difficiles et galopades temporaires
On constate aussi que lors de périodes de fatigue ou de vulnérabilité, les vieux comportements réapparaissent parfois, même de manière atténuée et ils sont alors très pratiques, car ils deviennent l’indicateur que la période est émotionnellement difficile et qu’il est peut-être nécessaire de prendre des vacances, du recul, de traiter un problème laissé en suspens etc.
Le phénomène est donc temporaire et disparaît à nouveau lorsqu’une solution a été apportée au problème signalé de la sorte. Ainsi, l’un de mes clients, manager qui a travaillé à développer un regard plus bienveillant sur ses collaborateurs et sa hiérarchie, a remarqué ses pensées agressives ou agacées vis à vis de son entourgae professionnel, aujourd’hui peu fréquentes, resurgissent lorsqu’il se sent en limite de compétence. Il sait utiliser ces pensées: dès qu’il les remarque, il prend le temps d’évaluer ce sentiment et de déterminer les besoins à combler auxquels il correspond.
Et vous, avez-vous déjà modifié sciemment certains comportements?
Vous arrive-t-il de retomber dans vos travers?
Si oui, comment réagissez-vous?
De quoi sont-ils l’indicateur, à ce moment-là?
Voir aussi
Ebook gratuit: le triangle de Karpman
Changement et bénéfice des comportements
Pour mettre en place des changements:
Les dossiers d’Ithaque: Objectifs, décisions et solutions
Les dossiers d’Ithaque: Apprivoiser la procrastination
Les dossiers d’Ithaque: Bien-être et estime de soi
Les dossiers d’Ithaque: Stress, la coexistence pacifique
Les dossiers d’Ithaque: Vie professionnelle
Les dossiers d’Ithaque: Comprendre les émotions
Les dossiers d’Ithaque: Développer ses talents et ressources
Les dossiers d’Ithaque: Entretenir des relations saines
Les dossiers d’Ithaque: Le plein de vitamines mentales
Les dossiers d’Ithaque: Mieux communiquer
Aller plus loin
Pour construire la vie personnelle et professionnelle que vous voulez, en fonction de vos besoins, vos aspirations et vos valeurs, pensez au développement personnel et au coaching. Contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32
Coucou !
Comme tu dis, nous sommes humains, et lors d’une baisse de régime ou de concentration, le naturel peut revenir (peut-être pas au galop mais insidieusement aussi), et c’est normal tant qu’un acte n’est pas réflèxe, ça arrivera toujours ; le principal étant de s’en rendre compte et de corriger le tir
Merci pour cet excellent article !
Pour changer mes habitudes sur le long terme, je mets souvent une structure comme suit issu d’un livre appelé « The Power of Full Engagement » par Tony Scwharz :
1. Décider très clairement ce qu’on veut acquérir comme comportement. Moins il y aura de frictions plus il y aura de chances de réussite.
2. S’engager envers soi même et envers un maximum de gens à le faire pendant 30 jours tous les jours.
3. Prévoir une forme de punition qu’on aura a accomplir pour quelqu’un d’autre si on manque a son engagement.
4. Prévoir une récompense qu’on s’accorde si on a tenu son engagement.
Au bout de 30 jours, l’habitude a commencé à s’installer en général et on peut faire le choix de continuer à l’appliquer ou non. Cette méthode ne prend pas en compte les bénéfices secondaires comme vous en parlez dans votre article donc tout cela me semble très complémentaire