Bien-être: se protéger d'une société psychotoxique

Sylvaine Pascual – Publié dans: Bien-être et estime de soi 

 

 

Une société psychotoxique… le terme est fort, il est du psychiatre Christophe André, qui explique dans cette vidéo comment la société de consommation génère bien du mal-être… et comment s’en protéger.

 

 

Consommation vs satisfaction des besoins

 

Je vous rassure tout de suite, il ne s’agit pas d’un délire post-New-Age qui a pour but de nous y faire renoncer pour aller nous enfermer dans une cabane au fond des bois et vivre nus, en harmonie avec la nature, ni un appel à la simplicité volontaire. Il s’agit simplement de comprendre les mécanismes qui se jouent lorsque la course à la consommation remplace la satisfaction des besoins, pour reconnecter avec ses derniers et les prendre en compte, car ils sont au cœur du bien-être.

 

 

 

Consommation illusoire


La recherche en psychologie sociale montre qu’une société qui valorise à l’excès le matérialisme dans son acception pouvoir, possession, consommation, favorise l’insatisfaction et l’anxiété en chacun de nous. En d’autres termes, plus nous nous soumettons au dieu de la réussite matérialiste, plus nous avons de chances d’être mal dans nos godasses.

 

La société de consommation nous fragilise en nous éloignant de nos vrais besoins, par exemple en prétendant les combler par l’accumulation et remplissage. Ainsi la publicité vend l’illusion de la reconnaissance sociale par la possession, et nous voil prêts à croire que la consommation peut remplacer le lien social ou affectif, prêts à croire que nous pouvons en combler les manques en se vidant le porte-monnaie.

 

 

 

Disparition du rien-faire

 

Mes champs sémantiques étant moins recherchés que ceux de Christophe André, je l’appelle glandouille, cependant j’aime cette expression: le rien-faire, en voie de disparition dans une société où chaque minute doit être rentabilisée. On traque sans répit les instants de rien-faire comme l’ennemi de la réussite. Nous sommes constamment assaillis de sollicitations externes qui nous empêchent de nous accorder du temps à nous-mêmes et ne permettent pas la régulation des états d’âme.

 

 

 

 

 

Mini coaching: se protéger d’une société psychotoxique

 

Toujours d’après Christophe André, c’est bien parce que le monde est dur, imprévisible, complexe parfois injuste, incohérent, violent, que nous avons besoin d’être heureux: c’est prendre des forces pour pourvoir l’affronter. Engranger des vitamines mentales, quoi. D’autre part, il insiste sur le fait que, contrairement aux idées reçues, c’est le bonheur qui nous ouvre au monde qui nous entoure (et à ses habitants) et inversement, c’est la souffrance qui nous renferme sur nous-mêmes.

 

Alors comment se protéger des aspects psychotoxiques de la société?

 

Concrètement, cela signifie en garder les bienfaits (le progrès scientifique, la technologie etc.) sans tomber dans des excès de consommation qui nous garantissent “de l’avoir plein nos armoires” comme dirait Souchon, et un placard à estime de soi tout vide.

Cela signifie prendre du temps juste pour soi, prendre le temps d’entendre et d’écouter ses émotions et derrière, ses besoins relationnels, environnementaux, ses besoins d’évolution et d’accomplissement, ses besoins physiques et physiologiques etc…de façon à avoir moins recours à la compensation par la consommation.

 

Quelques ressources pour y parvenir

 

  • Et vous, dans quelle mesure trouvez-vous notre société psychotoxique?
  • Comment vous en protégez-vous?

 

 

 

 Aller plus loin

 

Vous voulez construire une vie personnelle et professionnelle réjouissante et nourrissante, en fonction de vos besoins et de vos aspirations? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 


 

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10 Comments

  • Gaelle dit :

    Bonjour

    La video donnne l’impression que seule la société “actuelle” essaye de “reguler les etats d’ames”. Pourtant, ça ne date pas d’aujourd’hui pour plusieurs exemples cités l’alcool, le recours à des tiers…

    Meme le temps. Avait on variment plus de temps “pour soi” “autrefois”… par exemple au temps de Germinal ou au moyen age?

    Donc oui, il est bon de se “forecr” à prendre du temps pour soi, de relativiser ses besoins materiels, mais cette necessité n’a rien de particulierement “actuel”.

    • Sylvaine Pascual dit :

      Il me semble que ce n’est pas tant la quantité de temps pour soi, que la nature de ce temps, ce que nous en faisons, comment nous l’utilisons. Oui, on avait certainement plus de “temps pour soi” à des époques plus anciennes dans la mesure où l’on était moins sur-sollicités. Du temps pour soi ne signifie pas du temps consacré à soi-même, mais aussi du temps dans un espace non pollué par les sur-sollicitations.

      Il me semble que la société “actuelle” et en particulier la société de consommation, renforce considérablement l’illusion de combler ses besoins et qu’ils crient d’autant plus famine. La malbouffe en est un exemple comme un autre;)

  • Cindy dit :

    Merci Sylvaine ! C’est toujours un plaisir de venir sur ton blog. Une vidéo très juste.

    Prendre du temps pour ne rien faire et s’écouter … pas toujours facile et en même temps tellement nécessaire.

    • Sylvaine Pascual dit :

      En même temps, il n’est probablement pas nécessaire que ce temps soit des heures. Quelques minutes loin du tumulte, c’est déjà beaucoup!

  • alain dit :

    Vous ressentez le mal être des gens , vous avez le sens et je crois plus , l’art de comprendre se qu’ils ne comprennent pas eux même

     

    Vous savez leur donner les outils qu’il faut pour se refaire la santé mentale.

     

     

     

    Mille fois merci pour ce blog et ce travail que vous partagez

    Alain

  • Lutensy dit :

    Quel bonheur, j’ai fait le plein de vitamines pour un petit moment ;).

    Merci Sylvaine pour ce partage. J’ai beaucoup aimé le parallèle entre l’instrument que l’on prend naturellement le temps d’accorder et le temps à prendre pour soi pour se réaccorder …

  • chabanon dit :

    Sylvaine,
    Pour suivre le commentaire d’Alain (posté le 25 octobre), le terme qui me vient naturellement en tête pour vous caractériser et celui de “bodhisattva”. Quid ? Je vous laisserai aller visiter le site de l’Union Bouddhiste de France.
    Chaque lecture de votre site me laisse à penser que vous emmenez les autres dans un doux tourbillon d’humanité. Vous nourrissez et vous vous nourrissez d’amour picoré de-ci, de-là, et chemin faisant votre humilité et votre simplicité nous enchante à chaque trait de plume.

    Meilleurs voeux pour cette nouvelle année et merci.

    Christian

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