Apologie de la glandouille

Sylvaine Pascual – Publié dans: Bien-être et estime de soi /  Le plein de vitamines mentales

 

 

Quand ne rien faire est un art de vivre
Il paraît que l’oisiveté est mère de tous les vices ? Tant mieux probablement, car le vice à ses vertus, réservées à ceux qui osent aller de temps en temps à sa rencontre !

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Eloge de la bulle

 

Buller, glander, traîner, lézarder, peigner la girafe, quelle que soit l’étiquette qu’on leur colle, les moments de paresse, d’oisiveté, de glandouille totales sont suffisamment rares pour être à la fois précieux et délicieux.

 

Inutile de philosopher sur ce que signifie exactement l’art de ne rien faire : savoir si sentir l’herbe sous ses doigts c’est déjà faire quelque chose n’est pas le propos.

 

Admettons qu’il s’agit ici de moments passés sans objectif autre que celui de ne rien faire de particulier, car la bulle décomplexée, l’oisiveté pensive, la paresse extatique, ça a du bon. Etrange bonheur que celui de n’avoir rien à raconter, rien à faire, personne à écouter, de se laisser aller à être totalement dans le présent et às’émerveiller de ce qui nous entoure. Il ne reste plus que nos sens en éveil, qui attrapent ce dont ils ont envie, ce qui leur parle: un chant d’oiseau, une odeur, une image etc… une façon de faire le plein de vitamines mentales.

 

Ne rien faire peut prendre bien des formes : traîner au lit le matin, coincer la bulle à la terrasse d’un café, paresser un moment dans le jardin, s’étendre mollement sur le canapé et contempler le plafond, ne rien prévoir pendant une journée etc… à vous de voir ce que vous avez envie de mettre dessus.

 

 

Rendre à César ses convictions sur le temps et se détendre

L’action est très valorisée, s’occuper est devenu une préoccupation de tous les instants, y compris en vacances, et tout nous pousse à rentabiliser notre temps, comme s’il s’agissait d’une entreprise à lui tout seul, puisque, c’est bien connu, le temps c’est du pognon.  Bref, nous passons le plus clair de notre bien le plus précieux à le gaspiller en courant derrière, ce qui est censé nous en faire gagner un peu plus.

 

Pourtant, s’arrêter de temps en temps, prendre le temps de respirer, de se poser, de se vider la tête, de déconnecter est un excellent moyen de prendre du recul, de se ressourcer pour repartir de plus belle, derelativiser l’urgence et l’importance des tâches quotidiennes.  Ainsi nous pouvons remettre délibérément à plus tard celles pour lesquelles il est inutile de se bousculer (ce qui n’est pas de la procrastination , mais de laprocrastination positive!), en suprimer carrément d’autres qui tiennent de la complication inutile et diminuer les facteurs de stress.
Au diable les champions de la pressurisation pour qui chaque seconde peut être dédiée à une action cruciale, ceux qui vouent aux gémonies le désœuvrement et y voient la marque du loser, l’obstacle à la réussite, le défaut suprême. La réussite peut parfois attendre quelques minutes! Rendons-leurs  leurs convictions et réapproprions-nous notre temps, de façon à déterminer par nous-mêmes dans quelle mesure un peu de glandouille nous détend, nous relaxe et recharge nos batteris.
Un moment de paresse, c’est un petit cadeau fait à soi-même, car nous le valons bien. C’est l’occasion de se retrouver en tête à tête avec soi-même, de faire preuve d’un peu de bienveillance envers soi et de découvrir quelle merveilleuse compagnie nous sommes,

S’autoriser à coincer la bulle sciemment, à se mettre les doigts de peids en éventail pendant un instant, c’est reconnaître que notre temps est tellement précieux qu’il mérite qu’on le goûte. C’est aussi s’autoriser la rêverie, qui est bourrée de vertus enfin reconnues, en particulier pour la réflexion.

 

 

Mini coaching : mettre la glandouille au service de son bien-être

 

La glandouille subie suscite l’ennui alors qu’un moment d’oisiveté choisie est une autre façon d’être acteur de sa vie. Il s’agit bien de glander en conscience, de s’autoriser délibérément un temps de bulle dont le seul objectif est… de buller. L’exercice peut s’avérer difficile pour certains, particulièrement programmés pour l’activité, si vous en faites partie, allez-y doucement pour ne pas vous dégoûter d’emblée!
Commencez par exemple par 5 minutes quotidiennes, puis augmentez petit à petit pour déterminer quel est le temps de glandouille idéal pour vous.

Au bout d’une semaine:

  • Que remarquez-vous ?
  • Qu’est-ce que ça vous apporte ?
  • Comment vous sentez-vous ?
  • Si cet exercice est bénéfique, faites-le consciemment pendant au moins trois semaines pour qu’il devienne une habitude.

 

 

Voir aussi

 

Rompre avec la routine pour recharger ses batteries

Bien-être: prendre un moment pour soi

Etre dans le présent

Simple comme la bonne humeur

Stress: la coexistence pacifique

Emotions: éloge du plaisir

 

Les dossiers d’Ithaque: Bien-être et estime de soi

Les dossiers d’Ithaque: Le plein de vitamines mentales

 

 

Aller plus loin

 

Pour construire un mode de vie cohérent avec vos valeurs, vos aspirations et vos ambitions, pensez au coaching. Contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

8 thoughts on “Apologie de la glandouille

  1. Le week-end du 15 août, j’ai pas fait grand chose à part dormir, lire au soleil et prendre des photos… Bah ça fait un de ces biens !!!
    Ça rend plus zen, ça repose et on se sent libre !

  2. Prendre du temps pour soi est un privilège que j’ai découvert quand j’ai pris de l’âge et que je me suis mise à méditer. Quand tu connaîs ce plasir, car c’est un plaisir tu ne peux plus t’en passer. Alors c’est la canicule chez moi et je lézarde sous le parasol.

  3. Pingback: Prendre du temps pour soi | Le blog des Rapports Humains

    • Merci Suzanne:)
      Je me souviens très bien dans conditions dans lesquelles elle a été prise… un farniente réjoui, version lézard pyrénéen… Haaa, quand même nos doigts de pieds font la sieste^^

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