Les émotions: amies fidèles ou ennemies incapacitantes?

Related Posts with ThumbnailsSylvaine Pascual – 19 octobre 2008 – Publié dans: Comprendre les émotions

Nos émotions nous jouent des tours! 

Quand l’inquiétude, l’angoisse, la tristesse ou la colère nous envahissent, l’impact négatif sur nos relations, nos capacités et nos performances est énorme car elles génèrent blocages, tensions, fatigue, confusion, stress ou agresssivité et entraînent de mauvaises décisions, des comportements excessifs ou inadaptés etc. Bref, les émotions sont parfois franchement pénibles et invalidantes et pourtant, si elles existent, c’est quand même qu’elles doivent servir à quelque chose, puisque la nature est plutôt bien faite.
Les émotions: foyer chaleureux qui nous préserveou incendie vorace qui ronge notre bien-être?
Alors, amies ou ennemies?

En cherchant à les brider, à les contrôler ou à les refouler, nous les concevons comme des ennemies pas vraiment bien intentionnées. Et nous oublions leur rôle: elles existent pour nous transmettre des messages importants sur les événements significatifs de notre vie.

Nous accueillons les émotions positives sans réfléchir parce qu’elles participent de notre bien-être. La grande révélation de la semaine, c’est que les émotions négatives ont la même fonction.

Les émotions positives (plaisir, joie) signalent ce qui nous convient, nous permettant ainsi de reproduire les siuations qui les ont suscitées: si lire, aller au ciné ou sauter à l’élastique me procure du plaisir, je vais chercher à recommencer.
Les émotions négatives signalent ce qui ne va pas, nous offrant ainsi une opportunité de sortir d’une situation dangereuse, de ne pas reproduire les circonstances qui les ont générées. La difficulté, c’est qu’elles s’expriment au travers de tout un tas de réactions mentales et physiques qui nous perturbent suffisamment pour altérer notre réflexion, nos comportements et capacités, et nous tendons à les confondre avec le problème lui-même, alors qu’elles en sont l’indicateur. Et les voilà transformées en termites de notre équilibre, en dynamite de notre sérénité.

Des amies qui s’expriment parfois haut et fort!

Nos émotions sont donc des alliées précieuses, même si elles s’expriment parfois avec une intensité bien dérangeante. Autant au travail que dans ntotre vie privée, nous nous retrouvons tétanisés, paralysés, fatigués. Ou bien agités, confus, avec le sentiment d’être piégés et l’envie de s’enfuir à toutes jambes. Ou encore énervés, agacés, dévalorisés, avec l’envie de rentrer dans le lard de tout le monde. En d’autres termes, nous voici peu constructifs et productifs.

Et les émotions sont persévérantes, elles ne sont pas prêtes de lâcher le morceau, et vont revenir chaque fois qu’une situation similaire se reproduite les perfides, et ceci tant que nous ne cherchons pas le message qu’elles véhiculent.

Amies, d’accord, mais j’en fais quoi, moi?

Dans un premier temps, il s’agit d’apprendre à les reconnaître, et à identifier les situations qui les déclenchent. C’est un peu comme envoyer à son cerveau primitif (c’est là que ça se passe) un accusé de réception: bien reçu, bien noté, merci, je m’en occupe. Pour cela, commençons par accepter de les ressentir et posons-nous les questios suivantes:

C’est quoi, l’émotion que je ressens, exactement?
Comment se manifeste-t-elle? Quels signes physiques? Quels signes mentaux? Quels comportements?

Et le message, alors?Comment mettre en place un système personnel de décodage des émotions? Patience, nous y reviendrons!

Voir aussi:

Les dossiers d’Ithaque: Comprendre les émotions

Emotions et pseudo-émotions
Nos émotions nous parlent de nous
Nous sommes responsables de nos émotions!

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8 Comments

  • MADmoiselle dit :

    A l’époque où j’allais passer le concours de professeur des écoles (ce que je n’avais pas du tout envie de devenir, mais ça c’est une autre histoire, enfin, c’est lié) j’ai commencé à avoir des plaques rouges et des démangeaisons. Après plusieurs tests, il a fallu se résoudre à penser que c’était le stress.
    Depuis que j’ai démissionné, ça va beaucoup mieux !

    Je pense que je somatisais…

  • gael dit :

    Bonjour,

    Merci pour cet article assez complet sur le sujet,
    J’attends la suite !

    Bonne fin de journée à vous,

    Gael – Rédacteur Bien et Bio
    http://www.bien-et-bio.com/
    http://www.bien-et-bio.info/

  • MADmoiselle dit :

    Oui, le médecin m’avait conseillé d’aller chez l’allergologue ; et l’allergologue n’a rien trouvé. ELle a dit que c’était le stress (peut-être aussi pour que j’aille consulter son psy de mari, je ne sais pas…)

  • sabine dit :

    super intéressant ton article!
    quand aux émotions, surtout le stress parfois peut être généré par un disfonctionnement de la thyroïde, c’est la cas pour moi, d’ailleurs j’en fais les frais!!
    je suis une véritable furie parfois avec mon homme, un surplus de quelque chose, de ce qui fait ne fais pas, me fait bouillir comme une cocote sur le feu!!!
    les émotions tel que la joie que je ressens quand je regarde mon bonhomme, c’est doux, guaie, enchantant…
    quand au reste reste a savoir si les émotions, que nous avons nne nous sommes pas transmisent par un fait!!
    bisous bisous
    sabine

  • MADmoiselle dit :

    Merci, je vais aller voir ça 🙂

  • MADmoiselle dit :

    Bon, eh bien je crois qu’il va falloir que j’aille voir un psy, entre ma somatisation (qui est encore un peu là dès que je stresse), mes TOC et ma légère agoraphobie. J’ai remarqué en lisant la page que d’ailleurs mon “asthme” qui est apparu, tiens, en même temps que les plaques, serait alors dû à ça !

  • bloop dit :

    Article très intéressant, pour ma part j exprime toutes émotions de joie ou de peine par les larmes et selon la situation c’est pénible. J’apprends à gérer.

    Tes articles ont l’air bien. Je repasserai te lire.

    Bon après-midi 😉

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