Lecture émotionnelle et plaisir au travail

la lecture émotionnelle au service du plaisir au travail

Florence est ingénieur spécialisée dans le développement durable. Elle aime son métier et son dynamisme n’est pas à démontrer. Mais lorsqu’elle s’est retrouvée au chômage, Florence s’est retrouvée confrontée à des réactions émotionnelles très fortes, qui n’ont pas disparu lors de son retour à l’emploi. Retour sur un coaching axé sur la lecture émotionnelle.

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Le temps du coaching

Fatiguée de se retrouver fréquemment en proie à des émotions négatives fortes et dévoreuses d’énergie, qu’elle associait à un manque de confiance en elle, mais méfiante vis-à-vis du coaching, Florence n’y est pas venue tout de suite…

“Je suis arrivée sur le site internet d’Ithaque par hasard. Alors que j’étais au chômage je cherchais sur internet des sites sur la confiance en soi. J’ai tout de suite accroché aux différents articles du site, parce que d’une part je me reconnaissais complètement dans de nombreux exemples et d’autre part je trouvais que l’analyse était au final tellement logique qu’elle était irréfutable et surtout que cela mettait un point d’honneur à se respecter soi-même.

Je ne connaissais le coaching que de nom et je ne savais pas trop ce qu’il y avait derrière, j’étais plutôt méfiante. Je vivais très mal le chômage qui me mettait dans des états désagréables et intenses (colère, abattement, découragement…). L’idée m’a effleurée de suivre des séances de coaching mais au final je ne l’ai pas fait à ce moment là, car d’une part c’est une démarche que je n’étais pas prête à engager, je ne me sentais pas prête pour l’assumer, et puis j’ai trouvé un emploi alors j’ai oublié pourquoi j’avais songé au coaching en croyant que les choses étaient résolues.”

Le temps du coaching est celui du client. Il n’y a pas d’autre bon moment pour faire cette démarche que celui où on en ressent à la fois le besoin et l’envie. Pour certains, la temps entre la prise de conscience d’un élément à travailler et la démarche concrète est très court, voire quasi immédiat. Pour d’autres, comme Florence, il peut être beaucoup plus long et peut même nécessiter un événement déclencheur parfois brutal pour lever les freins:

  • Des émotions négatives qui ne disparaissent pas lorsque la situation en apparence stressante est résolue, comme dans le cas de Florence. La situation a alors été le reflet de besoins à satisfaire qui l’utilisent pour exprimer leur ras-le-bol d’être ignorés. Il arrive alors de se dire que “ça finira par passer” et de négliger les indicateurs d’un mal-être qui s’installe.
  • Les croyances. Pour d’autres, c’est le schéma dur-à-cuire ou bon-petit-soldat qui pousse à continuer malgré tout, soit en tentant de se convaincre que “ça ira mieux demain”, soit parce qu’ils sont persuadés qu’il “faut s’en sortir par soi-même”. Les idées reçues sur la soit-disant faiblesse de ceux qui ont recours à une aide extérieure ont la peau dure.
  • La méfiance envers l’accompagnement de type coaching peut être un frein bien compréhensible: la méconnaissance du métier, l’utilisation du terme pour tout un tas de techniques de l’ordre du simple transfert de compétences, le cadre incertain d’un métier non réglementé et son image télévisuelle grotesque et très éloignée de sa réalité peuvent donner envie à n’importe qui d’aller voir ailleurs s’il y est.

Dans tous les cas, attendre trop longtemps entre le moment où le questionnement apparaît et le moment où l’on se met à sa résolution, quelle que soit sa nature (coaching, psy ou autre), présente le risque de perdre en estime et confiance en soi ce que l’on gagne en stress, et de finir en burnout, voire en dépression.

 

Retour au travail, retour des émotions et du stress

Florence avait donc espéré que son retour à l’emploi allait mettre un terme aux vagues d’émotions qui pouvaient la submerger. Cependant, les responsabilités et les situations professionnelles à enjeu ont eu tôt fait de ramener les émotions pénibles sur le devant de la scène. Elle a fini par opter pour un accompagnement de type Job idéal et vitamines mentales.

“Quelques temps plus tard, ma situation au travail m’a fait de nouveau ressentir des émotions fortes (colère, énervement, tristesse) qui me bouffaient une énergie folle et me gâchaient le quotidien et cette fois j’ai décidé de ne pas attendre la prochaine fois et de tenter le coaching. Comme je suivais le site d’Ithaque régulièrement et que l’approche me plaisait vraiment et surtout me donnait envie d’être en confiance (respect de soi notamment), après un premier contact je me suis donc lancée. Je ne savais pas exactement où j’allais aller mais je voulais tenter quelque chose.”

Après ce coaching, je suis vraiment contente d’avoir tenté l’expérience. D’une part j’ai appris à apprendre à mieux me connaître, à mieux m’écouter moi et j’ai désormais une liste d’outils / méthodes à mettre en œuvre pour les différentes situations qui me créent du désagrément.”

 

La lecture émotionnelle

Florence avait une conscience aigüe que son stress venait de ses émotions. Nous avons donc procédé à la mise en place de la lecture émotionnelle, pour permettre à Florence de mieux comprendre ce qui se passait en elle. Florence a appris à identifier précisément ses émotions, les états de défense qui leur correspondaient et les besoins mal comblés qui s’exprimaient ainsi. Ce qui lui a permis de concocter des solutions durables pour satisfaire ses besoins, en fonction de son environnement et de sa personnalité. Associée à un travail de renforcement de l’estime de soi et de la confiance nécessaires pour mettre en oeuvre les actions spécifiques, la lecture émotionnelle a permis à Florence de gagner en sérénité d’une part, et retrouver du plaisir au travail d’autre part.

Pour Florence, qui ne manque pas d’énergie ou de joie de vivre, mais a tendance à se mettre en retrait ou à faire un peu trop passer les besoins des autres avant les siens, la lecture émotionnelle a révélé un besoin de travail sur l’affirmation de soi, le positionnement relationnel et les valeurs, de façon à donner du sens à ses actions. Ainsi, elle a pu agir plus en accord avec elle-même, sans crainte de dévoiler ses besoins ou ses opinions.

“Un grand progrès concerne les émotions qui se traduisent chez moi par des manifestations souvent très fortes (énervement / agressivité, abattement, stress/angoisse). J’ai compris que ce n’était pas la faute à la situation ni les gens qui me mettaient dans ces états, mais bien mes propres réactions face à ces situations données : du coup comme cela dépend de moi, j’ai pris conscience que je pouvais agir.

J’ai appris à entendre ces émotions, à les accepter (et du coup d’être plus indulgente avec moi-même en arrêtant de culpabiliser), à les comprendre, à amoindrir les manifestations qui les accompagnent et surtout à mettre en place une méthode pour répondre à mes besoins qui s’expriment à travers ces manifestations. Je m’épuise moins à m’énerver, ruminer, me ronger les sangs et je cherche plutôt des solutions à mettre en place. Cela améliore ma confiance en moi, mon rapport aux autres et, petit à petit, cela m’aide à mieux m’affirmer.”

Au final, Florence a appris à écouter les messages transmis par ses émotions et à satisfaire les besoins qui les suscitent et en particulier, dans son cas, le besoin d’affirmation et de reconnaissance, qui lui a permis de mieux interagir avec ses équipes et sa hiérarchie.

 

Plus de sérénité et une boîte à outils

Elle maîtrise aujourd’hui suffisamment la lecture émotionnelle pour l’utiliser par elle-même lorsque les émotions se font trop fortes dans sa vie personnelle ou professionnelle, de façon à agir pour satisfaire ses besoins fondamentaux. Elle la pratique régulièrement, au bénéfice d’une vie professionnelle plus apaisée.

“De manière générale, je me sens plus sereine, j’ai appris à mieux me respecter moi-même et avec les différents outils disponibles, j’ai un panel pour pouvoir progresser dans cette direction. La prise de conscience des mécanismes en jeu (valorisation / dévalorisation, affirmation de soi, émotions, écoute de ses besoins etc…) est assez rapide car tout est très logique au final.

Après je suis réaliste, cela prend du temps pour changer durablement sa manière de voir les choses et d’agir, cela se fait et se fera petit à petit chaque jour. Ceci dit, je vois déjà le bénéfice du coaching sur mon bien-être au quotidien et surtout je sais que j’ai en main les moyens pour continuer d’améliorer ce bien-être, que ce soit au niveau personnel ou professionnel, à moi de les utiliser.

En conclusion, ce que m’a apporté ce coaching ce sont des outils pour pouvoir bien vivre ma vie et ses différentes étapes, bien vivre dans ce monde et avec les gens qui m’entourent…le tout en adéquation avec moi-même et ce que je suis. J’aurais aimé avoir ces outils plus tôt!”

 

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Aller plus loin

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