Vitamines mentales: besoin de réconfort?

Sylvaine Pascual – Publié dans Vitamines mentales 

 

 

 

Tout un tas d’événements hors de notre contrôle et moyennement agréables peuvent nous mettent temporairement le moral dans les chaussettes. Et dans ces cas-là, rien de tel qu’un peu de réconfort pour refaire le plein de vitamines mentales et rebondir.

 

 

Bien connapitre ses sources de réconfort pour éviter le plaisir compensatoire

 

 

Petits coups de blues

 

Certains événements ne sont pas forcément des drames personnels en soi, des épreuves, ou même des “problèmes à régler” mais ils peuvent, l’air de rien, être aussi consommateurs en énergie qu’un 4×4 en sur-régime.

  • Une catastrophe naturelle à l’autre bout du monde qui trouve un écho en nous
  • Un objectif non atteint qui nous ferait céder à la tentation de la dévalorisation
  • L’indélicatesse, volontaire ou non, d’un proche
  • Une situation qui heurte nos valeurs
  • Une déception personnelle ou professionnelle
  • Une anxiété, une difficulté passagère, bref, ces choses qui nous touchent suffisamment pour nous refiler un coup de blues temporaire.*

 

 

Tristesse passagère et fausses bonnes idées

 

Dans ces cas-là, la tentation peut être grande de céder à tout un tas de fausses bonnes idées censées nous soulager, nous consoler, nous remonter le moral:

 

  • Compenser en se jetant sur un fondant au chocolat-chantilly pour 4 ou un Mont d’Or-frites
  • Compenser en faisant cramer sa carte bleue
  • Compenser en forçant sur l’apéro
  • Se répandre en jérémiades caliméresques sur une épaule compatissante
  • Tous les éléments ci-dessus

Pour éviter de tomber dans du plaisir compensatoire qui ne nous requinque pas du tout, ou de massacrer La goualante du pauvre Jean auprès d’oreilles qui ne vont pas rester compatissantes très longtemps, il suffit parfois tout simplement d’un peu de réconfort. Du vrai, du chaleureux, du nourrissant.

 

 

 

Réconfort: un peu de grog à l’âme

 

Un coup de mou, et nous pouvons avoir besoin d’une douceur qui réchauffe l’intellect, de beaume pour se caresser le moral dans le sens du poil, d’un brin de tendresse dans un monde de brutes, bref,  de vin chaud moral, de tisane psychologique, de grog à l’âme.

 

Et ce besoin de réconfort, s’il est assez largement reconnu aux enfants, est relativement peu écouté et comblé chez les adultes, sauf en cas de drame personnel. La faute sans doute à un monde qui croit à tort qu’être fort signifie ne pas écouter ses besoins, et qui s’entête à générer des formes de stress pourtant évitables. D’ailleurs, le besoin de réconfort physique, qui est aussi une marque rassurante de reconnaissance et d’appartenance, a été suffisamment ignoré pour donner naissance au désormais célèbre free hug.

 

Cependant, même si des bras tendres et chaleureux restent la marque de réconfort la plus évidente, il existe plein d’autres manières d’aller trouver les vitamines mentales nécessaires pour surmonter le coup de blues. Le tout étant de savoir ce qui fonctionne pour nous… Or, je le remarque parmi mes clients, proches, amis ou connaissances, peu de gens savent exactement ce dont ils ont besoin pour dépasser une baisse de moral passagère et ils se trouvent fort dépourvus quand le coup de blues fut venu. Et même encore un peu plus déconfits, à attendre que ça passe…

 

Et à chacun sa recette! Un petit coin secret de nature, les bras d’un proche, un bon petit plat, le collègue qui a toujours les mots qu’il faut, un bain bien chaud et hop! Voilà la cuve à vitamines mentales qui se remplit en moins de temps qu’il en faut pour le dire.

 

 

 

Mini coaching: du réconfort sous le coude

 

Il ne s’agit pas tant des activités que nous aimons parce qu’elle nous détendent que de petites choses simples qui vont tirer leur efficacité du fait que nous les associons sciemment à une source de vitamines mentales à la fois apaisante et reconstituante. Et pour cela, rien de tel qu’un petit détour par la connaissance de soi, de façon à ne pas se retrouver sans réserves de nourritures roboratives spéciales cerveau, en cas de ramollissement intempestif.

 

 

Et vous, de quoi avez-vous besoin en cas de coup de blues?

De réconfort affectif? Physique? Symbolique?

Qu’est-ce qui vous rassure? Vous redonne de l’énergie?

Comment faire pour avoir sous le coude, en cas de besoin?

 

Et s’il s’agit du contact avec un proche, n’hésitez pas à le lui dire: celui qui ne sait pas peut ne pas comprendre ce dont vous avez besoin. Savoir exprimer ses besoins est une compétences relationnelle, alors allez-y;)

 

*J’insiste sur le temporaire, car les coups de blues durables, eux, sont l’indicateur d’une situation qui nécessite d’être traitée et réglée, éventuellement à l’aide de trucs pour garder le moral dans la tourmente.

 

 

 

Voir aussi

 

L’identité: acteur ou spectateur de sa propre vie?

Compétences relationnelles : choisir à qui parler

Répondre à son besoin d’appartenance sociale

S’adapter aux événements extérieurs

Rôle des émotions: tristesse et manque affectif

Dynamisme: faire le plein de vitamines mentales

A la rencontre de la beauté

Bien-être: les instants cléments

 

 

 

Aller plus loin

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4 Comments

  • GAULAIN Brigitte dit :

    Ces petits coups de blues , créent effectivement un malaise dont on ne connait pas véritablement la cause et nous empêchent de jouir pleinement de la vie .Ce sentiment nous indique que nous sommes restés accrochés à une situation vécue douloureusement dans le passé , mais peut provenir aussi d’une accumulation de contrariétés , de désillusions.Une tristesse qui induit un sentiment d’abandon .On se sent seule ,petite ,démunie,impuissante.On se retrouve temporairement décentrée , et c’est à cet instant là qu’il faut prendre conscience que l’on est dans le passé et non dans l’instant présent , ici , maintenant …D’où l’importance du lâcher prise .Lâcher prise ce n’est pas se montrer indifférente mais simplement admettre que l’on ne peut agir à la place de quelqu’un d’autre …L’ACCEPTATION voilà la solution .Et je ne sais pas faire cela alors je pleure…Je m’isole dans ma baignoire remplie d’eau très chaude et j’y passe 2 heures s’il le faut , c’est nul , je sais et pas très écolo .Mais je n’ai pas d’objet transitionnel qui mesure 1.90 m, parfumé, tout chaud , tout doux ,avec un cœur qui bat sous une chemise blanche comme cet homme hyper sexy qui insiste pour que je le sollicite pour le moindre besoin et que j’agace lorsque je joue avec ma paille dans mon verre à cocktail ..Tient c’est étonnant , rien que d’y penser ça va tout de suite mieux !!! Comme quoi franchement l’inconscient et ses mémoires nostalgiques , pffff , c’est rien à côté d’un truc sexuellement refoulé qui va ressortir forcément ailleurs comme une explosion nucléaire… ça c’est Freud qui le dit ! ( chut …j’écris sans faire de bruit sur mon clavier …et tout le monde se tait , merci à vous ;))

  • GAULAIN Brigitte dit :

    Plus sérieusement , l’inconscient vous place devant des situations , des images , des sons , des odeurs ,des sens qui réactivent en vous des étapes non résolues , cela fait parti de votre croissance pour devenir un être humain mature …maturité psychologique . Tout ce qui résiste , persiste ! Comme une douleur qui revient sans cesse dans une situation précise , il y a blocage entre le corps et l’esprit .Par exemple , petit , vous pratiquiez un sport et un jour par hasard vous tombez et êtes exempté de sport juste la veille d’une compétition où votre équipe à prend une raclée magistrale , de retour le coach met une volée de bois vert à tous ,sauf à vous …Depuis chaque fois qu’un même type de risque se présente ( peur de ne pas être à la hauteur , une hiérarchie très dure ,pas de visibilité sur la situation…) comme par hasard la douleur salvatrice revient , sauf qu’à présent elle devient franchement inappropriée …Vivre dans le présent c’est difficile avec toutes ces mémoires activées . La méditation est une bonne piste , comprendre ce qu’est l’instant présent est très compliqué . La notion de temps , plus exactement d’espace temps lié ou non à la conscience selon les différents courants de pensées est complexe.On peut facilement parler du passé et imaginer le futur cependant comment trouver des mots pour ” l’instant” qui déjà a glissé dans le passé et n’est pas encore le futur . Notre vocabulaire ne possède pas de mots adaptés à ce moment , il existe dans certaines langues le ” supin” qui en règle générale est utilisé comme un verbe de mouvement dans l’instant? ce n’est pas encore le top mais on peut en approcher comme dans « amatum iri »en Latin , « être sur le point d’être aimé »…Et pour finir il est tard… Wittgenstein dit : “Ce qui arrive, le fait, est l’existence d’états de choses.”..Un comprimé de Doliprane et au dodo sans bisous ni câlin …Courage , ça recommencera dès demain au réveil …

    • Oui, parfois il est nécessaire d’envisager un traitement plus psychologique quad le problème est récurrent et ancré. Mais parfois, le plus souvent, face aux petits aléas de la vie, on a juste besoin de réconfort;)

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