A la rencontre de la beauté

Sylvaine Pascual – Publié dans Vitamines mentales

 

 

 


“Mirage d’une fantaisie extravagante, mais d’une incomparable somptuosité. (…) Elle regardait, les mains jointes, haletante, les lèvres entrouvertes. Jamais elle ne s’était senti le cœur plus léger. Il lui semblait que son âme s’évadait d la matière et que seule son enveloppe charnelle demeurait sur la terre.
Elle découvrait la beauté.”

Somerset Maugham, La passe dangereuse

 

 

bien-être: aller à la rencontre du beau

 

 

 

Aujourd’hui, je descends de la montagne avec des images plein la tête, aussi je vous invite à vous promener à la recherche de la beauté, petite balade pas si cucul la praline qu’elle en a l’air;)

 

 

 

Esthétique, religion et philo

 

C’est épatant, quand on cherche “beauté” sur Internet, on tombe sur tout un tas de trucs liés à l’esthétique féminine ou à la religion et à peu près rien d’autre, mis à part un peu de philo (ouf). Serions-nous si hermétiques ou déconnectés de la beauté que seuls les magazines féminins et les marchands de divinités s’en préoccupent?
Curieusementsans doute, les canons de la beauté physique et religieuse ont un point commun: ils sont aussi rigides que la structure d’un building en région sysmique et ne bougent que lors d’un tremblement de terre en matière d’idées, qui trouve d’ailleurs parfois (souvent) son origine chez les philosophes (re-ouf).

 

Il est sans doute encore plus curieux que la beauté ait des canons, puisqu’elle est on ne peut plus subjective. En effet, elle est le résultat unique d’une expérience sensorielle (elle peut concerner diverses combinaisons de sens) qui procure du plaisir et de la satisfaction. Étant vous-même convaincu de l’importance du plaisir, vous voyez déjà où je veux en venir. Et puis promis, j’arrête la philosophie de comptoir.

 

 

 

Percevoir la beauté, une expérience solitaire… et nourrissante

 

Vous avez déjà probablement assisté à une conversation sur ce qui est beau et ce qui ne l’est pas. Quand les désaccords enflent et menacent de déborder, arrivent des conclusions convenues telles que “la beauté est dans l’œil de celui qui regarde”, blablabla. ces platitudes de cartes postales destinées à nous rendre meilleurs et plus tolérants font partie de ces évidences pleines de bonnes intentions qu’on énonce d’un air solennel et pénétré de vérité, tout en tombant à pieds joints dans le jugement péremptoire dès que l’occasion ce présente.

 

Bien entendu nous éprouvons un grand plaisir à pouvoir partager ce que nous trouvons beau avec d’autres qui vont avoir un jugement similaire. Cependant, au fond, la beauté étant subjective, c’est une expérience qu’on fait seul, aussi ce que vous trouvez beau ne regarde que vous, vous appartient totalement et ne souffre pas de jugement.

 

Ce qui n’empêche pas cette expérience, bien au contraire, d’être une nourriture formidable à bonne humeur, un concentré d’émotions positives qui participent de l’entretien d’un état d’esprit serein et dynamique à la fois.

 

 

 

Auto coaching: à la rencontre de la beauté

 

Je vous propose aujourd’hui de faire l’expérience de la beauté pour le plaisir qu’elle apporte, tout simplement, parce qu’elle nourrit l’âme et améliore l’humeur, parce qu’elle est un moyen de produire plutôt qu’induire le sentiment d’être heureux, une source d’inspiration et de créativité, une façon de voir le monde qui renforce l’optimisme. Bref, en nous procurant des petits moments de bonheur, elle nous permet d’engranger des quantités de vitamines mentales.

 

Voici un exercice simple: sur une semaine, où que vous soyez et plusieurs fois par jour:

 

Mettez vos sens en éveil
Regardez autour de vous, écoutez, humez l’air
Trouvez quelque chose qui est beau selon vous.
Admirez, savourez, profitez, mettez-vous plein les mirettes (je dis ça parce que je suis plutôt visuelle, à vous de voir à quel sens correspond que vous trouvez beau à ce moment-là), imprégnez-vous de sa beauté.

Laissez-vous ressentir le plaisir, la joie que cette beauté vous inspire

 

Il y a aussi tout un tas de choses que vous trouvez belles, que vous appréciez particulièrement: morceaux de musique, peintures, images, paysages, films, livres etc. Mettez-en davantage dans votre vie.
Et observez:

 

Comment vous sentez-vous juste après?
Au bout d’une semaine?

 

 


Voir aussi

 


Aller plus loin

 

Vous voulez apprendre à engranger les vitamines mentales et les mettre au service de vos ambitions et aspirations? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

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6 Comments

  • mrhilare dit :

    Quand on demandait à Madeleine Renaud ce qu’elle faisait le soir, elle disait : je regarde la télévision; même question à Jean-Louis Barrault : je regarde Madeleine, ce qui est beau pour moi est peut-être moins beau pour un autre, ou une autre mais c’est beau et je ne vais pas pllus loin, pour moi c’est beau et c’est un sentiment de petit enfant émerveillé.

    Bisous Darling

  • wizzil dit :

    je ne sais plus qui a dit “redevenez comme des petits enfants”, 😉 mais il avait bien raison !
    ces petits (ou grands) moment d’émerveillement donnent vraiment une sensation de plénitude et y repenser quand on est en stress, ça calme 😉
    super ton article, je vais penser plus souvent à humer l’air 😉
    bonne soirée !

  • MADmoiselle dit :

    La beauté… c’est très subjectif. Ce que je trouve beau en général, ce sont des paysages, des soleils levants ou couchants…

  • HB. le dit :

    “Une nouvelle aptitude à donner du plaisir” Stendhal

  • FeliXXfile dit :

    Encore un “bel” article Sylvaine !

    Car on peut aussi s’émerveiller de l’élégance d’une démonstration mathématique, du génie d’une partie d’échecs, de la clarté d’un article, de la rhétorique d’un discours.

    Ou encore, admirer un mouvement collectif d’une équipe de rugby, de la finesse d’un geste, de la grâce d’une démarche.

    Autant dire que la beauté réside autant dans ce qui est éphémère, en mouvement, que dans ce qui est statique.

    Mais je voudrais dire qu’entre le bien, le bon, le juste, le vrai et le beau, plus ça va, plus je choisis le beau. Parce qu’il est a-moral et espace de liberté; parce que les autres valeurs sont si facilement galvaudées, détournées, utilisées comme prétexte qu’elles me semble a contrario pour le moins pesantes !

    • Sylvaine Pascual dit :

      Merci, félin de l’espace;)
      Effectivement, la beauté étant”in the eye of the beholder” pour reprendre la formule devenue platitude d’Oscar Wilde, elle peut prendre n’importe quelle forme, à partir du moment où ce que l’on regarde, ce que l’on touche, ce que l’on entend etc. trouve un écho en nous.
      Le bien, le bon, le juste, le vrai, j’avoue qu’ils me déplaisent un peu, tant ils tendent à modéliser, à transformer la perception en vérité universelle. Le beau quant à lui à l’avantage de n’appartenir qu’à nous et de ne pas vraiment prétendre convaincre. En d’autres termes, on finit moins par s’engueuler pour l’évaluation d’une oeuvre d’art que pour des opinions politiques!
      J’aime aussi l’idée que le beau peut rester une expérience personnelle, discrète, presque un jardin secret où abondent les vitamines mentales;)

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