Sommeil et boulot: des rêves et des cauchemars

Rêver et cauchemarder de son boulot

Le boulot s’invite jusque dans nos rêves et suscite bien des réactions éveillées ou dans les bras de Morphée. Et du rêve au cauchemar, il n’y a qu’un pas vite franchi par nos cerveaux ramollis, car le boulot, disons-le sans ambages, c’est plus Cauchemar sur la ville que Songe d’une nuit d’été. Florilège des cauchemars de la vie professionnelle et de l’évolution de carrière.

Rêver et cauchemarder de son boulot

 

Boulot de rêve ou rêve de boulot

Arriver en retard ou à poil au boulot, une réunion non préparée, se faire virer, nous serions nombreux à cauchemarder sur le travail. Et selon Cadremploi ce serait vachement indicateur de notre relation au dit job, dites donc Les rêves reflètent avec précision ce qui tourmente les gens pendant la journée. Voilà une révélation intergalactique qui va secouer nos projets professionnels.

Rappelons-nous que le rêve est un peu le CCleaner du cerveau, qu’il lui permet de se débarrasser des cookies psychologiques accumulées, de traiter certaines tensions et de passer à autre chose. Ils peuvent aussi être le révélateur d’un désir et nous appeler à réfléchir aux actions à mettre en oeuvre pour s’en rapprocher.

D’autre part, les rêves ont parfois une valeur métaphorique qui fait qu’on peut rêver du travail sans que le dossier à traiter le concerne. D’autre part, ces rêves de boulot peuvent nous interpeller davantage parce que leur mise en scène, même si elle est parfois surréaliste est proche de la réalité et de nos préoccupations quotidiennes.Pour , chercheur spécialiste des rêves:

“Des recherches scientifiques qui prouvent que les rêves reflètent avec précision ce qui tourmente les gens pendant la journée. Tout ce qui nous angoisse pendant la journée apparaîtra dans nos rêves de façon littérale ou métaphorique. (…) Il existe peut-être une logique évolutionniste derrière ce genre de cauchemars. Plusieurs chercheurs, dont dernièrement Antii Revonsuo et Katja Valli, ont soumis l’hypothèse que l’une des fonctions du rêve est de simuler des menaces potentielles du monde réel, dans le but d’aider à se préparer à y faire face si jamais elles se concrétisaient.”

Le psychiatre Christophe Dejours indique, dans l’article Ce que rêver du boulot veut dire, que « Rêver de son travail n’a rien de pathologique et n’a pas de signification univoque du côté de la santé mentale du rêveur ». Il précise que le rêve devient un signal important lorsqu’il devient trop récurent et c’est à ce moment-là qu’il peut être l’indicateur d’une évolution professionnelle nécessaire, ou de mesures à prendre dans son travail, de façon à repasser du rêve de boulot au boulot de rêve… par exemple en songeant à

assurer un amour du métier solide et durable

 

Cauchemars et évolution professionnelle nécessaire

Les rêves pénibles et récurrents sur le travail seraient donc le signe qu’il est temps de penser à une évolution de carrière… ce qui fait cauchemarder David Abiker, car entre sens interdits et itinéraires conseillés, les avis sur changements d’orientation professionnelle continuent à susciter davantage d’encouragements à la prudence au volant que d’enthousiasme à la vue de votre plan de route.

Du coup, il faudrait sans doute un sacré coup de bol pour négocier le virage dangereux de sa reconversion sans finir dans le fossé? Heureusement non, il s’agit plutôt d’huile de coude et de tigre dans le moteur que d’intervention divine ou de baguette magique pour éviter le voyage au bout de l’enfer et vivre une formidable aventure.

D’ailleurs, ils sont nombreux à avoir pris le virage sans tête à queue et ils ne le regrettent pas, bien au contraire… alors rassurez-vous, chers candidats à la reconversion, les idées reçues ne correspondent pas au vécu des personnes qui l’ont menée.

Et plutôt que de perdre votre temps à écouter les maussades, les pessimistes et les fâcheux, préparez-vous moralement à une reconversion zen et dynamique à la fois, ou à une transition de carrière, en pied de nez à l’échine courbée qui sacrifie le plaisir au travail sur l’autel de la raison (elle a bon dos, celle-ci, qui est plutôt de la peur déguisée en explication réfléchie;).

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Le cauchemar de la recherche d’emploi

L’autre cauchemar récurrent de la transition de carrière, c’est la recherche d’emploi, transformée en abîmes d’absurdités par des recruteurs égarés quelques part entre cynisme affiché et maladresse affligeante. Le problème de ce cauchemar-là, c’est qu’il se vit éveillé au quotidien et qu’il n’a pas besoin d’être décortiqué et analysé pour en saisir toutes les conséquences, pas du tout symboliques pour les chercheurs d’emploi. Décrites avec une impertinence pertinente et savoureuse dans ce coup de gueule salutaire Chers recruteurs, ces aberrations ont la peau dure.

Alors plutôt que d’attendre une prise de conscience chez des recruteurs plus enclins à rejeter la faute sur les chercheurs d’emploi qu’à se remettre en question, il ne vous reste, pour votre bien-être et votre santé mentale, qu’à renforcer votre confiance en vous et votre estime de vous pour ne pas être trop secoués par les incongruités de la recherche d’emploi et à vous gaver de vitamines mentales pour conserver une énergie au dessus du niveau de l’amer.

Hauts les cœurs, la bêtise recrutoriale* n’est pas une fatalité et certains s’intéressent à votre état d’esprit sans verser dans le facile, le y’a-qu’à-faut-qu’on version “et hop! Moral au top!”. A lire, et un de ces jours je vous en donnerai ma propre version;)

 

 

Aller plus loin

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4 Comments

  • Merci pour cet article très complet ! Les rêves peuvent également nous inviter à trouver des solutions pour les situations professionnelles. Plutôt que de laisser le cauchemar s’installer dans le temps (un peu, c’est important pour son rôle de soupape, mais toutes les nuits ? c’est un peu trop, non ?!), essayons de nous endormir sur des images paisibles et positive de l’activité professionnelle idéale. Résultat : une meilleure qualité de sommeil, et pourquoi pas, de nouvelles idées professionnelles ! 😉

    • Sylvaine Pascual dit :

      C’est une possibilité, à condition d’œuvrer concrètement dans le sens de la réalisation de ce job idéal, faute de quoi le cerveau, qui est un malin, aura tôt fait de comprendre la supercherie et de revenir aux cauchemars de sa réalité;)

  • Cécile dit :

    Merci pour cet article, (et bien d’autres) qui a le don de me réveiller les neurones et me redonner de l’énergie en cas de coup de mou.
    (Pré) occupée depuis quelques mois par un projet de reconversion qui fait suite à une rupture choisie pour cause d’immense ras-le-bol, limite burn-out, j’ai moi-même beaucoup cauchemardé sur le sujet de mon travail, avant de franchir le pas.
    Malheureusement, la nécessité financière de devoir retrouver rapidement un emploi peut vite gâcher la construction sereine et efficace d’un nouveau projet… et faire tout autant cauchemarder à son tour.

    Je vis ce « virage » comme un moment crucial, qui oscille entre l’état de grâce du nouveau départ, l’angoisse de l’inconnu et, en ce qui me concerne, le parcours du combattant des démarches de création d’entreprise…

    Une fois ma décision prise, j’ai essayé de fuir une fois pour toutes les donneurs de leçons et les alarmistes de tous poils, bien calés dans leur immobilisme confortable.
    S’en remettre au coup de chance pour voir son projet aboutir est illusoire.
    S’entourer d’avis éclairés et neutres est un vrai plus pour ne pas se perdre en chemin.

    Enfin, les obstacles qui jalonnent la route seront plus facile à franchir et le parcours plus léger si l’on chemine vers un objectif qui nous tient vraiment à cœur, un job qui nous procurera un véritable plaisir. (Je pense qu’une petite dose d’égoïsme n’est pas à négliger dans tout ça)

    Le boulot qui ne correspond pas ou plus à nos attentes et nous impose de transformer radicalement notre identité peut devenir un poison qui nous tue à petit feu.
    A l’inverse, un job qui permet de s’épanouir de façon authentique est une vitamine puissante pour le corps et la tête.

    Peu importe finalement si le virage est à 360 °. Exemple vécu dans mon entourage proche d’une cadre sup dans l’agro-alimentaire qui a écouté ses envies pour devenir avec bonheur éducateur pour chiens… Bien sûr, ses revenus ont baissé sensiblement, mais elle en vit correctement 1 et ½ après. Surtout, le matin elle va bosser en sifflotant alors qu’avant elle se faisait violence pour y aller, les larmes aux yeux. Ceci n’a pas de prix, n’est-ce pas ?

    A tous ceux qui tentent l’expérience, je souhaite bon vent et des lendemains qui chantent.
    A Sylvaine, merci encore pour vos super articles plein d’un optimisme clairvoyant.

    Cécile

    • Sylvaine Pascual dit :

      Merci Cécile pour ce retour optimiste et enthousiaste et j’espère que votre propre virage vous apportera autant de plaisir et de satisfaction que celui de votre éducatrice canine ou le mien!

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