Entraide et coopération

 

 

L’entraide et la coopération sont des formes d’altruisme bourrées de bénéfices, pour peu qu’on sorte de la crainte de “se faire avoir”, comme vivre plus heureux et plus longtemps. C’est sans doute pour cela que les animaux la pratiquent…
   

 

 

 

ré-zpprenons l'entraide et la coopération, véritables compétences relationnellesEntraide: quand les animaux donnent l’exemple

 

J’ai un vieux Pottok (Petit cheval du Pays Basque) de 27 ans, rigolard et un brin électron libre, en qui vit depuis quelques mois une retraite réjouie à l’ombre d’un donjon médiéval, en compagnie d’autres équidés de tous âges et de toutes tailles. Parmi eux, Picsou, Shetland velu de 34 ans. Cet hiver, Picsou avait du mal à se relever. Lorsque mon Pottok le voyait pédaler vainement dans la neige, il hennissait jusqu’à ce que la jeune femme qui s’occupent d’eux rapplique pour le remettre sur pieds.

 

Le fait est touchant et si vous n’aviez pas vu la vidéo sur l’empathie, vous auriez tout lieu de croire direct à un anthropomorphisme de mémère à chiens (ou à bourrins, en l’occurrence . Pourtant, les animaux sont capables de gestes de compassion, mais aussi d’entraide et de coopération (voir la vidéo ci-dessous) que nous trouvons d’autant plus étonnants que nous nous attendons davantage à les voir se préoccuper avant tout de leur propre survie. Or, il n’est pas surprenant que les animaux fassent preuve d’entraide justement pour leur survie, dans la mesure où des études récentes ont lié les comportements de coopération et d’entraide à une vie plus longue, plus heureuse et moins sujette à la maladie. Et puis la résilience collective est forte.

 

 

 

Nous sommes plus heureux quand nous nous entraidons

 

Cela signifierait-il qu’altruisme ne rime pas toujours avec dindon de la farce? Trop bon avec trop con? Il arrive parfois qu’on ait guère envie de se montrer coopératif, en particulier au boulot:

 

  • par crainte d’en donner plus que les autres
  • de se faire avoir
  • que les autres en profitent
  • parce que l’entreprise est une jungle
  • etc.

Toutes ces affirmations ont bien entendu une part de vérité, seulement on ne peut pas regretter cet état de fait et l’entretenir en même temps. Enfin on peut, mais alors inutile de s’en plaindre.

 

D’autant qu’il est tout à fait possible d’être un collègue, un voisin, un ami capable de coopération, d’entraide, de solidarité sans pour autant être une serpillière ou un paillasson.

 

  • Coopérer, mettre en commun nos talents, nos compétences, nos outils, nos savoir-faire, nos ressources est un moyen satisfaisant de poser les fondations d’un projet commun et de le mener à bien ensemble, là où il serait difficile de le faire seul.
  • S’entraider donne le sentiment de contribuer, d’être utile à un groupe, à sa communauté, et donc d’y avoir une place qui donne du sens à notre vie.

Toutes ces formes d’altruisme permettent aussi de nouer des liens chaleureux qui favorisent la confiance mutuelle, aident à satisfaire le besoin d’appartenance et diminuent le stress et l’anxiété. L’altruisme et l’entraide renforcent aussi (et ainsi) l’estime de soi et l’identité, et “se traduisent en fait par un fonctionnement neuro-hormonal optimal qui aurait pour effet de renforcer le système immunitaire et, en général, de favoriser un meilleur fonctionnement de l’organisme” précise Jacques Laguirrand sur le site de Radio Canada, qui ajoute que les dons d’argent n’ont aucun effet bénéfique sur l’organisme.

 

 

 

Faire fi des abrutis

 

Bien sûr qu’il y aura toujours un abruti pour tenter de profiter de ceux qui sont prêts à coopérer, à apporter leur aide. Ca n’est pas du tout une raison suffisante à mes yeux pour se renfermer sur soi-même dans un but de protection. Car au contraire, dans la majorité des cas, la gentillesse attire la gentillesse. Alors il vaut sans doute bien mieux être l’initiateur de comportements positifs que d’attendre qu’une bonne fée passe par là pendant sa tournée.

 

Quant aux abrutis à l’individualisme chevillé au corps comme une tique à un cabot, mettons-les plutôt dans un bocal à con pour pouvoir s’atteler à construire des liens d’entraide, de coopération et de solidarité avec un maximum de gens autour de nous.

 

 

Mini coaching: développer entraide et coopération

 

1- Faites la liste des services que vous êtes disposé(e) à rendre, et à qui.

Il y a mille manières de susciter l’entraide, de se rendre service mutuellement ou non, à vous de voir quelle forme elles pourraient prendre, qui serait satisfaisante pour vous.

Quels services avez-vous envie de proposer? A qui?

 

2- Faites la liste des services que vous avez envie de solliciter, de façon à initier l’entraide et pas seulement le service rendu gratuit.

Quels services allez-vous solliciter? De la part de qui?

 

3- Définissez vos limites: il ne s’agit pas de devenir le sauveur de l’humanité (ou du moins de l’étage, du service ou du quartier, ou d’avoir des attentes et des demandes immodérées, ce qui aurait tendance à mener au déni de soi et à une pression génératrice de stress et de culpabilité. Savoir les établir ensuite, de façon à éviter que Pierre Paul ou Jacques abusent de votre gentillesse est une véritable compétence relationnelle.

Définir ses limites

Compétences relationnelles: établir ses limites

 

 

4- Quels autres systèmes d’entraide et de coopération pouvez-vous construire?

 

 

La coopération chez les singes:

 

 

Voir aussi

 

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez construire et entretenir des relations réjouissantes? Pensez au coaching. Pour tous renseignements,contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

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