Bien-être personnel, relationnel et professionnel: 8 ebooks gratuits

Sylvaine Pascual – Publié dans Les étagères d’Ithaque

 

 

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Voici 8 ebooks gratuits disponibles sur le blog d’Ithaque. Les 5 premiers ont été rédigés et réalisés par mes soins, les 3 suivants sont des ebooks collaboratifs auxquels j’ai contribué. Au service de vos odyssées professionnelles, ils abordent des thématiques variées allant de la reconversion professionnelle aux vitamines mentales, en passant par l’emploi, le stress ou la connaissance de soi, histoire d’évoluer vers davantage de bien-être personnel, relationnel et professionnel, les trois étant étroitement liés…

 

 

 

8 ebooks gratuits pour réussir vos odyssées professionnelles

 

 

 

Les guides d’auto-coaching d’Ithaque

 

Ces dossiers sont des guides d’auto coaching sur divers thèmes, qui pourront évoluer et s’étoffer au fur et à mesure des publications, aussi n’hésitez pas à venir les consulter régulièrement.

 

Les dossiers d’Ithaque reprennent certains articles publiés sur le blog d’Ithaque dans un ordre plus logique et construit que celui de leurs dates de parution, afin de vous offrir une vue plus claire  de la réflexion que vous pouvez mener et du travail qui peut être fait en coaching.

 

Rappelons que les questions posées sont des pistes de réflexion, car tout l’art du questionnement qui est l’essence du coaching consiste à rebondir sur les réponses faites. L’auto coaching a autant de bienfaits que de limites;)

 

Ces publications sont sous licence Creative commons

Paternité + Pas d’Utilisation Commerciale + Partage à l’Identique (BY NC SA): Le titulaire des droits autorise l’exploitation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui régit l’œuvre originale et contiennent la mention de l’auteur.

 

Ils sont uniquement consultables en ligne.

 

 

 

 

Reconversion professionnelle: le guide d’auto-coaching

 

Cet ebook a été lu par plus de 150 000 personnes et abondamment plébiscité. Il propose des pistes de réflexion en amont, pour s’assurer de monter un projet cohérent, ainsi que pour aborder la panification de projet, posant les bases de la façon d’aborder la reconversion professionnelle, version Ithaque: une odyssée! Il est l’origine du positionnement d’Ithaque sur la reconversion professionnelle, qui lui a valu de devenir premier influenceur en France sur le sujet, selon l’Essec.

 

 

 

 

 

Balade médiévale au pays de la prévention du stress

 

Le stress est beaucoup trop souvent considéré comme un ennemi à combattre, alors qu’il est l’indicateur des besoins à combler et des actions à mener pour le diminuer. Etant une réponse naturelle de l’organisme, ça n’est donc pas lui le problème, mais ce qui le déclenche. Plutôt que de s’acharner sur l’alarme, occupons-nous de l’incendie! Nous y gagnerons en plaisir au travail et en satisfaction!

Je me amusée à illustrer ce manifeste d’Ithaque sur la prévention du stress à l’aide d’une imagerie médiévale… pas toujours guerrière.

 

 

 

 

 

Les messages contraignants

 

Les messages contraignants sont des injonctions inconscientes héritées de notre enfance et de notre éducation, qui régissent nos comportements  et peuvent générer beaucoup de stress, limiter notre potentiel et entraver nos prises de décisions ou pourrir nos relations. Habituellement, lorsqu’on parle de ces drivers, il s’agit avant tout de s’en débarrasser. Je vous propose une alternative: plutôt que de lutter contre vous-mêmes et vos mécanismes, cet ebook a pour objectif de vous aider à les reconnaître, à en minimiser les effets pervers tout en en gardant les bénéfices.

 

 

 

 

 

 

Le triangle de Karpman: sortir des rôles relationnels

 

Nous nous retrouvons souvent enfermés dans des schémas relationnels qui sont la conséquence directe d’un triangle sinistre: qu’on appelle triangle de Karpman ou triangle dramatique. Nous sommes tous inscrits, chacun à notre manière, dans ce triangle persécuteur / sauveur / victime dont les conséquences pénibles impactent la qualité de nos relations. Cet ebook vous aidera à identifier ceux que vous jouez, ceux que jouent vos interlocuteurs, ainsi qu’à en sortir pour à construire et entretenir des relations plus saines, plus nourrissantes et satisfaisantes.

 

 

 

 

 

 

Coaching des 4 saisons

 

Nous sommes peu en phase avec l’enchaînement naturel des saisons. Pourtant, entre alternance de périodes propices à différents types d’actions et vitamines mentales que l’on peut récolter toute l’année, exploiter la saisonnalité de notre petite entreprise intérieure a bien des vertus. Voici comment mettre à profit le rythme naturel des saisons pour alterner la triplette réflexion, décision et mise en action, autant dans nos vies personnelles que professionnelles. L’objectif derrière tout cela étant d’aller vers davantage de bien-être, d’efficacité et de plaisir au quotidien, au travers de la fluidité dans la triplette en question.

 

 

 

 

 

Contributions externes de Sylvaine Pascual

 

Ces ebooks gratuits sont des publications collaboratives auxquelles Sylvaine Pascual a contribué.

 

 

 

 

L’emploi au féminin

 

Cet ouvrage collaboratif publié par le site Mode(s) d’emploi dresse un état des lieux de l’emploi des femmes. A l’heure des discours omniprésents sur la parité, de la déferlante de conseils et d’études sur les femmes au travail, l’éventualité de quotas, les discriminations salariales, il fait un point sur l’évolution de la vie professionnelle des femmes, entre idées reçues et réelles avancées. Au travers du regard d’experts des questions d’emploi, de journalistes, de professionnel(le)s, de créatrices d’entreprises et d’illustrateurs.

 

 

 

 

 

L’équilibre vie personnelle/vie professionnelle

 

J’avais été sollicitée par le blog du Modérateur pour rédiger un billet sur la reconversion en tant que moyen de mieux concilier vie personnelle et vie privée, dans le cadre du débat du mois de RégionsJob. Les conseils et points de vue d’experts, ainsi que les témoignages, ont été regroupé dans ce bel ebook intitulé A la recherche de l’équilibre entre vie pro et vie perso, qui n’hésite pas à explorer des pistes telles que la mobilité, le télétravail, ou l’expatriation au delà des nombreuses pistes de réflexion plus classiques pour parvenir à trouver votre propre équilibre.

Explorer la possibilité d'une reconversion professionnelle en interne lorsqu'on est seniorLa seconde partie de carrière

 

Publié par le site Nouvelle carrière sous la direction de Vincent Giolito, cet ebook envisage la gestion de la seconde partie de carrière avec optimisme et l’intention de bousculer le statu quo inquiétant en termes d’emploi des seniors. S’il s’adresse essentiellement aux seniors du secteur IT, ma contribution, qui concerne la possibilité de changer de métier en interne, est valable pour tout senior qui se questionne sur les bifurcations professionnelles possibles après 45 ans.

 

 

 

Voir aussi

 

Ithaque dans les médias

Ithaque 1er influenceur sur la reconversion professionnelle

Rencontres APEC Réseaux sociaux: 3 conseils d’utilisation pour les chercheurs d’emploi

Panel APEC 2012: 5 conseils aux chercheurs d’emploi

Emploi et recrutement, 5 blogueurs chez Expectra!

Rugby et management: principes ovales pour tourner rond

 

 

 

 

Aller plus loin

Vous voulez construire et entretenir une posture, un état d’esprit et un relationnel sereins et dynamiques à la fois, propices à la concrétisation de vos aspirations professionnelles? Pensez au coachingPour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

Compétences relationnelles: présenter des excuses

Sylvaine Pascual – Publié dans Compétences relationnelles

 

 

Vous et moi sommes des gens forcément charmants et bourrés de qualités, qui traitons toujours nos contemporains avec une belle élégance. Nous ne ferions pas de mal à une mouche… Bon, il nous arrive tout de même parfois de heurter autrui, souvent sans intention de le faire. Apprenons à mettre notre petit orgueil de côté à  présneter des excuses simples, car c’est une véritable compétence relationnelle qui renforce les liens et la confiance mutuelle.

 

 

 

compétences relationnelles: présenter des excuses

 

 

Heurts, remords et pénitence: la valse des fausses bonnes idées

 

Nous pouvons tous, potentiellement commettre petites et grandes mauvaises actions à l’encontre de notre entourage personnel ou professionnel, bien entendu bien malgré nous, voire à linsu de notre plein gré. Que celui qui n’a jamais rompu un engagement, ignoré une promesse, trahi une confiance ou tout simplement blessé quelqu’un par ses paroles ou ses agissements jette le premier caillou à nous autres mortels faillibles, contrits devant l’évidence: nos imperfections nous poussent parfois à agir dans le sens inverse du bénéfice de nos contemporains.

 

A Perpignan, on a une solution: une tradition et vieille de 600 ans, qui donne à l’expression “faire pénitence” une signification impressionnante, y compris à ceux qui, come moi, ont autant de convictions religieuses qu’une certaine moule de mes amies, une fois qu’elle a fini dans la poêle. C’est la procession de la Sanch, où les pénitents masqués défilent, pieds nus, dans un silence de cathédrale. Cependant nos vies temporelles, quant à elles, nous offrent peu de possibilités d’expiation spectaculaire, de source d’absolution pour nos vilaines actions.

 

Parfois, ce sont des vétilles insignifiantes, suffisament sans conséquence pour que tout le monse passe rapidement à autre chose. Du moins à nos propres yeux. Mais de temps en temps, lorsque nos agissements on heurté une valeur ou l’amour-propre de l’autre, les traces qui en restent peuvent ternir la relation et la confiance mutuelle. Et quand nous nous rendons compte du mal fait – ce qui n’est pas toujours le cas – nous en gardons un goût amer de regrets: cet attitude-là n’était pas sympa, pas cohérente avec l’image que nous avons de nous-même, pas le reflet de nos valeurs et nos principes moraux. Nous avons blessé quelqu’un malgré nous, et on ne se sent pas fiérot sur ce coup-là.

 

Face à nos regrets, nous pouvons tout à fait choisir le repentir spectaculaire et nous coiffer dignement d’une caperutxa pour aller porter le fardeau de notre péché un vendredi saint dans les ruelles de Perpignan. Cependant, on peut aussi choisir des options moins baroques mais efficaces tout de même.

 

Nous avons alors souvent recours à toute la série des fausses bonnes idées qui, autant dans la relation à soi que dans la relation à l’autre vont juste laisser pourir la situation, avec toutes les conséquences que cela implique:

 

  • S’auto-flageller intérieurement, en mode dévalorisation, jusqu’à ce qu’aigreur s’en suive.
  • Se laisser subir le sentiment de honte, la culpabilité qui grignotte lentement mais sûrement, entre autres l’estime de soi. Parce qu’on le mérite bien.
  • Remettre ses remords dans sa poche avec son mouchoir par-dessus, en espérant que ça passera, sachant très bien qu’ils repointeront le bout de leur nez quand bon leur semblera.
  • Se chercher de fausses bonnes excuses qui ne réussissent à convaincre personne. Sauf la partie offfensée, de votre mauvaise foi.
  • Rejeter la faute sur autrui pour se dédouaner, preuve de malhonnêteté que la partie offensée n’omettra pas de noter sur ses tablettes, à côté du chien de la chienne qu’elle vous réserve.

 

 

Du bénéfice de présenter ses excuses

 

Nous pouvons aussi opter pour une alternative parfois difficile à mettre en oeuvre, car elle nécessite de passer outre ses petits orgueils mal placés: présenter ses excuses. Savoir demander pardon a l’immense bénéfice d’offrir de la reconnaissance à l’interlocuteur, de sortir de l’éventuelle tension latente ou du conflit, de soulager sa conscience, de renforcer ainsi la confiance en soi (être honnête et assumer ses responsabilités est une grande force), mais aussi l’estime de soi des deux parties, et par ricochet les liens relationnels et la confiance mutuelle.

 

En d’autres termes, faire acte de contrition ne nécessite pas forcément une mortification sur la place publique, un repentir théâtral: il suffit de reconnaître le tort causé de manière simple, honnête, directe. C’est une excellent moyen de mettre un terme aux émotions négatives de notre interlocuteur blessé, tout en répondant à ses besoins (voir Collaboration, conflit et lecture émotionnelle):

 

  • La partie offensée en colère se sentira entendue, reconnue dans les torts causés
  • La partie offensée angoissée se sentira rassurée et retrouvera ses marques
  • La pertie offensée triste et découragée retrouvera le sens et la cohérence dont elle a besoin.

 

C’est pourtant un choix rare, en particulier dans le milieu professionnel, car comme beaucoup d’autres compétences relationnelles, quand le triangle de Karpman et le manque de savoir faire s’en mêlent (s’emmêlent?), on obtient vite le contraire de ce qu’on voudrait. L’idée de présenter des excuses est du coup souvent perçu comme un aveu de faiblesse, la certitude de perdre la face, la solution du loser. Alors qu’en réalité, c’est une preuve de force de caractère, de droiture, d’élégance relationnelle.

 

Voici donc quelques pistes sur la marche à suivre pour transformer des excuses en véritable compétence relationnelle, qui renforcera votre rayonnement, et votre affirmation de vous-même (un manager sachant réellement exprimer ses torts ou ses remords est souvent un sacré bonhomme ou une sacrée bonne femme). D’ailleurs, un travail de renforcement de l’estime de soi peut être nécessaire en amont pour être en capacité de reconnaître ses torts et l’exprimer.

 

 

 

Présenter ses excuses: les pièges à éviter

 

Quelques précautions s’imposent pour éviter de transformer cette compétence relationnelle en technique manipulatoire ou en comportement serpillère qui auront l’effet inverse, nourriront l’égo de l’un au détriment de l’autre, rogneront l’estime de soi des deux parties et alimenteront les jeux de pouvoir, en mode hérisson et paillasson.

 

  • Céder à la pression. On est alors complètement dans la relation de pouvoir et vous offrez un paillasson sur lequel la victime de vos agissements va pouvoir essuyer ses godasses offusquées. Il s’agit bien de rétablir une relation équilibrée, pas de vous offrir en pâture à une vengeance grande ou petite, qu’en plus vous aurez suscitée.
  • Les excuses pour avoir la paix, pour mettre fin à un désaccord etc. Elles doivent être sincères et n’avoir pour objectif qu’exprimer un regret. Tout autre intention serait manipulatoire et donc directement inscrite dans les jeux de pouvoir. Et à ce jeu-là, il y a toujours un perdant.
  • Les justifications, les interprétations et de façon générale toutes les expressions qui pourraient minimiser l’excuse présentée, où votre part de responsabilité dans l’agissement blessant. Votre interlocuteur ne sera pas dupe et s’arrêtera à ça.

 

 

Mini coaching: présenter des excuses élégante et dignes

 

Présenter des excuses peut être fait en s’appuyant sur la base de l’assertivité ou de la communication non violente, de façon à rester dans un échange d’égal à égal, qui prend en compte les deux parties. D’autre part, optez pour la simplicité, la concision, l’authenticité, ça vous évitera de vous égarer dans des dédales communicationnels aux vagues effluves de stratégie d’échec.

 

1- Les faits

Relatez les faits, les faits et rien que les faits. Supprimez toute interprétation qui pourrait nuire à la communication, toute justification qui pourrait minimiser votre responsabilité.

 

2- Les sentiments

Expliquez brièvement comment vous vous sentez vis à vis de votre comportement et pourquoi.

 

3- Les excuses

Présentez vos excuses en toute simplicité et de manière concise. “Je te présente mes excuses”, “je suis désolé”, mais évidemment, pas de “je m’excuse”, c’est à votre interlocuteur de le faire.

 

4- S’engager à prendre des mesures

Tout l’intérêt de vos excuses, c’est que le comportement qui a heurté autrui ne se reproduise pas. Proposez une solution concrète alant dans ce sens et tenez votre engagement!

5- Rentrer dans le dialogue

Un simple “qu’en penses-tu?” permettra de donner la parole à votre interlocuteur, et vous pourrez ensuite passer a dialogue pour régler l’affaire.

 

  • “Je t’ai remis le dossier Tartempion tardivement et tu as eu trop peu de temps pour préparer la présentation. Je suis ennuyé parce que je ne voulais pas te causer du stress supplémentaire. J’en suis désolé, et je te propose la prochaine fois de communiquer davantage sur mes impératifs pour qu’on puisse se mettre ensemble d’accord sur les dates butoir. Qu’en penses-tu?”
  • “Je t’ai interrompu brutalement à la réunion avec le client et j’en suis mal à l’aise, car c’était inapproprié. Je te présente mes excuses et je te propose, pour la réunion de la semaine prochaine, de prendre quelques minutes pour la préparer ensemble. Qu’en dis-tu?”

 

Et comme recevoir et accepter les excuses d’autrui demande un peu de doigté et de savoir-vivre, je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite: accepter des excuses avec noblesse et magnanimité.

 

 

 

Voir aussi

 

Relations: silence, on boude!

12 pistes pour reconstruire la confiance après un conflit

Sortir d’un bocal à con en 10 étapes

Compétences relationnelles: placards et conversations difficiles

Compétence relationnelle: l’affirmation de soi

Les relations professionnelles difficiles

Compétences relationnelles: établir ses limites

Ebook gratuit: le triangle de Karpman

Recevoir une critique avec grâce et dignité

Formuler une critique avec élégance et délicatesse

 

 

 

Aller plus loin

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Fabriquer du changement… avec nos émotions!

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Compétences émotionnelles 

 

 

 

La Fabrique du changement est un événement destiné à partager des techniques innovantes pour booster les organistations. Il aura lieu à Nantes le 22 mai, et je suis ravie d’y présenter un sujet qui me tient à coeur: la lecture émotionnelle, un moyen simple et concret de mieux nous entendre et nous comprendre au travail.

 

 

 

La lecture émotionnelle à la fabrique du changement

 

 

 

 

Un événement pour fabriquer du changement

 

fabrique du changementLa Fabrique Du Changement est un évènement professionnel atypique centré sur les échanges entre professionnels et le partage d’expériences. Nous voulons amener les participants à découvrir et à approfondir des sujets tels que l’agilité, la créativité, la transition numérique, l’intelligence collective et participative, le bien-être au travail, le design thinking et bien d’autres encore…

 

Durant cette journée, nous souhaitons mettre en avant tous les moyens pour les entreprises de réussir leur transition et de gagner en performances avec des interventions dynamiques et de qualité spécialement programmées pour vous.”

 

 

 

La lecture émotionnelle au service du bien-être individuel et collectif

 

J’interviendrai dans le cadre d’un atelier interactif sur le thème du bien-être et de l’innovation, dont voici une courte présentation.

 

Le bien-être personnel et professionnel passe avant tout par la relation à l’autre, aux autres, ces bipèdes aux comportements et aux modes de communication parfois étranges, parfois incompréhensibles, parfois aberrants, avec qui il y a 1001 façons de ne pas nous entendre, de ne pas nous comprendre.

 

De la process com à l’analyse transactionnelle, de l’intelligence émotionnelle à la relaxation, il existe 1001 techniques censées faciliter la relation. Si ces techniques ont pu être innovantes à l’époque de leur création, elles peinent aujourd’hui à apporter une réponse pratique à nos interactions chaotiques. Peut-être que la véritable innovation consisterait à revenir à davantage de simplicité et d’authenticité, en se penchant sur ce qui génère l’incompréhension.

 

A l’origine de nos comportements et de notre communication: on trouve la même chose qu’à l’origine de nos décisions et de nos motivations: les émotions. Les réactions émotionnelles ont l’avantage d’être universelles, ce qui les rend bien plus simples à déchiffrer et à exploiter pour améliorer nos interactions que de devoir faire le tri entre X profils compliqués ou de mener 25 actions de renforcement des compétences relationnelles.

 

Je vous proposerai donc de partir à la rencontre de nos émotions, de leur rôle véritable, des aptitudes et penchants qu’elles nous confèrent pour comprendre qu’elles sont une mine d’or pour nos organisations, voir comment, concrètement et simplement, nous pouvons la mettre au service de notre bien-être personnel et relationnel, au bénéfice du management et de la communication.

 

 

 

 

 

Modalités pratiques:

 

Cet événement aura lieu le 22 mai 2014 à Nantes.

Pour en savoir plus et pour vous inscrire, c’est sur le site La Fabrique du changement.

 

 

 

En attendant: explorer la lecture émotionnelle

 

La lecture émotionnelle au service du bien-être

La lecture émotionnelle au service des relations

Job idéal & vitamines mentales: Florence et la lecture émotionnelle

Collaboration, conflit et lecture émotionnelle

Remparts coursives et échauguettes: les états de défense aux émotions

Efficacité professionnelle et émotions

Les talents naturels au coeur de nos émotions

 

 

 

Aller plus loin

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Compétences relationnelles: placards, secrets et conversations difficiles

 

 

Parler de soi n’est pas toujours simple: nous tenons parfois certains aspects de nos vies secrets, parce qu’ils nous font souffrir ou parce qu’ils suscitent des préjugés, parce que l’acceptation mutuelle n’est pas toujours la caractéristique première des êtres humains. Cette superbe conférence TED nous montre comment sortir nos secrets de nos placards, pour renforcer nos relations, plutôt que de nous transformer en redresseurs de torts.

 

 

L'art des conversations difficiles, lorsqu'il s'agit de révéler un de nos secrets

 

 

 

Parler de soi : placards, secrets et conversations difficiles

 

Si l’expression “sortir du placard” est associée à l’homosexualité, Ash Beckham, dans cette conférence du TED, la définit plutôt comme une conversation difficile: celle que nous avons eu, celle que nous devons avoir avec une personne de notre entourage, et dans laquelle nous allons lui révéler quelque chose qui ne nous est pas facile à partager.

 

 

 

 

Nous cachons tous des secrets dans des placards soigneusement fermés: avouer ses sentiments à une personne, parler d’une maladie, d’une difficulté, quelle qu’elle soit, l’objet de la révélation peut varier du tout au tout – depuis une caractéristique, un comportement, jusqu’à une situation professionnelle délicate. Au delà de cette diversité, selon la conférencière, l’expérience de celui qui sort du placard est universelle: elle est inquiétante, elle peut être douloureuse. Car elle peut se trouver confrontée à des préjugés blessants, agaçants ou fatigants. Elle peut nous pousser à y rester, dans le noir du placard sinistre et faussement sécurisant, parce que nous croyons moins y souffrir.

 

“Donc comme beaucoup d’entre nous, j’ai vécu dans quelques placards dans ma vie, le plus souvent, mes murs étaient des arcs-en-ciel. Mais à l’intérieur, dans le noir, on ne peut pas voir la couleur des murs. Vous savez juste ce que c’est que de vivre dans un placard. Donc vraiment, mon placard n’est pas différent du vôtre ou du vôtre, ou du vôtre. Oui, je vous donnerai 100 raisons pourquoi le mien était plus dur que le vôtre, mais voilà : Dur n’est pas relatif. Dur c’est dur.

 

Qui peut dire qu’expliquer à quelqu’un que vous déclarez faillite est plus dur qu’avouer que vous avez été infidèle ? Qui peut dire que son coming out est plus dur que dire à votre enfant que vous divorcez ? Il n’y a pas plus dur, il y a juste dur. On doit arrêter de classer nos difficultés avec celles des autres et se sentir mieux ou pas au sujet de nos secrets et juste s’accorder sur le fait qu’on a tous des moments durs. On vit tous, à un moment, dans un placard, On s’y sent en sûreté, du moins plus que de l’autre côté de la porte. Mais je suis ici pour vous dire, peu importe de quoi vos murs sont faits, un placard n’est pas un endroit où l’on peut vivre.”

 

 

 

Secrets, préjugés et champs de batailles

 

Tant que nous restons dans ce placard, nous pouvons souffrir des jugements, des maladresses de personnes qui ne sont pas forcément malveillantes, mais qui n’ont pas conscience de l’impact de ce qu’elles disent. Toute caractérisitque pouvant susciter des préjugés, ce que Ash Beckham décrit comme ses propres expériences difficiles du fond de son placard lesbien, je l’ai personnellement vécu dans mon placard handicapé. Et vous l’avez potentiellement tous vécu du fond de votre placard à vous, celui de votre difficulté personnelle ou bien celui de la caractéristique de votre vie qui est régulièrement confrontée aux préjugés, aux sarcasmes, au rejet, à l’incompréhension.

 

La conséquence, comme le décrit Ash Beckham, c’est que nous nous transformons malgré nous en militants version lanceurs de grenades (par opposition à éducateurs), prêts à en découdre avec ces réflexions qui viennent nous toucher juste là où ça fait mal. A jouer les donneurs de leçons, les redresseurs de torts, les croisés de nos blessures. Et ça ne fait pas avancer le schmilblik: les camps culpabilisent et s’antagonisent, nous vivons nos relations comme un champ de bataille.

 

“Je travaillais au Café Walnut, un petit restaurant en ville, pendant cette période, je traversais des phases de lesbienne militante en puissance (…) et selon l’ampleur de mes shorts cargo et la façon dont je me m’était rasée la tête récemment, la question me revenait souvent, en général par un jeune enfant :« Êtes-vous un garçon ou une fille ? »

 

Il y avait un silence gênant à la table. Je serrais ma mâchoire un peu plus fort, tenais ma cafetière avec un peu plus d’intensité. Le père remuait maladroitement son journal et la mère lançait un regard froid à son enfant. Mais je ne disais rien, et je bouillais à l’intérieur. A un point où dès que j’arrivais à une table avec un enfant âgé entre 3 et 10 ans, j’étais prête à me battre. (Rires) Et c’était un sentiment horrible.Alors je me suis promis que, la prochaine fois, je dirais quelque chose. J’aurais cette conversation difficile.

 

Dans les semaines suivantes, c’est arrivé de nouveau. « Êtes-vous un garçon ou une fille ? »

 

Même silence, mais cette fois j’étais prête, je vais leur faire la leçon « Études des Femmes pour Débutant » à cette table. J’ai mes citations de Betty Friedan. J’ai mes citations de Gloria Steinem. J’ai même un peu de « Monologues du Vagin » que je vais leur citer. Alors je prends une grande respiration et regarde vers le bas et une petite fille de 4 ans dans une robe rose me fixe, pas un défi pour un débat féministe, juste une enfant avec une question : « Êtes-vous un garçon ou une fille ? »

 

 

3 principes pour partager quelque chose que nous trouvons difficile à dire

 

 

 

Traité de paix : la plus facile des conversations difficles

 

Cette rencontre a été l’occasion pour Ash Beckham de sortir d’une guerre sans fin contre l’incompréhension: la solution consiste donc à sortir du placard cette part de nous-mêmes qui peut être facilement heurtée par les autres, sans chercher à les heurter à notre tour.

 

“Je prends une autre respiration, m’accroupis à côté d’elle, et dis : « Hey, je sais c’est un peu déroutant.J’ai les cheveux à la garçonne, j’ai des habits de garçon, mais je suis une fille. Tu sais des fois tu mets une robe rose, des fois tu mets ton pyjama confortable ? Eh bien, je suis une fille du genre pyjama. »

 

Et l’enfant me regarde dans les yeux, et dit du tac au tac : « Mon pyjama préféré est violet avec des poissons. Je peux avoir un pancake, svp ? » (Rires) Et c’était tout. « Oh ok. Tu es une fille. Et donc ce pancake ? »

 

C’est la conversation difficile la plus facile que j’ai jamais eue. Pourquoi ? Parce que Pancake Girl et moi, étions toutes deux honnêtes avec l’autre.”

 

 

 

Parler de nous-mêmes : les 3 principes de la petite fille aux pancakes

 

Ash Beckham en a tiré une leçon de vie qui peut nous être utile à tous, autant dans nos vies personnelles que professionnelles. Cette leçon tourne autour de la force de l’honnêteté. Cette forme d’authenticité qui, dénuée de jeux de pouvoir telles que l’envie de donner une leçon, permet de créer ou de renforcer des liens, de générer une empathie sereine plutôt que de susciter la pitié, l’agacement ou le rejet. C’est un moyen de partager simplement tout ce que nous trouvons difficile à dire.

 

Aussi chaque fois que nous nous retrouvsons face à une conversation difficile, imaginons que notre interlocuteur est une petite fille de 4 ans en robe rose, rappelons-nous des 3 principes de la petite fille aux pancakes :

 

  1. Parlez avec authenticité: “Être authentique. Retirer son armure. Être soi-même. La fille au café n’avait pas d’armure, mais j’étais prête pour la bataille. Si vous voulez que quelqu’un soit honnête avec vous, ils ont besoin de savoir que vous saignez aussi.”
  2. Faites simple et direct : “Soyez direct. Dites-le. Retirez le pansement d’un coup. Si savez que vous êtes gay, dites-le. Dire peut-être à vos parents, fera garder espoir que ça change. Ne leur donnez pas de faux espoirs.”
  3. Ne vous excusez pas : “Ne vous excusez pas. Vous dites votre vérité. Ne vous excusez jamais pour ça. Certains sont peut-être blessés au passage, alors oui, excusez de ce que vous avez fait, mais ne vous excusez jamais pour qui vous êtes. Et oui, certains seront déçus, mais ça les concerne, pas vous. Ce sont leurs attentes sur vous, pas les vôtres. C’est leur histoire, pas la vôtre. La seule histoire qui compte est celle que vous voulez écrire.”

 

Et de finir avec une conclusion dont l’humanité emprunte davantage à l’acceptation de soi et de l’autre qu’à la tolérance, distonction qu’Ash Beckham avait faite lors d’une intervention remarquable

 

“Alors la prochaine fois que vous êtes dans un placard agrippé à votre grenade, sachez que nous sommes tous passés par là. Et vous vous sentirez surement seul, mais vous ne l’êtes pas. Et on sait que c’est dur, mais on a besoin de vous ici,peu importe de quoi vos murs sont faits, parce que je vous assure que d’autres regardent à travers leur serrure cherchant l’âme vaillante qui ose ouvrir sa porte, alors soyez cette personne et montrez au monde que nous sommes plus forts que nos placards et qu’un placard n’est pas un endroit où l’on peut vraiment vivre.”

 

Au final, tout le monde y gagne en qualité relationnelle, en estime de soi, en confiance mutuelle, en bienveillance, en affirmation de soi, bref, en énergie. Joli programme.

 

Traduction: Diane Wolf

 

 

 

Voir aussi

 

Compétences relationnelles: choisir à qui parler

Compétences relationnelles: établir ses limites

Compétences relationnelles: faire preuve d’empathie

L’écoute active

Ecouter sans juger

La gentillesse: un peu de noblesse d’âme dans un monde de brutes

 

 

 

 

 

Aller plus loin

 

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Collaboration : réconcilier les “aller vers et les “éviter de”

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Compétences relationnelles

 

 

Les diktats comportementaux sont légions et ils varient au gré de la tendance du moment où de ce que les gourous de l’efficacité ont dit la semaine dernière. Ainsi, pour correspondre aux canons de la réussite moderne et être un winner ancré dans ce XXIème siècle triomphant, il faudrait être dynamique, motivé, extraverti blablabla. Et aussi aller vers plutôt qu’éviter de. Encore un préjugé pénible à dépasser pour mieux collaborer.

 

 

Les comportements aller vers et éviter de sont complémentaires

 

 

Définitions succintes et préjugés

 

Héritées de la PNL, les dénominations aller vers et éviter de sont des types de comportements révélateurs de notre motvitation dans le choix et la formulation d’un objectif:

 

  • Eviter les conséquences déplaisantes d’une situation (je ne veux plus m’ennuyer au boulot)
  • Aller vers une situation ou un état désiré (je veux trouver un job dans lequel je vais me faire plaisir)

Jusque-là, tout va bien, cette définition correspond d’ailleurs à la façon dont nos réactions émotionnelles nous poussent à l’action : éviter les négatives (l’agacement, la peur, le découragement) ou aller vers les positives (le plaisir sous toutes ses formes). Les aller vers sont ceux qui savent ce qu’ils veulent et les éviter de ceux qui savent ce dont ils ne veulent plus. Cependant, cette description succincte donne parfois lieu à des raccourcis assez contre-productifs, comme je l’ai lu récemment :

 

  • Les merveilleux aller vers auraient une vision globale qui les mènerait de façon quasi magique à aller vers (justement) leurs objectifs. Ce seraient les rois de la réussite facile, qui emmènent avec eux des troupeaux d’adeptes conquis, des leaders, quoi.
  • Les sinistres éviter de, à ne vouloir que s’éloigner de ce qui les dérange, n’iraient nulle part, tourneraient en rond dans leur appréhension systématique des obstacles et des difficultés.

L’affaire est souvent résumée en personnes qui verbalisent leurs objectifs de manière affirmative ou négative, avec les winners d’un côté et les losers, les empêcheurs d’avancer de l’autre, particulièrement dans la vision simpliste à la sauce nord-américaine. Of course.

 

Du coup, les éviter de deviennent aux aller vers ce que les introvertis sont aux extravertis : les indésirables d’une société au fond sacrément pétocharde, normative et pleine de préjugés.

 

 

 

Combinaison individuelle d’aller vers et d’éviter de

 

La réalité est un poil plus complexe :  nous sommes tous notre propre combinaison d’aller vers et d’éviter de, qui est probablement le reflet de notre expérience, de nos convictions, de nos valeurs et qui s’exprime par ce qui génère pour nous des émotions négatives et des émotions positives. Nous avons tous des domaines dans lesquels en mesure d’aller vers, et d’autres dans lesquels nous naviguons davantage à vue entre ce que nous considérons comme des récifs.

 

En d’autres termes, notre part d’aller vers est notre moteur et notre part d’éviter de est notre gouvernail. Dans les eaux troubles de nos vies professionnelles, mieux vaut avoir les deux.

 

D’autre part, si le comportement le plus fréquent créée une tendance dans nos facteurs de motivation,  aller vers et éviter de ont une capacité équivalente, à défaut d’être semblable, à atteindre leurs objectifs, ils ne s’y prennent tout simplement pas de la même manière.

 

 

 

Réconcilier les aller vers et les éviter de

 

Les uns et les autres peuvent vite avoir une vision réductrice du comportement qui n’est pas le leur:

 

  • Les aller vers ont tendance à considérer les éviter de comme lents et peu productifs.
  • Les éviter de peuvent trouver les aller vers inconséquents et irréalistes.

Du coup, les uns et les autres se perçoivent comme peu collaboratifs, alors qu’en réalité, ils sont formidablement complémentaires, au même titre qu’introvertis et extravertis, pour peu qu’ils prennent le temps de se comprendre et d’accepter les avantages du comportement de l’autre et les limites du leur.

 

Alors plutôt que de concentrer une énergie précieuse sur les défauts de l’autre, plutôt que de vouloir à tout prix rééduquer les éviter de pour en faire des champions de la caractéristique tout en haut du hit parade comportemental de la semaine, autant réconcilier les deux et favoriser une collaboration riche et complète.

 

Il est vain, dictatorial et même crétin de vouloir lutter contre la nature des éviter de pour les mettre dans les cases faussement moelleuses des aller vers. Chaque fonctionnement a les qualités de ses défauts et inversement, aussi les deux fonctionnements sont ultra complémentaires. Alors plutôt que de rentrer en guerre contre soi-même ou contre tout comportement qui diffère du nôtre, apprenons à reconnaître les bénéfices spécifiques des deux et à les articuler pour les mettre au service de nos objectifs communs.

 

 

 

Réhabilitons les éviter de pour une meilleure collaboration

 

Les éviter de, qui ne font pas partie des Steve Jobs glamour qui offrent du rêve à des ouailles conquises, seraient des losers lourdingues, des empêcheurs de rêver en rond, qui pointent du doigt les obstacles sur la route au lieu de s’émerveiller de l’île paradisiaque au bout du chemin. Pour dépasser ce préjugé, voyons les bénéfices de leur comportement et les limites du comportement aller vers, tout simplement parce que les uns ne peuvent pas se passer des autres, et inversement.

 

Attention, ce que je décris ici correspond à des tendances et leurs conséquences possibles, à chacun d’y discerner toutes les nuances nées de la singularité. Ce n’est en aucun cas un schéma définitif et systématique. Certains d’entre nous sont des mélanges très complexes d’aller vers et d’éviter d’eux, d’autres sont plus ancrés dans l’un ou l’autre des comportements.

 

 

les aller vers ont une vision enthousiasmante de là où ils veulent aller

 

Aller vers :

Les aller vers sont davantage motivés par leurs envies que par leurs craintes.  Ils ont des visions formidables, des pojets, créatifs, un sens des directions à prendre pour créer… du sens. Leur dynamisme et leur enthousiasme sont contagieux et, plus motivés par leur vision que par le chemin à parcourir, les aller vers peuvent paraître plus charismatiques, plus inspirants.  La limite de ce comportement est de ne pas mesurer l’ampleur des obstacles et de s’y casser la figure. Potentiellement, les attentes plus fortes des aller vers peuvent aussi générer chez certains des déceptions plus fortes alors que d’autres auront une grande faculté à rebondir vers une autre vision.

 

Potentiellement un brin abstraite, la vision peut aller jusqu’à s’affranchir fortement des détails de sa réalisation, considérés comme pénibles ou peu intéressants. Ce qui peut être une force vive qui fait déplacer des montagnes l’air de rien, peut aussi être facteur… de non réalisation des objectifs.  A priori, un fonctionnement aller vers peut paraître merveilleusement dynamique et plein d’assurance. Pas forcément.  Il peut masquer un manque de confiance qui, en générant des zones d’ombres sur les difficultés potentielles ou les étapes à mener, va tout simplement… éviter ses propres peurs. Mais comme celles-ci sont bien présentes au fond du tiroir à émotions, l’aller vers va générer sa propre procrastination.

 

 

les éviter de voient les obstacles sur le chemin

 

 

Eviter de  :

Les éviter de, parce qu’ils s’intéressent aux pièges potentiels,  sont par nature plus analytiques de la situation, de l’itinéraire vers l’objectif,  en particulier dans ses détails de réalisation. Ils vont être utiles au repérage des obstacles, des difficultés, des risques potentiels. Bien entendu, dans le vaste champ de la pensée à l’américaine, ils vont être estampillés « dans le jugement » et « plombeurs d’idées ». Pourtant, ils sont aussi ceux qui vont aider à sa réalisation plus fluide en permettant l’anticipation et le traitement en amont des problématiques en question. Evitant ainsi à la merveilleuse vision de se réveiller avec des bleus partout lorsqu’elle aura échoué sur les rochers, toute préoccupée d’atteindre sa destination sans regarder le chemin.

 

Parce qu’ils se dirigent en fonction des obstacles, les éviter de sont souvent présentés de manière négative comme gouvernés par leurs peurs, donc forcément craintifs, passifs, peu entreprenants. C’est assez faux :  ils trouvent leur motivation et mettre beaucoup d’énergie dans la résolution de problème, l’établissement des plans de route, la recherche de solution,  là où les aller vers ne vont pas voir le problème, ou trouver sa résolution fastidieuse et peu motivante, quitte, parfois, à la négliger. En bref, si l’on considère que les éviter de se dirigent en fonction de leurs craintes plus qu’en fonction de leurs envies, c’est une caractéristique, pas une tare et elle se révèle bien utile à des aller vers qui filent parfois un peu trop vite.

 

 

 

Apprendre à collaborer

 

D’ailleurs, le questionnement de l’objectif issu de la PNL prend en compte ces deux dimensions, au lieu d’en favoriser une et de lutter contre l’autre, en questionnant à la fois la vision et les difficultés potentielles :

 

  • La vision – ce vers quoi je vais: Je définis ce que je veux. J’identifie ce que ça m’apportera pour encourager ma motivation
  • Les problèmes – ce que je veux éviter: Je définis ce dont je ne veux plus. J’identifie les inconvénients possibles, les obstacles potentiels, pour pouvoir les traiter en amont et éviter des blocages intempestifs en cours de route.

Ce qui nous donne une trame à explorer pour permettre aux aller vers et aux éviter de collaborer sur un même projet, autant ces deux parts de nous-mêmes, pour des objectifs individuels, que sur des caractéristiques comportementales, pour mieux travailler ensemble :

 

  • Les éviter de peuvent s’appuyer sur les  aller vers pour définir les orientations, le sens, les bénéfices d’un projet.
  • Les aller vers peuvent s’appuyer sur les éviter de pour définir les solutions, les étapes à mener, le traitement des difficultés. Voir à ce sujet cette interview de Philippe Gabilliet.
  • Et rebelotte : à l’intérieur d’une étape à franchir, les aller vers fournissent la boussole et le moteur, les éviter de dirigent le navire entre les récifs.

De quoi mener le bateau à bon port ;)

 

 

 

Voir aussi

 

L’égo, frein majeur à l’intelligence collaborative

Collaboration, conflit et lecture émotionnelle

Relations: hérissons et paillassons

Oser le désaccord: quand le bourre-pif devient collaboratif

Morale primate et relations humaines: faisons les singes!

Comprendre les motivations derrière les comportements absurdes

Juger moins juger mieux

 

 

 

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6 trucs simples pour se sentir plus heureux tout de suite

Sylvaine Pascual – Publié dans : Vitamines mentales / Bien-être et estime de soi

 

 

 

Nous passons beaucoup de temps en guerre avec les autres autres et peu de temps en paix avec nous-mêmes.Ca limite évidemment considérablement la possibilité de nous sentir heureux tout simplement. Voici donc trois attitudes à cesser et trois habitudes à mettre en place pour laisser un peu plus de place à la bonne humeur. Qui est contagieuse, ne l’oublions pas;)

 

 

3 attitudes à laisser tomber et 3 habitudes à adopter pour être plus heureux tout de suite

 

 

 

3 comportements à laisser tomber pour moins se plomber l’humeur

 

Certaines attitudes ont l’art de faire de nous des bipèdes amers, envieux, moroses, pessimistes, insatisfaits. Tout cela plombe le moral et ne nous donne pas envie d’agir dans le sens de ce que nous voulons pour nous-mêmes, autant en termes de vie professionnelle que personnelle. En d’autres termes, ces comportements entretiennent un état d’esprit désenchanté, à tendance passive, voire procrastinatrice.

 

Les laisser tomber, c’est désencombrer une partie de notre espace mental et faire de la place pour des habitudes ou des comportements plus réjouissants, plus nourrissants, plus dynamisants. En voilà trois:

 

 

1- La médisance

La médisance a ses vertus, puisqu’elle entretient le sentiment d’appartenance (au groupe qui voue Tartempion, cet abruti de classe internationale, aux gémonies) et le sentiment de reconnaissance (on est entre gens qui se comprennent et ont des valeurs communes). Cependant, elle ressemble plus à de la bile régurgitée qu’à une nourriture savoureuse à estime de soi et génère des interactions stériles (on ne change pas celui sur lequel on médit ou la relation qu’on a avec lui). Elle alimente l’amertume, les relations pourries et la méfiance mutuelle. Bref, elle donne des aigreurs d’estomac.

 

En réalité, nos médisances, ne disent pas grand chose de tangible sur la personne qui en fait l’objet et inversement, elles sont très bavardes quant à la personnalité de ceux qui la pratiquent. Autant donc nous intéresser à ce que nos médisances nous disent de nous-mêmes, de nos inquiétudes, de nos valeurs, de nos limites, de nos besoins d’affirmation de nous-mêmes. En d’autres termes, gardons nos désirs de médisance pour nous et penchons-nous sur ce miroir de nous-mêmes pour mieux nous accepter et, le cas échéant, faire une belle demande à la personne concernée plutôt que de lui tirer dans le dos. Voir:

 

2 -Les jugements

Nous passons des jugements sur tout, sur tout le mode, tout le temps. D’aucuns prétendent qu’il faut arrêter de juger, c’est non seulement impossible mais aussi pas très utile. Ce qui est utile, c’est de ramollir nos jugements brutaux d’autrui, nos conclusions hâtives, à l’emporte-pièce sur leurs comportements, leurs choix et leurs valeurs. Tout comme les jugements brutaux que nous passons sur nous-mêmes.

 

Chercher à comprendre les mécanismes qui mènent à une décision ou qui génèrent une attitude, s’ouvrir à une pensée, des discours ou des idées différentes des nôtres, se donner le droit de ne pas être d’accord sans pour autant considérer l’autre comme un crétin patenté favorise l’apaisement des relations, l’acceptation et la confiance mutuelle. Voir:

 

3- Les comparaisons douteuses

Si la comparaison a des bénéfices lorsqu’elle permet de renforcer la confiance en soi, de nourrir l’ambition et la motivation, elle peut aussi être du gavage à égo ou une broyeuse à estime de soi. La comparaison renferme donc un risque constant de se démolir le moral et de générer de la frustration, ou bien de créer une image de soi sur-estimée que la vie aura tôt fait de venir écorner… au détriment de l’estime de soi.

 

Il est donc utile au sentiment de satisfaction dans la vie et au moral d’établir une échelle de valeur en fonction de nous-mêmes plutôt que de l’image d’Epinal de la “réussite sociale” et d’apprendre à mettre la comparaison à son service en laissant de côté les comparaisns douteuses, à avoir dévalorisantes ou survalorisantes, pour que les autres ne ne renvoient pas le miroir de nos insuffixances, de nos manquements, de notre isolement, et qu’inversement certains puissent nous servir de mentors, que nous puissions nous inspirer d’eux pour aller vers des objectifs importants à nos yeux. Voir:

 

 

3 habitudes à adopter pour améliorer l’humeur

Inversement, un état d’esprit positif et dynamique se travaille en adoptant des attitudes, des habitudes qui remettent du plaisir et de la joie de vivre dans notre quotidien.

 

 1- Les vitamines mentales

Apprendre à savourer l’instant présent au travers de l’exploration des particules de plaisir qui nous entourent, le plus souvent à notre insu, tant nous sommes focalisés sur les sources de désagréments. Redevenir en capacité de goûter quelques secondes de plaisir, de prendre le temps d’apprécier une réussite, un instant clément ou la beauté du monde, c’est procéder à un ré-équilibrage émotionnel salutaire: il n’y a pas que du morose, du sinistre ou de l’agaçant dans nos vies, il y a aussi du beau, du bon, du bien.

 

Rétablir cet équilibre renforce l’estime de soi, la bonne humeur, la joie de vivre et la capacité à faire face aux hauts et aux bas de nos vies professionnelles. Voir:

 

2- La glandouille décomplexée

Buller réconcilie notre cerveau avec la vie trépidante et ultra-connectée que nous lui imposons. Entre toutes les constantes sollicitations et stimulations de nos vies professionnelles, il se fatigue. Et un cerveau fatigué est moins efficace, il lui faut plus de temps pour achever une tâche. Du coup on s’agace, on s’inquiète et/ou un se décourage. Donc on le sollicite davantage, pour compenser: la porte ouverte à un cercle vicieux qui mène tout droit au burnout.

 

Il a besoin de temps de repos pour se ressourcer, se renforcer face à un monde psychotoxique et rien de tel qu’un instant passé à ne rien faire – au sens d’aucune activité autre qu’être avec soi-même – pour lui permettre de se mettre en veille, de récupérer et ainsi éviter la surchauffe. Il en ressort rechargé, dynamisé, bref, dispos et prêt à s’y remettre avec efficacité. Combien de temps? Il est à ajuster en fonction de l’intensité de vos activités: Saint François de Sales disait “Une demi-heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé. Alors une heure est nécessaire.”

 

Il s’agit donc de céder à la flemme de temps à autres, de pratiquer la procrastination positive, de façon à pousser les murs de nos agendas surchargés et nous offrir un momment de glandouille décomplexée passé à peigner la girafe, à rêvasser ou à méditer. Voir:

 

3- La biendisance

Pendant positif de la médisance, chercher ce qui est beau, bien, intéressant, positif chez nos contemporains et en parler est une manière de générer et d’entretenir les sentiments d’appartenance et de reconnaissance sans maussaderie ou venin. En vertu du principe que le miel s’avale mieux que le fiel, autant nous nourrir des jolies caractéristiques de notre entourage que de focaliser sur leurs manquements et l’innénarrable méchanceté du monde.

 

D’autre part, biendire d’autrui nous rend plus sympathiques, plus attirants, plus dignes de confiance, et les relations ainsi générées favorisent l’estime de soi. Aussi essayons-nous à cette activité plaisante en focalisant sur les qualités, les talents, les accomplissements de notre entourage. Voir:

 

 

Voir aussi

 

101 principes pour être heureux

10 trucs pour prendre plus de plaisir au travail et moins procrastiner

Émotions: éloge du plaisir
Rôle des émotions: la joie
Le rire, remède universel

Cultiver l’optimisme:10 bonnes raisons et 7 pistes

Produire vs induire le sentiment d’être heureux

 

 

 

 

 

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Le plaisir/bonheur au travail, c’est bien autre chose que multiplier les récrés!

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle

 

 

Maintenant que le burnout menace une quantité non négligeable de travailleurs, être heureux au travail est au centre des préoccupations et la réflexion sur le sujet donne lieu à tout un tas de tentatives et expérimentations pas toujours très efficaces. Le “fun” au travail, sous la forme d’activités ludiques, est potentiellement l’une de ces fausses bonnes idées. L’occasion de proposer à défaut d’une définition complète, quelques éléments réellement constitutifs du plaisir au travail.

 

Le plaisir au travail, ce n'est pas des activités connexes fun, c'est prendre du plaisir dans l'exécution de ses tâches

 

 

Le fun modélisé au travail: chronique d’une fausse bonne idée

 

Des tombereaux d’études ont montrés trois points qu’il est grand temps de ranger dans le tiroirs à “acquis”:

 

Dont acte. Passons à une question plus intéressante: être heureux au travail, c’est quoi?

 

La gestion du stress, puis la prévention des risques psychosociaux sont devenus “bonheur au travail”. Laurence Vanhée, Chief Happiness Officer de la sécurité sociale belge et porte-drapeau du concept de bonheur au travail, propose une vision résolument optimiste et réjouissante du travail qui n’a rien du blabla version marque employeur, car elle se traduit par des actions et mesures concrètes et intelligentes dont l’objectif est le plaisir de travailler,et en particulier de travailler ensemble, dans la bonne humeur.

 

Malheureusement, tout le monde n’est pas Laurence Vanhée. Voyant dans le concept une merveilleuse occasion de javellisation sémantique, le bonheur au travaill a vu pondre du y’a-qu-à-faut-qu’on en forme de modelisation rassurante pour les RH et ripolinée de rose bonbon par les cabinets de consultants et le management. Et parmi toutes ces techniques, ce qui est de l’ordre du “fun au travail” concept pas totalement crétin au départ, commence à faire l’objet de mesures pas si futées.

 

Ainsi, il semblerait que pour être heureux au travail, il faut avoir un environnement “fun” avec des jeux, des couleurs et se voir proposer des activités extra-professionnelles “fun”. Le Monde a publié un article – Siffler en travaillant – sur une étude qui montre que tout cela est plutôt contre-productif. On a un peu envie de soulever un sourcil sarcastique et de dire “sans blague”.

 

 

 

Etre heureux au travail, ce autre chose que multiplier les récrés!

 

Car être heureux au travail signifie-t-il avoir l’opportunité merveilleuse d’aller faire un un babyfoot avec le département R&D? Sérieusement? On voudrait nous faire croire que ça développe l’esprit d’équipe et “une saine compétition” que de se sentir obligé d’aller faire un bowling avec le département juridique? Qu’avons donc nous fait de notre bon sens pour en arriver là?

 

Oui, cher Monde, nous sommes d’accord: il est évident que le fun imposé ne convient pas à tout le monde et qu’il est une fausse bonne idée de classe internationale. Le fun et le plaisir sont des sentiments complètement individuels, qui ne peuvent donc pas être modélisés d’une part, et les à-côtés soit-disant ludiques du boulot ne sont pas vraiment la question d’autre part.

 

Car s’amuser au travail n’a j’amais signifié multiplier les récrés, n’en déplaise aux théoriciens du management absurde, il signifie prendre du plaisir dans nos tâches professionnelles et dans la façon de les exécuter.

 

Effectivement, on pourrait nous donner autant de holodecks qu’on veut afin que chacun puisse trouver son fun à lui, pour faire un break sur son temps de travail, depuis aller massacrer du zombie dans un jeu vidéo jusqu’à écouter de l’opéra, en passant par construire des cathédrales en légo ou peigner la girafe. Mais ce n’est pas pour ça qu’ensuite, de retour à notre poste, nous aurons un sourire emprunt de bonheur et l’âme pleine d’un bien-être über-performant à l’idée de faire l’une de ces tâches fastidieuses inhérentes à notre fonction. Ou que nous serons réjouis à l’idée de servir de réceptacle aux emportements d’un patron bilieux ou d’un collègue soupe au lait.

 

 

 

Des espaces ludiques juste pour lâcher du lest

 

Offrir des espaces et des activités ludiques comme soupape de sécurité pour aller lâcher du lest dans les périodes de coups de bourre, ou déconnecter quelques instants histoire de reposer son cerveau en surchauffe est une bonne idée. A condition qu’ils ne soient que cela, et non pas une bonne excuse qui évite aux entreprise de ne pas remettre en cause un management générateur de stress. Voir à ce sujet

“Ces idées festives sont souvent une solution de facilité adoptée par les managers pour se donner et donner aux autres l’illusion du bonheur.” dit l’article du Monde. Les managers sont des bouc-émissaires faciles, il s’agit probablement plutôt de choix managériaux venus de l’entreprise, désireuse d’une bonne couche de peinture version marque employeur, histoire de “fidéliser les talents”, pour reprendre un de ces termes en vogue (Talents, engagez-vous, c’est trop fun de bosser chez nous).

 

 

 

Laisser libre cours au fun spontané

 

Les à-côtés ludiques au travail font parler d’eux en particulier depuis la guerre des Post-it de l’été 2011. Phénomène épatant, puis décortiqué avec une bêtise confondante, soit pour condamner, soit pour modéliser du fun obligatoire soit-disant source de plaisir. Un événement spontané, du genre potache en plein ennui estival n’a de bénéfices que s’il reste de qu’il est. Lui laisser libre cours? Bien sûr, il est aussi temporaire que générateur d’énergie positive. En faire une technique de management? Ca ne mérite même pas un commentaire!

 

 

 

Définir le plaisir au travail

 

Etre heureux au travail, c’est donc avoir la possibilité de trouver du plaisir dans nos tâches professionnelles. Pour que ce soit le cas, il est indispensable que chacun bénéficie d’un cadre dans lequel il va pouvoir mettre en oeuvre ses propres façons de combler ses besoins professionnels et pouvoir ainsi aller vers le plaisir plutôt que de consacrer l’essentiel de son temps à éviter de trop souffrir.

 

Pour le SNPHAR, “Le travail qui permet de réaliser ses aspirations est source de plaisir: plaisir d’estime de soi par les contacts et la relation à l’autre, plaisir altruiste d’être utile ou d’aider, plaisir de faire, plaisir de création et d’enrichissement personnel”. Ce qui nous donne quelques pistes utiles pour approfondir quelques éléments constitutifs du plaisir au travail.

 

 

1- Des missions en adéquation avec les sources de motivation individuelle

Francis Boyer, parle de “passer de la gestion des savoir-faire au management de l’aimer-faire”. Il s’agit de cesser de chercher à motiver chacun, mais bien de lui permettre de générer sa propre motivation en s’appuyant sur ses appétences lors de l’attribution d’une mission et non uniquement sur ses compétences. Au passage, la motivation intrinsèque issue du goût marqué pour la tâche à accomplir favorise le développement plus rapide de la compétence, lorsque celle-ci est nécéssaire.

 

Avoir du goût pour ses tâches est l’un des grands oubliés des définitions du plaisir au travail et il est grand temps de remettre l’appétence au centre du plaisir au travail.

2- Du plaisir dans les relations et le sentiment d’appartenance

Les relations sont au coeur de nos vies professionnelles et ont un impact majeur sur le sentiment d’être heureux au travail. Leur nature est déterminante en termes de sentiments d’appartenance et de reconnaissance, tous deux vecteurs de satisfaction. L’entreprise et les salariés sont co-responsables de cet environnement relationnel:

 

  • Le salarié est responsable de ses propres comportements toxiques et inversement de son amabilité, de sa bienveillance, de son esprit d’équipe, de sa capacité à collaborer.
  • L’entreprise est responsable du cadre dans lequel les relations se joue: limiter sa toxicité, arbitrer les conflits, virer les harceleurs et autres manipulateurs pervers, favoriser une ambiance saine et dénuée de jeux de pouvoir. Dès lors que l’environnement relationnel devient toxique, le salarié n’est plus en mesure de garantir seul une posture sereine et pro-sociale, il a avant tout besoin de se protéger.

A défaut d’être meilleur pote avec tout le monde (vu le fun qu’on a à faire du toboggan ensemble dans le hall trop ludique de notre boîte trop innovante), des relations a minima empreintes d’amabilité dans sa propre équipe, dans lesquelles chacun sait le rôle de chacun et la façon dont il peut s’appuyer sur ses collègues. Des relations sans autre enjeu que la collaboration, c’est à dire sans crainte des jeux de pouvoir et de l’égo, sans rôles relationnels nuisibles au bien-être, sans compétition interne. Elles peuvent alors devenir source de plaisir, en particulier parce qu’en minimisant la peur de l’autre, elles autorisent la bienveillance, la reconnaissance mutuelle des talents, accomplissements et compétences et l’esprit collaboratif.

 

3- Pouvoir exprimer ses talents naturels

L’exécution des tâches professionnelles autant que les relations interpersonnelles sont beaucoup plus agréables lorsque nous avons la possibilité d’y exprimer nos talents naturels en toute liberté. La recherche a montré qu’agir en s’appuyant sur ces talents, plutôt qu’en fonction d’un processus trop formaté, augmente de façon significative le plaisir que nous prenons à nos activités professionnelles.

 

4- Pouvoir exprimer ses besoins et être entendu

Si les besoins fondamentaux sont universels, leur expression (les envies) sont profondément individuels. En d’autres termes, personne ne peut savoir ce que nous voulons pour augmenter notre bien-être et notre plaisir au travail tant que nous ne l’exprimons pas. Et souvent, nous ne l’exprimons pas:

 

  • par crainte des jugements, des conséquences,
  • par résignation face aux demandes qui restent lettre morte

Il ne s’agit pas pour les entreprises de céder à tous les caprices de ses employés, mais bien de veiller à ce que chacun soit entendu et que la réponse apportée à ses demandes soient adéquate.

 

Ainsi l’envie d’autonomie, souvent donnée comme une condition sine qua non du plaisir au travail, va s’exprimer, en terme de degré, de façon très variable. Etre en mesure de s’exprimer dessus et d’être entendu est essentiel, faute de quoi la non satisfaction du besoin risque de générer angoisse, colère ou démotivation. Le degré de latitude dans l’exécution des tâches doit être déterminé non pas en fonction d’une norme ou d’une moyenne, mais en fonction du salarié.

 

De même pour la variété des tâches, l’ampleur des challenges ou des responsabilités. Affirmer qu’il faut des tâches variées pour ne pas s’ennuyer est une erreur, certains sont très heureux avec des tâches répétitives. Cessons donc de transformer des tendances en vérités universelles normatives et écoutons l’expression individuelle des besoins!

 

 

5- Trouver du sens à son travail

Le sens est un sentiment profondément personnel qui se rapproche du sentiment de contribuer, d’être utile à plus grand que soi et qui s’appuie sur les valeurs motrices de chacun. Il est parfaitement vain de vouloir “donner du sens”. Chacun d’entre nous va trouver du sens – ou pas – dans son activité professionnelle en fonction de sa propre perception de l’intérêt et de l’utilité de son job en général, de ses tâches en particulier et de le fierté qu’il a à exercer sa profession.

S’il est temps d’arrêter de vouloir donner du sens, faire en sorte que chaque employé, quel que soit son niveau hiérarchique sache pourquoi son job est important, soit informé des bénéfices de sa contribution pour l’entreprise est un moyen de lui donner la possibilité de générer davantage de sens, en particulier dans les grands groupes où il n’est pas toujours évident de voir les résultats concrets de son travail.

 

D’autre part, les entreprises qui donnent du sens à leur action, au travers de leur mission ou de leur engagement (environnemental ou social par exemple) ont des employés plus motivés et plus performants. “il y a un réel sentiment de fierté à appartenir à une entreprise socialement et environnementalement responsable” explique le Docteur Pekovic, chercheuse associée à la Chaire « Performance des Organisations » de l’Université Paris-Dauphine dans cet article des Echos:

Encore une fois, le principe de co-responsabilité entre l’entreprise et le salarié s’applique:

 

  • L’entreprise est responsable de la construction d’environnements de travail dans lesquels les employés disposeront de conditions favorables pour trouver le sens en question. Difficile de trouver qu’un boulot a du sens quand les délais sont intenables, qu’il est impossible de bien faire son travail ou que l’ambiance du service est parfaitement délétère.
  • Le salarié est responsable du sens qu’il trouve, ou pas dans le métier et la fonction qu’il exerce. Il lui revient d’évaluer le sens de son travail et d’agir, dans la marge de manoeuvre dont il dispose. Si la perte de sens est trop forte, il est peut-être temps d’envisager un changement de job ou une reconversion professionnelle.

D’autre part, pour qu’un job ait du sens, il est nécessaire qu’il s’inscrive dans une définition de la réussite en adéquation avec les aspirations de la personne qui l’exerce. Or ces aspirations peuvent évoluer en cours de vie professionnelle et sont nouvent négligées autant par le salarié que par l’entreprise. Par la réflexion individuelle et l’accompagnement tout au long de la carrière dans l’entreprise, les salariés peuvent être amenés à explorer leurs apsirations et, comble de l’optimisme, à leur donner corps.

 

Ressources complémentaires

Le plaisir au travail en période de crise - Jérôme Tougne

Refusons les tabous et osons parler de plaisir au travail - Guichets RH

Quitte à travailler, autant que ce soit avec plaisir, non? – Patrick Bouvard

 

 

 

Voir aussi

 

Job idéal: les 7 ingrédients du plaisir au travail
10 trucs pour prendre plus de plaisir au travail et moins procrastiner

Chroniques du plaisir au travail: halte à la morosité

Les 3 ingrédients d’une bonne journée au travail

La dynamique olympique au service du plaisir au travail

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Pour construire, entretenir et développer un état d’esprit à la fois dynamique et serein,  propice à la réussite de vos objectifs professionnels, pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

 

 

3 clés pour renforcer la confiance en soi

Sylvaine Pascual – Publié dans Bien-être et estime de soi / Talents et ressources

 

 

 

La confiance en soi n’est pas un don du ciel, nous en sommes les artisans. De même, nous avons construit un manque de confiance chronique ou temporaire suite un événement malheureux ou des comportements malencontreux de la part d’autrui. Dans tous les cas, il n’est pas une fatalité, alors sortons nos truelles et marteaux: Martine Teillac, psychanaliste, nous livre trois clés pour renforcer les fondations de notre confiance en nous

 

 

 

3 clés pour augmenter le confiance en soiDéfinir la confiance en soi

 

Selon Direct 8, 75% des gens manqueraient de confiance en eux. Qui ne s’est jamais senti mal à l’aise face à une situation donnée, le plus souvent sans oser le dire et dont les projets professionnels se sont retrouvés entravés?

 

Un déficit, même mineur, de confiance en soi peut transformer certaines actions à mener en épreuves dévoreuses d’énergie: parler de soi en entretien d’embauche, convaincre un partenaire potentiel, prendre son téléphone, construire ou interagir avec son réseau etc… Et il n’y a pas d’échelle unverselle des actions difficiles à mener ou non: le sentiment d’inconfort va se loger là où le manque de confiance s’exprime, ce qui est très variable en fonction des personnes. Inutile donc de dire “Il n’y a rien à craindre” à une personne angoissée à l’idée de passer un entretien d’embauche, car la raison n’a rien à voir là-dedans.

 

En ces temps ou la norme nous dicte d’être extravertis et dynamiques, on associe un peu trop vite le manque de confiance en soi avec la timidité. Nul besoin d’être un timide introverti en retrait version carpe planquée sous un cailloux pour manquer d’assurance dans certaines circonstances. Car la confiance en soi, c’est l’idée que nous nous faisons de notre capacité à affronter une situation donnée. Du coup, il est à l’évidence impossible de se sentir sûr(e) de soi en permanence, car nous n’avons pas toutes les compétences nécessaires pour faire face à tout. Cependant, bien se connaître et reconnaître nos capacités permet de se sentir plus serein face aux aléas de nos vies professionnelles.

 

 

 

Les conséquences du manque d’assurance

 

Le malaise qui découle du manque de confiance peut générer une maladresse relationnelle bien pénalisante:

 

En bref, le manque de confiance en soi peut mener tout droit aux stratégies d’échec et à la procrastination.

 

 

 

(Re)construire la confiance

 

Le manque d’assurance ou de confiance en soi n’est pas une fatalité: la confiance en soi se construit, se façonne et s’entretient au travers de techniques et d’actions concrètes. Martine Teillac, psychanalyste et psychothérapeute, lors d’une interview pour Direct 8, explique que ce travail de construction s’articule autour de trois aspects:

 

 

1- le discours intérieur 

Arrêtons d’exacerber nos défauts et d’oublier nos qualités. “Le dialogue intérieur (…) va conditionner notre comportement, explique Martine Teillac. Ca peut être des phrases très simples, par exemple je croise ma voisine qui ne me dit pas bonjour et je me dis “bon sang je suis nul(le)”. J’aurais pu penser “ma voisine a des préoccupations, elle n’a pas la tête à ça” et je ne me remets pas en question.”

 

En d’autres termes, repérons dans nos discours intérieurs tout ce qui est de l’ordre de la dévalorisation, de l’interprétation abusive qui nous déprécie et remplaçons ces pensées par un discours plus objectif (et non pas positif), de façon à éviter une dévalorisation paralysante et favoriser un regard sur soi plus bienveillant et motivant:

 

 

 

2- la construction de sa propre échelle de valeur: se détacher du passé

“Lorsque nous avons eu des parents qui ont mis systématiquement le doigt sur ce qui n’allait pas, on va avoir tendance à faire de même. Donc remettre le passé à sa place, reconsidérer les critiques des parents, leurs injonctions et construire notre propre système de valeurs, notre propre échelle personnelle”, conseille la psychanalyste.

 

L’éducation et les personnes qui s’en sont chargées nous ont transmis des wagons de croyances limitantes qui entretiennent un regard et un état d’esprit négatifs sur nous-mêmes. Leur rendre leurs convictions et construire des systèmes de croyances qui nous sont propres, qui correspondent à ce que nous pensons et ce que nous voulons aide à croire… en nous-mêmes. Quelques pistes pour remettre le passé à sa place et construire notre présent:

3- le passage à l’action accompagné de l’évaluation des talents mis en oeuvre 

Le passage à l’action, quitte à le faire à petits pas plutôt que de sauter dans le grand bain d’un coup, est la condition indispensable du renfrcement de la confiance en soi, car il nous apporte des preuves de nos capacités à chaque challenge relevé.

 

Martine Teillac propose d’auto-évaluer, sur une échelle de 1 à 10, notre confiance en nous dans des situations précises. “Il y a fort à parier que vous serez très rarement au point zéro de votre compétence, de votre savoir-faire ou savoir-être”. Réalisant cela, “vous allez prendre appui sur le fait que l’estimation que vous faisiez de vous-même était peut-être prodigieusement sévère et pas si en adéquation avec la réalité des comportements que vous mettez en oeuvre”.

 

Ce constat favorise le passage à l’action, car suite à cette prise de conscience et à l’analyse des compétences, ressources, qualités, talents dont nous disposons, nous sommes plus enclins à avoir envie d’agir, y compris en dehors de notre zone de confort. Renouons donc avec ces ressources:

 

 

 

 

Voir aussi

 

Se parler à soi-même comme on voudrait qu’on nous parle

Les qualités de nos défauts

L’estime de soi: la beauté des laids

Tirer les leçons de nos expériences

Confiance en soi: la raison et les tripes

L’identité: acteur ou spectateur de sa propre vie?

Sortir de sa zone de confort

Accomplissements et talents naturels

Etat d’esprit positif: modifier un discours intérieur

 

 

 

 

 

Aller plus loin

 

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Déterminer s’il est temps de changer de métier (3): les relations pourries

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Reconversion / Compétences relationnelles

 

 

Les mésententes et incompatibilités relationnelles sont un déclencheur fréquent d’envie de changer de métier. Mais l’association entre ambiance détestable dans le job actuel et dans le métier en général est parfois un peu trop rapide. Souvent, une atmosphère pénible dans les relations de travail n’est pas tant liée au métier, qu’à un environnement et à la façon dont les rôles relationnels se jouent dans celui-ci. Le risque est alors d’emmener ces rôles avec soi… dans son nouveau métier.

 

 

Les relations pénibles au travail sont-elles une raison suffisante pour changer de métier?

 

 

 

Les relations professionnelles dégradées par la crise

 

Selon Focus RH, 75% des cadres estiment que les relations professionnelles se sont dégradées et génèrent un sentiment de stress. Il est bien naturel d’être exaspéré par des relations professionnelles inscrites de façon excessives dans le triangle de Karpman et sa valse sinistre, qui génèrent une ambiance délétère dans le département, voire dans toute l’entreprise. Les relations ont été les première victimes de cette interminable “crise” qui n’en finit plus d’instiller une peur tenace, qui a exacerbé un individualisme déjà présent ainsi que tout un tas de comportements pas tellement pro-sociaux:

  • Se méfier d’autrui, de ses agissements potentiels, ses possibles rétentions d’information et autres coups bas. Et justifie notre propre recours à ces méthodes, avec des affirmations du genre “trop bon trop con”.
  • Vouloir plaire à son patron à tout prix, y compris en écrasant la tête de nos contemporains, en tirant la couverture à nous, parfois sans aucun scrupule.
  • Au contraire, se faire tout discret dans un coin, à ne pas faire de vagues, quitte à se faire écraser par tout le monde.
  • Elle pousse certains managers pris dans les injonctions paradoxales à harceler leurs troupes dans l’espoir vain de les rendre plus performantes etc.

 

 

 

Croyances fausses

 

Tout cela encourage des pensées et des croyances faussement rassurantes: on s’imagine qu’en changeant de métier, on ne sera plos confronté(e) à tous ces abrutis, ou on idéalise son job de rêve dans lequel, forcément, il ne peut pas y avoir d’abrutis puisque c’est un job de rêve. Je simplifie le mécanisme qui se joue et en même temps, il est assez courant d’entendre des personnes en désir de reconversion mentionner des relations professionnelles agréables parmi les bénéfices d’un changement de métier.   Or, il n’y a aucune corrélation entre métier et ambiance de travail. C’est comme ça qu’il arrive de croiser des personnes en reconversion qui se font de belles illusions quant au relationnel de leur futur métier. Comme par exemple:

 

  • La zone relationnelle aveugle: Pierre, ancien contrôlleur de gestion exaspéré des égos surdimensionnés de ses N+1 et N+2. Ravi à l’idée de changer de métier pour enseigner les maths en lycée, qui avait focalisé sur le fait qu’il allait travailler seul, et s’est retrouvé très déstabilisé quand il s’est agi de gérer une classe… et les égos pas encore stabilisés d’adolescents.
  • L’éternel syndrome de la chambre d’hôte: Bertand, chef d’un bureau d’étude qui avait beaucoup de mal à supporter son équipe de dessinateurs, qu’il trouvait ingérables: trop enfants gâtés, trop râleurs. Il a ouvert des chambres d’hôtes, persuadé d’offrir du rêve et du merveilleux à des clients heureux… et s’est retrouvé ultra agacé par leurs exigences et leurs comparaisons avec d’autres lieux.

Le risque, c’est d’emmener avec soi ses rôles relationnels, et donc sa propre part de responsabilité dans ses relations pourries, et de reproduire ailleurs. Si j’ai du mal à dire non, à établir des limites dans mon métier actuel, rien ne permet d’affirmer que je serai en mesure de le faire dans un autre métier. Et le risque est encore plus élevé chez ceux qui veulent se mettre à leur compte parce que “les chefs, c’est tous des cons”. Ceux-là ne se rendent pas compte que leurs clients seront des boss plus exigeants que ceux qu’ils avaient avant et qu’ils ne sont pas au bout de leurs relations pourries.

 

 

 

Le cas du contact avec des populations spécifiques

 

Certains métiers exigent d’être en contact avec des populations qui peuvent avoir des caractéristiques spécifiques avec lesquelles nous n’arrivons pas toujours à nous entendre, pour des raisons du domaine de la perception personnelle, qu’il est donc inutile d’essayer de juger.

 

  • Gilles, enseignant en lycée, qui ne supportait plus… les profs. Après être passé par plusieurs établissements, il estimait y avoir retrouvé à chaque fois un état d’esprit qui lui déplaisait. (que je ne développerai pas, le but n’est pas de polémiquer).
  • David, devenu conducteur de travaux par passion pour le bâtiment, qui n’a jamais réussi à se sentir à l’aise avec les artisans et entreprises avec lesquels il était en contact.
  • Mathilde, autre enseignante, qui n’en pouvait plus d’être essentiellement en contact avec “des jeunes” et aspirait à travailler dans un environnement d’adultes.

C’est probablement le seul cas dans lequel les relations professionnelles insatisfaisantes sont l’indicateur d’un réel besoin de changement de métier.

 

 

 

Travailler ses relations en amont de la reconversion

 

Dans tous les autres cas, les relations pourries au travail ne sont pas un élément suffisant à lui seul pour justifier un changement de métier. D’autant qu’à moins d’envisager une carrière de stylite syrien, tous nos projets professionnels incluent une forte part de relation à l’autre. Et après tout, même Siméon devait préférer bien s’entendre avec ceux qui lui apportaient de quoi se nourrir sur sa colonne;)

 

Hormis dans les cas de harcèlement, qui justifient l’éloignement immédiat du harceleur, dans les cas de persécution ordinaire ou de stress relationnel, mieux vaut commencer par travailler ses compétences relationnelles en amont d’un changement de métier, ou a minima pendant celui-ci, pour éviter de retomber dans les mêmes schémas relationnels et se retrouver avec la même insatisfaction dans son nouveau métier. Et inversement, pour être en mesure d’entretenir des relations agréables et de gérer au mieux celles qui le sont moins.

 

Il va s’agir d’explorer notre porpre part de pénibilité ou de maladresse relationnelle pour y remédier, seul moyen de s’assurer des relations plus apaisées… quel que soit l’itinéraire professionnel que nous allons choisir ensuite, reconversion ou pas.   Il est donc intéressant de commencer par renforcer ses compétences relationnelles dans le job existant et d’évaluer ensuite ce qui reste du désir de reconversion. Dans de nombreux cas, lorsque les relations pourries sont le premier argument pour changer de métier, l’amélioration de la posture relationnelle suffit à redonner de la satisfaction au travail:

 

Et si le désir de reconversion est resté intact, même lorsque les relations professionnelles ont été apaisées, alors elles pesaient tellement qu’elles ont caché d’autres motivations à changer de métier, qu’il est temps d’explorer.   Dans tous les cas, le renforcement des compétences relationnelles a tellement de vertus, en terme d’ambiance au travail, mais aussi de confiance en soi, d’assurance, d’affirmation de soi, de satisfaction et de plaisir à collaborer, qu’il est un préalable ultra utile à toutes les ré-orientations professionnelles.

 

 

 

Voir aussi

 

Désir de reconversion: les questions à se poser en amont

Quand le désir de reconversion cache d’autres besoins

Reconversion professionnelle: 6 points indispensables à traiter

Le job idéal, une réalité à inventer

Les obstacles à la reconversion professionnelle

Age, métier et reconversion professionnelle

Une reconversion professionnelle zen et dynamique à la fois!

Reconversion professionnelle: l’être humain derrière le projet

Reconversion professionnelle: voyage au bout de l’enfer ou formidable aventure?

 

 

 

Aller plus loin

Vous voulez construire et entretenir une posture, un état d’esprit et un relationnel sereins et dynamiques à la fois, propices à la concrétisation de vos aspirations professionnelles? Pensez au coachingPour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

Tendances 2013 et TOP 10 de vos billets préférés

Sylvaine Pascual, publié dans L’actualité d’Ithaque

 

 

Retour sur cette année 2013 et les grandes tendances qui ont marqué l’orientation que nous donnons à nos vies professionnelles, au travers des billets qui vous ont le plus plu en 2013.

 

 

 

 

Actualité d'Ithaque coachingDeux grandes tendances et une émergence: transition de carrière, posture et émotions

 

En 2012, la tendance était:

- au plaisir dans le quotidien professionnel, au travers des besoins professionnels

- aux compétences relationnelles: comment j’agis différemment dans mes relations pour les améliorer.

 

2013 marque un recentrage sur soi: comment être en bonne relation avec nous-mêmes afin d’améliorer notre relation aux autres, ainsi qu’un désir de transition de carrière de plus en plus marqué, en particulier au travers d’un changement de métier.

 

 

 

Job idéal: changement de métier ou de job

L’envie de renouer avec le plaisir au travail s’amplifie encore cette année, soit par le biais d’un changement de métier, soit par celui d’une évolution de carrière. Vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir:

  • Reprendre les rênes de vos carrières
  • Redéfinir votre sentiment de réussite professionnelle en fonction de vos propres critères
  • Redonner du sens et remettre des valeurs dans vos vies professionnelles
  • Vous lever le matin avec joie et entrain plutôt qu’en traînant des pieds
  • Mener les transitions de carrières ou les changements nécessaires à davantage d’épanouissement professionnel et de plaisir au travail

Ce volontarisme dynamique est un vrai plaisir à observer, autant chez vous, lecteurs, que chez mes clients qui n’hésitent pas à se retrousser les manches pour explorer les axes d’évolution possibles pour se rapprocher d’un job idéal, an travers d’une reconversion professionnelle, d’une création d’entreprise ou de changements relationnels et organisationnels dans leur job actuel.

 

 

La posture personnelle et relationnelle

Cette nouvelle tendance à travailler sa posture avec pour objectif non seulement de se positionner davantage dans ses relations, mais aussi de les améliorer en passant d’abord par soi marque un tournant intéressant, qui s’articule autour d’une double prise de conscience:

  1. La conscience de plus en plus généralisée que l’autre n’est un abruti que si on l’y autorise (voir Le principe de l’emmerdeur emmerdé) et que de bonnes relations aux autres passent avant tout par une bonne relation à soi, qui génère des comportements pro-sociaux, qui suscitent d’autres comportements positifs en retour (voir: Relation à soi/à l’autre: cocktail indispensable)
  2. La conscience, suite logique de la première, que nous avons une marge de manœuvre assez considérable dans l’amélioration de nos relations, pour peu que nous acceptions notre propre part de responsabilité dans nos relations pourries pour pouvoir agir autrement.

Cela constitue un tournant car cette responsabilisation nous sort des discours victimisant (les cons c’est les autres et nous les subissons) et nous pousse à agir et à obtenir par nous-mêmes des modifications relationnelles réjouissantes et nourrissantes autant pour nos besoins d’appartenance / reconnaissance que pour l’estime de nous-mêmes. Et elle le fait au travers d’une réconciliation à soi-même qui permet une sortie de l’égo salutaire et énergisante.

 

 

La lecture émotionnelle

Là aussi, nous sommes à un tournant: une fois le constat fait

  • Que le stress est le plus souvent le résultat d’un trop plein d’émotions négatives non traitées
  • Que les techniques de gestion des conséquences, comme la relaxation, sont insuffisantes
  • Que le “contrôle” des émotions est une illusion, puisque les émotions ne sont pas soumises au cortex

l’intérêt pour le rôle des émotions, leur véritable origine et surtout leur utilité, comment nous pouvons les mettre à notre service, est en explosion, et ce bien au delà des discours marketing de l’intelligence émotionnelle. Cette tendance se voit dans l’intérêt que vous avez manifesté pour les articles publiés cette année, mais aussi dans l’activité sur des billets plus anciens sur le thème de la lecture émotionnelle, au service de son propre bien-être comme de ses relations.

 

 

 

TOP 10 de vos billets préférés

 

 

Une reconversion menée à bien est due à l'engagement du candidat et à sa préparation, pas à la chance1- Reconversion, la part de chance

Le désir de changer de métier ou d’orientation professionnelle n’est probablement pas particulièrement en augmentation. En revanche, ce qui augmente, c’est le nombre de salariés qui explorent cette envie au lieu de la remiser dans le carton à fausses bonnes idées. Se reconvertir continue à être considéré comme une entreprise à hauts risques, aussi beaucoup se demandent quelle part de chance est nécessaire pour réussir sa reconversion.

 

Vous avez apprécié l’idée que la notion de chance n’entre pas en compte dans la réussite et que l’absence de chance n’est pas responsable d’un échec, qu’il y a d’autres façons plus valorisantes et dynamisantes d’envisager un parcours de reconversion.

 

 

 

Interview de sylvaine pascaul quand changer de boulot2- Le bon moment pour changer de boulot

Vous êtes de plus en plus nombreux à écouter ce que vos tripes vous disent plutôt que de céder aux sirènes de la prudence et de l’inquiétude qui chantent un peu partout dans les médias et dans les discours de l’Oncle Alfred.

 

Et c’est tant mieux! Car tant qu’il y aura des salariés pour accepter (ou rester dans) des jobs pourris, il y aura des entreprises pour leur en proposer. Et donc, inversement, réfléchir à un changement de boulot est une manière de reprendre les rênes de sa vie professionnelle pour gagner en bien-être et en plaisir. Et ce qui vous a particulièrement intéressés dans cet article, c’est le lien vers un billet plus ancien: Déterminer s’il est temps de changer de boulot en 6 étapes.

 

 

 

L'intelligence émotionnelle ne tient pas toujours ses promesses3- L’intelligence émotionnelle existe-t-elle?

L’une des tendances de l’année, c’est l’intérêt grandissant pour la compréhension des émotions. Or, malgré son nom, l’intelligence émotionnelle ne propose pas une lecture réelle de nos réactions émotionnelles, qui produise du sens et soit un véritable moyen de minimiser le stress. En effet, elle est avant tout une collection de compétences relationnelles qui, si elles favorisent une ambiance plus saine au travail, ne suffit pas à un véritable traitement de l’expérience émotionnelle et une compréhension des besoins qui les génèrent.

 

Vous avez aimé pouvoir distinguer ce concept d’intelligence émotionnelle qui a investi les discours managériaux, de la lecture émotionnelle. Et avez plébiscité cette méthode de gestion des émotions par le traitement de leurs déclencheurs, autant que dans l’amélioration considérable de la compréhension mutuelle qu’elle permet. Le nombre de clients qui veulent renouer avec davantage de plaisir au travail par la lecture émotionnelle est en forte augmentation.

 

 

 

fluidifier la reconversion professionnelle4- 8 atouts des candidats ayant mené une reconversion

L’un des freins classiques à la reconversion est la frilosité des recruteurs face à ces débutants plus tous jeunes. Cette inquiétude prend souvent le pas sur le désir de changer de métier ou génère des stratégies d’échec chez ceux qui, après un reconversion, se retrouvent à chercher un emploi.  Ainsi, ils vont agir davantage en fonctiond de cette crainte que de leurs valeurs et leurs motivation, perdant au passage en force de conviction. Et confirmant ainsi qu’ils avaient raison d’avoir peur;) D’autre part, du côté des recruteurs, les réserves en forme d’idées reçues méritent d’être bousculées un brin.

 

Vous avez aimé pourvoir connecter avec des atouts indiscutables de professionnels ayant changé de métier, autant pour les exploiter pour valoriser une candidature que pour les entendre si vous êtes dans le recrutement. Un merci tout particulier à M. recruteur pour une banque, de m’avoir partagé que cet article lui avait permis de changer de regard sur les candidats en reconversion;)

 

 

 

Le leadership de soi condition préalable au leadership tout court5- Leadership de soi, préalable au leadership tout court

Vous avez été paticulièrement enthousiasmés par ce concept de leadership de soi, façon de nous réconcilier à nous-mêmes, de réconcilier toutes ces voix discordantes à l’intérieur de nous, pour gagner en bien-être, en charisme et en leadership tout court. Cesser de subir nos contradictions, nos désaccords internes, nos tiraillements entre injonctions externes, croyances, besoins et valeurs pour n’entendre plus qu’une seule voix: la nôtre, pleine d’assurance et d’entrain. Nous pouvons alors nous engager sur des chemins professionnels pleins d’incertitudes par nature avec plaisir et détermination.

 

Et vous avez particulièrement apprécié l’association avec la lecture émotionnelle comme moyen d’alimenter votre posture et inversement. Car les deux se nourrissent et s’enrichissent mutuellement et permettent d’asseoir une posture en accord avec soi-même, forte et authentique. Depuis sa parution, vous avez été très nombreux à demander un travail spécifique sur le leadership de soi dans le cadre d’une reconversion professionnelle ou du forfait Job idéal et vitamines mentales.

 

 

 

10 points pour quitter son boulot avec panache6- Quitter son job avec panache

Etape incontournable pour les salariés lors d’un changement de métier ou d’une transition de carrière, comment quitter son job a fait couler beaucoup d’encre cette année, en particulier parce que les histoires de démissions fracassantes ont fait le buzz sur internet. En même temps, une démission qui a de la gueule n’a rien à voir avec une vidéo en forme de reprise de pouvoir. Le panache, consiste à faire preuve d’un professionnalisme classe jusqu’au bout de l’histoire.

 

Vous êtes de plus en plus nombreux à quitter votre emploi suite à des événements sinistres (harcèlement, burnout etc.) et qui avez besoin de nourrir votre estime de vous plutôt qu’un égo assoiffé de revanche. Par ricochet, vous avez été nombreux à manifester votre satisfaction à l’idée d’une sortie de job élégante plutôt que revancharde, dans cet article et dans sa suite Une sortie soignée en 12 points

 

 

 

S'envoyer des fleurs plutôt que des scuds7- S’essayer à la biendisance

 

Au hit-parade des interactions pourries au travail, et même si nous avons tendance à y participer activement, la médisance, l’hypocrisie, les rumeurs font partie des ratés relationnels que nous détestons le plus. Vous avez trouvé réjouissant cette alternative plus dynamisante, plus fun, plus pro-sociale. L’idée de parler des autres comme nous aimerions qu’ils parlent de nous, avec une connotation d’exemplarité, d’orienter les conversations vers de l’agréable plutôt que de l’aigreur frustrée vous a beaucoup plu.

 

J’ai reçu de nombreux mails de lecteurs ravis d’avoir expérimenté cette biendisance et d’en partager les bénéfices reçus, merci à eux, leurs partages lumineux d’assurance et de joie sont la preuve que les comportements positifs sont l’apanage de ceux dont la force de caractère renverse des montagnes;)

 

 

 

développer la débrouillardise au travail8- La débrouillardise, 10 pistes pour développer cette épatante qualité

Autre exemple de la tendance au recentrage sur soi et sa posture: l’intérêt pour le développement de qualités qui permettent de s’appuyer davantage sur soi-même et d’être pro-actif dans la résolution de problème ou l’établissement de plan de route vers un objectif. Bien que la débrouillardise soit une valeur en déclin dans notre société française qui a de plus en plus de mal à reconnaître ses propres forces et ses vertus, vous avez été enthousiasmés par l’idée de reconnecter avec cette qualité aux multiples bénéfices. Car la débrouillardise diminue l’anxiété et le stress à mesure qu’elle renforce la confiance en soi, la capacité à résoudre ou surmonter des difficultés, à affronter toutes sortes de situations, à agir avec aisance.

 

Utile dans tous nos projets professionnels, du retour à l’emploi jusqu’au changement de métier, la débrouillardise est une belle qualité qui se travaille et se développe petit à petit.

 

 

 

Comprendre les motivations derrière les comportements étranges9- Comportements absurdes

Dans le même sens que l’intérêt pour la biendisance, la tendance de plus en plus marquée à la compréhension d’autrui est une autre forme de recentrage sur soi: comment nous y prendre, nous, pour mieux comprendre et accueillir l’autre, pour faire preuve d’empathie, au lieu d’attendre qu’il devienne soudainement – miraculeusement? – compréhensible.

 

Apprendre à exprimer ce qui nous pousse à faire ce que nous faisons, à explorer ce qui poussent les autres à faire ce qu’ils font est un moyen jubilatoire de développer la connaissance de soi et de l’autre, et de la mettre au service de nos relations. Vous avez été nombreux à exprimer votre enthousiasme à l’idée de vous ouvrir aux valeurs et aux motivations d’autrui, plutôt que de porter des jugements hâtifs qui nous éloignent d’eux. Et c’est tant mieux: tout ce qui encourage la compréhension mutuelle favorise la tolérance, la bienveillance et les comportements positifs.

 

 

 

4 valeurs et 7 principes: un peu de théorie agile10- L’agilité expliquée à mon manager

Devant le fiasco managérial de ces dernières années et l’augmentation effrayante des tensions relationnelles – pour employer un euphémisme digne d’un discours parfaitement rosbif – l’intérêt pour des alternatives plus humaines, plus respectueuses des besoins de chacun, plus attentives au bien-être individuel au service de la performance collective, s’amplifie. L’agilité, née dans le monde des développeurs, offre des pistes de réflexion passionnantes pour un management différent. Un management qui favorise une collaboration sereine et minimise la guerre des égos. Le terme, très peu présent dans les discours RH, s’est répandu comme une traînée de poudre cette année, parfois dans des définitions très inexactes ou simplistes (de l’ordre de agile = flexible), parfois avec beaucoup d’intelligence.

 

Vous avez apprécié cet éclairage sur des techniques de gestion de projet qui sont en train de sortir du département informatique et de gagner le terrain du management et s’appuyant sur une dynamique d’expérimentation et d’adaptation, avec toujours en ligne de mire le bien-être des salriés autant que la satisfaction du client. Les deux autres billets sur ce thème L’agilité, un peu de pratique et Rupture douce, l’agilité pour collaborer autrement ont eux aussi suscité beaucoup d’intéret. Et j’en suis ravie, car c’est aussi le signe que 2013 marque le début d’une véritable réflexion autour de la refonte du management, qui a été l’un des sujets les plus traités cette année.

 

 

 

Toute ma gratitude pour votre confiance et votre fidélité en 2013, et rendez-vous l’année prochaine;)

 

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez construire et entretenir une posture, un état d’esprit et un relationnel sereins et dynamiques à la fois, propices à la concrétisation de vos aspirations professionnelles? Pensez au coachingPour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32