Reconversion: quand la procrastination révèle des besoins négligés

Quand l'itinéraire de reconversion bloque sur une procrastination paralysante

Une reconversion peut parfois déboucher sur une cataracte en apparence infranchissable, même lorsqu’elle a ressemblé jusque là à un long fleuve tranquille. Plutôt que de s’asseoir au bord de l’eau et de se lamenter sur la faute à pas de chance et la procrastination, ça vaut le coup de l’observer en détail car les obstacles sont parfois une question de croyances et de méconnaissance de soi. C’est ce qu’à fait Bénédicte au bénéfice de la réussite de son changement de métier.

Quand l’itinéraire de reconversion bloque sur une procrastination paralysante

 

Reconversion et obstacle insurmontable

Directrice commerciale d’une ETI, à 40 ans, Bénédicte prend la décision de changer de métier. Lassée d’une fonction dont elle a le sentiment d’avoir fait le tour, elle a envie d’un contact humain qui ait du sens, de stimulation, de sentiment de contribuer autrement. Elle a cessé de travailler et s’est consacrée à sa formation. Conséquence inattendue pour cette accro du boulot habituée à une vie professionnelle exigeante: elle découvre le plaisir de passer du temps avec ses enfants. Sa formation en poche, Bénédicte n’arrive pas à se résoudre à retourner travailler, même dans une branche qu’elle a choisie et qui la motive, le bilan de compétences.

Jusqu’ici, sa reconversion professionnelle s’est déroulée sans accroc: identifier un métier a été une évidence, la formation s’est bien passée et elle y a pris beaucoup de plaisir. Et pourtant, l’itinéraire jusqu’ici tout fluide et tout zen (ce qui est déjà plutôt rare) est tombé sur un os: une cataracte a priori infranchissable et voilà le fleuve tranquille transformé en chute effrayante. Bénédicte se retrouve complètement désemparée face à une paralysie dont elle n’est pas coutumière.

“Je viens de suivre une formation d’une année à l’Université. J’ai été diplômée avec la mention bien et les félicitations du jury à la soutenance de mon mémoire. Dans l’absolu, je devrais pouvoir exercer mon nouveau métier « consultante en bilan de compétences ». Je commence à répondre à des annonces, on me répond tout de suite.

Mais je suis paralysée, terrorisée à l’idée de commencer à exercer. Je manque terriblement de confiance en moi. Je me sens comme une imposture face à d’éventuels bénéficiaires. Et, de surcroît, je ne me projette absolument pas dans un rythme de travail du matin au soir, 5 jours sur 7. Je souhaite travailler mais à mon rythme et surtout à un rythme calé sur celui de mes jeunes enfants.

Inconsciemment, j’essaye encore une fois de reculer ma reprise d’activité : je m’interroge sur la possibilité de reprendre une formation pour faire du recrutement. Les débouchés me semblent plus importants. Toutes ces réflexions et ces questions se bousculent dans mon esprit et je décide de me faire aider. C’est comme ça que j’en suis venue au coaching”.

Son cas est l’exemple type d’une reconversion qui aurait pu ne pas aboutir et être considérée comme un “échec”, si elle n’avait pas pris la peine de se questionner pour résoudre les difficultés qu’elle a rencontrées et s’était contentée d’essayer de lutter contre en se pliant à des contraintes externes, de les étiqueter “malchance” ou “obstacle impossible à surmonter”, comme c’est malheureusement trop souvent le cas lorsque, dans l’exercice d’un métier, on confond habitudes et impératifs. Car ces obstacles nous font parfois renoncer trop vite et nous poussent à dérober, pour peu que le manque de confiance s’en mêle:

  • Les obstacles à la reconversion professionnelle
  • Projets professionnels: obstacles et dérobades

Quels obstacles nous poussent à la dérobade sur le chemin de nos objectifs?

En réalité, elle avait simplement un enseignement à tirer de l’impasse dans laquelle elle s’est retrouvée: l’importance d’accepter ses propres désirs professionnels et de les inclure dans son projet. Bref, de pratiquer un peu de job crafting avant même d’avoir un job, pour pouvoir inventer l’exercice de son métier. Car à défaut, la méconnaissance de ses propres besoins/désirs professionnels peut générer procrastination et stratégies d’échec.

 

Manque de confiance en soi et procrastination

C’est donc en pensant manquer de confiance en elle que Bénédicte vient me voir. Pourtant, elle a beaucoup d’atouts: pleine d’énergie et bien assise dans ses relations, un réseau professionnel solide qui peut lui ouvrir de multiples portes et un entourage encourageant qui lui renvoie ses qualités, ses réussites et son potentiel. Mais ça ne suffit pas: le blocage est total, qui la pousse à une procrastination indirecte, véritable stratégie d’échec: elle postule – à des postes qu’elle ne veut pas vraiment – et ne donne pas suite aux réponses obtenues. Stratégies d’échec qui grignotent doucement ce qui lui reste d’estime de soi et elle commence à se dévaloriser. Mais le manque de confiance, les stratégies d’échec et l’angoisse sont l’arbre qui cache la forêt, des comportements paravents qui ne sont que le symptôme du problème, pas le problème en soi, dont elle ne prendra conscience que plus tard, bien qu’elle l’ait plus ou moins exprimé à de multiples reprises dès le début.

les startégies d'échec pour réussir à échouer là où nous ne voulons pas vraiment réussir

 

Nous commençons donc par travailler à renouer avec une confiance en elle et une estime d’elle-même qu’elle a perdues de vue. En travaillant sur ses talents, ses accomplissements et la valorisation de soi, Bénédicte se recentre sur elle-même et détourne sa propre attention de l’angoisse de la reprise du travail et de la procrastination qui l’accompagne. Ce qui libère un peu d’espace mental pour travailler son projet professionnel autrement: en fonction de ses besoins professionnels et de leur expression spécifique.

“Nous commençons un travail ensemble et je prends petit à petit conscience de mes qualités. J’apprends à m’affirmer, à être plus ferme quand cela est nécessaire. Je commence à élaborer un projet professionnel en fonction de mes souhaits, de mes besoins qui ne sont pas calqués à ce que je croyais jusque là être les « réalités » du marché du travail. J’avance doucement dans mon projet, pas aussi vite que je le voudrais.”

 

Convictions limitantes et besoins professionnels

A ce stade, Bénédicte prend conscience que l’un des freins à la réalisation de son projet est la conviction qu’il est trop éloigné de la réalité du marché pour être faisable. Elle a pris conscience que son frein principal et la raison de ses stratégies d’échec, c’est qu’elle souhaite travailler (très) peu pour continuer à consacrer du temps à ses enfants. Il faut dire que Bénédicte place la barre très haut en termes de bien-être de ses enfants, jusqu’à se coucher à 2 heures du matin pour préparer des madeleines parfaites que son fils pourra emmener au goûter organisé par la classe. Elle s’imagine qu’aucun cabinet ne recrutera un consultant qui veut un temps ultra partiel. Et comme inversement, elle ne voit aucun plaisir personnel ou professionnel à travailler plus, elle se protège d’une vie inconcevable en procrastinant.

Et des événements familiaux viennent renforcer l’idée qu’elle ne peut pas, ne doit pas retourner travailler.

“A la même période, je rencontre de grandes difficultés relationnelles avec un de mes trois enfants. Ma fille est très agressive et recherche le conflit quotidiennement. Cela génère une permanente tension dans le foyer et cela m’épuise tout en renforçant mes craintes quant à la reprise d’une activité professionnelle. Comment ferais-je pour retravailler dans un tel contexte ? Où trouver l’énergie ?

Je suis, par ailleurs, dans une « lutte » quotidienne avec moi-même qui pourrait se résumer à ceci : « je suis à la maison, donc mes enfants ne doivent manquer de rien ». Mais je fais aussi le constat que mes enfants considèrent inconsciemment ou consciemment que l’ « extraordinaire » – comme les madeleines parfaites, là où de nombreux parents se satisfont d’un gâteau acheté au supermarché – est normal, ordinaire…

Le stress est palpable chez mon mari également. Il est peu présent à la maison et quand il y est, il est tendu, préoccupé.

Je me sens prise dans un étau.”

Les croyances limitantes, comme celles qu’un projet n’est pas “réaliste au vu du marché” sont un frein fréquent et parfois ultra paralysant dans nos projets professionnels. Elles nous poussent souvent à remettre nos besoins professionnels dans notre poche avec un mouchoir par-dessus, persuadés que nous sommes que c’est à nous de nous adapter à 100% aux offres d’emploi, de prendre tout ce que “la chance” mettra sur notre chemin. Pourtant, la “réalité du marché”, bien que chère à de nombreux consultants, a le défaut majeur d’être le fruit des idées toutes faites de ceux qui les portent d’une part, et de ne pas laisser la place à d’autres possibles. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, mais d’explorer les stratégies possibles pour faire vivre un projet, plutôt que de le contraindre à des tendances. Si Michel et Augustin ne s’étaient préoccupés que de “réalisme” en s’attaquant à l’agro-alimentaire, ils auraient ouvert une franchise Pomme de pain.

D’autre part, ignorer nos besoins professionnels, qu’il s’agisse de tâches, d’environnement, de valeurs ou de conciliation entre vie professionnelle et vie privée est un aller direct:

  • Pour le déplaisir, voir le burnout, pour ceux qui ont trouvé un emploi dans lesquels ils n’ont pas suffisamment de sources de satisfaction.
  • Pour la procrastination, pour ceux chez qui le besoin s’exprime tellement fort, mais est tellement nié qu’il trouve cette parade pour se protéger d’un job perçu comme menaçant l’équilibre. Difficile alors de mener une recherche d’emploi fructueuse, entre angoisse et stratégies d’échec, comme dans le cas de Bénédicte. Et c’est le sentiment de solitude qui l’emporte.

Le sentiment d'être seul peut générer toutes sortes de procrastination dans l'itinéraire de reconversion

 

Les éléments « déclencheurs » :

1- Du concret

Ramener Bénédicte à la réalité concrète de ses besoins, plutôt qu’à l’idée préconçue de ce que doit être le travail lui a permis de prendre conscience qu’elle pouvait travailler… autrement.  Nous avons fait un point sur ce que représentait réellement son retour au travail, en procédant à un mini business plan partant non pas d’un revenu désiré, mais du revenu minimum nécessaire, traduit ensuite en nombre d’heures de travail.

“Ce travail terminé, je réalise que je PEUX travailler tout en étant très présente auprès de mes enfants. C’est une grande étape pour moi, comme un premier verrou qui saute. Je peux décider de ne travailler que 10 heures par semaine!”

A ce moment-là, Bénédicte prend conscience que même au cas où les cabinets rechignent à embaucher un consultant à temps très partiel, elle peut mener une activité indépendante au rythme où elle l’entend. Elle a un réseau solide sur lequel s’appuyer pour trouver des clients sans s’épuiser et si d’aventure elle décidait de travailler plus, tout est possible.

 

2- De la pratique 

Bénédicte, en proie au syndrome de l’imposteur, n’ose pas se lancer de peur de ne pas fournir des prestations acceptables.

“Sylvaine me suggère de commencer à pratiquer le bilan de compétences avec des amis. Elle me lance un énorme défi, une mini « bombe ». J’ai l’opportunité de commencer un bilan avec une de mes amies qui vit aux Etats-Unis et qui s’est arrêtée de travailler depuis 5 ans. Elle est dans le doute et, à l’occasion d’une visite à Paris, me dit être « épatée » par mon parcours et mon équilibre trouvé. A ce moment,  c’est probablement l’image que je renvoie mais ce n’est pas encore ce que je vis de l’intérieur ….

Je me lance avec Elsa. C’est difficile, je me donne des coups de pied aux fesses. Nous posons les règles : c’est mon premier bilan, Elsa sera tolérante; en échange, ce bilan ne sera pas rémunéré. Ce bilan me demande un long travail de préparation et m’oblige à me mettre en rythme de travail. Et quelle belle surprise : je prends du plaisir à exercer, je prends confiance en moi, je me sens professionnelle » !

Le sentiment d’imposture chez Bénédicte était davantage un moyen de se protéger d’un retour à l’emploi dans des conditions déplaisantes qu’un véritable manque de confiance en elle. S’entraîner dans un cadre émotionnellement peu menaçant, car déchargé de la pression du résultat et clairement ancré dans la bienveillance, avec en parallèle un travail soutenu d’acceptation de ses propres qualité, lui a donné un espace dans lequel elle a pu s’autoriser à prendre conscience de ses compétences professionnelles.

 

3- Établir des règles à la maison

Les difficultés rencontrées à la maison sont devenues une sorte de bonne excuse, une raison supplémentaire de ne pas retourner travailler. Elles sont aussi un superbe terrain d’entraînement pour permettre à Bénédicte de peaufiner sa confiance en elle au travers de l’affirmation de soi sereine d’une part et pour la libérer de sa culpabilité familiale d’autre part.

“Parallèlement, nous travaillons sur l’affirmation de moi, l’assertivité et en particulier l’établissement de règles à la maison et de mettre en place des sanctions en cas de non respect. C’est plus difficile mais j’y parviens tant bien que mal et les relations avec les enfants s’améliorent doucement.

Résultat : je reprends confiance en moi.

Le travail de valorisation me redonne le sourire, je positive ce qui m’arrive et j’essaye de rester optimiste malgré le long chemin qui me reste à parcourir. Mon regard sur les autres change et je sens le regard des autres sur moi changer. Mon attitude générale est plus positive.”

l'assurance sereine de celui qui sait ce qu'il a à faire et comment il va s'y prendre

 

Retour à l’action et réussite du projet

En acceptant ses besoins professionnels et en rétablissant une ambiance familiale paisible, Bénédicte a levé les freins qui l’empêchait de mener sa reconversion professionnelle à bien. Elle est redevenue proactive.

“Je suis désormais dans une démarche active : je suis en veille active sur le marché du travail et je lance quelques candidatures bien ciblées. Je souhaite désormais retravailler rapidement. Et, rapidement, je trouve une collaboration avec un cabinet, exactement aux conditions que je souhaitais  10 heures par semaine. Je suis moi-même, on me recrute pour ce que je suis et pour mes qualités. J’ai du mal à y croire.

A la maison, contre toute attente, les enfants sont ravis. Ils sautent de joie quand je rentre du travail, ils sont heureux et surtout heureux pour moi.

 – Naturellement, je lâche prise sur tout ce que je considérais comme impératif « avant » : j’achète davantage de gâteaux pour le goûter et fais moins de gâteaux maison ; je cuisine beaucoup moins aussi. Et les enfants ne se portent pas moins bien, ils ne semblent même pas remarquer le changement !

 – Je recrute une nounou avec qui tout se passe très bien. Et je suis ravie « d’échapper » aux heures du soir un peu difficiles. Les enfants y trouvent leur compte : la nounou est toute dévouée à eux pour lire des histoires, aider aux devoirs, parler avec eux….

 – De mon côté, je prends le temps de m’occuper de mes enfants quand je suis à la maison et ce temps leur est consacré à 100% alors qu’avant je faisais toujours trois choses en même temps… Et je prends du plaisir à le faire, ce qui est nouveau.

 – Ma fille de 8 ans ½, qui souffrait d’énurésie, s’arrête du jour au lendemain et décide d’elle-même de supprimer les couches la nuit. C’est presque un miracle !

 – Mon mari est beaucoup plus détendu et je le sens fier de moi.

J’ai le sentiment que la famille a trouvé son équilibre. Je me sens épanouie comme je ne l’ai jamais été et j’aborde les difficultés plus sereinement.”

En réalité, il n’y a pas vraiment de miracle là-dedans. En se repositionnant autant sur le plan professionnel que personnel en fonction d’elle-même, plutôt que de persister dans tout un tas d’injonctions et de croyances  autant véhiculées par les média qu’auto-imposées, Bénédicte a rétabli un équilibre propice à la réalisation de son projet, qui en retour l’a rendue plus heureuse et épanouie, ce qui a renforcé la bonne ambiance familiale… des vases communicants entre la vie professionnelle et la vie privée.

Au final, c’est en acceptant ce qu’elle voulait vraiment – un travail à temps partiel qui lui permettait de concilier vie professionnelle et vie privée – que Bénédicte a pu trouver le plaisir au travail et réussir sa reconversion. Cette acceptation a eu de multiples conséquences aussi dans sa vie privée. Il y a quatre leçons à tirer de son cas:

  1. Le job idéal est à inventer, en fonction de soi, de ses valeurs, de ses besoins, plutôt que de se soumettre à des diktats de réussite, de plans de carrière, d’exigences de marché, ou à des croyances déguisées en vérités universelles.
  2. Le job crafting est le moyen d’adapter la fonction pour qu’elle tende à se rapprocher de cet idéal et garantisse un plaisir durable et renouvelable.
  3. La procrastination peut être une mine d’information parce c’est un mode de protection qui demande à être observé et étudié pour en tirer les enseignements nécessaires à notre bien-être. Lutter contre sans se préoccuper de ce qu’elle signifie est absurde et contre productif.
  4. La vie professionnelle et la vie personnelle sont deux faces d’une même pièce. Elles interagissent en permanence, s’influent mutuellement et il est indispensable de les prendre toutes deux en compte dans la construction d’un projet professionnel.

Bonne route Bénédicte:)

 

Voir aussi

Changer de métier pour mieux concilier vie personnelle et vie privée?
Reconversion professionnelle: l’être humain derrière le projet
Reconversion professionnelle: voyage au bout de l’enfer ou formidable aventure?
Job idéal: redéfinir la réussite
Les obstacles à la reconversion professionnelle
Comment nous construisons et entretenons nos convictions

 

Aller plus loin

Vous avez un désir de reconversion et voulez l’explorer? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual.

 

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3 Comments

  • Christophe dit :

    Super article Sylvaine 😉

    Le parcours de Bénédicte ressemble à bon nombre de parcours de coachs. J’en côtoie pas mal depuis 2009 et je retrouve certains éléments caractéristiques (difficulté à commencer, manque de confiance, syndrome de l’imposteur, ect.) dans leur discours.
    J’aime beaucoup les deux leçons à tirer de l’expérience de Bénédicte auxquelles je souscris à 1000%.

    Je pense aussi que la base de la base est non seulement d’être à l’écoute de ses besoins, mais aussi de lever certaines méconnaissances qui, par définition, nous filtrent certains aspects de la situation.

    A bientôt

  • Loïc dit :

    Sylvaine, Ton article me donne a penser qu’il faut toujours du courage pour se lancer dans une nouvelle activité même si elle est à priori motivante. Il faut également suffisamment de confiance en soi pour accepter que cela ne fonctionne pas immédiatement conformément au business plan. Le phénomène me semble exacerbé lorsque le nouveau job envisagé ne répond pas aux sacro saints canons de ce qu’attend le marché. Seuls une motivation clairement exprimée et donnant du sens à la nouvelle carrière peut permettre de surmonter ces freins et idées reçues.

    • Effectivement. Et e même temps, on constate que le sentiment de son propre courage est très variable et que nombreux sont ceux qui peinent à se reconnaître leur capacité de courage. Du coup, il est difficile de dire aux candidats à la reconversion qu’il faut du courage, ils risquent de se décourager sans se rendre compte qu’ils sont capable d’en faire preuve;)

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