Sylvaine Pascual - Publié dans: Vie
professionnelle
|
Carnets d'adresses, liens utiles, droits, aides disponibles, conseils, démarches, les ressources pour ceux qui veulent changer de métier sont légions. Il y a cependant un élément majeur sur lequel ses ressources se penchent peu fréquemment : la personne derrière chaque projet de reconversion. |
La personne derrière le projet
C’est la révélation de la semaine : derrière tout projet de reconversion, il y a une personne avec ses questions, ses doutes, ses envies, ses motivations, ses talents et ses fragilités, ses freins, ses aveuglements, ses blocages, ses convictions (boostantes ou limitantes), ses besoins, ses valeurs, ses compétences, ses incompétences etc. Et la prise en compte de ses spécificités est indispensable pour établir la cohérence entre la personne et son projet, cohérence qui est une condition indispensable à sa réussite.
Car se lancer dans un projet qui manque de cohérence, c’est foncer tête baissée dans un terrain miné, où de nombreux pièges guettent le candidat à la reconversion, dans l’ignorance de la nature ou de la présence de ces pièges. C’est un peu comme naviguer dans la purée de pois, sans savoir qu’il y a une purée de pois.
Et si tant de sites avertissent de la difficulté de la reconversion, ils omettent de dire que c’est justement là qu’elle réside, bien davantage que dans les démarches, car trouver des renseignements sur ces dernières est finalement fort peu compliqué.
Eviter les pièges du manque de cohérence
Pourtant, un manque de confiance en soi qui rend un créateur d’entreprise incapable de vendre ses produits, ou un candidat à la reconversion qui se lance dans une
formation prenante sans avoir mis en place les conditions optimales pour lui et qui se retrouve exsangue à mi-parcours, un autre lâché par son entourage qui n’a jamais adhéré au projet, un autre
encore qui s’acharne à chercher du travail dans un branche qui ne le motive pas plus que ça, parce qu’il y a été poussé par celui qui a fait son bilan de compétences, un autre enfin qui se lance
dans un projet qui ne lui appartient pas… sont. autant d’exemples qui laissent présager d’une issue pas très réjouissante à leur projet, alors que les démarches, elles ont été bien
menées.
Ces exemples montrent combien il est important d’envisager
les aspects purement humains, émotionnels et organisationnels de l’affaire, c'est à dire se préoccuper de la personne derrière le projet, autant que du choix d’un statut, d’une formation ou d’un
financement. Et cela pour finalement être porté par son projet, plutôt que de le porter à bout de bras et de risquer de s'y noyer.
Méfions-nous de tout ce qui nous enferme dans des cases
Les lecteurs réguliers en ont l’habitude : je suis plutôt hermétique au profilage qui nous emprisonne dans des cases. Il simplifie
la vie des personnes qui accompagnent les candidats à la reconversion, mais il se trouve que nous ne sommes pas condamnés à errer enfermés dans une catégorie qui nous prive de tel pour tel
développement de carrière.
Ainsi on trouve fréquemment des articles du type avez-vous le profil d’un créateur
d’entreprise ?, tout juste digne d’un magazine féminin, alors que la questions se pose surtout en termes de compétences avérées, compétences à développer ou à déléguer et motivation à
le faire. (voir la tentation de l’indépendance). Ceci n'est qu'un
exemple parmi tant d'autres de catégorisation abusive qui limitent le potentiel et les pistes à explorer, il en existe plein d'autres.
Et vous, dans quelle mesure pensez-vous que les bilans
de compétences, sites et livres se préoccupent suffisamment de la personne ?
Votre expérience peut intéresser d'autres candidats à
la reconversion: n'hésitez pas à partager:)
Pour aller plus loin :
Ithaque propose un accompagnement à la reconversion axé – vous l’aurez deviné – sur la personne :
|
|
|

Dossiers consultables
Paroles de coachs, mentors et psys: