Faire quelque chose pour soi: parce que nous le valons tous!

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Suite à un échange de propos ici et avec Luc Démaret, auteur du blog Faites vos je (quel titre, mes amis!), c’est à mon tour de:1- Plagier son titre

2- Parler de la difficulté à faire quelque chose pour soi et rien que pour soi.

Les Autres

Luc souligne que nous rechignons à faire quelque chose pour nous-même à cause du regard potentiellement désapprobateur des Autres. La majuscule qu’il a mise au mot « Autres » m’a interpellée. C’est un peu comme dans la série Lost. Il y a toujours les Autres, cette entité indéfinie et omniprésente, qui, malgré l’anonymat de la majorité de ses constituants, a une capacité inégalée à  influencer nos décisions et nos comportements sans que ça se voit.
Chaque fois qu’il est question s’intéresser à soi-même, ce qui présuppose de s’éloigner des préoccupations collectives pour quelques instants, les Autres, organisés en légions qui connaissent bien leur boulot, veillent au maintien de l’ordre établi.
Allez donc franchir la barrière à ultrasons, vous. Ca fait mal, et puis derrière, on se retrouve tout seul.
Evidemment, il s’agit bien ici du regard des autres et de leurs jugements, gardiens inflexibles de la morale collective et culpailisateurs nés, pour peu qu’on les laisse faire..Don de soi Vs égoïsme: 1 – 0

Ainsi, les freins à faire quelque chose pour soi sont naturellement inscrits dans nos sociétés où le don de soi est extrêmement valorisé, en particulier s’il implique le déni de soi. Nul besoin d’une navette spatiale, quand on a le sens du sacrifice, pour être propulsé dans les hautes sphères fréquentées par les héros canonisables. A tel point que le sacrifice est même parfois utilisé comme excuse à l’immobilisme (la carrière « sacrifiée à celle du conjoint », par exemple).

A l’autre bout de la chaîne, celui qui se préoccupe de lui-même de façon un peu visible, par exemple en envisageant une reconversion vers un métier passion, avec toutes les difficultés que cela implique, voit rapidement les sourcils se froncer autour de lui, les amis qui veulent du bien déconseiller ce chemin périlleux. Pas besoin alors de trébuchet pour se retrouver catapulté au rang d’égoïste individualiste et autolâtre.

Et on se demande pourquoi les volontaires ne se bousculent pas au portillon?

Faire quelque chose pour soi est un acte altruiste!

Pourtant, outre le fait que le don de soi est loin d’être toujours d’une gratuité sans tâche et dénué d’inconvénients, s’occuper de soi présente pas mal de bénéfices qu’on pourrait résumer comme suit:

- Faire quelque chose de significatif pour soi favorise la satisfaction, l’accomplissement de soi, et donc le bien-être et la bonne humeur. Quand nous nous occupons de nous-mêmes, nous sommes plus détendus, plus reposés, et donc nous sommes plus disponibles pour nos proches et plus aptes à répondre à leurs besoins. Bref, en s’occupant mieux de nous nous nous occupons mieux des autres: c’est un acte altruiste!
- Vos proches préfèrent-ils vous voir usé(e) jusqu’à la corde, aigri(e) et stressé(e) et porter la culpabilité de votre généreux sacrifice non sollicité?
- En retour, nous sommes plus enclins à accepter les décisions ou envies pas toujours compéhensibles des autres.
     – S’occuper des besoins d’autrui est un geste d’amour. A quand ce geste d’amour envers-nous-mêmes? Nous en retirerons une estime de soi plus solide.

Et si se lancer dans un projet pour soi nécessite des startégies difficiles à avaler pour les autres qui n’ont pas voulu ce changement et ne le voient pas forcément d’un bon oeil, il y a toujours moyen de s’entendre de façon à ce que l’accomplissement se ne fasse au détriment de personne.
Les autres sont des gens bien: ils méritent de nous voir heureux, épanouis et disponibles pour eux. Ils le valent bien. Et comme nous sommes tous l’autre de quelqu’un, nous le valons tous bien.

C’est quand, la dernière fois où vous avez fait quelque chose de significatif pour vous-même?
Comment vous y êtes-vour pris pour y parvenir?
C’est quand, la prochaine fois?

Pour aller plus loin:
Rompre avec la routine pour recharger ses batteries
Défi été 2009: sortir de sa zone de confort
Corvéable à merci: les limites de la flexibilité
Emotions: éloge du plaisir
Le bilan d’incompétences
Renouer avec l’autodidacte qui sommeille en nous
Prise de décision: se méfier des amis qui nous veulent du bien
Carrière: le désir de reconversion
Bien-être: prendre un moment pour soi
Nos émotions nous parlent de nous

 

15 réflexions au sujet de « Faire quelque chose pour soi: parce que nous le valons tous! »

  1. [...] que l’accomplissement ne se fasse au détriment de personne : c’est aussi une des premières préoccupation du coach ; vérifier l’écologie du projet et imaginer comment associer les autres à la réussite.

  2. j’aime bien quand tu relèves l’action altruiste que l’on fait en s’occupant de soi … et Michèle est d’accord quant au résultat pour nous 2 et sûrement beaucoup d’Autres autour de moi … Je sens que ça vient !!
    … et puis j’aime comme tu écris !! c’est un plaisir de te lire  :O)

  3. La dernière fois que j’ai fait qq hose de significatif pour moi:janvier 2005!
    comment je m’y suis prise: j’ai tout simplement pris la décision!
    Quand est-ce que je vais faire qq chose pour moi: quand je le veux en fait!
    ça m’a fait du bien de prendre conscience de celà,cela me redonne de la confiance en moi!
    Et j’ai conscience que chaque fois que j’ai voulu faire qq chose eh bien je l’ai simplement fait!Donc le sentiment d’être coincée,avec les »peurs limitantes »s’estompe!!!
    merci pour ton aide Sylvaine!! Tu es un Ange!

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