Sylvaine Pascual – 25 mai 2008 – Publié dans Apprivoiser la procrastination
Salut,
Je suis dans tous mes états. Il y a quelques semaines, j’ai rendu visite à un ami, et comme c’était un dimanche, je me suis garée sur une place « livraison » sans trop me poser de questions. Principe de l’emmerdement maximum oblige, je me suis pris une prune. Rien de tragique en soi, me diras-tu, mais voilà : je l’ai mise de côté sur la pile des factures à payer, celle qui est bien rangée sous la pile paperasseries urgentes, elle-même située judicieusement sous la pile des trucs qui peuvent attendre, indéfiniment de préférence.
Et évidemment, je reçois aujourd’hui la majoration qui va bien.
Ce qui me met en rogne, c’est que ça m’arrive vraiment très très souvent : j’ai pas envie de m’occuper de ces machins-là, j’ai pas le temps, je me dis que je le ferais demain, j’oublie et je me retrouve dans des situations ridicules. Exemple: moi qui n’ai passé que deux mois au chômage dans ma vie, j’ai réussi à être rayée des listes de l’ANPE… deux fois, parce que j’avais « oublié » d’actualiser ma situation. Sans commentaires.
Je m’en vais à présent me cogner la tête contre le mur de ma cuisine en fustigeant ma stupidité de feignasse, dans un langage choisi et de circonstance.
Bien à toi,
Zénobie
| Tu procrastines, Zénobie ! La procrastination consiste à remettre à plus tard une tâche perçue comme peu agréable, ennuyeuse, ou dont l’accomplissement implique un risque d’échec. Elle est associée en général à tout un tas de bonnes excuses, un sentiment de culpabilité, et au final, une frustration parfois intense, comme Zénobie nous en a fait la démonstration.
Nous procrastinons presque tous, à divers degrés, et dans des domaines très différents. Pour nombre d’entre nous, il n’y a pas péril en la demeure, mais ce comportement peut être néfaste et difficile à supporter.
Souvent jugée, malheureusement et à tort, comme de la négligence, de la paresse ou un manque de motivation et d’implication, la procrastination est souvent liée à une faible estime de soi, ou à un manque de confiance en soi et ses expressions sont multiples, nous y reviendrons. |
Non, celui qui procrastine n’est pas un feignant,
il ne passe pas son temps vautré sur la canapé au lieu d’agir… |
Comment ça va avec la procrastination?
Moi, j’ai tendance, comme Zénobie, à procrastiner sur la paperasserie, et aussi un peu sur les tâches ménagères.
Et vous, vous arrive-t-il de procrastiner ?
Pour quels types de tâches ?
Qu’est-ce que vous vous dites quand vous le faites ?
Comment vous sentez-vous, dans ces moments-là? Et après?
Que remarquez-vous?
A ceux qui procrastinent trop souvent à leur goût, je suggère ce petit exercice :
Sur une semaine, tenez un journal de procrastination:
Notez les tâches pour lesquelles vous avez procrastiné, l’excuse que vous avez trouvé, comment vous vous êtes senti(e) sur le coup et comment vous vous êtes senti(e) plus tard, le lendemain par exemple.
Que remarquez-vous ?
Voir aussi
Procrastination et peur du jugement
Procrastination et estime de soi
Les dossiers d’Ithaque: apprivoiser la procrastination
Les dossiers d’Ithaque: Bien-être et estime de soi
Aller plus loin
Vous voulez cesser de procrastiner? Pensez au coaching. Pour tous resnseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32
Bonjour ! c’est fou comme on se retrouve bien dans cet article
je découvre le blog via Marie-Pierre Glénisson et je reviendrai ! bonne journée ! Christelle
Bonjour,
Plein de vérités là-dedans… La procrastination, un art de vivre ! Mais… pourquoi procrastine-on ?
je vis avec la culpabilité de ma procrastination tous les jours…enfin c’est surtout le lendemain que je culpabilise!!
Ce chat est très mignon !!!
Et ce blog, que je découvre est agréable ! Je reviendrai explorer son contenu… Ces articles correspondent à une préoccupation…