8 (+1) trucs pour survivre aux fêtes de fin d’année

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Vous avez cédé à plein de pressions, couru les magasins au milieu de la cohue, dépensé des fortunes et vous voilà au bord de la crise de nerfs à l’idée de supporter Belle-maman le soir de Noël? Pas de panique! Ithaque vous propose 8(+1) trucs pour cette période délicate!

 

Comme je suis en congés, c’est un billet paresseux que je vous sers aujourd’hui et néanmoins fort utile. Paresseux parce qu’il reprend tout un tas d’articles déjà publiés sur ce blog, et fort utile parce qu’il les regroupe autour et en fonction d’un thème on ne peut plus d’actualité: traverser au mieux une période potentiellement fatigante, dans tous les sens du terme.

Et puis pour tout vous dire, la période de Noël me rend paresseuse et augmente de manière non négligeable ma tendance naturelle à l’oursitude. Car toute cette agitation et le côté consumériste qui va avec me donne bien davantage envie d’aller hiberner jusqu’en janvier et de me lover loin du bruit dans le cocon ouateux du plaid de mon canapé. Pour ceux qui se rêvent bien plus marmottes décontractées que fêtards de fin d’année, vous pouvez aller directement au bonus en bas de ce billet.

1- L’élégance relationnelle pour se mettre d’accord

Organiser ensemble les réjouissances de fin d’année n’est pas une mince affaire. Aucune envie d’écouter la compil des années 80 toute la soirée du Nouvel An parce que la copine de votre meilleur ami ne s’est jamais remise de Jeanne Mas? D’être réveillé(e) par des mômes surexcités à 6 heures du matin le 25, ou encore de vous taper une année de plus la terrine de foie gras de la belle-soeur, à qui personne n’a jamais osé dire que ça se dénerve, le foie gras? 

La bonne nouvelle, c’est que les fêtes pourries ne sont pas une fatalité. Voici quelques compétences orientées relations et communication qui vous aideront à ne pas transformer les fêtes de fin d’année en champ de mines, avant le règlement de comptes orchestré par un(e) conjoint(e) agacé(e) de votre manière inimitable de gâcher la fête. Et d’obtenir aussi que les fêtes soient relativement acceptables, en trouvant des terrains d’entente qui nécessitent, par définition, de se parler.

Rappelons-nous que si l’enfer, c’est les autres, le bonheur aussi! L’objectif est de jouer la relation, pas la prise de pouvoir ou la soumission, et encore moins d’imposer tous ses caprices. L’élégance relationnelle sauvera Noël!

les relations sociales réjouissantes garantissent le sentiment d'être heureux

 

2- Supporter le beauf, Mémé Huguette et l’Oncle Alfred

Au fond, ils ont bon fond, le beauf, Mémé Huguette et l’Oncle Alfred, mais pendant les fêtes ils donnent au mot “chiant” une dimension toute nouvelle et qui augmente de façon exponentielle d’année en année. Vous avez vaillamment pris sur vous depuis toujours – esprit de Noël oblige – mais cette année, vous n’avez plus la force. D’autant qu’elles s’annoncent faisandées, les agapes de fon d’année, à l’idée de devoir affronter les pugilats pro-vax/anti-vax  ou présidentiels. A l’évidence, les réunions de familles peuvent avoir l’art de se transformer en un remake de l’Olympe, royaume de l’inélégance relationnelle et temple de la pomme de discorde. Et quand le ver est dans le fruit de la bûche, ça annonce son lot d’embûches:

La peur et ll'égo, vers dans le fruit de nos relations

Voici comment développer la bienveillance nécessaire pour écouter Mémé Huguette raconter une fois de plus l’hiver 45, les bons conseils de l’Oncle Alfred sur votre vie professionnelle et le beau-frère vanter les mérites de sa montre connectée de l’incontournable marque Banana et les éventuelles dérives des discussions politiques, sans laisser toutes ces chenilles tenaces vous liquéfier le brocoli. 

3 niveaux de communication pour recadre un comportement pénible

3- Le bocal à con

La bienveillance ne suffit pas à calmer vos velléités de la jouer médiéval et d’assommer les trois d’un coup à l’aide d’une masse d’arme? Le bocal à con est la solution ultime pour réduire à néant les effets pervers de vos cons personnels ou des cons temporaires (on ne répétera jamais assez combien Mémé Huguette est adorable, au fond) sur vos petits nerfs fatigués.

4- Transformer une soirée ennuyeuse en laboratoire

Une solution intéressante, à défaut d’être parfaitement agréable, consiste à faire contre mauvaise fortune bon cœur et de sortir la joyeuse compagnie de ses multiples bocaux à con pour les transformer en rats de laboratoire. L’image n’est pas à leur avantage? Sans doute, mais cette étude sociologique est sans douleur pour eux. L’idée est d’affuter votre compréhension des mécanismes relationnels en les utilisant comme cas d’école. Relisez l’ebook sur le Triangle de Karpman et passez la soirée à observer les convives: les rôles qu’ils jouent, avec qui et dans quelles circonstances. Etant donné la valse à trois temps qui peut se jouer autour d’une table, vous en avez pour toute la soirée.

Si vous le préférez, vous pouvez aussi observer comment ils s’y prennent pour ne pas se comprendre mutuellement en révisant les ratés de la communication. Et avec un peu de chance, il y aura peut-être parmi les convives une personne que vous appréciez, avec qui vous pourrez croiser vos observations, de manière à vous sentir moins seul(e) sur la banquise.

5- Empathie et écoute active

Rappelons-le, l’empathie n’est pas la sympathie, et il s’agit de comprendre les mécanismes internes qui poussent le cousin Maxime à se prendre pour un dieu de l’Internet depuis qu’il a 1000 fans sur Instagram. Surtout pas de les ressentir.

Utilisez-le pour vous entrainer à une écoute empathique qui, une fois maîtrisée, vous rendra fascinant aux yeux de n’importe qui.

D’autre part, l’écoute active et empathique vous permettra d’éviter l’un des écueils majeurs de la période: le cadeau raté. En évitant de plaquer vos désirs et vos idées d’un cadeau merveilleux sur les autres quitte à leur offrir exactement ce dont ils ne veulent pas, genre une friteuse électrique à votre épouse. Ce qui risquerait de vous envoyer direct dans son bocal à con à elle.

6- Compliments, biendisance et autres jolies choses

Besoin d’une note plus positive? C’est vrai, quoi, malgré tout, se sentir d’humeur festive et amicale, c’est plus sympa que de la jouer Sigourney Weaver traquant le moindre manquement comme si c’était un alien. Profitez donc de cette période pour dire aux gens qui sont importants à vos yeux toutes les jolies choses que vous ressentez, ou leur faire des compliments. Leur plaisir vous fera plaisir, vous fera vous sentir mieux, et augmentera sensiblement votre estime de vous et votre bonne humeur.

Et si d’aventure, comme indiqué plus haut, vous faites cause commune avec quelqu’un que vous aimez bien, plutôt que de bitcher toute la soirée en commentant les limites évidentes des quidams réunis, vous pouvez aussi vous essayer à la biendisance.

La médisance, c'est fatigant. Essayons la biendisance!

7- Entrer en conversation dans une soirée

La perspective de faire tapisserie dans une soirée où on ne connaît pas grand monde peut faire sacrément dégringoler l’envie de se rendre à un réveillon de Nouvel An. Voici 10 trucs pour rentrer (relativement) facilement en conversation avec de parfaits inconnus. Pour la petite histoire, cet article, publié en 2008 avait fait un carton à l’époque, en particulier auprès de personnes en quête d’un mini guide pratique de drague, ce qui montre l’ampleur des besoins en termes de confiance en soi, d’estime de soi et de compétences relationnelles:)

10 trucs pour engager la conversation dans une soirée

En vertu du bon principe qu’entrer en conversation, c’est bien, l’entretenir, c’est mieux, voici quelques ressources complémentaires:

8- Se nourrir au lieu de se goinfrer

Une autre perspective inhérente aux fêtes de fin d’année et qui n’est pas toujours réjouissante, ce sont les excès de table: de libations bacchiques en festins gargantuesques, c’est gueule de bois et augmentation de la bouée garantie. En même temps: pas envie de se restreindre, le foie gras/chapon/Vosne-Romanée, c’est pas tous les jours. Heureusement, pour apprécier sans abuser et sans se restreindre, voici deux techniques qui vous permettront d’accéder au pur plaisir nourricier sans céder à la goinfrerie annuelle. Merci qui?

Bonus – L’alternative: l’hibernation

L’hibernation consiste, comme son nom l’indique, à jouer les ours – ou tout autre animal de votre choix ayant une propension à s’adonner à la sieste hivernale prolongée –   pendant une période d’une quinzaine de jours, pour se réveiller, émerveillé(e) par le calme qui suit l’agitation des fêtes, aux environs du 3 janvier. Evidemment, le plus souvent, elle ne fait pas plaisir à Papa/Maman, Mémé Huguette et l’Oncle Alfred, mais elle présente de nombreux avantages pour ceux qui ne sont pas emballés par le grand déballage de Noël et les oripeaux bling souvent incontournables dans les soirées du Nouvel An.

Cette technique n’est pas celle que je recommande le plus à 3 jours des dates fatidiques, car elle nécessite pas mal d’entraînement et des compétences relationnelles ultra affutées pour ne fâcher personne – après tout, c’est pas le but non plus.

C’est pourquoi, si la méthode vous tente, je vous suggère de préparer le terrain pour l’année prochaine en prenant le temps de revoir le coaching d’hiver, de développer l’élégance relationnelle pour exposer votre désir d’hiberner sans heurter, à développer une gentillesse ni serpillère ni prison, à vous affirmer sans rouleau-compresser.

Et si vous envisagez d’aller hiberner à Acapulco, n’oubliez pas de relire:

Il me reste à vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année!

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