Quitter son job avec panache (2): une sortie soignée en 12 points

Comment quitter son job avec panache en 12 points

 

Après avoir ramolli la tentation plus victime que winner de quitter son emploi en mode spectaculaire, genre bye bye bitches en fanfare, voyons comment soigner sa sortie avec discrétion et professionnalisme, pour partir avec un sentiment de travail bien fait et laisser une dernière impression de grande classe. Car c’est de celle-ci dont vos collègues et votre hiérarchie se souviendront et dont ils parleront. Mode d’emploi en 12 étapes.

Comment quitter son job avec panache en 12 points

 

1- Se nourrir de vitamines mentales

Quelle que soit la raison pour laquelle vous partez, c’est un moment opportun pour voir où vous en êtes avec vous-mêmes: les départs peuvent être coûteux et nous sommes parfois tentés de céder à la dévalorisation ou au découragement. Pour éviter de céder à la sinistrose d’un licenciement et renforcer l’estime de soi, ou tout simplement pour capitaliser sur vos atouts dans votre prochain job et entretenir la bonne humeur, prenez soin de vous et gavez-vous de vitamines mentales!

 – Multipliez les petits plaisirs qui nourrissent l’âme
 – Faites un bilan positif de vos journées
 – Passer en mode valorisation, par exemple en renouant avec vos talents
 – Occupez-vous de votre bien-être moral
 – Construisez votre prochaine étape professionnelle en réfléchissant au job idéal, pour éviter ce qui vous a déplu et vous rapprocher du job de rêve.

Un bilan positif de la journée pour engranger des vitamines mentales

 

2- Annoncer son départ

Annoncer son départ à son employeur est évidemment incontournable. Et autant commencer par le premier concerné: votre boss, pour plusieurs raisons:

 – Ça se fait: autant tout un tas de règles méritent d’être détournées, autant annoncer son départ à son patron en premier est un principe qui mérite d’être respecté, parce que c’est un acte de politesse et de respect d’un usage pas stupide.
 – C’est un harceleur ou un persécuteur? C’est l’occasion de lui dire ce que son comportement a eu d’insupportable et d’inacceptable. Qu’il l’entende ou pas lui appartient, encore une fois, il ne s’agit pas d’avoir le dernier mot, mais plutôt de vous repositionner en sortant du statut de victime, condition indispensable d’une sortie la tête haute. A faire avec amabilité, en mode communication non violente, c’est plus classe que de devenir le persécuté-persécuteur qui sort le rouleau-compresseur du bois où il s’était planqué.
 – Vous n’avez aucun grief? Vous avez apprécié votre boss? C’est l’occasion de lui faire un retour positif sur tout ce que vous avez apprécié et aimé dans cette expérience professionnelle – Etre un manager agréable est assez remarquable, il mérite bien un signe de reconnaissance – et il a besoin de vous remplacer ou de réorganiser l’équipe d’autre part.10 étapes pour une sortie d'entreprise soignée et professionnelle

Pour y mettre les formes, un rendez-vous est plus bénéfique qu’une annonce tout de go entre deux portes, juste avant une réunion cruciale, ou, pire, que des sous-entendus générateurs de rumeurs, faits de préférence auprès de tiers bavards. Ce manque de courage-là ne manquera pas de laisser des traces, de rendre votre préavis pénible et de vous couper d’un réseau potentiellement utile.

Mettez-vous d’accord avec lui sur le moment opportun pour annoncer votre départ à vos collègues. Et si les relations sont trop tendues et qu’il vous demande un délai que vous trouvez douteux (genre 3 jours avant votre départ), voyez avec la DRH. De façon générale, c’est elle qui fait part de votre départ, cependant, en entendre parler par un tiers est souvent perçu comme désagréable, en particulier si vous êtes manager, aussi n’hésitez pas à l’annoncer vous-même, de façon personnelle, en accord avec la DRH. Si vous partez suite à un licenciement dans des conditions difficiles et que les modalités d’annonce de votre départ vous paraissent suspectes, contactez un avocat spécialisé en droit du travail avant de commettre tout impair qui pourrait jouer contre vous.

Seuls les cas dans lesquels la situation est beaucoup trop tendue justifient l’envoi d’une lettre de démission sans passer par l’annonce en face à face.

 

3- Expliquer les raisons de son départ… ou pas

Vous n’êtes pas tenu de détailler les raisons qui vous poussent à aller grignoter les herbes plus vertes de projets plus généreux. Cependant, votre entreprise s’attend à en obtenir et ne rien dire peut paraître surprenant. Si vos raisons de partir sont négatives, ou bien si vous ne souhaitez pas vous étendre dessus, il va donc s’agir de trouver une formulation suffisamment neutre pour vous positionner sans créer d’animosité.

Et si vous êtes content(e) à l’idée de partager sur votre projet, n’hésitez pas à montrer votre enthousiasme, sans faire de comparaison malencontreuse avec votre poste actuel.

Si vous avez été licencié, évitez de vous répandre en interprétations multiples des vraies raisons. Expliquer à tout l’étage en mode “ça reste entre nous” que vous avez été viré parce que vous faites de l’ombre à votre boss incompétent vous enverra directement dans la catégorie de ceux qui se la racontent, générera peu d’empathie et risquera de tourner en votre défaveur lors des négociations. Exprimer votre déception ou votre désarroi de façon simple et directe, à des collègues proches, sans ouvrir les vannes à accusations ou doléances a plus de chances de vous attirer la sympathie… et de vous éviter des ennuis supplémentaires.

 

4- Faire part de ses récriminations… à qui de droit

Rester en bons termes n’est pas toujours possible ou souhaitable: nous n’allons quand même pas faire des courbettes amicales à un patron harceleur qui manie l’humiliation publique comme une majorette le bâton. Cependant, il est inutile en tout cas de chercher à lui donner une leçon de management, c’est beaucoup d’énergie dépensée pour rien: vos conseils, il s’en fout. De même, s’épancher sur ses collègues, semer la zizanie dans le service en représailles n’avance à rien et ne réglera aucun problème. Ça ne fera qu’augmenter vos rancœurs et vous donner mauvaise réputation.

Si vous estimez avoir été victime de harcèlement ou de manipulation chronique, et voulez partir sans pour autant rentrer dans une démarche judiciaire, vous pouvez tout à fait exposer les raisons de votre départ à votre DRH: le comportement en question pourrait se reproduire et le harcèlement fait trop souvent l’objet d’une omerta complaisante ou d’un silence lié à la honte d’en avoir été victime.

Si en revanche vous estimez que ce que vous avez subi mérite d’en référer à la justice, préférez la discrétion: faire un foin de tous les diables risque de vous faire perdre en crédibilité d’une part, et de générer des contre-attaques d’autre part. Rapprochez-vous de la médecine du travail et faites-vous conseiller par un avocat pour construire votre dossier et encore une fois, pour éviter les impairs. De même en cas de licenciement que vous jugez infondé.

Dans tous les cas, rappelons-nous que la colère peut compromettre la réussite de nos objectifs, aussi mieux vaut éviter les menaces, l’agressivité, tous les comportements qui pourraient se retourner contre vous. Restez très factuel(le) dans vos interactions, sans céder à l’émotion pour garder votre crédibilité, ne serait-ce que dans vos interactions avec vos employeurs. Et si vous êtes submergé(e) par les réactions émotionnelles, n’hésitez pas à contacter un psy: ces situations sont potentiellement très déstabilisantes, en particulier si vous êtes très stressé(e) ou proche du burnout. Inutile de jouer les fiers à bras et prétendre nous en sortir seuls lorsque nous sommes au bord du gouffre. Au même titre qu’une béquille est utile à une jambe cassée, une béquille psychologique est utile à une identité mise à mal par les difficultés professionnelles. Admettre que nous avons besoin d’aide dans certains cas est aussi une preuve de caractère;)

Exprimer la colère peut compromettre la réussite d'un objectif

 

5- Négocier son départ

Qu’il s’agisse d’une démission, d’un licenciement ou d’une rupture conventionnelle, tout départ se négocie. Après tout, si une sortie soignée se fait vis à vis des autres, elle se fait tout autant vis à vis de vous-même. Mais avant de réclamer la Lune et ses environs, rappelons-nous que l’indemnité de départ n’est pas une compensation pour un préjudice subi, tout droit sortie d’une série télé américaine. Évitons de nous ancrer dans l’émotion, en version avec-tout-ce-que-j’ai-fait-pour-vous: ce positionnement peu assertif ne joue pas en notre faveur. Qu’il soit décliné en mode victime (je réclame ça parce que c’est pas juste) ou en mode persécuteur (je réclame ça et vous avez intérêt à me le donner sinon ça va chauffer) a surtout tendance à faire tourner la mayonnaise.

Inversement, des négociations calment et posées ont plus de chances de vous permettre de partir satisfait, sans avoir recours au bras de fer. Dans tous les cas, se faire conseiller par un avocat spécialiste du droit du travail semble une excellente idée: après tout, quand on n’est pas plombier, mieux vaut éviter de se lancer à changer la tuyauterie, ça nous évitera l’inondation;)

Les négociations peuvent porter sur l’indemnité transactionnelle et sur un départ anticipé. Prenez le temps de vous renseigner sur ce à quoi vous pouvez prétendre.

Quelques ressources:

 

6- Droits et devoirs pendant le préavis

Dans les situations difficiles, il n’est pas rare de pouvoir négocier son préavis et partir plus tôt. Au cas où les conditions soient invivables et génèrent stress exacerbé ou épuisement, vous pouvez aussi vous tourner vers la médecine du travail.

Les droits et devoirs de l'entreprise et du salarié en cas de rupture du contrat

 

7- Etre professionnel jusqu’au bout

Une fois la décision prise, une fois les éventuelles pendules remises à l’heure directement avec les personnes concernées, mieux vaut tourner la page et faire preuve de classe que de chercher à mettre toutes sortes de bâtons dans les roues du service ou de l’entreprise, tout simplement parce que c’est mieux pour l’estime de soi. Les petites vengeances gavent l’égo sans nous permettre de digérer l’affaire et nous envoient faire un tour dans la valse sinistre des rôles relationnels. Au mieux, nous en tirons une satisfaction de courte durée de l’ordre de “j’ai eu le dernier mot”, digne d’un petit persécuteur de bac à sable, mais au final, elles sont le reflet d’un comportement victime qui risque de s’ancrer, si nous lui accordons trop d’espace d’expression.

A l’inverse, être professionnel jusqu’au bout, c’est s’offrir la possibilité de partir la tête haute, droit dans ses bottes, avec le sentiment de ne pas avoir cédé aux sirènes des règlements de comptes. Ça a bien plus de gueule que de croire obtenir quelque chose en jouant les petits redresseurs de torts vis à vis de gens qui, d’une part, se fichent bien de notre avis, et d’autre part, ne les reconnaîtront probablement jamais, leurs torts en question. Admettons qu’après nous le déluge, et si cette boîte doit aller à veau-l’eau pour cause d’imbécillité chronique, c’est son affaire.

 

8- Planifier et préparer son départ

Boucler un maximum de dossiers, transmettre les autres, Vous pouvez aussi mettre votre N+1 dans la boucle, histoire de l’informer, même si c’est un manipulateur de haut vol: vous montrez alors que ses manigances n’ont aucun impact sur votre professionnalisme.

Assurer la passation des pouvoirs et informer son successeur: jouez le jeu jusqu’au bout: même si vous partez fâché, votre successeur, lui, n’y est pour rien, inutile de lui pourrir l’intégration en faisant de la rétention d’information ou en lui déroulant la litanie de vos petits et grands griefs. Présentez-lui ses futurs interlocuteurs internes et externes, facilitez son intégration, préparez-lui une liste de ses contacts, une présentation des dossiers etc.

Faites donc un point sur qui-doit-savoir-quoi et planifiez le passage de relais avec soin: vos collègues vous en seront reconnaissants et vous aurez le sentiment gratifiant d’avoir été professionnel jusqu’au bout.

Et si d’aventure les abrutis de votre service étaient à l’origine de votre départ, et que la tentation soit forte de leur faire un bras d’honneur au lieu de leur prêter une dernière main forte, rappelez-vous que c’est une solution directement issue du triangle de Karpman, et que les rôles relationnels ont un coût certain. Inversement, se placer à l’extérieur des rôles et faire ce qu’on a à faire jusqu’au bout aide à conserver l’estime de soi.

 

9- Enrichir son réseau

Toutes les personnes avec qui vous avez travaillé, collègues ou interlocuteurs externes, peuvent potentiellement venir enrichir votre réseau professionnel. Un départ est une excellente occasion de faire le point sur les personnes que vous avez envie d’intégrer à votre réseau et de leur en parler. Elles peuvent être sources de références et de recommandations d’une part, de tout un tas d’opportunités professionnelles d’autre part.

Leur proposer une mise en relation sur LinkedIn ou Viadéo est une jolie marque de reconnaissance qu’ils apprécieront.

 

10- Dire au revoir

Soigner sa sortie, c’est aussi savoir dire au revoir à ses collègues et ses interlocuteurs. L’affect joue une rôle bien plus grand dans nos relations professionnelles que nous acceptons de reconnaître. Un départ peut être vécu comme une porte qui se ferme, une perte, une perspective de changement inquiétant, aussi prendre soin de dire au revoir est un moyen, pour vous comme pour eux, de clore une époque de la vie professionnelle et d’en ouvrir une autre.

A l’évidence, il n’est pas obligatoire d’aller faire des adieux touchants à un patron ou un collègue qu’on a jamais réussi à ressortir de son bocal à con, tant ses comportements ont dépassé à nos yeux le seuil de l’inacceptable. D’autre part, il y a un certain nombre de collègues que nous avons pu croiser régulièrement sans travailler étroitement avec eux ou sans nouer des relations particulièrement proches. Pour tous ceux-là, un mail formulé avec simplicité est largement suffisant. Et n’hésitez pas à y ajouter les abrutis en question, pour leur laisser une note positive: on ne sait jamais qui on peut recroiser dans les méandres alambiqués de nos carrières.

 

11- Survivre à son pot de départ

Moi qui ait toujours refusé de faire un pot de départ, je ne peux que vous encourager… à en faire. Ils ont cette fonction pro-sociale, comme le fait de dire au revoir, de marquer la fin d’une époque et le début d’une autre. Et les départs trop discrets peuvent potentiellement ressembler à des sorties par la petite porte, voire générer du ressentiment de la part de ceux qui auraient bien voulu une occasion de marquer le coup. Simple moment de convivialité avant de prendre chacun sa route, le pot de départ a une fonction sociale importante: celle de s’envoyer des signaux mutuels de reconnaissance avant de, littéralement, se séparer. Ce qui nourrit l’estime de soi de chacun. Bien entendu, notre humilité naturelle nous pousse à vouloir éviter la mise en avant et du coup, le discours. Cependant, quelques mots chaleureux qui rappellent les points positifs, les accomplissements, les apprentissages et/ou les collaborations fructueuses sont toujours les bienvenus. Ca n’a pas besoin d’être long ou de ressembler à un discours version “merci à mes parents sans qui je ne serais pas là aujourd’hui”; juste quelques mots cordiaux.

Envoyez une véritable invitation et ne vous montrez pas trop sélectif: certains oublis pourraient être considérés comme insultants, en particulier de la part de collègues que vous voyez peu, qui pourraient se considérés rejetés ou ignorés. Et prenez sur vous: invitez aussi les personnes que vous n’aimez pas ou avec qui vous avez eu des conflits: ceux-ci sont derrière vous. Ne pas les inviter vous rend criticable, les inviter vous confère une noblesse d’âme dont on se souviendra.

C’est un pot de départ en votre honneur, prenez donc le temps de consacrer quelques minutes à chacune des personnes présentes, plutôt que de rester dans le petit cercle rassurant des copains: les personnes présentes se souviendront de l’attention.

 

12- Le jour J

Le dernier jour de boulot peut être une expérience assez déconcertante: plus grand chose à faire, un vague sentiment de fin de règne, ambiance potentiellement délétère… ou au contraire, une joie immense qui vous donne envie de danser la samba devant le bureau du patron…

Rappelez-vous que votre pot a entériné votre départ, et qu’il n’y a probablement pas grand-chose de plus à attendre de ce dernier jour, en particulier s’il correspond à une période chaotique dans le département, parce que c’est le jour de bouclage avant la réunion cruciale de lundi avec le client. Vous n’avez plus rien à voir là-dedans, mais les enjeux existent pour vos collègues.

N’attendez pas non plus trop d’effusions de dernière minutes de la part de vos collègues. Elles peuvent très bien se produire, mais certains peuvent être peu à l’aise et donc peu disposés à manifester leurs émotions.

Vous avez déjà bouclé ce que vous aviez à boucler, potentiellement vous pouvez vous trouver bien désoeuvré(e): gardez quelques petites tâches mineures à effectuer: vider votre boîte mail, un peu d’archivage etc. Et puis prenez du temps pour vous:

– Pour vous remémorer les bons moments, reconnaître vos accomplissements dans cette entreprise, histoire de capitaliser sur les qualités et compétences mises en oeuvre

– Pour déjeuner avec une cercle restreints de collègues qui ont vraiment compté pour nous et célébrer avec eux ce nouveau départ.

– Pour faire le tour des collègues à qui on a envie de dire au revoir, en préparant un petit truc à leur dire, et pourquoi pas l’accompagner d’une babiole ou de chocolats.

Et partez tôt: inutile de s’éterniser, car plus on reste, plus le départ peut être difficile. Et une fois sorti(e) de là, prévoyez quelque chose pour savourer, célébrer, éventuellement avec des amis ou votre conjoint(e). Quelle que soit la situation, vous voilà dans un nouveau départ:

Votre entreprise vous a licencié : bien entendu, une période de chômage est une étape difficile, mais c’est aussi l’occasion de peaufiner un projet professionnel qui aura plus de sens et le faire valoir auprès d’une entreprise qui vous conviendra mieux.
– Vous quittez volontairement un nœud de vipères: félicitez-vous, vous vous êtes évité un burnout inutile.
– Vous quittez votre entreprise pour des lendemains qui chantent une plus jolie mélodie? Félicitez-vous: vous savez vous écouter et répondre à vos besoins professionnels.
– Et maintenant, à vous les soleils couchants, embrassés avec la satisfaction du travail bien fait et le sentiment d’avoir été grandiose. D’autres aventures vous attendent…

Quitter son job: professionnel jusqu'au bout

 

Aller plus loin

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14 Comments

  • GUENARD FRANCIS dit :

    Bonjour,
    Je vais partir à la retraite après 41 ans de travail à l’éducation nationale.
    J’exerce les fonctions de responsable de la scolarité à l’université de Lorraine depuis 2007.
    Auparavant j’ai exercé les fonctions de gestionnaire dans de nombreux lycées en Alsace.
    J’ai peur d’être maladroit pour dire aurevoir à mes collègues, et je ne voudrais surtout blessé personne.
    Je vais essayé de me préparé grace à cos conseils ci-dessus, mais ce ne sera pas simple, car je suis assez sensible

    • Sylvaine Pascual dit :

      Bonjour Francis,
      C’est peut-être justement votre sensibilité qui sera votre plus beau cadeau de départ à vos collègues, si vous la laissez dire les jolies choses qu’elle a à leur dire;)
      Je vous couhaite un beau départ et une chouette retraite!

  • Amélie dit :

    Merci, cet article m’aide d’autant plus que je viens de démissionner – et je crains le dernier jour : je suis dans cette entreprise depuis plus de six ans, depuis quelques mois, certains de mes collègues semblent complètement m’éviter et mes chefs (n et n+1) ne sont pas réputés pour leur gentillesse ou leur empathie (au pot de départ d’une collègue de mon département, l’un d’eux a expliqué que c’était bien quand les collaborateurs partaient, ça permettait de boire – ce fut le seul discours de départ. J’en suis restée stupéfaite).
    Je suis ravie de partir, j’ai trouvé un autre boulot, mais je dois encore passer deux semaines et ce dernier jour est une épée de Damoclès sur ma tête.
    Le plus curieux, c’est que professionnellement ça se passait bien: j’ai eu augmentation et prime chaque année, avec félicitations.
    Sauf que, malgré tout, même si j’ai bien l’intention de rester pro jusqu’au bout, on quitte petit à petit le purement professionnel pour de l’humain, et ça m’angoisse complètement …
    Spontanément, je serais bien allée dire au revoir en personne à tous, qu’ils m’aient parlé ou non ces derniers mois (des au-revoir généraux par bureau (on n’est pas si nombreux) et sans s’appesantir, ni en rajouter (juste souhaiter des bonnes continuations et autres “bientôt pour un déjeuner bien sur”, même si on va s’éviter comme la peste), mais je m’aperçois que je n’ose pas.
    J’aurais vraiment aimé éviter les emails (pour limiter mes traces car, comme je les ai déjà vu détourner le sens de beaucoup, je n’y tiens vraiment pas).
    Je me sens vraiment démunie et je m’aperçois aujourd’hui que j’éprouve ce sentiment depuis deux ou trois ans.
    En tout cas, merci encore, je vais tenter de rester dans la normalité que vous décrivez

    • Marci Amélie pour ce témoignage passionnant!
      Il arrive souvent que nous n’osions pas faire ce dont nous avons envie, tout simplement parce que c’est inhabituel (pour nous ou en général) et c’est bien dommage, car on regrette souvent beaucoup plus ce qu’on n’a pas osé que ce qu’on a fait… Certains seront ravis, d’autres plus froids, et après tout, c’est comme ça. Je ne peux que vous encourager à vous y prendre comme vous en avez envie et je vous souhaite de beaux lendemains professionnels dans votre nouveau job;)

  • PICHON dit :

    Merci pour ces renseignements.
    Néanmoins, vous n’abordez pas la façon de dire au revoir à ses clients/partenaires/fournisseurs en cas de licenciement pour raison économique.
    D’avance merci.

    • Bonjour,
      Le plus simplement possible: indiquer que l’on quitte l’entreprise à telle date, présenter la personne qui reprendra le contact et pourquoi pas agrémenter d’un commentaire personnel sur ce que vous avez apprécié dans la relation:)

  • Charlie UK dit :

    Je quitte mon travail (rupture conventionnelle) après 13 ans. J’ai adoré mon travail, mais le fameux triangle de Karpman a eu ma peau.Et vous savez quoi ? Votre article me confirme que j’ai pris la bonne décision. Je suis d’accord, avec tout, il me reste 2 semaines et j’applique (déjà) tous vos conseils, et j’ai hâte de concrétiser ma reconversion et de retrouver la passion. Bref, merci mille fois, je vous ai rien payé mais vous m’avez fait bcp de bien 🙂

  • Jocelyne dit :

    Bonjour,
    On m’ a licencié de manière abusive. Travaillant dans un secteur ou j’étais beaucoup en contact avec des relations externes , j’ai trouvé professionnel de les informer de mon départ sans entrer dans les détails .Mon ex employeur refuse suite à cela de me payer mes indemnités et de m’envoyer mon C4.Est ce légal? J’insiste sur le fait que je n’ai point dénigré mon ancien employeur, j’ai informé mes anciens et leur ai souhaité le meilleur pour l’avenir.Je ne sais pas comment rester positive face à cela

    • Bonjour Jocelyne, pour tout ce qui concerne les contentieux avec les entreprises, il me paraît judicieux de vous adresser à un avocat spécialiste du droit du travail, qui sera à même de vous dire exactement ce qu’il en est. Je vous souhaite de sortir rapidement et au mieux de cette passe délicate:)

  • Maradi dit :

    Bonjour,

    Votre façon d’écrire donne envie de lire plus. Cette façon que vous avez de dire les choses importantes avec ironie permet de vraiment faire passer le fond du message.

    Juste merci pour ce bel article.

  • Jacques LACROIX dit :

    Merci pour ces conseils plein de sagesse et de recul, attitude à avoir lors de la période de fin d’aventure avec son entreprise qui vous avait embauchée et à qui vous dites au revoir.
    Je viens de recevoir en tête à tête une info de mon patron qui me propose de prendre la porte avec une RC. Me voilà avec la perspective du chômage un cadre à 59 ans mais il était beaucoup plus stressé que moi pour m’en parler. Voilà de belles perspectives pour aller faire autre chose et changer d’air, même si je suis bien conscient que je ne retrouverai jamais un emploi à 59 ans…
    Merci encore.
    Jacques

    • Bonjour Jacques,
      Voilà une situation que je n’avais pas anticipée dans ce billet, pourtant j’aurais probablement pu: certaines entreprises ne sont jamais à une inélégance près (et proposer une RC à un salarié de 59 ans en est une carabinée). Je comprends que votre manager ait été stressé, il y avait de quoi se sentir mal à l’aise…
      Bien sûr, le billet concerne plutôt une entreprise qu’on quitte volontairement, ou qui licencie, disons, plut tôt dans la carrière. Or j’ai eu plusieurs contacts des derniers temps avec des personnes dans des situations plus ou moins similaires à la vôtre, aussi votre commentaire me donne envie de me pencher dans un billet à venir sur la question difficile des fins de carrière, sans tomber sans le travers facile “vous n’avez qu’à vous mettre à votre compte”. D’autant que la réduction des indemnisations permet de moins en moins de faire la soudure avec la retraite d’une part et qu’à 59 ans, on peut aussi avoir envie de continuer à travailler d’autre part!

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