En finir avec les bonnes résolutions!

éviter les bonnes résolutions, vecteurs de culpabilité et de procrastination

 

Nous sommes nombreux à en avoir fait l’expérience. Les incontournables bonnes résolutions de début d’année, se retrouvent souvent subrepticement reléguées dans l’insondable fosse à bonnes intentions, dès le dur retour au quotidien dépouillé des guirlandes lumineuses qui les ont motivées. Parce qu’elles sont par nature vecteurs de culpabilité et de procrastination, à la poubelle, les bonnes résolutions!
éviter les bonnes résolutions, vecteurs de culpabilité et de procrastination

 

 

Chronique d’une procrastination annoncée

Notre détermination à nous mettre au sport, à améliorer notre gestion du temps ou à rendre des visites plus régulières à Tata Simone a souvent du mal à résister nos bonnes excuses “j’ai pas le temps”,  “c’est compliqué” etc.

Et le pire, c’est qu’on se traîne parfois ensuite un  sentiment de culpabilité de n’avoir pas été  au bout de ce que nous pensions vouloir, d’avoir procrastiné des résolutions qui, au fond, ne sont pas les nôtres. Et hop! Encore une excellente manière de nous maltraiter tous seuls. Car au final les bonnes résolutions peuvent se révéler plus lourdes à porter que jubilatoires. C’est d’ailleurs bien pour cela qu’elles finissent le plus souvent dans nos poubelles à bonnes intentions.

D’autre part, cette procrastination-là a des dommages collatéraux dont on se passerait bien, parce qu’elles diminuent le désir d’agir et renforcent la passivité: la perte d’estime de soi et la dévalorisation.

 

Obligations auto imposées

Il existe diverses raisons pour lesquelles nos “bonnes résolutions” se transforment vite fait en courant d’air, la principale étant sans doute l’obligation auto imposée, qui booste la motivation autant que le sucre booste nos carburateurs.

Halte aux bonnes résolutions qui finissent toujours à la poubelleNous mettons dans notre liste  ce que nous estimons devoir faire, ce qui serait bon, ce qui serait bien, en particulier aux yeux des autres, des bien-pensants, de ceux qui savent, des croyances que nous renvoient, en vrac, la société, les médias, Papa/Maman et l’Oncle Alfred. Et tout cela tient plus de la tyrannie de l’obligation (punition?) liée aux convictions généralisées* que de l’envie réelle:

  – Cette année c’est décidé, je change de boulot, depuis le temps que tout le monde me dit qu’il faut que je le fasse pour ma carrière.
  – Allez, je me mets aux réseaux sociaux professionnels, on dit partout que c’est important.
  – Bon, cette année, je vais être moins stressé/perfectionniste / ou bien plus efficace/dynamique
  – Il faut que je me mette au sport parce que j’ai des kilos à perdre.
  – C’est pas sympa de ne pas aller voir Tata Simone plus souvent, la pauvre, elle qui est toute seule.
  – Ajoutez votre idée d’une obligation bien morale.

Au final, les bonnes résolutions sont un des moyens infaillibles de se pourrir le retour au boulot à la rentrée ou après les fêtes de fin d’année.

 

Mini coaching: un objectif réjouissant plutôt que 10 bonnes résolutions!

Coûts supérieurs aux bénéfices, objectifs vagues, manque de motivation, absence de plaisir dans l’exécution etc. il semblerait que les “bonnes résolutions” soient faites, quasiment par nature, pour disparaître, discrètement sur la pointe des pieds. Alors plutôt que de vous culpabiliser tout(e) seul(e) une fois de plus:

Et si, cette année, vous vous autorisiez à éviter les bonnes résolutions?
Et si, cette année, vous  vous autorisiez à vous fixer un objectif vraiment réjouissant à la place?

S’il y avait une chose, une seule, à faire dans l’année, une chose réellement importante et significative à vos yeux, une chose dont les bénéfices vous remplissent d’enthousiasme, une chose qui changerait votre vie, une chose dont la perspective illuminerait votre début d’année. Ou même, inversement, une toute petite chose qui augmenterait votre plaisir et votre sentiment de satisfaction, d’être heureux au quotidien,

Ce serait quoi? Une transition de carrière? Une reconversion? Une création d’entreprise? Développer une compétence relationnelle? Engranger des vitamines mentales? Redonner du sens à votre quotidien professionnel? Cultiver le plaisir au travail? Ou quoi d’autre encore? Voici au passages quelques alternatives réjouissantes.

Comment la transformez-vous en objectif réel, clair, daté?

 

Pour vous aider à sortir des bonnes intentions et à mettre un peu de réalisation concrète dans cet objectif, voir:

 

 * Nous choisissons nos convictions et nous acceptons, ou non, d’adhérer à celles que le monde dans lequel nous vivons nous renvoie. Bref, nous sommes responsables de nos convictions.

 

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Aller plus loin

Vous voulez construire et entretenir une posture, un état d’esprit et un relationnel sereins et dynamiques à la fois, propices à la concrétisation de vos aspirations professionnelles? Pensez au coachingPour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

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9 Comments

  • MADmoiselle dit :

    Ça fait longtemps que je ne fais plus une liste de bonnes résolutions qui ne tiendront pas la route. De toute façon, je ne vois plus la vie comme ça. Je pense que ce qui doit arriver de bien arrivera si j’aide un peu mon destin, mais sans forcer non plus 🙂

  • Log in dit :

    Les bonnes résolutions ??? Cela ne sert pas très longtemps.
    En général SI on en fait on les adopte un peut, parce que c’ est nouveau , on est encore dans le jus du changement que cela pourrait produire. Puis après cela s’étiole , s’étiole, s’étiole et on préfère revenir à nos bonnes vieilles habitudes qui sont beaucoup plus faciles à tenir.

  • KurO' dit :

    Bon article encore une fois !
    J’ai envie de dire qu’on tient nettement mieux les résolutions de la rentrée de septembre que celle du jour de l’an … alors comme chaque année, je ne vais pas m’imposer de résolution pour ce 1er janvier et respirer un grand coup pour faire de cette nouvelle année, une année encore plus riche que la précédente.

    • Sylvaine Pascual dit :

      Septembre est effectivement plus propice à la mise en œuvre de projets que janvier! Ceci dit, je crois que le problème vient plus de la nature des bonnes résolutions;))
      En tout cas, respirer un grand coup, je partage totalement!

  • Florence dit :

    Moi non plus je ne fais pas de bonnes résolutions totalement inutiles… par contre je fais une bonne rétrospection, un retour en arrière sur l’année qui s’est passée, pour voir ce que j’en retiens, ce que je peux (dois) lâcher, un genre de nettoyage de printemps pour faire de la place.
    Ça me donne souvent un intuition générale sur l’année qui se prépare, comme si celle d’avant prépare le terrain à ce qui vient ensuite… je sais pas trop comment expliquer sans tomber dans l’ésotérique 😉

    • C’est là une tout autre affaire! Je fais la même chose mais réparti en 4 fois dans l’année, je trouve ça plus facile;))
      Je ne suis pas certaine que l’intuition en question soit ésotérique, retrouver le fil de son année et décider ce qu’on va poursuivre et ce qu’on va laisser donne certainement une direction générale, une couleur à l’année à venir qu’on retrouve et qu’on reconnaît au fur et à mesure. Bonne année Florence!

  • Hélène dit :

    Ici, pas de résolutions cette année, mais une liste d’envies 2016, montée en famille.
    C’est pas mal, ça permet de montrer les priorités de chacun, et en fin d’année de ne pas se lamenter sur “Ah on n’a pas fait ça”, alors que ce n’était peut-être tout simplement pas l’envie de 2016.

    Et dans mes envies, il y a “retrouver le plaisir au travail” 😉

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