5 trucs infaillibles pour rater ses vacances – et 5 pour les réussir

Sylvaine Pascual, publié dans: Bien-être et estime de soi

 

 

 

 

Il est tellement facile de rater ses vacances pour des détails qu’on entend souvent des gens qui se plaignent, tout juste rentrés, d’être aussi fatigués qu’avant de partir.Seulement avouons-le, le plus souvent, ce sont des petits ratés, des loupés à moitié, des manqués petit braquet. Voici comment se les pourrir avec grandeur!

 

 

 

Affûter ses stratégies d’échec

 

Voici 5 trucs infaillibles pour être sûr(e) et certain(e) d’affûter ses stratégies d’échec, de bousiller ses vacances avec panache, de rentrer flapi(e), aussi stressé(e) qu’avant le départ, sans avoir déconnecté une seconde du boulot et du quotidien, dégoûté(e) d’avoir gâché ce repos si durement gagné.

 

Bref, de rentrer prêt(e) à abandonner pour toujours le concept saugrenu et tellement peu moderne de vacances.
Et leur pendant, des fois que vous feriez partie de ceux qui aspirent à des congés réjouissants, reposants et réussis. Et à revenir, batteries rechargées, gonflé(e) à bloc pour affronter l’hiver. C’est moins original, comme désir, m’ais c’est au fond plus rare de réussir ses vacances que de les rater… à vous de voir!

 

 

 

5 trucs pour rater ses vacances

 

1- Laisser le soin de décider de ses vacances à quelqu’un d’autre

Rien de tel pour se retrouver à passer trois semaines dans la belle-famille, sur la Côte d’Azur alors qu’on déteste la mer, en trekking alors qu’on rêve de farniente, voire les trois à la fois, pour les plus chanceux. Sur une échelle de 0 à 10, taux de frustration au dessus de 7 assuré.

 

2- Faire passer les envies des autres avant les siennes

Le geste a la noblesse de l’altruisme, le sacrifice à la limite de la sanctification et les louanges qu’il vous vaut n’ont d’égal que le degré de persécution que vous vous imposez à vous-même. Vous voilà incomparable victime des autres qui, eux, ne font pas preuve de tant d’abnégation et se font plaisir sans se préoccuper de vos envies. De quoi se plaindre au moins jusqu’à Noël.

 

3- Faire un peu plus de la même chose

Vous avez trouvé un lieu de villégiature absolument charmant, mais vous avez eu la présence d’esprit d’emporter avec vous votre Blackberry, ordinateur portable et tablette,  vous avez même une appli avec la liste des Domino’s pizza du coin. Ouf, en important votre mode de vie, aucun changement déstabilisant en vue, vous ne serez pas dépaysé(e), le boulot pourra vous joindre à tout moment vous confortant dans l’idée que vous êtes irremplaçable. Vous ne déconnecterez pas une seconde: chances de revenir reposé(e) au dessous de 15%.

 

4- Une organisation ultra rigide

Chaque journée est minutée, organisée avec une précision d’horloge. Rien n’est laissé au hasard, chaque repas, chaque moment de détente, chaque activité est plannifiée avec une méticulosité qui ne souffre aucun écart et surtout aucun imprévu qui pourrait boulverser un univers orchestré avec un soin vigilant. Et puis comme ça, on peut caser un max d’activités par jour et en profiter à fond. Bravo: vous avez trouvé un excellent moyen de continuer à alimenter le stress pendant vos congés, ne rien lâcher et tout contrôler. Taux de détente: inférieur à 10%.

 

Déconnecter sans culpabiliser pendant les vacances

5- Miser à fond sur l’incertitude

Vous n’êtes pas certain(e):

  • d’apprécier les Dupont suffisamment pour partager une caravane au Camping des flots bleus
  • que ce soit une bonne idée de partir avec les enfants de votre soeur, vous n’aimez pas beaucoup les gosses
  • que vous avez vraiment envie d’aller faire du parapente, vous avez le vertige
  • etc.

Foncez! Rien de tel pour ruiner des moments de détente que de se rendre compte trop tard qu’on fait l’inverse de ce qu’on a envie de faire ou qu’on s’impose contraintes et pression inutiles. Ratage, frustration, stress, agacement et absence de repos garantis. Le truc le plus efficace de tous, le plantage magistral, ultime, celui dont vous parlerez encore dans une dizaine d’années.

 

 

 

 

5 trucs pour réussir vos vacances

 



1- Décider ce que c’est, pour vous, des vacances réussies

Définir exactement quels sont les aspects qui font que des vacances sont réussies ou non vous permettra d’arrêter de dire “Oh, moi j’m’en fous, c’est ma femme/mon mari qui décide” pour ensuite gémir sur vos vacances pourries. Prendre une part active à l’organisation des vacances, c’est aussi s’investir dans ses relations.
Pour vous, les vacances, c’est fait pour quoi?
Quels sont TOUS les éléments nécessaires  et indispensables à des vacances réussies?
Qu’est-ce qui vous paraît intolérable en vacances et donc à supprimer absolument?
Qu’est-ce qui est acceptable? Négociable?

 

passer bel été



2- Rompre avec ses habitudes

Ce que vous choisissez de faire n’a aucune importance, pourvu que vous changiez de rythme, d’horaires, de façon de manger, d’activités etc., que vous lâchiez prise sur un certain nombre de contraintes et que vous marquiez une vraie rupture avec le quotidien (y compris si vous passez vos vacances chez vous).  L’excuse des enfants ne tient pas: ils sont beaucoup moins résistants au changement que les adultes. Faites preuve d’inventitivé et d’initiative pour vous faire plaisir différemment. Prendre le temps de ne rien faire, par exemple…
Quelles habitudes pouvez-vous modifier ou bousculer pour rompre avec le quotidien?
Quelles contraintes et obligations pouvez-vous supprimer, amoindrir, ramollir, modifier.

Et rendez-vous pour le défi de l’été: bousculer ses habitudes et sortir de sa zone de confort

 

 

3- Penser à soi autant qu’aux autres

Dans la mesure du possible (qui est souvent beaucoup plus vaste que ce que nous voulons bien admettre) décidez soigneusement ce que vous allez faire pendant vos vacances. Quand on vit en famille, s’accorder quelques jours de vacances les uns des autres peut aussi être très bénéfique, surtout quand toute la famille ne partage pas votre passion pour la rando à VTT ou l’architecture baroque, ou que vous ne supportez pas votre belle-famille. Le tout fusionnel a ses limites, une famille vit ensemble toute l’anée et n’a pas besoin de passer l’intégralité de ses vacances ensemble.
Penser à ce qu’on veut faire signifie aussi laisser les autres faire ce qu’ils ont envie de faire. Laisser à chacun un peu d’espace pour des activités personnelles permet d’être plus satisfait des moments passés tous ensemble.

Et pour ces moments passés ensemble, c’est l’occasion de travailler l’assertivité et la communication non violente pour se mettre au diapason en toute décontraction.
De quoi avez-vous besoin pour vous reposer, vous détendre, décompresser, déconnecter?
Qu’allez-vous mettre en place pour prendre soin de vous?
Qu’allez-vous faire pour vous?

 

entrepreneurs gérer la baisse d'activité en été

 

 

4- S’organiser… juste ce qu’il faut

Vous partez pour trois semaines de méharée sur la Route de la Soie?  Vous avez bien entendu un certain nombre de choses à préparer, anticiper, organiser. En fait, quelle que soit votre destination, d’Argenteuil aux temples d’Angkor, une seule question:
De quel degré d’organisation minimum avez-vous besoin?
Et le minimum a son importance: de façon à accueillir l’imprévu tout en vous évitant des désagréments inutiles. N’oubliez pas ce que vous avez besoin d’organiser -ou non- pour un retour zen dans vos pénates.
Qu’avez-vous besoin d’organiser?
Que pouvez-vous laisser au hasard, à l’imprévu etc?



5- Se débarrasser des parasites

De nombreuses pensées liées au quotidien et aux obligations peuvent venir parasiter votre évasion et vous empêcher d’en profiter pleinement.
Acheter les fournitures scolaires ou régler le dossier Bichtouille avant votre départ: faites la liste de tout ce qui risque de vous encombrer l’esprit et de parasiter vos moments de détente pour vous en occuper avant de partir.
Que pouvez-vous faire avant de partir?
Que pouvez-vous déléguer?
Et pour aller plus loin dans le domaine professionnel, je vous suggère la lecture et surtout la mise en pratique de cet excellent article du Gestionnaire Borg: Avez-vous plannifié votre retour de vacances. Toute résistance à son bon sens est futile 😉

 

 

Bonnes vacances à tous!

 

 

 

Voir aussi

 

Petite leçon de vie d’un mois de juillet pourri

Coaching des 4 saisons: l’été

 

10 trucs infaillibles pour se pourrir la rentrée

 

Le bonheur est (aussi) dans le déconnecté

8 techniques simples  pour prendre du recul pendant l’été

 

Transition de carrière: l’été pour y réfléchir

Butinage relationnel: maudit smartphone!

Carrière: que faire pendant les vacances pour avancer professionnellement?

Tous en short! Les hommes, la chaleur et les codes vestimentaires

 

 

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez entamer une réflexion sereine sur votre désir de transition professionnelle ou de changement au travail? Pensez au coaching. Pour tous renseignements,contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Publicité

6 Comments

  • Michèle dit :

    Génial Sylvaine, c’est du vécu ? ;o)
    ça paraît tellement simple quand on le voit écrit!
    J’imagine que ta retraite en montagne a été longuement réfléchie, préparée et que tu la savoures à 100%

  • fredheas dit :

    Vive les vacances! Merci @Sylvaine pour ces précieux conseils!
    Bonne soirée à toi et bonnes vacances! 😉

  • valérie dit :

    Euh… le défi de l’été, c’est 2009 (donc j’rai aucune chance) ou 2010 ?

    Blagueà part, je souhairerais partager une difficulté: quand on part en vacances chez soi (dans une maison à soi) depuis longtemps, on a tendace à retouver dans cette maison une autre routine, celle liée à l’endroit. Du coup, on peut avoir du mal à se sentir en vacances !

    Il faut imaginer de nouvelles activités, voir d’autres choses ou d’autres gens, pour casser la routine et trouver du changement. 

    Ceci dit, merci de méviter les sarcasmes du genre “ya pas que chez lespauvres uq’ya de la misère”, j’en suis bien consciente !

    • Sylvaine Pascual dit :

      Baah, ici on évite le sarcasme facile d’une part, et d’autre part, c’est exact qu’une résidence secondaire peut générer une autre forme de routine, un peu comme une location annuelle. Là aussi, à chacun d’inventer ses petites et grandes bousculades à habitudes;)

  • Paul dit :

    Merci Sylvaine, ca sent le vécu effectivement ;-)C’est vrai que bien souvent on revient décus de ses vacances, ca peut aussi venir du fait qu’on a mal choisi sa destination , mais je te rejoins dans le fait que trop d’organisation tue l’organisation et que les vacances sont faites avant tout pour se faire plaisir et prendre soin de soi.

    • Sylvaine Pascual dit :

      Bonjour Paul, c’est plutît le fruit de mes observations, de ce que j’entends autour de moi car les vacances c’est sacré et je veille aux miennes pour qu’elles soient ressourçantes!
      Merci pour cette piste de ratage de vacances supplémentaires, je n’y avais pas pensé et effectivement, une mauvaise destination peut être source de sacrés loupés!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *