Déterminer s’il est temps de changer de métier (5): la perte de sens

La quête de sens et d'utilité, un déclencheur de reconversion?

 

La quête de sens qui se traduit par le désir de travailler en harmonie avec ses valeurs sont récurrents dans les motivations à changer de métier, parce que les candidats à la reconversion ont l’intuition que cette harmonie sera vecteur de plaisir au travail. Inversement, la perte de sens et les heurts de valeurs sont-ils des indicateurs infaillibles qu’il est temps de changer de métier? Comme pour l’ennui ou les relations, La réponse a de quoi être normande « p’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non ». Même si c’est plus souvent oui que non! 

La quête de sens et d'utilité, un déclencheur de reconversion?

 

L’importance du sens au travail

Le sens, dans toutes ses acceptions, orientation, signification, cohérence, se traduit par de l’énergie, de la motivation et du plaisir dans ce que nous faisons. La question du sens est étroitement liée à la condition humaine et sa quête se manifeste de plus en plus au travail, où s’incarne aujourd’hui, à tort ou à raison, une bonne partie de nos désirs et de nos besoins d’accomplissement de nous-mêmes, de contribution, d’utilité.

Il paraît qu’à l’origine, la religion, la famille, les institutions étaient soit-disant les gardiennes du temple du sens. Cependant, même si leur recul signifie moins de direction, l’on dit souvent un peu vite que la quête de sens au travail est une préoccupation très récente. D’Avicenne à Pierre et Marie Curie, de Victor Hugo à Robert Capa  il est probable qu’aucun progrès, qu’aucun art n’aurait vu le jour si des croyances religieuses ou une institution quelconque avaient suffi à nourrir le besoin de sens.  Tous ceux-là se seraient sans doute contentés d’un job plus facile si ce qu’ils faisaient n’avaient eu du sens à leurs yeux. De même que choisir d’être médecin de campagne au XIXème ou astronaute dans les années 60  pouvait tout à fait être un choix réfléchi et dépasser une logique purement alimentaire. La préoccupation de survie financière, si elle était vraie pour la partie de la population qui avait le moins accès aux études, n’était pas forcément la préoccupation majeure pour une bonne partie des professions intellectuelles et scientifiques.

Le sens est un besoin commun à tous et qui, lorsqu’il est insuffisamment comblé dans la vie professionnelle, génère des sentiments de fatigue, de découragement, d’abattement, de démotivation, de tristesse, d’à-quoi-bon qui se traduisent par du désengagement, du dégoût pour son travail. Le sens serait même, selon le psychiatre Irvin Yalom (Thérapie existentielle, 2008), une condition nécessaire à la santé mentale: sans sens, sans but, sans idéaux, sans raison d’être, nous sommes en détresse. Et le travail n’y échappe pas, il en fait partie, selon Estelle Morin (Donner un sens au travail, 2006)

“Il lui permet d’assurer sa subsistance, c’est certain, mais ce n’est pas là son seul intérêt. Le travail est avant tout une activité par laquelle une personne se définit, s’insère dans le monde, actualise son potentiel, et crée de la valeur, ce qui lui donne, en retour, le sentiment d’accomplissement et d’efficacité personnelle, voire peut-être un sens à sa vie.” 

Par ricochet, il n’est pas étonnant que la perte de sens semble toucher en premier les métiers à fort contenu intellectuel et/ou humain, victimes du culte de la performance, de l’urgence et de la rentabilité. Et qui perdent de façon directement proportionnelle en terme de service rendu à son prochain, de bien commun, d’utilité, au profit d’une culture financière et consumériste. On pense par exemple à l’enseignement ou a médecine où l’usager devient un client/consommateur.

Il n’est pas surprenant non plus que la perte de sens mène directement au burnout et au désir de changer de métier.

une fois passés la tristesse, la colère et les regrets, les changements subis peuvent être de nouveaux départs

 

Les trois facettes de la perte de sens

Avoir l’impression que son métier ou sa fonction n’a pas de sens peut prendre trois formes qui, bien que distinctes, peuvent parfois se cumuler:

 

Le sentiment d’inutilité

Cette impression mortifère d’être un micro maillon (voire faible) dans une gigantesque chaîne dont on ne voit ni le début ni la fin. A qui et à quoi sert mon travail et qu’est-ce qui en sera fait ensuite? Question souvent inconsciente mais omniprésente pour nous êtres humains qui avons un besoin fondamental de savoir pourquoi nous faisons ce que nous faisons. Le sentiment d’inutilité et de ne pas voir sa contribution dans l’entreprise est un déclencheur très fréquent de désir de reconversion, parce qu’il s’avère vite insupportable.

Dès lors que le sentiment d’inutilité l’emporte, quelle marque de reconnaissance peut s’avérer suffisante pour donner du sens au travail? C’est un tonneau des Danaïdes dans lequel l’identité se trouve siphonnée: je ne sers à rien rime souvent avec je ne suis rien. Il est profondément subjectif  et il est rare qu’il suffise de replacer l’importance son travail dans un contexte plus vaste pour lui redonner du sens.

Cette inutilité vire en général assez vite au sentiment d’absurdité qui est une menace directe pour la santé mentale. Selon la publication “Donner du sens au travail”:

“Lorsqu’un individu considère que son travail n’a pas de sens, son bien-être psychologique est menacé. Cela entraîne un sentiment d’aliénation caractérisé par un état de vide, d’apathie et d’ennui, ainsi qu’un sentiment d’inauthenticité, de dissonance émotionnelle et d’impuissance. Cet état anxieux n’est pas nécessairement pathologique.”

 

La souffrance éthique

Lorsque l’écart se creuse entre nos tâches à accomplir, leur nature, leur rôle, leur résultat et l’évaluation morale que nous en faisons, la perte de sens n’est pas loin. De même pour l’évolution d’une entreprise qui, à mesure qu’elle grandit, par exemple, peut s’éloigner de sa raison d’être au profit du bénéfice de ses actionnaires.

Le décalage entre notre sentiment de ce qui est bien et ce qui nous est demandé où le cadre dans lequel cela s’inscrit peut être source d’une grande souffrance liée au sentiment d’absence de sens. Cette perte de sens peut intervenir dans n’importe quel métier ou domaine professionnel, il suffit que nos valeurs soient mises à mal. L’exemple fréquent est celui des commerciaux qui ont aimé leur métiers mais qui n’arrivent plus à admettre de vendre soit des produits auxquels ils ne croient pas, soient à des gens qui n’en ont pas besoin soit enfin dans une logique de chiffre. Cependant, tous les métiers peuvent être touchés, soit par des conjonctures plus globales – la vague des traders usés par l’argent pour l’argent, soit par des circonstances spécifiques, souvent liées à un conflit entre rentabilité et travail bien fait, entre rentabilité et éthique professionnelle:

  • Cet article de Libération cite l’exemple de cet employé de Véolia qui a refusé de couper l’eau à des familles.
  • Cet article de HBR cite plusieurs exemples tels que “un responsable de clientèle d’une banque est sanctionné pour accorder des entretiens trop longs avec des clients”

Le fossé peut aussi se creuser lorsque les métiers évoluent. Ça a été le cas de Sandrine, assistante sociale qui aimait son métier parce qu’il lui permettait d’aider les usagers non pas en les “assistant”, mais en les rendant autonomes par l’apprentissage : savoir trouver les aides à demander, remplir les formulaires etc. La réorganisation exigeant une rapidité accrue du traitement des demandes, la notion de service a disparu à ses yeux, puisqu’elle ne disposait plus du temps nécessaire pour construire l’autonomie. Son métier consiste aujourd’hui à traiter un maximum de dossiers, donc à faire à la place de l’usager pour gagner du temps.

 

L’absence de sentiment de travail bien fait

En raison d’un management plus intéressé par le profit que par l’ouvrage. En dépit des océans de littérature sur la paresse atavique du salarié, assortie des clichés d’usage sur le fonctionnaire qui sommeille en lui, on constate de plus en plus que la véritable préoccupation des salariés est de pouvoir bien faire son travail, en cohérence avec ses valeurs, pour entretenir son respect de lui-même, indispensable au sentiment de satisfaction professionnelle.

Nous avions vu dans Parler d’amour en entreprise que l’amour du travail bien fait participe de la notion de sens et qu’il est particulièrement mis à mal, sacrifié sur l’autel de la productivité, avec des conséquences dramatiques:

“Il existe des conceptions différentes de la qualité du travail, dans l’entreprise, c’est normal », estime Yves Clot, psychologue du travail. « Mais vous remarquerez que ceux qui se suicident étaient les plus attachés au travail bien fait, et qu’ils ont souffert que la définition de celui-ci ne soit même pas discutée ».

On trouve aussi ce sentiment chez certains cadres qui ont accepté de manager une équipe et se trouvent confrontés à tout un tas de situations qu’ils n’avaient pas évaluées en amont, ou dont ils n’avaient pas mesuré la difficulté et l’absence de préparation ou de formation: les jeux de pouvoir et querelles d’égos à arbitrer, les insatisfaction chroniques et demandes aberrantes etc. Ils se retrouvent alors parfois tellement éloignés du champ de compétences qu’ils aiment exercer et tellement désemparés face à une gestion des personnes qui n’est jamais simple que ni d’un côté ni de l’autre ils ne parviennent à un sentiment de travail bien fait.Ceux-là seront parfois très heureux de repenser leur vie professionnelle:

Parler d'amour en entreprise: amour de l'entreprise, amour du travail, du métier, du travail bien fait

 

Retrouver du sens au travail

Trouver du sens à son travail et dans son travail, c’est entretenir avec ses tâches d’une part et son environnement (y compris ses relations) d’autre part une relation en harmonie avec son identité qui lui donne un sentiment de cohérence, d’être à sa place et d’apporter une contribution positive. Une vie professionnelle qui a du sens et cohérente avec nos valeurs peut prendre plusieurs formes:

  • Travailler dans une entreprise qui offre une vision de sa contribution au monde, au delà de sa logique rentable. Une vision que l’on partage, qui a du sens pour nous et que nous pouvons inscrire dans un bien commun clairement identifié.
  • Travailler dans une entreprise qui s’interroge constamment sur l’environnement de travail qu’elle offre à ses salariés, en termes de bien-être, de management, de reconnaissance, de conscience de la singularité des besoins professionnels et de l’intérêt d’une gestion des appétences plutôt que des compétences. Et qui agit en ce sens!
  • Exercer un métier qui a du sens pour nous, intrinsèquement et viscéralement, dans lequel nous nous sentons utiles, investis d’une mission qui contribue à l’amélioration du monde, au bien commun.
  • L’exercer dans une entreprise qui rend le temps et l’autonomie nécessaire à chacun pour bien faire son travail, c’est à dire en autorisant la rectitude morale et l’éthique professionnelle. Ou les valeurs humaines collectives, de l’ordre du bien commun (dignité, justice, équité, éthique) reprennent le dessus sur l’individualisme forcené et l’intérêt financier. Ou sur bien pire, le management faussement humaniste tel que le dénonce la sociologue Danièle Linhart dans son livre

renoncer reconversion.2

Quand le changement de métier est inutile

Il est donc certainement possible de retrouver du sens à un métier qui en a perdu si cette perte est liée aux conditions d’exercices, à l’environnement professionnel et non à la nature des tâches. Dans ce cas, une savante concoction de mesures de job crafting pour se rapprocher du job idéal et retrouver du plaisir dans un environnement remis à sa main et non plus subi, qui passe peut-être par un changement d’entreprise devrait s’avérer suffisant.

Ca a été le cas d’Annie, infirmière libérale qui ne supportait plus son métier en raison des conditions dans lesquelles elle exerçait et qui avait confondu ce ras-le-bol teinté de démotivation avec une envie de changer de métier. Ceci concerne environ un quart de mes clients en désir de reconversion, qui, lorsqu’ils ont fait le tri et mis en oeuvre le job crafting dont ils ont besoin, renoncent à une reconversion inutile

 

Trouver du sens à notre métier donne le sentiment d'être investi d'une mission qui donne motivation et engagement

Parfois aussi, c’est la raison d’être de l’entreprise pour laquelle  on travaille qui génère la perte de sens. Pour Angel, 48 ans, informaticien dans une entreprise d’armement, le sentiment d’incohérence totale entre les produits sur lesquels il travaille et ses convictions personnelles l’a poussé à croire qu’une reconversion serait la solution. En réalité, il apprécie son métier et aime autant les tâches qu’il implique que les compétences à exprimer: il a avant tout besoin de trouver un secteur en accord avec ses valeurs et il s’est finalement tourné vers l’ESS.

 

Perte de sens définitive et reconversion indispensable

Le seul indicateur vraiment fiable qu’il est temps de changer de métier est la perte de sens en forme de dégoût devenu chronique et irréparable pour les tâches inhérentes au métier. Je vous partage mon propre exemple: j’ai été enseignante en prépa dans une vie professionnelle antérieure.  Une fois que j’ai eu compris comment faire un cours, n’ayant aucun intérêt pour la pédagogie et n’ayant jamais aimé l’anglais pour l’enseigner mais parce qu’il me permet de lire Blake, Melville ou Shapespeare dans le texte (et de regarder des séries/films sans sous-titres;), l’enseignement et moi sommes rapidement devenus irréconciliables. C’était pourtant un job plutôt relax avec des élèves intelligents et non dénués d’humour, des collègues intéressants. Mais j’ai cru y mourir de mort lente à force de ne pas contribuer en accord avec moi-même.

Au final, le sentiment de perte de sens dans le travail actuel, dès lors qu’elle n’est pas en relation avec les conditions d’exercice mais bien avec la réalité du métier, est le seul indicateur d’une nécessité de changement de métier qui n’ait pas besoin d ‘être exploré bien longtemps. Contrairement aux mauvaises relations, il n’y a pas grand-chose à expérimenter d’abord dans le métier d’origine pour y remédier. Parfois, le divorce à l’amiable d’avec son métier est nettement préférable! Ces pertes de sens-là ne se réparent pas à coups de job crafting mais bien en explorant joyeusement et en mode décomplexé les bifurcations professionnelles nécessaires pour reconnecter avec un sentiment de satisfaction et de plaisir.

lorsqu'un désir de reconversion émerge, écouter ses messages, qui ne veulent pas toujours dire qu'il faut changer de métier

 

C’est probablement parce que le travail perd de sa valeur que le besoin de sens devient prépondérant. Même si les français restent attachés au travail et à la possibilité d’épanouissement et d’accomplissement qu’il offre, il est en perte de vitesse en tant que valeur, probablement en raison des conditions de plus en plus difficiles, de plus en plus contraignantes en entreprise. Ces conditions et le désir de revenir à une vie professionnelle porteuse de sens sont aussi probablement l’une des raisons pour lesquelles un tiers des français s’intéressent à la création d’entreprise. Etre à son compte, c’est piloter, être présent et utile dans toute la chaîne, ne plus être un pion. C’est donc, potentiellement, une piste intéressante

 

Ressources complémentaires:

Marc Loriol –  Sens et reconnaissance dans le travail
Reinaldo Silva dos Santos – La perte de sens du travail et les conséquences sur la santé 

 

Aller plus loin

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9 Comments

  • William Roy dit :

    Je conseille souvent à mes clients de voir la vidéo de Simon Sinek sur les golde circles. Si cette vidéo est surtout orientée vente, elle est tout aussi utile pour une personne qui doit créer un environnement de travail, un équipe ou retrouver un sens dans ses mission: il faut commencer par le pourquoi et non par le quoi. Pourquoi sommes-nous à ce poste et non qu’est-ce que nous faisons au sein de ce poste par exemple…

    • Le sens répond effectivement au pourquoi. Cependant, les mécanismes émotionnels des un et des autres rendent l’affaire un peu plus complexe: pour certains, le sens est dans le quoi, pour d’autres dans le comment et pour d’autres encore le pourquoi. Et pour la majeure partie d’entre nous, c’est un savant mélange des trois qui a besoin d’être identifié pour pouvoir trouver les moyens de recréer du sens, dans le job actuel ou dans un projet de reconversion.

  • Merci pour cet article très intéressant. Je partage une petite technique que j’utilise avec les personnes que j’accompagne.

    Je m’appuie sur les “Moving Motivators”, de Jürgen Appelo, pour remettre du sens et de la motivation dans le travail actuel.

    https://management30.com/wp-content/uploads/2015/02/moving-motivators-french-self-A4.pdf

    Je propose de classer les désirs intrinsèques (représentés sur les cartes) par ordre d’importance. Ensuite, en commençant par les désirs les plus essentiels (généralement les 3 premiers), je propose à la personne d’imaginer ce qu’elle peut mettre en place comme actions, décisions ou aménagements pour augmenter la satisfaction de ces désirs dans son quotidien (au travail comme en dehors du travail). Les personnes découvrent souvent une nouvelle vision de leur journée de travail et leur capacité à l’adapter à leurs propres besoins pour retrouver du sens et de la motivation.

    Bien entendu, dans le cas contraire (c-à-d si la personne ne trouve pas de moyens pour nourrir ses désirs essentiels), c’est “peut-être” un bon signal pour envisager un départ. Dans tous les cas, j’ai noté une diminution du sentiment d’urgence (voire de survie) de changer de boulot.

    • William Roy dit :

      intéressant comme outils, j’avoue avoir une approche plus centrée sur les valeurs de l’individu (et la définition qu’il met derrière un mot) mais ces cartes peuvent faire une bonne entrée en matière et surtout quelque chose de moins personnel/sensible qu’une session sur les valeurs.

  • Anne-Sophie Vernhes dit :

    Très bel article ! Eclairant et enrichissant.
    Ithaque Coaching ou l’art de poser une sémantique* claire et pertinente sur des sujets épineux.

    *je ne suis pas sûre que ce mot soit le bon : c’est moi ou il est question de sens partout ? 😉

  • Merci Sylvaine pour la richesse de l’analyse que je partage en de nombreux points.

    L’idée qui m’est venue en la lisant est que le mode de réaction de chacun face à l’incertitude de la reconversion joue aussi sûrement un rôle quand à la réalisation du projet.

    Par exemple :
    – Suis-je conscient de ma situation et est-ce le bon moment pour moi ou vais-je préférer le déni (sans jugement moral, avec une rôle possible de soupape de sécurité, parce que ce n’est pas le bon moment) ?
    – vais-je mettre en place un comportement de réaction d’urgence à un mal-être peu propice à une réflexion profonde sur le sujet ?
    – vais-je tout parier sur le hasard et me lancer tête baissée dans un nouveau challenge ?
    – me faudra-t-il avoir “ceintures et bretelles”, c’est-à-dire toutes les protections possibles pour me lancer ?
    – adopterai-je une position d’observation vis-à-vis de la situation, forcément temporaire avec pour objectif de mieux anticiper le projet ?
    – me lancerai-je dans la découverte d’un nouveau métier avec délectation ?

    Autant de réactions basées sur notre perception de la situation. L’incertitude n’étant pas la réalité, je trouve souvent pertinent d’accompagner les modes de réactions habituels de mes clients en amont de la décision, face à leur désir de changement professionnel.

    Du coup j’aurais tendance à ajouter que la création de sens est aussi étroitement liée avec notre manière d’envisager les possibles…

    • Effectivement, la décision intervient en général bien plus tard dans l’accompagnement, après avoir exploré un certain nombres de facettes du désir de reconversion (y compris les croyances, limites et entraves et bien d’autres choses). Sinon, on risque le projet tronqué et mal ficelé, aller simple pour le grand raté^^

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