Stress: le pare-feu mental

Sylvaine Pascual – 26 octobre 2009 – Publié dans Stress, la coexistence pacifique  / Prendre soin de soi

Des milliers de pensées plus ou moins volontaires se bousculent dans nos têtes chaque jour. Quand elles se font suffisamment parasites pour détourner notre attention de choses importantes, développer un parefeu mental pour les empêcher de nous happer dans leurs limbes peut s’avérer fort utile.


Détournement d’attention

Salut,
Avec ma boîte au bord de la faillite et Mémé qui s’est cassé le col du fémur en jouant les alpinistes sur escabeau, j’ai la caisse enregistreuse qui fait des heures sup et qui carbure comme un alambic à la saison des mirabelles. Je ne fais rien d’autre que gamberger.
C’est comme dans un film de zombies: y’en a partout, des ruminations qui s’immiscent partout, prêtes à bouffer ma chair délicate et sucrée.

J’e te jure, encore un peu et je vais la lui jouer Planet Terror, à ma gamberge.

Bien à toi,
Zénobie

La faculté à être absorbé, concentré sur quelque chose est une aptitude très utile dans de nombreuses situations, depuis parvenir à lire son journal quand le voisin joue de la perceuse, jusqu’à réussir à s’isoler mentalement quand on bosse dans un open space bruyant.

Le problème se pose lorsque nous sommes envahis malgré nous de pensées chiantes, qui nous accaparent au point de détourner notre attention de ce que nous faisons, de nous fermer au monde qui nous entoure, à ses sollicitations et opportunités. Nos pensées, c’est un peu comme au marché: nous sommes attirés vers celles qui braillent le plus fort.
Ces pensées parasites peuvent être désagréables, angoissées, paralysantes, dévalorisantes, voire carrément auto insultantes, toute la panoplie depuis « je sais pas quoi faire » jusqu’à « je suis nul », en passant par des pensées directement liées aux émotions que nous ressentons face à la situation.

Quoi qu’il en soit, ces pensées sont consommatrices en énergie et génératrices de stress. Dans le même temps, leur présence indique quelque chose d’important pour nous, quelque chose à prendre en compte, à goûter, à traiter, à régler etc.
Tenter de les éliminer serait donc vain, voire imbécile: les squelettes remisés dans les placards ont une fâcheuse tendance à réussir à en sortir, tôt ou tard et sous des formes encore moins agréables (voir:   Stress: et si on arrêtait de lutter contre?).

Auto coaching: mettre en place un pare-feu mental

Le pare-feu mental est une façon d’empêcher les pensées parasites invalidantes d’envahir notre esprit à un moment inopportun, tout en allouant des périodes de temps réservées au traitement de ce qui nous préoccupe.
Voici un petit exercice symbolique pour vous y aider:, il en existe d’autres!

 

Si vous vous représentez vos idées parasites, à quoi ressemblent-elles?
Comment se débarrasse-t-on de ce à quoi elles ressemblent?
Imaginez que vous utilisez cette méthode sur vos pensées parasites: disparaissent-elles?

Lance-flamme, insecticide, mort-au-rats, prothèse-mitraillette, symphonie N°9 de Beethoven, Shalimar, eau de javel ou fritteuse, peu importe la technique du moment que c’est la vôtre, qu’elle utilise un sens important pour vous et qu’elle fonctionne! Si vos pensées parasites ne disparaissent pas, essayez-en d’autres. Ce type d’exercice visuel marche très bien avec certaines personnes, beaucoup moins voire pas du tout avec d’autres. Si elle n’a pas l’efficacité escomptée, inutile d’insister…

En revanche, si la technique est efficace, alors pensez-y à chaque fois que vous voyez arriver l’intrusion des pensées parasites: imaginez mentalement que vous utilisez votre pare-feu, sans aucune modération!
Dans le même temps, au moment où vous enrayez l’invasion barbare, décidez concrètement d’un moment qui sera entièremet dédié au traitement du problème. Pour cela, un bon petit COQ:
Comment? Où? Quand?*
Voir aussi les dossiers:

Stress, la coexistence pacifique
Comprendre les émotions
Bien-être et estime de soi

En bonus: 15 trucs pour se concentrer en milieu hostile

 

 

*Cet article a été amendé suite au commentaire pertinent d’Arnaud. Merci Arnaud!

 

10 réflexions au sujet de « Stress: le pare-feu mental »

  1. Il n’est pas toujours évident de lutter contre nos pensées parasites… surtout quand on doit se concentrer sur des choses plus importantes et qui nous seraient plus profitables!
    La solution n’est pas toujours évidente à trouver pour soi-même! Il faut apprendre à se connaitre!
    Belle soirée à toi! ;-)

  2. Si vous vous représentez vos idées parasites, à quoi ressemblent-elles?
    A mon boss.
    Comment se débarrasse-t-on de ce à quoi elles ressemblent?
    Avec un coup de clé à molette sur sa tête :D !
    Imaginez que vous utilisez cette méthode sur vos pensées parasites: que se passe-t-il?
    Ça soulage :D

  3. C’est souvent la baston avec les idées parasites. Ma méthode, le laché prise: j’imagine une rivière et les pensées de m… euh parasites on va dire  , elles sont emportées par le courant.

  4. J’avais lu cet article la semaine dernière mais il m’avait laissée perplexe : et bien oui, j’avais du mal à identifier mes pensées parasites alors comment les chasser dans ce cas ?
    Et justement hier soir, j’ai mis le doigt dessus, et alors là je peux te dire que le lance-flammes a chauffé
    Et maintenant je relis ton article avec beaucoup plus de sérénité, ouf que ça fait du bien !

  5. Merci pour cet article, un thème interessant y est abordé.
    Cependant, s’agit il d’une introduction ou d’un article entier? J’aimerais pouvoir en lire davantage, je reste un peu sur ma faim.

    Arnaud

  6. Le grand retour de Zénobie! J’adore Zénobie!
    Personnellement, je penche pour une lance à incendie, mais j’ai une question: est-ce que ça marche aussi quand ce sont des pensées agréables qui nous obsèdent et nous empêchent de nous concentrer, comme quand on est amoureux?

  7. Qu’on se sent bien lorsqu’on arrive à balayer d’un sourire une idée cafardeuse, une réflexion parasite ou une râlerie stérile! Rien de plus facile si on s’en laisse juste la peine.

    Un tit exemple perso: quand je conduis j’ai tendance à faire marcher les réflexes primaires un peu plus vite – (non ne me jetez pas la première pierre ;o) – Du coup ça me pourrit les trajets: « mais quel XXX, comment il conduit! »  » Et cette XXXXXXX non mais elle va pas accélerer » « Mais oh Papy range-toi! »… Bon , parfois c’est dû au retard vers le taf, mais en rentrant chez moi, cela n’est dû à rien de précis… Et pendant que je râle et que je commence à fair un prtrait noir de la société incarnée dans l’automobile et son maniement, je ne voisd pas un lever de soleil ou des couleurs de crépuscule… Je me suis rendu compte qu’en un seul « allez Olivier, la vie est belle, ZEN! » + un défroncement de sourcils = fin des idées parasites et chemin agréable avec les éléments qui permettent qu’il le soit.

    Fredheas, je me suyis rendu compte qu’en expédiant les mauvais petits tracas stériles et choses désagréables AVANT ce qui est profitable et réellement bon pour moi, j’en profite plus…. Mieux vaut ne pas laisser couver le feu ;o)

    Bonne soirée!

  8. La solution qui m’est venue peut sans doute paraître assez ridicule. Je suis très sensible aux odeurs et l’idées qui m’est venue spontanément c’es celle des chaussettes qui puent. Alors je lave mes chaussettes et je met de l’zdoucissant. C’est vraiment étrange parce que je ne fais jamais la lessive, c’est ma compagne qui s’en occupe.

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