Guide de survie aux abrutis: 6 erreurs fatales avec un manipulateur

5 erreurs classiques avec les manipulateurs

 

Face à la manipulation récurrente, nombreuses sont les tentations de recourir à des solutions pour temporiser qui sont de véritables stratégies d’échecs. On n’apprivoise pas ces champignons vénéneux-là. Panorama des fausses bonnes idées relationnelles avec les manipulateurs.

5 erreurs classiques avec les manipulateurs


Manipulation et emprise

A la lecture du Guide de survie aux abrutis vous avez identifié dans votre entourage personnel ou professionnel un énergumène dont les comportements excessivement manipulateurs rendent votre relation sacrément nauséabonde. Le problème, c’est que cette amanite phalloïde de la relation est proche de vous. Et ça génère en vous tout un tas de sentiments confus et contradictoires qui se traduisent par des envies bienveillantes de sauver la relation.

erreurs face à un manipulateurVous avez tout essayé. Vous avez fait preuve d’empathie, vous avez fixé vos limites, fait des demandes assertives, exploré vos émotions… Ayant conscience de votre part de responsabilité dans vos relations, vous avez même fait un max d’introspection pour comprendre comment vous vous y prenez pour obtenir une relation aussi peu satisfaisante. Et rien à faire, en sa présence, vous vous remettez en question, vous vous sentez mal…

Cette personne est vraiment fortiche. Derrière ses airs de gentille fille/gentil garçon à qui on donnerait, en vrac, le bon dieu sans confession, la médaille du mérite ou les palmes académiques, elle parvient à déstabiliser votre estime de vous, à vous faire douter de votre valeur, à vous culpabiliser. En sa présence, vous vous sentez pris(e) au piège de ses exigences, vous avez le sentiment que vous n’avez jamais gain de cause, que vous n’êtes jamais à la hauteur.

Vous êtes sous l’emprise de cette personne toxique, et peut-être même que, l’air de rien, vous en faites toujours un peu plus dans l’espoir de le/la satisfaire, de vous acheter un peu de répit, un peu de paix sociale? Peut-être même que plus cette personne vous dévalorise, plus vous vous acharnez à tenter de lui faire plaisir…

Il est temps de regarder les choses en face: vous êtes en relation avec un manipulateur, un vrai, voire même un magistral, un pathologique. Voici 6 erreurs classiques dans les relations excessivement empreintes de manipulation qui sont autant de stratégies d’échec et de véritables moyens de s’enfermer dans la spirale sans fin de la dévalorisation, de la perte d’estime de soi, des relations pourries, et de vous transformer en agneau à la merci du prédateur.

 

1- Jouer les Sauveurs

Ce manipulateur-là vous est cher, ou encore vous avez l’âme d’une mère Térésa. Bref, vous n’avez qu’une envie, sauver ce manipulateur de lui-même en lui faisant prendre conscience de son mode de fonctionnement et de ses conséquences néfastes, pour ses relations, pour lui, pour vous. Disons-le sans détours, le bel altruisme qui semble vous animer vous fait surtout plonger pieds et poings liés dans les filets de votre manipulateur personnel préféré!

Sachez d’abord que cet altruisme a, comme souvent, la couleur d’un intérêt personnel (pour ne pas dire égoïsme) déguisé en bonnes intentions, destiné à vous éviter l’évidence, qui réclame d’agir concrètement pour lui fixer des limites, voire de sortir de la relation.

Inutile de perdre votre temps et votre énergie à essayer de lui expliquer en long en large et en travers les conséquences de ses actions. Au mieux, il/elle est dans le déni et ne vous entendra pas, au pire il/elle fera preuve d’une mauvaise foi sans limite et n’admettra jamais même la plus flagrante des évidences, y compris au prix de mensonges éhontés.

Dans tous les cas, c’est une impasse énergivore et chronophage.

Comment jouer les sauveurs peut nuire à la recherche d'emploi

 

2- Lui trouver des excuses

Parce que c’est un proche, parce que la supériorité hiérarchique est importante à vos yeux, ou encore parce que vous savez que ses attitudes manipulatoires sont le fruit d’une grande souffrance, vous lui trouvez des excuses.

– “Elle a été élevée comme cela “

– “Ca n’est pas de sa faute, il n’en a pas conscience du mal que ça me fait”

Plus vous lui trouvez des excuses, plus vous lui accordez de pouvoir sur vous en trouvant acceptables des attitudes qui ne le sont pas et qui n’ont qu’un seul objectif: vous mettre sous son emprise.

Inefficace au possible, c’est une méthode qui vous enferme dans une relation empoisonnée qui nie vos besoins.

 

3- Essayer de lutter

Vous espérez que le contrer en prenant à votre tour le pouvoir sur lui, dans une version relationnelle de l’arroseur arrosé, va vous permettre de vous débarrasser de ses agissements? A partir du moment où vous êtes une personne normalement constituée, avec ses simples qualités et défauts, vous ne pourrez jamais gagner contre un vrai manipulateur. Vous ne boxez pas dans la même catégorie. C’est un poids lourd qui écrase tout sur son passage.

Croire que vous parviendrez à lui clouer le bec ou à avoir raison de lui est une façon illusoire de garder de l’espoir de pouvoir maintenir cette relation.

D’autre part, cette volonté de prendre le dessus traduit une fragilité de l’estime de soi qui s’exprime par la tentation de l’égo dominateur, alors qu’il est bien plus productif d’aller renforcer cette estime de soi, ça vous évitera de vous laisser entraîner dans des jeux de pouvoirs sans issue et dévalorisants.

 

4- Laisser faire

De guerre lasse, vous avez fini par vous dire qu’il est plus facile d’accéder à ses demandes, de céder à ses exigences les plus pénibles, d’ignorer ses réflexions dévalorisantes, de le laisser dire, de le laisser faire. Ca vous évite sa colère, ses crises et ça vous permet de passer rapidement à autre chose.

Erreur ultra classique et horriblement coûteuse de la vision à court terme, car à chaque fois que vous cédez, vous gagnez peut-être un peu de repis, mais vous lui accordez surtout un peu plus de pouvoir, vous perdez un peu plus d’autonomie, un peu plus de libre arbitre, vous vous enfermez vous-même dans une prison qui vous laissera exsangue, voire en perte d’identité.

 

5- Croire qu’il ou elle “changera”

L’espoir fait vivre, et dans ce cas-là, il va vous faire vivre dans l’attente chimérique d’un monde meilleur, autorisé aux autres, inaccessible pour vous.

Rappelons-nous d’un principe philosophico-psychologique de base: “quand on est con, on est con”. Peut-être qu’un jour votre abruti personnel aura une prise de conscience qui le propulsera dans la salle d’attente d’un psy et qu’il gagnera petit à petit en estime de lui ce qu’il perdra en volonté de dominer, de contrôler, de posséder. Peut-être. Mais en tant que manipulateur de haut vol, c’est tellement peu probable que parier là-dessus, c’est un peu comme compter sur l’Euromillion pour avoir un revenu.

Cet espoir passif est le meilleur moyen de vous abandonner à la perte d’autonomie et d’estime de soi.

 

Une seule solution: sortir de la relation

On ne le répétera jamais assez: il n’existe qu’une seule et unique solution face à la manipulation excessive, narcissique ou perverse: sortir de la relation.

Si peu satisfaisante que cette solution puisse paraître lorsque la relation est empreinte de sentiments, il est indispensable de prendre conscience que le manipulateur/la manipulatrice de haut vol est un prédateur sans limites qui n’a pas de sentiments réels pour vous, autres que la volonté de vous posséder, de vous contrôler, non pas parce qu’il s’intéresse à vous, mais parce qu’il trouve intéressant de jouer à ça. Même s’il/elle vous tient tout un tas de discours dégoulinants de guimauve, en particulier lorsque vous ruez dans les brancards.

Sortir de la relation peut etre indispensable pour regagner en bien etre en estime de soi

 

Le cas des relations obligatoires

Les seules relations obligatoires sont les relations professionnelles: parfois, nous ne choisissons pas avec qui nous travaillons. Etre en relation professionnelle avec un collègue/supérieur manipulateur est un cas particulier qui fera l’objet d’un billet complet dans un futur proche…

Les relations familiales ne sont en aucun cas obligatoires et nous pouvons y mettre un terme comme pour n’importe quelle relation sentimentale ou amicale. C’est simplement un peu plus difficile en raison de la culpabilisation de la morale sociale. Mais aucune convention, aucune morale ne mérite que vous perdiez autant de vous-même entre les griffes d’un abruti.

 

Vous êtes victime de manipulation?

Lorsque l’on a été la proie d’un manipulateur de type narcissique ou pervers,la reconstruction de soi, de son autonomie et de son indépendance affective est une étape essentielle, qui est du domaine de la psy. Le coaching n’est pas une réponse adéquate à ce type de prédation relationnelle.

Le coaching peut intervenir bien plus tard, une fois le travail de reconstruction achevé, pour développer l’affirmation de soi qui va renforcer les ressources et s’éviter de tomber à nouveau dans la manipulation. En revanche, il ne peut en aucun cas être une réponse à la détresse émotionnelle et identitaire d’une personne victime de manipulation perverse.

 

 

 

 

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68 Comments

  • vangauguin dit :

    D’accord à 99% avec ce billet, j’ai fait l’expérience très récemment, durant 2 ans, de ce type de personnage; fascinant, et destructeur à la fois.

    Le conseil final est “courage, fuyons”, et mon tempérament n’est pas de ce genre.

    Finalement, j’ai poussé l’autre à aller trop loin dans sa provoc, son mépris, se prendre à son propre jeu de surenchère, quand plus rien n’était sauvable. Ca permet de sortir de ce genre de relation la tête haute, c-à-d sans fierté mais sans honte non plus.

    Cordialement

    Frédéric/ “Vangauguin”/ http://avatarzen.blogspot.com/

  • Lutensy dit :

    Un grand merci pour cet article.
    J’ai été confrontée à ce type de personne dans le cadre personnel. Après 2 ans d’épuisement psychique/physique, de perte de confiance en moi, de sempiternelles remises en question et de fausses croyances en la capacité de changement de l’autre, j’ai fini par comprendre :
    – à qui j’avais à faire;
    – l’urgence de quitter cette relation toxique pour moi.
    En effet, la rupture définitive est la seule solution, en ce qu’elle permet d’envoyer un signal fort à l’autre …”tu ne rentres plus chez moi et tu ne piétines plus mon jardin”.
    Je m’attèle à chérir et faire fleurir ce jardin tout les jours depuis cette rupture et je dois dire que je m’en sors plutôt bien !
    Et mon estime de moi … je ne vous raconte pas !

  • 962c l dit :

    Juste une question comme çà : pourquoi parler de “6 erreurs” dans le titre et n’en décrire que 5 dans le corps du texte ? (1,2,3,5,6) ?

  • sahaya dit :

    Je lis votre artcle et j’ai comme une impression de déjà vu! Pourquoi trouve t on toujours des circonstances atténuantes à l’autre? Trop d’empathie …

    Je me remets en question, je savais ma difficulté a faire confiance en l’autre … la défiance. Qui peut donner donner les cles de la confiance, n’est ce pas l’autre?

    Les crises par manque de dialogue, je me perds. Je m’en rends compte que je dois tirer un trait au risque de me noyer. ce n’est pas la 1er fois. La séparation, mais surtout l’éloignement est l’unique solution.

    j’ai commencer une peinture … une cage avec des oiseaux à l’extérieur les portes sont ouverte.

    Merci pour votre article, je vous lis souvent.

     

  • Séverine dit :

    Ton article fait bien le résumé de ce qu’il ne faut pas faire et en le lisant, je constate tout le chemin que j’ai parcouru depuis le moment où j’étais sous l’emprise totale de mon ex-mari. J’ai compris que le fait de s’écraser est vraiment très mauvais pour l’estime de soi et j’arrive de mieux en mieux à répondre aux attaques qu’il ne cesse d’avoir envers moi. J’ai récemment constaté que je me sens désormais capable de l’affronter autrement que par écrit et même si cela me demande un effort supplémentaire par rapport à un mail, j’en retire du positif en estime  de moi. Et je sais très bien que je le fais juste pour moi car je suis bien sûr persuadée que toutes les discussions que je pourrais avoir avec lui sont stériles et qu’il n’aura pas l’intelligence de se remettre en cause un jour.  En tout cas, je suis persuadée que ma psy m’aide beaucoup pour aller encore plus loin actuellement, mais tu as été d’un soutien extraordinaire pour toute la période après la séparation et jusqu’à encore il y a peu de temps…Alors, j’en profite pour te dire encore une fois MERCI !

  • frdz l dit :

    Bonjour,

    Très interressant, une fois de plus cet article permets de donner un sens a des comportements dont nous ne sommes pas certains de ce qu’il sont vraiment.

    Je sors d’une relation amical ou j’ai pris moi même l’initiative de mettre fin radicalement à la relation, le problème principal à mon sens est d’itentifier avec certitude que l’autre est un manipulateur, quelqu’un qui manit le verbe avec aisance peut facilement vous désorienté. j’ai tenté donc d’analyser l’ensemble de la relation que nous avons eu et j’en ai conclus qu’il manipulait (derriere cela se cache plusieurs facette comportementale et des mecanismes complexe de jeux sournois) ma difficulté à été de me demander si ce n’était pas moi qui avait tellement ruminé que je m’inventais ces manipulations. De plus je me suis dit également qu’en étant capable de comprendre ces manipulations, je devais également être un manipulateur. des fait concrets m’ont permis de mettre fin à la relation mais je ne suis pas certain que mon interlocuteur ai vraiment compris ce que j’avais perçu. c’est complexe mais je me sens plus en accord avec moi meme aujourd’hui.

     

  • Ici dit :

    Même si ce n’est pas une solution, c’est très tentant… d’en venir aux mains.
    As-t-on des retours d’expérience de personnes qui sont parvenues à de telles extrêmités ?

    • Sylvaine Pascual dit :

      En venir aux mains, c’est clairement la solution d’échec de celui qui n’a pas réussi à reprendre le pouvoir dans la relation, et qui donc voudrait bien prendre le pouvoir, c’est à dire répondre à la manipulation par une manipulation plus forte. En viennent aux mains ceux qui n’arrivent pas à régler la situation, c’est donc une réaction de victime qui voudrait devenir persécuteur pour pouvoir se regarder dans la glace. Si c’est tentant, alors il vaut mieux se poser la question de ce qu’on arrive pas à affirmer et comment lâcher prise dessus et dans la relation;)

  • cécile dit :

    Bonjour, Cet article est très bien écris, et j’ai eut la surprise de découvrir de manière claire et explicite ce jeu de manipulation que j’ai moi même joué (car nous sommes victimes, mais acteurs de ce qui se joue malgré tout) et subit. Ce genre d’explications permettent de mettre du sens, et d’accepter ce qui semblait avant inacceptable : rien ne changera, courage, fuyons ! merci pour ces écris et ces témoignages

    • Sylvaine Pascual dit :

      Merci Cécile et chapeau pour ce témoignage sans complaisance : nous avons beaucoup trop tendance à croire que nous sommes les banches colombes vertueuses de nos relations, alors que nous acceptons tous de jouer ces jeux de pouvoir. Accepter de regarder sa propre part de responsabilité est une grande force^^

      • mart dit :

        comment cela nous “acceptons” ??? je ne comprends pas très bien ….
        personnellement, en couple depuis 25 ans avec un pervers, je ne m’en suis réellement aperçue qu’il n’y a peu !
        et croyez-moi, je n’ai rien accepté dutout !
        aujourd’hui en instance de divorce je ne regrette qu’une chose, ne pas m’en être aperçue plus tôt !
        je viens de perdre 1/4 de siècle à ses côtés !

        • Sylvaine Pascual dit :

          Bonjour Mart,

          Vous n’êtes pas dans la catégorie des gens qui acceptent puisque suite à la découverte de sa nature, vous êtes en instance de divorce;))
          D’ailleurs Je vous en félicite, car sortir des griffes d’un manipulateur n’est pas facile!
          Bon courage à vous

  • Jen dit :

    Ca fait un mois maintenant que je n’ai plus de nouvelles de mon “ami/sexfriend?” manipulateur. Je me suis rendue compte plus tard que c’en etait bien un !
    Je pensais voir en lui une personne sensible, blessee, c’etait quelqu’un de tres seul, je suis allee vers lui malgre ma naivete et ma gentillesse excessive…Tout ce que j’ai eu au bout de 2 ans presque c’est :
    Perte de confiance en soi, rabaissement quotidien en me disant “mais tu n’accepte jamais la critique ! Tu es une gamine”, il m’eloignait de mon entourage en disant vouloir m’aider pour ne plus me faire marcher dessus, lors des disputes, je me sentais toujours coupable, je m’excusais tout le temps en essayant de mieux faire la prochaine fois, mais tout ce que je faisais…etait tout le temps mauvais, ce n’etait pas assez bien, il disait qu’il m’aimait…des belles paroles a la poubelle, oui !

    C’est moi qui est coupe court a la liaison, j’en pouvais plus…!
    Il m’arrive parfois de regretter de l’avoir rejette, car ce n’est pas dans ma nature de faire ….mais il le fallait, c’etait la seule solution !

    En tout les cas, grace a lui, j’ai pu me rendre compte qu’il n’etait pas indispensable a ma vie, je me sens mais…vraiment BIEN ! Je me retrouve enfin ! J’ai confiance en moi a nouveau !!! J’ai envie d’appendre, de decouvrir, de faire beaucoup de choses 🙂 !

    Ps: desolee, j’ecris sur un clavier qwerty, il n’y a pas d’accent…

    • Sylvaine Pascual dit :

      D’abord bravo d’avoir pris conscience de l’inacceptable de la situation, et aussi d’avoir mis un terme à cette relation, ce qui n’est pas toujours simple tant l’emprise d’un manipulateur peut être forte.
      Après cette sinistre expérience, vous serez en mesure de reconnaître les signes de la manipulation et de ne plus retomber dedans. Avec cette confiance retrouvée vous allez aussi pouvoir être à nouveau vous-même et apprendre et découvrir toutes ces choses qui vous font envie!
      Je vous souhaite une belle nouvelle vie, Jen;)

    • spider dit :

      Merci pour ton témoignage. Moi aussi je me suis culpabilisée d’avoir été lâche et de ne pas lui avoir dit clairement que c’était fini. C’était la seule solution quoi que je dise, de toute façon il aurait eu le dernier mot, c’est de ma faute, pas la sienne, ne se remet jamais en question, c’est lui le meilleur, c’est fait ce que je dis, pas ce que fais. Il m’a fait une crise de jalousie à la limite de la parano, parce que je discutais avec un ami sur facebook. Je ne supporte pas qu’on puisse me fliquer. Il est resté des semaines entière sans prendre de mes nouvelles et à chaque c’était parce qu’il avait envie “lui” peu importe de ce que j’avais envie “moi”. Mon tort a été de tout lui céder. Son dernier mail fut de me dire que je n’avais pas de couilles pour lui répondre alors que je lui avais expliqué que je n’allais pas m’inventer des histoires qui n’existaient pas !!
      Maintenant je me rends compte qu’il n’était pas indispensable à ma vie et pendant que je perdais du temps avec ce manipulateur, je suis passée à côté de beaucoup mieux, que je ne méritais pas ça ou que lui ne me méritait pas !
      je vais beaucoup mieux, je commence à retrouver ma personnalité que j’avais perdue. Je m’intéresse à d’autres gens, qui me voient pour ce que je suis et non pas pour ce qu’ils veulent que je sois. Ce monsieur si parfait n’est plus le centre du monde avec ces moi je, moi je insupportables !

  • Je voudrais faire un constat simple. Au sens où tu l’entends tout le monde est manipulateur. Que la personne qui est arrivé à faire fléchir un enfant pour lui faire manger quelque chose qu’il déteste, en lui promettant une récompense derrière, me démente, pour voir !
    Je le vois avec les handicapés mentaux graves pour lesquels je travaille. Un exemple. Tel homme n’a pas d’autonomie. Il ne parle pas. Il ne sait faire seul que deux choses : marcher, et manger ce qu’on lui sert. N’empêche qu’il sait très bien se débrouiller pour que la nouvelle collègue, novice et sensible, le fasse manger à la cuillère comme un bébé…. et on s’est tous fait “avoir” à un moment ou un autre.
    Un manipulateur, pour moi, c’est cela. C’est quelqu’un qui exploite la sensibilité d’autrui, ou son infantilisme, pour parvenir à ses fins. Il vient donc que s’il y a des manipulateurs – avec des conséquences parfois très graves pour ceux qui les entourent en terme de souffrance morale-, il y a des gens plus faciles à manipuler que d’autre.
    Être ou plutôt devenir adulte, c’est savoir dépasser cette souffrance pour justement ne plus être manipulé.
    Qu’en dis-tu ?

    • Sylvaine Pascual dit :

      Bonjour Brice,
      En effet, nous sommes tous manipulateurs! La plupart des manipulations ordinaires, comme celle que tu décris de la part du handicapé qui sait se débrouiller pour que la nouvelle le fasse manger à la cuillère, sont anodines, au sens où elles n’ont pas de conséquences graves, elles ne portent pas atteinte à l’intégrité d’autrui.
      Nos sensibilités (et les souffrances potentielles qui vont avec), en particulier lorsque nous avons des comportements victime ou sauveur, facilitent grandement le travail de manipulation des victimes, sauveurs ou persécuteurs qui nous entourent! Plus l’ampleur de ces rôles relationnels est forte, plus nous sommes susceptibles de nous laisser manipuler. Ce qui revient à dire qu’en effet, devenir adulte, c’est savoir dépasser la souffrance du besoin de reconnaissance pour ne plus être manipulé et ne plus manipuler. Et la cerise sur le gâteau, c’est que c’est à ce moment-là que la véritable reconnaissance de la part d’autrui peut s’exprimer.
      Voir: ebook gratuit: le triangle de Karpman, sortir des rôles relationnels

      • vireloup dit :

        Merci beaucoup pour ta réponse. elle est sensée et claire, comme du reste l’article auquel j’ai donné suite.

  • LeLapin dit :

    Dommage de ne jamais parler du fond, et d’être si en dents de scie sur les problématiques du harcèlement moral. Je conseille plutôt d’aller aux bonnes sources comme toute l’oeuvre de Marie-France Hirigoyen qui est celle qui a commencé à en parler il y a bien 20 ans et l’écrit depuis plus de 10 ans.

    • Sylvaine Pascual dit :

      Je vous réponds par quelques questions, car je ne suis pas certaine de comprendre votre commentaire:
      Ce serait quoi, parler du fond?
      C’est quoi, précisément “être en dents de scie” dans cet article?
      D’autre part, cet article concerne la manipulation qui n’est que l’un des aspects possible du harcèlement moral.
      Enfin, il est exact que Marie-France Hirigoyen est une référence en matière de harcèlement moral, d’ailleurs je la cite dans mon billet … sur le harcèlement moral;)

  • Marine dit :

    Article explicite et réactions éclairantes s’il en est. J’ai moi-même envisagé le lâcher prise avec un gendre manipulateur de haut vol, après avoir consulté le maximum de sujets – lesquels ont confirmé les doutes que j’avais depuis longtemps sans rien dire jusqu’à un différend inévitable il y a un an et demi, où son seul recours – en place et lieu d’un dialogue qui s’est avéré stérile – a été l’intimidation et les menaces physiques avec bien sûr de fausses périodes de radoucissement de sa part entre deux qui ne font plus illusion, émaillées de nouveaux mensonges et d’une mémoire sélective de sa part. Ma fille, sous emprise ou de par son libre arbitre, voire par confort personnel, le soutient et le considère simplement comme “atypique”, puisqu’ils réussissent très bien en affaires tous les 2, ce qui pour elle semble justifier tout le reste. Lâcher prise d’autant plus impossible qu’il y a en jeu 2 petites filles (7 et 2 ans) qu’à terme, même s’il les adore et réciproquement il risque de détruire, comme toutes les relations amicales, familiales et professionnelles qui avaient vu clair. Au nom d’une fausse harmonie familiale, on ne peut décidément pas tout laisser faire, ce qui revient à de la non assistance à personnes en danger. Il a su “accaparer” notre temps, nos sentiments, notre énergie etc… mais il nous reste encore, à mon mari, leur première cible, et à moi la deuxième cible dès que j’ai osé m’exprimer ouvertement, assez de bon sens et de ressort pour ne pas laisser un fiasco familial s’aggraver. Les autres “rejetés” ont décidé avec beaucoup d’amertume de laisser tomber . notre but n’est pas un rapport de forces avec lui -auquel nous sommes prêts s’il fallait en arriver là- mais pour mes petits enfants, quoi qu’on en dise et malgré les apparences trompeuses, bel et bien en danger.

    • Sylvaine Pascual dit :

      Bonjour Marine,

      Merci de votre témoignage qui apporte un élément essentiel, et peu abordé, quand on a affaire à un manipulateur:
      La difficulté des émotions ressenties face à des personnes que nous aimons et qui sont les victimes, consentantes ou inconscientes, de manipulation. Il est extrêmement difficile de démontrer la manipulation à quelqu’un qui ne veut pas la voir, et se trouver impuissant(e) à agir pour sortir nos proches des griffes d’un manipulateur est terriblement inconfortable. Les proches de la victime de manipulation deviennent les victimes collatérales de la manipulation.

  • Ben dit :

    Vous dites que les relations familiales ne sont pas obligatoire. Comment faire dès lors, lorsque suite à un divorce des enfants sont en jeux et obligent donc de devoir encore fréquenter un manipulateur pour gérer les gardes et autres problème pratique inhérents ?

    • Sylvaine Pascual dit :

      C’est l’un des cas relationnels les plus problématiques. Je ne peux que vous encourager à limiter au maximum les interactions, à vous en tenir systématiquement au jugement concernant les gardes, à éviter les erreurs mentionnées ci-dessus et à vous faire accompagner par un psy spécialiste de la manipulation, qui sera à même de vous aider à ne pas tomber dans les pièges du manipulateur en question.
      Bon courage, Ben:)

  • KERBIRIOU ALBANE dit :

    MERCI POUR CET ARTICLE!JE VAIS LE LIRE A CHAQUE FOIS QUE JE REDECOMPENSERAI PAR NOSTALGIE..J’AI ENCORE(!)DES SENTIMENTS MAIS CETTE RUPTURE EST ENFIN LA BONNE,J’AURAI MIS UNE ANNEE A LE QUITTER DEFINITIVEMENT….APRES UNE LENTE DESCENTE DE 2 ANS PHYSIQUE ET PSYCHOLOGIQUE.C’EST DUR MAIS NECESSAIRE POUR MON BIEN ETRE.MERCI ENCORE

    • Sylvaine Pascual dit :

      Bravo d’avoir réussi cette rupture définitive!
      Et tous mes voeux de bon débarras et de recréation d’une vie relationnelle saine et réjouissante vous accompagnent:)

  • Christelle dit :

    C’est épouvantable de vivre dans cette situation. Je suis mariée avec un manipulateur.
    – J’ai essayé de lui faire comprendre des choses, j’ai dépensé énormément d’énergie, lui est dans le déni ou de mauvaise foi !
    – Je lui ai trouvé des excuses : ce n’est pas sa faute, son éducation n’a pas été bonne !
    – J’ai essayé de lutter …
    – J’ai cru qu’il allait changer …
    – et maintenant, je suis au stade du laisser faire … par manque d’énergie, par épuisement … Je n’en peux plus tout simplement …
    L’idéal serait la rupture … encore faut il le pouvoir … (lui a un salaire, moi pas …) J’ai l’impression d’être en prison … Je rêve de liberté, de paix, de vivre tout simplement … car là je survis …Je ne suis plus moi même …
    J’ai peur de l’avenir …

    • Sylvaine Pascual dit :

      Pour vous aussi Christelle, l’aide d’un psy spécialisé sera précieuse, elle vous permettra de faire le point sur ce qui sera bon pour vous et de le mettre en oeuvre. Je vous souhaite plein de courage!

  • Marie dit :

    Bonsoir ,

    Ma vie est un enfer depuis bientôt presque 2 ans que je suis ou plutôt étais avec un pervers narcissique manipulateur .
    J ai été humiliée , frappée , salie ..et j en passe .
    Aujourd’hui je suis enceinte ( il souhaitait cette enfant !) et il est parti en me disant que je lui avais fait enfant dans le dos .
    Cette homme me fait passer pour une folle hystérique auprès de son entourage qui ne me connait pas .
    Auprès de celui-ci il est d ailleurs considéré comme une très bonne personne .
    J ai ce sentiment d injustice, je n ai pas eu le plaisir de le quitter , il m a quitté et est heureux alors que je suis enceinte et dévastée .
    Il m a escroqué de plus de 15000 euros , cette personne qui soi disant gagnait si bien sa vie m a dépouillée de toutes mes économies alors que je suis au chômage. Il avait jure que jamais il ne me laisserait sans me rembourser et que jamais il n oublierai mon geste .
    Pardonner non mais passer le plus vite à autre chose oui mais comment !?
    Jusqu à présent j ai voulu partir des dizaines de fois et suis toujours revenue vers lui . Aujourd’hui il jubile et me demande de ne plus le harceler de mes SMS qui ne demandaient que des réponses sur le remboursement de sa dette .
    Il m a éloigné de tous mes amis moi qui avais une vie sociale active , je suis seule et désemparée .
    Je ne m en veux pas d avoir été naïve car il faut le vivre pour comprendre .

    • nina dit :

      Bonjour Marie,

      je me retrouve dans votre récit, je vie avec un manipulateur, depuis 10 ans, nous habitons ensemble depuis 7 ans , j’ai découvert il y a 2 mois qu’il était manipulateur, à la suite d’une infidélité, (une parmis tant d’autres que j’ignore) j’ai vraiment cru en l’amour, je ne sais plus si je dois parler au passé ou au présent… tout le temps de notre relation, je l’ai dépanné financièrement, de petites sommes au sommes exhorbitantes, j’en suis au moins à plus de 40 milles euros.. sans compte celle qui me “volait”, car j’appelle cela du vol, lorsqu’il utilisait ma carte sans que je sois au courrant….jusqu’au jour où la banque me téléphone.. découvert énorme ! quel choc ! travailler des années, je suis courageuse, je ne suis pas une assoiffée d’argent comme lui, je vis modestement.. je n’ai plus rien pour partir, lui est parti en vacances, et j’appréhende son retour.. je ne dors plus, je surveille la porte d’entrée, il avait une double vie, pendant 2 ans, et moi je continuais de l’aider : mais quelle honte ! il n a pas d’amour, pas d’empathie, faire croire à sa maitresse qu’il l’aime, que moi il ne m’aimait plus, et pouvoir établir une confiance, jusqu’à ce qu’elle tombe dans le piège de lui préter 5 milles euros.. qu’elle ne reverra jamais, comme je ne reverrais jamais le mien.. son but, établir des relations pour soutirer de l’argent, pour reproduire avec d’autre ce qu’il a fait avec moi ! je n’ai pas d’appartement, je suis chez lui ! je n’ai rien après tant d’année de travail,
      J’ai cerné ce personnage, je ne ressens plus vraiment d’amour, ou plutot j’évite de penser à son côté gentil, car sa fausse gentillesse n’était que de l’intéret ! il m’a détruit, psychologiquement, moralement ! pour l’intant je vie un jour après l’autre, ne parvenant pas à me projeter plus loin, car sans argent… où aller ?

  • Marie dit :

    Bonsoir ,

    Ma vie est un enfer depuis bientôt presque 2 ans que je suis ou plutôt étais avec un pervers narcissique manipulateur .
    J ai été humiliée , frappée , salie ..et j en passe .
    Aujourd’hui je suis enceinte ( il souhaitait cette enfant !) et il est parti en me disant que je lui avais fait enfant dans le dos .
    Cette homme me fait passer pour une folle hystérique auprès de son entourage qui ne me connait pas .
    Auprès de celui-ci il est d ailleurs considéré comme une très bonne personne .
    J ai ce sentiment d injustice, je n ai pas eu le plaisir de le quitter , il m a quitté et est heureux alors que je suis enceinte et dévastée .
    Il m a escroqué de plus de 15000 euros , cette personne qui soi disant gagnait si bien sa vie m a dépouillée de toutes mes économies alors que je suis au chômage. Il avait jure que jamais il ne me laisserait sans me rembourser et que jamais il n oublierai mon geste .
    Pardonner non mais passer le plus vite à autre chose oui mais comment !?
    Jusqu à présent j ai voulu partir des dizaines de fois et suis toujours revenue vers lui . Aujourd’hui il jubile et me demande de ne plus le harceler de mes SMS qui ne demandaient que des réponses sur le remboursement de sa dette .
    Il m a éloigné de tous mes amis moi qui avais une vie sociale active , je suis seule et désemparée .
    Je ne m en veux pas d avoir été naïve car il faut le vivre pour comprendre .

    • Sylvaine Pascual dit :

      Bonjour Marie,
      Je vous encourage à vous faire aider par un psy spécialisé d’une part, afin de vous reconstruire, et par un avocat d’autre part, qui pourra vous conseiller sur la marche à suivre concernant l’argent qu’il vous doit.
      Je vous souhaite beaucoup de courage:)

  • Astya dit :

    Bonjour,
    j’ai une interrogation sur ce “style” de comportement : une personne proche a tout à fait ce comportement envers moi, et d’autres. Cette personne est diagnostiquée “bipolaire”. Je cherche de l’aide, mais pour l’instant, son médecin, l’association que j’ai contactée, ont surtout un discours “faut être gentil”, “faut être aidant”… Et tous prétendent que tout va bien tant qu’elle prend ses médicaments. La personne (qui est âgée) prétend être autonome, mais en fait c’est moi qui fait tout. J’essaie de poser des limites et de mettre un peu de distance; j’essaie aussi de mettre en place des aides extérieures. Mais les institutions et administrations ne sont pas très au point sur ce problème : soit c’est pour les gens âgés, soit c’est pour les gens malades mentaux.
    Bref, j’en viens à me demander s’il ne faudrait pas que je consulte pour moi : je voudrais (dans l’idéal) être libérée de l’emprise, être soulagée des contraintes quotidiennes, que la personne puisse parler à quelqu’un d’autre, et pouvoir aller la voir de temps en temps, sans contrainte.
    Donc ma question : j’ai l’impression que tant que l’on parle de la facette “pervers manipulateur” (c’est la personne manipulée qui consulte) le conseil des psy est toujours : rompez la relation; à partir du moment ou l’on parle “troubles bipolaires” (c’est la personne manipulatrice qui consulte, souvent dans un moment dépressif) le conseil des psy devient : il faut l’aider. Mais on ne sait même pas comment l’aider et si on en est capable.

    Merci pour votre site très intéressant, et pour votre humour très “re-dynamisant”

    • Sylvaine Pascual dit :

      Bonjour Astya,
      Vous posez ici une question très intéressante, qui est celle des limites que l’on se fixe à soi-même, face à une personne diagnostiquée, par exemple, bipolaire, mais c’est aussi valable pour n’importe quelle maladie, car une personne qui souffre peut, potentiellement, s’en prendre à son entourage, sans pour autant s’en rendre vraiment compte.
      Peut-être que lorsqu’on est en contact avec et qu’on se sent mal à l’aise dans la relation, il est utile en effet de voir un psy pour apprendre à se positionner face aux éventuels comportements problématiques, d’apprendre à fixer des limites qui tiennent compte à la fois de ce qui est supportable pour soi et de la pathologie.
      D’autre part, le bipolaire n’a rien à voir avec le manipulateur pervers, avec qui rien ne fonctionne. Cependant savoir comment aider n’est pas évident, distinguer le besoin réel de la petite manipulation non plus, mais le travail avec le psy peut certainement permettre cet apprentissage.

      • Astya dit :

        Merci pour votre réponse.
        Quand vous dites que rien ne fonctionne avec le manipulateur pervers, vous parlez des médicaments ? En effet les médicaments permettent de lisser le comportement bizarre, mais le comportement manipulateur reste.
        On n’apprend pas suffisamment ces choses pendant la scolarité, je crois : on se retrouve très démuni dans ces situations.
        Merci encore pour vos conseils : je me suis inscrite à un groupe animé par un psy, j’espère y trouver des réponses.

        • Sylvaine Pascual dit :

          Bonjour Astya
          N’étant pas médecin, je ne parle pas des médicaments, mais bien des comportements visant à déjouer la manipulation. Ces comportements marchent avec les petites manipulations ordinaires faites par des gens ordinaires, pas avec les manipulateurs pervers.
          Bravo pur l’inscription au groupe, j’espère qu’il vous apportera tout ce dont vous avez besoin:)

  • Nath dit :

    bonjour!je découvre votre site très intéressant!après avoir lu les témoignages je me lance dans l’écrit moi aussi!je me suis séparée de mon mari PN cela fait 2 ans et demi et la reconstruction est très difficile!j’ai beaucoup appris et je me rends compte de cette manipulation quotidienne mais encore aujourd’hui il me manipule et je retombe dans des doutes et un état physique très détruit!la culpabilisation est terrible et je n’arrive pas à sortir de cette emprise!combien de temps faut-il ? j’ai l’impression que je n’y arriverais jamais!je me sens piégée à vie…merci

    • Sylvaine Pascual dit :

      Pour vous aussi, Nath, la reconstruction et sortir du piège passe certainement pas un travail psy.
      Vous avez déjà beaucoup appris, vous allez apprendre encore bien davantage, et en particulier comment éviter de (re)tomber dans le piège. Bon courage;)

  • The Entertainer dit :

    Bonjour et merci beaucoup pour votre article.

    Je me suis rendu compte, il y a deux ans de cela, que j’avais été magistralement manipulé par mon, aujourd’hui, ex-femme.
    Le déclic s’est produit à l’époque où j’ai reconnu dans son comportement les mêmes mécanismes utilisés par mes patrons (eux aussi ex) qui me payaient au lance-pierre sous couverts de justifications scabreuses telles que “tu n’es pas assez autonome” alors qu’ils me donnaient de plus en plus de responsabilités (gestion de clients francophones et anglophones par exemple).

    Nous nous étions rencontré à une période de ma vie où j’étais en plein doute existentiel. Au début, tout semblait se passer pour le mieux. Nous étions, je le pensais, sur la même longueur d’ondes. Suite à la naissance de notre premier enfant son comportement a changé. Petit à petit, je me suis rendu compte qu’elle m’avait convaincu que ma manière de fonctionner était bancale et qu’elle était “seule à porter la croix” alors que j’étais le seul à assumer financièrement et que je m’en occupais dès que j’étais là (soir et week-end).
    Elle passait de reproches à justifications, aux “caresses dans le sens du poil” usant à loisir de la culpabilité ou de ma gentillesse pour obtenir ce qu’elle voulait ou se déresponsabiliser d’une situation devenant gênante. Je m’étais éloigné de mes amis, ne connaissait aucun des siens. Mes seules fréquentations étant mes collègues de bureaux et les “amis” qu’elle invitait à la maison (en fait des personnes qu’elle utilisait pour satisfaire ses besoins immédiats – garde d’enfant, aide financière principalement).

    Elle m’a poussé à demander le divorce en jouant un petit jeu de “je ne vais pas bien; je veux sauver notre couple mais je n’ai pas envie de faire d’efforts”. A chaque solution apportée, elle trouvait une faille pour justifier le fait qu’elle n’aie pas envie de s’impliquer dans une démarche de reconstruction de notre couple mais sans jamais prononcer le mot “divorce”.

    J’ai fini par lui demander si elle voulait divorcer malgré nos enfants (je pense que ce choix était le bon ne serait-ce que pour les enfants). Cette annonce l’a rendue plus heureuse que jamais. Bizarrement, elle le fut beaucoup moins lorsqu’elle s’est rendue compte que je voulais également m’éloigner d’elle : dénigrement, accusation d’abandon, apitoiement sur son sort, dévalorisation.

    J’ai quand même réussi à partir.
    Mais malheureusement, elle a trouvé un autre moyen de me culpabiliser et de me rabaisser. Ne voulant pas pénaliser le train de vie des enfants suite au divorce, j’ai concédé à des dépenses supplémentaires à la pension alors que notre mariage m’avait déjà presque ruiné (j’ai même dû racheter mon assurance vie pour combler mon déficit). Aujourd’hui, elle me reproche le fait de ne pas pouvoir visiter mes enfants comme prévu dans le contrat de divorce. Me renvoie ses petits bobos de santé à la figure dès que je répond à son “ça va” et utilise les enfants comme prétexte pour me convaincre que me rapprocher géographiquement serait la meilleure solution.

    Alors que je pensais avoir passé un cap face à ses attaques, je me rends compte que malgré la distance, j’appréhende ses réactions dans toutes les décisions que je dois prendre. Je tente de reconstruire ma vie avec une autre. Celle-ci sera amenée à quitter le pays définitivement dans quelques mois pour raisons professionnelles.
    Je suis partagé entre la peur de ses représailles (manipulation / rétention des enfants) et l’amour que je porte à ma nouvelle compagne.

    Un conseil : restez sur vos gardes ! Avoir des enfants avec une manipulatrice, c’est la plaie.

    Tout cela m’amène tout de même à une question.
    Vous dites “Les relations familiales ne sont en aucun cas obligatoires et nous pouvons y mettre un terme comme pour n’importe quelle relation sentimentale ou amicale.”. Ce avec quoi je suis tout à fait d’accord. Mais, comment faire dans le cas où l’on est forcé d’entretenir une relation cordiale avec la mère de ses enfants ?

    • Sylvaine Pascual dit :

      Bonjour et merci pour ce témoignage plein d’enseignements:)
      Et vous avez raison: avoir des enfants avec un manipulateur/une manipulatrice est une plaie, puisque cela rend le contact incontournable.
      Je crois qu’il est essentiel de s’en tenir à de simples contacts (plutôt que d’espérer une relation cordiale), des contacts qui restent ultra factuels et neutres émotionnellement (du moins de votre part). Vous faire conseiller sur l’attitude à adopter par un spécialiste me paraît une bonne idée, en particulier pour mettre un terme à son influence (ne plus craindre ses réactions) et pour préserver votre nouvelle relation. Bon courage:)

  • Sandrine Bossard dit :

    Il y a un cas de relations ‘familiales’ obligatoires dans le cas d’un divorce et qu’un parent manipule l’autre et l’enfant en utilisant l’enfant bien sur.
    Mon cas aujourd’hui ou je ne sais plus s’il me manipule ou si je suis paranoiaque,ou je perds quelque soit mon choix mais je suis sure que je vais ‘payer’ si je refuse sa demande. Et ou il dit aussi a l’enfant que sa mere la manipule entre autre en face de moi! Et qu’est ce que je fais: rien!!!
    Je n’en peux plus. Il est temps de stopper tout ca. Pardon mon enfant.

    • Sylvaine Pascual dit :

      C’est effectivement le seul cas de relations familiales obligatoires, et il est particulièrement difficile et douloureux. N’hésitez pas à vous adresser à un psy spécialisé qui vous aidera à y voir plus clair et à déterminer la marche à suivre. Bon courage Sandrine:)

  • Anonyme dit :

    Bonjour,

    D’abord merci pour votre article et vos conseils; ensuite, j’ai une question concernant les relations familiales; que faire qd il s’agit de son enfant, victime d’un(e) manipulateur/trice? en tant que parent responsable, je ne peux raisonnablement pas me résoudre à rompre avec mon fils … et son frère non plus … avec mon ex-mari, le père de mes enfants, sa femme et mon mari (donc, toute la famille) nous sommes très inquiets et ne savons que faire ni comment … nous ne voulons surtout pas perdre le contact avec notre fils, même ténu (car il le devient de plus en plus); nous le voyons déjà dépérir sans rien pouvoir faire … si vous avez des conseils, je suis preneuse, merci!

    • Sylvaine Pascual dit :

      Bonjour,
      Effectivement, la question n’est pas de rompre avec votre fils, d’autant qu’il n’est pas manipulateur, mais victime, et qu’il risque d’avoir beaucoup besoin de vous lorsqu’il ouvrira les yeux.
      N’étant pas psy, il est illégitime pour moi de vous donner des conseils directs sur cette situation, en revanche je vous encourage à vous rapprocher des associations/psys spécialisés qui pourront vous conseiller sur l’attitude à adopter d’une part, et comment gérer cette situation émotionnellement d’autre part, car le sentiment d’impuissance peut être très furstrant.
      SOS pervers
      Pervers narcissiques

  • Nono dit :

    On peut parfaitement entretenir une relation avec un ou une perverse narcissique sans tomber dans ses panneaux. Il faut en effet savoir quand arrêter la relation . J’ai vécu quelques mois avec une perverse narcissique doublée d’une mythomane. L’avantage : je ne m’ennuyais jamais, l’inconvénient les nerfs sont mis à rude épreuve. Mais je ne regrette pas cette relation passionnelle. Il y a tant de gens fades terriblement ennuyeux qui aspirent à être tranquilles et qui ne vivent pas La vie c’est aussi le danger, le mensonge, la dissimulation, la manipulation, l’aventure.

    • Sylvaine Pascual dit :

      Certainement, et à chacun ses choix relationnels;)
      C’est quand on souffre de la relation qu’elle devient problématique.

  • Dominique dit :

    Bonjour Sylvaine,

    Tout d’abord, je tiens à vous remercier à nouveau pour tous vos dossiers qui permettent de mieux appréhender nos relations humaines.

    En ce qui me concerne, ma femme et moi sommes “manipulés” par un “saule pleureur” et malgré toutes les tentatives de communication, celui-ci s’éloigne de nous malgré l’aide non obligée que l’on lui fournit. En effet, il a peur de prendre ses responsabilités vis à vis de nous et a décidé de couper notre relation ce qui est finalement la meilleure solution .Du coup, nous allons devoir de notre côté faire de même et arrêter de l’aider puisqu’il ne veut plus de nous mais cela nous fait mal au coeur.

    En tout cas, je tiens à dire à tous les lecteurs d’éviter absolument d’aider un abruti “saule pleureur” et de suivre les conseils avisés de Sylvaine.

    Merci encore

    • Sylvaine Pascual dit :

      Merci Dominique pour ce témoignage preuve s’il en est qu’on ne peut pas aider quelqu’un malgré lui, et en particulier un manipulateur qui aura tendance à profiter du bon samaritain qu’il trouve en face de lui;)

  • alice dit :

    D’abord merci pour votre article et vos conseils: voila mes questions :
    comment faire quand c’est une relation de travail ???
    MA SURVEILLANTE DANS UN SERVICE DE SOINS ….
    je ne peut pas fuir , je doit la supporter ,mais comment faire ??
    comment réagir et comment répondre a ses attaques ??
    MERCI A VOUS

    • Sylvaine Pascual dit :

      Excellente question, qui me rappelle que j’ai un billet sur le sujet sous le coude depuis longtemps, mais que je ne l’ai pas encore terminé! Je vais donc m’y mettre, car effectivement, lorsque c’est une relation de travail, c’est un peu plus compliqué. Quelques suggestions en vrac: maintenir les interactions au strict minimum, ne jamais laisser transparaître ses émotions, être toujours ultra factuel(le), éviter de se justifier ou d’essayer de lui faire comprendre votre point de vue;)
      Et si ses agissements deviennent par trop excessifs, ne pas hésiter à aller voir la direction, la médecine du travail et à prendre les conseils d’un avocat.
      Bon courage

  • Louanne dit :

    Je pense lui avoir fait prendre conscience de son comportement.. il va se faire aider, tt comme moi séparemment.. je garde espoir malgre tt ces commentaires qui ne montrent aucnue solution viable…

  • bouchamma majdouline dit :

    j’ai lu votre article et je le trouve vraiment interessant . moi j’ai des problèmes avec ma mere qui m’a manipulée depuis ma tendre enfance et malheureusement ce n’est que dernierement ” j’ai 40 ans ” que je commence à ouvrir les yeux ! j’ai toujours essayer de la satisfaire mais elle trouve toujours le moyen de me culpabiliser et tient des propos qui ne me traverse même pas l’esprit ” je touve tes enfants silencieux c’est toi qui leur a dit de ne pas m’adresser la parole !?” elle m’insulte me rabaisse me raccroche au nez et peut rester des mois sans demander de mes nouvelles si je ne fais pas le premier pas !

    • Sylvaine Pascual dit :

      Effectivement, certaines mères ne sont pas les modèles d’amour maternel qu’on espère d’elles… l’essentiel étant d’en prendre conscience, pour sortir de l’emprise, ne pas rentrer dans leur jeu et cesser d’en attendre un retour positif qui risque fort de ne pas arriver…
      Merci pour ce témoignage qui soulève ce sujet très tabou, et bon courage dans votre chemin:)

  • mechtilde dit :

    Bonjour,
    Votre article est très intéressant ! Merci beaucoup ça aide surtout dans les jours négatifs…
    J’ai quitté mon mari manipulateur il y a 4 mois dans de grosses souffrances… a tel point que j’ai failli devenir folle…
    Car partir c’est très lourd et douloureux… surtout que je suis partie qu’avec mes plus jeunes enfants… mes grands étaient restés à la maison…
    Ca faisait deux ans que j’avais compris qui il était…. alors j’avais employé les techniques de contre manipulation… Mais on ne peut pas à long terme continuer car on s’épuise psychologiquement… Il avait changé de façade récemment … plus gentil mais je suis devenue très méfiante…. et puis j’ai fini par partir car je perdais des forces psychiques et physiques… je me couchais souvent et pleurait souvent… médicaments… alcool parfois pour oublier ma souffrance… et lui qui était indifférent… alors je me suis dit : il n’a pas changé…. alors je suis partie…. J’ai de lourdes séquelles : perte de confiance en moi, perte de mon identité, solitude, dépression etc… mais j’ai deux petits, je suis en plein divorce et mes petits ça me permet de me donner des forces pour me battre et apprendre à renaitre à la vie…. mais que c’est dur… sans soutien familial en plus et l’un de mes fils ne me parle plus…. quelle souffrance… je ne souhaite à personne de vivre cet enfer que j’ai subi … j’étais mariée depuis 22 ans… mais j’ai la foi et ça aide… heureusement…. !
    Courage à vous tous qui vous vous battez aussi mais partir est la meilleure solution…. même si c’est très dur…. le vide autour….
    Mechtilde

    • Sylvaine Pascual dit :

      Merci pour ce témoignage, et en particulier sur ce qui concerne la contre manipulation. Utile avec les manipulateurs légers, elle devient vite très coûteuse en énergie avec les manipulateurs de haut vol;)

  • Aurian dit :

    Tout d’abord, merci pour l’article très intéressant. Mais il y a une chose que je ne comprends pas. Si laisser faire n’est pas la bonne solution et si lutter n’est pas non plus la bonne solution, que faudrait-il faire ? Vous dites qu’une chose n’est pas bien et que son contraire n’est pas bien. La synthèse des deux peut-être ? Comment l’appliquer concrètement ?

    • Sylvaine Pascual dit :

      Lutter contre ou accepter de subir sont des stratégies aussi énergivores qu’inefficaces;)
      La seule solution avec un manipulateur de haut vol, c’est de sortir de la relation!

      Au travail, il y a quelques techniques qui ne sont pas une solution en soi, qui peuvent juste minimiser l’impact de la manipulation. J’aurai l’occasion d’y revenir.

  • Valou dit :

    Bonjour,
    En lisant vos témoignages, je me rends compte que non, je n’ai pas tourné la page et que les souvenirs sont toujours là ! C’est très dur.
    J’ai vécu 17 ans avec un manipulateur. Je suis partie en 2010, le divorce n’est toujours pas fini mais même si je galère seule avec mes deux ados (filles !!), je NE REGRETTE RIEN de mon départ et ma vie compliquée d’aujourd’hui est un paradis comparée à ce que je vivais avant.
    Il n’y a qu’une chose à faire avec ce type de personnes : partir.
    Bon courage à celles et ceux qui prennent cette décision

  • Audrey dit :

    Bonjour,

    Libérée depuis juin 2010 !
    Cet article relate parfaitement mon ancienne vie, 14 ans de galères, une psy m’a permis de mettre un nom à sa pathologie, triste constat, gros dégâts, mais je suis en vie, sortie et maintenant HEUREUSE.
    Un homme respectueux, aimant, vrai, victime lui aussi d’une manipulatrice, ben, ce que je peux en dire, c’est que les femmes sont pires à ce niveau là.
    La reconstruction est longue et il ne faut surtout pas chercher à précipiter les choses.
    Les souvenirs resteront, nous sommes marqués au fer rouge après une telle relation.
    Celles et ceux qui prennent conscience et partent, sachez que vous n’êtes pas seuls, des groupes de soutien existe, de vrais amis aussi, alors foncez et soyez libre 🙂
    Bonne continuation à tous

  • FAM dit :

    VALU, vmt chapeau à toi, vmt, pcq quelque part partir avec les enfants n’a pas été un problème, car d’autres PN diront le contraire et c’est là le plus difficile.

    • Valou dit :

      Oh non, partir a été très dur, très long et très compliqué. Le divorce n’est toujours pas fini. Mes enfants et moi sommes cassées (surtout qu’elles voient leur père et que ça se passe souvent très mal). Pourtant je suis optimiste, je sais qu’on s’en sortira mais effectivement il faudra que je passe pas la phase : je ressors tout ce que j’ai vécu, le rumine et le ravale pour que ça passe. Et que j’accepte de retourner vers les autres parce que je suis devenue un vrai ours
      Mais toujours sans regrets
      Bon courage

  • Valou dit :

    Vous parlez de groupes de soutien. Comment est-ce que je peux en trouver ?
    merci

  • Geneviève dit :

    Je l’ai quitté! Il y a un an jour pour jour.Plus de douleur, plus de souffrances. Mais des plaies béantes à cicatriser…Très abîmée j’ai beaucoup de peine à me reconstruire…De vous lire me réconforte. Gordialement

    • Sylvaine Pascual dit :

      Bravo et merci pour votre retour! Je vous souhaite une belle reconstruction et des relations à venir pleines de joie et de satisfaction;)

  • Guilaine dit :

    Bonjour,
    De toute évidence je suis victime d’une manipulatrice PN au travail et il s’agit de la fonction publique, nous sommes donc titularisées (comme sans doute dans le message plus haut de Alice).
    Faire appel à la direction dans ce cas est vain : la PN invente des mensonges pour justifier de tout. A l’écouter ce serait elle la victime de harcèlement. Comment réagir face au mensonge ? Comment montrer à la direction la réalité : pour chaque présentation factuelle il y aura un mensonge en face ? On n’a pas les preuves de tout : “elle a dit que” et ce n’est pas vrai, mais comment le prouver? Dans une relation professionnelle on ne peut pas avoir des témoins pour tout entretien surtout quand on a des postes équivalents et que l’on travaille “entre pairs”.
    Je pense à quitter le travail mais ça veut dire aussi quitter ma famille (car mobilité obligatoire hors du département pour trouver du boulot, les postes sont chers…). Je cherche le billet spécifique aux amanites phalloide au travail 🙂 ? En tout cas merci pour le site qui rappelle tout ce quil ne faut pas oublier, et meilleur souvenir de coachée… Guilaine

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