Plaisir de travailler: 10 bonnes raisons de se mettre au job crafting

Le job crafting a de multiples bénéfices, 10 bonnes raisons de s'y mettre

Que vous soyez en reconversion, en création d’entreprise ou en poste, bricoler vous-même votre plaisir de travailler, a de multiples bénéfices, à commencer par le fait que dès qu’on met les mains dedans, on y prend tellement de plaisir qu’on en redemande! Estime de soi, confiance en soi, pouvoir d’agir, sentiment de satisfaction, efficacité, etc… 10 bonnes raisons de mettre au job crafting.

Le job crafting a de multiples bénéfices, 10 bonnes raisons de s'y mettre

Le job crafting ou l’adaptation à soi de son métier

Le job crafting consiste à bricoler son propre plaisir au travail en adaptant ses contours à nous-mêmes, à nos désirs, nos besoins, nos appétences, plutôt que de se mettre la rate au court bouillon à vous escrimer à faire rentrer les douces rondeurs de vos besoins dans les cases très carrées de l’entreprise à vous contraindre à vous adapter à lui jusque dans ses aspects les plus agaçants, les plus frustrants ou ennuyeux. Car vous le savez, c’est mon motto : la vie professionnelle est bien trop longue pour accepter de s’emmerder au boulot !

Je le pratique autant avec mes clients qui cherchent à retrouver du plaisir de travailler, qu’avec ceux qui s’engagent sur le chemin de la reconversion et/ou de la création d’entreprise, car aucun job ne rend heureux par nature, ce sont ses conditions d’exercices, en termes d’environnement de travail, de contenu du travail, et de relations professionnelles ainsi que la perception qu’on en a qui vont permettre d’y prendre un plaisir réjouissant, ou au contraire de s’y fatiguer.

Cette pratique réjouissante et à la portée de tous se heurte pourtant à de nombreux freins liés aux croyances sur une marge de manœuvre très faible, voire inexistante, ou à la méconnaissance de l’ampleur des possibilités. C’est ce qu’ont montré des études récentes, rapportées par la très sérieuse Oxford Review, qui détaille les avantages de se mettre à façonner sont travail en fonction de ses besoins et désirs.

bricoler son propre plaisir de travailler: relations, contenu et conditions de travail, perception

10 bénéfices du job crafting

Ces bénéfices s’alimentent et de renforcent aussi entre eux par vases communicants, ce qui démultiplie les bonnes raisons de s’y mettre pour gagner en plaisir de travailler.

1- C’est bon pour l’estime de soi 

Savoir qu’on est capable d’agir pour obtenir ce dont on a envie ou besoin, que l’on se libère au passage de craintes et de croyances erronées fait plaisir d’une part et renforce l’estime de soi, parce qu’on y développe le pouvoir d’agir et un sentiment de fierté de s’être bougé, d’avoir questionné sa condition jusqu’à décider d’arrêter de subir certains aspects du quotidien professionnel et de les avoir modifiés.

Modeler son boulot pour y trouver plus de plaisir, de fluidité, de sérénité

2- Parce qu’on y trouve plaisir et satisfaction

C’est une pratique réjouissante que, pas à pas, d’aller vers davantage de bien-être et de plaisir et d’avoir le sentiment qu’on se le doit surtout à soi-même, qu’on a osé demandé ou faire quelque chose qui a nécessité de sortir un peu de notre coquille, d’aller demander quelque chose, de tester quelque chose, qu’on a osé questionner le statu quo de nos conditions de travail et agir pour les améliorer. D’autre part, le job crafting est aussi un moyen de trouver davantage de sens à son travail et d’augmenter le sentiment général de satisfaction. Il y a donc un double bénéfice : gagner en plaisir en mettant les mains dans le cambouis d’un job plus ou moins pourri, ça fait plaisir !

assurer un amour du métier solide et durable

3- L’entreprise ne le fera pas (encore) pour vous

On trouve de plus en plus de publications sur le job crafting, qui vont aussi vers une modélisation managériale. Ainsi par exemple, le management par les appétences, qui ouvre la porte à une job crafting plus aisé du contenu du travail, commence à gagner du terrain, par exemple sous la houlette de Franis Boyer, l’un des pionniers du plaisir de travailler, ou chez certaines équipes Agiles. Mais l’effet est pour l’instant très limité et si modélisation il y a, elle risque d’avoir des effets plus normatifs que libérateurs, un peu comme la façon dont s’est développé le malheureux concept de « bonheur au travail », à coups de cours de yoga et d’apéro-cahuètes. Cependant, les publications comme celles de l’Oxford Review pointent l’importance pour les entreprises d’encourager le job crafting et pas de le modéliser, ce qui ouvre la porte à des lendemains managériaux plus invitants. Si un jour les entreprises s’y mettent réellement, alors je serais la première à applaudir, mais en attendant ce Godot-là, autant vous y mettre par vous-même. Il y a d’ailleurs un risque à ce qu’en réalité, la prise en compte managériale du job crafting devienne un poids supplémentaire sur le dos du salarié qui, en cas de surcharge ou de déplaisir, se verra endosser toute la responsabilité de son propre malheur, dans un Nième instrumentalisation d’une bonne idée. C’est la principale raison pour laquelle je ne suis pas convaincue que l’appropriation du concept par le management soit une solution lumineuse et pleine de lendemains qui chantent. Quoi qu’il en soit, pour l’instant, personne ne le fera pour vous.

exploiter ses talents naturels garantit davantage de plaisir au travail

4- Parce que l’expérimenter, c’est l’adopter 

Les salariés sont souvent persuadés que leur marge de manœuvre est minime. Le frein principal au job crafting, selon une étude récente, est la méconnaissance des options possibles. Avant de s’y mettre, les salariés comme les entrepreneurs ont besoin de savoir ce qu’ils peuvent modifier, dans quelle mesure et jusqu’où ils peuvent aller. Mais bien entendu, il n’y a pas de règles et les possibilités vont dépendre de la situation. Ce qu’on remarque à chaque fois, c’est que dès qu’ils vont au charbon, ils se rendent compte qu’il y a des lignes à faire bouger, et qu’ils sont en mesure de les faire bouger. Ils mettent alors le doigt dans un engrenage vertueux qui les pousse à faire bouger d’autres lignes, y compris au bénéfice de leur entourage professionnel (on collabore mieux avec des gens contents de bosser).

5- Parce qu’on peut bricoler plusieurs leviers du plaisir de travailler

Généralement, on reconnaît 3 axes principaux de job crafting :

  1. Le contenu et les conditions de travail 
  2. Les relations de travail
  3. La perception du travail

En fonction de son métier, mais surtout des habitudes de l’entreprise et des contraintes inhérentes à la situation de chacun, la marge de manoeuvre sera plus ou moins grande, mais il y a toujours des éléments qui peuvent être adaptés à vous dans chacun des axes. Ce qui donne de multiples possibilités de tester des adaptations agréables.

les appétences favorisent le plaisir de travailler

6- Parce que c’est bon pour l’efficacité, la créativité et l’initiative

Vous le savez, lecteurs fidèles, j’aime l’efficacité qui permet de dégager du temps pour vivre mieux, vivre plus, et le consacrer à ce qui est important pour nous. Ce qui, chez mes clients, correspond rarement à travailler plus, être plus « performant » pour épater des N+quelque chose susceptibles de vous octroyez veaux, vaches, bonus et promotions, mais plutôt à trouver du temps pour mieux articuler les temps de vie, retrouver une vie personnelle digne de ce nom, passer du temps avec les gens qui compte, dans des activités nourrissantes, professionnelles ou non. Le job crafting développe à la fois l’efficacité, la créativité ainsi que le degré d’initiative.

Il y a une vie après le boulot! Trouvez la vôtre et partez à l'heure au lieu de ne pas compter vos heures

7- Parce qu’on peut commencer petit !

Les études rapportées par l’article de l’Oxford Review montre que les personnes ayant commencé par le job crafting du contenu du travail trouvent ensuite plus facile de se mettre aux autres leviers. Et l’avantage, c’est qu’il y a là matière à commencer petit, pas à pas, tout(e) seul(e) avec soi-même, ce qui paraît d’emblée beaucoup moins insurmontable que de devoir aller demander à télétravailler 3 jours par semaine dans une boîte où personne ne le fait ! Ainsi, expérimenter des modifications dans votre organisation,  de l’ordre des tâches et du temps attribué à chacune, c’est une façon de commencer en douceur, qui pourra déboucher ensuite sur des demandes liées à vos appétences.

8- Parce que votre manager sait ce que vous savez faire

Et pas nécessairement ce que vous aimez faire ou ce dont vous avez besoin. Surtout s’il n’a jamais été questions d’appétences dans le service. Il s’appuie naturellement sur vos compétences et si votre plaisir de travailler passe par des aménagements en termes de contenu du travail, vous allez avoir besoin d’exprimer ce dont vous avez besoin et envie:

8 pistes de job crafting pour retrouver le plaisir de travailler

9- Parce que le job crafting aide à trouver sa place dans l’entreprise

Toujours selon les enquêtes, les salariés qui bricolent peur propre plaisir de travailler, en particulier sur le plan relationnel et cognitif, s’identifient davantage à leur entreprise, s’y sentent plus à leur place, et ont le sentiment de travailler en harmonie avec eux-mêmes, ce qui leur donne un sentiment de valeur et de congruence.

Chronique du plaisir au travail: halte à la morosité!

10- Parce que c’est aussi un moyen de déterminer s’il est temps de bifurquer ou non

Beaucoup de désirs de reconversion débouchent sur un job crafting attentif et poussé, parce qu’au fur et à mesure qu’ils l’expérimentent, les candidats à un changement de métier parviennent à distinguer un vrai désir d’autre chose d’un dégoût pour la façon d’exercer un métier qu’ils aiment encore.

Inversement, cc’est une étape préalable indispensable pour tous ceux(celles) qui ne sont pas certain(e)s que la reconversion est une option pour eux, mais veulent reganger en plaisir de travailler, en sens, en congruence.

Dans les deux cas, Ils peuvent alors décider soit de rester dans leur boulot soigneusement adapté à eux-mêmes, soit à aller l’exercer ailleurs dans d’autres conditions, soit de changer de métier tout en ayant une connaissance solide de leurs besoins professionnels, de façon à dessiner eux-mêmes les contours de leur future vie professionnelle. Car un changement de métier sans job crafting, c’est un aller simple pour la reproduction des mêmes schémas.

Reconversion professionnelle: déterminer s’il est temps de changer de métier

Ceci est un signe qu'il est temps de changer de boulot!

Vous mettre au job crafting

Que vous soyez salarié(e) ou entrepreneur(e) en recherche de plaisir et de sens, de meilleure articulation des temps de vie, de gain d’efficacité pour travailler moins ou bien en désir de reconversion, pour vous préparer une vie professionnelle aux petits oignons, ou pour vérifier la validité de votre envie, le job crafting est la solution! Voici trois possibilité pour vous découvrir ou pratiquer:http://www.ckoyacoaching.fr/

1 – L’initiation

Pour vous initier à cette pratique, 2 possibilités co-animées avec ma camarade Patricia Cyprien

  • Un atelier découverte au Club business o féminin

Qui aura lieu le 9 octobre de 13h à 14h30 dans l’atmosphère cosy de l’espace Lounge du club, 8 rue du Cherche midi, 75006 PARIS 

Inscriptions sur le site Business O Féminin

  • Un atelier initiation

Qui aura lieu en décembre ou janvier et dont Patricia et moi vous reparlerons prochainement

2- La pratique

Pour ceux qui veulent aller plus loin, s’initier à la technique et explorer tous les leviers de leur motivation, de leur efficacité, de leur plaisir de travailler

Pour ceux qui veulent déterminer si leur marge de manœuvre est suffisante ou s’il est temps de changer de métier, 

Ithaque propose son approche unique, fruit de 15 ans d’expérience en job crafting, sous la forme d’un coaching individuel entièrement personnalisé :

Le plaisir de travailler, spécialité d'Ithaque coaching

Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual

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