Vitamines mentales: les instants contemplatifs

s'asseoir devant un bout d'immensité pour un instant contemplatif

 

Parce que je suis en congé au bout du monde et que j’y découvre des lieux à couper le souffle où je me plais, de temps à autres, à m’adonner à une de mes petites habitudes qui est en fait comme une seconde nature, j’ai eu envie de vous la partager, au cas où vous y puiseriez des idées pour vous ressourcer, vous apaiser et vous re-dynamiser: les instants contemplatifs.

s'asseoir devant un bout d'immensité pour un instant contemplatif

 

Nourritures contemplatives

Depuis toute petite, au milieu de mes inexhaustibles opportunités d’explorations et réflexions, j’ai un besoin immense de douceur et de lenteur qui sont les salutaires sources de jouvence de mes neurones. Du plus loin que je me souvienne, pour répondre à ce besoin, à peu près partout où j’aventure mes arpions,  je vais m’asseoir l’espace d’un instant contemplatif qui nourrit à la fois mon désir de me retrouver ainsi connectée au monde et seule à l’intérieur de moi. Les nougats en bouquet de violettes, la comprenette au repos, les sens en ébullition! Et cela ne m’a pas toujours valu une compréhension sans faille. Je me souviens des amis avec qui j’étais partie en voyage en Grèce et qui s’étonnaient de mes escapades en solitaire et qui riaient lorsque je leur expliquais que j’aimais bien des moments de « retraite intérieure » et qui pour eux ressemblait à « faire la gueule »!

Je me souviens ainsi de joies intenses ressenties après un moment passer à savourer l’instant et tout ce qu’il amène avec lui, nourrissant au passage cinq sens avides d’expériences nouvelles : j’avais l’impression d’y vivre mes Nourritures terrestres:

– Dans les grands bivouacs sous la Lune au sud de la Mauritanie
– A peu près partout où j’ai mis les pieds en Syrie : du temple de Bel à Palmyre à Ougarit, de la citadelle d’Alep à Rassafé, de la Grande mosquée des Ommeyades à Bosra, au Krak des chevaliers, dans les pinèdes du nord, à Apamée et dans les oliveraies.

Prendre un instant pour se connecter au monde et savourer
– Au jardin de Boboli, à Florence
– Un morceau de nuit passé dans le cloître de Conques en Rouergue
– Au sommet d’un 4000 sans nom dans les Andes Argentines
– Dans les sables rouges du Wadi Rum et les chemins pierreux du Sinaï, le temple de Philae
– Dans les châteaux croisés de Jordanie et le silence majestueux de Petra
– Dans mes escapades Pyrénéennes
– Dans les sites vides de Turquie au petit matin, le Sahara Malien, le Pays Dogon, dans les jardins botaniques d’Irlande, les monastères grecs, les plaines Mongoles, la campagne anglaise, les villages de Hollande, d’innombrables recoins de France et partout où je prends quelques minutes pour m’asseoir sur un banc, sur une pierre ou dans le sable.
– Sur mon petit balcon et dans mille recoins de la forêt de Rambouillet.

– Bref… partout où je rends un instant pour me retrouver avec moi-même et écouter, regarder, ressentir le monde qui m’entoure et le sentir résonner en moi.

instants contemplatifs

 

Mettre des instants contemplatifs dans sa vie

C’est sans doute pour ça que je suis une fervente adepte de la glandouille décomplexée, ces moments où l’esprit vagabonde, explore et revisite ses idées et sa propre façon de penser tout en se gorgeant de sensations. Ces micro moments où l’on contemple le monde dans tous les sens et où il nous emmène dans une rêverie reposante et sensuelle dont il ressort ensuite milles idées plus construites et clarifiées. Je propose ce petit exercice des instants contemplatifs à tous ceux à qui il pourrait plaire de l’expérimenter:

  • Ceux qui, comme moi, ont une bouilloire entre les oreilles et ont du mal à – ou pas envie de – se mettre à a méditation, mais cherchent des moyens d’apaiser cette pensée qui bouillonne comme un torrent de montagne ou de s’en reposer un instant. Non pas comme un remède – aucun outil, aucune technique ne saurait être universelle – mais comme une possibilité d’atténuer un instant le tumulte et de se nourri en même temps.
  • Ceux qui n’ont pas une cafetière particulièrement en surchauffe mais ont envie de tester un moyen de se reconnecter au monde qui nous entoure par les sens et de passer un moment hors du temps en compagnie de soi-même.
  • Ceux qui ont simplement envie de s’éloigner un instant du bruit et de la fureur de leur vie, de se rendre à eux-mêmes un instant ancré dans le présent, un instant calme et plaisant, hors du rythme effréné du quotidien.

Il s’agit tout simplement de vous asseoir quelque part, de préférence dans un endroit calme, l’espace de quelques minutes et de mettre vos sens en éveil, sans vous concentrer sur l’un d’entre eux en particulier, de savourer tout ce qui se présente à vous: les parfums, les sensations, les détails, les bruissements, les émotions.

Alors s’il vous en dit, je vous propose de le saisir au vol, de vous l’approprier, d’expérimenter, de l’adapter, de le modifier, de le mettre à votre main d’en faire ce que vous voulez, d’inventer vos propres instants contemplatifs et même de venir nous les raconter;)

 

 

*vous le savez depuis longtemps: j’aime bien la création linguistique^^

 

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Aller plus loin

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