1001 billets!

Ithaque fête les 1001 billets de Sylvaine Pascual

C’est un immense plaisir que de vous parler aujourd’hui de ces 1001 billets déposés sur les rives d’Ithaque pour que chacun y puise ce qu’il a envie d’y puiser. 1001 ! Il y a des petites et des grandes joies, et vous parler de ces 1001 billets en est une considérable ! Dont je vous parle en deux fois 1001 mots !

Ithaque fêtes les 1001 billets de Sylvaine Pascual

1001 récits

Cet article porte le numéro 1001. 1001 articles ! Pour tout vous dire, je n’en reviens pas. Il y a 11 ans, quand j’ai démarré le blog d’Ithaque, je n’imaginais pas ce qu’il allait devenir :

  • Une référence dans les trois domaines qui sont les miens et qui sont étroitement liés – parce que ces billets ont toujours eu à cœur de faire preuve d’analyse et d’esprit critique et de dire ce que j’ai à dire, plutôt que de se contenter d’être les xièmes véhicules des lieux communs du coaching.
  • Une mine d’information pour tous ceux qui veulent évoluer dans leur vie professionnelle, parce que la logique de partage a toujours fait partie de l’ADN de ce site.

Comment ne pas, évidemment, penser aux contes nocturnes du même nombre et peut-être bien qu’il y a des points communs : 1001 articles comme autant de récits enchâssés, car chaque dimension du plaisir de travailler est interdépendant et en vase communicants avec d’autres. Comme les 1001 nuits, ils ont été transformés, enrichis, adaptés au fil des ajouts, des substitutions, des retraits – c’est parce que la pensée évolue qu’elle est vivante ! Je ne cherche pas dans ces billets une vérité définitive qui enfermerait mon propos dans une expertise étriquée : j’expérimente, j’analyse, je cherche des pistes de réflexion, je questionne, parce que c’est la meilleure façon de m’assurer que ma pratique s’adapte, intègre les transformations de son temps.

Cependant je suis certainement moins Shéhérazade qu’Ulysse car c’est à ce voyage-là qu’Ithaque vous invite : de vous-même à vous-même en passant par 1001 aventures porteuses d’apprentissages pour revenir à vous. Errance heureuse à la rencontre de soi, dont je bénéficie aussi, tant j’ai appris sur moi-même au gré de ses billets ! Je vous encourage au passage au récit de vous-mêmes, à vous raconter vos propres aventures, les enseignements que vous en avez tirés, les directions qu’ils donnent à votre présent et à votre avenir :

Et vous, qu’avez-vous appris sur vous-mêmes au cours des dernières 1001 journées ?

Reconversion : apprendre ce qu'on a besoin d'apprendre pour s'orienter avec aisance

Regard exotique

Mais ces 1001 articles sont aussi autre chose. En toute fausse modestie, ce sont un peu mes Lettres persanes, voyage à travers un monde du travail parfois franchement exotique, que mon regard oblique – à défaut d’être oriental – de passante malhonnête décortique et décrypte dans le but d’apporter à ceux qui le veulent un peu plus de bien-être, de félicité, de plaisir de travailler. Malhonnête, c’est évidemment le terme si l’on choisit de l’entendre ave la verve ironique de  Brassens, car je suis au fond assez fière de n’avoir jamais molli sur ce que j’avais à dire, de n’avoir jamais cédé aux sirènes des conventions ou du politiquement correct juste pour plaire.

Ainsi, par exemple ici, pas d’obsession d’amélioration de soi, pas de super-héros de boulot, pas d’Everest encombré de la « réussite », on explore simplement le désir de trouver, de construire, de cultiver le plaisir dans sa vie professionnelle : plaisir d’œuvrer pour quelque chose qui a du sens, plaisir dans des relations nourrissantes (à défaut d’être parfaites), plaisir de se lever le matin avec des choses intéressantes et stimulantes à faire.

Je suis plus observatrice volontiers goguenarde d’un monde du travail où il est facile de s’égarer, de se perdre soi-même, de perdre ses valeurs, son énergie,  tant il se pose encore en dévot du culte de la performance, de la réussite financière et individualiste, tant il reste perclus de préjugés, soumis aux débiteurs de recettes-miracles-scientifiquement-prouvées ou au despotisme de modes managériales déshumanisées. Mais je reste convaincue qu’il y a un autre monde : un monde d’alternatives à explorer.

Car travaillant affranchie des habitudes professionnelles déguisées en contraintes et impératifs par la morale conformiste, c’est d’un œil exotique que je l’observe tout en évoquant des alternatives dépaysantes pour renouer avec le charme d’une vie professionnelle plus naturelle et plus heureuse, qui se construit toutefois à la force du poignet, car il en faut, du courage pour faire bouger les (troisièmes) lignes !

Et vous, quelles lignes des pseudo contraintes du travail aimeriez-vous faire bouger ?

réinventer son métier pour se libérer au lieu de crouler sous les contraintes

Mi bucolique, mi rugbystique

Ce regard oblique oxymoronique, mi combatif, mi enthousiaste, un brin pastoral, un brin sans ambages, moitié procrastinateur, moitié infatigable car au fond, je suis, comme chacun de nous, une combinaison unique d’équilibres entre mes propres polarités : en voyage permanent, cherchant mon fragile équilibre entre mon orient bucolique et mon occident rugbystique – on a les contradictions qu’on a et elles sont toutes des facettes de moi.

Regard amusé qui utilise avec une joie inextinguible la métaphore fantaisiste comme toile de fond à l’observation, à la réflexion, à l’analyse, à la possibilité de questionner en en riant les pratiques, les idées reçues, les croyances étriquées, les habitudes, de questionner aussi sa condition, ses désirs et ses aspirations. Et pouvoir trouver sa place dans un monde qui, au fond, nous est assez étranger.

Et vous, quel est votre Orient? Quel est votre Occident? Quelles sont ces polarités entre lesquelles vous naviguez ?

technologie, générations, hyperconnectivité, hyperinformation

Voyage en singularité

Mais si je m’amuse en Usbek et Rica, je me plais aussi à vous accompagner, lecteurs devenus ou en passe de devenir clients, à vous aider à tisser les brocarts et tapis de votre plaisir de travailler et ces 1001 billets sont le reflet de cette délectation qui me pousse sans cesse à continuer à réfléchir et à partager pour sortir nous aérer les méninges hors les murs, loin des « méthodes » figées et normées, parce que votre singularité, vos appétences, vos préférences, vos besoins méritent mieux qu’un sentier balisé qui vous emmène là où on veut vous faire aller.

Ici nous ne suivons pas les chemins : nous traçons le vôtre pas à pas, nous écrivons l’odyssée dont vous n’êtes le super-héros mais le simple héros, humain et passionnant.

Ici autant d’hommes que de femmes, autant de situations que de personnes, qu’on explore sans préjugé, sans simplisme, avec enthousiasme et dynamisme. Ithaque continue à pratiquer un coaching sur mesure et sans standardisation, parce que votre récit personnel est unique!

A vous, les Marco Polo de mon odyssée

Ces 1001 billets sont aussi, sans doute, mon Arabie heureuse du plaisir de travailler, avec ses parfums enchanteurs, où le phénix professionnel réside et où le travail a des saveurs d’épices et d’aromates, espace symbolique dans lequel on peu imaginer ces terres professionnelles fertiles et les faire germer. Où, à l’instar d’Alexandre Dumas, l’on peut transformer sa vie, y mettre de la poésie, l’idéaliser au sens de le façonner pour le rendre plus proche de votre idéal.

Bref, vous l’avez compris, ils sont mon Ithaque.

Mais le voyage ne s’arrête pas là. 1001 articles signifie que je sis déjà entrée dans le second millier !

Simple passeure d’idées pour que ceux qui le souhaitent puissent emprunter leur route vers soi, à ceux qui sont prêts « à donner et Samarkande et Boukhara » pour un seul des grains de beauté d’un travail heureux. Parce que le voyage, intérieur ou littéral, intellectuel ou géographique contient le souvent une part de quête de soi, y compris dans la découverte de l’autre.

Et plus jeune, j’ai beaucoup voyagé. J’ai tant aimé les oasis et les grands bivouacs sous la Lune ! Les steppes et les montagnes ! Repartir chaque fois, demain dès l’aube, et au fond je savais que la personne qui m’attendait, c’était moi-même. Aujourd’hui je ne voyage plus : un accident a eu raison de mes jambes et le voyage est devenu une expérience touristique ultra sécurisée, ultra connectée, un prétexte polluant à selfie : on n’y largue plus suffisamment les amarres à mon goût. Alors je ne verrais pas Angkor, je ne verrais pas Ispahan mais qu’importe : vous êtes, cher lecteurs, mon Ouzbekistan et c’est grâce à vous et pour vous que ma pensée voyage et traverse 1001 contrées. Vous qui me partagez 1001 odyssées, vous qui faites vivre et vibrer les rives d’Ithaque avec vos partages et vos commentaires, vous qui passez là et y laissez un peu de vous, pour mon plus grand plaisir, vous êtes les Marco Polo qui traversez le monde avec moi.

Converser avec des inconnus, bon pour nos besoins affectifs et pour l'estime de soi

1001 étincelles de gratitude et de ferveur

Et lorsque l’on parle voyage et Orient, c’est toujours vers Gide que je me tourne et c’est aussi chez lui que se trouve le mot juste, celui qui guide mes pas, dans ma vie comme dans ces 1001 billets et les 1001 autres qui vont suivre : la ferveur. La ferveur qui m’habite, m’anime et me nourrit et qui s’émeut sans cesse des mouvements de l’être humain, les vôtres, les miens, nos questionnements, nos va et vient.

La ferveur, c’est cette compulsion joyeuse à vous raconter ce qui me passe par la tête, mes idées, le fruit de mes réflexions.

La ferveur, c’est aussi cette intensité jubilatoire lorsque, comme je vous le racontais plus haut, je branche ma machine à penser sur mes jambes et que je m’en vais crapahuter, le plus souvent dans la forêt de Rambouillet. Mes doigts caressent sur une feuille, mon nez hume le vent, une demi-phrase me vient, dont j’aime la sonorité et hop ! me voilà réjouie, un billet rédigé.

La ferveur affranchie des conventions, qui m’ont relativement peu entravée dans ma vie, bouillonnement un poil exalté qui se traduit par un élan vers chaque lecteur invisible, inconnu, impalpable puisqu’inconnu, alors je pose là sur la table de quoi lui permettre, peut-être, s’il le souhaite, de se questionner, de questionner sa condition, de prendre des décisions.

Et c’est chez Gide aussi, dont les Nourritures terrestres m’on tellement… nourrie, que se trouve les mots de la fin (même si je n’ai toujours pas, procrastination oblige, écrit les livres que vous me réclamez depuis si longtemps, ces 1001 billets sont aussi mon opuscule !):

Camus disait qu’il n’y a qu’un devoir, celui d’aimer et Gide parlait à son personnage en ces mots : Tu ne m’as pas enseigné la sagesse, Ménalque. Pas la sagesse, mais l’amour. 

Et vous êtes, chers lecteurs, autant mes Ménalque que mes Nathanel, Je vous parle comme à mes Nathanël, vous me parlez comme mes Ménalque. Vous ne m’avez pas enseigné la sagesse, vous m’avez enseigné l’amour.

Merci, merci de tout mon cœur.

Sylvaine


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4 Comments

  • Laurent dit :

    Très émouvant de lire une telle sincérité !

  • Félicitations ! J’aime beaucoup lire vos articles qui sont toujours extrêmement bien écrits, avec un style qui est le vôtre. Vos remarques et réflexions me permettent de compléter les miennes. J’en partage parfois le point de vue, parfois moins… Mais elles me permettent toujours d’avancer sur mon chemin…
    De mon côté, le blog que je viens de créer comporte tout juste 11 articles ! ah ah, j’ai l’impression de démarrer l’ascension de l’Everest ! 😉 Mais c’est une ascension grisante et passionnante…
    Je vous souhaite tout le meilleur pour la suite de votre voyage…
    Virginie

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