P comme… Plaisir au travail, plaisir de travailler

Plaisir au travail : interview de Sylvaine Pascual pour My happy job

J’ai eu beaucoup de plaisir à répondre aux questions de My happy job dans une capsule vidéo intitulée P comme plaisir au travail. Je saisis l’occasion pour revenir, en trois objectifs et deux conseils, sur un concept qui me tient à cœur et qui mérite de trouver sa place dans nos préoccupations professionnelles. 

Plaisir au travail : interview de Sylvaine Pascual pour My happy job

 

Plaisir au travail… plaisir de travailler

La question du plaisir au travail fait encore bien peu parler d’elle. On continue à nous servir la même soupe froide sur l’origine du mot travail, pourtant contestée par des gens très érudits,  selon laquelle il viendrait d’un quelconque engin de torture et que nous serions donc condamnés à souffrir le supplice du boulot, à gagner notre pain « à la sueur de notre front » (comme si la sueur en question signifiait forcément souffrance, et que l’effort était forcément désagréable).

Tout cela est bien pratique, qui permet de torpiller les velléités de transformation managériale la thématique du bonheur au travail en faisant semblant de ne pas voir qu’il s’agit simplement d’un choix sémantique pour repenser le management.

Comme c’est pratique. Car c’est devenu un moyen dans des milieux auto-déclarés avisés de surtout surtout éviter cette question de la relation au travail et que celle-ci puisse être faite d’un peu de plaisir. Pourtant, d’illustres penseurs de la vie professionnelle comme Maurice Thévenet s’intéressaient déjà au sujet dans les années 2000, avec l’idée que le travail n’est probablement pas que du plaisir, mais qu’on peut y trouver du plaisir, source d’implication et de motivation.

Heureusement qu’on peut trouver du plaisir dans son travail !

Sinon donnez-nous une corde et qu’on en finisse!

Vous je ne sais pas mais moi, si je ne trouve pas de plaisir dans ce que je fais, je me transforme séance tenante en procrastinatrice de calibre olympique et je m’emmène par la main mettre au vert mes méninges à l’envers. Comme ça, tout de go sans prévenir.

passer du temps dans la nature préserve la santé mentale et améliore la créativité

Ce que j’entends par plaisir, c’est tout ce qui, dans une tâche, un dossier, une mission, lui donne une valeur ajoutée en venant titiller des cordes sensibles qui ne sont pas les mêmes pour tous : un sentiment d’utilité, de beauté du geste, une stimulation intellectuelle sur un sujet qu’on aime, un sentiment de contribuer à quelque chose d’important à nos yeux, en relation avec des gens qu’on apprécie, dans des conditions agréables et avec un management favorable (en termes par exemple d’autonomie, de reconnaissance, de réciprocité, de solidarité, d’écoute etc.) etc.

Ces cordes-là jouent alors une partition unique, propre à chacun, un hymne à la joie de travailler qui est la mélodie de nos désirs professionnels satisfaits. Elle génère en nous des émotions agréables réparties sur toute la gamme du plaisir : du contentement serein à la joie profonde, en passant par l’enthousiasme, l’aise, la délectation, la satisfaction, l’euphorie, la grâce, la jouissance etc. Et qui sont aussi les bénéfices collatéraux de sentiments comme la réalisation de soi, le dépassement de soi, l’implication, la réalisation, la fierté, l’appartenance etc.

Vous l’avez compris, le plaisir au travail, c’est bien le plaisir que l’on prend à travailler, ce n’est pas – Globish oblige – le fun corporate des chiefs happiness officer, version afterworks obligatoires et tables de ping-pong qui, au mieux, participe d’un bien-être autour du travail mais ne change pas grand-chose au plaisir qu’on trouve (ou pas) dans ses tâches et ses missions.

Le plaisir de travailler: une mélodie sur toute la gamme des émotions agréables

 

Plaisir de travailler: 3 messages et 2 conseils

Alors bien entendu, l’objectif n’est pas de trouver du plaisir dans les moindres tâches, tout le temps et de nager dans une félicité aussi uniforme que perpétuelle. D’abord parce que c’est une illusion dans laquelle on s’essouffle vite et aussi parce que ça finirait par être parfaitement tarte, un quotidien professionnel sans challenge et à force de manque de heurts, sans heurs non plus.

L’objectif n’est pas non plus une quête obligatoire d’un plaisir devenu la Rolex du quotidien professionnel. Personnellement, je travaille le mien avec soin pour les raisons que j’ai décrites plus haut, et ça me plaît d’en mettre les outils à la disposition de ceux que ça peut intéresser.

L’objectif est donc plutôt de faire passer trois messages :

1- Il y a une marge de manœuvre à explorer car il est possible de gagner en plaisir au travail

2- Il y a des outils à la disposition de ceux qui souhaitent explorer leur marge de manœuvre – et uniquement pour eux : où il y a de l’injonction, il n’y a pas de plaisir.

3- Il s’agit principalement d’expérimenter, car les ficelles du plaisir au travail sont aussi peu universelles que la couleur des yeux ou les préférences alimentaires.

Car, comme dirait Cyrulnik : « Le travail peut être beau et rendre heureux »

3 attitudes à laisser tomber et 3 habitudes à adopter pour être plus heureux tout de suite

J’ai été ravie de répondre aux questions de la formidable Fabienne Bourcaret, qui anime le site My happy job et qui s’est lancée dans une série de vidéos intitulée le dico du bien-être au travail. Voici donc le P comme plaisir au travail

Deux conseils :

Pour les salariés : les micro plaisirs au travail permettent aussi d’engranger de l’énergie à réusitiliser pour faire face aux aléas. Et parler de ses appétences à son managers) Voir :

Pour les managers : s’appuyer sur la force des appétences pour renforcer le plaisir de travailler sur ses équipes. Voir:

 

Et vous, quel objet pourrait symboliser votre propre plaisir de travailler?
Quelles sont vos sources de plaisir au travail?
Quelles sont les appétences, désirs et aspirations qui, une fois satisfaits, vous feraient gagner en plaisir de travailler?
Quels sont ceux sur lesquels vous pouvez agir?
Que pouvez-vous demander, expérimenter?

 

Voir aussi

Plaisir au travail: le camembert de vie professionnelle
Mythes et réalités du plaisir au travail
La dynamique olympique au service du plaisir au travail
Plaisir au travail: Top 8 des citations à fuir d’urgence!
Job crafting: devenir l’artisan de son propre plaisir au travail
Le plaisir/bonheur au travail, c’est bien autre chose que multiplier les récrés!

 

Aller plus loin

Vous voulez explorer votre marge de manœuvre pour regagner en plaisir au travail? Ithaque met son savoir faire au service de votre aimer faire😉 Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual

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