8 trucs infaillibles pour tuer son auto-entreprise

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Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

Un an et demi après la création du statut d’auto-entrepreneur le constat n’est pas folichon. Plus de 500 000 entreprises créées, dont près la moitié ne génère aucun revenu. Voici 8 erreurs courantes qui vous garantissent d’aller grossir les rangs des auto-entreprises auto-avortées aussi sûrement que la neige fond au printemps.

 

rater son auto entreprise

 

Auto-entreprise: un bilan en demi-teinte

 

Pour les candidats à la reconversion professionnelle, la tentation de l’indépendance est grande, tant elle correspond à l’image de conditions de travail idéales: liberté totale et possibilité de vivre de sa passion. Le statut d’auto-entrepreneur, en facilitant grandement les modalités de création d’entreprise, a mis à le rêve à la portée de tous. Ainsi qu’un joli miroir aux alouettes.

 

L’envie de rédiger ce billet est venue suite à une conversation sur le sujet avec mon collègue Thierry Do Espirito d’une part et une réunion des bénévoles de l’Espace Economie Emploi du Chesnay où j’anime des ateliers. Ce ne sont que deux exemples, mais ils sont représentatifs de ce qu’on entend un peu partout. La simplification de la création d’entreprise grâce à un statut bricolé s’est accompagnée d’une conviction erronée, celle de la simplification de la réussite, et donc de créations bricolées, comme en témoignent les chiffres.

 

La réalité du statut d’auto-entrepreneur, c’est 48% des auto-entreprises qui n’ont enregistré aucune recette et un chiffre d’affaire moyen de 3650 Euros par trimestre (soit un revenu mensuel, cotisations déduites, d’environ 1000 Euros).

 

Il semblerait donc qu’environ la moitié des créateurs n’aient pas bien saisi comment être une alouette. Aussi, pour permettre à tout un chacun de venir grossir les rangs des auto-entreprises auto-avortées, il existe des tas de trucs infaillibles qui vous permettront de rendre votre projet bien boiteux, de le pourir, pour pouvoir enfin l’enterrer en grande pompe. En voici 8 (un peu plus en réalité, car certains sont des 2-en-1 voire 3-en-1). Cette liste est certainement non-exhaustive, aussi n’hésitez pas à parager les vôtres.

 

 

1- Se précipiter sur le statut d’auto-entrepreneur

 

Pourquoi s’enquiquiner à explorer les différents statuts juridiques, alors que tout le monde n’a plus qu’un seul mot à la bouche:auto-entrepreneur. Avec un peu de chance, vous aurez choisi pile-poil le statut qui ne convient pas à votre situation. Car s’il se veut simple, avec un minimum de formalités et d’obligations administratives, il n’est sûrement pas la réponse à toutes les créations d’entreprise.

 

L’autre précipitation qui représente un moyen souverain de rater ses débuts dans l’auto-entreprise, c’est de s’empresser de s’inscrire en tant qu’auto-entrepreneur alors que le projet n’est pas ficelé. Mieux, avec un business plan bâclé, inabouti, une stratégie commerciale non définie.

 

La troisième, c’est celle qui consiste à se jeter dans la création d’entreprise parce qu’on en a ras-le-bol de son job ou d’être au chômage, sans vérifier qu’il s’agit d’une voie pertinente. Croire que c’est la solution miracle pour régler tout ses problèmes (insatisfaction, difficultés relationnelles, stress, excès de travail etc.) est un moyen quasi magique de se fourvoyer dans un projet voué à une morte peut-être lente, mais certainement douloureuse.

 

 

2- Construire un projet qui ne prend pas en compte qui vous êtes

 

Lisez toutes les théories fumeuses des gourous du pseudo développement personnnel mâtiné wannabe success story et appliquezà la lettre toutes les vérités universelles en termes d’organisation, de performance, de gestion du temps et des priorités. Vous serez sûr alors de vous noyer dans des façons de faire souvent ultra rigides qui ne sont pas les vôtres et qui ne tiennent pas compte de votre personnalité, de vos traits de caractères, de vos valeurs, de vos besoins. Ouf! L’essoufflement arrivera bien avant la réussite.

 

Idem pour la nature du projet: pourquoi exercer un métier motivant, au risque d’être prêt à s’y investir et à réussir, alors que vous pouvez opter un pis-aller sur les conseils d’autrui? Dans ce dernier cas, vous avez toutes les chances de vous retrouver avec un projet construit autour de compétences avérées certes, mais que vous n’avez plus du tout envie d’exploiter. Ou encore d’évoluer sur un marché dont vous vous tamponnez le coquillard avec un bracelet à breloques. Et là au moins, vous augmentez fortement la probabilité d’un échec retentissant.

 

Enfin, et surtout, négligez de faire le point sur le tandem relation à soi/relation aux autres. Etre dynamique tout en étant serein dans votre tête et doté d’un relationnel avenant et convainquant sera un obstacle insurmontable sur la route de la débâcle.

 

 

3- Construire un projet qui ne tient pas compte de votre vie personnelle

 

Considérez que c’est votre projet, votre bébé à vous tout(e) seul(e) et que votre entourage n’est en rien concerné par l’affaire. Inutile de perdre un temps précieux à adapter votre création d’entreprise à votre entourage et à votre vie personnelle: vous pourriez alors, vous et votre famille, être heureux et épanouis dans la conciliation vie professionnelle et vie privée, ce qui compromettrait la réussite du plantage en beauté.

 

 

4- Monter le projet tout(e) seul(e) dans son coin

 

Taire son projet

Parler de son projet au risque de recueillr des informations essentielles et des retours précieux? Pire, au risque de vous faire connaître? Bien plus sûre sera la chute si vous cédez à la croyance courante chez les grands braquets du foirage de la création d’entreprise qui consiste à ne jamais chuchoter mot de son idée, dès fois que quelqu’un la pique. Au moins, comme ça, vous pouvez être assuré(e) qu’on ne parlera jamais de vous.

 

Eviter la rencontre de professionnels

Rencontrer des professionnels du domaine dans lequel vous comptez créer votre entreprise, passer du temps avec eux, leur poser des questions, c’est le meilleur moyen d’avoir une idée claire de la réalité quotidienne de la vie d’entrepreneur, avec ses avantages et ses inconvénients. Il serait dommage de savoir à quoi vous attendre et d’utiliser ces informations pour affiner votre projet en fonction: cela pourrait encourager son aboutissement.

 

Eviter d’enrichir votre réseau

Dans le même ordre d’esprit que les deux points précédents. Etre présent et actif sur les réseaux sociaux, comme Twitter et Facebook, mais aussi Viadéo et Linkedin par exemple, représente un moyen bien trop efficace de se construire un réseau fructueux, ainsi qu’une notoriété et une réputation. Pour peu que celles-ci soient bonnes, vous pourriez crouler sous les contacts potentiellement générateurs indirects de clientèle. A bannir absolument.

 

 

5- Improviser

 

Le pire enemi du ratage de création, c’est la réflexion et la planification. Improviser au jour le jour, plutôt que de faire l’état des lieux des besoins en termes de formation, de financement, de locaux, de communication, d’aides, d’accompagnement etc. et des façons d’y répondre, c’est s’assurer un plantage fait de stress, d’opportunités ratées, de manque de professionnalisme, de manques tout court, de chariots mis avant les boeufs et de désillusions.

 

 

6- Etre monofonction

 

Vous êtes passionné par le métier en lui-même mais détestez la compta, refusez mordicus de mettre les mains dans la paperasse et avec des hoquets de dégoût à l’idée de jouer les commerciaux zélés? Bravo! Grâce à votre entêtement à demeurer monofonction et votre allergie chronique aux multiples facettes inhérentes à l’auto-entreprise, vous avez de fortes chances de ne jamais voir le bout du nez d’un client, ce qui, rappelons-le, est notre objectif du jour.

 

 

7- Faire faire son site Internet par un amateur

 

Votre conjoint/voisin/meilleur pote est un as de l’informatique et a gentiment accepté de faire votre site web. La preuve qu’il s’y connait: en 2002 il avait créé un site super second degré sur sa collection de Playmobil, alors pour réaliser votre vitrine de vente en ligne d’objects déco tendance, vous avez tout de suite pensé à lui.

Et vous avez bien fait. Faudrait être un parfait loser pour s’offrir les services onéreux d’un professionnel alors que tout le monde sait qu’il suffit de toucher un peu sa bille pour créer un site? D’ailleurs, il y a bien longtemps que vous n’allez plus chez le dentiste: le voisin offre un service gratuit, des tenailles qui font parfaitement l’affaire.

Cette croyance répandue est immensément pratique pour se retrouver avec un site Internet bâclé par quelqu’un qui n’aura ni le temps ni l’envie de faire la maintenance et les actualisations nécessaires.

 

Encore plus efficace si vous remplacez votre conjoint/voisin/meilleur pote par votre arrière petit cousin Jules, qu’est un petit génie de l’informatique, d’ailleurs du haut de ses 14 ans il a un Skyblog.

 

 

8- Confondre être sur Internet et être visible sur Internet

 

Ca y est, vous avez votre site, vous êtes sur Internet, votre activité peut démarrer. Et même avec le site ringard et à moitié terminé, fait par Jules, on ne sait jamais, vous pourriez attirer quelques visiteurs. Alors pour éviter cet écueil qui risquerait de générer un peu de revenu, mieux vaut ignorer la différence entre être sur Internet et être visible sur Internet.

Mieux vaut croire que le référencement, c’est pas du tout une affaire de professionnels, mais plutôt un truc tout con fait en trois minutes, qui consiste à s’inscrire dans Google.

Encore mieux si vous êtes convaincu(e) qu’être bien référencé n’a rien à voir avec des mots clés, mais que ça signifie tomber sur le site de votre entreprise quand vous tapez son nom dans Google.

La cerise sur le gâteau, c’est de se laisser convaincre par une agence que vous serez en première page de Google sur des mots clés ultra répandus.

 

 

Et vous, quels autres moyens manifestes de foirer ses débuts dans la création d’entreprise voyez-vous?

 

 

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Aller plus loin

 

Pour construire un projet d’évolution ou de reconversion professionnel cohénrent et pertinent, pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 


49 réflexions au sujet de « 8 trucs infaillibles pour tuer son auto-entreprise »

  1. Tout à fait d’acord sur les éléments avancés par Sylvaine. Un article concret et qui sonne juste. On voit qu’il y a du vécu de coach… ;)   

    La méconnaissance de son marché ou la connaissance du marché de son unique point de vue de salarié(e) ou de passionné(e) me semble être aussi un facteur d’échec comme les compétences commerciales.    

  2. Je rajouterais :

    Ne faîtes pas de veille : restez totalement fermé au monde extérieur et à l’évolution de votre marché. On ne sait jamais, vous pourriez vous rendre compte que vous êtes en train de ré-inventer la roue, ou pire, que vous allez dans la mauvaise direction.

  3. Bravo pour votre article ! Vous réussissez à nous faire sourire sur une réalité tout de même bien triste, mais que je trouve assez révélatrice des faiblesses de la culture entrepreneuriale français.

    Le volet Internet est tellement vrai… J’en avais d’ailleurs fait un article : la boutique à 250 euros il y a quelques jours.

  4. Le point 8 a attiré mon attention. Il est très juste de ne pas confonfre “être sur le Web” et “être visible sur le Web”. C’est deux choses différentes.

    Un service de référencement naturel se fait dans la durée, le travail et les résultats dépendront du niveau de concurrence du secteur de l’auto entrepreneur.

  5. J’ajouterai à cette liste le fait de se laisser pousser par Pôle Emploi vers l’AE. Et il y en a beaucoup comme ça ! J’en ai rencontré un récemment qui voulait proposer des services de vidéos, carte de visite, site web, etc, mais qui ne connaissait même pas les bases des outils web. Mais Pôle Emploi le poussait pour ouvrir une AE et l’accompagnait dans ce sens…

  6. Merci pour votre article des plus précis.

    Pour rebondir sur le premier point, en lien avec les points 2,3 et 4, il est important de souligner qu’il existe d’autres moyens de tester son activité dans une logique plus durable et moins solitaire : le statut d’entrepreneur-salarié, avec une période test en contrat d’accompagnement ou contrat d’appui au projet d’entreprise.

    Que ce soit dans une coopérative d’activités généralistes, comme par exemple dans le réseau COPEA ou une coopératives d’entrepreneurs thématiques, comme ECLECTIC.coop (dédiée au secteur de la création numérique, du Web, de la communication, de la formation et du télétravail), c’est une façon alternative d’entreprendre de manière autonome ET dans un réseau de compétences, tout en bénéficiant de tous les avantages d’une réelle entreprise (SA, SARL) ET du statut de salarié sur la base de votre chiffre d’affaire.

    Dans tous les cas, le statut d’entrepreneur-salairé est bénéfique à long terme, que ce soit en devenant associé de l’entreprise coopérative ou en créant sa propre entreprise avec une période de test éprouvé et chiffré, gage de sérieux vis à vis des futurs partenaires.

    La coopérative d’entrepreneurs, une solution idéale pour sortir de la l’opposition permanente entre entreprise et salariat ?

  7. Bonjour,

    Nous n’avons pas parler de solution universelle, désolé si vous l’avez interprété comme telle, juste une autre solution de plus , parmi d’autres, qui n’a pas forcément l’écho de l’auto-entrepreneur, ni plus, ni moins.

    Libre à vous de supprimer le commentaire si vous le trouvez publicitaire…

    Cordialement

  8. Bonjour,

    Les points 2 et 3 sont à mon avis les plus importants et les plus souvent mis de côté, car beaucoup de créateurs partent sur les bases d’une expérience professionnelle ou de compétences acquises, plutôt que sur un réél positionnement et/ou une remise en question.

    C’est un bon récapitulatif que vous faites là, par ailleurs !

  9. À mon sens, le plus gros risque d’échouer lorsque l’on se lance dans une activité entreprenariale, à fortiori lorsque l’on est auto-entrepreneur (puisque l’on est seul) c’est de mal mesuré la charge de travail que l’on va avoir en ce qui concerne la partie “commerciale” de son activité. Bien souvent le travail que l’on fait est valable. Le problème c’est que si l’on a pas de clients…on ne peu pas aller bien loin. Ça rejoins le point de la visibilité sur internet.

  10. J’ai suivi une formation pour entreprendre dans une CCI, ce statut n’y est guère conseillé. Il a un côté péjoratif pour de nombreuses entreprises, il ne fait pas sérieux. A compétences égales une EURL sera retenue plutôt qu’une Auto-entreprise pour une prestation.

    Pour être visible sur Internet, j’y suis arrivé après de longues années pour certains mots-clés (une bonne dizaine de contacts en septembre) mais peu de retombées financières. En gros mes tarifs seraient trop élévés par rapport à ceux proposés par d’autres auto-entrepreneurs qui travaillent à prix cassés.

    Et puis en auto-entreprise tous les frais sont à votre charge, et donc le moindre déplacement vous coûtera de l’argent.

  11. J’ai une amie qui a explosé sont chiffre d’affaires à cause des frais de déplacement, et a été obligée de changer de staut.

    Un autre exemple: un auto-entrepreneur pratiquait des tarifs 2 fois moins cher que ses concurrents (dépannage informatique), explose son chiffre, doit changer de statut, est obligé pour survivre de s’aligner sur les tarifs des autres, et perd ses clients, résultat: fermeture.

    Pas simple tout ça

  12. alleeeeezz, la france, en peu dire que pour donner dell’entusiasme vus ete pas au top,looooll.

    arrete de voir tout noir e sorte de votre logic infaible, toujour tout doit etre carre dans votre vie, un societe  tombe a l’eau simplement si la personne qui la possede e un sombre abruti!!!!!!

    oui ce sur que un statut de auto-entreprenneur ce un proget trop facile d’acces me malgre ca, il peut etre un trunpolin pour reussire dans la vie, le huit point de qoi? est-ce que ferrari avez prevu d’avoir un capitale de milliard d’euro?, est ce que microsoft il a pas du enchier pour arrive a etre le lidear?

    faite reve le gent , ou encore mieux faite leur casse la geule tous seule dans son avventure, a qoi sa sert de toujour donner de reisson valable pour ramene le gent a sa pituaiable vie de chomeur ou ouvrier, donne ploutot de motivation ou de conseille a la place de deprime le gent avec la realite.

    en tout cas desole de cette reponse, me franchement depuis que je suis en france POUR AMOUR E PAS POUR LE BOULOT A PRECISE, je voi que du pessimisme, e de la deprime constante sur tout ce que vous faite, mon dieu reveille vous un peu e reve e sur tout laisse reve les autre si vous ete plus capable………………………………

  13. Bonjour,

    Pour avoir observé plusieurs créations d’auto-entreprises par des personnes au chômage depuis longtemps…Voici ce que à mon avis on peut faire pour s’assurer d’échouer :

    Etre un jeune diplômé et prendre le statut auto-entrepreneur pour avoir une première expérience dans son domaine de formation à ajouter à son CV (sans véritable projet évidemment)

  14. RE/BONJOUR je repond a mme PASCUAL, POUR LA REPONSE DU COMMAINTEIRE N°9?je pas dit que votre point sur le depos de bilan au autre d’auto-entrepenneur et errone, me simplement de faire un point plus positif sens demoralise le gent avec des echec prouve sur les autre, moi meme je suis auto-entrepeneur, e oui ce difficile me je du boulot, e franchement je suis fier de ca, certe ce pas avec ce statut que je me fait mon futur, me ca vous permet de avance au statut de micro societe,au indipendent, e oui pour ce qui-il concerne le depot de bilan, je le pense toujour que la personne e abruti, car il feut etre endormi pour pas voir venir le probleme, e doublement abrouti,car ce un statu d’auto-entrpenneur, e a la base tu devre meme pas arrive a depose un bilan car tu doit pas depasse ton 32000 euro annuelle, donc bilan de qoi,si il vend de produit,au un prestation de service, il feut etre calibre dans la clientelle au dans la marchandise a vendre, moi je 6 client par semaine, je facture 30 euro de l’heure pour bricolage et rennovation,je fait 3h/5h par client, e je depasse pas le 5/6 client par jour, mon revenu et confortable, je paye pour le premier trimestr 7.50 PORCENT DE CHARGE, avec l’aide accre pour le jeune chomeur, donc je sais que je un budjet tre strict me qui-il me permet de vivre, tout en payent me charge e mes assurance, donc pour le moment je suis pas au stade de depose un bilan,car il feut faire attention tout simplement,donc alezzzzz pour le jeune le vieux, lance vous dans l’avventure mes fait attention a bien calcule et vive l’avventure.

  15. Ping : Un truc infaillible pour tuer son entreprise : faire faire son site Internet par un amateur « Guillaume Payre, webmaster à Grenoble

    • Oui, tu as raison, c’est valable pour n’importe quel type d’entreprise. J’avais choisi de m’adresser aux autoentrepreneurs en particulier car ce statut à fait croire au miracle à pas mal de monde;))

  16. Bonjour Sylvaine,

    Bravo pour cet article.

    A votre liste j’ajouterais pour développer sur le point d’être monotache, c’est de nier les piliers nécessaires pour assurer la vie d’un activité et notamment le vente et le marketing.

    Vous le dites : créer son (auto-)entreprise par passion sans avoir conscience qu’on est aussi le commercial et qu’il faut savoir se différencier pour être visible et savoir vendre ce qu’on propose en ayant fait un travail sur ses croyances limitantes par rapport à la vente.

    Je pense que le statut d’auto-entrepreneur sans être préparé, organisé avec une stratégie commerciale est comme ceux qui se font faire leur site web par leur voisin sans prévoir de stratégies de visibilité et de conversion : c’est croire en la solution unique et instantanée en omettant l’essentiel.

    Cédric

    • En fait, c’est vrai pour l’auto-entrepreneur comme pour tous les entrepreneurs. Je vois beaucoup de cadres qui veulent s’installer en tant que consultants, avec un projet tout à fait solide, mais une stratégie commerciale peu affûtée, ou encore un vrai dégoût pour l’admin et la compta, bref, il manque une corde indispensable à leur arc;)

  17. Ping : 8 trucs infaillibles pour tuer son #auto-entreprise | CRAKKS | Scoop.it

  18. Ping : Entreprenariat | Pearltrees

  19. Et bien moi je suis plus que sceptique sur votre analyse.

    D’abord vous avez raison sur les motifs d’échec qui sont d’ailleurs valables quelles que soient les entreprises.

    Vous oubliez (comme les pouvoirs politiques d’ailleurs) qu’on peut très bien avoir une auto-entreprise en complément d’une autre activité.
    C’est mon cas, et si j’ai un CA qui me permet de réaliser un bénéfice correspondant à un mois de salaire en plus sur l’année ça me va très bien.

    Oui un statut plus facile créée un nombre d’échec plus important (c’est logique, quoi que se soit à comparer au final avec les autres statuts de l’entreprise individuelle).
    Mais si au final ça permet à certains de réussir ce statut a de la valeur, notamment pour une activité de complément et un tremplin vers le reste. Après ça ne dispense pas d’être bon !

    • Il n’y a aucune critique du statut dans ce billet, c’est une mise en garde contre certaines erreurs ultra classiques qui mènent à l’échec. Je suis tout à fait d’accord avec le fait que ce statut crée de la valeur, d’ailleurs une bonne partie de mes clients créateurs d’entreprise choisissent ce statut.
      Il est en effet possible d’avoir ce statut en parallèle d’une autre activité, ce n’est juste… pas du tout le propos ici.
      Et finalement, nous sommes tout à fait sur la même longueur d’ondes, puisqu’il s’agit bien d’être bon… et donc d’éviter certaines erreurs;))

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  22. D’accord et pas d’accord avec ce billet. C’est en effet, un excellent message pour la plus grande partie d’entre nous, n’ayant aucune idée de ce qu’est une entreprise quelqu’elle soit. Cependant, ce statut à d’ enormes avantages :
    – Il necessite quasi peu d’engagement financier. Imaginez que tous ceux qui se plantent en AE l’ai fait en SARL ou autres?
    – Il permet à tous un chacun de se lancer! Combien ne peuvent pas le faire, ou abandonnent ou n’osent pas quand il faut engager ses biens, obtenir une aide ou un prêt…

    Personnellement, ayant toujours été à mon compte depuis l’âge de 25 ans (45 ans aujourd’hui), aprés avoir essuyé les souffrances et douleurs d’une entreprise “normales” de 27 salariés, je vous le dis : Vive l’auto-entreprise.
    Pour ma part, tous le monde devrait être en auto-entreprise : Comptabilité simplifié, une seule declaration par an, etc… Faire simple, donc efficace!
    Et puis arretons de fustiger celui qui se plante! Se planter, c’est apprendre, acquerrir de l’expérience. Plantez-vous, certe,pourquoi pas et même tant mieux! mais rebondissez et recommencez!

    • Heu… cet article n’est en rien à charge contre le statut d’auto-entrepreneur, qui a effectivement de nombreux avantages. il a pour objectif de montrer aux auto-entrepreneurs quelques erreurs à éviter.
      Nombreux sont mes clients qui choisissent ce statut pour démarrer et c’est tant mieux. Maintenant, autant leur donner des alternatives à certaines erreurs trop classiques avant qu’ils se jettent tête baissée dedans.

  23. bonjour

    votre billet est trés clair, toutefois il faudrait quand même avertir les auto-entrepreneurs qu’il ne faut pas confondre chiffre d’affaire et bénéfice, qui me semble la clef de la réussite, et permet d’éviter ceraines surprises quand il faut payer les charges.

  24. Mon auto- entreprise fêtera ses 3 ans dans une semaine. Grâce à elle, je gagne de quoi vivre (en bossant 50 ou 60 h/sem !) Mais j’avoue que c’est l’expérience d’une précédente affaire au “réel simplifié” qui m’ a appris à gérer l’équilibre entre production et commercial, entre temps de travail et vie personnelle, ainsi que la différence entre recette et bénéfice.
    Aujourd’hui Mr Hollande envisage de réviser le statut de l’auto-entreprise. S’il m’oblige à basculer vers un autre statut : je boucle tout et cours m’inscrire au pôle emploi ! Car mon activité de fleuriste sur les marchés m’oblige à fermer plusieurs semaines dans l’année, soit à cause du gel, soit à cause des trop fortes chaleurs en été. Dans mon cas, le fait que les cotisations RSI soient fonction des recettes est PRIMORDIAL pour la pérennité de l’entreprise, ainsi que pour ma santé personnelle, car je stresse beaucoup moins que sous un autre statut plus classique.

    • Il est évident q’une limitation dans le temps et l’obligation de bascule vers un autre statut vont poser problème à de nombreux auto-entrepreneurs et que beaucoup d’entre eux seront poussés à fermer boutique. Ironiquement, les premiers concernés seront ceux qui dégagent un chiffre d’affaire.
      Des charges progressives en fonction du chiffre d’affaire, un peu comme les impôts, serait sans doute une réponse adaptée qui permettrait à chaque entrepreneur de se développer – ou pas – à son rythme et en fonction de ses possibilités.

  25. Bonjour,

    J’ai lu avec grand soin votre article, ainsi que l’ensemble des commentaires.

    Je tiens tout d’abord à vous féliciter pour partager votre vision de l’entrepreneur débutant et le manque de recul évident que beaucoup peuvent avoir, c’est fait avec humour, mais sur des cas qui me semblent tellement réaliste, que vous avez certainement à peine détourner les propos des gens que vous avez rencontrer.

    Ensuite, comme vous je pense que le statut d’auto-entrepreneur possède beaucoup d’aspects positifs qui sont très utiles pour une partie des créateurs, mais que c’est un statut trop limitant pour beaucoup d’autres et qu’il est vrai malheureusement que beaucoup ne prennent pas le temps de la réflexion, avant la création d’un statut qui est presque équivalent à une inscription sur un réseau social (facile et sans conséquence).

    Sauf que les conséquences peuvent être nombreuses et qu’il est à mon sens très important comme vous l’écrivez de penser son projet, pour éviter une plus grande démotivation ou pire une situation financière très délicate.

    • Bonjour Louis,

      Il me semble que tous les statuts ont des avantages et des inconvénients et c’est dans celui d’auto-entrepreneur qu’on trouve le plus de projet peu réfléchis et mal ficelés pour cause d’illusion de facilité pour la raison que vous donnez: l’inscription simple à un réseau social. Avec à la clé, comme vous le soulignez, le risque financier. Et l’idée est bien de penser le projet dans toutes ses dimensions, indépendamment du statut, pour favoriser sa réussite;)

  26. Je ne suis pas d’accord, quoiqu’on en dise, où est le risque? même si le projet est mal ficelé au départ, on peut le peaufiner en test réel et profiter de la vraie vie.com et non d’un business plan fumeux auxquels 99% des répondants donnent des réponses totalement fausses.

    Ils ont tous raison d’essayer, ne vous en déplaise.

  27. Bonjour, pour ma part cela fait une semaine que j’ai monté mon auto-entreprise (EIRL).
    J’ai fait un beau site, référencé partout, même dans des annuaires, j’ai des prix attractifs, très abordables, des centaines de visites par jour mais quasiment pas de clients.

    Je ne comprends pas exactement pourquoi.
    Cdlt.

    • Bonjour Teddy,
      Il peut y avoir mille raisons à cela;) Faire connaître son entreprise et donner envie aux clients est un processus long et complexe. Une analyse de vos stratégies, de ce qui marche et ne marche pas sur votre site pourrait peut-être aider;)

  28. Bonjour,

    J’aimerais vous féliciter pour la rédaction de cet article, car il est vraiment bien construit et très instructifs.
    Dans un second temps je pense que votre article n’est pas spécifiquement fait pour les auto-entreprises, mais pour la création de l’entreprise en général et que les 8 points sont applicables à n’importe quel projet.

    Merci
    Elie @

  29. J’ai une amie qui voudrait vendre des objets qu’elle fabrique à sonrhytme, donc peut et n’a pas de compétence informatique. e lui conseillais de passer par les fameux sites d’hébergement internet, mais ce que je ne sais pas c’est si elle doit se déclarer auto entrepreneuse car elle ne sait pas ce qu’elle va vendre (déjà elle achète les matières premières et ne sait pas combien vendre ses objets, elle risque de dépenser plus que de gagner). Et si oui il faut se déclarer combien cela lui en coutera-t-il?
    Merci de vos renseignements.

    • Bonjour Guillaume,
      Je ne fais pas de conseil en ligne par commentaires interposés. Votre amie aurait intérêt à s’adresser à une association d’aide à la création d’entreprise:)

  30. Merci beaucoup de ces conseils et ces idées! La planification est primordial au succès d’une entreprise. On peut avoir une bonne idée, mais si on ne sais pas la mettre en marche, cela n’aboutira à rien. Il faut y réfléchir et prévoir tout problème pouvant survenir, surtout en ce qui concerne le financement.

    Thierry

    • Je ne sais pas su on peut tout prévoir, cependant effectivement, mieux vaut anticiper, planifer et élaborer ses stratégies, financières et autres, avant de se retrovuer le bec dans l’eau!

  31. Très bon article. Je rajouterais également une chose que je vois souvent chez les auto-entrepreneur : ne néglige pas ton identité graphique ou pire ne fait pas ton logo toi-même. On me tend trop souvent des cartes de visite sans logo se ressemblant et venant de la même grande société bien connue sur le web. Mais ce n’est pas parce que l’on est auto-entrepreneur que l’on doit se passer d’un logo. Bien au contraire. Dans la jungle de l’entrepreneuriat il est indispensable de vous démarquer. C’est vrai que beaucoup ont un budget serré, mais il existe des solutions pour avoir un logo pas cher. N’oubliez pas que votre logo vous différencie de vos concurrents et est le premier contact qu’ont les clients avec votre entreprise.

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