Plaisir et seuil de satisfaction

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Sylvaine Pascual – Publié dans: Bien-être et estime de soi  / Comprendre les émotions  Share/Bookmark

 

 

plaisir et seuil de satisfactionLe plaisir est l’émotion qui nous indique ce qui est bon pour notre équilibre moral et physique. Renouer avec les plaisirs simples permet d’abaisser notre seuil de satisfaction et de ressentir du bien-être bien plus facilement. Mode d’emploi.

 

 

Conditions difficiles et seuil de satisfaction

 

Troisième étape de mon escapade à Bastogne sur les traces de la désormais célèbre 101ème aéroportée et des idées qu’elle m’a inspirées.

 

Pendant l’hiver 44-45, la 101ème s’est retrouvée dans les bois autour de Bastogne encerclée, sans ravitaillement et vêtus de leurs uniformes d’été, par des températures qui sont descendues au dessous de -20°.
Cantonnés dans des trous creusés à même la terre gelée, sans possibilité de faire du feu pour ne pas être repérés, pilonnés quotidiennement par les obus allemands, ces hommes ont affronté la faim, le froid, la souffrance et la peur.

Il paraît certainement évident que dans de telles conditions, la moindre tasse de café représentait un réconfort considérable, du pur plaisir.

 

Pour ces hommes-là, améliorer le quotidien en trouvant de minuscules satisfactions était indiscutablement essentiel au moral et à la survie. Une Lucky Strike partagée, une couverture, une blague vaseuse, le peu dont ils disposaient les amenait à trouver du plaisir dans des choses extrèmement simples. Face à ces conditons de vie terribles, leur seuil de satisfaction s’est considérablement abaissé et ils ont appris à la dure à se contenter de peu. Il y a certainement là une leçon à retenir pour se booster le moral facilement et à peu de frais.

 

 

Confort et élévation du seuil de satisfaction
Ce seuil de satisfaction est rendu difficile à atteindre par le toujours plus de la société de consommation, qui rend nos désirs plus complexes et plus onéreux et nous déconnecte des plaisirs simples.

En fait, une fois que nous avons un toit sur la tête, un lit pour dormir et une repas sur la table; tout le reste, la douceur des draps, la couleur des murs, la nature du repas, ceux avec qui nous la partageons, tout cela, c’est du confort, de l’agréable, de l’amélioration du quotidien, du pur plaisir. Du moins, ça le serait sans doute si nous nous accordions quelques minutes pour prendre parfois le temps d’apprécier ce que nous avons.

 

Pourtant, ce qui semble merveilleux dans des conditions difficiles perd de sa force à mesure que le confort augmente. Les montagnards le savent bien, qui ont tous eu l’occasion de trouver dans un infect repas liophilisé un met de roi, après une journée de mauvais temps, et qui pour rien au monde ne s’en contenteraient en temps normal.

Et petit à petit, le seuil de satisfaction augmente jusqu’à nous laisser éternels insatisfaits à la poursuite de plaisirs insaisissables, et parfois du domaine de l’illusion, quand ils deviennent compensatoires.

 

 

Savoir se contenter de peu: pour quoi faire?

 

L’idée est de développer la capacité à se saitsfaire de peu au quotidien. Car savoir se contenter de peu ne signifie pas avoir peu et faire peu – du moins pas nécessairement. Se contenter de peu signifie obtenir une satisfaction directement proportionnelle à l’ampleur du plaisir.
Entre une personne qui sait se contenter de peu et une autre, le plaisir, la satisfaction retirés, par exemple, de l’achat d’une belle bagnole ou d’un home cinéma ne sera pas du tout le même. Par ricochet, les aléas de la vie et les pertes auxquelles ils peuvent correspondre, en termes de finances, de possessions, de modes de vie etc. seront bien plus facilement  supportables.
Il y a mille choses minuscules qui nous font plaisir et dont nous n’avons plus vraiment conscience, ou que nous pouvons exploiter davantage. Redécouvrir le bien qu’elles font et les mettre en place plus souvent, c’est un moyen formidable de faire redescendre notre seuil de satisfaction à un niveau facilement accessible, et par là-même de se gonfler le moral, derenforcer la joie de vivre et l’estime de soi.
Il y a les vitamines mentales, bien sûr, et aussi tous ces petits plaisirs minuscules que nous oublions parfois d’apprécier: un rayon de soleil, un café en terrasse, un morceau de chocolat que nous prenons le temps de déguster (ou des chips!), sortir son chien, humer l’air à la fenêtre,  etc.. toutes ces choses qui sont suffisamment petites, pas chères et peu consommatrices en temps et en énergie pour être exploitables chaque jour.
Quelles sont les toutes petites choses qui, au fond, vous font profondément plaisir?
Comment en mettre davantage dans votre quotidien?
Choisissez-en une et faites-là chaque jour. Au bout d’une semaine, que remarquez-vous?

 

 

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Garder le moral dans la tourmente

Rôle des émotions: la joie

Emotions: éloge du plaisir

Le rire, remède universel

Dynamisme: faire le plein de vitamines mentales

 

Les dossiers d’Ithaque: Bien-être et estime de soi

 

 

Aller plus loin

 

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7 Comments

  • Savoir se contenter de peu ; on n’est pas près de voir des pubs à la télé pour ça ! Bien bel article.

  • MADmoiselle dit :

    Rien qu’en lisant ou voyant les actualités : les guerres, les catastrophes, la pauvreté, etc. on doit se rendre compte de la chance qu’on a d’avoir un toit, à manger à chaque repas, d’avoir ni trop chaud, ni trop froid et de dormir dans un lit !

  • MADmoiselle dit :

    Si on se culpabilise en voyant le malheur des autres, je pense que c’est parce que l’on a une raison bien plus profonde de culpabiliser…

  • Amitasolo dit :

    Bel article. Il me fait penser à la chanson de Baloo dans le livre de la jungle “the bares necessities of life”. Une fois qu’on a ce qui est nécessaire à la survie, le reste c’est l’occasion de se faire plaisir tant et plus.

    J’aime bien cette vision très positive de la vie, où finalement presque tout est du plaisir, il ne reste pas beaucoup de place pour le pessimisme et la négativité. Et pas du tout un plaisir niaiseux borderline optimisme béat, un plaisir conscient, choisi et goûté, qui met un sourire aux lèvres et donne confiance en soi et en la vie. Chapeau m’dame, chouette philosophie , pourvu qu’elle soit contagieuse

  • HardiPetit dit :

    On retrouve ce que vous dites particulièrement chez les ados, de plus en plus sollicités par les médias et la pub et dont les exigences consuéristes font craindre qu’ils ne soient des générations d’éternels insatisfaits en devenir.

    Cependant les parents ne sont pas exempts de responsabilités, qui cèdent à ces tentations de plaisirs compliqués et onéreux, tant pour leur progéniture que pour eux-mêmes.

     

  • Q.Janey dit :

    Bonjour. J’ai trouvé votre site Web via Google tout en recherchant une affaire semblable , votre site web arrivé ici vers le haut. Il semble bien. J’ai un signet dans mes google bookmarks de revenir plus tard . Cordialement

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