Une affaire d’optimisme!

Seconde nuit de l'optimisme sous le signe de la confiance en entreprise

 

J’ai une affection particulière pour les gens qui font réalisent des projets formidables, étonnants, des projets qui leurs tiennent tellement à cœur qu’ils sont capables de trésors d’imagination pour les faire vivre. C’est le cas de Christine Cayré, organisatrice de l’événement la Nuit de l’Optimisme, que je vous propose de rencontrer.

 

Nuit optimisme 2

 

L’engagement des uns, un modèle pour tous

Pour tous ceux qui ont des aspirations ou des projets professionnels tels qu’une reconversion ou une création d’entreprise, tout en ne parvenant pas à oser, parce que ce n’est peut-être “pas réaliste”, ils sont autant de modèles. Des exemples du vaste champ des possibles, pour peu qu’on accepte de faire des choix, des ajustements, de prendre des décisions, de sauter des pas, de franchir des caps, d’emprunter des itinéraires pas toujours linéaires ou ordinaires. Explorer leurs motivations et leur engagement dans leur projet est un moyen de prendre conscience que chacun peut donner corps à ses aspirations, à son rythme et à sa manière.

Nous avions déjà rencontré des gens comme Michèle d’Attention à la Terre et Jean-Marc Le Hunsec de Prêt à l’emploi, et c’est aujourd’hui au tour de Christine Cayré, co-organisatrice de la Nuit de l’Optimisme qui aura lieu le 7 février (événement auquel j’assisterai avec beaucoup d’enthousiasme, car il s’annonce comme un concentré de vitamines mentales).

Après 25 années d’un parcours professionnel qu’elle voit comme un parcours de vie -avec bifurcations- riche de rencontres inspirantes partout où elle est passée, à 48 ans, Christine se lance dans entrepreneuriat avec un projet pas comme les autres: celui de devenir une “passeuse d’optimisme” au service des entreprises et de nos vies professionnelles.

 

Interview de Christine Cayré, organisatrice de la nuit de l'optimisme“En 1988, en sortant de  Sup de Co Grenoble, j’ai commencé ma carrière chez Hewlett Packard en  tant qu’ingénieur d’affaires. J’y ai passé dix ans où je me suis littéralement régalée et particulièrement dans la relation client.  Il faut dire que  j’ai eu des managers qui m’ont fait confiance, c’est très structurant  et ça m’accompagne encore aujourd’hui jusque dans mon projet entrepreneurial.   En 2001, après la naissance de mes trois enfants, j’ai  décidé « d’entrer en journalisme», pour  donner un grand angle à ma curiosité pour la matière humaine. À la radio et dans le cadre de documentaires audio, je me suis fait  l’écho et le porte-voix du point de vue des autres, de leurs projets, de leurs réalisations, de leurs convictions. Encore une immense source d’inspiration pour moi !

2012 marque le terme de cinq ans passées en Afrique du Sud, à Johannesbourg, où j’étais  notamment correspondante pour plusieurs radios et chargée de production pour des médias français. J’ai trouvé dans ce pays une source inaltérable d’énergie positive, la preuve quotidienne et tangible que l’optimisme est un moteur puissant dans tout projet de développement individuel et collectif. De retour en France, le besoin et l’utilité d’un tel ressort m’ont littéralement sauté au visage.

 

Vous avez créé Affaires d’optimisme en 2013?  Quels sont vos objectifs ?

La société existe officiellement depuis Octobre 2013, mais elle était en gestation depuis plus d’un an.  En rentrant d’Afrique du Sud,  j’ai vécu une expérience professionnelle difficile, j’ai été confrontée des situations de souffrance au travail et ça a créé un déclic.  Déclic qui a généré une forme de révolte, puis une question : comment contribuer concrètement,  à partir de ce que je savais faire,  à propager plus de positif dans le monde du travail ?

La vie a fait  que j’ai d’abord rencontré grâce à mon mari  (qui me soutient à fond !) des belges optimistes (de Business&Optimism et de la Ligue des optimistes)  qui m’ont accueillie à bras ouvert, ont partagé leurs meilleures pratiques avec moi puis qui m’ont présenté des français optimistes. Le premier d’entre eux a été Philippe Gabilliet  et c’est vraiment quelqu’un qui compte dans cette trajectoire !

J’ai donc choisi de  m’intéresser aux vertus de l’optimisme et de la psychologie positive dans le travail en multipliant les rencontres, les lectures  et les échanges pour étayer mes intuitions et m’entourer de personnes compétentes en la matière.   Et forte de leur soutien et de leur savoir-faire, j’ai  décidé de créer Affaires d’Optimisme pour « ressourcer l’entreprise et son écosystème à travers des rencontres et de des événements professionnels porteurs de sens et d’enthousiasme qui s’appuient sur le partage d’expérience positives et de temps collaboratifs. » Mon rôle dans cette aventure, c’est de fédérer des énergies et de rendre les choses concrètes.

 

Quelle définition mettez-vous sur l’optimisme ?

Et bien je dois vous dire  qu’une de vos définitions m’accompagne et m’inspire  depuis le début du projet, alors je la reprends ici : « En fonctionnant comme une autorisation à envisager une tournure favorable des événements, l’optimisme  lucide (par opposition à une expectative béate, euphorique et inactive) libère de l’anxiété d’anticipation face à l’incertitude de l’avenir et encourage l’action. Il permet de construire l’avenir avec moins d’angoisse et de freins, de ne pas ressasser les événements passés mais plutôt de prendre du recul et d’en tirer des leçons pour les mettre au service de notre avenir. »  (Voir: Cultiver l’optimisme NDLR)

Et enfin, l’optimisme c’est un moteur, pas une valeur. Il me semble essentiel de le rappeler.

 

Vous êtes l’organisatrice de l’événement la Nuit de l’Optimisme. Comment vous est venue l’idée ? En quoi consiste-t-il ? A qui s’adresse-t-il?

Je précise que ne suis pas la seule organisatrice de l’événement, je travaille avec Cécile Hémici, de l’agence l’Effet Wow et si j’ai fédéré les intervenants et imaginé la forme de l’événement, c’est elle qui le fait exister concrètement et lui donne vie avec brio.

La Nuit de l’Optimisme est destinée aux acteurs de l’entreprise qui veulent se  ressourcer en énergie positive. C’est  événement hybride où la parole circule, où chacun est acteur. Dans un premier temps on entendra des orateurs inspirants.  Puis tous les participants seront impliqués dans des ateliers collaboratifs et enfin ils pourront danser l’optimisme.

Ce qui m’a guidée c’est l’obsession de passer de l’incantation à l’appropriation, de proposer des expériences qui permettent de ressentir l’optimisme, pas uniquement de le théoriser.

D’où l’envie de prolonger le temps de parole des orateurs inspirants par des ateliers collaboratifs parce que c’est réjouissant de partager ses idées, d’écouter celles des autres, de s’enrichir de cette diversité. Et enfin, je pense (et j’ai vraiment appris ça en Afrique) que pour nous approprier des idées, il faut que non seulement l’esprit soit impliqué mais aussi le corps.  Alors j’ai demandé à une chorégraphe de créer une danse que nous pourrons réaliser ensemble.

 

Qu’attendez-vous de cet événement?

Je souhaite que les participants aient eu l’occasion de ressentir l’optimisme, de vivre un moment enthousiasmant qui leur donne peut être envie de provoquer des changements, même très modestes, dans leur façon d’être au travail, dans leur façon de considérer leur environnement professionnel. Mon intention c’est d’inviter toutes les parties prenantes à se sentir coresponsables de la construction de l’entreprise positive et  que beaucoup d’entre eux deviennent à leur tour des passeurs d’optimisme. Pour que ce soit plus facile, nous enverrons à tous les participants un « compte rendu » de la soirée et nous les inviterons à le partager.  L’enjeu c’est aussi de convaincre les entreprises des bienfaits de l’optimisme et qu’elles aient envie de développer des stratégies positives.

 

Votre engagement, à quelles valeurs, à quelles motivations correspond-il ?

Je trouve la phrase de Gandhi « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » très inspirante. Quand on travaille sur soi, on perçoit combien les changements intérieurs ont un effet (même silencieux) sur ce qui se passe autour de nous, sur nos relations avec les autres.  Si on veut un monde plus positif, devenons plus positifs. Mais encore une fois, il ne suffit pas de le dire, il faut avoir la possibilité d’en ressentir les bénéfices. Créer des occasions où chacun peut nourrir l’optimiste (lucide, cf votre définition ) qui est en lui, c’est mon intention.

Ce qui m’inspire aussi et dont j’ai découvert le nom en Afrique du Sud, c’est ce qu’on appelle l’ubuntu et que l’on peut exprimer ainsi : « Un individu est un individu à cause des autres individus. Mon humanité est inextricablement liée à ce qu’est la vôtre. »

 

Vous vous êtes entourée d’une équipe solide aux horizons divers. Y a-t-il un véritable mouvement de fond vers des valeurs ré-humanisées, en particulier au travail ?

Depuis que je prépare le lancement de cette société,  mon quotidien est riche d’échanges  avec des « conspirateurs positifs » (j’ai emprunté ce terme à l’Institut des Futurs Souhaitables) de tous horizons,  ce qui me donne forcément un prisme.  Alors, oui, à mon échelle, je sens ce mouvement de fond, et je perçois qu’il est en marche tant le besoin de « reliance » dont parle Edgar Morin est grand. Mais il reste encore des peurs à désamorcer pour rassurer ceux qui pensent encore que remettre l’humain au cœur nuirait à la performance de l’entreprise. Alors que de plus en plus d’exemples éloquents et d’études prouvent tout le contraire !

 

 

La Nuit de l’Optimisme, cru 2015, sur le thème de la confiance (cliquez sur l’image)

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Aller plus loin

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