Corvéable à merci: les limites de la flexibilité

etre flexible, oui, mais corvéable a merci, non

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Dans une période économiquement difficile, changer d’emploi ou en retrouver un paraît encore plus compliqué et incertain que d’habitude. Du coup, l’inquiétude grandit et peut avoir un impact profond sur ce que nous sommes prêts à accepter, y compris pour conserver un emploi dans lequel nous sommes installés depuis longtemps, comme les salariés de British Airways qui, en 2009, ont renoncé à leur salaire pendant un mois.

etre flexible, oui, mais corvéable a merci, non

 

Soyez flexible…

On croise fréquemment cette injonction dans les listes de conseils aux chercheurs d’emploi, et il est vrai que plus on est flexible, plus on s’adapte facilement aux changements.
Cependant, face à cet impératif de flexibilité, dans ses tâches professionnelles ou en recherche d’emploi, on finit par dire oui à tout, depuis les horaires grotesques jusqu’au fait d’être joignable en permanence par joujou électronique interposé. Car derrière le terme vague de flexibilité, se cache parfois une exigence d’acceptation poussée à l’extrême. Combien de citrons peut-on nous presser avant qu’on se noie?

 

…Sans accepter n’importe quoi

La question n’est pas de passer des jugements universels sur ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. L’un et l’autre sont très variables et l’enfer de l’un sera le paradis de l’autre. Il s’agit donc plutôt de faire le point sur nos propres limites, et le moment à partir duquel, à force de flexibilité et d’adaptabilité, nous nous sentons corvéables à merci, avec tous les sentiments de frustration que cela suppose. Car la flexibilité subie est terriblement génératrice de stress, avec toutes les conséquences que cela implique sur la santé.

Faire preuve de flexibilité, oui, être corvéable à merci: non.
Par ailleurs, si tout ceci est valable dans la vie professionnelle, il en est de même pour la vie personnelle, et en particulier dans les relations. Entre amis ou conjoints, le jeux de pouvoir peuvent tout aussi bien nous mener à faire preuve d’une flexibilité et adaptabilité excessives qui nous mettent à la merci des désirs de l’autre.

 

Auto coaching: les limites de ma flexibilité

Beaucoup trop de salariés se retrouvent aujourd’hui en stress aigu ou en épuisement professionnel (burn out) à cause d’exigences démesurées en termes de flexibilité et d’adaptabilité. Avant d’accepter n’importe quoi, autant se poser quelques questions.
Dans quelle mesure êtes-vous prêt à faire preuve de flexibilité?
En termes de flexibilité, que trouvez-vous acceptable?
Que trouvez-vous totalement inacceptable?
Comment vous sentez-vous quand vous êtes confronté(e) à cette part d’inacceptable?

Si un poste exige de vous une flexibilité qui va au delà de ce qui vous semble confortable:
Qu’est-ce que ce poste va vous apporter? / vous apporte-t-il?
Qu’est-ce qu’il va vous coûter? / vous coûte?
Les bénéfices sont-ils suffisamment supérieurs aux coûts pour aller puiser dans vos réserves?
Quels risques prenez-vous, émotionnellement, physiquement, psychiquement etc…?
Dans quelle mesure en valent-ils la peine?

Il existe ensuite de nombreuses méthodes pour dire non, faire des démandes assertives, négocier etc. mais aussi pour mettre un terme aux convictions limitantes du type “si je n’accepte pas tout, je ne trouverais jamais d’emploi”.

 

Aller plus loin

Vous voulez élaborer un projet professionnel en harmonie avec vos désirs, vos appétences, vos aspirations? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual.

 

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3 Comments

  • MADmoiselle dit :

    Avant, j’étais super flexible niveau boulot. Mais avec l’âge, je ne veux plus en être exclave…

  • Michèle dit :

    Bienvu Sylvaine, les bonnes questions au bon moment et un futur burn-out sans doute évité.

  • HB. le dit :

    J’y vois un exemple de résistance à l’oppression des salariés! Cet article tombe à pic, au moment où la menace de la banalisation de travail le dimanche se précise. Cependant, n’étant pas toujours d’un naturel très optimiste, je ne suis pas convaincu que face à la pression ambiante, la résistance trouve beaucoup d’écho et que les chercheurs d’emploi soient déterminés à camper sur leurs limites. Il semblera probablement plus noble au commun des mortels de voir les dits chercheurs d’emploi accepter des postes qui les mineront à petit feu, pour finir en burn out, que de faire le choix de préserver sa santé.

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