Accueillir les propositions inattendues

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Il nous arrive d’être confronté à des propositions qui nous touchent là où ça fait plaisir, suffisamment malhonnêtes et inattendues pour secouer le quotidien et être copieusement alléchantes. Les accueillons-nous toujours bien?

 

Qu’est-ce qui fait qu’une proposition alléchante pour l’un est écoeurante pour l’autre?
Qu’il s’agisse du job de nos rêves, d’un barbecue organisé à la dernière minute ou d’un week end improvisé au soleil, l’inattendu peut prendre les couleurs du merveilleux, de l’enthousiasmant et comme nous sommesrésolument optimistes, nous l’accueillons à bras ouverts, nous lui ouvrons notre porte, limite nous lui payons un café.
En d’autres termes, nos considérons la porposition inattendue comme une formidable opportunité à saisir.
Vraiment?
Certes, il y a ceux qui se nourrissent de l’inattendu et de l’imprévu comme Zenobie de la tarte aux blettes: goulument, avec la gourmandise rabelaisienne des jouisseurs…  et parfois d’ailleurs avec un excès qui mène tout droit à l’écoeurement à l’incapacité de permanence, et qui montre un seuil d’ennui assez bas.Quand nous voyons moins les bénéfices

Mais en réalité, il suffit parfois de pas grand chose pour que la proposition inattendue prenne une teinte moins éclatante: des avantages un peu moins évidents ou immédiats, des conditions peu favorables ou qui nécessitent de sortir de sa zone de confort, de sursoir à ses habitudes, et nous voilà en train de soulever un sourcil méfiant voire soupçonneux, prêts à résister à la tentation, forcément illusoire, d’un chant des sirènes qui risquerait bien trop de nous transformer en grenouilles de la farce. Et en moins de temps qu’il en faut pour avaler un macaron,  la proposition alléchante devient écoeurante.

Elle peut aussi nous apparaître plus déconcertante, plus saugrenue que tentante, parce qu’elle pourrait apporter le grand chambardement (le chaos, que dis-je, l’anarchie) dans un ordre établi et rassurant. Il est alors plus simple de pousser le désir  (besoins?) de discipline et de rigueur jusqu’au refus d’un inattendu qui suppose trop d’ajustements et paraît irraisonable, car uniquement préoccupé de l’assouvissement d’un plaisir temporaire sans autre finalité que lui-même.

Ou encore parce que nos croyances exigent qu’on cède à la tentation de loin en loin, avec la mesure raisonable de ceux qui savent qu’il y a un temps pour s’amuser et un temps pour être sérieux.
D’autres encore ont besoin d’un peu de recul, d’un peu de temps pour s’approprier l’idée et intégrer ses avantages et inconvénients, les actions qu’elle nécessite et le plaisir qu’on va en retirer.
D’autres enfin disent quasiment systématiquement non à la proposition (ou du moins plus fréquemment qu’ils ne le voudraient), à la faveur évidente d’arguments imparables (trop compliqué, trop perturbant, trop fatigant etc.) qui cachent peut-être une crainte de la nouveauté et de l’inconnu, qui les poussent à une forme de passivité qui pousse à vivre par procuration, et/ou génératrice de regrets.

Auto coaching: accueillir les propositions inattendues

En fait, il y a sans doute autant de façons de réagir à une proposition inattendue que de destinataires, l’essentiel étant que la réaction est spontanée, et donc révélatrice de notre mode de fontionnement face à l’imprévu et conditionnée par nos sysytèmes de croyances, nos certitudes, nos convictions. Or, celles-ci sont parfois héritées de notre environnement, notre éducation, notre milieu, et sont parfois bien éloignées de celles que nous aimerions avoir… moins détendues, ou au contraire trop irréfléchies etc. Et les comprtements contradictoires nous demandent beaucoup d’énergie et génèrent tout un tas d’émotions négatives.
Avant que nos réactions aux propositions inattendues ne nous transforment en pisse-froids, obervons nos propres mécanismes.

Et vous, comment réagissez-vous aux propositions inattendues?
Etes-vous plutôt du genre à les accueillir, à les rejeter, à vous en méfier?
Comment vous sentez-vous face à ces propositions?
Qu’est-ce que vos réactions vous disent sur vous-même?
Dans quelle mesure sont-elles en adéquation avec les réactions que vous voudriez avoir?
De quoi avez-vous besoin pour accueillir les propositions inattendues exactement comme vous le souhaitez?
Comment allez-vous réagir la prochaine fois qu’on vous fait une proposition inattendue?
Comment déterminez-vous qu’une proposition est alléchante ou écoeurante?
A quelle fréquence faites-vous vous-mêmes des propositions inattendues?
Qu’est-ce qui vous pousse à (ne pas) en faire?
C’est quand, la prochaine fois que vous allez en faire une?

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Cultiver l’optimisme:10 bonnes raisons et 7 pistes

Les dossiers d’Ithaque: Bien-être et estime de soi
Les dossiers d’Ithaque: Connaissance de soi

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4 Comments

  • fredheas dit :

    Bonjour @Sylvaine,
    Ton message est très vrai encore une fois, mais il faut aussi faire attention aux “propositions inattendues” négatives. Celles que l’on aurait préféré ne jamais avoir à faire et qui nous laissent dans un sentiment “amer”!
    Très belle journée positive à toi! 😉

  • Sylvie dit :

    En principe, j’accueille assez bien les propositions inattendues dans la vie de tous les jours mais au niveau professionnel je reste cependant assez méfiante… :o)

  • HB. le dit :

    J’ai un penchant pour l’inattendu, délectable distraction du quotidien pas si exaltant, quand on est un quidam moyen. Cependant, les propositions, inattendues ou non d’ailleurs, sont moins jubilatoires quand celui ou celle qui en a l’initiative se montre finalement incapable d’aller au bout. Mon ton amer s’explique par une expérience de ce type sur le plan professionnel, il y a quelques semaines. Fatiguant.

  • Patrick dit :

    Je n’aime pas beaucoup quand on bouscule mes habitudes et je ne fais pas toujours preuve d’une souplesse terrible quand on me propose des trucs à la dernière minute, d’ailleurs ma compagne me le reproche souvent. Je pense qu’elle aimerait bien que je lui propose des choses qui changent un peu de temps en temps, comme un week end impromptu mais je dois l’avouer, mon inertie est un peu trop forte et je trouve toujours trop compliqué de s’organiser.
    En même temps, elle, elle ne propose jamais rien!

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