Relations: on récolte ce qu'on sème

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On récolte ce qu’on sème

Les relations que nous développons et entretenons ne sont pas le fruit du hasard.  Qu’il s’agisse de nos conjoints, nos proches, nos connaissances ou nos collègues et patrons, nous sommes co-responsables de nos relations, qu’elles soient savoureuses, pourries ou inscrites dans le triangle de karpman (encore une révélation intergalactique: on est deux dans une relation et la responsabilité de chacune des parties équivaut à environ 50%). Comme nous y apportons la moitié des éléments qui la composent, nous ne sommes pas totalement étrangers à ses développements.

Ce qui, par un raccourci que je prend avec autant de bonne volonté qu’une boulangère vous vend un bâtard, signifie grosso modo qu’on récolte ce qu’on sème.

Sur le plan relationnel, si nos raisins ont un goût amer, peut-être est-il temps de se poser des questions sur la nature de nos pieds de vigne.

Le ver est-il dans le fruit?

Vous avez l’impression de vous attirer souvent le même type d’ingrats, de bras cassés, de nullards, de pisse-vinaigre?
Vos proches ont l’art de toujours vouloir vous expliquer ce que vous devriez faire? Vous avez l’impression qu’on nourrit envers vous des sentiments négatifs et/ou agressifs? Vous avez le sentiments de vous dévouer corps et âme sans rien recevoir en retour? Vous vous retrouvez entouré d’incapables, de paresseux? Vous vous retrouvez plus souvent qu’à votre tour dans les bottes disgracieuses d’un sauveur, d’une victime ou d’un persécuteur?
La bonne nouvelle c’est que toutes ces situations relationnelles sont porteuses d’ensignements et qu’elles sont autant d’opportunités de sortir de nos schémas relationnels.

Les raisins de la colère

Nous pouvons facilement être tentés de céder à l’agacement et à la colère face à ces comportements qui nous déplaisent. Pourtant, rappelons-nous que nos émotions nous parlent de nous, pas de la personne qui semble les déclencher, et qu’elles nous renseignent sur les besoins que nous cherchons à combler par les comportements que nous avons et qui autorisent ces relations pourries. Car bonnes ou mauvaises, nos relations nous renvoient une image qui correspond à ce dont nous avons besoin pour entretenir nos croyances. Prenons un exemple dont la banalité fait frémir: si une femme est convaincue que “les hommes sont lâches”, il y a de fortes chances pour que ses partenaires successifs le soient, et qu’elle fasse en sorte que ceux qui le seraient moins… le deviennent.

Prends-en de la graine

Nos relations peuvent donc nous en apprendre beaucoup sur nous-mêmes. Puisque nous sommes en pleine saison, profitons-en pour faire le bilan de nos vendanges:
Que semez-vous donc, pour récolter ce que vous récoltez?
Comment vous y prenez-vous, pour obtenir ce que vous obtenez dans vos relations?
Qu’avez-vous besoin de modifier dans votre façon d’être en relation, pour qu’elles soient satisfaisantes?

Et si le ver est définitivement dans le fruit, un peu de menage dans vos relations fera peut-être du bien…

Voir aussi:

Du bénéfice de la connaissance de soi
Besoins affectifs: bien-être et dépendances
Relations: le grand ménage de printemps
Les dossiers d’Ithaque: entretenir des relations satisfaisantes
Les dossiers d’Ithaque: les émotions
Les dossiers d’Ithaque: mieux communiquer

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7 Comments

  • MADmoiselle dit :

    Tiens, j’ai pensé à toi ce soir : nous sommes allés voir “Le Coach” 🙂

  • wizzil dit :

    on ne devrait jamais dire “mais qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu pour mériter ça ?” 🙂
    mais dans la pratique, ce que je trouve difficile, c’est :
    1. d’identifier les causes qui nous ont menés au résultat qui nous dérange
    2. de ne pas culpabiliser
    je traîne un boulet dans ma vie (et heureusement Phil est là et m’aide à m’en débarrasser), il diminue un peu tous les jours mais pfiou il y a des moments où j’ai du mal à voir la sortie du tunnel..
    mais bon aujourd’hui ça va 🙂
    Bonne semaine !

  • Phil Etnik dit :

    me pose plus cette question là vu que je suis devenu mysanthrope degré 5, j’espère passer ceinture noire bientôt au club des défourailleurs de la langue, donc en fait et pour être clair, je dois bien avouer que je ne me suis jamais posé cette question là en ce qui me concerne, un tort , je ne crois pas dans la mesure où ça m’a permis d’aider pas mal de gens, un tort oui si je devais soit faire un tri ou autre exaction façon puzzle dans mes relations, mais je te dirai que j’ai beaucoup de relations et pas d’amis( sont morts déjà) donc vu que c’est des relations, je m’en fiche absolument, pour moi deux mots comptent darling amour et amitié, il me reste l’amour et c’est très bien comme ça. Pour devenir amis il faut aussi se voir, se rencontrer, quelques amitiés (rares)virtuelles et c’est très bien comme ça, je ne m’en plains pas d’ailleurs; je constate.

    Bisous darling

  • MADmoiselle dit :

    Un article paraîtra bientôt sur le blog. Mais en attendant : Je me suis reconnu dans le personnage du coaché, parce que je ne sais pas manager, je suis quelqu’un d’empathique et je privilégie les relations humaines, qui ne sont malheureusement pas toujours compatibles en entreprise.
    Le film est sympa parce que le personnage du coach dans le film passe sa vie à dire aux autres ce qu’il faut faire et n’est pas capable d’avoir, lui, une vie équilibrée et humaine ; et c’est en côtoyant cette personne qu’il va coacher qu’il va comprendre comment fonctionnent les vraies relations humaines. Et d’un autre côté, le coaché apprend de son coach, car celui-ci a réussi à lui faire comprendre qu’il allait l’aider, mais pas pour le management, pour aborder une femme qu’il aime. Donc ce n’est pas tout à fait à son insu qu’il est coaché ; seulement, le but est un peu différent.

  • Koolter dit :

    L’article est très interessant car il nous oblige un peu à nous regarder dans la glace. Il est vrai que “balayer devant sa porte, avant de s’occuper de celle du voisin” est bien moins naturel qu’il n’y parait. Mais, ce n’est pas une raison pour ne pas si tenir le plus souvent possible.

  • Michele Cantave dit :

    Tres bon te texte.

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