Tag à Ithaque!

Sylvaine Pascual – Publié dans: Regards croisés

J’ai été taguée par l’éminentMorbleu!
Pour ceux qui ne connaissent pas le système, c’est une sorte de chaîne qu’Oscar Gnouros, hôte éloquent de ces lieux philosophiques, qualifie sans mollir de pyramidale à la Madoff, ce qui est à première vue terriblement inquiétant: le blog d’Ithaque serait donc rattrappé par la vague inarrêtable de la mafia financière décomplexée?

 

Objectons d’emblée, pour éviter les malentendus: point, chers lecteurs, de tentation d’enrichissement du porte-feuille dans cette pyramide-là.
Il s’agit d’aller enrichir ses horizons (n’en déplaise aux défenseurs ardents du conservatisme linguistique, il s’agit là de création lexicologique et non d’absence de maîtrise du langage. De l’art, quoi) par l’intermédiaire de blogs à découvrir.
Mais revenons à nos moutons. Le principe de ce tag est de choisir la sixième image du dossier d’images le plus récent de l’ordinateur du tagué, ou à défaut la sixième image du sixième dossier. Puis de taguer 6 autres blogueurs qui à leur tour devront faire la même chose. Et avec le sourire.

 

Coincidence amusanteVoici donc l’image en question. Et pour tout vous dire, la coincidence est amusante. Explications.
Je ne sors plus sans mes appareils photos. J’use et j’abuse du déclencheur, surtout si ça a un rapport avec la nature: tout ce qui change, grandit, se transforme, se modifie, se développe, évolue, au gré du temps m’émeut, et le printemps est généreux en petites et grandes métamorphoses.
Depuis l’apparition du premier perce-neige, j’ai cumulé pas loin de 4000 photos, dans lesquelles un bon tri serait le bienvenu, d’ailleurs, j’ai encore du pain sur la planche de ma procrastination.
Cette sixième photo est un exemple de mes clichés printanniers. Elle a une seconde caractéristique. Ce sont les premières fleurs et feuilles d’un arbre sous lequel je m’assois quand la saison s’y prête, et qui me regarde écrire à peu près la moitié des articles de ce blog . Auprès de mon arbre…
l’autre moitié est rédigée dans un café de Versailles où les chiens ne sont pas les bienvenus: on leur préfère d’autres animaux de compagnie, mais dont les habitudes sont tout aussi peu en vogue. Cette longue et inutile digression aura permis aux lecteurs versaillais de reconnaître ledit café et de passer m’y dire bonjour.

Tag à Ithaque

Maintenant, voici venu le temps de taguer 6 autres blogs de mes fréquentations, quoi que pas forcément fréquentables.Je suis une littéraire réformée à la longue par un duo invincible (perfectionnisme et paresse) quoique fort indulgent et qui m’accorda moultes secondes chances, avant de finir pas admettre que, les attentes de l’un n’ayant d’égales que l’immensité de l’autre, autant jeter l’éponge. De cette époque glorieuse il me reste une inclination naturelle pour les blogs où l’on aime manier la plume.

D’abord avec humour et indépendamment de la nature de celui-ci: subtil, intelligent, truculent, politiquement incorrect, limite trivial voire carrément gore, peu importe le vin pourvu qu’on ait l’ivresse. Et comme je suis peu adepte des limites et des contraintes, je m’enivre à toute heure, à loisir  et dans divers endroits. Voici quelques-unes de mes terrasses de bistrot:

Etonnant, non?
Mon blog spécial petit déjeuner, mais entre mon thé et mon premier café (dans cet ordre) parce que j’en ai marre de recracher l’un ou l’autre sur mon clavier en pouffant de rire sur les écrits turbulents et gondolatoires de Furio/Phil/Etnik/Dexter/Spirletto, aujourd’hui Sauvenière. Et malheureusement, ce blog n’existe plus. On espère son retour, sous cette forme où sous une autre! Et le voilà qui renaît et s’appelle à présent Pixelpek Variations

Blogborygmes
Après la sieste, crapuleuse de préférence, pour se redonner un coup de fouet avant d’attaquer une dinette rabelaisienne.

En attendant la censure
Le mauvais goût qui y règne est de ceux qui font les boissons d’homme, grâce auxquelles on se boyaute, on se tire-bouchonne, on se poile. Doucement, goutte à goutte on y prend goût. De préférence en fin de soirée.

Avec poésie, ensuite. Comme je ne suis pas à une contradiction près, après m’être soigneusement décroché la mâchoire chez les rigolos, j’aime bien aussi traîner ma fibre poétique, mon goût du beau, mon désir d’émotion et mon oeil contemplatif (si, si) dans des jardins où chaque fleur est une surprise, une trouvaille, une pépite, une pierre précieuse:

Vincentdidier
Qui fait un peu le lien entre tous: on y rit et on s’y émeut tout autant, on s’y étanche la curiosité, dans la cahute virtuelle de ce libre penseur explorateur de la Toile (et en plus il sait écrire, le bougre, limite ça m’agace ;)).

Les nouvelles de Clem
La douceur d’un écriture sobre et incroyablement empathique: qu’il s’agisse d’une jeune lycéenne en banlieue ou d’une centenaire en pleine escapade, on trouve ici tout l’art de rendre les pensées fugitives et essentielles qui foisonnent dans nos têtes et font de nous des êtres uniques, riches, importants.

Et pour finir:
Attention à la terre: parce que le jardinier passe aussi du temps à l’estaminet de son quartier. Ici on chante Pierre Perret et on lit des BDs tout en construisant des maisons passives. J’aime.
Luptidej, over taguée et en vacances, a décliné, aussi j’en profite pour taguer Fred Héas, le Dr Linvingstone du web de sites et vidéos originaux, drôles, étonnants, vachement bien faits, bref, là aussi il y a de quoi nourrir mon insatiable curiosité… un exemple: L’invincible M. Chlorophyllo… Mano negra de tout poil, planquez-vous!


BONUS: 3 prix à gagner!

A gagner, trois exemplaires de La co-existence pacifique, balade médiévale au pays de la prévention du stress,version illustrée,  inédite et probablement temporaire de la philosophie anti stress propre à Ithaque. En exclusivité mondiale et en avant-première, la version définitive ne sera pas publiée avant plusieurs semaines.
Ou bien une poële à frire, au choix.

3 façons de gagner: il suffit d’être le premier à répondre à l’une de ces questions:
1- Combien de fois le terme “joli”, specimen exemplaire des valeurs motrices de l’auteur, de par son utilisation litttérale et ironique, a-t-il été employé sur le blog d’Ithaque (dans chacune de ses acceptions)?
2- Se cache dans ce texte une citation d’un texte de 1979. Laquelle?
Un indice: une chanson ringarde peut-être, mais pas si bête ou monstrueuse.
3- Où viendrez-vous me dire bonjour, quand vous serez de passage à Versailles?

Allez, je file: y m’faut ma dose de cyber-prose c’est que je bosse, moi.  A vendredi!

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