Enjeux de société: 3 paradoxes et une bonne nouvelle

Sylvaine Pascual – Publié dans Entreprendre / regards croisés

 

 

 

J’ai été invitée au colloque Quels dirigeants, quelles dirigeantes pour demain?, organisé par le groupe Grandes écoles au féminin (GEF), suite à une étude menée sur le sujet. Cette étude très riche a abordé le sujet sous plusieurs angles, que je vous propose de découvrir au fil de plusieurs articles. En commençant aujourd’hui par les trois paradoxes des enjeux de la société… et la bonne nouvelle qui en découle.

 

 

 Grandes écoles au féminin

 

Ce groupe très actif regroupe les associations de diplômés de 10 grandes écoles: Centrale Paris, ENA, Ecole des Ponts PariTech, ESCP Europe, ESSEC, HEC, IEP Paris, INSEAD, Mines ParisTech et Polytechnique.

Elle s’est donné pour mission d’être:

  • Un observatoire de l’évolution des parcours des femmes et des hommes diplômés de ses écoles et à ce titre a mené 5 études depuis 2003.
  • Un acteur qui fait bouger les lignes sur le front de la modernisation des entreprises et des administrations, en premier lieu sur le thème de la mixité du management et top management.
  • Un réseau de réflexion, de témoignages et de partage de bonnes pratiques avec les dirigeants ou responsables politiques, intellectuels. GEF organise régulièrement des petits déjeuners sur ces thématiques.

 

La 5ème étude menée par GEF en partenariat avec Sociovision Cofremca va au-delà de la modernisation des entreprises par la mixité. Elle a questionné 21 dirigeant(e)s et entrepreneurs ainsi que 4200 diplômé(e)s de ses écoles autour de trois axes:

  • Les enjeux pour les dirigeant(e)s de demain
  • La vision de l’accès au pouvoir et de son exercice (qualités et compétences requises etc.)
  • Les propositions d’actions concrètes pour avancer positivement dans cette voie.

L’objectif étant de comprendre pour mieux agir. Voici les résultats de l’étude menée par Sociovision sur les aspirations des français vis à vis des dirigeants et du travail. Ils s’expriment essentiellement en trois paradoxes qui sont le reflet d’une société tiraillée entre technologie et performance d’un côté, et besoins humains de l’autre.

 

 

 

Paradoxe 1: montée de l’autonomie, baisse de la prise de risque

 

65% des français se sentent pleins de ressources et capables d’entreprendre de nombreuses choses, 53% aiment relever des défis. Pourtant seuls 16% sont prêts à prendre des risques, chiffre en chute libre depuis 97 où il était de 28%.

 

 

 

Ce paradoxe est peut-être le fruit d’une société de plus en plus inquiétante et incertaine, en particulier sur le plan économique et financier. Si le sentiment de compétence augmente, la prudence est de plus en plus de mise:  l’ambition oui, mais pas à n’importe quel prix.

 

Aujourd’hui, l’envie d’entreprendre au sens de créer ou reprendre une entreprise peut être considérée comme une prise de risque inutile et indésirable. Ajouté à cela le fait que préserver sa vie personnelle devient un enjeu de plus en plus important, et même une priorité pour 81% des hommes et 69% des femmes interrogés, et on comprend aisément le manque de motivation à mettre sa situation en danger.

 

Le sentiment grandissant – à tort ou à raison – d’insécurité morale et financière, augmente l’ampleur des difficultés supplémentaires en cas d’échec: il apparaît plus difficile de rebondir. Le désir de challenge associé au sentiment de compétence ne se traduisant pas par la prise de risque, le besoin de lui trouver un moyen d’expression passe par un désir d’autonomie accru. Disposer d’autonomie dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies pour mener à bien un projet à l’intérieur d’une structure est, en soi, un défi à relever, mais qui reste dans un cadre relativement sécurisant.

 

Malheureusement, à une époque où n’importe quelle transition professionnelle peut ressembler à une prise de risque, on en arrive aussi à des situations absurdes dans lesquelles la crainte de la prise de risque est telle qu’elle génère une illusion de sécurité – le boulot actuel – dont la conséquence directe peut être l’aveuglement et la non prise an compte des signaux qui mènent droit au burnout sans même s’en rendre compte.

 

En revanche, Eloic Peyrache, directeur délégué d’HEC, note une augmentation très forte de l’intérêt pour entrepreneuriat au sein de son campus, qu’il lie à la montée de l’individualisme. Cet engouement des jeunes générations pour la création d’entreprise est peut-être aussi un indicateur fort de la perte de confiance en les institutions et entreprise (3ème paradoxe) qui pousse les jeunes générations à avoir davantage envie de travailler pour eux-mêmes, ce qui jusqu’à il y a peu, était peu ancré dans la culture des grandes écoles.

 

 

 

Paradoxe 2: Dictature de l’immédiat vs quête de sens

 

Les intervenants ont souligné combien le rapport au temps a changé ces dernières années et comment les nouvelles technologies nous ont propulsés dans ce qui est en passe de devenir une véritable dictature de l’instantané: pour 51% des français, l’essentiel, quand on entreprend quelque chose, c’est d’obtenir des résultats rapides. Et dans le même temps, 78% aimeraient que la société ait un but commun auquel cela vaudrait la peine de se consacrer.

 

 

Ce paradoxe n’est sans doute qu’apparent, car l’excès d’immédiateté dépouille l’action de sens, comme par exemple le goût du travail bien fait, la satisfaction durable des résultats pérennes, bref, ce qui s’inscrit dans le temps à long terme. Du coup, il n’est peut-être pas si étonnant que ça de se retrouver en quête de sens ailleurs. Car l’obsolescence quasi immédiate de ce que nous obtenons ne permet pas de construire la satisfaction durable, et par la même une image positive de soi durable. Il devient obligatoire de remettre son métier sur l’ouvrage pour obtenir, encore et encore, des miettes de construction de soi qui, mises bout à bout, n’œuvrent jamais dans le sens d’un édifice solide.

 

En d’autres termes, une cathédrale, ça ne se construit pas en 5 minutes, et le sentiment à la fois de réalisation de soi, de sens, mais aussi d’utilité, de contribution, c’est à dire ce qui va au delà de nous-mêmes et nous inscrit dans un rôle significatif au sein de la société ne se bâtit pas dans l’éphémère et l’instantané. Le sens produit aussi l’engagement, suscite la motivation et le goût de l’effort, bref, les conditions nécessaires à la réalisation de projets qui ont un peu d’ampleur. Le but commun, quant à lui, favorise l’esprit d’équipe.

 

D’autre part, le seul profit ne suffit pas à nourrir cette quête de sens. Les participants au colloque ont insisté sur le fait que depuis les années 2000, la quête de sens s’est renforcée autour de l’idée qu’on n’a pas envie d’être responsable du mal-être de la planète.

Cependant, je pense que le sens de ce que nous faisons va plus loin que les enjeux d’environnement durable et s’exprime fortement au travers du sentiment d’utilité au sens large. C’est d’ailleurs un moteur très fréquent chez mes clients en reconversion, qui ont souvent le sentiment, même lorsqu’ils ont des postes à responsabilité, de n’être qu’un rouage au sein de la machine et de ne pas voir le résultat concret de leur action professionnelle.

Rappelons que le sens est un sentiment très personnel et que la question de sa propre contribution au monde qui nous entoure est cruciale dans la construction d’un projet professionnel cohérent.

 

Cet apparent paradoxe explique peut-être aussi pourquoi la prise de risque est en baisse: l’exigence de rapidité des résultats manque de sens et nécessite un engagement personnel en termes de temps et d’énergie que les français d’aujourd’hui ont de moins en moins envie de fournir, car il correspond fréquemment au sacrifice d’une partie de sa vie personnelle. Sacrifice que 70% d’entre eux ne sont plus enclins à faire.

 

 

 

Paradoxe 3: Contestation des institutions vs demande d’autorité

 

Seuls 33% des français estiment que les grandes entreprises servent les intérêts du public (35% pour le gouvernement et 20% pour les partis politiques) et à l’inverse, 65% pensent que dans une entreprise, il est normal que le patron décide et que tout le monde obéisse.

 

 

 

Ce paradoxe-là trouve sans doute une partie de son explication dans l’égo. Chacun d’entre nous, en position réelle ou imaginée de diriger une équipe, attend des autres le respect de son statut. Car l’auto-objectivation est un art difficile, et l’on reconnait plus facilement les erreurs des autres que les siennes.

 

Cependant, ces chiffres marquent aussi un profond désaveu des institutions, une perte de confiance généralisée dans des entreprises et institutions incapables de garantir un minimum d’équité, de sens, ou de la prospérité qui entretiendrait l’espoir de lendemains meilleurs. Lendemains qui, au passage, rendraient la prise de risque moins inquiétante, puisque l’échec apparaitrait alors moins probable et moins définitif.

 

Ce désaveu des institutions marque peut-être aussi – et ce serait là la vraie bonne nouvelle -  le début du refus de participer à la déshumanisation des entreprises au profit du triomphe du tout-financier. Il se placerait ainsi dans la droite lignée du besoin de sens exposé plus haut, et de la détermination à ne plus agir à l’encontre de ses valeurs, autre révélation de l’étude que laquelle nous reviendrons.

 

D’autre part, sous la demande d’autorité se cache peut-être aussi le besoin de règles claires, équitables, connues de tous, celles qui font que chacun peut s’y reconnaître, reconnaître sont rôle et comprendre celui des autres – donc sait quand, comment et sur qui s’appuyer en cas de besoin.  Le tout constituant  des vitamines à sentiments d’appartenance et de reconnaissance, fondations indispensables de la collaboration et à l’engagement. Il s’agirait alors d’un équilibre entre marge de manœuvre personnelle dans un cadre clair.

 

 

 

Bonne nouvelle

 

Ainsi, ces paradoxes sont peut-être une bonne nouvelle. L’évolution de la société et des stratégies d’entreprises, après avoir exploré les itinéraires inhumains de la performance à tout prix, pourrait bien prendre un virage serré pour s’intéresser à des alternatives viables et compétitives mais plus porteuses de sens, plus respectueuses des besoins fondamentaux et des limites naturelles de l’être humain.

 

Il y a là, pour les dirigeants de demain, matière à réfléchir sur les enjeux à la fois collectifs et individuels dans le développement de leurs entreprises:

  • Développer des entreprises porteuses de sens, qui donnent le sentiment à leurs salariés de contribuer à l’amélioration de la vie et à la préservation de la planète, plutôt qu’à gonfler le portefeuille de ses actionnaires.
  • Donner à chacun accès aux outils nécessaires à l’identification des valeurs personnelles et de la définition, au niveau individuel, de ce qui fait sens, de façon à pourvoir construire des itinéraires professionnels cohérents. Ce qui passe bien entendu par l’exploration de soi, de ses aspirations et des ses besoins professionnels.

 

Et la suite des résultats de cette étude va dans ce sens, puisque le profil du dirigeant de demain est diamétralement opposé à celui du dirigeant d’aujourd’hui, comme nous le verront la prochaine fois.

 

 

 

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Aller plus loin

 

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La reprise d’entreprise vue par les repreneurs

Sylvaine Pascual & Sylvie Bellard, publié dans entreprendre

 

La reprise d’entreprise, vue du point de vue des repreneurs qui en ont fait l’expérience, a fait l’objet d’une étude très intéressante réalisée conjointement par la Société Générale et la CCI – Entreprendre en France. Revue de détails.

 

Les résultats de cette étude ont été présentés jeudi 1 décembre 2011, lors d’un petit déjeuner conférence auquel Sylvie Bellard et moi avons assisté avec d’autant plus de plaisir que les manques qu’elle révèle en termes d’accompagnement des repreneurs sont précisément ceux que nous travaillons à combler avec nos clients.

 

Selon les chiffres de l’INSEE, en 2010 :

  • 622 000 créations en 2010 dont 359 700 auto-entrepreneurs
  • 60 000 entreprises sont reprises chaque année.
  • 89% de ces reprises concernent des TPE de moins de 5 salariés
  • 50% de ces TPE sont des entreprises sans salariés, 30% des commerces et 32% des cafés/hôtels/restaurants.

 

 

Une combinaison unique individu/entreprise

 

Cette étude, réalisée par Capsys Conseil, a été menée sous forme d’entretiens avec des repreneurs récents (2008-2099) d’entreprises de moins de 10 salariés. Le premier point essentiel qui en est ressorti est que chaque cas de reprise d’entreprise est une combinaison unique d’éléments qui s’articulent autour de deux axes :

Un individu, avec son âge, sa formation, son contexte personnel et professionnel, son expérience, ses motivations etc.

Une entreprise, avec son secteur d’activité, son chiffre d’affaires, sa situation financière, son nombre de salariés etc.

 

 

Les motivations de repreneurs

Les quatre principales motivations telles qu’exprimées par les repreneurs sont, intrinsèquement liées à une étape de leur vie dans laquelle leurs besoins et/ou leurs valeurs professionnelles se sont trouvés en désaccord avec leur situation. Les témoignages donnés sont à ce titre très intéressants, car en filigrane, c’est bien une nécessité de retrouver une cohérence entre leurs propres aspirations et leur quotidien professionnel qui se dévoile.

  1. Réorienter son parcours professionnel, faire quelque chose pour soi : « Arrivé à la quarantaine, après avoir enrichi les autres, après avoir fait le tour des différentes fonctions d’une entreprise, l’idée était de prendre mon destin en mains, de constituer un patrimoine sur le long terme. »
  2. Besoin d’indépendance : « Mettre en place sa façon de travailler, des choses qu’on a envie de faire, ne plus faire des choses à propos desquelles on n’est pas forcément d’accord quand on va travailler chez quelqu’un.»
  3. Envie d’évoluer : « Ce projet de reprise, ça a été d’essayer d’évoluer au bout de 20 ans, je me disais ce serait peut-être bien de voir autre chose. »
  4. Besoin de créer son emploi : « Les 10 dernières années je m’ occupais d’ une filiale de 50 personnes dans les télécoms. Difficile de trouver un poste équivalent passé 50 ans… »

 

 

Pourquoi une reprise plutôt qu’une création

Essentiellement parce que la reprise est plus rassurante que la création, pour diverses raisons:

  • Dégager immédiatement un revenu, du fait de la continuité de l’activité
  • Elle est moins incertaine, puisque c’est une affaire qui « a déjà marché »
  • Elle paraît plus prévisible : son historique permet des projections
  • Elle a déjà une clientèle
  • Elle représente un investissement moins lourd qu’une création (coûts d’équipements déjà existants moindre)

 

 

Les difficultés

Si 80% des repreneurs sont aujourd’hui des professionnels qui se disent heureux et satisfaits de leur vie professionnelle, le parcours n’a pas toujours été facile, et les embûches les plus délicates se situent bien davantage sur le plan relationnel que technique, par exemple lors des négociations, de la prise en main de l’entreprise ou de la période de mentorat de la part du cédant.

 

L’accompagnement essentiellement opérationnel et technique dont ils disposent tout au long des 4 grandes étapes généralement identifiées dans le  processus de reprise  (recherche d’entreprises, réalisation du business plan, négociation, financement) ne permettent pas de répondre à toutes ces questions ou de résoudre les difficultés d’ordre relationnel, qui nécessitent de rajouter une étape 0, quasi inexistante actuellement.

 

Ainsi, le repreneur qui se questionne, en amont, sur divers points, notamment sa capacité à gérer, à manager et sa capacité à vendre « Quand vous reprenez l’existant, il va falloir faire avec du personnel qui est déjà là, en l’occurrence avec du personnel qui connaît un métier que vous ne connaissez que peu ou pas ». Ce questionnement souligne l’importance d’un renforcement des compétences relationnelles, managériales ou commerciales, de façon à se lancer dans un projet de reprise avec confiance et assurance.

Cela ne prépare pas plus au jour J, c’est-à-dire au démarrage de l’activité. Une phrase résume cette étape inexistante : « On arrive, après s’être investi à fond dans son projet de reprise, et il faut tout faire. On ne sait par où commencer… c’est aussi parce qu’on ne se projette pas dans cette étape avant. » C’est donc à la fois la notion de cohérence entre l’individu et son projet et celle d’un état d’esprit entrepreneurial qui inclue les compétences relationnelles (managériales, communicationnelles etc.) qui sont au coeur de cette étape 0, étape qui est précisément l’une de celles que Sylvie Bellard et moi proposons à nos clients pour leur permettre d’entrer dans la peau d’un chef d’entreprise.

 

 

Entrer dans la peau du chef d’entreprise

 

Pour notre part et dans l’esprit qui nous anime, la reprise d’entreprise allie les compétences relationnelles et communicationnelles aux compétences opérationnelles et techniques du repreneur. Et le préalable est d’aller valider la cohérence du projet avec la personne qu’est le repreneur, condition sine qua non de la réussite de la transaction et au-delà de la pérennité de l’entreprise. Ce qui un travail en amont et en aval du processus de reprise strictement opérationnel.

 

En amont: une préparation en 3 temps :

C’est le premier investissement que va faire le repreneur. Il représente le temps nécessaire à la préparation globale du projet de reprise afin de donner au repreneur des leviers d’action, des indicateurs pour piloter et garder le cap tout le long du parcours. Le repreneur constitue son référentiel et se donne les moyens de faire un choix : lorsque le projet est cohérent il poursuit l’aventure et s’il n’est pas cohérent il peut s’orienter vers un autre projet sans attendre. Le ROI se mesure en unités de temps gagnées et en l’acquisition/développement de compétences utiles au pilotage du projet.

 

1- La préparation centrée sur le repreneur :

Elle consiste à construire ou à renforcer la dynamique entrepreneuriale et à renforcer ses ressources internes : identifier les leviers de motivation, développer ses compétences décisionnelles, organisationnelles, apprendre à parler de soi, de son projet, développer ses compétences relationnelles y compris avec le cédant, de façon à ce qu’il puisse  faire valoir ses idées, ses besoins et ses valeurs sans effrayer son cédant, sans se laisser dominer par lui, bref, à minimiser les craintes générés par les intérêts de chacun et construire une relation de confiance.

 

2- La préparation centrée sur l’entreprise :

Diagnostic global de l’entreprise : le positionnement de l’offre, la chaîne de création de valeur, la structure de coûts, l’équilibre financier, et travail sur la vision de l’évolution de ce business du point de vue du repreneur sur 5 axes : environnement, financier, client, processus, organisation.

 

3- Prise de décision et mise en oeuvre

Ensuite, si le repreneur décide de poursuivre, Il devra s’entourer des experts de la reprise pour procéder aux 4 étapes mentionnées plus haut: un expert comptable pour la préparation comptable de la cession et la valorisation de l’affaire, un avocat-conseil  pour les aspects fiscaux et contractuels, un assureur pour sa retraite et sa prévoyance et un notaire pour les aspects patrimoniaux et familiaux.

 

En aval: le pilotage dès le jour J

Elle consiste à accompagner le repreneur sur les premiers mois dans sa dynamique entrepreneuriale en fonction de ses priorités et de ses besoins : par exemple, se positionner rapidement dans sa nouvelle mission, réaliser un premier réestimé, mettre en place des indicateurs de pilotage pertinents, développer sa communication, construire sa relation avec le cédant dans le cas où les  parties conviennent d’une période de « transition opérationnelle »  ou de mentorat du repreneur par le cédant.

 

 

Voir aussi

Des compétences relationnelles au pilotage de l’entreprise

Quand une grande école se met à la création d’entreprise

Entreprendre: les 10 clés de la réussite

Entreprendre en couple

Création d’entreprise et visibilité sur Internet

 

Aller plus loin

Vous avez un projet de création d’entreprise? Vous voulez développer les compétences relationnelles et opérationnelles indispensables à la réussite de votre projet? Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

 

Entreprendre en couple

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

 

 

Créer une entreprise avec son conjoint: rêve fusionnel de certains, erreur monumentale pour d’autres! En France, 600 000 entreprises sont dirigées par des couples, ce qui montre qu’entre les deux, ily a bien des moyens de faire rimer travail à deux et travail heureux, pour peu que le projet soit bien réfléchi, autant en termes de répartition des tâches, de relations, que de statut pour chacun des deux conjoints…

 

 

 

entreprendre à deuxLes projets professionnels à deux ressemblent, dans l’esprit de ceux qui les concoctent, à un aller simple pour une éternelle lune de miel à Acapulco. Pour éviter qu’il ne se terminent en véritable guerre des Rose dans laquelle on se dispute l’entreprise à corps et à cri, autant prendre quelques précautions en amont.

 

Les ressources sur le sujet sont considérables, et elles finissent par dire toutes plus ou moins la même chose – ce qui, avouons-le, est assez rassurant. Alors pour faire gagner du temps à tous ceux que la création d’entreprise inspire, je vous ai fait un tri pour vous proposer un dossier évolutif, qui pourra s’enrichir au gré des publications pertinentes sur le sujet.

 

Couples d’entrepreneurs, en rang par deux et en route pour la lune de miel entrepreneuse à Acapulco;))

 

 

Une décision mûrement réfléchie

 

Pour ou contre le travail en couple?  Chef d’entreprise

Des arguments et des arguments contre, pour réfléchir à votre propre désir d’entreprendre à deux.

 

Etude sur les couples et la création d’entreprise - netPME

Bourrée de questions ultra pertinentes, cette enquête dresse un tableau complet de la création d’entreprise en couple. A lire absolument pour avoir une idée de la façon dont les choses se passent réellement pour un couple entrepreneur.

 

 

 

L’élaboration du projet

 

Quelles sont les questions à se poser avant d’entreprendre en couple? - LISE

Le boulot idéal: une réalité à inventer- Ithaque coaching

Toute une série de questions concrètes à aborder avant de décider d’entreprendre ensemble. A se poser chacun de son côté d’abord, puis ensemble pour trouver des moyens de concilier les envies, aspirations et besoins des deux conjoints.

 

Oser la reconversion professionnelle en couple - Terrafemina

La reconversion professionnelle en couple - Ithaque coaching

Première étape, celle de la conception du projet, en omettant surtout pas de réfléchir à ce qui fera que le quotidien professionnel sera serein ou chaotique: les relations.

 

Entreprendre en couple - Journal du net

Du statut à la transimission, plusieurs pistes de réfléxion pour monter un projet à deux solide, global, en ayant pris en compte diverses dimensions auxquelles on ne pense pas forcément au début.

 

Devenir franchisé en couple, un choix risqué mais apprécié - Les Echos

La franchise peut être une solution intéressante pour ceux qui veulent entreprendre à deux… Un dossier complet sur les Echos de la franchise.

 

 

 

Choisir les statuts

 

Travailler avec son conjoint : comment choisir le meilleur statut - l’Express

La question du statut de chacun des conjoints est essentielle, et malheureusement trop souvent négligée. Ainsi de nombreux conjoints d’artisans, par exemple, qui font tout leur travail administratif, se retrouvent sans revenus et sans statut, position très délicate en cas de séparation.

 

Le conjoint collaborateur - APCE

Le statut de conjoint salarié est une sécurité - l’Entreprise

 

 

 

Le régime matrimonial

 

Entreprendre en couple -  les clés de la banque

Lorsque les conjoints sont mariés, le régime matrimonial a des conséquences qu’il est essentiel de prendre en compte avant de se jeter tête baissée dans une entreprise qui pourrait avoir des répercussions négatives pour l’un des deux.

 

 

 

Le quotidien professionnel

 

10 conseils pour travailler avec son conjoint - Horizon entrepreneurs

Ces 10 conseils peuvent paraître excessifs et même rigides. Ils ont cependant le mérite de mettre l’accent sur la nécessité de faire réellement et concrètement la part des choses entre la vie privée et la vie professionnelle, de façon à éviter quelques travers classiques des couples entrepreneurs: ne plus avoir d’autre sujet de conversation, mal gérer la relation professionnelle, mal définir les rôles de chacun.

travailler en couple : pour le meilleur et pour l’empire..

Intéressant billet de Géraldine Lebeurrier, qui s’intéresse aux avantages que présentent les entreprises en couple, auxquels on ne pense pas forcément, tellement nous sommes concentrés sur les écueils à éviter…

 

 

Témoignages

 

Vidéo entreprendre en couple - DecideursTV

Le témoignage de Francesca et Bertrand Arobgast: « 10 ans après la création de cette chaîne de restaurant de pâtes « Francesca », le couple conclue: pour mener à bien l’aventure, il ne faut pas laisser le travail envahir la maison et bien définir le rôle de chacun. »

Entreprendre en couple pour le meilleur et le meilleur - APCE

Les témoignages de plusieurs couples entrepreneurs et heureux!

C’est génial, on est tellement complices » -  Vivre Plus

Le témoignage de Patrice et Agnès, quitravaillent ensemble depuis 20 ans.

Travailler en couple, une aventure - Psychologies.com

Le cas d’Emmanuelle Périe qui explore la banquise avec son mari

 

 

Voir aussi

 

Changer de métier pour mieux concilier vie pro et vie privée?

Une reconversion professionnelle zen et dynamique à la fois!

Les 10 clés d’une reconversion professionnelle zen

Les 10 clés d’une reconversion professionnelle dynamique

Job idéal: les 7 ingrédients du plaisir au travail

Entreprendre: les 10 clés de la réussite

 

 


Aller plus loin

 

Vous avez un projet de reconversion en couple? Ithaque propose un accompagnement mixte, individuel et à deux pour concilier les aspiration, définir le binôme professionnel et construire un projet solide. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32