Ithaque coaching: 5 ans et de nouvelles prestations

Sylvaine Pascual – Publié dans L’actualité d’Ithaque

 

 

 

 

Le 31 mars, Ithaque Coaching a fêté ses 5 ans, et se sera le tour du blog d’Ithaque dans quelques jours, qui vu le jour moins d’un mois plus tard. A cette occasion, on se retrousse les manches, on sort les bâches plastiques et la peinture, Ithaque fait peau neuve en proposant de nouveaux produits.Et on boit un coup: c’est ma tournée;)  

 

 

 

 

Pour ses 5 ans, Ithaque propose de nouveaux produitsTravelling arrière

 

Le concept d’Ithaque est né autour de l’idée qu’il y a une personne, un être humain derrière chaque odyssée, une personne qui évolue, qui grandit, qui apprend, qui se nourrit de ses expériences pour avancer sur un chemin qui lui est propre, loin des idées préconçues, des recettes toutes faites, des sentiers battus pour s’autoriser à voyager au cœur d’un territoire unique: lui-même, et y puiser les ressources nécessaires à ses projets professionnels, autour des trois axes de la triplette relationnelle:

 

  • Relation à soi: Estime de soi, confiance en soi, compétences émotionnelles
  • Relation aux autres: communication, compétences relationnelles, affirmation de soi
  • Relation au travail: aspirations et besoins professionnels

Le blog d’Ithaque est un moyen de faire connaître cet état d’esprit qui m’anime, et qui anime aussi ceux qui m’ont rejointe dans cette épopée. Au fil des 700 billets publiés à ce jour, il est aussi devenu une sorte de laboratoire qui me permet de réfléchir à ma pratique, de la confronter à la recherche scientifique, de l’adapter, d’évoluer et de partager tout cela à la fois avec mes lecteurs et mes clients.

 

 

 

Laboratoire de coaching, constante évolution et plaisir au travail

 

Les circonstances et les opportunités qui m’ont amenée à me spécialiser dans reconversion professionnelle, m’ont aussi poussée à me questionner sur le job idéal, la satisfaction professionnelle et la motivation. Comment les construire, les développer, les entretenir, comment les articuler, leurs bénéfices, etc. Au terme de beaucoup d’exploration, de recherches, d’expérimentation autour de ces thèmes, c’est tout naturellement que l’évolution d’Ithaque a pris le chemin, au travers des vastes territoires des vitamines mentales, du plaisir au travail.

 

Source reconnue – enfin! – de performance, de motivation autant que de qualité de vie dans le travail, le plaisir est l’émotion positive indicatrice de la satisfaction des besoins professionnels, dont découle un apaisement général d’une part et un regain d’énergie d’autre part. Une sorte d’ataraxie pétillante, un champagne zen de l’état d’esprit, qui donne envie d’entreprendre toutes sortes de projets, avec aisance et assurance. Les demandes des clients ont évolué dans ce sens.

 

  • 70% des clients d’Ithaque viennent pour des reconversions et/ou pour travailler sur un projet d’évolution professionnelle
  • Les 30% restant viennent pour des problématiques d’ordre relationnel: relation à soi, confiance en soi, affirmation de soi, positionnement relationnel etc, dans le cadre professionnel.

Cependant tous expriment une volonté de développer les compétences et l’état d’esprit qui leur permettront non seulement de mener à bien leur projet, mais aussi de construire et d’entretenir la motivation et le plaisir dans l’exercice de leurs fonctions. Cette demande est en forte augmentation, et c’est elle qui est à l’origine des ajustements des prestations d’Ithaque, que vous pourrez découvrir la semaine prochaine.

 

 

 

Cabinet semi-virtuel et diversité de parcours

 

Essentiellement virtuel, Ithaque s’est développé pour majeure partie via Internet et son offre s’est naturellement orientée vers un accompagnement principalement par téléphone ou via Skype, puisque les clients viennent d’horizons géographiques les plus divers: de Tahiti au Luxembourg en passant par l’Allemagne, le Canada, l’Australie ou la Martinique, ou encore toute autre région française. Cependant, si le coaching à distance représente 80% des prestations, la face à face est toujours possible pour ceux qui souhaitent se déplacer jusqu’ici.

 

Il est difficile de dégager un profil type: ils ont entre 28 et 58 ans, ils sont issus de tous les niveaux de l’entreprise et de vastes horizons sociaux-professionnels, avec des métiers ou fonctions de départ très diversifiés: avocats, ingénieurs, assistants, commerciaux, DG, chercheurs d’emploi, techniciens, managers, chefs d’entreprise, professions libérales, employés, fonctionnaires, viticulteurs etc.

 

La majorité des clients choisissent de financer eux-mêmes leur accompagnement et les autres le font financer par leur entreprise. La part de ces derniers va croissant, car les entreprises sont de plus en plus ouvertes à l’idée d’accompagner leurs salariés en reconversion.

 

Cette diversité de personnes, de parcours, d’aspirations et de valeurs est un atout énorme qui me donne non seulement une grande variété d’expériences, mais aussi une nourriture quotidienne à ma curiosité et à ma soif d’apprentissage. J’apprends toutes sortes de choses sur des domaines différents. Je suis sans cesse épatée par les trésors d’imagination et d’énergie que mes clients mettent dans la réalisation de leurs objectifs, et par les solutions extraordinaires qu’ils concoctent pour y parvenir. Il sont tous autant d’histoires passionnantes et je leur en suis infiniment reconnaissante de me permettre d’en être le témoin privilégié.

 

 

  • Rendez-vous mardi 9 avril pour la présentation du programme Job idéal et évolution professionnelle qui s’adresse à tous ceux qui se questionnent sur la reconversion professionnelle

 

  • Rendez-vous jeudi 11 avril pour la présentation du programme: Job idéal et vitamines mentales qui intéresseront ceux qui veulent renforcer le plaisir et motivation dans leur quotidien professionnel.

 

 

Voir aussi

 

La triplette opérationnelle du coaching

Relation à soi / relation aux autres, le cocktail indispensable

Le coach a-t-il des super pouvoirs?

La durée d’une mission de coaching

Le coaching par téléphone: ça marche?

Bienfaits et limites de l’auto coaching

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez mettre en œuvre des changements pour construire une vie professionnelle en fonction de vos valeurs et aspirations? Pensez au coaching. Pour tous renseignements,contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Coaching spécial Pâques!

Sylvaine Pascual – Publié dans Objectifs, décisions et solutions

 

 

Où l’on file avec un plaisir tout chocolaté la métaphore pascale: en transformant tout simplement la chasse aux œufs en chasse aux petits et grands changements utiles, pour quiconque voudrait sortir d’un quotidien constellé de retours réguliers de schémas pénibles qui se répètent. Et construire une alternative relationnelle et professionnelle plus festive et plus colorée;)
  

 

 

 

 

Oeufs de Pâques et fortune cookies

 

Un rappel s’impose: le week-end de Pâques, c’est celui de la chasse aux œufs. Mondialisation oblige, nos cloches ont tendance à flirter avec les traditions anglo-saxonnes et à nous apporter des lapins en quantité suffisante pour ravir le Jean de Florette qui sommeille en nous. Seulement aujourd’hui, les lapins ne fournissent pas à mon esprit limité l’inspiration nécessaire à la ponte d’un petit outil de réflexion sur soi-même.

 

Alors imaginons que nos cloches aient choisi, histoire de changer de crèmerie, de faire un détour par la Chine. Elles auraient alors dans doute planqué au milieu des fleurs du jardin des œufs joliment colorés version fortune cookie: avec notre avenir écrit sur des petits bouts de papier dissimulés à l’intérieur.

 

Car notre avenir est relativement facile à anticiper, si nous ne touchons pas au présent. Nul besoin d’être Madame Irma pour le prévoir: nous avons beau nous vouer à plein de saints compatissants, faire un prière à Zumba ou attendre en vrac: le Père Noël, le prince charmant, le job de nos rêves, la bonne étoile ou Godot, tant que nous n’agissons pas dans le sens de nos aspirations, à moins d’un coup de bol version Loto, les grandes lignes de notre avenir relationnel et professionnel se résument souvent en deux mots: immobilisme et répétition (des mêmes situations/erreurs/schémas).

 

En revanche, il suffit parfois de modifications légères dans nos habitudes, nos comportements, nos choix relationnels, nos convictions pour générer des changements positifs significatifs dans nos vies personnelles et professionnelles.

 

 

 

Mini coaching: coaching de Pâques, identifier des pistes d’évolution

 

Et comme ce billet n’a, au fond,pas grand chose à voir avec Pâques, je vous propose de recréer un lien improbable avec le thème du jour: profiter de la chasse aux œufs pour vous questionner sur les zones pénibles un poil trop immuables de votre vie: une par œuf dégusté pendant cette période pascale.

 

Imaginez donc qu’au lieu de vous lancer dans une chasse aux oeufs en chocolat chaque œuf renferme une prédiction sur votre avenir, si vous ne changez rien:

 

  • Que disent ces petits papiers virtuels planqués au creux de vos oeufs en mode fortune eggies, sur chaque domaine de votre vie: travail, famille, relations, finances, environnement, santé, accomplissement de soi?
  • Dans quels domaines le passé péniblement répétitif rend l’avenir tristement prévisible?
  • Quels sont les changements à mettre en place pour sortir de ces schémas et aller vers un avenir plus réjouissant?

 

Il ne reste plus qu’à profiter du printemps, saison propice au changement, pour opérer un grand nettoyage relationnel et transformer les changements nécessaire à une évolution satisfaisante de votre situation en objectifs SMART. Et passer à l’action;)

 

 

 

Voir aussi

 

Option solutions!

Besoin d’un méchant changement?

En attendant le burnout

Bien-être: fleuve paisible, rives fleuries

Coaching des 4 saisons  ebook gratuit

Construire un avenir heureux

En finir avec les bonnes résolutions!

 

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez mettre en œuvre des changements personnels et/ou professionnels pour construire une vie en fonction de vos valeurs et aspirations? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Bien-être personnel, relationnel et professionnel: 8 ebooks gratuits

Sylvaine Pascual – Publié dans Les étagères d’Ithaque

 

 

 

Retour sur les ebooks disponibles sur le blog d’Ithaque, au service de vos odyssées professionnelles: 5 rédigés et réalisés par mes soins, et 3 auxquels j’ai contribué. Sur des thématiques allant de la reconversion professionnelle jusqu’aux vitamines mentales, histoire d’évoluer vers davantage de bien-être personnel, relationnel et professionnel, les trois étant étroitement liés…

 

 

 

 

Reconversion professionnelle: le guide d’auto-coaching

 

Cet ebook a été lu par plus de 120 000 personnes et abondamment plébiscité. Il propose des pistes de réflexion en amont, pour s’assurer de monter un projet cohérent, ainsi que pour aborder la panification de projet, posant les bases de la façon   d’aborder la reconversion professionnelle, version Ithaque: une odyssée!

 

 

 

 

 

Balade médiévale au pays de la prévention du stress

 

Le stress est beaucoup trop souvent – et à tort – considéré comme un ennemi à combattre. Je me amusée à illustrer ce manifeste d’Ithaque sur la prévention du stress à l’aide d’une imagerie médiévale… pas toujours guerrière. Etant une réponse naturelle de l’organisme, ça n’est donc pas lui le problème, mais ce qui le déclenche. Plutôt que de s’acharner sur l’alarme, occupons-nous de l’incendie!

 

 

 

 

Les messages contraignants

 

Les messages contraignants sont des injonctions inconscientes héritées de notre éducation, qui régissent nos comportements  et peuvent générer beaucoup de stress, entraver nos prises de décisions ou pourrir nos relations . Cet ebook a pour objectif de vous aider à les reconnaître et à en minimiser les effets pervers.

 

 

 

 

 

 

Le triangle de Karpman: sortir des rôles relationnels

 

Nous nous retrouvons souvent enfermés dans des rôles relationnels issus du triangle dramatique persécuteur / sauveur / victime qui ont des conséquences sinistres sur nos relations. Cet ebook vous aidera à identifier ceux que vous jouez, ceux que jouent vos interlocuteurs, ainsi qu’à en sortir et à construire des relations saines et satisfaisantes.

 

 

 

 

 

Coaching des 4 saisons

 

Voici comment mettre à profit le rythme naturel des saisons pour alterner la triplette réflexion, décision et mise en action, autant dans nos vies personnelles que professionnelles. L’objectif derrière tout cela étant d’aller vers davantage de bien-être et de plaisir au quotidien, au travers de la fluidité dans la triplette en question.

 

 

 

 

 

L’emploi au féminin

 

Cet ouvrage collaboratif dresse un état des lieux de l’emploi des femmes. A l’heure des discours omniprésents sur la parité, l’éventualité de quotas, les discriminations salariales, entre idées reçues et réelles avancées, il fait un point sur l’évolution de la vie professionnelle des femmes, au travers du regard d’experts des questions d’emploi, de journalistes, de professionnel(le)s, de créatrices d’entreprises et d’illustrateurs.

 

 

 

 

L’équilibre vie personnelle/vie professionnelle

 

J’avais été sollicitée par le blog du Modérateur pour rédiger un billet sur la reconversion en tant que moyen de mieux concilier vie personnelle et vie privée, dans le cadre du débat du mois de RégionsJob. Les conseils et points de vue d’experts, ainsi que les témoignages, ont été regroupé dans ce bel ebook intitulé qui offre de nombreuses pistes de réflexion pour parvenir à trouver votre propre équilibre.
 

 

Explorer la possibilité d'une reconversion professionnelle en interne lorsqu'on est seniorLa seconde partie de carrière

 

Si cet ebook s’adresse essentiellement aux seniors du secteur IT, ma contribution, qui concerne la possibilité de changer de métier en interne, est valable pour tout senior qui se questionne sur les bifurcations professionnelles possibles après 45 ans.

 

 

 

Voir aussi

 

Ithaque dans les médias

Rencontres APEC Réseaux sociaux: 3 conseils d’utilisation pour les chercheurs d’emploi

Panel APEC 2012: 5 conseils aux chercheurs d’emploi

Emploi et recrutement, 5 blogueurs chez Expectra!

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez construire un projet professionnel pertinent et cohérent avec vos valeurs et vos aspirations? Pensez au coaching. Pour tous renseignements,contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

Combien de temps pour changer un comportement?

Sylvaine Pascual – Publié dans: Comprendre le coaching / Obectifs, décisions et solutions

 

 

Nos comportements nous apparaissent parfois un peu trop comme ci, un peu trop pas assez comme ça, bref, nous avons le sentiment qu’ils font obstacle à nos ambitions personnelles et professionnelles et leur cherchons des solutions simples et rapides. Ne cherchez plus: elles n’existent pas…

 

 

Les recettes miracles rapides n'existent pas, entre 3 et 6 mois sont nécessairesRêve toujours

 

De nombreuses personnes rêvent de modifier l’un de leur comportement d’un coup de baguette magique ou  en appliquant une recette miracle-qui-marche-en-5-minutes. Comme en témoignent trop souvent les publications y-a-qu’à-faut-qu’on d’une certaine presse friande de management facile, par exemple.  Le désir de changement est souvent associé à l’urgence de se débarrasser d’une caractéristique perçue comme pénible, méprisable, voire comme une tare rédhibitoire.

 

Elles se retrouvent alors demandeuses de solutions:

 

  • A appliquer sans effort
  • Aux effets immédiats
  • A l’efficacité garantie (il va quand même pas falloir en essayer trois, des techniques, tout de même)
  • Aux résultats spectaculaires, version je-me-sens-tout-autre-ce-matin

La révélation intergalactique du jour, venue tout droit du Grand livre des évidences qui ont besoin d’être répétées, c’est que ce n’est pas comme ça que ça marche, n’en déplaise à tous les marchands de bonheur. Mark Twain, qui n’en était pas à une sagesse près, disait ”On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre, il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche”.

 

 

 

Un autre soi tout beau tout neuf, ça prend du temps

 

Evidemment, les attentes énormes liées à cette envie de faire éclore un autre soi tout neuf, tout beau et plein des qualités merveilleuses qui le transformeront en machine à réussir, en bête de performance ou en champion de la confiance en soi, sont à la hauteur de la déception qui accompagne l’absence d’efficacité de ces recettes toutes faites.

 

Car l’évolution personnelle passe par la construction d’autres modes de fonctionnement. Et tout ceux qui ont fait construire quelque chose le savent : c’est un processus long et qui n’est pas sans accrocs.

 

Il arrive ainsi que des clients potentiels m’expliquent:

 

  • Qu’ils veulent développer de la confiance en eux en trois semaines.
  • Qu’ils veulent cesser d’être une victime en trois semaines.
  • Qu’ils veulent un programme-express-miracle qui va les transformer en orateurs de choc pour leur oral de concours ou entretien d’embauche qui a lieu la semaine prochaine.

 

Et comme je n’ai pas de super-pouvoirs, je ne suis pas en mesure de répondre à ces demandes. Car modifier un comportement, le plus souvent ancré depuis longtemps, passe par un certain nombre d’étapes indispensables qui prennent un certain temps:

 

  • Déterminer la pertinence du changement de comportement (il arrive que l’acceptation de soi soit plus efficace)
  • Comprendre les mécanismes pour ramollir les croyances qui génèrent le comportement et lever les freins.
  • En identifier les bénéfices secondaires pour les obtenir autrement.
  • Développer l’image de soi et les compétences nécessaires à la mise en place du comportement désiré.
  • Tester diverses façons d’exprimer ce comportement désiré et en évaluer les résultats, jusqu’à satisfaction. Voir la triplette du coaching
  • Traiter les phases de doute, les périodes 3-pas-en-arrière, le naturel qui revient au galop.

 

 

 

Modifier un comportement: si long si court

 

La modification satisfaisante d’un comportement peut donc s’étaler sur un temps qui dépasse largement celui du coaching. Je travaille les changements comportementaux sur trois mois, en général, ce qui est le temps nécessaire à l’élaboration et à l’acquisition des outils personnels de ces changement ainsi qu’à leur appropriation pour une utilisation autonome. Rappelons que concocter des recettes personnelles est le plus souvent indispensable, il n’existe pas de solution ou d’outil universel.

 

Des améliorations significatives et enthousiasmantes commencent à intervenir pendant ces trois mois. Cette rapidité avec laquelle les premiers signes de changement se font sentir, avec toute la satisfaction qu’ils apportent, donnent parfois l’illusion de l’objectif atteint. Elles sont encore trop jeunes pour être durables et c’est la mise en œuvre des solutions personnelles sur le long terme qui va faire la différence. Les résultats commencent à s’ancrer dans les six mois et nécessitent parfois une application consciente beaucoup plus longue.

 

Entre trois et si mois, voilà un laps de temps qui peut paraître long, et qui pourtant est relativement court, par rapport aux nombres d’années qui ont vu le comportement s’ancrer, voire se renforcer. Quelques exemples d’objectifs comportementaux :

 

 

 

 

Voir aussi

 

Dossiers:

Objectifs, décisions et solutions
Relations
Communication

Bien-être et estime de soi

Développer ses talents et ressources
Vitamines mentales
Apprivoiser la procrastination

 

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez développer des comportements spécifiques et les mettre au service de vos ambitions? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32.

 

La durée d’une mission de coaching

Sylvaine Pascual – Publié dans Coaching

 

 

 

Le coaching, c’est le CDD de l’accompagnement: il s’inscrit dans un temps limité, défini à l’avance. Cela s’explique plus facilement que la théorie de la relativité: il répond tout simplement à un besoin ponctuel. Voici quelques éléments pour déterminer la durée d’une mission de coaching.

 

 

 

 

la durée dépend de la nature de la mission

Le temps et rien d’autre…

 

Difficile de donner une idée autre que vague de la durée d’une mission: en règle générale, la moyenne se situe entre 3 et 6 mois, en fonction de la nature de la mission. Personnellement, je ne fais pas de coaching ponctuel à la séance, je suis peu convaincue qu’on réussisse à solutionner un problème qui amène un client chez un coach en une séance ou deux. Du moins, je n’ai pas ce super-pouvoir-là.

 

Cette durée peut paraître courte et c’est bien logique: une relation de coaching beaucoup plus longue serait en contradiction avec l’esprit qui l’anime: l’autonomie du client. Le but du coach est tout simplement d’amener son client… à n’avoir plus besoin de  son accompagnement. Pas très malin pour son porte-monnaie, sans aucun doute, mais indispensable au respect de sa déontologie.

 

Quelques situations abusives qui sortent du cadre de la déontologie du coaching

 

  • Un coaching de deux ans, c’est une wannabe-psychanalyse (de bazar évidemment) qui ne dit pas son nom.
  • Un coach qui trouve toujours le moyen de rajouter quelques séances est un coach qui a besoin de revoir sa posture en supervision.
  • Un coach qui laisse son client trouver toujours le moyen de rajouter quelques séances a besoin de revoir sa posture en supervision.

 

 

 

un coaching dure entre 3 et 6 mois

… Le tien, le mien…

 

La durée d’une mission, celle des séances et leur fréquence dépendent d’un certain nombre de facteurs, dont voici quelques exemples:

 

  • Les disponibilités de chacun.
  • L’ampleur de l’objectif par rapport à la situation actuelle du client.
  • Une fréquence confortable pour laisser un temps adéquat aux mises en actions et expérimentations.
  • Une fréquence suffisante pour assurer un vrai suivi.

Encore des moyennes:

 

  • 6 à 12 séances pour la majorité des objectifs (pour ma part, jusqu’à 20 séances d’1h en reconversion professionnelle)
  • 1 à 4 séances par mois
  • 1 à 2 heures par séance.

Le nombre de séances peut aussi dépendre de leur durée. Certains coachs proposent des séances d1/2h à 3 heures. Personnellement, je trouve la 1/2 heure trop courte pour un travail en profondeur, et 3 heures beaucoup trop long: le coaching est impliquant et maintenir l’énergie pendant tout ce temps me paraît difficile.

 

De même, La fréquence des séances peut varier. Il est parfois important d’espacer les séances si celles-ci sont très impliquantes, qu’elles nécessitent un temps d’appropriation ou si les mises en actions définies pendant prennent du temps. Personnellement, je préfère les séances hebdomadaires ou espacées de deux semaines maxi: au delà, je trouve que le suivi devient plus superficiel.

 

Cependant, l’essentiel, c’est que le coach et le client se sentent à l’aise dans la durée et la fréquences qu’ils ont fixée, et qu’ils gardent tous les deux une certaine flexibilité pour s’adapter aux impondérables ou à l’inattendu.

 

 

 

une mission de coaching s'inscrit dans un cadre qui définit sa durée et la fréquence des séances… Celui qu’on veut nôtre

Par nature, le coach  manque de penchant dictatorial. Du coup, la durée de la mission, celle des séances et leur fréquence sont décidées conjointement avec son client. Rappelons que le coach est (presque) complètement ignorant et parfois paresseux: il n’évalue pas le temps nécessaire à l’atteinte de l’objectif de son client, il estime que c’est à ce dernier de le faire.
Ce qu’il sait faire (et ça, il le fait avec enthousiasme), c’est amener son client à établir ses propres délais et à vérifier si le temps qu’il se donne est réaliste, ainsi qu’à à le ré-évaluer si nécessaire.

 

Ceci dit, le coach peut (et doit) refuser une mission si le client ne le convainc pas du réalisme des échéances qu’il s’est fixées. En effet, sa motivation à accompagner qui que ce soit vers la non-réalisation de son objectif est en général très faible. Il a décidément de l’éthique, le bougre (ou la bougresse).

 

Concernant le nombre de séances, je fais une proposition en fonction de l’exploration qui a été faite de la situation, au préalable, et de l’estimation des séances nécessaires à la réalisation du projet.

 

 

 

Voir aussi

 

Les triplettes du coaching (1)

Les triplettes du coaching (2)
Le coach a-t-il des super pouvoirs?

Interview de Sylvaine Pascual sur le métier de coach
Comment choisir son coach: en finir avec les idées reçues

Le déroulement d’une séance de coaching

Le coaching par téléphone: ça marche?

Coaching: l’autonomie du client

Code de déontologie

 

 Les dossiers d’Ithaque: C’est quoi le coaching?

Prestations d’Ithaque

 

Cet article est une mise à jour d’un billet initialement été publié en décembre 2008.

Aller plus loin

 

Pour tous renseignements sur le coaching ou sur nos prestations, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32.

 

 

Déterminer s’il est temps de changer de boulot en 6 étapes

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

 

 

Les bonnes raisons de changer de job… voilà un sujet qui fait couler beaucoup d’encre et jouer beaucoup de claviers. Pourtant, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise raison de changer de boulot, il n’y a que des raisons d’y réfléchir, dès lors que l’idée s’en fait sentir, pour déterminer si c’est une vraie bonne idée. Et le mode d’emploi ne se limite pas à quelques “bonnes” ou “mauvaises” raisons…

 

 

 

5 étapes pour déterminer si c'est le moment de changer de boulotExplorer l’envie de changer de job avant tout

 

Des raisons estampillées “bonnes” de changer de job fleurissent sur Internet comme les géraniums en été: avec abondance et dans toute une variété de couleur.

 

Pourtant, passer des jugements de valeur sur des ressentis tels que “bonne” ou “mauvaise” raison, c’est céder à des certitudes qui appartiennent surtout à ceux qui les énoncent – bref, des idées reçues –  avec à la clé un double risque:

 

  • Prendre des décisions à la hâte, de céder à la pression sociale et aux idées reçues, parce que Gourouduboulot.com, champion de la réussite professionnelle, a dit que c’était une bonne raison. Et du coup risquer de lâcher la proie pour l’ombre.
  • Ne pas s’autoriser la réflexion, parce que Gourouduboulot.com, champion de la réussite professionnelle, a dit que c’était une mauvaise raison. Et du coup remiser son envie dans la carton à procrastination, au risque de céder à la démotivation, au découragement, voire au burnout.

 

Il n’y a pas de bonne ou mauvaise raison de changer de job, il n’y a que des envies à explorer pour déterminer si elles sont une bonne idée pour vous, en fonction de votre situation, de vos aspirations, de vos sources de plaisir et motivation au travail, de vos besoins et vos valeurs.

 

La liste des raisons qui donnent envie de changer de boulot est interminable, en voici quelques exemples, en vrac:

 

  • L’ennui, le manque de stimulation
  • Les petits arrangements avec l’éthique
  • Le sentiment de sous-exploiter son potentiel
  • Le manque d’épanouissement professionnel
  • L’absence de sens dans ce qu’on fait
  • L’ambiance détestable
  • L’absence de possibilités d’évolution, de perspective de carrière
  • Avoir fait le tour de son poste
  • L’excès de pression
  • La rémunération insuffisante
  • Des relations difficiles avec la hiérarchie
  • L’envie de nouveauté, d’évolution de carrière
  • Le manque de reconnaissance
  • L’incertitude quant à l’avenir de l’entreprise
  • etc.

 

 

Les tapis volants du changement de job

 

Si ces raisons peuvent être de bonnes raisons, elles ne sont pas suffisantes à elles seules pour changer de boulot bille en tête, au risque de se prendre les pieds dans le tapis des illusions. Car celui-là vole bas, et si la décision s’est appuyée sur des généralités estampillées “bonnes raisons”, il ne tardera pas à vous montrer que le génie planqué dans votre lampe à huile (celle qui éclaire les méandres ténébreux de votre cerveau) s’était fait porter pâle le jour où vous avez pris cette décision.

 

Ce sont donc des bonnes raisons non pas automatiquement de changer de boulot, mais certainement de faire le point sur sa vie professionnelle, ses besoins et ses aspirations, afin de travailler son projet professionnel, dans sa boîte où ailleurs en fonction de lui. Car vouloir changer de boulot par exaspération ou par lassitude sans avoir construit un projet professionnel, c’est un peu comme s’imaginer qu’on va dégotter le palais des 1001 nuits juste parce qu’on en a marre de son 2 pièces cuisine: ça ne marche pas bien.

Deux exemples:

 

Les relations difficiles avec le boss.

Bien entendu, c’est de la faute du boss et uniquement du boss, qui danse tout seul la valse à trois temps des abrutis de haut vol. Attention, car il faut être deux pour avoir de mauvaises relations, et partir sans explorer votre propre part de responsabilité dans cette inimitié, c’est prendre le risque de reproduire le schéma relationnel. Alors aller voir ailleurs si les chefs sont plus verts, pourquoi pas, mais en prenant soin de travailler un peu son Karpman au passage. Et le boss actuel est peut-être un magnifique terrain d’entraînement.

 

Gagner plus

Vouloir gagner plus, voilà a priori une motivation aussi répandue que la grippe en hiver. Cependant, augmenter ses revenus signifie aussi souvent augmenter le temps de travail, les responsabilités, le stress et diminuer le temps familial ainsi que sa qualité. Tout cela à un coût qui n’est pas forcément automatiquement harmonieusement contrebalancé par un revenu supérieur. Potentiellement, chez certains, cela peut être générateur de plus d’illusions et de compensation que de plaisir.

 

 

 

Mini coaching: évaluer s’il est temps de changer de boulot

 

Chacune de ces raisons de réfléchir nécessite une évaluation minutieuse pour éviter la rencontre brutale entre vos jolis pieds et le tapis sus-mentionné:

 

  1. Faites le point en profondeur sur ce dont vous ne voulez plus et ce que vous voulez à la place, sur vos limites autant que sur vos envies et besoins professionnels en menant une réflexion sur le job idéal.
  2. Déterminez ce qui, concrètement et précisément, améliorerait la situation. En général, il s’agit au départ d’un sentiment vague de ras-le-bol et les pistes restent confuses, voire erronées quand les convictions limitantes s’en mêlent et il est nécessaire de détailler.
  3. Explorez les possibilités de mettre en œuvre ces changements dans le poste actuel ou l’entreprise actuelle. En d’autres termes, déterminer votre vraie marge de manœuvre, souvent bien plus étendue que ce qu’on imagine au premier abord. Si elle s’avère trop limitée, alors il est sans doute temps de changer de boulot et d’ignorer les étapes qui suivent.
  4. Mettez en œuvre les améliorations identifiées comme potentiellement faisables.
  5. Testez en appliquant une triplette du coaching, jusqu’à satisfaction ou au contraire jusqu’à ce que la nécessité de changer de job devienne une évidence.
  6. Décidez. Si vous êtes arrivé(e) à la conclusion qu’il est temps de changer de travail, alors l’étape suivante est la clarification du projet professionnel dans ses moindres détails, ce qui ne se limite pas du tout à vos compétences et “la réalité du marché”, mais au contraire prend en compte qui vous êtes dans votre globalité. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

 

 

 

Voir aussi

 

Le boulot idéal: une réalité à inventer?

Quel travail voulez-vous?

En attendant le burnout

Job idéal: les 7 ingrédients du plaisir au travail

2 freins majeurs à l’évolution professionnelle

Job idéal: un dernier métier avant de mourir?

Efficacité professionnelle et émotions

Construire le bien-être au travail

Des solutions simples pour améliorer le quotidien au travail

Corvéable à merci: les limites de la flexibilité

(Re-)Donner du sens à sa vie professionnelle

 

Carrière

Reconversion professionnelle

Création d’entreprise

Quotidien professionnel

Procrastination: comment l’apprivoiser

 

 


Aller plus loin

 

Vous songez à changer de boulot et voulez mener une réflexion approfondie pour construire un projet en fonction de vous, votre personnalité, vos besoins, vos valeurs? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32.

 

 

 

Guide de survie aux abrutis: le harcèlement moral

Sylvaine Pascual – Publié dans: Relations aux autres

 

 

 

Il arrive régulièrement que des clients viennent me voir pour développer leurs compétences relationnelles dans le cadre d’une situation conflictuelle ou difficile au travail. Parmi ceux-là, il arrive aussi régulièrement qu’il s’agisse de harcèlement moral, que le coaching ne peut pas traiter. Aussi je vous propose quelques pistes pour identifier la harcèlement moral et les personnes à qui s’adresser.  

 

 

ou mobbing. Comment identifier le harcèlement moral pour s'adresser aux bonnes personnes

 

 

Harcèlement, coach, psy et avocat

 

Dans les cas avérés de harcèlement moral, le coach ne peut vous aider

  • ni dans les démarches, qui sont du ressort de votre hiérarchie en cas de tentative de médiation, ou de votre avocat en cas de recours juridique. Voir les différentes démarches, compilées par Juritravail
  • ni dans l’indispensable travail sur soi. Le coach n’est pas formé pour traiter la souffrance ou le travail thérapeutique, aussi la reconstruction de soi se fera chez le psy. Voir la liste des consultations de Souffrance et travail:

Les seuls cas dans lesquels le coach peut être utile sont la prévention et le développement des compétences relationnelles après la reconstruction psychologique.

 

 

 

Compétences relationnelles et harcèlement moral

 

Je ne suis pas du tout convaincue que face à un harcèlement avéré le développement de l’affirmation de soi et des compétences relationnelles soit suffisant pour y mettre un terme. Il n’est utile que s’il s’agit simplement d’une situation de persécution au sens triangle de Karpman du terme.

 

En revanche, lorsqu’on a subi du harcèlement moral, APRES la phase de reconstruction psychologique chez le psy et avec l’aval de celui-ci, il est utile de développer l’affirmation sereine de soi au travers du développement des compétences relationnelles pour éviter d’y être confronté à nouveau dans une autre situation professionnelle.

 

De même, l’acquisition des compétences relationnelles diminue le risque de se trouver un jour victime de harcèlement. Attention cependant, il le diminue sans le supprimer, car l’affirmation de soi est efficace uniquement contre le harcèlement par des personnes à comportements non pervers.

 

 

 

Identifier le harcèlement moral

 

Le problème, c’est que sa banalisation nous pousse à voir du harcèlement partout, y compris là où il n’y a qu’un stress relationnel. La moindre maladresse et hop! Nous voilà hurlant au harcèlement. Une réprimande individuelle publique est une idiotie managériale, mais ça ne suffit pas à faire du boss en question un monstre de harcèlement moral qui mérite d’être cloué au pilori des relations pourries. Ca en fait tout au plus un imbécile à enfermer temporairement dans un bocal à con, le temps d’acquérir les compétences relationnelles nécessaires pour s’affirmer face à lui et lui faire les demandes nécessaires.

 

Selon le site Placedelamediation.com, “il faut subir certains « agissements » : actes anormaux, paroles blessantes, gestes déplacés. Ensuite, ces agissements doivent se répéter dans le temps.”

 

Alors quels agissements? Heinz Leymann, docteur en psychologie et professeur à l’université de Stockholm, a publié en 93 un ouvrage intiulé Mobbing dans lequel il a listé 45 comportements constitutifs de harcèlement répartis en 5 catégories. Ils représentent une base solide pour identifier une situation de harcèlement:

 

1- Empêcher la victime de s’exprimer

  •     Le supérieur hiérarchique refuse à la victime la possibilité de d’exprimer.
  •     La victime est constamment interrompue.
  •     Les collègues l’empêchent de s’exprimer.
  •     Les collègues hurlent, l’invectivent.
  •     Critiquer le travail de la victime.
  •     Critiquer sa vie privée.
  •     Terroriser la victime par des appels téléphoniques.
  •     La menacer verbalement.
  •     La menacer par écrit.
  •     Refuser le contact (éviter le contact visuel, gestes de rejet,…).
  •     Ignorer sa présence. par exemple en s’adressant exclusivement à des tiers.

2- Isoler la victime

  •     Ne plus lui parler.
  •     Ne plus se laisser adresser la parole par elle.
  •     Lui attribuer un poste de travail qui l’éloigne et l’isole de ses collègues.
  •     Interdire à ses collègues de lui adresser la parole.
  •     Nier la présence physique de la victime.

3- Déconsidérer la victime auprès de ses collègues

  •     Médire d’elle ou la calomnier.
  •     Lancer des rumeurs à son sujet.
  •     Se gausser d’elle, la ridiculiser.
  •     Prétendre qu’elle est une malade mentale.
  •     Tenter de la contraindre à un examen psychiatrique.
  •     Railler une infirmité.
  •     Imiter la démarche, la voix, les gestes de la victime pour mieux la ridiculiser.
  •     Attaquer ses convictions politiques ou ses croyances religieuses.
  •     Se gausser de sa vie privée.
  •     Se moquer de ses origines, de sa vie privée.
  •     La contraindre à un travail humiliant.
  •     Noter le travail de la victime inéquitabalaement et dans des termes malveillants.
  •     Mettre en question, contester les décisions de ses victimes.
  •     L’injuruer dans les termes obscènes et dégradants.
  •     Harceler sexuellement la victime (gestes et propos)

4- Discréditer la victime dans son travail

  •     Ne plus lui confier aucune tâche.
  •     La priver de toute occupation et veiller à ce qu’elle ne puisse en trouver aucune par elle-même.
  •     La contraindre à des tâches totalement inutiles et/ou absurdes.
  •     Lui donner sans cesse des tâches nouvelles.
  •     La charger de tâches très inférieures à ses compétences.
  •     Lui faire exécuter des travaux humiliants.
  •     Confier à la victime des tâches exigeants des qualifications très supérieures à ses compétences, de manière à la discréditer.

5- Compromettre la santé de la victime

  •     Contraindre la victime à des travaux dangereux ou nuisibles à la santé.
  •     La menacer de violences physiques.
  •     L’agresser physiquement, mais sans gravité, « à titre d’avertissement ».
  •     L’agresser physiquement, sans retenue.
  •     Occasionner volontairement des frais à la victime dans l’intention de lui nuire.
  •     Occasionner des dégâts au domicile de la victime ou à son poste detravail.
  •     Agresser sexuellement la victime.

 

 

Qui harcèle qui?

 

On a un peu trop tendance à associer le harcèlement moral au petit chef qui se nourrit de jeux de pouvoir. Cependant, tout le monde peut être concerné. Toujours selon Place de la médiation, le harcèlement peut être:

 

  • Descendant: le manager qui s’en prend à son collaborateur
  • Ascendant: le manager victime d’un ou plusieurs collaborateurs
  • Horizontal: le collaborateur victime d’un ou plusieurs collaborateurs
Ces trois cas sont également destructeurs. Si vous pensez être victime de harcèlement, il est indispensable de vous adresser à votre médecin du travail. Si le harcèlement est avéré, il devient alors important de prendre certaines mesures: 10 conseils pour réagir au harcèlement moral.

 

 

 

Ressources externes

 

Harcèlement moral: quête pour une définition

Qu’est-ce que le harcèlement moral?

 

 

 

 Voir aussi

 

Guide de survie aux abrutis

Guide de survie aux abrutis: le manipulateur

Guide se survie aux abrutis: 5 erreurs fatales avec un manipulateur

Vie professionnelle: 11 comportements qui tuent

Ebook gratuit: le triangle de Karpman

Tous manipulés, tous manipulateurs!

4 trucs infaillibles pour se pourrir les relations

 

 

 


Aller plus loin

 

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Projets professionnels et prise de risque

Sylvaine Pascual – Publié dans Talents et ressources

 

 

 

Où le bourrin basque revient pour nous fournir cette fois-ci une petite leçon équine au service de nos projets professionnels, qu’il s’agisse d’évolution de carrière, de reconversion professionnelle ou de création d’entreprise: la prise de risque leur est inhérente, et il est indispensable de développer des ressources pour l’accepter…  

 

 

 

la prise de risque est inhérente à la réalisation d'un projet. comment la gérer?Vieux cheval et prise de risque

 

En plein milieu de mes vacances, je reçois un sms laconique:

 

« Ravio 1, Tatie Françoise 0 »

 

Damned, voilà que le B.B. (Bourrin Basque) à tête chercheuse de facéties en tous genres a cassé sa Tatie Françoise !

 

Vous  vous souvenez sans doute du vieux bourrin basque dont certains comportements sont utiles à la recherche d’emploi ? Vous vous rappelez alors qu’il a une propension marquée à la prise de décision autonome ainsi qu’une direction non assistée à tendance rétive.

 

Pourtant, vous vous rappelez aussi que son âge canonique devrait lui coller suffisamment d’arthrose dans les articulations pour qu’il se promène poliment et à petits pas mesurés, au lieu de se prendre pour un figurant dans un remake de La charge héroïque.

 

Pourtant, sa Tatie Françoise n’est pas née de la dernière pluie. Ne vous fiez pas aux surnoms trompeurs de mémés à canassons que nous nous sommes attribués, elle n’a rien d’une midinette de l’équitation. En plus de ne pas avoir oublié sa convocation le jour de la distribution des neurones, elle a une solide expérience en matière de bourriques indisciplinables. Entre son cheval de soudard et ses deux autres montures de classe internationale – forcément du genre délicat – elle connaît toute la gamme des roublardises goguenardes, mais potentiellement dangereuses des bourrins malins.

 

Mais ce jour-là, le vieux Pottok avait décidé qu’il était particulièrement pressé de se rendre au pré. Il est donc parti brutalement, vent du cul comme on disait dans le temps, envoyant balader sa Tatie Françoise dans le décor. Bilan : une côte cassée.

 

La morale de l’histoire, c’est qu’on a beau connaître par coeur une vieille carne frondeuse, il y a toujours un risque à la manipuler. Par extension, Tout projet, transition de carrière, reconversion professionnelle, création d’entreprise, si sûr paraît-il au regard de nos compétences et de notre expérience, présente un risque. Risque de plantage, d’échec, de se faire mal. Et il est important de mesurer et d’accepter ce risque avant de se lancer. Car si Françoise a réagi avec humour, c’est qu’elle accepte que le risque fait partie intrinsèque du choix de s’occuper de ce type de bestiole.

 

A l’inverse, celui  qui se lancerait dans un projet en hurlant à la Lune à chaque fois qu’il s’écorche un genou, aurait de fortes chances d’abandonner très vite pour aller gonfler les rangs de ceux qui ont échoué pour cause de la faute à pas de chance, bien entendu.

 

 

 

4 pistes pour gérer la prise de risque

 

Dans notre monde obsédé par la sécurité, le risque est  de moins en moins accepté, de moins en moins pris et par voie de conséquence, de moins en moins bien supporté. Donc moins pris, donc moins… etc. De là à dire qu’il s’agit d’un cercle vicieux qui diminue notre zone de confort, ainsi que la confiance en soi, il n’y a qu’un pas qu’un bourrin basque franchirait d’un élégant coup de rein.

 

Rien ne peut garantir le risque zéro. Il peut toujours y avoir un obstacle qu’on n’avait pas identifié, une information manquante qui ébranle l’édifice, un impondérable qui ralentit l’affaire, un événement inhabituel qui bouscule les prévisions et remet le projet en question. Bref, il y a toujours une part de bourrin basque dans nos projets professionnels et potentiellement, de temps à autres, on finit la tête dans le sable, avec une côte en vrac, alors qu’on avait pris toutes ses précautions:

 

  • Une évolution de carrière qui finit par 6 mois de chômage
  • Une reconversion professionnelle qui prend un an de plus que prévu
  • Une création d’entreprise qui se solde par une faillite

 

Tout cela fait peur et est un frein fréquent à se lancer dans de tels projets, quitte à risquer le burnout. Combien de clients sont venus me voir en me disant “je veux être sûr(e) de ce projet”? Or, si l’on peut s’assurer de la cohérence du projet, et donc de sa faisabilité potentielle, il est impossible de prévoir et de pallier à tout ce qui pourrait arriver en chemin pour rendre celui-ci “sûr”. D’ailleurs, lorsqu’on découvre le bourrin basque, sa petite taille, sa bouille adorable et sa date de péremption dépassée donnent le sentiment d’un projet sûr, d’un projet facile….

 

L’idée n’est donc pas tant d’envisager les 28174 scénarios possibles de catastrophes potentielles sur la route de votre objectif pour mettre en place des garde-fous à tous les virages du parcours. C’est fastidieux et interminable, aussi laissons cela à ceux qui sont volontaires pour tenter de concrétiser leurs ambitions depuis le cimetière.

En revanche, il est possible de limiter ces risques tout en constituant sa petite pharmacie de voyage, en cas de rencontre malencontreusement violente avec un obstacle douloureux. Je vous propose donc de voir en plusieurs étapes (et en plusieurs articles) comment gérer la prise de risque, de façon à oser vous lancer en toute sérénité:

 

  1. Minimiser les risques
  2. Accepter les risques
  3. La boîte à pharmacie des risques
  4. Y aller ou pas: la prise de décision
Je vous donne donc rendez-vous très vite pour la première étape, et en attendant je vous propose d’évaluer votre propre relation au risque

 

 

 

 

Mini coaching: évaluer sa relation au risque

 

Attention, nous avons souvent une fâcheuse tendance à l’absence d’objectivité quant à l’évaluation de notre propre évaluation de nos prises de risque, soit parce que nous nous rêvons en super héros, soit parce que nous manquons de confiance en nous. Alors observez-vous vous-même avec bienveillance mais sans complaisance, comme si vous observiez une personne qui vous est proche.

 

 

  • Sur une échelle de 1 à 10, à combien évaluez-vous votre capacité à prendre des risques?
  • Quels types de risques avez-vous l’habitude de prendre?
  • Quels types de risques aimez-vous prendre?
  • Qu’est-ce qui vous motive à les prendre?
  • Quels types de risques prenez-vous le moins souvent possible?
  • Quels types de risques n’aimez-vous pas prendre?
  • Qu’est-ce qui vous gène, vous freine dans ces situations?
  • Qu’est-ce que ça vous dit sur vous-même? 
  • Sur votre relation au risque?
  • Sur vos ressources et vos freins?

 

 

 

Voir aussi

Besoin d’un méchant changement?

Définir son objectif : un élément crucial du coaching

Faire quelque chose pour soi: parce que nous le valons tous!

Le boulot idéal: une réalité à inventer?

Quel travail voulez-vous?

En attendant le burnout

Job idéal: les 7 ingrédients du plaisir au travail

Quelles bonnes raisons de changer de jog? Interview sur Keljob

2 freins majeurs à l’évolution professionnelle

 

 

Ressources externes

Du risque des réseaux sociaux… et un peu de fromage SVP

 


Aller plus loin

 

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L’égo, frein majeur à l’intelligence collaborative

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Relations aux autres

 

 

 

Une étude récente a montré que le travail de groupe “affaiblit la créativité et les capacités intellectuelles”. Ça n’est pas une surprise, car les conditions habituelles du travail collectif génèrent davantage de craintes que de confiance mutuelle, libérant au passage toutes les expressions lourdingues de l’égo, frein majeur au travail collaboratif.

 

 

 

Conclusions hâtives et agacement!

 

La presse s’est emparée un peu vite de l’affaire avec un poil insuffisamment de nuance, et voue le travail collaboratif aux gémonies au profit d’un individualisme au blason soudainement redoré.

 

Je m’étais agacée  sur mon blog personnel (café-journal du 28 mars) de ces conclusions hâtives, en particulier dans l’Express, qui échouaient à poser les bonnes questions. Car il ne s’agit pas de dire “arrêtons de travailler à plusieurs” mais de réfléchir à:

 

  • Qu’est qui, dans notre façon de travailler à plusieurs, génère des résultats aussi désastreux?
  • Que peut-on mettre en œuvre pour y remédier et créer les conditions d’une véritable intelligence collaborative?

 

En d’autres termes, j’emprunte sa formule à Anne-Claude Boutin, qui s’intéresse de près au sujet:  il s’agit de savoir comment on travaille ensemble et non pas doit-on travailler ensemble ou pas.

 

L’Express a eu l’élégance de me contacter suite à ce billet pour me demander quelles solutions envisager pour Travailler en groupe sans devenir stupide.  Il est à noter que la solution du consentement plutôt que du consensus, que la journaliste cite, est l’une des bases de la sociocratie que j’évoque ci-dessous.

Je profite de l’occasion pour revenir sur ce sujet et développer un peu ma pensée.

 

 

 

Egos toxiques

 

Le groupe tel qu’il est est effectivement éminemment toxique et contre performant dès lors qu’il est pollué par les jeux de pouvoir et les rôles relationnels, bref, par les besoins non identifiés et mal comblés qui laissent l’égo s’exprimer au détriment de l’estime de soi de chacun, de la confiance mutuelle et de la libre expression au sein du groupe.

 

Ainsi le besoin de reconnaissance associé à un comportement dominant va générer des comportements persécuteurs qui laissent peu de place aux autres. En fonction du comportement dominant ou dominé des autres et de leur combinaison personnelle de rôles relationnels et de besoins à combler, on peut se retrouver avec tout un tas de situations qui entravent la collaboration:

 

  • Des mises en retrait associées à une absence d’expression de l’opinion.
  • Des conflits ouverts ou larvés, des inimitiés, des incompréhensions, des tensions qui favorisent la méfiance et limitent l’expression désinhibée et la possibilité du groupe à produire.
  • Des velléités de prises de pouvoir: sabotage, manipulation, tirage de couverture etc.
  • Des paradoxes d’Abilène à tous les étages.

 

De façon générale, ce stress relationnel génère des peurs le plus souvent assez inconscientes qui affaiblissent l’engagement et la motivation à travailler ensemble (donc la réflexion, la créativité et la contribution, d’où le sentiment d’affaiblissement des capacités) et au contraire nourrissent la tentation de l’égo sous la forme d’un individualisme rassurant car sans menace relationnelle.

 

Les entreprises ont largement contribué à générer cette stupidité collaborative en se faisant les promoteurs de techniques de management instigatrices de peur, comme la malencontreuse compétition au sein d’une équipe, qui place chaque membre en perpétuel inconfort: devoir prouver sans cesse sa valeur, s’inscrire dans toutes sortes de comparaisons avec ses collègues, de jugements évaluateurs qui créent l’inverse d’une saine émulation. La compétition gagne à se situer dans une relation externe à l’équipe plutôt qu’interne. A l’intérieur, pour créer l’engagement collaboratif, chacun a surtout besoin de savoir quels sont les rôles des uns et des autres et sur qui s’appuyer, à qui et comment passer le ballon, plutôt que les plates-bandes à piétiner pour se faire bien voir.

 

Tant qu’il ignorera la réalité de l’égo, le management d’équipe s’enfermera dans des théories limitées par l’expression des individualités effrayées, et il sera difficile de mettre tous nos narcisses dans les mêmes bouquets ;)

 

 

 

Combler les besoins cachés derrière l’égo

 

La solution miracle, c’est “créer un climat de confiance”, nous dit-on. Sans blague. Mais concrètement, comment  crée-t-on un climat de confiance au milieu de tous ces égos tonitruants? Comment apaise-t-on leurs expressions pénibles, que ce soit dans l’écrasement de l’autre ou dans le retrait?

 

Comme souvent, il s’agit avant tout de combler les besoins non satisfaits qui crient famine sous la forme de comportements peu compatibles avec la collaboration et le travail en groupe. Et en comblant ces besoins, c’est l’estime de soi qu’on renforce. A travers elle, la confiance en l’autre et le sentiment de sécurité morale permettent de créer des conditions plus favorables à la rencontre fructueuse.

 

Dans l’absolu, les solutions ne sont pas très compliquées à trouver, mais dans la pratique, elles ne sont pas toujours simples à appliquer dans des entreprises friandes de moyens rapides et clés en main. Voici dont quelques pistes, avec leurs bénéfices ainsi que les aspects à prendre en compte pour éviter que le remède soit pire que le mal.

 

 

1- Travailler l’estime de soi

Le renforcement de l’estime de soi, qui est le contraire de l’égo, est un travail de longue haleine qui sort petit à petit la personne des inquiétudes relationnelles.

 

Bénéfices: une fois que l’estime de soi est solide et forte, nous agissons avec une affirmation saine, dans un mélange de dynamisme et de sérénité, et dans le sens du bénéfice de tous.

A prendre en compte: La difficulté rencontrée avec cette solution, c’est que présentée telle qu’elle, elle parle peu au plus grand nombre, qui a le sentiment d’être bien dans ses valeurs et au contraire d’être entouré d’abrutis qui n’en ont pas, des valeurs.

 

 

2- La lecture émotionnelle

Attention, ne pas confondre intelligence et lecture émotionnelle. Il s’agit ici d’aller chercher aux sources de l’émotion négative les besoins qui l’ont générée pour les combler. Former les managers à la lecture émotionnelle est un moyen efficace de leurs donner accès aux besoins individuels des membres de leur équipe et soit d’y répondre à l’intérieur du travail collaboratif, soit d’aider le salarié à y répondre.

 

Bénéfices: une fois maîtrisée, la lecture émotionnelle permet une compréhension rapide des besoins de l’autre. D’autre part, en repérant et en comblant nos propres besoins, nous sortons souvent naturellement d’un égo à l’expression nocive pour l’entourage.

D’autre part, former toute une équipe à la lecture émotionnelle, c’est un moyen de donner à chacun la possibilité de comprendre les mécanismes derrière les comportements a priori aberrant des autres. Et cette compréhension, associée au fait que chacun va combler ses propres besoins, permet de construire un environnement relationnel et collaboratif apaisé.

A prendre en compte: si les collaborateurs ne maîtrisent pas cette lecture, ils ont peu accès à leurs propres besoins, ce qui se traduit le plus souvent par des petits arrangements avec eux-mêmes. Du coup, elle nécessite que le manager soit lui-même sorti de l’égo et ait une solide estime de lui-même pour éviter qu’il n’en profite pour devenir un persécuteur qui profite de ses connaissances pour manipuler tout le monde. Il y a donc une nécessité de supervision pour garantir l’éthique.

 

 

 

3- Les compétences relationnelles

Que les cabinets de consultants appellent intelligence émotionnelle.  Indispensables pour générer des relations acceptables, empruntes de respect et d’amabilité, elles restent plutôt malmenées par l’expression de l’égo.

 

Avantages: elles permettent de générer à la fois des prises de paroles et une écoute respectueuse d’autrui. Par l’amélioration des relations, qui deviennent plus nourrissantes, elles permettent aussi de sortir, dans une certaine mesure, de l’égo.

A prendre en compte: la limite des compétences relationnelles travaillées indépendamment d’un renforcement de l’estime de soi, c’est qu’elles peuvent être détournées par un égo fragile ou surdimensionné pour devenir de véritables outils de manipulation. Il est donc indispensable de les associer à un travail sur l’estime de soi.

 

 

 

La sociocratie : l’intelligence collective sans travail sur soi

 

Toutes les solutions précédentes sont des pistes de travail individuelles, de travail sur soi à mettre au service de la relation. Elles nécessitent toutes d’avoir un recul sur soi suffisant, c’est à dire à la fois bienveillant et non complaisant, pour les mettre en œuvre.

 

  • Regard bienveillant pour ne pas prendre tous les torts à sa charge et se dévaloriser
  • Regard non complaisant pour éviter les ultra courants petits arrangements avec soi-même dans lesquels on point du doigt la paille dans l’œil du voisin tout en évitant soigneusement de balayer devant sa porte.

 

Or, ce regard-là nécessite déjà… un peu de travail sur soi! Difficile de travailler les compétences relationnelles avec un personne qui ne se reconnaît aucune limite à ce niveau. De même, amener l’interlocuteur à diminuer ses jugements et ses interprétations alors qu’il cherche à vous convaincre que vous avez tous les torts est potentiellement chronophage.

 

C’est la raison pour laquelle je cherche depuis longtemps des solutions collectives. Vous l’avez compris, la lecture émotionnelle en est une, cependant elle demande aussi une volonté individuelle et collective d’aller au bout de l’exploration de ses propres besoins et de répondre à ceux des autres, ce qui n’est pas toujours le cas, en particulier si l’égo s’exprime autour de convictions anti relationnelles et auto centrées du genre “je ne suis pas là pour supporter les petits nerfs des autres”.

 

La sociocratie apporte une alternative enthousiasmante, que je détaillerai prochainement dans un article plus complet sur le sujet. En attendant, résumons les 4 principes qui l’animent:

 

  1. Le cercle sociocratique:  groupe de personnes et lieu de décision. Une organisation/entreprise est composée d’un grand nombre de cercles de niveaux différents. Ramené à une équipe/cercle, c’est le lieu où se décide qui fait quoi sur un objectif donné. Le chef du cercle est le garant des 4 principes.
  2. Le consentement plutôt que le consensus. Chercher à mettre tout le monde d’accord sur une décision donnée va à l’encontre du bon sens. L’idée ici est d’amener à construire une décision acceptable pour tous.
  3. Le second lien: le représentant élu de la décision prise. C’est une élection sans candidat: le cercle décide celui qui va être le plus à même de représenter la décision prise et d’aller l’exposer dans le cercle supérieur. L’information n’est plus seulement descendante.
  4. L’élection sociocratique: pour citer Jean-Philippe Poupart, “en mode sociocratique, ce sont les membres du cercle qui élisent qui fait quoi et pour combien de temps”

 

Avantages: elle permet de sortir les uns et les autres de sortir de l’égo sans même s’en apercevoir, parce que le débat est remplacé par l’exposition neutre des contributions de chacun, puis de l’enrichissement de la proposition au travers de ces contributions. En donnant à chacun un espace d’expression dénué de jugement, elle supprime l’expression de l’égo. Ce qui permet de surmonter l’écueil des résistances à l’auto-observation du travail sur soi.

A prendre en compte: la sociocratie n’exclut en rien les 3 pistes précédentes, qui restent les moyens principaux de parvenir à s’entendre à l’extérieur du cercle sociocratique, qui reste méconnu et peu expérimenté. Espérons que cela change^^

 

 

 


Aller plus loin

 

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Quelles bonnes raisons de changer de job? ITW sur Keljob

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / l’actualité d’Ithaque

 

 

Quels sont les signes qui indiquent qu’il est grand temps de changer de boulot? Voilà une question récurrente chez les salariés, en particulier en cette période où le taux de chômage pousse à réfléchir avant de se lancer.
  

 

 J’ai répondu, avec quelques autres personnes, aux questions de Keljob sur les bonnes raisons de changer de job, qui en a retenu 4:

  • L’ennui
  • Le procrastination
  • L’excès de concessions
  • Le sentiment d’évoluer en deçà de son potentiel

L’ire l’article: 4 bonnes raisons de changer de boulot

 

 

Certains ras-le-bol, souvent en costume de burnout, certains désirs d’herbe pas forcément plus verte, mais dans un ailleurs qui fleure bon le renouveau, se suffisent à eux-mêmes pour déterminer qu’il est temps de changer de boulot.

 

 

Attention tout de même, car aucune de ces raisons n’est un indicateur indubitable qu’il est temps d’aller voir ailleurs. Elles signifient simplement, au premier abord que vous avez besoin d’un méchant changement dans votre vie professionnelle, pas nécessairement qu’il FAUT changer de boulot. Pour aller plus loin, voir: Déterminer s’il est temps de changer de boulot en 6 étapes

 

 

 

Voir aussi

 

Carrière

Reconversion professionnelle

Création d’entreprise

Quotidien professionnel

Procrastination: comment l’apprivoiser

Réussir sa reconversion professionnelle , ITW sur BFM business (TV et radio)

Reconversion: interview de Sylvaine Pascual sur Sud Radio

Procrastination: Ithaque dans la Tribune

Reconnaissance au travail: interview de Sylvaine Pascual dans Courrier Cadres

 

 

 

Aller plus loin

 

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