Les compétences informelles au coeur de la formation des dirigeant(e)s de demain

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / regards croisés

 

 

 

Après les 3 paradoxes des enjeux de société, et les 2 freins majeurs à l’évolution professionnelle, voici la troisième partie de notre retour sur le colloque Quels dirigeants, quelles dirigeantes pour demain?, organisé par le groupe Grandes écoles au féminin (GEF). Je vous propose de nous pencher sur les compétences indispensables au dirigeant idéal, et comment les développer.

 

 

Pour rappel, La 5ème étude menée par GEF en partenariat avec Sociovision Cofremca a questionné 21 dirigeant(e)s et entrepreneurs ainsi que 4200 diplômé(e)s de ses écoles autour de trois axes:

  • Les enjeux pour les dirigeant(e)s de demain
  • La vision de l’accès au pouvoir et de son exercice (qualités et compétences requises etc.)
  • Les propositions d’actions concrètes pour avancer positivement dans cette voie.

 

L’objectif étant de comprendre pour mieux agir. Voici les résultats de cette étude concernant le portrait du dirigeant d’entreprise idéal, vu par les diplômé(e)s de ces 10 grandes écoles (Centrale Paris, ENA, Ecole des Ponts PariTech, ESCP Europe, ESSEC, HEC, IEP Paris, INSEAD, Mines ParisTech et Polytechnique). Les résultats ayant déjà été repris par l’Entreprise, Les Echos et d’autres publications, je passe dessus rapidement pour m’attarder davantage sur les solutions.

 

 

 

Le dirigeant d’aujourd’hui: un portrait sans appel

 

Le portrait du (de la)dirigeant(e) d’aujourd’hui est sans appel. Si 68% des diplômés continuent à lui faire confiance , 50% doutent de sa capacité à gérer le long terme et à innover. Ce qui donne le sentiment qu’ils voient en leur dirigeants de vieux capitaines juste aptes à manœuvrer à vue leurs vieux navires pas trop loin du port. Pas question de s’essayer à rajeunir le rafiot où à voguer vers d’autres aventures. Ce qui est sans doute en corrélation avec leur propre manque d’envie de prendre des risques : la paille dans l’œil du capitaine serait-elle plus visible (regardable ?) que la poutre dans l’œil du matelot, tout quartier-maître soit-il ?

 

Car après tout, les diplômés des grande écoles sont, pour partie, les dirigeants de demain, et le portrait qu’ils dressent du dirigeant idéal est, en quelque sorte, une projection de l’idéal d’eux-mêmes. Du coup cette étude révèle peut-être un désir d’une refonte de l’intérieur d’un système qui les a formé et qu’ils n’ont pas envie de voir perpétrer.

 

 

 

Le dirigeant idéal: l’inverse du dirigeant d’aujourd’hui

 

Accusés d’avoir perdu le sens du réel, d’axer leur accession au pouvoir sur la cooptation et de perpétuer des systèmes toxiques, les dirigeants d’aujourd’hui catalysent sans doute toute l’exaspération face à un système qui s’enlise et a perdu son sens. Seuls 19% des diplômés leur reconnaissent leurs compétences comme tremplin vers le pouvoir, contre 76% qui estiment que leurs promotions sont leur fruit de leurs relations et de leur réseau.

 

 

 

Quant à leur profil dans l’exercice de leurs fonctions, il ne vaut guère mieux, puisqu’il s’agit essentiellement d’entretenir son réseau relationnel, de relayer les exigences des actionnaires et de savoir être dur. En revanche, très peu de diplômés leur reconnaissent un sens de l’innovation, l’exemplarité, la vision à long terme ou la capacité à manager, qualités qu’ils estiment pourtant incontournable dans la musette du parfait dirigeant d’entreprise. En d’autres termes, le (la dirigeant(e) idéal(e) est très précisément l’inverse de celui d’aujourd’hui.

 

 

 

 

Construire les dirigeant(e)s de demain

 

Les participants au colloque, et en particulier Éloïc Peyrache – Directeur délégué de l’école HEC et Myriam Maestroni – Présidente d’Économie d’Énergie SAS, ont beaucoup insisté sur la nécessité de développer les compétences informelles (ces soft skills parfois horriblement mal traduits par « compétences douces/molles » ce qui n’a aucun sens) mélange de compétences relationnelles et émotionnelles qui permettent d’inscrire son action professionnelle dans une dimension humaine indispensable au au renouvellement fonctionnel et opérationnel des entreprises et à un retour à des valeurs plus humanistes.

 

Et si les dirigeants sont dans la ligne de mire, c’est que ce renouvellement se fera sans doute dans un premier temps par le haut, dans la mesure où, s’il n’incarne pas l’esprit que l’entreprise promeut, alors l’incohérence du système ne risque pas de convaincre les salarié de l’appliquer.

 

Nous avions déjà eu l’occasion d’évoquer la nécessité de remettre les compétences informelles au pilotage de l’entreprise, et tous les indicateurs aujourd’hui montrent l’urgence de le faire. La question devient alors: comment?

 

Les diplômés ont quelques idées là-dessus, qui souhaitent davantage de critères moraux et éthiques dans la nomination et la rémunération des dirigeants, ainsi que des programmes de coaching destinés à leur faire travailler les compétences informelles en particulier.

 

 

 

Le manque d’intégrité et d’éthique naissent de la peur qui tend à compenser par l’intérêt personnel. Il va donc s’agir de former les dirigeants à satisfaire leurs propres besoins pour éviter qu’ils ne les comblent au travers du pouvoir, et soient ainsi en mesure d’être un individu au service du collectif qu’est l’entreprise, plutôt qu’un individu au service de son intérêt personnel. Cela passe par:

 

  • Une profonde connaissance de soi-même, de ses propres mécanismes émotionnels (qui vont bien au delà des promesses alléchantes mais superficielles de l’intelligence émotionnelle. Nous y reviendrons) pour avoir accès à ses besoins non comblés et savoir comment les satisfaire.
  • Un renforcement de l’estime de soi (par opposition à l’égo père de tous les vices) de façon à ce que les dirigeants soient en mesure de mettre en œuvre des alternatives aux comportements qui leurs sont reprochés (voir ci-dessous).
  • Le développement de véritables compétences relationnelles. Ce qui leur permettra de devenir des leaders charismatiques capables de fédérer et motiver, plutôt que des séducteurs

 

A l’évidence, les trois peuvent effectivement être travaillés en coaching, pour tous ceux qui sont déjà diplômés. Mais il serait certainement indispensable de généraliser dans les écoles des programmes de formation en management qui passent avant tout par un meilleur management de soi.

 

La bonne nouvelle, c’est que dans la plupart des cas, ce travail ne nécessite pas de d’exploration psychanalytique des histoires de vie qui ont mené à tel besoin à combler plutôt que tel autre et donc à tel comportement plutôt que tel autre. C’est au contraire un travail limité dans le temps et très concret d’évaluation du besoin et d’expérimentation de stratégies pour le satisfaire, ainsi que d’entraînement aux compétences relationnelles.

 

 

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Aller plus loin

 

Vous voulez développer compétences émotionnelles et relationnelles? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

2 freins majeurs à l’évolution professionnelle

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / regards croisés

 

 

 

Après les 3 paradoxes des enjeux de société, seconde partie de notre retour sur le colloque Quels dirigeants, quelles dirigeantes pour demain?, organisé par le groupe Grandes écoles au féminin (GEF). Cette étude a révélé deux freins principaux à l’évolution professionnelle vers des postes à responsabilité: l’équilibre de vie et les conflits de valeurs.

 

 

 

Pour rappel, La 5ème étude menée par GEF en partenariat avec Sociovision Cofremca a questionné 21 dirigeant(e)s et entrepreneurs ainsi que 4200 diplômé(e)s de ses écoles autour de trois axes:

  • Les enjeux pour les dirigeant(e)s de demain
  • La vision de l’accès au pouvoir et de son exercice (qualités et compétences requises etc.)
  • Les propositions d’actions concrètes pour avancer positivement dans cette voie.

 

L’objectif étant de comprendre pour mieux agir. Voici les résultats de cette étude concernant les enjeux de la société civile, vus par les diplômé(e)s de ces 10 grandes écoles (Centrale Paris, ENA, Ecole des Ponts PariTech, ESCP Europe, ESSEC, HEC, IEP Paris, INSEAD, Mines ParisTech et Polytechnique).

 

 

 

Évolution de la relation au travail

 

La question de l’accès au pouvoir, c’est à dire aux postes de dirigeants d’entreprise, révèle que les diplômés des Grandes écoles sont ambitieux, mais pas à n’importe quel prix. C’est sans doute une évolution majeure de la relation au travail qui pointe le bout de son nez: il n’est plus une source de réalisation de soi à lui seul.

 

 

 

 

 

2 freins à l’évolution professionnelle

 

Il est assez frappant de constater que deux freins se détachent autant, laissant très très loin derrière d’autres entraves à l’évolution professionnelle devenues anecdotiques, et que ces deux freins n’ont rien à voir avec les compétences professionnelles ou les responsabilités inhérentes au pouvoir:

 

 

 

L’équilibre vie personnelle vie professionnelle

 

La relation au travail est en pleine mutation, même si certains clichés issus d’une conception du travail en voie d’obsolescence ont encore la peau dure. L’un de ces clichés est l’idée que la réalisation de soi est intimement liée à la carrière, à la « réussite » professionnelle, et que celle-ci est l’aboutissement d’une vie professionnelle presque linéaire: un peu plus de responsabilités à chaque promotion, jusqu’à atteindre les instances dirigeantes de l’entreprise.

 

Or, aujourd’hui, plus grand monde ne veut d’un travail qui soit la source principale de réalisation de soi et, nous y reviendrons, les hommes encore moins que les femmes. Tous veulent non seulement préserver mais aussi vivre pleinement leur vie personnelle, et la « réussite » de sa vie tout court passe par là.

 

 

En conséquence, il est de moins en moins tabou aujourd’hui de vouloir travailler moins et vivre mieux, voire même d’être capable de refuser une promotion, au cas où elle vienne menacer l’équilibre vie professionnelle – vie privée.

 

 

Les conflits de valeurs

 

L’évolution de la relation au travail s’explique aussi assez facilement à une époque où le rôle de l’entreprise s’est déshumanisé, dans un monde où on laisse trop de pouvoir aux financiers et qui ne sortira peut-être jamais vraiment de la crise.

 

 

Il devient de plus en plus difficile de se contenter de petits arrangements avec l’écart grandissant entre les valeurs individuelles – motrices ou morales -  et la façon de piloter les entreprises. Or, nous pouvons remettre nos valeurs gentiment dans notre poche avec notre mouchoir par-dessus: elles finissent le plus souvent par nous rattraper et nous mettre sous le nez l’aberration de certaines situations professionnelles, dont l’absence d’éthique, d’équité, d’humanisme et plus généralement de sens devient insupportable.

 

Le refus de plus en plus marqué de s’asseoir sur ses valeurs au nom d’un salaire raisonnable est certainement l’indicateur que la perte de ces valeurs dans le fonctionnement des entreprises n’a d’égal que la nécessité pour l’être humain de pouvoir vivre en adéquation avec ses principes. En d’autres termes, si nous sommes probablement tous prêts à faire la pute pour un certain prix, il y a aussi un moment pour chacun de nous où à l’intenable nul n’est tenu et où il redevient indispensable de pouvoir simplement dormir sur ses deux oreilles… car le cerveau a du mal à trahir ses valeurs pour de l’argent.

 

Et il y a peut-être là une bonne nouvelle, car si l’on ne peut aujourd’hui espérer des gouvernements qu’ils « moralisent » l’économie, c’est bien la détermination de chacun d’entre nous à revenir à des fonctionnements plus humains qui peut permettre la mise en œuvre de nouveaux modèles. En espérant pas mal de réflexion autour de cela, car l’effet balancier a malheureusement tendance, après un excès, à nous envoyer tout droit dans l’excès inverse!

 

 

 

Freins à l’évolution et reconversion professionnelle

 

Ce qui m’a marquée à la découverte de ces deux freins à l’évolution professionnelle, c’est qu’ils correspondent parfaitement aux deux raisons principales qui amènent mes clients à explorer leur désir de changer de métier: pouvoir vivre en fonction de leurs aspirations, qui tournent essentiellement autour de la conciliation vie personnelle et vie professionnelle, et de l’exercice éthique d’une profession, c’est à dire l’exercice cohérent avec leurs systèmes de valeurs, motrices et/ou morales.

 

Ainsi dons il y aurait une conviction forte aujourd’hui que l’entreprise permet de moins en moins de concilier pouvoir et éthique, ce qui expliquerait le chiffre somme toute faible d’envie de changer d’entreprise pour aller vers plus de pouvoir, avec l’idée sous-jacente que c’est pareil partout. La solution reste alors la reconversion professionnelle avec, pour un certain nombre de candidats, la création d’entreprise à la clé, entreprise qu’ils pourront développer à leur manière. On constate d’ailleurs que pour une bonne part, le profit et les revenus générés sont moins importants que le désir d’être droit dans ces bottes et de prendre ses propres décisions en son âme et conscience.

 

Et c’est peut-être d’ailleurs dans la construction de nouveaux modèles d’entreprises qu’une solution durable se trouve, davantage que dans l’application artificielle de valeurs à but essentiellement marketing, à des entreprises déjà existantes.

 

Voilà l’un des grands défis et le nouvel enjeu de la formation et de l’accompagnement aux créateurs et chefs d’entreprises, pour éviter que les entreprises de demain soient le simple prolongement de celles d’aujourd’hui et éviter l’excès de mercantilisme, le mépris du client, l’irrespect du salarié et au delà la déshumanisation de la société. Cela signifie vérifier que les objectifs de l’entreprise et les stratégies de développement soient d’une part en adéquation avec les valeurs de l’entrepreneur, et d’autre part profitables à tous et au détriment de personne.

 

Ce challenge correspond étroitement à l’image que ce font les diplômés des Grandes écoles du dirigeant de demain, dont nous détaillerons le profil la semaine prochaine.

 

 

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Aller plus loin

 

Vous voulez améliorer votre quotidien au travail? Construire un projet professionnel cohérent, en fonction de vos aspiration, vos goûts, vos valeurs? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Enjeux de société: 3 paradoxes et une bonne nouvelle

Sylvaine Pascual – Publié dans Entreprendre / regards croisés

 

 

 

J’ai été invitée au colloque Quels dirigeants, quelles dirigeantes pour demain?, organisé par le groupe Grandes écoles au féminin (GEF), suite à une étude menée sur le sujet. Cette étude très riche a abordé le sujet sous plusieurs angles, que je vous propose de découvrir au fil de plusieurs articles. En commençant aujourd’hui par les trois paradoxes des enjeux de la société… et la bonne nouvelle qui en découle.

 

 

 Grandes écoles au féminin

 

Ce groupe très actif regroupe les associations de diplômés de 10 grandes écoles: Centrale Paris, ENA, Ecole des Ponts PariTech, ESCP Europe, ESSEC, HEC, IEP Paris, INSEAD, Mines ParisTech et Polytechnique.

Elle s’est donné pour mission d’être:

  • Un observatoire de l’évolution des parcours des femmes et des hommes diplômés de ses écoles et à ce titre a mené 5 études depuis 2003.
  • Un acteur qui fait bouger les lignes sur le front de la modernisation des entreprises et des administrations, en premier lieu sur le thème de la mixité du management et top management.
  • Un réseau de réflexion, de témoignages et de partage de bonnes pratiques avec les dirigeants ou responsables politiques, intellectuels. GEF organise régulièrement des petits déjeuners sur ces thématiques.

 

La 5ème étude menée par GEF en partenariat avec Sociovision Cofremca va au-delà de la modernisation des entreprises par la mixité. Elle a questionné 21 dirigeant(e)s et entrepreneurs ainsi que 4200 diplômé(e)s de ses écoles autour de trois axes:

  • Les enjeux pour les dirigeant(e)s de demain
  • La vision de l’accès au pouvoir et de son exercice (qualités et compétences requises etc.)
  • Les propositions d’actions concrètes pour avancer positivement dans cette voie.

L’objectif étant de comprendre pour mieux agir. Voici les résultats de l’étude menée par Sociovision sur les aspirations des français vis à vis des dirigeants et du travail. Ils s’expriment essentiellement en trois paradoxes qui sont le reflet d’une société tiraillée entre technologie et performance d’un côté, et besoins humains de l’autre.

 

 

 

Paradoxe 1: montée de l’autonomie, baisse de la prise de risque

 

65% des français se sentent pleins de ressources et capables d’entreprendre de nombreuses choses, 53% aiment relever des défis. Pourtant seuls 16% sont prêts à prendre des risques, chiffre en chute libre depuis 97 où il était de 28%.

 

 

 

Ce paradoxe est peut-être le fruit d’une société de plus en plus inquiétante et incertaine, en particulier sur le plan économique et financier. Si le sentiment de compétence augmente, la prudence est de plus en plus de mise:  l’ambition oui, mais pas à n’importe quel prix.

 

Aujourd’hui, l’envie d’entreprendre au sens de créer ou reprendre une entreprise peut être considérée comme une prise de risque inutile et indésirable. Ajouté à cela le fait que préserver sa vie personnelle devient un enjeu de plus en plus important, et même une priorité pour 81% des hommes et 69% des femmes interrogés, et on comprend aisément le manque de motivation à mettre sa situation en danger.

 

Le sentiment grandissant – à tort ou à raison – d’insécurité morale et financière, augmente l’ampleur des difficultés supplémentaires en cas d’échec: il apparaît plus difficile de rebondir. Le désir de challenge associé au sentiment de compétence ne se traduisant pas par la prise de risque, le besoin de lui trouver un moyen d’expression passe par un désir d’autonomie accru. Disposer d’autonomie dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies pour mener à bien un projet à l’intérieur d’une structure est, en soi, un défi à relever, mais qui reste dans un cadre relativement sécurisant.

 

Malheureusement, à une époque où n’importe quelle transition professionnelle peut ressembler à une prise de risque, on en arrive aussi à des situations absurdes dans lesquelles la crainte de la prise de risque est telle qu’elle génère une illusion de sécurité – le boulot actuel – dont la conséquence directe peut être l’aveuglement et la non prise an compte des signaux qui mènent droit au burnout sans même s’en rendre compte.

 

En revanche, Eloic Peyrache, directeur délégué d’HEC, note une augmentation très forte de l’intérêt pour entrepreneuriat au sein de son campus, qu’il lie à la montée de l’individualisme. Cet engouement des jeunes générations pour la création d’entreprise est peut-être aussi un indicateur fort de la perte de confiance en les institutions et entreprise (3ème paradoxe) qui pousse les jeunes générations à avoir davantage envie de travailler pour eux-mêmes, ce qui jusqu’à il y a peu, était peu ancré dans la culture des grandes écoles.

 

 

 

Paradoxe 2: Dictature de l’immédiat vs quête de sens

 

Les intervenants ont souligné combien le rapport au temps a changé ces dernières années et comment les nouvelles technologies nous ont propulsés dans ce qui est en passe de devenir une véritable dictature de l’instantané: pour 51% des français, l’essentiel, quand on entreprend quelque chose, c’est d’obtenir des résultats rapides. Et dans le même temps, 78% aimeraient que la société ait un but commun auquel cela vaudrait la peine de se consacrer.

 

 

Ce paradoxe n’est sans doute qu’apparent, car l’excès d’immédiateté dépouille l’action de sens, comme par exemple le goût du travail bien fait, la satisfaction durable des résultats pérennes, bref, ce qui s’inscrit dans le temps à long terme. Du coup, il n’est peut-être pas si étonnant que ça de se retrouver en quête de sens ailleurs. Car l’obsolescence quasi immédiate de ce que nous obtenons ne permet pas de construire la satisfaction durable, et par la même une image positive de soi durable. Il devient obligatoire de remettre son métier sur l’ouvrage pour obtenir, encore et encore, des miettes de construction de soi qui, mises bout à bout, n’œuvrent jamais dans le sens d’un édifice solide.

 

En d’autres termes, une cathédrale, ça ne se construit pas en 5 minutes, et le sentiment à la fois de réalisation de soi, de sens, mais aussi d’utilité, de contribution, c’est à dire ce qui va au delà de nous-mêmes et nous inscrit dans un rôle significatif au sein de la société ne se bâtit pas dans l’éphémère et l’instantané. Le sens produit aussi l’engagement, suscite la motivation et le goût de l’effort, bref, les conditions nécessaires à la réalisation de projets qui ont un peu d’ampleur. Le but commun, quant à lui, favorise l’esprit d’équipe.

 

D’autre part, le seul profit ne suffit pas à nourrir cette quête de sens. Les participants au colloque ont insisté sur le fait que depuis les années 2000, la quête de sens s’est renforcée autour de l’idée qu’on n’a pas envie d’être responsable du mal-être de la planète.

Cependant, je pense que le sens de ce que nous faisons va plus loin que les enjeux d’environnement durable et s’exprime fortement au travers du sentiment d’utilité au sens large. C’est d’ailleurs un moteur très fréquent chez mes clients en reconversion, qui ont souvent le sentiment, même lorsqu’ils ont des postes à responsabilité, de n’être qu’un rouage au sein de la machine et de ne pas voir le résultat concret de leur action professionnelle.

Rappelons que le sens est un sentiment très personnel et que la question de sa propre contribution au monde qui nous entoure est cruciale dans la construction d’un projet professionnel cohérent.

 

Cet apparent paradoxe explique peut-être aussi pourquoi la prise de risque est en baisse: l’exigence de rapidité des résultats manque de sens et nécessite un engagement personnel en termes de temps et d’énergie que les français d’aujourd’hui ont de moins en moins envie de fournir, car il correspond fréquemment au sacrifice d’une partie de sa vie personnelle. Sacrifice que 70% d’entre eux ne sont plus enclins à faire.

 

 

 

Paradoxe 3: Contestation des institutions vs demande d’autorité

 

Seuls 33% des français estiment que les grandes entreprises servent les intérêts du public (35% pour le gouvernement et 20% pour les partis politiques) et à l’inverse, 65% pensent que dans une entreprise, il est normal que le patron décide et que tout le monde obéisse.

 

 

 

Ce paradoxe-là trouve sans doute une partie de son explication dans l’égo. Chacun d’entre nous, en position réelle ou imaginée de diriger une équipe, attend des autres le respect de son statut. Car l’auto-objectivation est un art difficile, et l’on reconnait plus facilement les erreurs des autres que les siennes.

 

Cependant, ces chiffres marquent aussi un profond désaveu des institutions, une perte de confiance généralisée dans des entreprises et institutions incapables de garantir un minimum d’équité, de sens, ou de la prospérité qui entretiendrait l’espoir de lendemains meilleurs. Lendemains qui, au passage, rendraient la prise de risque moins inquiétante, puisque l’échec apparaitrait alors moins probable et moins définitif.

 

Ce désaveu des institutions marque peut-être aussi – et ce serait là la vraie bonne nouvelle -  le début du refus de participer à la déshumanisation des entreprises au profit du triomphe du tout-financier. Il se placerait ainsi dans la droite lignée du besoin de sens exposé plus haut, et de la détermination à ne plus agir à l’encontre de ses valeurs, autre révélation de l’étude que laquelle nous reviendrons.

 

D’autre part, sous la demande d’autorité se cache peut-être aussi le besoin de règles claires, équitables, connues de tous, celles qui font que chacun peut s’y reconnaître, reconnaître sont rôle et comprendre celui des autres – donc sait quand, comment et sur qui s’appuyer en cas de besoin.  Le tout constituant  des vitamines à sentiments d’appartenance et de reconnaissance, fondations indispensables de la collaboration et à l’engagement. Il s’agirait alors d’un équilibre entre marge de manœuvre personnelle dans un cadre clair.

 

 

 

Bonne nouvelle

 

Ainsi, ces paradoxes sont peut-être une bonne nouvelle. L’évolution de la société et des stratégies d’entreprises, après avoir exploré les itinéraires inhumains de la performance à tout prix, pourrait bien prendre un virage serré pour s’intéresser à des alternatives viables et compétitives mais plus porteuses de sens, plus respectueuses des besoins fondamentaux et des limites naturelles de l’être humain.

 

Il y a là, pour les dirigeants de demain, matière à réfléchir sur les enjeux à la fois collectifs et individuels dans le développement de leurs entreprises:

  • Développer des entreprises porteuses de sens, qui donnent le sentiment à leurs salariés de contribuer à l’amélioration de la vie et à la préservation de la planète, plutôt qu’à gonfler le portefeuille de ses actionnaires.
  • Donner à chacun accès aux outils nécessaires à l’identification des valeurs personnelles et de la définition, au niveau individuel, de ce qui fait sens, de façon à pourvoir construire des itinéraires professionnels cohérents. Ce qui passe bien entendu par l’exploration de soi, de ses aspirations et des ses besoins professionnels.

 

Et la suite des résultats de cette étude va dans ce sens, puisque le profil du dirigeant de demain est diamétralement opposé à celui du dirigeant d’aujourd’hui, comme nous le verront la prochaine fois.

 

 

 

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Aller plus loin

 

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Coaching procrastination (2)

Sylvaine Pascual – Publié dans Procrastination / Entreprendre

 

 

2ème volet du coaching procrastination (presque) en direct de Corinne, 35 ans, entrepreneur portant sacrément motivée qui s’est retrouvée à procrastiner au milieu de son projet… Cette étape marque le début du travail sur soi, qui détourne l’attention de la procrastination pour la focaliser sur la valorisation.

 

 

Renouer avec le plaisir pour déjouer les mécanismes de procrastinationEstime de soi et détournement d’attention

 

Au vu du nombre de techniques que Corinne avait essayées sans succès pour remédier à sa procrastination, il était temps de passer à autre chose, et en particulier de détourner son attention de ce comportement qui semblait, au premier regard, lui porter préjudice.

 

Rappelons que la procrastination n’est pas l’ennemi, qu’elle n’est pas un simple problème de gestion du temps ou des priorités, bien au contraire. C’est elle qui les génère car elle est un système de protection face à une situation/tâche perçue comme menaçante ou dérangeante.

 

Pendant les premières séances, nous avons donc commencé le coaching en travaillant l’estime de soi de Corinne, et en focalisant son attention sur les ressources internes dont elle dispose, pour éviter que la procrastination ne la mène encore davantage à la dévalorisation.

 

Il s’agissait essentiellement d’identifier ses talents, leurs modes d’expression au travers de ses accomplissements, qui permet d’une part de les mettre au service d’une valorisation saine: celle qui autorise une reconnaissance simple, factuelle et utile de nos capacités et d’autre part d’apprendre à les transposer dans n’importe quelle situation. L’avantage de ce travail face à la procrastination est double:

 

  • On cesse de focaliser toute son attention sur elle, ce qui permet de minimiser la culpabilité et de ré-ouvrir la porte au plaisir.
  • Le client commence à se sentir plus confiant, plus sûr de lui, plus en mesure d’affronter les situations qui génèrent cette procrastination (et non pas d’affronter la procrastination, erreur fréquente et peu productive), il remet de l’huile dans la machine et se sent moins bloqué.

 

« A l’issue de ces premières séances, j’ai retrouvé de l’énergie,je me sens beaucoup mieux. Clarifiée en profondeur ma situation, avoir le sentiment d’être entendue, et puis tout le travail sur mes talents ensuite m’a redonné beaucoup énergie. J’ai réalisé que j’avais vraiment beaucoup de ressources ! Et que cela représente un socle puissant sur lequel je peux m’appuyer. A chaque moment de doute, d’indécision, de baisse après cette séance, je me suis demandée « quel talent je pourrais utiliser là pour dépasser cet obstacle ? » et la reconnexion à un de mes talents m’aidait à rebondir. Enfin le travail d’analyse, de décorticage de mes mécanismes de réussite au travers d’un accomplissement majeur de ma vie a été incroyablement fort. Cela m’a reconnectée à ma capacité de réussite, à ma puissance, et j’en ai retiré une grande force intérieure. »

 

 

 

Prise de conscience, prise d’autonomie et plaisir

 

Le travail sur la re-valorisation via les mécanismes de réussite est passé par un exercice quotidien qui consistait à analyser ses propres réussites, grandes ou petites, avec un double objectif: ancrer ses mécanismes de réussite et prendre conscience de sa propre part de responsabilité dans ce qui lui arrive de plaisant, intéressant, positif, tout ce qui, de près ou de loin, constitue une réussite (car oui, faire l’omelette au pommes de terre comme personne ou avoir une conversation agréable avec quelqu’un sont autant de petits accomplissements qui recèlent des trésors de mécanismes, comportementaux ou autres, qui participent de nos réussites).

 

D’autre part, un élément intéressant dans le cas de Corinne est la façon dont elle s’est approprié l’exercice pour le faire à sa manière, en l’occurrence sous forme de mind-mapping. Outre le fait que cela marque le développement de son autonomie, il est aussi le symbole du moment où Corinne a commencé à se libérer de la pression culpabilisante en réaction à la procrastination, et à renouer avec du plaisir, au travers du désir de faire de façon ludique.

 

« L’exercice quotidien sur les accomplissements a été également très aidant. Chaque soir (ou presque) je prenais beaucoup de plaisir à faire cet exercice. Néanmoins au début j’ai parfois eu de la difficulté à trouver 3 accomplissements par jour. Je me suis alors rendue compte que j’étais très exigeante, je voulais absolument trouver un « gros » truc. Et cela m’a permis de remettre le doigt sur ce degré d’exigence qui est encore présent à un niveau toxique. Après cette prise de conscience j’ai abordé cet exercice quotidien avec plus de légèreté, je m’amusais à le faire sous forme de mind mapping, ce qui rendait l’exercice ludique et encore plus plaisant.

 

Après ces séances, je suis pleine d’enthousiasme. Je me sens sereine, j’ai retrouvé l’envie de lancer tout ce qui me tient à cœur et surtout cela me donne de l’élan.
Depuis que nous avons commencé à travailler ensemble, je m’écoute beaucoup plus, j’ai fait un grand nettoyage matériel, dans toutes les pièces de la maison. Et cela s’est fait avec une étonnante (et inhabituelle) facilité, et même du plaisir ! Du coup je me sens plus légère. »

 

 

 

Effets rapides, effets durables?

 

Tout à sa joie de vivre, Corinne a commencé à se mettre sur certaines tâches liées à la création de son entreprise, sur lesquelles elle avait procrastiné, ce qui bien entendu est tout à fait logique. Mais ce début de travail est loin d’être suffisant. Il est une base, pas une solution en soi.

 

« D’autre part, je me suis rendue compte que mes difficultés comme mes forces étaient souvent récurrentes. Cela m’a permis d’identifier les principaux obstacles que j’ai à dépasser. Et surtout j’en ai retiré les forces et capacités qui me sont fidèles et sur lesquelles je peux profondément m’appuyer. Ajouté à la liste de talents, j’ai désormais une liste exhaustive et puissante de soutien. »

 

L’une des spécificités du coaching, c’est qu’on commence à obtenir des résultats assez rapidement, et d’autant plus lorsque nos clients sont, à l’image de Corinne, d’un naturel dynamique et enthousiaste. Le risque consiste alors souvent à se féliciter du résultat, à s’en réjouir, et à passer à autre chose. Dans certains cas comme une forte procrastination, lorsqu’on a renforcé un seul côté de l’édifice, il se lézarde de l’autre, et il est essentiel de pérenniser  les effets en se préoccupant tour à tour des diverses dimensions à l’origine de la procrastination.

D’autre part, un coaching n’est pas un long fleuve tranquille, et comme nous le verrons dans le troisième volet du coaching de Corinne, la joie intense liée à la reconnexion à ses ressources internes a été suivie d’une grosse période de doute…

 

 

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Aller plus loin

Pour apprendre à mettre la procrastination au service de votre bien-être personnel et/ou professionnel,  pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual 01 39 54 77 32

 

 

La reprise d’entreprise vue par les repreneurs

Sylvaine Pascual & Sylvie Bellard, publié dans entreprendre

 

La reprise d’entreprise, vue du point de vue des repreneurs qui en ont fait l’expérience, a fait l’objet d’une étude très intéressante réalisée conjointement par la Société Générale et la CCI – Entreprendre en France. Revue de détails.

 

Les résultats de cette étude ont été présentés jeudi 1 décembre 2011, lors d’un petit déjeuner conférence auquel Sylvie Bellard et moi avons assisté avec d’autant plus de plaisir que les manques qu’elle révèle en termes d’accompagnement des repreneurs sont précisément ceux que nous travaillons à combler avec nos clients.

 

Selon les chiffres de l’INSEE, en 2010 :

  • 622 000 créations en 2010 dont 359 700 auto-entrepreneurs
  • 60 000 entreprises sont reprises chaque année.
  • 89% de ces reprises concernent des TPE de moins de 5 salariés
  • 50% de ces TPE sont des entreprises sans salariés, 30% des commerces et 32% des cafés/hôtels/restaurants.

 

 

Une combinaison unique individu/entreprise

 

Cette étude, réalisée par Capsys Conseil, a été menée sous forme d’entretiens avec des repreneurs récents (2008-2099) d’entreprises de moins de 10 salariés. Le premier point essentiel qui en est ressorti est que chaque cas de reprise d’entreprise est une combinaison unique d’éléments qui s’articulent autour de deux axes :

Un individu, avec son âge, sa formation, son contexte personnel et professionnel, son expérience, ses motivations etc.

Une entreprise, avec son secteur d’activité, son chiffre d’affaires, sa situation financière, son nombre de salariés etc.

 

 

Les motivations de repreneurs

Les quatre principales motivations telles qu’exprimées par les repreneurs sont, intrinsèquement liées à une étape de leur vie dans laquelle leurs besoins et/ou leurs valeurs professionnelles se sont trouvés en désaccord avec leur situation. Les témoignages donnés sont à ce titre très intéressants, car en filigrane, c’est bien une nécessité de retrouver une cohérence entre leurs propres aspirations et leur quotidien professionnel qui se dévoile.

  1. Réorienter son parcours professionnel, faire quelque chose pour soi : « Arrivé à la quarantaine, après avoir enrichi les autres, après avoir fait le tour des différentes fonctions d’une entreprise, l’idée était de prendre mon destin en mains, de constituer un patrimoine sur le long terme. »
  2. Besoin d’indépendance : « Mettre en place sa façon de travailler, des choses qu’on a envie de faire, ne plus faire des choses à propos desquelles on n’est pas forcément d’accord quand on va travailler chez quelqu’un.»
  3. Envie d’évoluer : « Ce projet de reprise, ça a été d’essayer d’évoluer au bout de 20 ans, je me disais ce serait peut-être bien de voir autre chose. »
  4. Besoin de créer son emploi : « Les 10 dernières années je m’ occupais d’ une filiale de 50 personnes dans les télécoms. Difficile de trouver un poste équivalent passé 50 ans… »

 

 

Pourquoi une reprise plutôt qu’une création

Essentiellement parce que la reprise est plus rassurante que la création, pour diverses raisons:

  • Dégager immédiatement un revenu, du fait de la continuité de l’activité
  • Elle est moins incertaine, puisque c’est une affaire qui « a déjà marché »
  • Elle paraît plus prévisible : son historique permet des projections
  • Elle a déjà une clientèle
  • Elle représente un investissement moins lourd qu’une création (coûts d’équipements déjà existants moindre)

 

 

Les difficultés

Si 80% des repreneurs sont aujourd’hui des professionnels qui se disent heureux et satisfaits de leur vie professionnelle, le parcours n’a pas toujours été facile, et les embûches les plus délicates se situent bien davantage sur le plan relationnel que technique, par exemple lors des négociations, de la prise en main de l’entreprise ou de la période de mentorat de la part du cédant.

 

L’accompagnement essentiellement opérationnel et technique dont ils disposent tout au long des 4 grandes étapes généralement identifiées dans le  processus de reprise  (recherche d’entreprises, réalisation du business plan, négociation, financement) ne permettent pas de répondre à toutes ces questions ou de résoudre les difficultés d’ordre relationnel, qui nécessitent de rajouter une étape 0, quasi inexistante actuellement.

 

Ainsi, le repreneur qui se questionne, en amont, sur divers points, notamment sa capacité à gérer, à manager et sa capacité à vendre « Quand vous reprenez l’existant, il va falloir faire avec du personnel qui est déjà là, en l’occurrence avec du personnel qui connaît un métier que vous ne connaissez que peu ou pas ». Ce questionnement souligne l’importance d’un renforcement des compétences relationnelles, managériales ou commerciales, de façon à se lancer dans un projet de reprise avec confiance et assurance.

Cela ne prépare pas plus au jour J, c’est-à-dire au démarrage de l’activité. Une phrase résume cette étape inexistante : « On arrive, après s’être investi à fond dans son projet de reprise, et il faut tout faire. On ne sait par où commencer… c’est aussi parce qu’on ne se projette pas dans cette étape avant. » C’est donc à la fois la notion de cohérence entre l’individu et son projet et celle d’un état d’esprit entrepreneurial qui inclue les compétences relationnelles (managériales, communicationnelles etc.) qui sont au coeur de cette étape 0, étape qui est précisément l’une de celles que Sylvie Bellard et moi proposons à nos clients pour leur permettre d’entrer dans la peau d’un chef d’entreprise.

 

 

Entrer dans la peau du chef d’entreprise

 

Pour notre part et dans l’esprit qui nous anime, la reprise d’entreprise allie les compétences relationnelles et communicationnelles aux compétences opérationnelles et techniques du repreneur. Et le préalable est d’aller valider la cohérence du projet avec la personne qu’est le repreneur, condition sine qua non de la réussite de la transaction et au-delà de la pérennité de l’entreprise. Ce qui un travail en amont et en aval du processus de reprise strictement opérationnel.

 

En amont: une préparation en 3 temps :

C’est le premier investissement que va faire le repreneur. Il représente le temps nécessaire à la préparation globale du projet de reprise afin de donner au repreneur des leviers d’action, des indicateurs pour piloter et garder le cap tout le long du parcours. Le repreneur constitue son référentiel et se donne les moyens de faire un choix : lorsque le projet est cohérent il poursuit l’aventure et s’il n’est pas cohérent il peut s’orienter vers un autre projet sans attendre. Le ROI se mesure en unités de temps gagnées et en l’acquisition/développement de compétences utiles au pilotage du projet.

 

1- La préparation centrée sur le repreneur :

Elle consiste à construire ou à renforcer la dynamique entrepreneuriale et à renforcer ses ressources internes : identifier les leviers de motivation, développer ses compétences décisionnelles, organisationnelles, apprendre à parler de soi, de son projet, développer ses compétences relationnelles y compris avec le cédant, de façon à ce qu’il puisse  faire valoir ses idées, ses besoins et ses valeurs sans effrayer son cédant, sans se laisser dominer par lui, bref, à minimiser les craintes générés par les intérêts de chacun et construire une relation de confiance.

 

2- La préparation centrée sur l’entreprise :

Diagnostic global de l’entreprise : le positionnement de l’offre, la chaîne de création de valeur, la structure de coûts, l’équilibre financier, et travail sur la vision de l’évolution de ce business du point de vue du repreneur sur 5 axes : environnement, financier, client, processus, organisation.

 

3- Prise de décision et mise en oeuvre

Ensuite, si le repreneur décide de poursuivre, Il devra s’entourer des experts de la reprise pour procéder aux 4 étapes mentionnées plus haut: un expert comptable pour la préparation comptable de la cession et la valorisation de l’affaire, un avocat-conseil  pour les aspects fiscaux et contractuels, un assureur pour sa retraite et sa prévoyance et un notaire pour les aspects patrimoniaux et familiaux.

 

En aval: le pilotage dès le jour J

Elle consiste à accompagner le repreneur sur les premiers mois dans sa dynamique entrepreneuriale en fonction de ses priorités et de ses besoins : par exemple, se positionner rapidement dans sa nouvelle mission, réaliser un premier réestimé, mettre en place des indicateurs de pilotage pertinents, développer sa communication, construire sa relation avec le cédant dans le cas où les  parties conviennent d’une période de « transition opérationnelle »  ou de mentorat du repreneur par le cédant.

 

 

Voir aussi

Des compétences relationnelles au pilotage de l’entreprise

Quand une grande école se met à la création d’entreprise

Entreprendre: les 10 clés de la réussite

Entreprendre en couple

Création d’entreprise et visibilité sur Internet

 

Aller plus loin

Vous avez un projet de création d’entreprise? Vous voulez développer les compétences relationnelles et opérationnelles indispensables à la réussite de votre projet? Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

 

Création d’entreprise et visibilité sur Internet

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / regards croisés

 

 

 

J’ai été invitée par Isabelle Gabreau, dirigeante de l’agence Com’Relais, à intervenir lors d’une conférence organisée par l’association Salveterra, dont le thème était le développement de la visibilité d’une entreprise sur Internet. Le sujet de mon intervention: l’utilisation de Twitter dans le cadre d’une stratégie de présence sur Internet.

 

 

 

développement de la visibilité deson entreprise sur Internet et en particulier via Twitter

 

Belle initiative

Je voudrais d’abord saluer cette initiative et son efficacité: un format petit déjeuner court, quatre interventions (hormis la mienne, hein;)) pertinentes, claires, concrètes, pragmatiques, de celles qui donnent le sentiment plutôt réjouissant d’avoir appris quelque chose et d’avoir fait bon usage de son temps.

 

 

Un site internet pour l’entreprise: conception, référencement et visibilité

Devant un auditoire composé d’entrepreneurs aux horizons très variés: PME diverses, mais aussi expert-comptable, praticienne de Shiatsu, éthologue spécialiste du comportement canin, grossiste en matériel d’équitation, cabinet d’architecte, consultant RH,  5 intervenants ont traité des thèmes liés à la visibilité sur Internet, souvent mal connus et mal maîtrisés de ceux qui n’ont pas eu, jusqu’ici, de raison de s’y consacrer. Retour rapide sur les thèmes abordés:

  • La différence entre présence et visibilité: on ne le répétera jamais assez, votre site, c’est l’aiguille dans la botte de foin du web. Si vous ne vous trouvez pas pile poil là où l’internaute va s’asseoir, vous ne lui piquerez jamais le dos (en d’autres termes, il ne risque pas de vous remarquer). Selon les chiffres donnés par Isabelle Gabreau, 30% des PME (seulement!) ont un site Internet, et 90% de ces sites ne sont pas visibles.
  • La définition des objectifs du site/blog : un site pour quoi faire? Quelle cible? Quelles fonctionnalités? Des questions essentielles à se poser en amont de la création d’un site/blog.
  • La conception et l’ergonomie du site. La stratégie marketing et la ligne éditoriale et donc, par extension, la définition des mots-clés pertinents pour son référencement: les termes utilisés par les professionnels, ceux utilisés par les internautes, les variantes possibles. De même, inclure les mots-clés dans le contenu.
  • La nécessité de se faire accompagner par des professionnels: l’entrepreneur, le plus souvent, n’est ni informaticien, ni développeur, ni spécialiste SEO. Et non, nous en avons déjà parlé, le fils de votre voisin qu’est un as de l’informatique, c’est surtout un excellent moyen de foirer votre entreprise.
  • L’évolution rapide d’Internet qui nécessite des solutions à la fois durables et facilement modifiables (rien de pire qu’un site dont le look n’a pas changé depuis 2003).
  • Le développement de la visibilité, en particulier via les réseaux sociaux. Et c’est là que je suis intervenue, pour parler de Twitter.

 

 

Développer la visibilité de son entreprise via Twitter

développer la visibilité de son entreprise sur TwitterA l’évidence, il n’était pas question, en quelques minutes, de montrer comment définir des stratégies de visibilité sur Twitter, pour des gens qui n’ont aucune idée de ce que c’est qu’une TL. Il s’agissait essentiellement de leur faire comprendre les avantages que cet outil offre dans le cadre d’une stratégie numérique et du développement de son réseau. Voici donc quelques avantages en vrac.

 

Réseautage facile

Dans un premier temps, Twitter a assez peu de chance d’apporter une clientèle directe. En revanche, il génère des rencontres et des possibilités gigantesques de développement de réseau professionnel (et personnel), de partenariats. L’énorme avantage, c’est qu’on s’y positionne d’égal à égal plutôt qu’en tant que demandeur (d’un coup de main, de mise en contact ou carrément le racolage de clientèle) comme c’est souvent le cas sur les réseaux sociaux professionnels, dans lesquels il y a peu de possibilités d’échanges. Ici, l’objectif est de montrer qui nous sommes en tant qu’entrepreneur, que prestataire et aussi que personne, au travers de réelles interactions.
Sur Twitter, on sympathise d’abord, ce qui en fait exactement ce qu’un social  media est censé permettre, lorsqu’on évite la traduction calque: du relationnel. On suit des personnes parce qu’elles nous paraissent intéressantes, professionnellement parlant, mais aussi parce qu’elles sont agréables, sympathiques. Ce qui rend les échanges naturellement beaucoup plus faciles.

Les partenaires, contacts ou clients potentiels se rapprochent parce qu’ils apprécient l’image véhiculée, en termes de personnalité, d’expertise mais aussi de valeurs. Ils viennent à nous en fonction de ce qui nous anime, ce qui permet un réseautage d’assez bonne qualité, car il se fonde sur des points communs plus avérés que sur une page personnelle.

Cette image gagne donc à être authentique, sous peine de donner le sentiment d’avoir été trompé sur la marchandise. Ainsi, certains rois de la lèche n’hésitent pas à jouer à fond le relationnel sur Twitter, pour donner dans des pratiques de gougnafiers par derrière. Soyons clairs: cela se voit assez rapidement. La communauté à beau être virtuelle, pour peu qu’elle commence à se connaître, elle se parle et une réputation est plus facile à faire qu’à défaire.  Ce qui signifie qu’au delà de l’authenticité, un minimum d’éthique, c’est bien aussi. Et c’est sans doute l’un des avantages indirects les plus significatifs de Twitter: il nous oblige à mettre de la cohérence entre la parole et les actes.

 

Montrer son expertise

Twitter permet de montrer son expertise au travers des contenus partagés. Et partager un contenu pertinent peut devenir une cercle vertueux: car cela signifie faire une veille sérieuse, qui, en nous confrontant à l’actualité du métier, à ses évolutions, renforce l’expertise. Au travers de nos interactions et du contenu,  nous entrepreneurs, pouvons montrer nos spécificités dans notre façon d’aborder notre métier et de le pratiquer, ainsi que les valeurs qui nous animent.

Il est possible que certains interlocuteurs n’adhèrent pas. Et c’est tant mieux: on ne peut plaire à tout le monde qu’en étant une girouette neutre et sans convictions. En revanche, ceux qui sont attirés par cette unicité et ces valeurs seront des interlocuteurs ultra qualifiés. Leur valeur en tant que client ou partenaire potentiel n’en sera que plus importante. Ce tri naturel garantit une certaine cohérence entre les clients que nous avons et ceux que nous aimons avoir!

 

Devenir visible

Même avec un champion du référencement aux commandes, un site/blog met un peu de temps avant de remonter suffisamment dans google pour être facilement accessible à l’internaute au travers de deux ou trois mots-clés pertinents. L’avantage des réseaux sociaux en général, et de Twitter en particulier, c’est de participer à générer sa visibilité en le rendant directement accessible à sa communauté et en générant ainsi du trafic vers lui. Par exemple, le plus souvent, lorsqu’on cherche à déterminer si on va suivre un twittos ou non, on clique sur le lien vers son site. D’autre part, s’il s’agit d’un site dynamique qui génère régulièrement du contenu, celui-ci peut être transmis à sa communauté, dont les membres n’auraient sans doute jamais trouvé le contenu tous seuls.

 

Se rapprocher de la concurrence

L’une des grandes craintes de l’entrepreneur, cette concurrence! A tort, car connaître la concurrence permet de voir et de comprendre ce qu’elle fait, comment elle s’y prend, d’apprendre d’elle, éventuellement de s’en différencier, mais aussi de sympathiser. Le double effet kiss-cool, c’est qu’elle peut alors minimiser la solitude du chef d’entreprise, qui y trouve des gens avec qui échanger non seulement sur le métier, mais aussi sur la vie d’entrepreneur, et peut générer des associations fructueuses.

 

Générer des rencontres

L’avantage de la limitation à 140 caractères de Twitter, c’est qu’il rend le débat compliqué. Allez donc expliquer les principes sous-jacent à votre conception des bonnes pratiques du SAV en 140caractères… Il favorise ainsi la rencontre IRL (in real life, dans la vraie vie), qui en devient le prolongement naturel. Les rencontres se font essentiellement par affinités, par sujet ou domaine d’expertise commun, là où sur d’autres réseaux, elles sont plus de l’ordre de la demande ou du besoin, donc déséquilibrées. Il est beaucoup plus facile de se rencontrer pour évoquer un sujet commun que pour aller quémander des contacts.
C’est comme ça qu’avaient démarré les TwunchCV dont le premier avait été initié par @fbrahimi lors d’une conversation que nous avions eu sur le CV anonyme, ou encore le Twunchmanagement de Lyon, décidé lors d’une conversation avec @ClaudeSuper @idcarrieres et @Axyome.

A titre d’exemple, c’est lors des TwunchCV que j’ai rencontré Marie-Pierre Fleury @idcarrieres, avec qui nous avons monté le duo recherche d’emploi.

 

Participer à des Twit-événements

Parfois autour d’une thématique spécifique, parfois simple rencontre entre Twittos, les twit-événements sont nombreux et ultra variés. Ils sont un moyen convivial de rencontrer des personnes avec qui on a déjà des contacts virtuels agréables et qu’on est ravi de découvrir IRL. Le réseautage devient bien plus facile que dans les rencontres où on ne connaît  personne, où on ne sait pas comment aborder les autres et où la conversation se limite parfois à un échange de cartes de visite, vite remisées au fond du tiroir-oubliettes.
Deux exemples:
- mes premières rencontres rugby ont eu lieu en mai 2010, à la veille de la finale du Top14: un twitapéro entre supporters de l’Usap, qui a donné naissance à de belles amitiés et de belles opportunités par la suite, y compris professionnelles.
- Mon voisin Versaillais @RHAttitude et moi avons organisé 2 twitpéros et un Twitpicnic à Versailles, autant d’occasions de générer des liens parfois improbables, mais bien réels entre des personnes qui sont aussi des professionnels et des entrepreneurs, à l’intérieur d’une communauté qui ne partage que sa géolocalisation, et qui n’aurait que peu d’occasions de se rencontrer autrement.

Voir aussi: Twitter: entre virtuel et IRL

 

Sérendipité

Sur Twitter, il est assez facile d’ajouter un peu de ses intérêts personnels, élargissant ainsi le champs des contacts. Entre le livetweet (commentaire en direct) d’émissions télé, d’événements de toutes sortes et de rencontres sportives, le partage de loisirs, de ses goûts musicaux, littéraires, cinématographiques, il y a de nombreux moyens de montrer un peu de la personne que nous sommes, avant d’être entrepreneurs, sans pour autant étaler sa vie privée.
Ces tweets personnels sont une façon de générer d’autres communautés, a priori non professionnelles, mais qui peuvent générer toutes sortes d’opportunités inattendues.

Si je prends mon propre exemple, ma passion pour le rugby, dont je parle régulièrement sur Twitter, m’a valu d’être invitée ( merci en particulier @paramourdurugby ) à un certain nombre d’événements par ce biais, événements auxquels jamais je n’aurais imaginé participer même dans mes rêves les plus fous, ce qui était déjà magique en soi. Mais la cerise sur le gâteau, c’est qu’ils ont généré des rencontres qui se sont transformées en opportunités professionnelles.

 

Il y a donc de nombreux avantages à inclure Twitter dans une stratégie globale de communication pour développer son entreprise. Pour rappel, Ithaque propose une formation Twitter dont l’objectif est d’apprendre à développer concrètement son réseau sur Twitter. La prochaine session aura lieu en décembre. Si vous êtes intéressé(e), ou pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

Voir aussi

Ithaque, sérendipité et formation Twitter

Formation Twitter

8 trucs infaillibles pour tuer son auto-entreprise

Twitter: entre virtuel et IRL

Réseaux sociaux, cooptation et compétences relationnelles

 

 

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez développer vos compétences relationnelles et les mettre au service de votre entreprise via les réseaux sociaux Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

 

Entreprendre en couple

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

 

 

Créer une entreprise avec son conjoint: rêve fusionnel de certains, erreur monumentale pour d’autres! En France, 600 000 entreprises sont dirigées par des couples, ce qui montre qu’entre les deux, ily a bien des moyens de faire rimer travail à deux et travail heureux, pour peu que le projet soit bien réfléchi, autant en termes de répartition des tâches, de relations, que de statut pour chacun des deux conjoints…

 

 

 

entreprendre à deuxLes projets professionnels à deux ressemblent, dans l’esprit de ceux qui les concoctent, à un aller simple pour une éternelle lune de miel à Acapulco. Pour éviter qu’il ne se terminent en véritable guerre des Rose dans laquelle on se dispute l’entreprise à corps et à cri, autant prendre quelques précautions en amont.

 

Les ressources sur le sujet sont considérables, et elles finissent par dire toutes plus ou moins la même chose – ce qui, avouons-le, est assez rassurant. Alors pour faire gagner du temps à tous ceux que la création d’entreprise inspire, je vous ai fait un tri pour vous proposer un dossier évolutif, qui pourra s’enrichir au gré des publications pertinentes sur le sujet.

 

Couples d’entrepreneurs, en rang par deux et en route pour la lune de miel entrepreneuse à Acapulco;))

 

 

Une décision mûrement réfléchie

 

Pour ou contre le travail en couple?  Chef d’entreprise

Des arguments et des arguments contre, pour réfléchir à votre propre désir d’entreprendre à deux.

 

Etude sur les couples et la création d’entreprise - netPME

Bourrée de questions ultra pertinentes, cette enquête dresse un tableau complet de la création d’entreprise en couple. A lire absolument pour avoir une idée de la façon dont les choses se passent réellement pour un couple entrepreneur.

 

 

 

L’élaboration du projet

 

Quelles sont les questions à se poser avant d’entreprendre en couple? - LISE

Le boulot idéal: une réalité à inventer- Ithaque coaching

Toute une série de questions concrètes à aborder avant de décider d’entreprendre ensemble. A se poser chacun de son côté d’abord, puis ensemble pour trouver des moyens de concilier les envies, aspirations et besoins des deux conjoints.

 

Oser la reconversion professionnelle en couple - Terrafemina

La reconversion professionnelle en couple - Ithaque coaching

Première étape, celle de la conception du projet, en omettant surtout pas de réfléchir à ce qui fera que le quotidien professionnel sera serein ou chaotique: les relations.

 

Entreprendre en couple - Journal du net

Du statut à la transimission, plusieurs pistes de réfléxion pour monter un projet à deux solide, global, en ayant pris en compte diverses dimensions auxquelles on ne pense pas forcément au début.

 

Devenir franchisé en couple, un choix risqué mais apprécié - Les Echos

La franchise peut être une solution intéressante pour ceux qui veulent entreprendre à deux… Un dossier complet sur les Echos de la franchise.

 

 

 

Choisir les statuts

 

Travailler avec son conjoint : comment choisir le meilleur statut - l’Express

La question du statut de chacun des conjoints est essentielle, et malheureusement trop souvent négligée. Ainsi de nombreux conjoints d’artisans, par exemple, qui font tout leur travail administratif, se retrouvent sans revenus et sans statut, position très délicate en cas de séparation.

 

Le conjoint collaborateur - APCE

Le statut de conjoint salarié est une sécurité - l’Entreprise

 

 

 

Le régime matrimonial

 

Entreprendre en couple -  les clés de la banque

Lorsque les conjoints sont mariés, le régime matrimonial a des conséquences qu’il est essentiel de prendre en compte avant de se jeter tête baissée dans une entreprise qui pourrait avoir des répercussions négatives pour l’un des deux.

 

 

 

Le quotidien professionnel

 

10 conseils pour travailler avec son conjoint - Horizon entrepreneurs

Ces 10 conseils peuvent paraître excessifs et même rigides. Ils ont cependant le mérite de mettre l’accent sur la nécessité de faire réellement et concrètement la part des choses entre la vie privée et la vie professionnelle, de façon à éviter quelques travers classiques des couples entrepreneurs: ne plus avoir d’autre sujet de conversation, mal gérer la relation professionnelle, mal définir les rôles de chacun.

travailler en couple : pour le meilleur et pour l’empire..

Intéressant billet de Géraldine Lebeurrier, qui s’intéresse aux avantages que présentent les entreprises en couple, auxquels on ne pense pas forcément, tellement nous sommes concentrés sur les écueils à éviter…

 

 

Témoignages

 

Vidéo entreprendre en couple - DecideursTV

Le témoignage de Francesca et Bertrand Arobgast: « 10 ans après la création de cette chaîne de restaurant de pâtes « Francesca », le couple conclue: pour mener à bien l’aventure, il ne faut pas laisser le travail envahir la maison et bien définir le rôle de chacun. »

Entreprendre en couple pour le meilleur et le meilleur - APCE

Les témoignages de plusieurs couples entrepreneurs et heureux!

C’est génial, on est tellement complices » -  Vivre Plus

Le témoignage de Patrice et Agnès, quitravaillent ensemble depuis 20 ans.

Travailler en couple, une aventure - Psychologies.com

Le cas d’Emmanuelle Périe qui explore la banquise avec son mari

 

 

Voir aussi

 

Changer de métier pour mieux concilier vie pro et vie privée?

Une reconversion professionnelle zen et dynamique à la fois!

Les 10 clés d’une reconversion professionnelle zen

Les 10 clés d’une reconversion professionnelle dynamique

Job idéal: les 7 ingrédients du plaisir au travail

Entreprendre: les 10 clés de la réussite

 

 


Aller plus loin

 

Vous avez un projet de reconversion en couple? Ithaque propose un accompagnement mixte, individuel et à deux pour concilier les aspiration, définir le binôme professionnel et construire un projet solide. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Entreprendre: les 10 clés de la réussite

Sylvaine Pascual & Sylvie Bellard- Publié dans Vie professionnelle  

 

 

Vous êtes en reconversion et la création d’entreprise vous intéresse? L’état d’esprit entrepreneurial se construit et se développe autour d’aptitudes qui sont, dans un premier temps, plus comportementales qu’opérationnelles. Bilan des 8+2 aptitudes entrepreneuriales qui vous éviteront d’entrer dans trop de moules et vous aideront à mener à bien une création d’entreprise qui vous ressemble.

 

 

Voici une vidéo sympa de Richard St John, lui-même successful entrepreneur, qui livre ce qu’il considère comme les 8 clés de la réussite d’une création d’entreprise dans le cadre du TED.

Je vous laisse regarder la vidéo, avant de commenter ces 8 points …et d’en rajouter deux, essentiels aux yeux d’Ithaque pour compléter le tableau^^

 

 

 

 Les 10 clés de la réussite

 

1- La passion

La passion ne signifie pas nécessairement qu’une entreprise doit être construite autour d’une passion, mais plutôt qu’elle se construit avec passion. Et cette passion qui est le moteur de l’action naît des valeurs que nous honorons au travers de ce travail.

 

2- Le travail

Se mettre à son compte, c’est du boulot. Ceux qui s’imaginent qu’ils vont pouvoir se la couler douce se trompent et la plupart du temps, l’une des difficultés rencontrées par les entrepreneurs, c’est d’arrêter de travailler et de s’autoriser un peu de repos de temps en temps. Or, pour réussir, mieux vaut savoir prendre un tant soi peu soin de soi.

 

3- L’expertise

Etre bon dans ce qu’on fait. Même très bon. Et devenir expert dans son métier est un subtil mélange de pratique et d’apprentissage continu. Ceux qui estiment être arrivés à un stade où ils peuvent se contenter de l’expérience accumulée ont tendance à stagner et à se prendre au piège des limites de leur expertise, qui devient rapidement une collection d’idées reçues. En tant qu’entrepreneur, il est tout aussi important de savoir s’entourer d’experts à qui l’on pourra déléguer ce qu’on ne sait pasne veut pas faire

 

4- La focalisation

Etre focalisé sur son objectif, c’est savoir se concentrer sur chacun des objectifs que l’on se fixe, mais aussi avoir une vision à court, à moyen et à long terme du développement de l’entreprise. Etre concentré sur cette vision ne signifie pas qu’elle est figée ou gravée dans le marbre: elle peut être ajustée en fonction des circonstances et des envies. La garder à l’esprit permet d’avoir un cap et ne pas naviguer à l’aveuglette.

 

5- Dépasser ses limites

Aller toujours un peu plus loin, oui. Développer ses compétences, dépasser des doutes, surmonter une éventuelle timidité, oui. En revanche, Richard St John encourage à se dépasser physiquement, ce qui laisse dubitatif, car cela peut rapidement se traduire par l’acceptation d’un excès de fatigue qui mène surtout à une baisse en efficacité et un risque que « plus loin » devienne vite « trop loin ».

 

6- La valeur

Proposer des produits qui apportent une réelle valeur ajoutée. Espérer prendre des parts de marché en n’apportant rien de plus que la concurrence est illusoire. Vouloir réussir en inventant des besoins de consommation qui se subsituent aux réels besoins de l’être humain est non éthique car psychotoxique. La valeur, c’est le bénéfice réel du produit pour le client.

 

7- La créativité

Innover: en répondant aux besoins du client de façon toujours plus pertinente. Innover en inventant de nouveaux moyens de faire connaître ses produits, en se préoccupant davanatage du « comment je m’y prends » que du « est-ce réaliste ». Innover en tirant les leçons des expériences décevantes et en s’appuyant dessus pour générer d’autres stratégies.

 

8- La persévérance

Bien entendu, mais pas n’importe comment. Remettre cent fois sur le métier un ouvrage qui ne marche pas, ça n’est pas de la persévérance, c’est une stratégie d’échec. Donc persévérer en remettant la stratégie en cause si elle ne fonctione pas, et l’ajuster jusqu’à ce qu’elle donne satisfaction.

Persévérer, c’est aussi se lancer et aller au bout malgré les critiques, les fâcheux, les pisse-vinaigre.

 

 

Ces 8 points font partie intégrante d’une dynamique entrepreneuriale qui permet de fonctionner de façon autonome et de s’affranchir des codes pour peureux, des idées reçues, et de s’autoriser à créer son propre chemin.

Rajoutons deux points qui correspondent aux triplettes relationnelle et opérationnelle, socle de toutes nos réussites et qui viennent compléter les 8 points précédents pour créer le portrati type du parfait petit entrepreneur (qui deiendra grand):

 

9- La relation à soi, à l’autre et au travail

Indispensable pour construire un projet cohérent en s’appyuant sur ce qui nous anime vraiment, croire en soi et en ses capacités à le mener à bien, le partager et le faire vivre avec assurance et conviction.

 

10- L’action

Avoir une forte capacité à agir est indispensable à la réussite d’une entreprise. Elle se développe grâce au renforcement de l’estime de soi qui suscite l’envie de passer à l’action, ainsi qu’au travers de la triplette 1-Evaluation de la situation 2-Décision 3-Mise en action, qui se répète ensuite: évaluation du résultat, décision sur les ajustements nécessaires, mise en œuvre.

 

 

Voir aussi

 

Des compétences relationnelles au pilotage de l’entreprise

10 aptitudes pour une vie sereine et dynamique

Ithaque et la création d’entreprise

Reconversion professionnelle: la tentation de l’indépendance

Les triplettes du coaching (1)

Les triplettes du coaching (2)

 

 

Aller plus loin

 

Vous evez un projet de création d’entreprise? Développer les compétences relationnelles et opérationnelles indispensables à la réussite de votre projet. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Des compétences relationnelles au pilotage de l’entreprise

Sylvaine Pascual et Sylvie Bellard – Publié dans création d’entreprise

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La satisfaction du client est évidemment au coeur des préoccupations d’une entreprise qui se veut pérenne. Elle passe aussi par la gestion des insatisfactions éventuelles, et les deux sont directement liées à la force ou à la fragilité des compétences relationnelles de l’entrepreneur.

 

compétences relationnelles pilotage entrepriseL’impact de la satisfaction sur l’entreprise

 

Dans l’article La qualité de service à l’heure d’internet, paru dans l’Entreprise d’avril 2011 Philippe Bloch, conférencier, auteur et consultant spécialiste de l’entrepenariat nous rappelle quelques chiffres – ils font référence, bien que difficilement vérifiables et ils n’ont quasiment pas variés depuis 30 ans – relatifs aux comportements des clients selon qu’ils sont satisfaits ou non de leurs fournisseurs et l’impact de leur décision sur la santé économique de l’entreprise.

 

- Il coute 5 fois plus cher de conquérir un nouveau client que d’en conserver un.
- A tout moment dans votre entreprise ¼ de vos clients est suffisamment insatisfait pour changer de crémerie.
- Seul 1/25 client aura l’occasion de vous faire part de son insatisfaction avant de vous quitter pour toujours.
- Un client satisfait parlera positivement de vous à 4 personnes en moyenne alors qu’un client mécontent n’hésitera pas à dire du mal de vous à 11 personnes au minimum.
- Dans la banque gagner 5 points de fidélité conduit à augmenter de 85% les sommes déposées dans une agence.

 

 

Le positionnement de l’entrepreneur

 

Un client satisfait est au plus un client fidèle -repeat business- et au moins un prescripteur, voire un commercial de l’entreprise, comme on le voit d’ailleurs de plus en plus sur les réseaux sociaux. Il sera quelques fois les trois en même temps.

 

Et pour conquérir de nouveaux clients ou satisfaire ses clients, il importe de valider la cohérence de l’offre avec les besoins du client donc le positionnement de l’entreprise et l’aptitude à créer la valeur : celle que le client vient acheter qui se trouve dans l’utilisation de ce qu’il achète et dépasse le produit en lui-même.

S’assurer que le client est satisfait de la valeur qu’il a achetée permet de corriger les éventuels décalages de perception pour les clients suivants, d’ajuster l’offre et de renforcer dans tous les cas la relation client/fournisseur dans l’intérêt des deux parties.

 

 

Les compétences relationnelles au service de l’entreprise

 

Et la relation avec le client, qu’il s’agisse de le capter, de le fidéliser ou d’évaluer sa satisfaction nécessite l’utilisation de nos compétences relationnelles, ce qui s’exprime en un positionnement de l’entrepreneur dans sa relation à l’autre, au client et dont l’importance est souvent largement sous-estimée par les créateurs d’entreprise.  Ce positionnement est identifiable dans la mesure où l’entrepreneur

 

   – A de l’assurance, s’affirme, inspire confiance en son expertise – et donc la pertinence de ses produits.
- A un sens du contact, mélange d’aisance et d’accueil de l’autre, qui le rend agréable et donne envie de travailler avec lui.
- Ne joue pas un rôle, n’a pas recours à la manipulation (haa, les techniques VRP encore tellement en vogue chez certains commerciaux qui en sont restés au stade tellement XXème siècle du Petit traité de manipulation à l’usage des honêtes gens) .
- Il sait écouter, poser des questions, pour analyser les besoins de ses clients et montrer comment son entreprise y répond.
- Sait susciter une confiance qui favorise les retours du client sur une éventuelle insatisfaction – par exemple via l’accueil de la critique -  et les prendre en compte dans d’éventuels ajustements.
   – Maîtrise une assertivité qui lui permet de poser le cadre de la vente, comme les conditions et délais de règlement, réclamer les éventuels impayés etc.

 

 

Philippe Bloch s’est fait le champion d’une dynamique entreprenariale axée sur ces compétences, teintée d’élégance relationnelle et associée à des valeurs fortes: qualité de service, passion du client, innovation, management, esprit d’entreprise. Cependant, comme le montre le sous-titre de son livre Bienheureux les fêlés, « tout le monde peut créer son entreprise ».

Car nul besoin de maîtriser à 100% ces compétences relationnelles pour s’imaginer créateur, elles s’apprennent, se construisent et s’entretiennent de façon à donner à tout futur patron un état d’esprit et une dynamique relationnelle qui favoriseront la réussite de son entreprise.

 

 

Voir aussi

 

Reconversion professionnelle: la tentation de l’indépendance

Ithaque et la création d’entreprise

Quand une grande école se met à la création d’entreprise

Compétence relationnelle: l’affirmation de soi

Ebook gratuit: les messages contraignants

Ebook gratuit: le triangle de Karpman

 

Dossier Compétences relationnelles

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez construire une dynamique entreprenariale au travers des compétences relationnelles adaptées à la réussite d’une entreprise? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32.

 

Quand une grande école se met à la création d’entreprise

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Sylvaine Pascual & Sylvie Bellard – Publié dans Vie professionnelle

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Centrale Paris qui, en tant qu’école d’ingénieurs, n’avait pourtant pas particulièrement vocation à former de futurs entrepreneurs, propose un cursus spécifique à la création d’entreprise qui mérite d’être signalé, tant il répond aux besoins réels d’un entrepreneur: l’association compétences techniques et compétences relationnelles.

logo centrale paris


Une formation pertinente

 

Centrale Paris est bien décidée à former de jeunes businessmen, et ne s’est pas contentée, pour y parvenir, d’un cursus technique. Bien au contraire, elle n’a pas hésité à bousculer l’ordre établi en allant chercher bien au delà de l’art du business plan et du marketing des compétences relationnelles et comportementales indispensables, pourtant  trop souvent négiligées.  Extrait de la page Formation création d’entreprise de Centrale:

 

« Cette Filière a pour objectif d’accompagner les élèves dans le développement de nouveaux comportements essentiels dans la vie professionnelle et d’autant plus pour un entrepreneur :

donner du sens à ses actions et à son projet professionnel
    – être proactif et orienté solution
    – accepter et gérer la complexité (hommes / argent / travail / plaisir / contribution sociale…)
    – accepter et gérer ses émotions (peur, stress), développer la confiance en soi
    – développer son autonomie
    – apprendre à interagir avec les autres – se positionner, mieux communiquer
    – développer sa créativité, proposer des innovations, sans pour autant oublier la rigueur
    – mieux comprendre son propre comportement et celui des autres
    – apprendre à faire des choix, et à décider
    – concilier liberté et responsabilité »

 


Création d’entreprise version coaching

 

Ca vous rappelle quelque chose? A l’évidence, Central Paris a compris qu’être entrepreneur est un état d’esprit qui s’aquiert, se travaille et se développe, en parallèle de l’acquisition des compétences techniques, et que l’un ne va pas sans l’autre. Et le Directeur de la filière Eric Langrognet de rajouter, dans L’entreprise du mois d’avril : « je les aide à faire du vélo et les incite à monter dessus plutôt que de leur conseiller des livres de chevet. Ce qui est le premier réflexe des jeunes diplômés».

 

Ce n’est sans doute pas un hasard: Eric Langrognet est lui-même coach depuis 2002, chef d’entreprise, et qu’il a eu le temps de constater combien les compétences relationnelles et comportementales sont indispensables au développement et à la réussite d’une entreprise. La métaphore du vélo s’explique, puisqu’il coache les futurs entrepreneurs tout au long de leur cursus et que c’est par ce biais qu’ils développent un état d’esprit solidement entreprenarial.

 

Gageons que les entrepreneurs ainsi formés, forts de leur bagage académique, avec toute la reconnaissance et le prestige d’une grande école, associé au bagage relationnel seront à l’origine de nombre de grandes entreprises de demain.

 

 

Les compétences entreprenariales accessibles à tous

 

Ce qui est à retenir ici n’est pas tant l’intégration de ce cursus dans l’enseignement proposé au sein d’une Grande Ecole, que la nature de ce cursus, les convictions qui le portent. Ca ne vous aura pas échappé, ces convictions qui remettent la personne au centre de son projet plutôt que l’inverse sont les mêmes que celles qui nous ont poussées à concevoir notre propre accompagnement à la création d’entreprise.

 

Gardons donc en tête que celle-ci n’est pas réservée à l’élite scolaire, et qu’il n’est jamais trop tard pour développer un état d’esprit entrepreneurial et faire vivre un projet d’entreprise. D’ailleurs le désir de création intervient plus fréquemment en cours de carrière que pendant les études.

L’évolution nécessaire sur les plans emotionnel, relationnel et comportemental peut même s’en trouver facilitée. En effet, en capitalisant sur la richesse des leçons de l’expérience relationnelle et professionnelle, il est tout à fait possible de développer les compétences nécessaires à toutes les étapes de la vie professionnelle.

 

 

Voir aussi

 

Reconversion professionnelle: la tentation de l’indépendance

Ithaque et la création d’entreprise

 

 

Aller plus loin

 

Vous réfléchissez à une création d’entreprise? Pour tous renseignements, consultez la brochure ci-dessous et appelez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32