12 façons de développer le sens de l’observation

Sylvaine Pascual – Publié dans Talents et ressources

 

 

 

Une expérience réalisée à Harvard a montré combien nous sommes peu observateurs, pour ne pas dire aveugles à ce qui nous entoure. Avec à la clé opportunités ratées et erreurs de jugement. Voici donc 12 moyens de développer le sens de l’observation pour tirer davantage de bénéfices de ce qui se passe autour de nous…

 

 

 

 

N’est pas Sherlock Holmes qui veut…

 

Une expérience intéressante a été menée à Harvard par deux chercheurs en psychologie, Dan Simons et Christopher Chabris, auteurs du livre The Invisible Gorilla, dont a été tiré une vidéo d’un gorille invisible, qui a fait 25 fois le tour du web cette adaptation dans un spot de sécurité routière. Nous sommes y tellement occupés à compter les passes que se font des basketteurs que personne ne voit l’ours qui fait le moonwalk.

 

Les deux psychologues ne se sont pas arrêtés là et ont mené un certain nombres d’études, dont celle qui nous intéresse aujourd’hui et qui montre que nous avons peu de chance de devenir Sherlock Holmes, tant nous prêtons peu d’attention à ce qui nous entoure.

 

Des candidats qui pensent venir participer à une expérience dans la pièce que la personne au comptoir va leur indiquer, après leur avoir fait signer une décharge, sont en fait l’objet de l’expérience alors même qu’ils signent le formulaire. Le principe est simple. La personne qui les reçoit se baisse derrière le comptoir pour prendre un papier, et c’est une autre personne qui se redresse.

 

 

 

 

Étonnamment, 75% des gens ne se rendent absolument pas compte du changement d’interlocuteur. Aucune conclusion n’est tirée sur ce qui fait qu’on appartient au groupe qui remarque le changement ou à l’autre.

Quoi qu’il en soit, le chiffre de 75% est assez ahurissant et il montre clairement le peu d’attention porté aux interlocuteurs, du moins ceux avec qui les interactions ont une importance négligeable. Car le cerveau choisit, à chaque instant, quelle information mérite d’être traitée, et quelle information peut être délicatement remisée dans sa poubelle interne.

 

 

 

Effets secondaires négatifs

 

En quoi cela nous est-il utile?
Cette étude montre combien nous sommes peu attentifs à ce à quoi nous ne nous attendons pas. Nous ne voyons que ce que ce qui fait partie de notre paysage interne et négligeons le reste. Pour peu que nous soyons concentrés sur quelque chose, nous devenons purement et simplement aveugles à ce qui se passe autour de nous, et en particulier aux changements qui se produisent. Ce qui signifie que notre conscience de notre environnement est beaucoup plus limitée que nous l’imaginons.
Avec tout ce qui en découle comme conséquences dommageables:

 

    • Les opportunités ratées  Et à juste titre, puisqu’elles n’auront même pas été perçues, donc non identifiées comme des opportunités. Bye bye sérendipité, et bonjour l’ancrage dans sa zone de confort. Car nous y perdons aussi des opportunités d’apprentissage, d’expérimentation, d’exploration.

 

    • Les erreurs de jugement  Cette étude donne un éclairage intéressant sur certains comportements que nous avons tendance à juger trop vite. Tartempion, que vous avez croisé dans la rue (où à côté de la photocopieuse) vous a regardé dans les yeux et ne vous a même pas salué, vite fait rangé dans un bocal à con parce que non, vraiment, ça ne se fait pas ces choses-là. Peut-être que le Tartempion en question ne s’attendant pas à vous voir, ou bien concentré sur autre chose, ne vous a tout simplement pas vu.

 

    • L’inattention aux autres  L’étude montre combien nous prêtons peu d’attention aux autres. Tous concentrés que nous sommes sur nos petits nombrils, nous risquons de passer à côté d’eux, de leurs qualités comme de leurs travers, mais aussi de leurs difficultés, de leurs besoins. Avec toutes les conséquences relationnelles que cela peut induire, comme par exemple, à l’inverse de l’item précédent, de terminer dans le bocal à con d’un certain nombre d’entre eux.

 

    • L’inattention à soi  Tête dans le guidon, concentrés sur nos objectifs à tenir, nous pouvons aussi passer à côté des émotions, des signes de stress indicateurs d’un défaut de bien-être qui devrait être traité, faute de quoi nous  risquons de finir en burnout.

 

 

Tout cela donne envie de développer son sens de l’observation, pour être plus attentif au monde qui nous entoure et en saisir toutes les opportunités d’apprentissage et de compréhension du monde, au lieu de nous enfermer dans l’inattention et les préjugés. Pour cela, rien de tel que de développer un sens de l’observation qui va nous permettre d’intégrer davantage d’éléments environnementaux dans le casier des affaires urgentes à traiter de notre cerveau.

 

 

 

Bienfaits du sens de l’observation

 

Avoir le sens de l’observation est un talent remarquable, aux multiples bénéfices. Il permet d’ouvrir le champ, d’apprendre davantage et plus vite, autant par le repérage ou l’appropriation que par l’inférence, de relever des informations, de varier ses perceptions, de mieux comprendre le monde, de faciliter la prise de décision.
Sur le plan relationnel, il permet de mieux comprendre la personnalité et les mécanismes internes de l’autre, de se questionner sur ces comportements au lieu de les juger, de saisir des changements parfois imperceptibles dans les comportements, signes d’une difficulté ou au contraire d’une amélioration.

 

En permettant de mieux appréhender les situations, le sens de l’observation amène aussi à augmenter la capacité à s’adapter, à trouver des solutions, la créativité. Il facilite par exemple l’identification des éléments non payants d’une stratégie, lorsqu’on met en œuvre la triplette du coaching.

 

Sens de l’observation ne rime pas nécessairement avec souci du détail, ça ne signifie pas seulement être le champion olympique du jeu des 6 erreurs. C’est autant avoir un œil pour les détails qu’être capable de relever un élément important au milieu des autres. Ou encore intégrer dans son espace conscient un maximum d’éléments de notre environnement. Voici 12 moyens – parmi d’autres, ils sont légions – de peaufiner le vôtre jusqu’à en faire un talent proche du super-pouvoir du Sherlock Holmes moderne;)

 

 

 

Mini coaching: 12 moyens de développer le sens de l’observation

 

1- Faire preuve de curiosité
Saisir et même déclencher les opportunités d’apprendre quelque chose de nouveau, de découvrir, d’explorer. Pourquoi les choses sont comme elles sont? Comment fonctionnent-elles? Faites preuve de curiosité en permanence: c’est une sacrée qualité!

 

2- Faire preuve de non-jugement
Observer tous les aspects d’une situation, d’une personne, d’un objet en taisant ses convictions, ses idées reçues et ses préjugés, mais plutôt avec l’envie de voir le maximum de détails. En d’autres termes, chercher à comprendre plutôt qu’à juger.

 

3- Demander l’avis des autres
Chercher et questionner les opinions des autres, pour comprendre comment ils en sont arrivés à leurs propres conclusions, à comprendre les mécanismes qui génèrent leurs arguments.

 

4- Prêter attention aux autres
Prêter attention aux détails qui font d’une personne un tout, depuis sa façon de s’habiller jusqu’à son langage du corps, en passant par le plus important: ce qu’elle nous dit. Faire preuve d’écoute et d’empathie.

 

5- Challenges d’observation
Inventez des mini challenges d’observation, comme par exemple: trouver 10 personnes qui portent un vêtement rouge sur le trajet du boulot. Ce type d’exercice est tout simple et est une excellent moyen d’habituer l’attention à se focaliser sur des choses très différentes, en fonction des besoins, et d’élargir notre paysage interne.

 

6- S’émerveiller
Chercher sciemment des éléments qui suscitent une émotion en vous, depuis un rayon de soleil jusqu’à la beauté architecturale d’une façade. S’émerveiller est un moyen épatant à la fois de développer son sens de l’observation et d’engranger les vitamines mentales. Bref: d’améliorer ses compétences et son humeur!

 

7- Chercher des éléments familiers dans quelque chose de nouveau
Nous craignons souvent la nouveauté, parfois même sans vraiment le percevoir. Trouver les éléments familiers dans la nouveauté permet aussi d’apprivoiser plus facilement des changements subis perçus comme inquiétants ou déstabilisant.

 

8- Chercher des éléments nouveaux dans quelque chose de familier
Par exemple, choisir un bâtiment devant lequel vous passez souvent et relever 5 caractéristiques que vous n’aviez jamais remarquées. Idem à l’arrêt de bus, à la gare, à la caisse du supermarché etc.

 

9- Pratiquer l’observation auditive

Notre monde bruyant nous rend encore moins attentifs à notre environnement sonore qu’à notre environnement visuel. Voir:

Bien-être: le bruit et la fureur (1)

Bien-être et relations: le bruit et la fureur (2)

 

10- Le jeu de l’adjectif

S’asseoir quelque part et regarder autour de soi. Choisir un adjectif et repérer tout ce qui lui correspond. Ou inversement, pour chaque chose qui rentre dans notre champ visuel, chercher un adjectif pour le qualifier.

 

11- Chercher les éléments positifs chez les inconnus

Choisir une personne au hasard, par exemple dans les transports, et relever 5 caractéristiques qui vous plaisent, qui vous émeuvent, qui vous interpellent etc.

 

12- Be aware!

Et pour que tout cela soit complètement efficace, autant être dans le présent, alors soyez aware, chers lecteurs, en étant pleinement à ce qui se passe autour de vous lorsque vous n’avez pas d’obligation à vous concentrer sur une tâche ou une réflexion. Intégrez un maximum d’éléments de votre environnement dans votre paysage interne;)

 

 

 

Voir aussi

 

La curiosité est une sacrée qualité!
Renouer avec l’autodidacte qui sommeille en nous
Le bilan d’incompétences

Redécouvrir nos talents 
Reconnaître ses accomplissements
Les qualités de nos défauts

Etre dans le présent
A la rencontre de la beauté

Dynamisme: faire le plein de vitamines mentales

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez développer vos talents, capacités et ressources internes? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

2 freins majeurs à l’évolution professionnelle

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / regards croisés

 

 

 

Après les 3 paradoxes des enjeux de société, seconde partie de notre retour sur le colloque Quels dirigeants, quelles dirigeantes pour demain?, organisé par le groupe Grandes écoles au féminin (GEF). Cette étude a révélé deux freins principaux à l’évolution professionnelle vers des postes à responsabilité: l’équilibre de vie et les conflits de valeurs.

 

 

 

Pour rappel, La 5ème étude menée par GEF en partenariat avec Sociovision Cofremca a questionné 21 dirigeant(e)s et entrepreneurs ainsi que 4200 diplômé(e)s de ses écoles autour de trois axes:

  • Les enjeux pour les dirigeant(e)s de demain
  • La vision de l’accès au pouvoir et de son exercice (qualités et compétences requises etc.)
  • Les propositions d’actions concrètes pour avancer positivement dans cette voie.

 

L’objectif étant de comprendre pour mieux agir. Voici les résultats de cette étude concernant les enjeux de la société civile, vus par les diplômé(e)s de ces 10 grandes écoles (Centrale Paris, ENA, Ecole des Ponts PariTech, ESCP Europe, ESSEC, HEC, IEP Paris, INSEAD, Mines ParisTech et Polytechnique).

 

 

 

Évolution de la relation au travail

 

La question de l’accès au pouvoir, c’est à dire aux postes de dirigeants d’entreprise, révèle que les diplômés des Grandes écoles sont ambitieux, mais pas à n’importe quel prix. C’est sans doute une évolution majeure de la relation au travail qui pointe le bout de son nez: il n’est plus une source de réalisation de soi à lui seul.

 

 

 

 

 

2 freins à l’évolution professionnelle

 

Il est assez frappant de constater que deux freins se détachent autant, laissant très très loin derrière d’autres entraves à l’évolution professionnelle devenues anecdotiques, et que ces deux freins n’ont rien à voir avec les compétences professionnelles ou les responsabilités inhérentes au pouvoir:

 

 

 

L’équilibre vie personnelle vie professionnelle

 

La relation au travail est en pleine mutation, même si certains clichés issus d’une conception du travail en voie d’obsolescence ont encore la peau dure. L’un de ces clichés est l’idée que la réalisation de soi est intimement liée à la carrière, à la « réussite » professionnelle, et que celle-ci est l’aboutissement d’une vie professionnelle presque linéaire: un peu plus de responsabilités à chaque promotion, jusqu’à atteindre les instances dirigeantes de l’entreprise.

 

Or, aujourd’hui, plus grand monde ne veut d’un travail qui soit la source principale de réalisation de soi et, nous y reviendrons, les hommes encore moins que les femmes. Tous veulent non seulement préserver mais aussi vivre pleinement leur vie personnelle, et la « réussite » de sa vie tout court passe par là.

 

 

En conséquence, il est de moins en moins tabou aujourd’hui de vouloir travailler moins et vivre mieux, voire même d’être capable de refuser une promotion, au cas où elle vienne menacer l’équilibre vie professionnelle – vie privée.

 

 

Les conflits de valeurs

 

L’évolution de la relation au travail s’explique aussi assez facilement à une époque où le rôle de l’entreprise s’est déshumanisé, dans un monde où on laisse trop de pouvoir aux financiers et qui ne sortira peut-être jamais vraiment de la crise.

 

 

Il devient de plus en plus difficile de se contenter de petits arrangements avec l’écart grandissant entre les valeurs individuelles – motrices ou morales -  et la façon de piloter les entreprises. Or, nous pouvons remettre nos valeurs gentiment dans notre poche avec notre mouchoir par-dessus: elles finissent le plus souvent par nous rattraper et nous mettre sous le nez l’aberration de certaines situations professionnelles, dont l’absence d’éthique, d’équité, d’humanisme et plus généralement de sens devient insupportable.

 

Le refus de plus en plus marqué de s’asseoir sur ses valeurs au nom d’un salaire raisonnable est certainement l’indicateur que la perte de ces valeurs dans le fonctionnement des entreprises n’a d’égal que la nécessité pour l’être humain de pouvoir vivre en adéquation avec ses principes. En d’autres termes, si nous sommes probablement tous prêts à faire la pute pour un certain prix, il y a aussi un moment pour chacun de nous où à l’intenable nul n’est tenu et où il redevient indispensable de pouvoir simplement dormir sur ses deux oreilles… car le cerveau a du mal à trahir ses valeurs pour de l’argent.

 

Et il y a peut-être là une bonne nouvelle, car si l’on ne peut aujourd’hui espérer des gouvernements qu’ils « moralisent » l’économie, c’est bien la détermination de chacun d’entre nous à revenir à des fonctionnements plus humains qui peut permettre la mise en œuvre de nouveaux modèles. En espérant pas mal de réflexion autour de cela, car l’effet balancier a malheureusement tendance, après un excès, à nous envoyer tout droit dans l’excès inverse!

 

 

 

Freins à l’évolution et reconversion professionnelle

 

Ce qui m’a marquée à la découverte de ces deux freins à l’évolution professionnelle, c’est qu’ils correspondent parfaitement aux deux raisons principales qui amènent mes clients à explorer leur désir de changer de métier: pouvoir vivre en fonction de leurs aspirations, qui tournent essentiellement autour de la conciliation vie personnelle et vie professionnelle, et de l’exercice éthique d’une profession, c’est à dire l’exercice cohérent avec leurs systèmes de valeurs, motrices et/ou morales.

 

Ainsi dons il y aurait une conviction forte aujourd’hui que l’entreprise permet de moins en moins de concilier pouvoir et éthique, ce qui expliquerait le chiffre somme toute faible d’envie de changer d’entreprise pour aller vers plus de pouvoir, avec l’idée sous-jacente que c’est pareil partout. La solution reste alors la reconversion professionnelle avec, pour un certain nombre de candidats, la création d’entreprise à la clé, entreprise qu’ils pourront développer à leur manière. On constate d’ailleurs que pour une bonne part, le profit et les revenus générés sont moins importants que le désir d’être droit dans ces bottes et de prendre ses propres décisions en son âme et conscience.

 

Et c’est peut-être d’ailleurs dans la construction de nouveaux modèles d’entreprises qu’une solution durable se trouve, davantage que dans l’application artificielle de valeurs à but essentiellement marketing, à des entreprises déjà existantes.

 

Voilà l’un des grands défis et le nouvel enjeu de la formation et de l’accompagnement aux créateurs et chefs d’entreprises, pour éviter que les entreprises de demain soient le simple prolongement de celles d’aujourd’hui et éviter l’excès de mercantilisme, le mépris du client, l’irrespect du salarié et au delà la déshumanisation de la société. Cela signifie vérifier que les objectifs de l’entreprise et les stratégies de développement soient d’une part en adéquation avec les valeurs de l’entrepreneur, et d’autre part profitables à tous et au détriment de personne.

 

Ce challenge correspond étroitement à l’image que ce font les diplômés des Grandes écoles du dirigeant de demain, dont nous détaillerons le profil la semaine prochaine.

 

 

Voir aussi

 

Le boulot idéal: une réalité à inventer?

Les 7 ingrédients du plaisir au travail

Les valeurs, l’énergie renouvelable de la motivation

Produire vs induire le sentiment d’être heureux

Quel travail voulez-vous?

Construire le bien-être au travail

Changer de métier pour concilier vie professionnelle et vie privée

Ebook gratuit: l’équilibre vie professionnelle/vie privée

Concilier vie professionnelle et vie privée, interview dans l’Express

Entreprendre: les 10 clés de la réussite

Des compétences relationnelles au pilotage de l’entreprise

Stratégies efficaces vs stratégies adéquates et éthiques

 

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez améliorer votre quotidien au travail? Construire un projet professionnel cohérent, en fonction de vos aspiration, vos goûts, vos valeurs? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Réussir sa reconversion professionnelle

Sylvaine Pascual – Publié dans L’actualité d’Ithaque / Reconversion professionnelle

 

 

 

Jeudi 19 janvier, j’ai invitée par Nathalie Croisé à participer à son émission Paris d’avenir sur BFM business, sur le thème « réussir sa reconversion professionnelle. En voici le podcast, en attendant la vidéo!

 

 

Vincent Monfort, directeur Marketing de Cadremploi, Sylvie Cavelier, fondatrice de Coach and Cook, Bruno de Monte, directeur de l’École Grégoire Ferrandi et moi-même avons répondu aux questions de Nathalie Croisé sur comment réussir sa reconversion professionnelle.

 

Il ressort de l’émission un point essentiel: celui de la réflexion et amont et de la préparation du projet. Non seulement dans sa dimension opérationnelle, incontournable, mais aussi et surtout de la dimension personnelle, en termes de motivation, d’assurance, d’aspirations, de valeurs, de réponse à ses besoins professionnels etc. Cette prise de conscience de l’importance de la personne derrière le projet, si elle a été abondamment partagée lors de cette émission, reste anecdotique, voire inexistante quant à son traitement au sein de nombreux cabinets qui gèrent essentiellement la partie opérationnelle. A chaque candidat à la reconversion, donc, de réfléchir à la façon dont ils vont aborder cette partie essentielle de l’élaboration de leur projet.

 

Pour écouter l’émission: 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

 

 

Voir aussi

 

Reconversion: interview de Sylvaine Pascual sur France 5 emploi

Reconversion professionnelle: voyage au bout de l’enfer ou formidable aventure?
Age, métier et reconversion professionnelle
Carrière: le désir de reconversion
Reconversion professionnelle: guide téléchargeable

Une reconversion professionnelle zen et dynamique à la fois!

Reconversion professionnelle et imagerie sylvestre

Reconversion : Ithaque dans les médias

Les 7 ingrédients du plaisir au travail

 

 


Aller plus loin

 

Vous songez à une reconversion professionnelle? Vous voulez améliorer votre quotidien au travail? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Job idéal: un dernier métier avant de mourir?

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

 

 

Identifier les éléments constitutifs du job idéal n’a rien du fantasme oiseux: cela permet de s’en rapprocher, insensiblement, concrètement, et de construire davantage de bien-être au travail. Voici un outil parmi tant d’autres pour se pencher sur le sujet.

 

 

L’usine à idées au chômage technique?

 

Parmi les candidats à la reconversion professionnelle, nombreux sont ceux qui ont, au mieux une idée très vague du domaine professionnel dans lequel ils voudraient se reconvertir, au pire aucune idée du tout de ce qui pourrait leur convenir. Pour les uns comme les autres, la réflexion sur le sujet donne vite le sentiment d’avoir la comprenette qui tourne à vide, l’usine à idées au chômage technique.

 

Du côté de ceux qui ont un job qui leur plaît, dans l’absolu, mais dont l’exercice est devenu une routine qui tient davantage de l’effort fatigant que de l’enthousiasme qui pousse à se rendre au travail en trois entrechats extatiques, il est facile aussi de perdre de vue la marge de manœuvre dont nous disposons pour améliorer un quotidien qui s’est essoufflé.

 

En désir de changer de métier ou en poste, nous avons déjà vu comment explorer le boulot idéal au travers des différentes catégories de besoins professionnels qui sont indispensables à la satisfaction professionnelle.

Il y a d’autres portes pour pénétrer dans les méandres biscornus et parfois soigneusement amphigouriques qui mènent à se sentir tout simplement bien dans son job. Je vous propose donc aujourd’hui une autre manière d’y réfléchir, en surfant opportunément sur un sujet très 2012: la fin du monde!

 

 

Mini coaching job idéal

 

A l’heure pour les angoissés post-millénaristes bouclent leur sac à dos pour aller se poser en haut de Bugarach, on est effectivement tenté de poser des questions du type: si vous pouviez faire un seul job avant la fin du monde, ce serait quoi? En effet, s’il nous est donné la possibilité de choisir exactement ce que nous voulons faire alors qu’il nous reste un temps limité à vivre, nous irons alors naturellement vers ce qui nous tient réellement à cœur.

 

Imaginez donc que d’ici la date fatidique annoncée par les interprétations ultra optimistes d’un certain calendrier, vous avez toute latitude pour faire n’importe quel métier, celui que vous voulez, même s’il est farfelu, aux antipodes de vos compétences, l’objectif n’est absolument pas qu’il soit réaliste. Et allez-y, hein, aucune hésitation car après tout, ça n’est pas la fin du monde tous les jours;). Quel serait donc ce job qui vous permettrait de regarder le ciel s’obscurcir pour la dernière fois en ayant un sentiment de satisfaction et d’accomplissement professionnels?

 

  • Qu’est-ce qui vous motive dans ce métier?
  • Qu’est-ce qui vous fait vibrer?
  • Qu’est-ce qui vous enthousiasme?
  • Quels sont les éléments précis qui en feraient une sacrément chouette manière d’attendre la fin des temps?

 

Le métier qui vous est venu à l’esprit est certainement celui qui contient, a priori, un maximum de besoins prioritaires à combler.Cela ne signifie pas nécessairement que c’est le métier qu’il vous faut ou que vous avez des chances de concrétiser, surtout si vous avez choisi agent double pour le MI5, pilote de F1 ou calife à la place du calife. Cependant, les besoins ainsi révélés sont des indicateurs précieux pour se rapprocher d’un job réjouissant. Certains de ces besoins sont potentiellement transposables, directement ou symboliquement, et c’est ça qui nous intéresse.

 

pour ceux qui sont en désir reconversion:

  • Qu’est-ce que ça vous dit sur le type de métier qui vous conviendrait?
  • Quels types de métiers cela élimine-t-il d’emblée?
  • A l’inverse: quelles pistes à explorer ces éléments ouvrent-ils?
  • Comment allez-vous intégrer ces informations dans votre réflexion?
  • Quels domaines allez-vous explorer plus avant?
  • Quand?

 

Pour ceux qui sont en poste:

  • Quel est l’écart entre ces éléments et votre boulot actuel?
  • Dans quelle mesure pouvez-vous réduire cet écart?
  • Quels éléments pouvez-vous transposer, directement, indirectement ou symboliquement, pour vous en rapprocher?
  • Quels sont les trois changements qui auraient un impact important à vos yeux sur votre vie professionnelle?
  • Qu’allez-vous faire?
  • Quand?

 

En reconversion ou en poste: transformez tout cela en objectifs SMART sur lesquels vous pourrez appliquer les triplette du coaching, pour qu’ils soient autant de pas qui vous rapprocheront du boulot idéal. Car au risque de radoter: un pas plus près, c’est mieux qu’un pas plus loin ou aucun pas du tout,)

 

 

Voir aussi

 

Le boulot idéal: une réalité à inventer?

Reconversion: interview de Sylvaine Pascual sur France 5 emploi

Reconversion professionnelle: voyage au bout de l’enfer ou formidable aventure?
Age, métier et reconversion professionnelle

Reconversion professionnelle: l’être humain derrière le projet
Carrière: le désir de reconversion
Reconversion professionnelle: guide téléchargeable

Une reconversion professionnelle zen et dynamique à la fois!

Reconversion professionnelle et imagerie sylvestre

Reconversion : Ithaque dans les médias

Les 7 ingrédients du plaisir au travail

 

 


Aller plus loin

 

Vous songez à une reconversion professionnelle? Vous voulez améliorer votre quotidien au travail? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Boulot, bien-être: 7 ebooks gratuits

Sylvaine Pascual – Publié dans Les étagères d’Ithaque

 

 

 

Retour sur les ebooks disponibles sur le blog d’Ithaque, au service de vos odyssées professionnelles: 5 rédigés et réalisés par mes soins, et deux auxquels j’ai participé. Sur des thématiques liés au bien-être personnel et professionnel, les deux étant intimement liés…

 

 

 

 

Reconversion professionnelle: le guide d’auto-coaching

 

Entre les consultations sur Internet, les lectures sur le blog d’Ithaque et les demandes de PDF, cet ebook a été lu par plus de 120 000 personnes.

Les clés d’une reconversion professionnelle réussie, ce n’est pas la partie opérationnelle du projet (formation, financement etc.). Ce sont quelques questions cruciales à se poser en amont, pour s’assurer de monter un projet cohérent. Alors avant de foncer nez dans le guidon droit dans le mur, mettez votre nez dans ce petit guide…

 

 

 

 

Balade médiévale au pays de la prévention du stress

 

Parce que le stress est beaucoup trop souvent – et à tort – considéré comme un ennemi à combattre, je m’étais amusée à illustrer ce manifeste d’Ithaque sur la prévention du stress à l’aide d’une imagerie médiévale… pas toujours guerrière.

Rappelons que le stress est une réponse naturelle de l’organisme, ça n’est donc pas lui le problème, mais ce qui le déclenche. Plutôt que de s’acharner sur l’alarme, occupons-nous de l’incendie!

 

 

 

 

Les messages contraignants

 

Les messages contraignants sont des injonctions inconscientes héritées de notre éducation, qui régissent nos comportements, parfois bien malgré nous,  et peuvent générer beaucoup de stress ou encore pourrir nos relations.

Cet ebook a pour objectif de vous Apprendre à les reconnaître, à en minimiser les effets pervers tout en conservant les effets bénéfiques qu’ils vous ont aussi permis de développer.

 

 

 

 

Le triangle de Karpman: sortir des rôles relationnels

 

Nous nous retrouvons souvent enfermés dans des rôles relationnels issus du triangle dramatique persécuteur / sauveur / victime qui ont des conséquences sinistres sur nos relations. Cet ebook vous aidera à identifier ceux que vous jouez, ceux que jouent vos interlocuteurs, ainsi qu’à en sortir et à construire des relations saines et satisfaisantes.

 

 

 

 

 

Coaching des 4 saisons

 

Voici comment mettre à profit le rythme naturel des saisons pour alterner la triplette réflexion, décision et mise en action, autant dans nos vies personnelles que professionnelles.

 

L’objectif derrière tout cela étant d’aller vers davantage de bien-être et de plaisir au quotidien, au travers de la fluidité dans la triplette en question.

 

 

 

 

L’emploi au féminin

 

Cet ouvrage collaboratif a pour objectif de dresser un état des lieux de l’emploi des femmes. A l’heure des discours omniprésents sur la parité, l’éventualité de quotas dans les entreprises, les discriminations salariales, entre idées reçues et réelles avancées, il fait un point détaillé sur l’évolution de la vie professionnelle des femme, au travers du regard d’experts des questions d’emploi, de journalistes, de professionnel(le)s, de créatrices d’entreprises et d’illustrateurs. Une belle réussite!

 

 

 

 

L’équilibre vie personnelle/vie professionnelle

 

J’avais été sollicitée par le blog du Modérateur pour rédiger un billet sur la reconversion en tant que moyen de mieux concilier vie personnelle et vie privée, dans le cadre du débat du mois de RégionsJob. Les conseils et points de vue d’experts, ainsi que les témoignages, ont été regroupé dans ce bel ebook intitulé A la recherche de l’équilibre vie pro/vie perso, qui offre de nombreuses pistes de réflexion pour parvenir à trouver votre propre équilibre.
 

 

 

 

Média sociaux, cooptation et compétences relationnelles

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

 

 

Le recrutement, et en particulier la cooptation, se virtualisent petit à petit, probablement à l’insu d’une bonne partie des chercheurs d’emploi. Et à mesure qu’il s’installe sur les réseaux sociaux, il devient de plus en plus indispensable de développer ses compétences relationnelles.

 

 

A mesure que la cooptation se virtualise, les compétences relationnelles deviennent indispensablesLa cooptation se virtualise

 

J’ai été invitée par Marie-Pierre Fleury, dirigeante d’id-carrières, à assister à la conférence sur le recrutement via les médias sociaux qui s’est déroulé jeudi 1 décembre à Paris.Je ne vais pas m’attarder outre mesure sur ce qui s’est dit lors de cette conférence, Marie-Pierre s’en est occupé dans cette série d’articles:

 

En revanche, il y a un aspect du recrutement via les médias sociaux qui a retenu toute mon attention. Sans avoir été directement mentionné, il transparaît au travers des expériences de recrutement menées pas les entreprises venues témoigner: la cooptation est en train de se déplacer du réel au virtuel. Et cela a deux conséquences à prendre en compte: l’écart se creuse entre les candidats connectés et non connectés, et les compétences relationnelles deviennent indispensables pour les chercheurs d’emploi qui voudraient mettre toutes les chances de leur côté.

 

 

 

Recrutement virtuel: quid du candidat?

 

Le thème du recrutement sur les médias sociaux a fait couler beaucoup d’encre cette année, essentiellement du côté des recruteurs. Pour moi qui œuvre plutôt du côté des candidats, cette vision unilatérale a un défaut majeur qui en fait un exemple de petit bout de la lorgnette: elle se résume le plus souvent à des entreprises qui pratiquent qui s’adressent à des entreprises qui ne pratiquent pas encore. Et le candidat dans tout cela? Qui le tient informé de ces nouvelles pratiques? Car ce que je vois dans le cadre des ateliers bénévoles que je fais avec des chercheurs d’emploi, ou avec mes clients en transition professionnelle, c’est que, quel que soit le niveau de diplôme/compétences/fonction, l’écrasante majorité  des chercheurs d’emploi pense que chercher un job sur Internet consiste à lire des petites annonces sur Internet plutôt que dans les journaux.

 

Ceux qui ont l’art de la conclusion hâtive pourraient s’empresser de considérer que c’est de leur faute et qu’il n’ont qu’à se tenir au courant. Mais pour être juste, il est essentiel de remettre les choses à leur place. Le recrutement sur les média sociaux se développe essentiellement parmi une population ultra connectée, autant du côté des recruteurs que des recrutés. Lire un article de presse qui évoque ce phénomène est loin d’être suffisant se lancer dans une recherche active sur autre chose que Linkedin/Viadéo et comprendre ce que signifie une stratégie de présence en ligne ou encore les codes qui régissent un relationnel efficace sur les médias sociaux.

 

Et nous tous, spécialistes de près ou de loin des itinéraires professionnels, avons une responsabilité là-dedans, et devons informer, encore et encore, les chercheurs d’emploi, mais aussi les professionnels non connectés qui les accompagnent, de l’évolution des pratiques, les former à ces techniques, faute de quoi nous serions tous coupables de creuser l’écart entre les candidats connectés et les autres.

 

 

 

 

Cooptation virtuelle et compétences relationnelles

 

Le fait que la cooptation se déplace de l’IRL (la vraie vie) au virtuel est certainement une bonne nouvelle, car, pour peu qu’on soigne ses compétences relationnelles, il est beaucoup plus facile de se construire un réseau professionnel via Internet que dans la vraie vie, en particulier parce qu’on vient y nouer des liens et non pas se mettre dans l’inconfortable position du demandeur.

 

La leçon à en retirer, c’est principalement de redonner aux médias sociaux leur véritable rôle, que la traduction version calque – et erronée -  des adeptes du Globish rend un peu confus: ce ne sont pas des plateformes sociales, ce sont des plateformes relationnelles. Mais attention, s’il est essentiel d’y faire du relationnel, il s’agit bien de relationnel au sens noble du terme. C’est à dire être là pour nouer des liens, pour s’intéresser aux gens AVANT d’espérer qu’ils s’intéressent à vous en retour. Et ces liens se font autour d’un sentiment d’appréciation mutuel.

 

Il s’agit donc de s’exposer au travers non seulement de son expertise et de ses compétences métiers, mais aussi au travers de sa façon d’être en relation, pour une raison très simple: on coopte une personne qu’on connaît, dont on reconnaît les mérites professionnels, bien entendu, mais aussi et surtout une personne qu’on apprécie. Ceux qu’on considère comme des abrutis ou encore dont on ignore la personnalité parce qu’ils restent en retrait derrière leurs compétences professionnelles, personne ne prend le risque de les recommander.

 

D’autre part, à en juger par le nombre de façons de faire mal venues ou inappropriées, comme par exemple les messages maladroits du type « vous voulez bien transmettre mon profil à votre carnet d’adresse », il y a encore beaucoup, beaucoup d’information – d’éducation? – à faire à ce sujet, pour permettre à chaque candidat de comprendre comment entrer en relation, comment nourrir ces relations pour construire un véritable réseau professionnel, et le battage fait autour des pratiques de recrutement sur les média sociaux, n’a pas encore réussi à faire passer le message des pratiques à mettre en œuvre.

 

D’autant qu’à l’évidence, si il devient important de faire passer sa personnalité et sa façon d’être en relation, il y a alors nécessité de construire un relationnel et des stratégies individuelles. D’autre part, minimiser les craintes relatives à l’exposition, assez fréquentes, ne peuvent se traiter qu’au cas par cas. Ces deux dimension du travail vont à l’évidence bien au delà des guides d’utilisation qu’on trouve en ligne, notamment sur des réseaux sociaux non professionnels comme Twitter. Maîtriser le jargon n’est pas toujours suffisant;)

 

 

 

D’une pierre deux coups

 

Il y a une autre bonne nouvelle à la virtualisation de la cooptation. Le fait que le travail relationnel devienne incontournable est tout bénéfice pour le chercheur d’emploi. En effet, les compétences relationnelles ne sont pas des recettes figées et formatées qu’on peut trouver dans un livre. Elles passent par un renforcement de la connaissance de soi, de la confiance en soi, et ont une conséquence directe: le développement de l’assurance, cruciale dans les entretiens d’embauche.

Cette confiance en soi évitera les erreurs relationnelles liées au triangle de Karpman, dans lequel nous sommes tous inscrits, et qui sont légions sur les média sociaux, comme par exemple l’erreur du relationnel poudre aux yeux, version je-te-pommade-par-ci-je-te-pommade-par-là, c’est qu’il s’inscrit dans le cadre d’une fausse gentillesse qui navigue entre individualisme patenté qui soigne son intérêt personnel et manipulation pure et simple. Et cela finit immanquablement par se faire remarquer. Ce n’est bien entendu qu’n exemple, il y en a plein d’autres;)

En bref, encourager l’authenticité ne suffit pas: elle se construit pas à pas, à mesure que l’on renforce la relation à soi et la relations aux autres.

 

 

 

Voir aussi

 

Triangle de Karpman et recherche d’emploi

Ithaque, sérendipité et formation Twitter

Formation Twitter

Le boulot idéal: une réalité à inventer?

Les triplettes du coaching (1)

Recherche d’emploi: reconstruire la confiance et l’estime de soi

Des entretiens d’embauche aux petits oignons!

Petite leçon équine au service de la recherche d’emploi

Butinage relationnel: maudit Smartphone!

 

 

 

Aller plus loin

Pour élaborer vos stratégies de recherche d’emploi sur Internet ou pour renforcer votre confiance en vous,  pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual 01 39 54 77 32

 

 

Coachs: supervision 2012

Sylvaine Pascual – Publié dans L’actualité d’Ithaque

 

La supervision est indispensable au coach, pour garantir une pratique efficace, déontologique et éthique. En 2012, Ithaque propose trois types de supervision en petits groupes ouverte aux coachs débutants comme confirmés.

 

brochure ithaque coaching 2010

Supervision individuelle et collective

 

On constate que de nombreux coachs restent sans supervision, faute d’avoir trouvé un système adéquat ou abordable.

La supervision est bien évidemment indispensable en coaching comme dans tous les métiers d’accompagnement et d’aide aux personnes, pour garantir une pratique éthique et déontologique, mais aussi pour renforcer et élargir des compétences et son champ d’action..

 

En 2011, la supervision a été construite autour de la lecture émotionnelle, de façon à ce que chaque coach puisse analyser ses propres réactions, qui lui renvoient ses  manques, ses points à travailler, qui s’expriment au travers de toutes sortes d’émotions plus ou moins gênantes. Les reconnaître et identifier les besoins à satisfaire cachés derrière permet au coach de poursuivre son évolution personnelle et d’affiner sa pratique.

 

 

Cuvée 2012: domaines de besoins et rôles relationnels

 

Histoire d’évoluer et de mettre en œuvre d’autres moyens de travailler sa posture de coach, en 2012, la supervision se fera autour des niveaux de besoins (personnels et professionnels) et des rôles relationnels, qui sont un autre biais pour arriver au même résultat.

 

Une formation spécifique aux compétences émotionnelles sera proposée aux coachs qui souhaitent se former à cette technique extrêmement efficace en termes de réduction du stress, de la résolutions de problème, et du développement des compétences relationnelles et du sentiment de satisfaction.

 

 

Autour de trois valeurs  - utilité, simplicité et bienveillance-  les objectifs de cette supervision sont de :

  • Renforcer la posture de coach
  • Rencontrer d’autres pratiques et développer sa boîte à outil
  • Questionner les certitudes qui s’installent
  • Parler en toute liberté et en confiance de difficultés rencontrées
  • Remettre en question ses pratiques
  • Renforcer la neutralité: identifier et traiter les contre-transferts et les rôles relationnels
  • Renforcer la neutralité : laisser son histoire personnelle en dehors de son travail
  • Clarifier ses ressentis pour identifier ses besoins d’évolution personnelle et professionnelle
  • Travailler sur ses propres besoins pour éviter de les combler dans la relation de coaching

 

1- Groupe virtuel
Via Skype, ce groupe sera limité à 3 personnes
10 sessions de 2h30

2- Groupe en présentiel
A Versailles, groupe limité à 3 personnes
10 sessions

3- Supervision individuelle

Celle-ci a de nombreux avantages, depuis l’efficacité et le gain de temps, jusqu’à la flexibilité des rendez-vous. En revanche, elle est aussi plus onéreuse, elle limite l’échange de pratique et ne permet pas au coach de sortir d’un isolement professionnel éventuel.
15 séances d’une heure, réparties à votre convenance sur toute l’année.
Cette année je ne prends que 3 coachs en supervision individuelle.

 

Pour tous renseignements sur les modalités, tarifs, dates et lieux des groupes, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Prêt à l’emploi: le militantisme positif

Sylvaine Pascual – publié dans: Instantanés

 

 

Voici le second de notre série de portraits de gens à la fois ordinaires et extraordinaires, engagés dans des projets qui leur tiennent à cœur. Leurs motivations et les trésors d’imagination, de détermination dont ils font preuve pour les mener à bien sont de lumineux exemples des possibilités qui s’offrent à chacun de nous. Nous avions été à la rencontre de Pierre Denier pour notre premier instantané, et c’est Jean-Marc le Hunsec, auteur du blog Prêt à l’emploi, que je vous propose de découvrir aujourd’hui.

 

La force de l’engagement

 

Loin d’être des super héros, nombre de gens réalisent et font vivre des projets formidables, tout en les conciliant avec une vie relativement classique, pour ne pas dire banale. Pour tous ceux qui ont des aspirations, tout en ne parvenant pas à oser, en se demandant si « c’est réaliste », ils sont un exemple du vaste champ des possibles, pour peu qu’on accepte de faire des choix, des ajustements, de prendre des décisions, de sauter des pas, de franchir des caps. Explorer leurs motivations et leur engagement dans leur projet est un moyen de prendre conscience que chacun peut faire vivre ses aspirations, à son rythme et à sa manière.

 

C’est le cas de Jean-Marc le Hunsec. Sociologue de formation, il est aussi webmaster éditorialiste, chef de projet Web 2.0 avec une grande expérience d’encadrement d’équipe (recrutement, formation, gestion, animation…). Nous nous suivons depuis longtemps et j’admire autant son engagement positif que les convictions fortes qui ressortent au travers de son blog, Prêt à l’emploi, qu’il anime en parallèle de sa vie professionnelle, et actuellement de sa recherche d’emploi.

 

 

 

Interview de Jean-Marc le Hunsec

 

Pétille et toi avez créé le blog Prêt à l’emploi en 2007. Qu’est-ce qui vous a donné envie de mettre toutes ces informations à la disposition des chercheurs d’emploi?

 

C’est Pétille seule qui a lancé Prêt à l’emploi en 2007 pour une simple (et bonne !) raison : elle s’est retrouvée au chômage, licenciée après un PSE (Plan de sauvegarde pour l’emploi) et 17 ans d’exercice.
Son premier objectif a été de partager les informations qu’elle récoltait et les outils qu’elle utilisait dans sa recherche d’emploi car elle s’est très vite aperçue des limites des aides existantes, de la mauvaise diffusion des informations sur les ressources disponibles et, c’est peut-être le plus important, de l’isolement qui guette tout chercheur d’emploi.
Si je me suis intéressé dès le début au blog, je n’ai commencé à y participer qu’au cours de l’année 2009 avant de prendre le relais à la fin de la même année lorsque Pétille a retrouvé du travail. J’ai poursuivi dans le même esprit, tenir un blog utile à ceux et celles qui cherchent un emploi, en lui donnant aussi une couleur plus sociale voire sociologique puisque c’est ma formation initiale.
Depuis quelques mois je suis à mon tour au chômage, licencié également, et paradoxalement je peine à tenir avec autant d’assiduité qu’avant la rédaction de Prêt à l’emploi. Le paradoxe n’en est pas vraiment un, tout bien pesé, car la recherche d’emploi est une activité prenante !

 

 

Au fil du temps, Prêt à l’emploi est devenu un véritable site de veille sur l’actualité de l’emploi, ce qui prend du temps. Comment t-y prends-tu?

 

C’est une veille sélective et très partielle quand même…
Mais il est vrai que c’est une dimension que nous avons tenu à donner, Pétille et ensuite moi, sans doute par (dé)formation professionnelle. Pétille est documentaliste et pour ma part j’avais, entre autres responsabilités, la charge de l’information et de sa qualité.
Pour autant exercer une veille tient pour beaucoup du bricolage, et même du braconnage, dans le maquis des informations disponibles.

 

Pour ce qui me concerne j’ai avant tout des sites (beaucoup) et des personnes (quelques unes) de référence. A l’origine je travaillais essentiellement avec les flux RSS (que j’utilise encore beaucoup) et les réseaux sociaux sont arrivés – Twitter d’abord et maintenant Google+ – avec leur maelström de liens en tout genre. Pour ne pas s’y perdre, le plus simple, notamment sur Twitter, est de commencer par décortiquer avec soin les fils des quelques personnes qui vous intéressent le plus : qui les suit ? qui suivent-elles ? Ainsi, vous vous constituez rapidement une copieuse liste de fils à suivre, il ne vous reste plus qu’à intéresser leurs auteurs ! C’est ce que j’ai fait par exemple avec le fil d’une certaine Sylvaine Pascual…

 

Sinon, et ça reste le plus important à mon sens, je lis beaucoup sur tous les sujets qui touchent à l’emploi, tout ce qui me passe sous les yeux en fait : journaux, hebdomadaires, mensuels, revues, ouvrages, rapports et études, publications officielles et j’en passe…
Concernant le temps que j’y consacre, tant que je travaillais c’est le soir, et parfois en début de nuit, que je me consacrais au blog à raison d’1, 2 ou 3 heures selon les jours.
Aujourd’hui c’est très irrégulier mais globalement ça n’a pas beaucoup bougé en moyenne je dirais 2h/jour.

 

 

Cet engagement, à quelles motivations, à quelles valeurs correspond-il?

 

Lorsqu’on se retrouve sans emploi dans les conditions dans lesquelles nous avons pu le vivre Pétille et moi (et nous ressemblons à énormément d’autres personnes à ce titre), on en garde inévitablement de la colère et de l’amertume mais aussi, et c’est ce sur quoi nous nous sommes appuyés et épaulés, une profonde conviction qu’il est essentiel de ne pas se laisser ébranler.
Sans vouloir trop de se payer de mots, l’engagement est aussi éthique et, forcément, politique, au sens étymologique, sans chapelle.

 

La gestion des ressources humaines demeure à mon sens médiocre, trop autoritaire et paternaliste ; le recrutement reste basé sur la cooptation et souffre indéfiniment de discrimination et de sectarisme ; le travail est un espace de conflit et d’enjeux de domination et de pouvoir ; les chômeurs sont l’objet de représentations dévalorisantes quand ils ne sont pas purement et simplement exclus. Les mots sont forts, je le concède, mais les agences du service public de l’emploi fourmillent d’individus qui témoignent, pour une large part d’entre eux, de cet état des choses.

 

Devant un tel tableau on ne peut que ressentir l’urgence de militer et de revendiquer, c’est un premier engagement, personnel. On doit aussi participer à faire reconnaître les initiatives qui, insensiblement, conduisent au changement de modèle auquel on aspire, c’est l’engagement que je prends sur Prêt à l’emploi.

 

Car il existe des responsables des ressources humaines compétents et respectueux des individus, il existe des cabinets de recrutement qui portent autant attention aux personnes qu’aux entreprises pour lesquelles ils travaillent, il est des entreprises et des entrepreneurs qui reconnaissent la valeur de leurs salariés, il y a, enfin, des élus et des institutions, des associations, etc. qui assument leurs responsabilités. Ils sont même nombreux ! J’évoquais Twitter précédemment : un simple coup d’oeil sur les personnes qui me suivent et que je suis suffit à s’en convaincre.
Hormis quelques coups de gueule, ce sont ces personnes et leurs initiatives qui forment le cœur des articles de Prêt à l’emploi.

 

Je me fais également quelques idées simples de la société actuelle et à venir. Je crois davantage au partage du travail (et des richesses) qu’au « travailler plus… » et que, si toute société est et doit être inégalitaire rien n’oblige à ce qu’elle soit injuste, élitiste, inéquitable ; j’estime que les plus jeunes ne devraient pas se voir reprocher leur inexpérience et que les « seniors » ont le droit de souhaiter faire reconnaître leurs expériences, qu’il serait temps de ne plus reprocher aux femmes de moins de 35 ans d’être susceptibles d’avoir un enfant et à celles de plus de 45 ans d’avoir passé l’âge de faire quoi que ce soit, que les handicapés peuvent être des travailleurs comme les autres et… je m’arrête là, je suis intarissable sur ces sujets mais il ne faut pas lasser.

 

Merci Jean-Marc!

A suivre sur Twitter @pretalemploi

 

 

Voir aussi

 

Étonnantes motivations

Pierre Denier et la fraternité

Recherche d’emploi: clarifierle besoin pour saisir une opportunité

Recherche d’emploi: mettre un terme aux convictions limitantes

Recherche d’emploi: reconstruire la confiance