Salon du bien-être au travail

Sylvaine Pascual – Publié dans Brèves du stress

Le salon Travail et zen, qui aura lieu le 27 septembre, sera consacré aux solutions managériales et organisationnelles pour favoriser concilier bien-être au travail et performance des entreprises.

 

 

 

Se faire plaisir au travail, parce que la vie est trop longue pour s'emmerder au boulotRéconcilier les gens avec le travail

 

“Le contexte économique plus dur, l’exigence accrue en matière de résultats et de performance, auxquels s’ajoutent des conditions de vie au travail parfois difficiles concourent à générer un mal-être au travail, mal-être qui se répercutera ensuite sur la vie privée des salariés.”

 

Partant de ce constat, le premier salon du bien-être au travail s’est donné un objectif différent: “Il ne s’agit donc  plus de constater ce qui ne va pas dans les entreprises  mais de se poser la question de réconcilier les gens avec le travail.”

 

Objectif assez réjouissant, puisque depuis quelques années, on diagnostique à tout va sans poser d’actions concrètes qui vont dans le sens d’un réel développement du bien-être et du plaisir au travail, pourtant reconnus comme véritables vecteurs de performance des salariés, et donc, potentiellement, de l’entreprise.

 

 

 

Programme du salon Travail & zen

 

  • Atelier-conférence par Stéphane Ayrault COMMENT PASSER DU STRESS AU BIEN-ETRE ? Des solutions simples, pratiques pour réduire le stress et passer des émotions négatives à une certaine sérénité.

 

  • Table ronde : COMMENT FAVORISER LE BIEN ETRE EN MANAGEMENT ? Le management évolue, le contexte de travail aussi : de  nouvelles démarches apparaissent. Le Conseil général de Seine-et-Marne innove : adoption d’une charte du bien-être au travail dans ses services en 2011.

 

  • Table ronde : COMMENT CONCILIER PERFORMANCE ET CONDITIONS DE TRAVAIL ? De bonnes conditions de travail : facteur déterminant dans le choix d’un emploi et attente forte des salariés.

 

 

La première conférence est certainement a moins alléchante, tant ‘apprendre à passer d’émotions négatives à une certaine sérénité” en 2h paraît du domaine de l’illusion. Rappelons qu’un véritable gestion des émotions passe par l’identification des besoins mal comblés et les mises en action pour les satisfaire, ce qui ne se fait pas à coup de baguette magique ou d’exercices de relaxation.

 

En revanche, des tables rondes concrètes et pragmatiques sur des évolutions du management, aujourd’hui englué dans des théories anté-ferroviaires, ou le développement d’alternatives aux conditions de travail habituelles pour favoriser l’efficacité au travers du bien-être sont des sujets passionnants, qui peuvent déboucher sur de véritables innovations en termes de qualité de vie au travail et de la performance des entreprises.

 

Ce salon/conférence, organisé par Centrex en partenariat avec la CGPME77, se déroulera le 27 septembre 2012 de 8h45 à 16h à Centrex, 15 rue Bouquet à Lognes (Marne La Vallée). Pour en savoir plus et vous inscire: Travail & zen, le premier salon du bien-être au travail

 

 

 

Voir aussi

 

#HackHR: balade médiévale au pays de la prévention du stress

Le pouvoir de l’optimisme – ITW dans Management

Les 7 ingrédients du plaisir au travail

Bien-être: besoins fondamentaux vs besoins physiologiques

Négocier un télétravail: Itw sur Cadremploi

Le boulot idéal: une réalité à inventer

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez améliorer votre quotidien professionnel, vous rapprocher du job idéal et aller vers davantage de plaisir et de bien-être au travail? Pensez au coaching. Pour tous renseignements,contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Prévention du stress: un marché en quête de règles

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Sylvaine Pascual – Publié dans Brèves du stress

 

 Un an après le lancement du plan d’urgence de lutte contre le stress, le constat est affligeant, à la limite de l’absurde, comme en témoigne cet article du Monde.

 

 

Stress Catch-22 

 

Un scénario digne de Catch-22

 

Selon cet article du Monde, suite au plan d’urgence de lutte contre le stress lancé en 2009, les experts en risques psychosociaux et en prévention du stress de tout poil se sont multipliés.  De  l’ergonomie à l’art-thérapie en passant par le coaching et la psy, l’offre est une vaste nébuleuse proposant “des services parfois très éloignés d’une véritable prévention”.

 

Pour toute réponse, le Direction Générale du Travail a réuni 70 cabinets qui ont planché à l’élaboration d’une charte, qui verra le jour en 2011. Une charte? En 2011?

Entendons-nous: comme le souligne Bernard Salengro, président des médecins du travail CGC, une charte n’engage à rien. Et puis 2011, c’est loin.

 

La passivité ambiante est telle qu’en juillet, un rapport du Sénat suggérait qu’il était temps de passer du diagnostic à l’action !

 

J’avoue que ce type de nouvelle, avec son côté absurde qui rappelle le chef d’oeuvre de Joseph Heller, me laisse sans voix. Pas de règle, pas d’agrément, pas d’évaluation. Chacun fait ce qu’il veut, ce qu’il peut, navigant à vue entre absence et abondance de solutions, certaines efficaces et d’autres non.

Combien de temps faudra-t-il pour que les problèmes de stress soient pris au sérieux autrement qu’à travers de beaux discours?

Pour que de réelles mesures soient prises (au delà du diagnostic, qui, à l’évidence, n’est que ce qu’il est)?

Pour que tous les acteurs concernés mettent en oeuvre des actions concrètes d’amélioration des conditions de vie au travail?

 

Il s’agit sans doute de la suite logique d’actions médiatiques sans suite, comme la fameuse liste rouge des entreprises n’ayant pas signé d’accord sur la prévention du stress, disparue du site du ministère du travail, à coups de bonnes excuses.

 

Tout cela constitue sans doute la raison pour laquelle les brèves du stress se font beaucoup plus rares sur le blog d’Ithaque: la lassitude devant les bonnes intentions restées lettre morte, les idées sans suite,  le brassage de vent et l’absence d’avancée notable. Il semblerait, au final, que l’omniprésence du stress soit bien pratique:plus on en blablate, moins on agit.

Et pendant ce temps-là les conditions de vie au travail ne semblent pas tellement s’améliorer…

 

Et vous, dans quelle mesure avez-vous le sentiment que vos conditions de vie au travail se sont améliorées? Déteriorées?

Quelles mesures votre entreprise a-t-elle mis en place pour prévenir le stress (plutôt que pour le gérer).

Que pensez-vous de ces mesures?

Quelle est leur efficacité?

 

 

Voir aussi

 

Brèves du stress

Les dossiers d’Ithaque: Stress, la coexistence pacifique

 

 

La forêt, merveilleux antistress

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Sylvaine Pascual – Publié dans Stress, la coexistence pacifique / Brèves du stress

 

Toutes les forêts ne sont pas que des lieux peuplés de brigands, de trolls et autres dragons, théâtre des exploits de Chevaliers de la Table Ronde. Elles sont le plus souvent reposantes et déstressantes, d’après la recherche…

 

foret-antistress.jpgLes bienfaits de la forêt

 

D’après l’IUFRO (International Union of Forest Research Organizations), passer un moment en forêt a des effets bienfaisantssur la santé physique et mentale bien éloignés de la peur que les bois pouvaient susciter à des périodes moins civilisées où ils étaient peuplés de créatures pas toujours bienveillantes.

 

  •  – Diminution du stress
  •  – Diminution de la colère et de l’agressivité
  •  – Amélioration de l’humeur, de l’état émotionnel
  •  – Augmentation du sentiment de bien-être

 

Les balades en forêt contribuent aussi au renforcement du système immunitaire en “augmentant l’activité et le nombre des cellules naturelles tueuses qui détruisent les cellules cancéreuses“.

En bref, promenons-nous dans les bois, c’est une mini croisade simple et pas chère contre tout un tas d’affections dont on se passerait bien, sans même avoir besoin d’une copie d’Excalibur achetée sur Internet ou d’un Merlin de poche prêt à jeter un sort à nos pulsions agressives (ou un Gandalf, selon vos références personnelles).

 

 

Activités multiples

 

Ce n’est pas la nature de l’activité, mais bel et bien le contact avec les bois qui sont bénéfiques. Or, le forêt est aussi un le lieu mystérieux de tous les possibles, endroit rêvé pour pratiquer en famille ou entre amis à des activités qui développent imagination, créativité et connaissances, renforcent les liens affectifs et font passer un bien meilleur moment que d’aller traîner dans un magasin-suédois-qu’est-ouvert-le-dimanche. Construire des cabanes, inventer des jeux de rôles, apprendre à lire une carte et trouver un itinéraire, découvrir la faune et la floreramasser des champignons etc. les activités ne manquent pas. Je me souviens d’une nuit “sorcier(e)s contre vampires” grandeur nature, pour Haloween, dans une forêt près de chez moi, un régal de sensations fortes pour les plus trouillards, une bonne rigolade pour tout le monde! Aussi, après tout, n’hésitez pas à vous procurer une imitation d’Excalibur, si c’est pour le bien de vos escapades sylvestres.

 

Personnellement, j’ai un besoin viscéral de la forêt, son contact me donne un sentiment de complétude et me met de bonne humeur: je m’y émerveille de tout.  Même si à la nuit tombante, il m’arrive de la voir plus version Blair Witch que la forêt enchantée. Et vous?

 

Aimez-vous vous balader en forêt?

A pieds, à cheval, en vélo?

Avez-vous constaté des bénéfices sur votre humeur?

 

 

Voir aussi

 

Stress: et si on arrêtait de lutter contre?

Entretenir une bonne relation à son corps

Simple comme la bonne humeur

A la rencontre de la beauté

Emotions: éloge du plaisir

 

Brèves du stress

Les dossiers d’Ithaque: Stress, la coexistence pacifique

 

Stress relationnel ou harcèlement?

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Sylvaine Pascual – Publié dans: Brèves du stress

Comment faire la différence entre un stress parfois aigu, dont l’origine se trouve dans de mauvaises relations au travail et le harcèlement? La distinction est essentielle, car elle détermine les actions à mener pour améliorer la situation.

Brèves du stress-10321.jpgLe stress relationnel peut se résoudre
S’il s’agit d’un stress relationnel, les conséquences pevuent êtretrès pénibles, tout en én’étant pas nécessairement néfastes à l’intégrité et à l’identité des protagonistes. Il est possible de prendre sa part de responsabilité dans la relation en main et de modifier ses façons de faire, ce qui va avoir un impact direct sur la relation. Un accompagnement de type coaching peut être d’une grande aide pour établir des limites, mettre en place des actions de type demande assertiveexprimer une critique, apprendre à dire non, sortir des rôles relationnels etc.  et da manière générale, construire des relations plus équilibrées. Ou encore pour évaluer si la part organisationnelle de la pression imposée par le supérieur est supportable où s’il est temps d’envisager une transition professionnelle.

Le harcèlement est un délit
S’il s’agit de harcèlement, les conséquences pour celui qui le subit peuvent être désastreuses sur le plan psychologique et mettre un terme à la situation va nécessiter bien plus que la mise en place de techniques d’affirmation de soi: l’intervention de l’institution, de l’entreprise – et donc faire appel à elle –  va être indispensable, et la situation peut déboucher sur une action en justice.
En d’autre termes, avoir de mauvaises relations, ça arrive.  et les deux personnes qui les entretiennent sont co-responables de la situation. Le harcèlement, lui, est un délit puni par la loi.

Une distinction parfois délicate
Or la distinction est parfois délicate, parce que la souffrance peut être grande dans le cadre d’un stress relationnel, parce que nous pouvons avoir du mal à accepter que nous sommes victimes du comportement d’une personne envers nous, ou inversement parce que nous pouvons avoir tendance à rejeter la faute sur les autres. La souffrance, l’exaspération, la colère peuvent avoir un effet déformant sur la perception de la situation Il est donc possible de confondre les deux, d’avoir le sentiment de subir du harcèlement quand on est dans de mauvaises relations et inversement. On voit fréquemment des personnes clamer qu’elles subissent un “véritable harcèlement moral” qui est en réalité une profonde incompatibilité d’humeur et de personnalité, et d’autres ne pas se rendre compte qu’elles sont confrontés à un traitement intolérable.

Pour vous aider à faire le point et dinstinguer ce qui est du domaine du harcèlement ou non, voici un excellent article très complet, intitulé harcèlement ou stress au travail, publié par village-justice.com. Il permet de faire un point précis sur ce qui est du domaine du harcèlement.

 

Dan Griguer, avocat et rédacteur de l’article, s’est penché sur la jurisprudence pour déterminer plus précisément ce qui relève du harcèlement. Extraits:

 

“Il est désormais convenu que le harcèlement moral implique un acharnement sur une personne devant être distingué des conséquences néfastes sur un salarié des impératifs de gestion ou de la pression des supérieurs hiérarchiques, voir des collègues de travail.”

 

 

“le harcèlement moral suppose une volonté délibérée de nuire au salarié et de dégrader ses conditions de travail. C’est précisément la démonstration de cette volonté qui emporte souvent la conviction du juge.

Le stress au travail est quant à lui analysé comme étant la conséquence des difficultés du salarié à supporter « la pression » au travail, entraînant une dégradation de son état psychologique pouvant avoir des conséquences sur son état physique.”

 

“La « pression » de l’employeur, lorsqu’elle est née des contraintes imposées par les impératifs de gestion normaux, relève du stress au travail et non du harcèlement puisque les agissements ayant entraîné l’état du salarié ne sont pas à eux seuls répréhensibles.”

 

Et si vous vous posez la question, n’hésitez pas à en parler autour de vous, cela peut vous permettre de clarifier la situation et de déterminer si la ligne a été franchie ou non.

Voir aussi:

Les relations professionnelles difficiles
Les relations difficiles: le triangle de Karpman

Stress: et si on arrêtait de lutter contre?
Stress: la coexistence pacifique
Tous manipulés, tous manipulateurs!
Relations: le grand ménage de printemps

Les dossiers d’Ithaque: Entretenir des relations saines
Les dossiers d’Ithaque: Mieux communiquer
Les dossiers d’Ithaque: Stress, la coexistence pacifique

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Stress et manipulation au travail

Sylvaine Pascual – Publié dans: Brèves du stress

A lire absolument, cet article passionnant sur le livre de Michela Marzano, Extension du domaine de manipulation, qui dénonce le développement des techniques manipulatoires dans les méthodes managériales.Si elle reconnaît que le travail participe de la satisfaction du besoin de reconnaissance ou de la construction de l’identité, la philosophe estime que la réalité pénible du travail suffit à légitimer les revendications syndicales. PLutôt rafraîchissant, à une époque où on nous assène plutôt le contraire…

La manipulation réside par exemple dans l’appropriation et l’utilisation abusive d’un vocabulaire que l’on pourrait qualifier d’humaniste.

Ce élément m’a interpelée parce que lors d’échanges par mail, Valérie, commentatrice régulière sur le blog d’Ithaque, qui est cadre dans un grand groupe, avait identifié l’utilisation détestable de termes socialement corrects et mensongers comme un moyen de pression. A l’évidence, les managers, s’ils sont impuissants contre la machine, ne sont pas dupes de ces mécanismes.  Et si ce détournement de sens n’est pas nouveau, il est grand temps de le dénoncer…

Et c’est ce que fait Michela Marzano :

« Brosser les subjectivités dans le sens du poil, créer une dépendance supposée de nature entre l’épaisseur de l’être et l’investissement au travail est pour le management le meilleur moyen de persuader le salarié qu’il fait ce qu’il veut, ce qu’il désire et qu’il réalise ce qu’il est, alors qu’il ne ploie qu’à l’unique intérêt du groupe et de l’entreprise. »

Je continue à citer, car le résumé parle de lui-même :

« à l’obligation par le bâton s’est ainsi substituée l’intériorisation des responsabilités, à la force et la contrainte l’art de persuader, au mensonge la flatterie sournoise. Les conséquences n’en sont pas moins dramatiques et profondes pour la santé psychologique de l’employé. Nulle raison de forcer quand il est préférable de manipuler. Le patron n’a plus le sourcil froncé et la réprimande sévère ; le salarié ne souffre plus d’ecchymoses ni d’inhumanités flagrantes. Mais le dessein que cache le costume cintré, le sourire ultra-bright du manager et les “chartes éthiques”, si fièrement exposées, n’en sont pas moins cyniques et mercantiles (productivité, rendement, etc.). Et à l’auteur de dénoncer cette escroquerie morale, économiquement fiable, qui culpabilise et transforme le salarié, poussé par le groupe, en son propre tyran. »

Tout ceci vient compléter le propos de Michel Le Moal, que nous avions vu dans la brève du stress la nécessité du traitement des causes. C’est bien la nature des facteurs de stress qui a évolué, et peut-être même qu’au final, ils sont plus dangereux qu’auparavent car plus sournois, plus insidieux. Ca fait froid dans le dos…

Voir aussi

Brèves du stress
Les dossiers d’Ithaque: Stress, la coexistence pacifique

Traiter les causes du stress, c’est quand qu’on s’y met?

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L’importance du traitement des causesSelon Michel Le Moal, professeur de neurosciences à l’université Bordeaux II, dans cette interview accordée au Monde, “l’organisme, et notamment le système nerveux, a des capacités de récupération fantastiques”.

Pour lui, une fois le stress amoindri, ses conséquences sur la santé diminuent elles aussi.

 

Et pour diminuer le stress, toujours selon M. Le Moal, il est nécessaire d’en passer par le traitement des causes, car les traitements des conséquences ont un effet limité.

Stress-20.jpg

Et pourtant la relaxation perdure

Une fois du plus, il est montré que c’est s’attaquer aux déclencheurs du stress qui a un véritable impact sur l’équilibre psychologique et sur la santé. Pourtant, lorsqu’on cherche des propositions de solutions pour limiter le stress, on continue à trouver principalement des formations à des méthodes surtout utiles sur un moment de stress déclaré et pas franchement sur l’élimination des stresseurs. Ainsi les techniques de type respiration, relaxation, visualisation, cohérence cardiaques sont très utiles pour redescendre en pression face à une situation stressante. Elles ont un effet plutôt limité sur la disparition des facteurs de stress!C’est très bien de savoir se détendre face à des événements difficiles. Dans le même temps, ne serait-il pas plus productif de mettre en place des actions collectives et individuelles pour limiter au maximum les causes organisationnelles et relationnelles du stress?
Car regardons les choses en face: le salarié stressé, impuissant face à des objectifs inatteignables, une hiérarchie  peu à l’écoute ou une équipe difficile à gérer, il est bien avancé avec ses exercices de respiration.

Dans cet article, Michel le Moal aborde aussi la question de l’évolution du stress par rapport à des périodes plus anciennes. Si les pathologies liées au stress sont plus fréquentes, pour lui rien ne montre que les stresseurs soient plus nombreux ou violents. Cependant, il est possible que ce soit leur nature qui ait évolué:

“Il est toutefois probable que les rapports des individus à la société aient changé. Ils sont plus conflictuels, source d’humiliations, d’échecs, d’exclusions. Le citoyen actuel – qui a gagné en autonomie – a perdu les supports familiaux, sociaux, affectifs et religieux qui l’aidaient à amortir son stress. Seul face aux événements, son corps va lui révéler son malaise. ”

Encore une fois, il est difficile d’imaginer qu’un exercice de relaxation va résoudre les sentiments d’humiliation, d’échec ou d’exclusion, ou se substituer à la satisfaction des besoins d’appartenance et de reconnaissance.

Le plan de prévention du stress

Rappelons que d’ici lundi 1 février, les entreprises de plus de 1000 salariés sont censées remettre leur plan d’action de prévention du stress, selon la “ferme recommendation” de Xavier Darcos, exprimée le 9 octobre devant les membres du Conseil d’orientation des conditions de travail.

 

A ce jour, aucune sanction n’est prévue, en cas de manquement, autre que de voir le nom de l’entreprise sur le site internet des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE). Y’a de quoi trembler;)

 

Et vous, dans quelle mesure pensez-vous que les entreprises se préoccupent d’éliminer les causes de stress?

Pensez-vous qu’à l’avenir, elles vont engager de véritables stratégies de prévention du stress?



Voir aussi:
Brèves du stress
Les dossiers d’Ithaque: Stress, la coexistence pacifique

Et pour traiter votre propre stress:

 

Le management humaniste est-il mort-né?

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Sylvaine Pascual – Publié dans: Brèves du stress

Cet article paru lundi dans Les Echos et intitulé Les nouveaux modes de management pris à revers évoque une tendance inquiétante: un retour des techniques de management autoritaire, à cause de la crise. Celle-ci aurait-elle bon dos?
Au moment où les experts en management sont tous d’accord sur l’importance de développer des compétences relationnelles telles que l‘intelligence émotionnellel’écoute mutuelle, mais aussi la motivation etdonner du sens à l’action; la crise actuelle remet sur le devant de la scène les impératifs financiers au détriment de l’humain. Et tant pis si le stress généré continue à grossir les statistiques d’absentéïsme, de dépressions, de maladies professionnelles, voire pire.

Mais l’argument financier décliné en recherche de performance et management autoritaire est-il un bon calcul?

D’une part, il a fort peu de chances d’endiguer la crise de confiance qui, toujours selon Les Echos, s’installe entre patrons et salariés.

D’autre part, les coûts liés au stress sont énormes, puisque d’après Bernard Salengro, médecin du travail qui est intervenu cette semaine lors du congrès de l’Association des urgences psychiatriques des Pÿrénées, un arrêt de travail sur deux est lié au stress. Soit un coût annuel de 30 à 40 milliards d’Euros.

Cependant, ce coût est en partie épongé par les contribuables eux-mêmes, aussi de là à penser que certaines entreprises se sentiraient peu gênées par ce coût, on est tenté de franchir le pas…

Car finalement, c’est chaque salarié qui finance la gestion déshumanisée de lui-même. Le cynisme de l’affaire devrait donner à réfléchir.

 

Voir les autres Brèves du stress

Et le dossier: Stress, la coexistence pacifique

 

 

La semaine de l’amélioration des conditions de vie au travail

Related Posts with ThumbnailsSylvaine Pascual – Publié dans: Brèves du stress

Aujourd’hui je jubile, même si ce billet aurait été plus opportun la semaine dernière, de façon à laisser suffisamment de temps aux lecteurs intéressés. Tant pis, je suis un peu en retard, mais voilà: depuis quelques mois, les préoccupation liées au stress et aux risques psychosociaux ont évolué et de plus en plus, on entend parler de prévention plutôt que de gestion, ce qui me donne envie de résumer en un seul mot: alléluia.
En voici encore un exemple, et non des moindres:
“L’amélioration des conditions de vie au travail, ce n’est pas un hochet quand tout va bien, c’est tout le temps qu’il faut s’en occuper”, c’est en ces termes que l’ANACT, Association nationale pour l’amélioration des conditions au travail ouvre la sixième édition de la Semaine pour la qualité de vie au travail, du 11 au 19 juin une initiative formidable qui concerne aussi bien les salariés que les entreprises.Je vous encourage vivement à aller visiter le site de la Semaine pour la qualité de vie au travail, qui présente de nombreuses informations, comme les résultats d’une étude sur le stress réalisée en 2009, des exemples concrets de bonnes pratiques ayant porté leurs fruits, de la documentation sur les thèmes du changement et de la qualité de vie au travail, des vidéos d’entretiens avec des spécialistes sur la prévention du stress, ce qui, vous vous en doutez, me ravit au plus haut point, mais aussi sur les risques pychosociaux dans les services publics ou encore l’emploi des seniors.

 

De nombreuses manifestations ont lieu du 11 au 19 juin, à Paris et dans toute la France, manifestations de toutes natures, depuis le concours de nouvelles sur le thème la vie au travail ces 10 dernières années? Dans 10 ans? à la journée portes ouvertes de l’ARACT de Lille, avec une conférence bébat sur le thème stress professionnel et idées reçues, pour ne citer que ceux-là.Je pense qu’il est temps qu’à tous les niveaux de l’entreprise, chacun s’exprime sur la qualité de vie au travail et les changements à mettre en oeuvre pour diminuer les risques psychosociaux. Cette Semaine est une occasion en or, profitons-en!

Et vous, que pensez-vous de ce genre d’initiatives?
Quelles sont, selon vous, les améliorations à apporter aux conditions de vie au travail?
Quelles seraient les conditions de vie au travail qui permettrait de ne pas générer de stress inutile?
En d’autres termes, quelles seraient les conditions de vie idéales au travail?

Voir les autres Brèves du stress
Et en particulier:
Stress: risquespsychosociaux.fr, un site utile
Brève du stress: l’ANDRH ouvre la voie
La Charte des bonnes relations au travail

Et aussi le manifeste d’Ithaque sur la prévention du stress:
Stress: et si on arrêtait de lutter contre?
Stress: la coexistence pacifique
Vie professionnelle: des attitudes à réhabiliter

Stress: risquespsychosociaux.fr, un site utile

Related Posts with ThumbnailsSylvaine Pascual – Publié dans: Brèves du stress

Vous le savez, je suis toujours ravie de pouvoir vous présenter des sites ou des initiatives utiles, qui peuvent apporter des réponses à ceux qui, quelle qu’en soit la raison, subissent un mal être au travail.
C’est le cas aujourd’hui!
Je vous propose d’aller découvrir le  site Risques Psychosociaux, site très (trop?) sobre dans sa présentation et riche en contenu.
Il se présente comme un site “consacré au risque psychosocial dans sa définition la plus large. Ilse veut espace de découvertes, de centralisation et de partages d’informations, de services, d’échanges et de discussions.

Et c’est exactement ce qu’il fait!

 

Créé en 2006, le site Risques Psychosociaux, regroupe et compile avec un zèle salutaire des liens, des articles, des dossiers, bref, il regorge d’informations et si vous vous posez la moindre question sur la violence au travail, le harcèlement moral, le stress bien sûr, mais aussi la médecine du travail, les discriminations, les conduites addictives ou encore le burn out et autres maladies professionnelles, vous pouvez sans doute y trouver réponse sur le site. Une mine pour toutes les personnes qui s’intéressent de près ou de loin au sujet.


Saluons le travail de veille effectué par Laurent, l’administrateur du site quidu Monde à FO cadres en passant par BFM Radio ou Rue 89 ou encore des journaux en ligne quebecquois fouille l’Internet dans ses moindres recoins pour nous fournir le maximum d’informations sur la souffrance au travail.

Pour vous donner une idée de l’intérêt que suscite le sujet du risque psychosocial dans son ensemble, le site publie ses propres statistiques: plus de 810 000 clics sur les différents articles proposés!

Voir les autres
 Brèves du stress
Et le dossier: Stress, la coexistence pacifique

Stress et relations au travail

Related Posts with ThumbnailsSylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle   /  Entretenir des relations saines

Dans la lignée de laCharte des bonnes relations au travail, les prises de position sur la nécessité pour les employeurs de veiller à construire un environnement relationnel sain au travail continuent de se faire, comme en témoigne les deux articles ci-dessous.

 

Petit à petit, les entreprises semblent s’éveiller à la possibilité d’élaborer de modèles relationnels qui tendent àréhabiliter certains comportements dans le but de favoriser un climat agréable et épanouissant au travail, prévenant ainsi une partie du stress.La promotion du mieux-être est l’affaire des employeurs montre l’importance “d’établir un niveau de communication élevé avec les employés; les faire participer davantage au processus décisionnel et appliquer un style de gestion fondé sur la confiance, le respect et l’équité. Et les employeurs doivent offrir du soutien : des programmes de promotion de la santé et des programmes d’aide.”

 

Faire face au stress au travail le Docteur Chrisophe Massin souligne le problème de la baisse de la convivialité au travail, due aux nouvelles technologies, et ses conséquences directes sur l’augmentation du stress.Nombreux sont les éléments faisant partie ntégrante de la vie professionnelle qui relèvent du domaine relationel, montant, descendant ou transveral, même s’ils se retrouvent parfois sous le chapeau “stress lié à l’organistion”:
Relations de pouvoirs, petits chefs, conflits latents et ouverts, bruits de couloir, compétition (entretenue ou non par la hiérarchie), répartition des tâches qui ne prend pas en compt les spécificités de chacun, missions vagues, manque d’aide, de reconnaissance, de soutien, management faible, autoritaire, paternaliste, peu participatif, accueil de public difficile, esprit d’équipe insuffisamment développé, solitude face à ses tâches, baisse de la convivialité, enjeux mal expliqués (surévalués ou sous-évalués), méconnaissance de son rôle dans l’entreprise etc…

Et vous, pensez-vous que l’ambiance et les relations au travail sont de la responsabilité de l’employeur?
Trouvez-vous que la convivialité a diminué depuis que les nouvelles technologies ont modifié la communication en entreprise?
Que pensez-vous d’un style de gestion fondé sur le respect, la confiance, l’équité?
Quelles seraient les relations idéales au travail, selon vous?
Dans quelle mesure l’amélioration des relations au travail diminuerait-elle le stress?

Voir les autres Brèves du stress
Et les dossiers:
Les dossiers d’Ithaque: Vie professionnelle
Les dossiers d’Ithaque: Stress, la coexistence pacifique